vendredi 27 février 2026

ETUDE RECHERCHE Étude nationale sur les personnes décédées par suicide dans les prisons françaises entre 2017 et 2021

Research Article A National Study of Persons Who Died by Suicide in French Prisons over the Period 2017–2021

Alexis Vanhaesebrouck, Amélie Tostivint, Imane Khireddine-Medouni, Thomas Lefèvre, Maria Melchior,
Nolwenn Regnault & Christine Chan Chee show less
Published online: 24 Feb 2026 
Archives of Suicide Research, 1–22. https://doi.org/10.1080/13811118.2026.2632680

Résumé

Objectif
Le suicide est l'une des principales causes de décès dans les prisons à travers le monde. L'objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques sociodémographiques, cliniques et criminelles des personnes incarcérées en France qui sont décédées par suicide, ainsi que les circonstances entourant chaque suicide.Note de bas de page

Méthode

Nous avons inclus tous les cas de suicide de personnes incarcérées en France (c'est-à-dire en Europe et dans les territoires d'outre-mer) entre 2017 et 2021. L'administration pénitentiaire nationale a fourni des données sociodémographiques et pénales, ainsi que des données sur les circonstances entourant les suicides. Les données sanitaires ont été recueillies par les services de santé situés dans toutes les prisons du pays à l'aide d'un questionnaire standardisé.

Résultats

Nous avons inclus 598 cas de suicide dans l'étude. Les troubles mentaux étaient plus fréquents pendant (63,7 %) qu'avant (47,8 %, p < 0,001) l'incarcération. Au cours de la semaine précédant le suicide, 60 % des cas s'étaient rendus au service de santé de leur prison et un événement traumatisant lié à la criminalité, à la prison, à la famille ou à la santé a été identifié dans 61 % des cas. Les personnes décédées pendant la pandémie de SARS-CoV2 étaient plus susceptibles d'avoir des enfants (77,7 % contre 61,1 %, p = 0,001). 

Le taux global de suicide était de 17,5 [IC à 95 % : 16,1-18,9] pour 10 000 personnes-années. Il augmentait (p < 0,05) avec l'âge, était deux fois plus élevé pendant la détention préventive et six fois plus élevé pendant la première semaine d'incarcération. En termes de genre, il était respectivement 9,9 [9,1–10,7] et 41,0 [27,0–59,7] fois plus élevé chez les hommes et les femmes que chez leurs homologues dans la population générale.

Conclusions

Le suicide en prison est un problème de santé majeur. Les mesures de prévention du suicide doivent être renforcées.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)



source https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13811118.2026.2632680?scroll=top&needAccess=true