DOSSIER DE PRESSE DES JNPS 2026 :
Émission Bienvenue chez vous : le dossier du jour, ICI Nord
Suicide : comment repérer les signaux et agir, avec le CHU de Lille et le 31-14
Écouter (40 min) https://www.francebleu.fr/emissions/bienvenue-chez-vous-le-dossier-du-jour-ici-nord/suicide-comment-reperer-les-signaux-et-agir-avec-le-chu-de-lille-et-le-31-14-6239323
Emmanuel Bordeau , Clarence Fabri
Diffusé le mardi 10 février 2026 à 9:10
Au CHU de Lille, le professeur Pierre Thomas et le docteur Pierre Grandgenèvre rappellent une idée centrale : le suicide est évitable. L’émission met en lumière le 31-14, ligne nationale d’écoute 24h/24, et donne des repères concrets pour détecter les signaux et parler sans peur
Dans Le Dossier du Jour, Clarence Fabri ouvre un sujet sensible : le suicide. Depuis le CHU de Lille, Emmanuel Bordeau entre dans les coulisses du 31-14, la ligne nationale dédiée à la prévention du suicide. Avec le professeur Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie, et le docteur Pierre Grandgenèvre, l’émission démonte les idées reçues, décrit les signaux d’alerte d’une crise suicidaire et rappelle un réflexe simple : parler et demander de l’aide.
Le 31-14 : un réflexe à garder en tête
Le message revient plusieurs fois : 31-14. Ce numéro s’adresse aux personnes en souffrance, mais aussi aux proches, et même aux professionnels (infirmières scolaires, éducateurs, soignants) qui cherchent des conseils. Au CHU de Lille, Emmanuel Bordeau rencontre le docteur Pierre Grandgenèvre : derrière le combiné, des infirmiers et psychologues formés à évaluer l’urgence suicidaire et à proposer des solutions adaptées.
Le dispositif, ouvert en 2021, compte 18 centres en France, pour environ 2 000 appels par jour. Si la situation l’impose, les équipes peuvent aussi se coordonner avec le SAMU et les urgences. Un point important est martelé : même si l’attente paraît longue, quelqu’un répond, 100% du temps, à condition de rester en ligne.
Repérer les signaux, relancer, ne pas se détourner
Le professeur Pierre Thomas insiste : une crise suicidaire s’accompagne souvent de ruptures de liens. Famille, travail, voisinage : tout peut se déliter, parfois par petites touches. Les signaux ne sont pas toujours “spectaculaires”. Ils peuvent prendre la forme de phrases du quotidien : « ça irait mieux si je n’étais plus là », « à quoi bon », ou l’abandon d’un traitement.
Face à ces indices, une règle : entendre et relancer. Pas besoin de formules parfaites. Le docteur Grandgenèvre conseille de rester simple, montrer qu’on a repéré la souffrance, dire que la personne compte, proposer d’être là. L’idée reçue la plus dangereuse est démontée : parler de suicide ne donne pas l’idée. Se détourner, en revanche, peut renforcer l’isolement.
Des chiffres en baisse, mais des vigilances nouvelles
Autre information clé : les suicides diminuent “très progressivement”, avec environ 30% de baisse depuis les années 2000. Un motif d’espoir, sans triomphalisme : il reste plus de 8 000 décès par an, des morts “évitables”. Pour Pierre Thomas, la prévention doit gagner en puissance, avec le même volontarisme que la prévention routière.
L’émission pointe aussi des fragilités marquées : les personnes âgées, surtout les hommes, avec le veuvage comme facteur aggravant. Et une alerte majeure : après la crise Covid, les tentatives de suicide ont augmenté chez les jeunes, avec un pic évoqué chez les jeunes filles de 10 à 16 ans. Harcèlement et cyberharcèlement jouent un rôle, parmi d’autres facteurs, à un âge où la vulnérabilité est forte. Au 31-14, des jeunes appellent aussi, souvent pour un ami.
Prévention Suicide France : “aider ceux qui aident”
En fin d’émission, Pierre Thomas présente Prévention Suicide France, une association qui soutient les initiatives locales et vise une fondation à terme. L’objectif : éviter l’essoufflement des projets de terrain, faute de moyens ou de relais. Deux exemples sont cités : un bus dans le Limousin pour aller vers les endeuillés en zone rurale, et une plateforme de témoignages en Poitou-Charentes. Même fil conducteur : rompre la solitude, maintenir des liens, outiller les acteurs de proximité.***
Journée de prévention à l'hôpital de Louviers : « Le suicide reste un sujet tabou »
Une matinée de sensibilisation était organisée ce jeudi 5 février 2026 au CHI Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil (Eure)dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide. Agglomération Seine-Eure CHI Elbeuf-Louviers
Aurélien Cardonné, coordinateur du Conseil local de santé mentale (CLSM) et des soins courants à la ville de Louviers, et Marie-Noëlle Leplomb, psychologue et coordinatrice du centre régional de Normandie du 3114. ©La Dépêche de Louviers – YL Par Yann Lachendrowiecz Publié le 9 févr. 2026 https://actu.fr/normandie/louviers_27375/journee-de-prevention-a-lhopital-de-louviers-le-suicide-reste-un-sujet-tabou_63816260.html
Chaque année, en France, près de 9 000 personnes mettent fin à leurs jours. La Normandie n’est pas épargnée.
D’après le Bulletin de santé publique pour la Normandie publié en décembre 2025, 4,6 % des adultes âgés de 18 à 79 ans ont déjà eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois, et 5,5 % ont effectué une tentative de suicide au cours de leur vie.
À l’occasion de la Journée nationale de prévention du suicide, un stand d’information était installé ce jeudi 5 février 2026 dans le hall du centre hospitalier intercommunal Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil.
La Normandie, 2e région la plus touchée France
Tout au long de la matinée, Marie-Noëlle Leplomb, psychologue et coordinatrice du centre régional de Normandie du 3114, et Aurélien Cardonné, coordinateur du Conseil local de santé mentale (CLSM) et des soins courants à la ville de Louviers se sont rendus disponibles pour sensibiliser le public et le personnel de l’hôpital.
« Même si la tendance est à la baisse depuis plusieurs années, la Normandie reste la deuxième région de France touchée par le suicide derrière la Bretagne », rappelle Aurélien Cardonné, pour souligner l’utilité de multiplier les actions de prévention afin de libérer la parole des victimes.Vidéos : en ce moment sur Actu
« Le suicide continue à faire peur »
« Parler du suicide et de la prévention suicidaire est très compliqué », explique Marie-Noëlle Leplomb. « Le suicide continue à faire peur. Cela reste un sujet tabou. Demander à quelqu’un s’il a des idées suicidaires, c’est très délicat ».
Pour la psychologue, le suicide intervient quand une personne ressent une souffrance qu’elle considère comme insupportable et que la mort devient la seule issue pour y mettre un terme
Ce n’est pas forcément vouloir arrêter la vie, c’est vouloir arrêter la souffrance. Marie-Noëlle Leplomb, psychologue
Le réflexe 3114
À travers ces actions de prévention, l’objectif est de faire connaître le numéro 3114, une ligne nationale gratuite, ouverte 24 heures sur 24. « On répond aux gens qui ont des idées suicidaires et qui ont besoin d’aide », précise Marie-Noëlle Leplomb, rappelant que le dispositif ne s’adresse pas seulement aux victimes.
On peut appeler quand on s’inquiète pour quelqu’un, par exemple pour un proche ou un collègue qui donne des signes ou tient des propos inquiétants. Marie-Noëlle Leplomb, psychologue
À l’échelle locale, la Ville de Louviers travaille depuis plus d’un an à faire connaître ce numéro. « Nous constatons qu’il y a encore de nombreux professionnels ou de citoyens ne le connaissent pas. Il faut que ce numéro devienne un réflexe ! », ajoute Aurélien Cardonné, indiquant que la Ville de Louviers organise des actions de prévention suicide et ou sur le thème de la santé mentale :
« En septembre dernier, nous avons participé à la Journée mondiale de prévention du suicide avec une caravane de prévention. Depuis trois ans, nous organisons aussi un forum de la santé. Au mois d’octobre, nous participerons aux semaines d’information de santé mentale qui durent une quinzaine de jours ».
Piloté par le Ministère de la Santé, le 3114 est accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement, en France entière. Un professionnel du soin, spécifiquement formé à la prévention du suicide, sera à votre écoute.
Journée nationale de prévention du suicide : prévenir, repérer, accompagner au travail
04/02/26
https://www.mist-normandie.fr/actualite/194/display/Journee-nationale-de-prevention-du-suicide-prevenir-reperer-accompagner-au-travail
La Journée nationale de prévention du suicide, le 5 février, rappelle que la prévention est l’affaire de tous.
Si le suicide est un sujet de santé publique majeur, il concerne aussi le monde du travail, où les situations de mal-être, d’isolement ou de souffrance peuvent parfois s’exprimer de manière silencieuse.
Parler de prévention du suicide en entreprise, ce n’est pas dramatiser : c’est agir en amont, renforcer l’attention portée aux signaux d’alerte et rappeler que des relais existent.
Le travail : un espace clé de prévention
Le travail peut être à la fois :
un facteur de protection (lien social, reconnaissance, sentiment d’utilité),
ou, dans certaines situations, un facteur de vulnérabilité (désorganisation, surcharge, conflits, isolement, perte de sens).
Certaines manifestations doivent inviter à la vigilance :
repli sur soi, fatigue inhabituelle, irritabilité, décrochage professionnel, changements de comportement, propos alarmants ou désengagés. Ces signaux ne sont jamais à interpréter seuls, mais ils méritent écoute et attention.
Prévenir, c’est avant tout ne pas rester seul
La prévention repose sur des actions simples mais essentielles :
favoriser un climat de travail bienveillant et attentif,
encourager le dialogue et l’expression des difficultés,
former les managers au repérage et à l’orientation,
rappeler que chacun peut demander de l’aide, sans jugement.
Il ne s’agit pas de poser un diagnostic, mais de repérer, écouter et orienter vers les bons interlocuteurs.
Le rôle de MIST Normandie
MIST Normandie accompagne :
les employeurs, dans la prévention des risques psychosociaux et l’amélioration des organisations de travail,
les managers et représentants du personnel, dans le repérage des situations de fragilité,
les salariés, en lien avec l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail.
Cet accompagnement s’inscrit dans une démarche globale de prévention, de maintien en emploi et de promotion de la santé mentale au travail.
En cas de détresse : des ressources existent
Si une situation de souffrance psychique semble préoccupante ou urgente, il est essentiel de s’appuyer sur des ressources spécialisées.
? 3114 – Numéro national de prévention du suicide
Gratuit, confidentiel, accessible 24h/24 et 7j/7, pour les personnes en détresse et leur entourage.
Prévenir le suicide, c’est oser en parler, agir collectivement et rappeler que des solutions et des accompagnements existent.
Journée nationale de prévention du suicide
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Faire savoir et en parler, c’est déjà prévenir. Surtout lorsque l’on parle de suicide, qui peut toucher tout le monde, peu importe le genre, l’âge, les origines, la profession, etc.
Si l'enjeu est quotidien, deux dates restent à retenir pour mettre en avant les actions menées :
- Le 5 février 2026, c'est la #JNPS, Journée Nationale de Prévention du Suicide;
- Le 10 septembre 2026, c'est la #JMPS, Journée Mondiale de Prévention du Suicide.
3114, le numéro national de prévention du suicide
Si vous êtes en détresse et/ou avez des pensées suicidaires, si vous voulez aider une personne en souffrance, vous pouvez contacter le numéro gratuit national de prévention du suicide, le 3114.
- Le 3114 est accessible 24h/24 et 7j/7, gratuitement, en France entière.
- Un professionnel du soin, spécifiquement formé à la prévention du suicide, sera à votre écoute.
Le 3114 est piloté par le Ministère en charge de la santé.
Appeler le numéro national de prévention du suicide
Consulter plus d'information sur le numéro sur le site officiel et gratuit 3114.fr
Aider, informer et agir en prévention du suicide
Un site de conseils et de ressources du numéro national de prévention du suicide permet d'aider, d'informer et d'agir en prévention du suicide.
Le site 3114.fr propose gratuitement des ressources pour mieux comprendre la crise suicidaire et des conseils pour la surmonter :
- Je suis en souffrance
- Je m’inquiète pour quelqu’un
- Je suis impacté par un suicide
- Je suis professionnel
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Aborder la question du suicide selon l’angle de la gestion des risques cliniques
https://www.qualirelsante.com/2026/02/05/7974/
A l’occasion de la journée nationale de prévention du suicide, nous vous proposons un coup de projecteur sur la façon dont le sujet peut être traité selon l’angle de la qualité des soins et sur les outils associés.
Si le suicide d’un patient ou d’une personne accompagnée est bien évidemment toujours un drame, c’est également une opportunité pour se requestionner sur la façon dont ce risque est géré dans sa structure. L’analyse approfondie des causes (à l’aide de notre infographie et du questionnaire complémentaire de la FORAP) permet d’aborder les 3 axes principaux :
- l’évaluation du risque suicidaire (avec une fiche thématique sur l’évaluation chez la personne âgée),
- la sécurisation de la personne et de son environnement (dont l’analyse peut être approfondie avec la grille d’auto-évaluation qui vient d’être publiée par le Ministère),
- la postvention (pour éviter l’effet de cascade sur les proches, les autres patients ou personnes accompagnées et les soignants).
N’oubliez pas que vous pouvez également vous inspirer de ce qui s’est fait dans d’autres structures en consultant des fiches de retour d’expérience afin de vous aider à identifier les questions à se poser dans votre situation et les idées d’actions d’amélioration à mettre en place.
Tous les outils cités sont à retrouver sur la page dédiée : cliquez ici !
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JOURNEE NATIONALE DE PREVENTION DU SUICIDE
Aujourd’hui, c’est la journée nationale de prévention du suicide. Si vous ou un proche est en souffrance, n’hésitez pas à contacter le numéro national de prévention du suicide, le 𝟯𝟭𝟭𝟰. C’est un numéro gratuit, confidentiel et accessible 7j/7 et 24h/24, partout en France.
Besoin d’une écoute, d’une orientation, d’un soutien ? Sachez que le Centre Médico-Psychologique du #CHRL accueille gratuitement toutes les personnes en souffrance.
>Renseignements et prise de rendez-vous :
-CMP adulte : 06.10.13.25.56 / cmp.adultes@ch-romorantin.fr
-CMP enfant & adolescent : 02.54.88.31.13 / cgij@ch-romorantin.fr
-SOS PSY 41 : 06.24.30.55.24 / sospsy41@ch-romorantin.fr
https://www.ch-romorantin.fr/journee-nationale-de-prevention-du-suicide/
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Mahana Day 2026 – Journée de prévention du suicide à l’École Hôtelière Te Parepare
5 février 2026
Punaauia, jeudi 05 février 2026 – La première édition du Mahana Day, journée dédiée à la prévention du suicide en Polynésie française, s’est tenue à l’École hôtelière de Tahiti – Te Parepare, à l’initiative de l’association SOS Suicide, en partenariat avec la députée de la Polynésie française, Nicole SANQUER.
Organisée dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide, cette manifestation avait pour objectif de sensibiliser le public à un enjeu majeur de santé publique, de favoriser l’ouverture d’espaces de parole, de promouvoir l’écoute et de renforcer les liens sociaux, familiaux et scolaires autour de la prévention de la détresse psychologique.
Une mobilisation institutionnelle forte et inédite
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Chantal GALENON, Vice-présidente de la Polynésie française, Taivini TEAI, le ministre de l’Agriculture, des ressources marines de l’environnement, Ronny TERIIPAIA, le ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Culture, Nicole SANQUER, la députée de la Polynésie française, Pépin MOU KAM TSE, le proviseur de l’École hôtelière de Tahiti – Te Parepare, Annie TUHEIAVA MAIRAU, la présidente de l’association SOS Suicide.
L’événement a réuni de nombreux acteurs engagés dans le champ de la prévention : professionnels de santé, représentants associatifs, personnels éducatifs, ainsi que les élèves de l’établissement.
Cette mobilisation collective a permis de rappeler l’urgence d’une action coordonnée face à une situation préoccupante en Polynésie française, où l’on recense chaque année entre 30 et 40 décès par suicide, avec une augmentation des tentatives, notamment chez les jeunes.
L’engagement du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Culture
Dans son allocution, le ministre de l’Éducation a réaffirmé la nécessité de faire des établissements scolaires des lieux d’écoute, de confiance et de vigilance, rappelant notamment l’implication de la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE) et la mobilisation des délégués ambassadeurs dans les collèges et lycées.
Il a notamment appelé à développer une véritable culture de l’attention :
« Cette journée nous amène à regarder en face une réalité qui traverse de nombreuses familles polynésiennes : la détresse silencieuse de nos proches. Une détresse parfois imperceptible, parfois masquée par un sourire. La Journée dédiée à la prévention du suicide nous offre un temps pour écouter, comprendre et agir. »
Le ministre TERIIPAIA a également partagé un passage fort de son discours :
« Dans nos écoles, nous voyons chaque jour des jeunes qui portent des fardeaux bien au-delà du cadre scolaire. Nos établissements doivent être des lieux de confiance, d’accueil et d’écoute, où chaque enfant, chaque adolescent puisse sentir qu’un adulte est là pour lui, sans jugement, avec bienveillance. »
S’adressant ensuite directement aux jeunes :
« Vous n’avez pas à être forts tout le temps. Vous avez le droit d’être vulnérables, le droit de demander de l’aide, le droit d’être soutenus. Votre vie a une valeur immense, même dans les moments où vous ne parvenez plus à la percevoir. »
Enfin, il a salué l’engagement constant de l’association SOS Suicide et invité l’ensemble de la société polynésienne à s’impliquer activement dans la prévention, afin de constituer un réseau solidaire et attentif, en devenant une « lueur de vie » pour les personnes en détresse.
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février 2026 https://orsbretagne.fr/2026/02/05/indicateurs-en-ligne-derniere-mise-a-jour-fevrier-2021-ces-chiffres-cles-sont-extraits-de-lespace-en-ligne-sur-le-s/
En complément consultez les indicateurs en ligne :
Phénomène suicidaire en Bretagne (dernière mise à jour février 2025)
Données de mortalité : dernières données disponibles 2022
Données de morbidité hospitalière : dernières données disponibles 2023
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Des solutions pour mieux prévenir les suicides en Hauts-de-France
La santé avance en Hauts-de-France. En cette journée nationale de prévention du suicide, zoom en images sur quelques-unes des mesures engagées en région pour accompagner les personnes en souffrance, soutenir les professionnels et mobiliser l’ensemble des acteurs de santé dans la prévention du suicide.
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Prévention du suicide : des solutions financées par l’ARS pour les habitants et les professionnels des Hauts-de-France
Dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide, l’agence régionale de santé Hauts-de-France rappelle l’importance de la prévention du suicide et quelques-unes des mesures régionales engagées pour accompagner les personnes en souffrance, soutenir les professionnels et mobiliser l’ensemble des acteurs de santé.
En France, le nombre de décès par suicide a diminué au cours des deux dernières décennies (-14 % entre 2012 et 2022). Pour autant, le nombre de tentatives est estimé à 200 000 par an et environ 9 000 décès sont à déplorer chaque année. A l’aune de la situation nationale, la région Hauts-de-France compte chaque année près de 900 décès par suicide. En 2024, 6,5 % des 18-79 ans dans notre région déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Ils étaient 6,7 % à déclarer avoir fait une tentative de suicide au cours de la vie. Dans le cadre de la Journée nationale de prévention du suicide, l’agence régionale de santé Hauts-de-France rappelle l’importance de la prévention du suicide et quelques-unes des mesures régionales engagées pour accompagner les personnes en souffrance, soutenir les professionnels et mobiliser l’ensemble des acteurs de santé.
3114, le numéro de prévention du suicide
Accessible gratuitement, 24h/24 et 7j/7, le numéro national 3114 apporte un soutien anonyme aux personnes en détresse, à leurs proches, aux personnes endeuillées par suicide et aux professionnels en recherche de conseils. Les répondants sont des psychologues et des infirmiers qui ont eux-mêmes une expérience en psychiatrie et dans le champ du suicide. Le centre répondant qui couvre les Hauts-de-France est financé par l’ARS à hauteur de 5 M€ par an et est porté par le CHU de Lille. Ce dernier héberge également le pôle national 3114 qui coordonne l’ensemble des centres répondants.
VigilanS, pour maintenir le contact avec les personnes ayant fait une tentative de suicide
La survenue d'une tentative de suicide multiplie par 4 le risque de suicide ultérieur. Pour prévenir ce risque, le maintien du contact avec les personnes est essentiel. C’est l’enjeu du dispositif VigilanS, né en 2015 dans les Hauts-de-France et aujourd’hui déployé au niveau national. Grâce à cette innovation, toute personne prise en charge à l’hôpital pour une tentative de suicide se voit proposer son inclusion dans VigilanS au moment de sa sortie. Elle est alors suivie et régulièrement contactée par des soignants formés qui pourront répondre efficacement en cas de mal-être ou de problème. La personne peut également les joindre directement via un numéro gratuit. En Hauts-de-France, deux centres coordinateurs situés à Lille et à Amiens participent au dispositif. En 2024, près de 7 000 personnes ont intégré VigilanS en Hauts-de-France. Notre région a également été la première à expérimenter l’adaptation du dispositif en milieu carcéral. L’ARS alloue chaque année 1,5 M€ pour permettre le fonctionnement du dispositif en région.
Des formations pour repérer, évaluer et intervenir en cas de crise suicidaire
L’ARS Hauts-de-France finance trois modules de formation pour promouvoir le repérage, l’orientation et l’intervention auprès des personnes à risque. Le premier module, dit « Sentinelle », concerne le repérage précoce et s’adresse aux citoyens ou professionnels non-cliniciens. Le deuxième module « Évaluation Orientation » s’adresse aux professionnels formés à l’entretien clinique (psychologue, médecin, infirmier…). Le troisième module « Intervention de crise » concerne les cliniciens confrontés régulièrement aux situations de crise suicidaire (SAMU, urgences…). Ces formations s’inscrivent dans la stratégie de formation à la prévention du suicide 2025-2028 déployée par l’agence.
Papageno, pour accompagner les collectifs après un suicide et agir sur les lieux à risque
Le programme Papageno, financé en région par l’ARS, permet d’agir concrètement afin de prévenir la contagion suicidaire. Ce dispositif soutient notamment les démarches de postvention, c’est-à-dire les mesures qui permettent à une institution de contenir et d’accompagner au mieux les effets d’un suicide au sein d’un collectif et ainsi de prévenir le phénomène de contagion suicidaire. En Hauts-de-France, des plans de postvention ont ainsi été élaborés au niveau des rectorats, d’universités ou encore d’établissements sanitaires. La région expérimente également l’adaptation du plan de postvention à destination des EHPAD.
Papageno propose également le repérage et la sécurisation de lieux à risque suicidaire, en lien avec les collectivités territoriales, les gestionnaires d’infrastructures et les acteurs locaux. Ces actions visent à réduire l’accessibilité aux moyens létaux et à améliorer la vigilance autour des sites identifiés comme particulièrement exposés.
Un engagement global pour la santé mentale, en particulier des jeunes
La prévention du suicide s’intègre dans une approche plus large de la santé mentale, dont l’agence régionale de santé Hauts-de-France a fait l’une de ses priorités de santé publique. Les 62 actions engagées par l’ARS dans ce domaine contribuent en effet à l’amélioration de la santé mentale des populations en luttant contre la stigmatisation, renforçant la prévention et la promotion de la santé mentale, organisant le repérage précoce, fluidifiant l’orientation, améliorant la prise en soins et agissant pour le rétablissement des personnes présentant des troubles psychiques.
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Le Grand Club : une soirée pour prévenir le suicide chez les Jeunes
https://www.radio-mdm.fr/podcast/le-grand-club-une-soiree-pour-prevenir-le-suicide-chez-les-jeunes/
En
amont ce jeudi de la journée nationale de prévention du suicide, plus
de 100 personnes (en majorité des ados des quartiers politiques de la
ville) ont assisté mardi soir à la projection et au débat au tour de «
Les Rêveurs », premier film autobiographique de la comédienne et actrice
Isabelle Carré, internée à 14 ans avant de trouver son salut dans le
théâtre.
Une soirée réalisée en partenariat avec la Maison Landaise
des Ados et l’équipe de l’Accueil Ado de l’Hôpital de Mont-de-Marsan,
organisée par l’association Rénovation et en son sein la psychologue
Audrey Chopinet, responsable de formation de personnes sentinelles (*),
et ci dessous en podcast.
(*) Les « sentinelles » sont des
citoyens désireux de se rendre au contact des personnes en situation de
fragilité psychologique et de pouvoir repérer le risque suicidaire.
Prochaine formation le mardi 10 mars à Dax, infos et formulaire sur www.public-renovation-asso-ageval.fr
📸 Association Rénovation
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Prévention du suicide : en parler sauve des vies
publié le05.02.26 https://sante.gouv.fr/actualites-presse/actualites-du-ministere/article/prevention-du-suicide-en-parler-sauve-des-vies
Le suicide n’est pas une fatalité. La Journée nationale de prévention du suicide du 5 février, dans la continuité de la reconnaissance de la santé mentale comme Grande cause nationale 2026, rappelle l’importance d’une prévention collective fondée sur l’écoute, le lien social et l’action publique. Si les décès par suicide en France ont globalement diminué sur le long terme, une évolution plus contrastée s’observe depuis le début des années 2020, marquée par une remontée ponctuelle puis une stabilisation récente. Cette dynamique marque toute l’importance de poursuivre et renforcer les politiques publiques engagées, en particulier celles fondées sur l’information, le repérage précoce et l’accompagnement des personnes en détresse.
La souffrance et la détresse psychologique peuvent entraîner des idées et/ou comportements suicidaires allant parfois jusqu’à la crise suicidaire, avec un risque de passage à l’acte, particulièrement chez les jeunes et les personnes âgées, des populations plus à risque.
13 pour 100 000 habitants : taux brut de suicide en 2023 en France.
8 848 décès par an en France en 2023.
≈ 200 000 tentatives de suicide par an en France.
2e cause de mortalité chez les jeunes.
≈ 135 personnes sont exposées pour chaque suicide. Parmi elles, entre 6 et 14 appartiennent à l’entourage et peuvent donc être endeuillées et plus fortement impactées.
(Sources : Santé publique France, Eurostat 2020, 6e rapport ONS 2025, Andriessen et al. 2017.Prevalence of exposure to suicide : A meta-analysis of population-based studies.)
Prévenir le suicide, un enjeu de santé publique
Le taux de suicide en France reste l’un des plus élevés d’Europe. Le suicide est pourtant, en grande majorité, évitable et sa prévention demeure une priorité de santé publique. Plusieurs études, ces vingt dernières années, ont identifié des actions permettant de diminuer la mortalité suicidaire de façon efficace.
La prévention du suicide fait partie intégrante de la Feuille de route santé mentale et psychiatrie portée par le ministère de la Santé et lancée en juin 2018. Enrichie en 2021 à l’occasion des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, elle se compose de 51 actions et sous-actions en cours de déploiement.
Intégrée à cette feuille de route, la stratégie nationale de prévention du suicide vise à coordonner, à l’échelle territoriale, un ensemble d’actions efficaces pour réduire les décès par suicide et accompagner les personnes en souffrance. Elle s’appuie sur des interventions fondées sur des données probantes, comme le maintien du contact avec les personnes après une tentative de suicide, la formation des professionnels au repérage et à l’intervention en situation de crise suicidaire, des actions pour prévenir l’effet de contagion, ainsi que la création d’un numéro national de prévention du suicide accessible 24 h/24 et 7 j/7.
En complément, la sensibilisation du grand public, la promotion de la santé mentale et la réduction de la stigmatisation sont au cœur de cette approche intégrée, avec l’objectif de faire évoluer les représentations du suicide et d’encourager le recours aux aides disponibles.
Des lignes d’écoute pour ne pas rester seul
Ne pas rester seul face à sa souffrance psychique et savoir vers qui se tourner est un axe clé de la prévention du suicide.
Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible gratuitement depuis l’ensemble du territoire, 24h/24 et 7j/7. Assuré par des professionnels du soin (infirmiers ou psychologues), spécifiquement formés à des missions d’écoute, d’évaluation, d’orientation et d’intervention, il constitue une porte d’entrée vers l’ensemble des dispositifs d’aide psychologique. Ce numéro s’adresse aux personnes en souffrance psychique, à leur entourage, aux professionnels qui souhaitent obtenir des conseils et enfin aux personnes endeuillées par le suicide d’un proche.
En complément, plusieurs dispositifs d’aide à distance et d’écoute sont disponibles :
- SOS Amitié
offre un service d’écoute (téléphone, chat, messagerie) bienveillant,
gratuit, anonyme et confidentiel proposé par des bénévoles formés à
l’écoute.
Tél. 09 72 39 40 50
Tél. 01 46 21 46 46 (English)
Tchat du lundi au dimanche de 13h à 3h du matin.
Service gratuit d’écoute par messagerie électronique.
- Fil Santé Jeunes
est un service d’écoute anonyme et gratuit accessible aux 12-25 ans
dispensé par des professionnels abordant plus spécifiquement les
différents aspects de leur santé dont la santé mentale et le bien-être.
Tél. 0 800 235 236
Tchat individuel ouvert tous les jours de 9h00 à 22h00.
- Suicide Ecoute propose une écoute anonyme 24 heures sur 24 et 7 jours sur sept des personnes confrontées au suicide, ainsi qu’à leurs proches.
Tel : 01 45 39 40 00 (appel non surtaxé).
- SOS Suicide Phénix
regroupe 6 associations qui ont à cœur la prévention du risque
suicidaire et la restauration du lien social. La plateforme téléphonique
nationale est ouverte tous les jours entre 13h et 23h.
Tel : 01 40 44 46 45 (prix d’un appel local)
Limiter les récidives suicidaires grâce au dispositif VigilanS
Le risque suicidaire est majoré pour les personnes ayant déjà fait une tentative. Le dispositif de recontact et d’alerte VigilanS leur est dédié. Son objectif est de maintenir le contact avec les personnes hospitalisées après une tentative de suicide en organisant un réseau de professionnels de santé qui garderont le contact.
L’outil procède en trois étapes :
- A la sortie d’hôpital, le patient reçoit la carte avec le numéro de téléphone de VigilanS qu’il pourra recontacter à tout moment en cas de besoin pour maintenir le dialogue.
- 10 à 20 jours après la sortie de l’hôpital, le patient est recontacté (son médecin traitant ou psychiatre s’il ne répond pas) pour donner des nouvelles de son état de santé. Une carte postale personnalisée ou un SMS mensuels lui sont adressés durant 4 mois.
- Au bout de 6 mois une évaluation téléphonique détaillée sur l’état de santé mentale a lieu avec le patient.
Une étude de Santé publique France a évalué l’efficacité du dispositif sur une période de 12 mois entre 2015 et 2017 en indiquant une diminution de 38 % du risque de réitération suicidaire.
Des formations pour accompagner les personnes en souffrance psychique
Soutenir et accompagner une personne de son entourage en grande souffrance psychique évoquant le suicide ou ayant des comportements suicidaires nécessite de se montrer disponible, attentif et à l’écoute. Des ressources peuvent être nécessaires pour mener à bien cette tâche.
Se former au secourisme en santé mentale apprend à repérer, écouter et accompagner une personne en difficulté. Conçue sur le modèle des « gestes qui sauvent » avec une logique d’urgence différente, cette formation est essentielle pour savoir aider : écouter, rassurer et accompagner la personne concernée vers le soin.
Pour en savoir plus :
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Suicide et tentative de Suicide en auvergne-rhône-alpeS
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Charleville-Mézières
Journée nationale de prévention du suicide : quels sont les dispositifs qui existent dans les Ardennes ? Comme tous les ans, la Journée nationale de prévention du suicide se déroule ce 5 février. Dans les Ardennes, des structures accompagnent les personnes en souffrance psychologique. :
David Bouillot, à gauche, directeur délégué et Christophe Bailly, directeur des soins au CH Bélair.
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Publié: 5 février 2026 à 09h04 Temps de lecture: 2 min
La santé mentale a été déclarée « grande cause nationale » en France en 2025, et le sera aussi en 2026. Dans cette dynamique et comme tous les ans, le Centre hospitalier Bélair veut profiter de la « Journée nationale de prévention du suicide » fixée tous les 5 février pour sensibiliser à ce sujet et le déstigmatiser.
La mobilisation face à cet enjeu de santé publique est d’autant plus importante dans notre département, puisque le nombre de personnes concernées y augmente d’année en année, d’autant plus après la période Covid. Pour prévenir celui-ci et accompagner les personnes en souffrance psychique, des dispositifs de proximité permettent une écoute immédiate et une évaluation du risque.
Le 3114, numéro national gratuit de prévention du suicide
Dans les Ardennes, les habitants concernés peuvent prendre rendez-vous sans ordonnance auprès des huit Centres Médico-Psychologique (CMP). Une équipe pluridisciplinaire y offre des soins psychiatriques gratuits, un accompagnement psychologique et même un suivi à domicile si nécessaire.
Pour les mineurs, les CMP sont remplacés par des Centres d’accueil et de soins pour enfants et adolescents. Ces deux structures de soins ambulatoires visent à maintenir les patients dans leur environnement en privilégiant l’insertion sociale et l’autonomie et redirigent les cas les plus graves vers l’hôpital Bélair.
Avec la Maison des Ados, ces dispositifs s’intègrent dans le cadre du Projet territorial de santé mentale des Ardennes. « Si les personnes préfèrent rester anonymes, elles peuvent contacter le numéro gratuit 3114, explique David Bouillot directeur délégué du centre hospitalier Bélair. Pour prévenir la récidive de suicide, les adultes peuvent bénéficier du dispositif national VigilanS et pour les mineurs, Vigiteen’s. »
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Communiqué de presse, le 4 février 2026 CHU DE TOUR
Dans le cadre de Journée Nationale de Prévention du Suicide
Journée Régionale de Prévention du Suicide - vendredi 6 février 2026
Faculté de Droit, d’Economie, des Sciences Sociales – Université Tour
https://www.chu-tours.fr/wp-content/uploads/2026/02/CP_Journee-regionale-prevention-suicide-6-fevrier.pdf
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Communiqué de presse
Le programme Papageno livre des clés pour en parler avec justesse, afin de prévenir
le suicide et promouvoir l’entraide et l’accès au soin ».
Programme Papageno
En France, la baisse des décès par suicide observée au cours des vingt dernières années (–14 % entre 2012 et 2022) témoigne de l’efficacité des dispositifs et actions de prévention mis en œuvre. Pour autant, la demande d’aide reste difficile pour les personnes en grande détresse psychique et le repérage des signes de mal-être demeure complexe. Dans ce contexte, une information adaptée et responsable constitue un facteur de protection essentiel : le repérage précoce, la prévention et la prise en charge de la crise suicidaire peuvent limiter le passage à l’acte ou sa réitération.
Un centre régional pour structurer la prévention
Depuis 2023, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dispose d’un Centre régional de prévention du suicide (CRPS Paca), porté par l’AP-HM. Il coordonne trois dispositifs majeurs :
Le 31 14, numéro national de prévention du suicide, accessible 24h/24 et 7j/7. Il s’adresse aux personnes en détresse, à leurs proches, aux personnes touchées par un suicide et aux professionnels en recherche de conseils.
En 2025, 19 836 appels ont été enregistrés en Paca, soit une hausse de 71 % par rapport à 2024 et de 177% depuis l’ouverture en 2023, traduisant une meilleure connaissance et appropriation du dispositif.
VigilanS, dispositif de maintien du contact avec les personnes ayant réalisé une tentative de suicide.
En 2025, 1 772 personnes ont bénéficié de cet accompagnement dans notre région.
L’ASMA (Association pour la prévention du suicide et du mal-être adolescent) assure une mission de contact et de veille auprès des jeunes de moins de 18 ans après une tentative de suicide, afin de prévenir le risque de réitération, et accompagne les professionnels de santé dans le suivi des adolescents.
En 2025, 765 adolescents ont été accompagnés.
Depuis le 1er janvier 2026, ASMA étend son action au département des Alpes-Maritimes.
Former pour mieux prévenir
Le repérage des signes de détresse psychologique constitue un enjeu central de la prévention du suicide. L’ARS Paca soutient et déploie plusieurs actions de formation à destination du grand public et des professionnels :
Les formations aux premiers secours en santé mentale (PSSM) qui visent à former des secouristes capables de repérer les troubles psychiques, d’adopter une posture adaptée, d’orienter vers les ressources existantes et d’agir en situation de crise.
En 2023, 49 formations ont été financées par l’ARS Paca.
Pour devenir secouriste : https://www.pssmfrance.fr/etre-secouriste/
Les formations sentinelles, destinées aux citoyens et professionnels non cliniciens pour repérer les situations à risque suicidaire et accompagner les personnes concernées.
Les formations des professionnels de l’Education nationale, avec des actions de sensibilisation menées dans huit établissements en Paca pilotes sur la prévention du suicide chez les jeunes.
Les sessions de sensibilisation pour les professionnels au contact des adolescents, initiées en décembre 2024, comprenant cinq soirées de formation dédiées au repérage et l’orientation des jeunes en difficulté.
Les formations spécialisées pour les professionnels de santé, portant sur l'évaluation du risque suicidaire, l’orientation clinique et la gestion des situations de crise.
Un engagement global pour la santé mentale des jeunes
La prévention du suicide s’inscrit dans une approche globale de la santé mentale des jeunes, articulée avec plusieurs dispositifs complémentaires :
Les maisons des adolescents, qui proposent un accueil et un accompagnement adaptés aux jeunes en souffrance. La région Paca compte actuellement six maisons des adolescents. (en savoir plus).
Le Fil Santé Jeunes (0 800 235 236), un service national d’écoute anonyme et gratuit destiné aux 12-25 ans.
Nightline France, qui propose une ligne d’écoute tous les soirs de 21h à 2h30, y compris les week-ends et jours fériés pour les étudiants d’Aix-Marseille en détresse psychologique pour écouter, soutenir et orienter, si nécessaire, vers les professionnels (04 95 05 01 86).
Les interventions en milieu scolaire, avec des outils pédagogiques tels que le jeu « Bien ou Quoi » développé par l’association ASMA. Ces actions visent à renforcer les compétences psychosociales des adolescents, leur capacité à alerter, à ne pas rester seuls face au mal-être et à identifier les ressources disponibles. Elles permettent également de former les professionnels à l’animation du jeu, d’améliorer le repérage précoce des signes de mal-être et de favoriser une orientation rapide vers un parcours de soins, contribuant ainsi à la réduction du risque suicidaire.
Par l’ensemble de ces actions, l’ARS Paca et ses partenaires réaffirment leur mobilisation pour prévenir le suicide et accompagner les personnes en souffrance, avec l’objectif de réduire durablement le risque suicidaire sur le territoire régional.
Communauté d'agglomération Mont Saint-Michel - Normandie
[Santé] Comment prévenir le suicide et y faire face ? En Normandie, plusieurs initiatives existent et se complètent pour briser le tabou et rompre le silence. Des personnes ayant perdu un proche et/ou ayant eu des idées suicidaires témoignent avec sensibilité dans un documentaire signé Léa MÉNARD. Soignants et bénévoles "à l’écoute" relatent aussi leur travail pour recueillir la parole des personnes en souffrance.
A l’occasion de la journée nationale de prévention du suicide, découvrez ce documentaire « À l’écoute » le 4 février à 18h30, au cinéma Le Rex, à Saint-Hilaire-du-Harcouët et échangez avec des professionnels et bénévoles du territoire, à l’issue de la projection.
Gratuit accès libre sans inscription
Cette diffusion s’inscrit dans le cadre de notre Contrat local de santé.
#Montsaintmichelnormandie
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