vendredi 21 juillet 2017

RESSOURCES MONDE AGRICOLE Plaquette MSA Berry-Touraine

"Crises agricoles outre les mesures gouvernementales La MSA Berry-Touraine
vous accompagne"
Pour bénéficier de vos droits, contactez  le professionnel de votre territoire
Voir la plaquette

http://www.msa-berry-touraine.fr/lfr/documents/98850/1370896/ASS+-+M%C3%A9mo+crise+agricole

MISE A JOUR Premiers résultats de l'enquête santé mentale des étudiants en médecine, internes et chefs de clinique

Retrouvez le dossier de presse Enquête Santé Mentale jeunes medecins de l'enquête
http://www.isni.fr/wp-content/uploads/2017/07/EnqueteSanteMentale.pdf



1er post du 16/06/2017

***
Présentation des premiers résultats de l'enquête santé mentale réalisée de janvier à juin 2017 sur 21 768 répondants étudiants en médecine, internes et chefs de clinique.
Étude réalisée par l'Association Nationale des Étudiants en Médecine de France, l'Intersyndicat National des Chefs de Cliniques Assistants, l'Intersyndicat National Autonome Représentatif des Internes de Médecine Générale et à l'initiative de l'Intersyndicat National des Internes.

Étude coordonnée par Leslie GRICHY, Guillaume AH-TING (ISNI), Clément LE ROUX et Antoine OUDIN (ANEMF), Ludivine NOHALES et Laurent GILARDIN (ISNCCA), Stéphane BOUXOM et Camille TRICART (INSAR-IMG)






Article sur le sujet

66 % des futurs et jeunes médecins souffriraient d’anxiété


Selon une enquête de quatre syndicats d’étudiants en médecine, d’internes et de praticiens des hôpitaux, près de 28 % d’entre eux seraient atteints de troubles dépressifs, contre 10 % des Français.


LE MONDE | 13.06.2017 à 06h49 • Mis à jour le 13.06.2017 à 11h21 | Par Séverin Graveleau

« Il est temps que les jeunes médecins comprennent qu’ils sont aussi une population à risque en termes de souffrance au travail », commente Leslie Grichy, la vice-présidente chargée des questions sociales de l’Intersyndicat national des internes (ISNI), à l’occasion de la publication de l’enquête sur la santé mentale des jeunes et futurs médecins, mardi 13 juin. Selon cette étude réalisée par l’ISNI et par trois autres syndicats représentant les étudiants et internes de médecine, ainsi que des chefs de cliniques et assistants des hôpitaux, plus de 66 % des jeunes et futurs médecins souffriraient d’anxiété, contre 26 % de la population française. De même, ils seraient près de 28 % atteints de troubles dépressifs, contre 10 % des Français.

Dans le monde hospitalo-universitaire, beaucoup plus sensible depuis quelques années à la question des risques psychosociaux, sur fond de médiatisation des cas de suicide de praticiens et de la souffrance des personnels médicaux, ces résultats étonnent à peine. Si la représentativité de l’échantillon de ses répondants n’est pas assurée, « les taux de réponses sont relativement importants et les résultats cohérents avec d’autres études récentes, comme celle parue en 2016 dans le Journal of the American Medical Association », commente le professeur Patrick Hardy, coordinateur de la spécialité d’internat psychiatrie en Ile-de-France.

Quelque 22 000 futurs et jeunes médecins ont répondu au questionnaire – dont 20 % d’étudiants de deuxième année et de troisième année, 40 % d’externes et 35 % d’internes. Parmi eux, près de 24 % déclarent avoir déjà eu des « idées suicidaires », un chiffre supérieur de 10 points à celui du Conseil national de l’ordre des médecins dans son enquête sur la santé des jeunes médecins de juin 2016.
« Une population vulnérable »

Comment expliquer cette prévalence des troubles d’anxiété et de dépression chez les jeunes médecins ? Si la rencontre avec la réalité de la maladie, ainsi que la difficile préparation du concours d’internat à la fin de la sixième année, expliquent en partie les difficultés pour les plus jeunes étudiants et les externes, les internes sont, selon Patrick Hardy, « une population particulièrement vulnérable car ils passent bien souvent, en l’espace de vingt-quatre heures et sans préparation, du statut d’étudiant externe à celui d’interne quasi responsable de la vie ou de la mort des patients ». Le tout avec des horaires à rallonge, malgré un plafonnement théorique du temps de travail à l’hôpital (quarante-huit heures par semaine), souvent non respecté.

En plus de cette forte charge de travail, le fait de se sentir seul face aux difficultés, sans soutien des pairs ou de la hiérarchie, est le « facteur de risque qui ressort le plus de notre étude », commente Leslie Grichy. Pour les futurs et jeunes praticiens, la découverte de l’hôpital est encore souvent celle d’un monde où le médecin peut difficilement montrer un signe de faiblesse, « où ceux qui souffrent se taisent », craignant que cela fasse d’eux de mauvais médecins.

Face à cette situation, de plus en plus de praticiens appellent à un « changement culturel ». « C’est un métier où l’on apprend malheureusement dès les premières années à s’endurcir, à ne pas se plaindre, à mettre de côté sa propre santé, car c’est le malade avant tout… », rappelle le docteur Max-André Doppia.

A la tête de la commission Smart (pour santé du médecin anesthésiste-réanimateur au travail) du Collège français des anesthésistes-réanimateurs (CFAR), il œuvre ainsi, entre autres, pour faire entendre « qu’un médecin a le droit d’être malade ». Le CFAR a lancé début avril la campagne « Dis doc, t’as ton doc ? », incitant les médecins à se faire soigner eux aussi quand ils sont malades, à abandonner l’autodiagnostic et l’automédication. Il rappelle que « 80 % des médecins n’ont pas de médecin traitant ». Parmi les principales propositions présentes à la fin de l’enquête figure la mise en place de « temps d’échanges réguliers » pour parler de ses difficultés et prévenir les risques psychosociaux. Des temps d’échanges qui existaient par le passé, selon Max-André Doppia, « mais qui ont disparu du fait d’une logique de management faisant disparaître les temps morts non productifs ».

La « stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail » à l’hôpital annoncée par l’ex-ministre de la santé, Marisol Touraine, en décembre 2016, évoquait elle aussi le renforcement « des réunions d’équipe » et la mise en place de « dispositifs d’écoute offrant un soutien psychologique » en cas de difficulté. Des dispositifs d’alerte et de soutien qui existent aujourd’hui dans de nombreuses facultés de médecine, mais qui continuent à manquer au sein des hôpitaux, que fréquentent quasi exclusivement les jeunes médecins dès leur accès à l’internat.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/06/13/66-des-futurs-et-jeunes-medecins-souffriraient-d-anxiete_5143429_1651302.html#1gA8QsxYIgUs6Oif.99


***


Dépression : un quart des étudiants en médecine laissés en souffrance
Stéphanie Lavaud rancais.medscape.com/*  28 juin 2017
Paris, France – On commence tout juste à se pencher sur ce sujet – ô combien tabou et longtemps ignoré – de la santé psychique des étudiants en médecine. En témoigne l’enquête nationale inédite que quatre structures représentatives des jeunes et futurs médecins (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNCCA, ISNI)* ont réalisé auprès des externes, internes, chefs de clinique-assistants (CCA), assistants hospitalo-universitaires (AHU) et assistants spécialistes (AS) [1]. Le résultat est sans appel : avec 27,7 % de dépression et surtout 23,7 % d’idées suicidaires, nos futurs soignants sont en grande souffrance et il est temps d’agir.
Lire aussi notre interview du Dr Valérie Auslender, auteur de l’ouvrage « Omerta à l’hôpital », où le médecin commente ces résultats et évoque les causes du mal-être.

23,7% ont des idées suicidaires et un quart souffrent de dépression

Burn-out, dépression, suicides… On l’entrevoit, on le pressent depuis quelques temps déjà, la redondance de ces termes quand il s’agit de parler des internes montre que les jeunes étudiants en médecine ne vont pas bien. Le constat ne se limite d’ailleurs pas à l’Hexagone (voir encadré) où les chiffres sont d’ailleurs encore peu nombreux mais éloquents. En 2016, alors qu’il s’agissait de sonder leur état de santé en général, 14 % des 8000 étudiants et jeunes médecins interrogés par le Conseil national de l’Ordre des médecins, en collaboration avec l’ANEMF, l’ISNI, l’ISNAR-IMG et l’ISNCC, avait déclaré avoir eu des pensées suicidaires (à titre de comparaison entre 3,7 et 4% des femmes et 2,6% à 3,7% des hommes âgés de 20 à 34 ans font la même réponse dans la population générale). De quoi alarmer ces mêmes syndicats qui ont décidé de consacrer une nouvelle enquête à la seule thématique de la santé mentale des jeunes étudiants en médecine. Contactés via les associations (notamment de spécialités), les syndicats, ou les réseaux sociaux, ce sont 21 768 étudiants qui ont répondu, dont 4255 en 1er cycle, 8725 en 2ème cycle et 1157 CCA-AHA-AS.
Résultat : les études de médecine sont, pour le moins, extrêmement stressantes. Chiffres du score HADS à l’appui : 66,2% des répondeurs souffrent d’anxiété, 27,7% de dépression et 23,7% ont indiqué avoir eu des idées suicidaires dont 5,8% dans le mois précédent l’enquête. Si l’on ne peut exclure des biais – comme le fait que les étudiants les plus concernés aient répondu préférentiellement –, les pourcentages donnent une idée de l’ampleur du problème. Un quart d’étudiants déprimés, c’est aussi l’ordre de grandeur retrouvé dans les enquêtes internationales (voir encadré), sans oublier les situations dramatiques « depuis novembre 2016, cinq internes se sont donné la mort ! Ces situations témoignent du malaise profond qui règne aujourd’hui chez une partie de nos confrères », commentent les organisations d’étudiants ayant mené cette enquête.

Violences psychiques chez plus de la moitié des étudiants

Quels sont les facteurs de risque ? Sans surprise, la fatigue, d'abord : 73% des quelques 8 800 internes et CCA répondants travaillent au-delà du seuil légal, fixé à 48 heures hebdomadaires. S’y ajoutent les nouvelles organisations du travail et le fameux « tournant gestionnaire » qui conduit, au nom d’incontournables économies, ceux qui travaillent à travailler encore plus. «Probablement que les conditions de travail sont de plus en plus difficiles. Il y a encore des internes qui travaillent plus de 24h d’affilée, malgré les dangers que cela comporte pour eux et ceux que cela comporte pour le patient» témoigne Leslie Grichy, vice-présidente de l’ISNI au micro de France Inter. «Les obligations réglementaires de repos mises en place en 2015 – qui font qu’en théorie, un interne qui sort de garde après 24 heures de travail doit observer un repos de 11 heures d’affilée – ne sont souvent pas respectées. Le temps de travail moyen est plutôt de 60 heures par semaine ».

Autre facteur de risque majeur mais souvent laissé dans l’ombre : les violences psychologiques telles que récemment dénoncées par le Dr Valérie Auslender dans son ouvrage Omerta à l'hôpital (Voir notre article). Plus de la moitié des internes (51,5%) et surtout des externes (62,7%) y sont confrontés, s’accompagnant, cause ou conséquence, d’un défaut de soutien des supérieurs hiérarchiques chez près de la moitié des répondants. Ces maltraitances s’inscrivent dans un « parcours de l’étudiant » où la vulnérabilité n’a pas sa place, ni la plainte, et où la demande d’aide est mal vue. En témoigne ce commentaire du Pr Eric Galam , Professeur Associé Médecine Générale (Université Paris Diderot) et Coordonnateur de l’Association Aide aux Professionnels de santé et Médecins Libéraux (AAPML) que nous interrogions il y a quelques mois sur le burn-out des internes : « Le « devenir médecin » est certes une chance méritée mais c’est aussi un parcours quasi initiatique et toujours plus ou moins violent, nous expliquait-il alors. C’est ce qu’on appelle le « hidden curriculum », le parcours implicite qui « convertit » un profane en médecin. Cette acculturation est fondée sur des règles dont on ne parle pas, tant elles sont évidentes et contraignantes : pas de place pour l’émotion, pour le doute, pour la contradiction, l’échec, l’erreur, la critique… Pas de place non plus pour la fragilité ou la demande d’aide même si tous savent qu’elles existent ».
Les études de médecine sont-elles un facteur de risque de suicide ? C’est la question à laquelle le Dr Rebecca Zivanovic (University of British Columbia, Vancouver) a tenté de répondre en comparant le taux de suicide chez les étudiants en médecine par rapport à la population générale dans 7 études menées aux Etats-Unis, en Autriche et au Brésil. Son travail a été présenté lors du dernier congrès annuel de l’American Psychiatric Association et rapporté par nos confrères de Medscape [2]. Au final, difficile de conclure car les résultats divergent et comme le souligne le principal auteur, il est quasiment impossible de trouver un « vrai » groupe contrôle pour ce type d’études. Pour autant, « bien que les données actuellement disponibles ne permettent pas d’établir un « consensus » indiquant que les étudiants en médecine soient plus ou moins à risque de suicide que la population générale, il y a une prise de conscience du fait que les jeunes médecins puissent être plus exposés ».
Pour preuve de cette prise de conscience, plusieurs études – regroupant des cohortes non françaises - se sont penchées sur la question au cours des toutes dernières années. En 2015, une revue de la littérature de 37 études menée par 2 chercheurs lisboètes retrouvait des taux de dépression chez les étudiants en médecine allant de 2,9% à 38,2%, des taux de pensées suicidaires de 4,4% à 23,1% et de tentatives de suicide entre 0,0% to 6,4% chez des étudiants en médecine [3]. Fin 2015, une méta-analyse portant sur 31 études transversales établissait ce taux de dépression des internes à 28,8%. Un an après, le JAMA publiait une revue de 199 études (n = 122 356) regroupant 43 pays – dont 1 seule française – retrouvant un taux similaire d’un quart d’étudiants dépressifs (27,2%) et de 11,1% de pensées suicidaires [4].

Contrôle du temps de travail et visite médicale

Pour prévenir les risques psycho-sociaux et favoriser cette demande d’aide, les syndicats font des propositions comme une formation des futurs médecins au management – ce n’est pas inné –, des temps d’échanges spécifiques (notamment au décours d’un événement comme la mort inattendu d’un patient) ou encore un accompagnement personnalisé. Les organisations syndicales insistent, également, sur la nécessité de « renforcer les contrôles et les sanctions en cas de non-respect du temps de travail » et recommandent la mise en place d’une visite d'aptitude en service santé au travail « obligatoire et systématique » pour tous les jeunes médecins à chaque changement de statut (externe, interne, assistant). Ce qui est actuellement loin d’être le cas : dans l’enquête, seuls 45,3% des répondants en avaient déjà vu un. Une façon aussi d’inciter les jeunes médecins à consulter quand ils ont un problème et à choisir un médecin traitant plutôt que privilégier « autodiagnostic et automédication » comme le rappelait encore récemment le Dr Max-André Doppia lors du lancement de la campagne "Dis doc, t’as ton doc?".
En attendant une véritable prise de conscience du problème et des changements en profondeur, les syndicats étudiants signalent l’existence de plusieurs dispositifs d’écoute et d’assistance à destination des professionnels médicaux, qu’ils soient spécifiques aux jeunes et futurs médecins ou pas (voir encadré ci-dessous).
RESEAUX NATIONAUX AAPML (Association d’aide aux professionnels de santé et médecins libéraux)
N° Indigo : 0826 004 580 - http://www.aapml.fr/
APSS (Association pour les soins aux soignants) : http://www.apss-sante.org/
Collège français d'anesthésie-réanimation (CFAR) : N° Vert : 0800 00 69 62 - e-chat http://cfar.org/sante-au-travail-smart/
MOTS (Médecin Organisation Travail Santé) : N°: 0608 282 589- http://www.association-mots.org/
SPS (Soins aux professionnels de santé) : N° Vert : 0805 23 23 36 http://www.asso-sps.fr/
*Intersyndicat national des internes (Isni), Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-MG), Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), Intersyndicat national des chefs de clinique et assistants (ISNCCA).



http://francais.medscape.com/voirarticle/3603362?nlid=116371_2864&src=WNL_topwk_170709_MSCPEDIT_FR&uac=216098SN&faf=1

THESE EN LIGNE Tentatives de suicide : Analyse pratique de l’intervention VigilanS chez les sujets âgés

Tentatives de suicide : Analyse pratique de l’intervention VigilanS chez les sujets âgés 
Par Camille ELLUL, épouse TARDY
Thèse pour le diplôme d'état de Docteur en Médecine
Présentée et soutenue publiquement le 18 mai 2017
Au Pôle Formation

Année : 2017
UNIVERSITÉ DU DROIT ET DE LA SANTÉ - LILLE 2  FACULTÉ DE MÉDECINE HENRI WAREMBOURG

http://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/4dd0193f-ca4f-4091-9407-3e2b399309fc

MANIFESTATION Tulle (19) 15/09/2017 De la fureur de vivre au risque du suicide Prévenir, repérer, comprendre

De la fureur de vivre au risque du suicide
Prévenir, repérer, comprendre

Conférence débat avec Le Professeur TERRA, Chef de service de prévention du suicide  du Centre Hospitalier du Vinatier, Lyon


Vendredi 15 Septembre 2017
8h30 -12h et 13h30-16h30

Amphithéâtre Conseil Départemental Tulle
 
Entrée gratuite – Tout public
Organisée par la Maison des Adolescents de la Corrèze
Cette manifestation s'inscrit dans le cadre de l'appel à projet ARS en partenariat avec le Fil d'Ariane.




Renseignements auprès de Madame Rigault-Vacher
tel :06.03.72.46.33.
Les inscriptions sont à envoyer sur la boite mail : i.rigault-vacher@pep19.org

jeudi 20 juillet 2017

Le fondateur du PsyLab invite les psychiatres à créer d'autres webtélés en santé mentale

Le fondateur du PsyLab invite les psychiatres à créer d'autres webtélés en santé mentale

PARIS, 19 juillet 2017 (TICsanté)* - Le Dr Christophe Debien du CHRU de Lille, cofondateur de la webtélé Le PsyLab, a appelé les psychiatres à créer d'autres chaînes pour amplifier et améliorer la communication sur la santé mentale auprès d'un public jeune, lors d'un colloque sur l'e-santé mentale organisé en juin à Paris.
"C'est la seule chaîne francophone sur la psychiatrie, mais elle est faite par des quinquas. Sans concurrence, on ne s'améliore pas", a constaté le Dr Debien, intervenant sur les expériences françaises à un séminaire organisé par le centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) et le groupement de coopération sanitaire (GCS) pour la recherche et la formation en santé mentale dans le cadre du projet européen E-santé mentale (eMEN).
Depuis la création du PsyLab sur YouTube en 2014, près de 85.500 personnes suivent les vidéos de vulgarisation réalisées par le psychiatre lillois et son confrère, le Dr Geoffrey Marcaggi du centre hospitalier de Monteran (Guadeloupe).
"Nous sommes une petite chaîne qui monte", s'est félicité le Dr Debien (les youtubers français les plus suivis ont quelques millions d'abonnés, NDLR).
Outre la diffusion de messages de vulgarisation, les vidéos ont généré "plus de 20.000 interactions au sein d'une communauté bienveillante".
"Nous sommes suivis principalement par une population jeune, de 13-35 ans, ce qui est intéressant en termes de prévention", a-t-il estimé, rappelant que les réseaux sociaux touchent des millions de personnes. Selon le baromètre 2017 des usages des médias sociaux en France, publié en mars par Harris Interactive, YouTube a été utilisé par 35% des internautes au cours du mois précédent, en deuxième derrière Facebook, note-t-on.
Le Dr Debien a rappelé qu'il ne connaît YouTube que depuis quelques années et qu'il a découvert l'intérêt de ce média avec des vidéos faites par des patients américains racontant leur maladie. Une étude scientifique sur le sujet montrait alors qu'il n'existait aucune chaîne sur la psychiatrie réalisée par des professionnels et que "95% des nombreuses vidéos disponibles donnaient une image très négative de la psychiatrie".
"Selon moi, cela constitue un obstacle à l'accès aux soins car c'est lié en partie à l'image de la psychiatrie que peuvent avoir le grand public et aussi les autres professionnels de santé."
Démystifier la santé mentale
Avec Le PsyLab, les deux psychiatres ont voulu "démystifier la santé mentale et la psychiatrie" en reprenant les codes du cinéma, des séries et des jeux vidéo. "On a appris seul, on s'est débrouillé, prenant sur notre temps et notre argent personnels", a rapporté le Dr Debien, qui a précisé avoir refusé les propositions de soutiens financiers des laboratoires pharmaceutiques.
"On a commencé avec 300 abonnés, la famille, les amis, les internes. Et soudain, on est passé de 1.500 abonnés à 12.000 après une vidéo sur le suicide."
Mais les deux psychiatres n'avaient "pas anticipé" les appels au secours. "Nous avons réussi à gérer la crise à distance, en basculant sur messagerie privée mais cela pose un problème de responsabilité et de temps disponible", a souligné le Dr Debien.
Il a souligné l'importance d'"avoir des soignants derrière les machines" et cité l'exemple des forums de discussion, où viennent souvent s'exprimer des personnes sur le point de se suicider. Aux Etats-Unis, une équipe de l'université Emory à Atlanta a développé une appli Relief Link pour la prévention du suicide et sur le forum, un algorithme permet de détecter des messages suggérant un passage à l'acte et envoie une alerte à une équipe de 80-90 bénévoles formés, qui ensuite peuvent solliciter un expert.
Pour découvrir Le PsyLab: www.youtube.com/user/lepsylab. Le PsyLab est aussi sur Facebook et Twitter et a son site internet: lepsylab.com.
ld/gb/ab

http://www.ticsante.com/le-fondateur-du-Psylab-invite-les-psychiatres-a-creer-d-autres-webteles-en-sante-mentale-NS_3617.html

IRLANDE Un documentaire réalisé pour montrer le travail de prévention du suicide effectué par un groupe de chauffeurs de taxi de Kilkenny

Un documentaire réalisé pour montrer le travail de prévention du suicide effectué par un groupe de chauffeurs de taxi de Kilkenny (Irlande) a gagné à Galway Film Fleadh.

'Throwline', qui raconte l'histoire de Taxi Watch, a fait l'objet d'un visionnage local à Kilkenny City en mai, mais a eu sa première mondiale au festival hier.

Il était en course pour le Best Short Documentary, et il a remporté le prix.

Derek Devoy qui a fondé Taxi Watch a déclaré à KCLR Live qu'il était ravi de la reconnaissance.


Ishka Films présente Throwline - un court documentaire de Mia Mullarkey
Un groupe de chauffeurs de taxi à Kilkenny, en Irlande, se regroupent pour former un groupe de prévention du suicide appelé Taxi Watch. En position unique pour patrouiller la nuit, les conducteurs gardent la veille sur les rues et les ponts de la ville et offrent de l'aide à ceux qui se sentiront démunis.  Dans ce court documentaire, l'équipe accompagne les conducteurs la nuit et témoigne de leur monde de secours et de révélations.
Derek Devoy conduit un taxi depuis 15 ans. Après avoir sauvé un homme d'un saut d'un pont en retard une nuit, Derek se rend compte que les chauffeurs de taxi sont en mesure d'aider les gens à leur plus bas moment. L'expérience de Derek en matière de dépression lui donne l'idée de mettre en place Taxi Watch et d'aider les personnes se sentant seules ou perdues. En tout temps, les autres chauffeurs de taxi rejoignent Derek et commence un mouvement national.

MISE A JOUR : Prévention des conduites addictives à l’Ecole : les vidéos de la journée du 28 juin sont en ligne

Prévention des conduites addictives à l’Ecole : les vidéos de la journée du 28 juin sont en ligne
Publié le 18/07/2017  sur www.drogues.gouv.fr*


La MILDECA, le ministère de l'Education nationale, le secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP), le réseau des universités pour l'éducation à la santé (UNIRèS) et le laboratoire FrED de l'Université de Limoges ont organisé mercredi 28 juin 2017, en Salle Pierre Laroque, au ministère des Solidarités et de la Santé, une journée consacrée à la prévention des conduites addictives à l'école.
Ouverte par Madame la ministre des Solidarités et de la Santé, la journée a été filmée et les différents temps forts sont désormais en ligne sur la chaine Dailymotion de la MILDECA.
Devant une salle comble, acteurs de l'Education nationale, chercheurs en sciences de l'éducation, professionnels de la prévention sont intervenus pour enrichir la réflexion animée par la MILDECA. Le dispositif innovant de consultation citoyenne (« atelier citoyen ») mobilisé sur ces questions a également fait l’objet d’une présentation de la part du Secrétaire général à la modernisation de l’action publique.
La journée avait notamment pour ambition montrer que les élèves qui acquièrent des Compétences psychosociales (CPS), le plus précocement possible dans leur parcours scolaire, sont mieux armés pour faire face aux conduites addictives. Les programmes présentés pendant la journée, fondés sur l’acquisition des CPS, montrent que le déploiement de ces compétences favorise autant le bien-être à l'école que la réussite scolaire, et peuvent être utiles à la prévention d’autres risques tels que les  violences, la radicalisation, le suicide, etc.
Cette rencontre a également ouvert des pistes pragmatiques et réalistes pour le bien-être et la réussite scolaire et personnelle des jeunes comme :
  • Penser l’acquisition des compétences psychosociales au niveau de la classe dans toutes les disciplines et tout au long du parcours de l’élève en profitant de tous les outils disponibles tels que les parcours éducatif de santé (PES) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) ;
  • Ancrer cette dynamique au niveau des territoires, pour y adapter les programmes validés, avec l’aide des partenaires locaux et en fonction des ressources et des forces existantes.


* http://www.drogues.gouv.fr/actualites/prevention-conduites-addictives-lecole-videos-de-journee-28-juin-ligne


Journée de prévention des conduites addictives à l'école - 28 juin 2017
Source Publié le 23/06/2017 sur drogues.gouv.fr*



Le 28 juin prochain, la MILDECA, le ministère de l’Education nationale, le Secrétariat général à la modernisation de l’action publique, le réseau UNIRèS et le laboratoire FRED de l’Université de Limoges organisent une journée sur la prévention des conduites addictives à l’Ecole.

Cette journée fera intervenir et dialoguer des acteurs de l’Education nationale, des chercheurs en sciences de l’éducation, des professionnels de la prévention ainsi qu’un panel de citoyens. Elle permettra d’enrichir la réflexion engagée par la MILDECA en vue de l’élaboration de la prochaine stratégie nationale de prévention des conduites addictives. C’est dans cette perspective que les citoyens sollicités par la MILDECA sur la place de la prévention des conduites addictives dans les enseignements scolaires viendront présenter les résultats de leurs travaux.


Principaux enjeux de la journée
Promouvoir la prévention fondée sur les compétences psychosociales (CPS) et favoriser leur intégration « par l’école » et « pour l’école »

Les acquis de la recherche guident les pouvoirs publics vers des stratégies de prévention fondées sur le déploiement des compétences psychosociales en intervenant le plus précocement possible dans le parcours scolaire des élèves (Expertise collective Inserm « Les conduites addictives chez les adolescents » parue en 2014).

La journée a pour ambition de montrer que la prévention par les CPS est non seulement efficace pour prévenir les conduites à risque telles que les conduites addictives mais aussi porteuse de qualité de vie à l’école et de réussite scolaire.

Promouvoir les CPS comme un ensemble de compétences fondamentales utiles c’est également prévenir d’autres risques : violences, radicalisation, suicide etc. Ainsi, les CPS sont mobilisables indépendamment des thématiques.


Repenser une stratégie d’animation territoriale de prévention fondée sur les CPS

Favoriser une dynamique d’acteurs et de territoires autour du développement des compétences psychosociales en milieu scolaire
Définir les besoins prioritaires dans le cadre d’un diagnostic des besoins des établissements scolaires du territoire
Améliorer le partenariat local pour mobiliser toutes les compétences utiles
Coordonner les acteurs amenés à participer aux différentes actions du programme de prévention pour faire en sorte qu’ils interviennent en complémentarité
Répartir/redéfinir les rôles de chacun dans le programme et dans l’atteinte des objectifs

Renforcer la formation et les ressources sur les CPS
Consolider l’offre de formation dans les plans de formation de l’éducation nationale
Développer la formation en direction des personnels ressources
Développer une offre de formation sur les CPS adaptée dans les plans de formation initiale et continue
Proposer des ressources accessibles en ligne pour favoriser l’appropriation des compétences psychosociales par les acteurs de l’éducation nationale


Télécharger le dossier du participant (PDF - 1.83 Mo)

ALLER PLUS LOIN
Consulter le site dédié à la journée
Consulter la page dédiée à la prévention des conduites addictives sur le site de l’Education nationale
EDUSCOL – page addictions / Canopée
Site de l'UNIRES
Consulter la page sur les CPS sur le site de Santé publique France
Consulter la Malette des CPS sur le site de l’IRESP
La journée CJC sur le site Fédération Addictions
Expertise collective Inserm « Les conduites addictives chez les adolescents » 2014
MAAD Digital
Consulter l’ouvrage Jeunes et addictions sur le site de l’OFDT 

source http://www.drogues.gouv.fr/actualites/journee-de-prevention-conduites-addictives-lecole-28-juin-2017#sthash.hal7Yaq8.dpbs


1 er post sur le sujet : 26/06/2017 

mardi 18 juillet 2017

ILE DE LA REUNION Lancement du Projet APSOM (Algorithme de prévention du suicide en Outre-mer à La Réunion

Dr Erick Gokalsing : "Le suicide est l’affaire de tous"
LINFO.RE –du 18.07.2017

Psychiatre à l’EPSMR et coordonnateur local du projet Apsom, le docteur Erick Gokalsing est l’invité du 12h30 d’Antenne Réunion pour évoquer la problématique du suicide.

Diminuer le nombre de tentatives de suicides, c’est l’objectif d’un nouveau programme lancé cette semaine à La Réunion, présenté par le docteur Erick Gokalsing le programme Aspom (Algorithme de prévention du suicide en Outre-mer à La Réunion), on recense 2 tentatives chaque jour et une centaine de suicides par an.

"La situation actuelle, d’après les derniers chiffres, on a des tendances qui évoluent plutôt favorablement. Mais il ne faut pas pour autant se glorifier car il y a encore une véritable urgence au niveau mondial, dans la France et dans les Dom. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité lancer ce projet qui porte sur les Départements d’Outre-mer historiques"

Les femmes et les jeunes sont les principales victimes

Les femmes et les jeunes de 15 à 24 ans restent les principales personnes touchées, comme le confirme le psychiatre à l’Établissement public de santé mentale de La Réunion (EPSMR).

"A La Réunion, on a des cas de suicide qui touchent plus particulièrement les jeunes. Le suicide est la deuxième cause de mortalité dans le monde chez les jeunes. Dans l’île, c’est même quasiment à 1 % près autant que la première cause de mortalité, que sont les accidents de la route."

"Au niveau des suicides aboutis, ce sont les hommes qui sont les plus touchés par le suicide, mais les tentatives de suicide sont plutôt faites par des femme, qui sont hospitalisées pour ce motif."
Plusieurs causes expliquant le passage à l’acte

"La dépression est l’un des facteurs, mais il y en a d’autres à prendre en compte, comme les traumatismes durant l’enfance ou la détresse psycho-sociale. Il y a aussi des particularités dans chaque population et dans chaque culture."
Algorithme de prévention du suicide Outre-mer

"L’objectif est de se centrer sur les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide. 15 à 20 % des personnes qui ont déjà fait une tentative vont réitérer. Nous voulons donc faire diminuer ce chiffre. Le suicide est l’affaire de tous."

http://www.linfo.re/la-reunion/sante/722713-dr-erick-gokalsing-le-suicide-est-l-affaire-de-tous 



INFO +

Pour en savoir plus sur projet (APSOM) Voir post du 8 mars 2016 http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2016/03/martinique-prevention-suicide.html 


article lié

2 tentatives de suicide par jour à La Réunion
LINFO.RE –  le 18.07.2017

Dans son dernier rapport sur les suicides et tentatives de suicides à La Réunion, L’Observatoire Régional de la Santé de l’île relève que 2 tentatives de suicide par jour sont comptabilisées. Un constat particulièrement alarmant pour La Réunion où le taux de mortalité par suicide est plus élevé chez les jeunes. Sur le département, un nouveau dispositif de prise en charge est mis en place.
Selon l’Observatoire Régional de la Santé de La Réunion (ORS) en moyenne chaque année ce sont 750 séjours hospitaliers en lien avec une tentative de suicide qui ont été comptabilisés de 2011 à 2013.

Cela représente 2 tentatives de suicide par jour et près de 700 patients pris en charge pour tentative de suicide.

Les femmes et les jeunes plus concernés

65% des tentatives de suicide concernent les femmes. Les jeunes entre 15 et 24 ans sont plus particulièrement concernés puisqu’ils représentent 38 % de l’ensemble des tentatives de suicide chez les patients hospitalisés.

Sur la période entre 2011 et 2013, en moyenne chaque année 570 passages aux services des urgences hospitalières ont été enregistrés pour tentative de suicide. Les recours concernent à 55% des femmes.

88 décès par suicide ont été comptabilisés chaque année entre 2009 et 2011 à La Réunion. Ici, les trois quarts des suicides concernent des hommes. Toutes les classes d’âge sont concernées dans cette surmortalité masculine.

Taux de mortalité plus élevé chez les jeunes

Contrairement à la situation métropolitaine, la mortalité par suicide n’augmente pas avec l’âge sur l’île.

La Réunion se caractérise par des taux de mortalité par suicide particulièrement élevés chez les jeunes. 75% des suicides ont lieu avant 55 ans dont 14% avant l’âge de 25 ans.

91,8% des patients ne sont pris en charge qu’une seule fois pour tentative de suicide. Cependant, 8,2% d’entre eux sont pris en charge plusieurs fois. 64,8% de ces patients sont des femmes d’une moyenne d’âge d’environ 32 ans.

En moyenne entre 2011 et 2013 plus de 82% des personnes qui ont tenté de se suicider l’on fait par le moyen de substance solide ou liquide tel que les médicaments.

Selon la répartition des passages aux urgences pour tentative de suicide le plus fort taux se trouve chez les hommes entre 25 et 44 ans (45%).

Chez les femmes ce sont les moins de 25 ans les plus touchées puisqu’elles représentent 41% de ces passages.

http://www.linfo.re/la-reunion/societe/722704-tentative-de-suicide-la-jeunesse-reunionnaise-plus-touchee

AUTRE ARTICLE Sur le sujet


APSOM, un suivi des patients pour réduire le taux de suicide 
Infos Santé 18 juil 2017 www.clicanoo.re/*

A La Réunion, plus de 80% des tentatives de suicide sont effectuées par prise de médicaments.

Cette semaine, démarre le programme APSOM (Algorithme de Prévention du Suicide Outre-Mer). Les objectifs majeurs : mieux connaître les populations exposées au risque suicidaire et surtout faire diminuer sensiblement le nombre de tentatives de suicides dans nos départements. Ce programme hospitalier de recherche clinique interrégional mobilise l’équipe IPSOM (Impact du Psychotraumatisme et du Suicide Outre-Mer) de l’unité de recherche 1178 de l’INSERM. Il réunit des médecins et des chercheurs de 4 départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, et La Réunion) et de Polynésie. Il associe également les médecins libéraux ultramarins.
La prise en charge des patients suicidant est, dans les départements d’outre-mer, hétérogène et compliquée. Le suivi de ces patients est souvent difficile en aval en raison du manque de psychiatres et de psychologues libéraux, jusqu’à 4 fois mois qu’en métropole. Aussi, la surcharge de travail dans les Centres Médico-Psychologiques peuvent également rendre compliqué le suivi. C'est pourquoi la mise en place d’un système de veille, qui implique les acteurs de soins primaires, servirait à mieux connaître la population des sujets faisant une tentative de suicide, et à structurer leur prise en charge. C’est justement l’objet d’étude d’APSOM.
Le professeur Jehel, professeur de psychiatrie à l'Université des Antilles et chef de service psychiatrie et addictologie au CHU de la Martinique dirige l'équipe Outre-Mer de l'INSERM. Il explique le fonctionnement de l'étude d'APSOM : https://www.youtube.com/watch?v=maiMIlyNXZE
 
Le programme APSOM vise essentiellement à évaluer l’efficacité d’un nouveau protocole de prise en charge des patients suicidant. Tout commence en métropole, avec le déploiement du protocole Algos. En quelques mots, Algos recommande qu’un patient suicidant pris en charge par un service d’urgence soit, à sa sortie, recontacté au domicile, par téléphone et par courrier, à un intervalle régulier. Un système de suivi qui a déjà fait ses preuves et qui va servir de base à l’expérimentation en Outre-mer.
En effet, le projet APSOM ajoute à cette prise en charge l’intervention d’un professionnel de santé, idéalement le médecin traitant du patient. Ce médecin sera associé à une évaluation régulière, dans les mois suivants. C’est en effet dans l’année qui suit une tentative de suicide que le risque de réitération est le plus fort.
Sur la base des résultats déjà obtenus en métropole, les chercheurs estiment que le protocole enrichi pourrait permettre de diviser par 3 le taux de réitération des tentatives de suicide en outre-mer.
L'étude va permettre, en parallèle du protocole de prise en charge, de recueillir des données sur les personnes exposées au risque suicidaire. Aujourd'hui, les statistiques recueillies par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), se limitent à l'âge et au sexe ou au mode de suicide.

Les chiffres du suicide à la Réunion

  • Chaque année, 88 décès par suicide ont été comptabilisés sur la période 2009-2011. Trois quarts de ces suicides concernait les hommes, toutes classes d'âge confondues.
  • Entre 2011 et 2013, environ 2 tentatives de suicide ont eu lieu par jour. Ce qui représente 750 séjours hospitaliers par an en lien avec une tentative de suicide.
  • Les tentatives de suicide concernent davantage les femmes (65%).
  • Les jeunes, de 15 à 25 ans représentent 38% de l'ensemble des tentatives de suicide chez les patients hospitalisés. En effet, La Réunion se caractérise par des taux de mortalité par suicide particulièrement élevés chez les jeunes, avec 75% des suicides à la Réunion qui ont lieu avant 55 ans, dont 14% avant l'âge de 25 ans.
  • Plus de 80% des tentatives de suicide sont effectuées par prise de médicaments
  • Sur l'île, la mortalité par suicide n'augmente pas avec l'âge, contrairement à la situation en métropole.

* https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2017/07/18/APSOM-un-suivi-des-patients-pour-reduire-le-taux-de-suicide_480562


INFO +

Lettre de l'ORS Fevrier 2017 https://www.ors-ocean-indien.org/IMG/file/newsletter/1_03022017.pdf

Tableau de bord de l'ORS Suicides et tentatives de suicides à La Réunion, mars 2015
https://www.ors-ocean-indien.org/IMG/file/tableaux_bord/TDB_Suicides_2015(1).pdf

FORMATIONS Evreux (27) 2017, Septembre à novembre

FORMATION 2017  – 2 eme semestre

A la maison de la santé à EVREUX  organisée par :  Le Groupement Régional d’Actions, de Formations et d’Informations en Santé Mentale avec  l’appui du Réseau Local de Promotion de la Santé, de l’Atelier Santé Ville d’Evreux et du Nouvel  Hôpital de Navarre (Evreux)
(Déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 23 76 04966 76 auprès du Préfet de la région Haute Normandie.  Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’Etat)

- Les conduites suicidaires chez les adolescents Prévention et prise en charge
Lundi 18 et mardi 19 septembre 2017 
A EVREUX 

Programme 


- Le repérage de la crise suicidaire – Session « tous publics »
Jeudi 5 et vendredi 6 octobre 2017 Ou Lundi 27 et mardi 28 novembre 2017
A EVREUX
Programme


information contact
Centre Hospitalier du Rouvray 4 rue P. Eluard – BP
45 – 76301 Sotteville les Rouen
tel : 02 32 95 18 25 – fax : 02 32 95 18 68 -
E-mail :  grafism.delhaie@ch-lerouvray.fr

MISE A JOUR JMPS 2017 "Take a minute, change a life" 10 septembre 2017


JMPS 2017 - 10 septembre 2017

La reconnaissance internationale du suicide en tant que problème de santé publique majeur a abouti à la création, le 10 septembre 2003, de la Journée Mondiale de Prévention du Suicide. Cette journée, qui a lieu chaque année à la date anniversaire du 10 septembre, est organisée par l’Association  Internationale pour la Prévention du Suicide (IASP) et coparrainée par l’OMS.

Thème de l'IASP 2017 :




French
 2017 World Suicide Prevention Day banner in French

Retrouvez sur le Site web de l'IASP l'argumentaire, les outils etc etc https://iasp.info/wspd2017/ 



***

Les manifestations prévues

Associations, collectifs, professionnels, etc n'hésitez pas à nous communiquer vos manifestations et actions pour cette occasion


Dejà en ligne 

A l’échelle de l'Europe
(Bruxelles)

France
Bretagne (Morlaix) - Ile de France (Paris) 
Autres pays
Suisse (Fribourg, Genève)

***
A l’échelle de l'Europe
***


JEUDI 7 septembre 2017, Bruxelles

La FEALIPS (Fédération Européenne des Associations Luttant contre l’Isolement et pour la Prévention du Suicide), créée il y a six ans, a pour vocation de regrouper des acteurs associatifs professionnels ou bénévoles à l’échelle européenne.
Après deux temps de rencontres (en 2011 et en 2014), la FEALIPS organise les 3e assises de la Fédération Européenne des Associations Luttant contre l'Isolement et la Prévention du Suicide, Bruxelles  sous le thème : Individu(s) en crise – Société(s) en crise
Au Parlement Européen de Bruxelles
Sous le haut patronage de
LOUIS MICHEL,  Ministre d’Etat, Député Européen
Co-président de l’Assemblée Parlementaire Paritaire APP ACP-UE
(Afrique Caraïbes Pacifique - Union Européenne)

Manifestation organisée dans le cadre de :  La Journée Mondiale pour la Prévention du Suicide • IASP 2017 •

Informations, contacts :
FEALIPS

3 rue Jean Baptiste Dumay – 75020 Paris
01 42 78 19 87
federationfealips@gmail.com
http://fealips.org/

***
France
***


Bretagne

  
  • JEUDI  14 Septembre 2017, Morlaix (29)
Journée d'étude organisée par le groupe "Prévention du Suicide" du Centre Hospitalier des Pays de Morlaix à l'occasion de la Journée Mondiale de Prévention du Suicide.

«Le lien à l’autre au cœur de la prévention du suicide : lien soignant, lien connecté, lien social»
Programme

PUBLIC CIBLE
Tout personnel : soignant, administratif …

Le jeudi 14 septembre 2017
A l’Amphithéâtre de l’IFSI
15 rue Kersaint Gilly
29600 MORLAIX 

INSCRIPTIONS
- Pour le personnel interne au CHPM, inscription via
l’encadrement (Vmfic01/Planning/Journée mondiale de prévention du
suicide/Inscriptions)
- Pour le personnel professionnel extérieur au CHPM, inscription
obligatoire et gratuite auprès de :
Madame Gwénaëlle BATS
Service Formation
gbats@ch-morlaix.fr

Information :

Centre Hospitalier des Pays de Morlaix -
Kersaint Gilly - B.P. 97237 - 29672 MORLAIX cedex
gbats@ch-morlaix.fr

***

Ile de France


 Dimanche 10 septembre 2017, Paris (75)
  L'UNPS organise un village associatif place Maubert (Paris 5)
de 10h à 14h.
sous le thème :

"Prendre 1 minute et changer une vie".

Des associations adhérentes à l'UNPS en IDF y auront un stand

Informations, contacts :
Union Nationale pour la Prévention du Suicide
UNPS
33 rue Linné 75005 Paris
téléphone : 09 66 83 58 03
Email : contact@unps.fr
www.unps.fr




 ***
Suisse
***

Mardi 5 septembre 2017, Fribourg

Après-midi de formation - organisée par Suicide Fribourg (PréSuiFri)
Pourquoi les hommes ?  Que faire pour le groupe à risque le plus important ?
mardi 5 septembre 2016 de 13 h 30 à 17 h
RFSM - Centre cantonal d’addictologie à Fribourg
Programme

Information contact
Association Prévention  Suicide Fribourg (PréSuiFri) – Verein Suizid Prävention Freiburg
CP 1153 - 1701 Fribourg
info@preventionsuicide.ch – www.fr-preventionsuicide.ch

 ***

 Dimanche 10 septembre 2017 au jeudi 21 septembre 2017, Genève

Cette année, STOP SUICIDE célébrera doublement la Journée mondiale de prévention du suicide du 10 septembre, avec 2 lancements :
"Nous donnons un grand coup de jeune à notre site pour le rendre plus attractif, plus clair et responsive, c'est à dire adapté à tous les écrans. Le but ? Mieux toucher les jeunes, qui utilisent principalement leur smartphone pour accéder au web.
Le 10 septembre sera aussi le début de la campagne Là Pour Toi 2017. L’objectif est d’encourager les comportements bienveillants entre les jeunes à l'aide de conseils concrets pour mieux réagir face à une personne en détresse. Pour commander du matériel de campagne: 10septembre@stopsuicide.ch
La campagne s’achèvera sur un événement festif le jeudi 21 septembre. Rendez-vous au Théâtre Pitoeff à Genève pour une soirée spéciale en compagnie de la troupe d’improvisation Les Troubadours du Chaos!
Maisons de quartier, écoles, associations : n'hésitez pas à proposer cette soirée comme sortie aux jeunes qui fréquentent vos structures. Le spectacle est prévu pour tout public dès 15 ans."
information : www.stopsuicide.ch

***