vendredi 29 avril 2016

ACTU DE LA Coordination Prévention Suicide Loiret

Coordination Prévention Suicide Loiret
source frapscentre.org *


RETOUR SUR LA RENCONTRE DÉPARTEMENTALE

Mal-être au travail, épuisement professionnel, burn-out. Comprendre et agir.

2016-SUICIDE-SAVE-THE-DATE-BURN-OUT

LES SUPPORTS
DE LA RENCONTRE

Le diaporama projeté en séance
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La sélection bibliographique Burnout
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Test d’inventaire de BurnOut de Maslach : pour diagnostiquer un épuisement professionnel
►  téléchargezréaliser le test en ligne

LE PROGRAMME

Retrouvez le programme de la rencontre
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LA SYNTHÈSE DE L’ÉVALUATION

Le 25 février 2016, la coordination départementale Prévention suicide, animée par l’ARS Délégation Départementale et l’antenne du Loiret de la FRAPS Centre-Val de Loire, a organisé une rencontre des professionnels formés au repérage et à la gestion de la crise suicidaire, des professionnels de la santé au travail, des travailleurs sociaux, … sur les thèmes du burnout, des risques psychosociaux, de la prévention du suicide et de la postvention. Autant de sujets qui ont pu être traités par nos trois invités afin de confronter les notions théoriques aux préoccupations des acteurs de terrain.
Notre ambition: offrir un espace d’échange de pratiques, répondre aux besoins et mailler les acteurs de prévention du suicide sur le territoire.
téléchargez la synthèse d’évaluation

ACTUALITÉS

Formations  « Repérage et gestion de la crise suicidaire » (3 jours) proposées par l’ARS Centre Val-de-Loire dans le Loiret En savoir plus

REJOINDRE LES TRAVAUX DE LA COORDINATION ?

Pour participer aux travaux de la coordination départementale ou pour plus de renseignements
► M. Romain LANIESSE au 02 38 54 50 96 – romain.laniesse45@frapscentre.org

2016 – ORDRE DU JOUR ET DATES DE LA COORDINATION

■ vendredi 15 janvier 2016 de 10h à 12h – ARS Centre Val de Loire
Réunion de préparation de la journée du 25 Février 2016 #BurnOut

2015 – ORDRE DU JOUR ET DATES DE LA COORDINATION

Dates des rencontres :
■ 17 mars 2015 : relance de la coordination, premiers jalons d’une journée départementale
■ 19 mai 2015 : Échanges d’expériences en entreprise MGEN – Protection Judiciaire de la Jeunesse – Pôle Emploi
■ 15 septembre 2015 : organisation d’une journée départementale, choix du thème, des problématiques
■ 27 novembre  2015 : organisation d’une journée départementale (suite)

Contexte et objectifs de la coordination

En 2003 il a été mis en place un programme régional prévention Suicide, une dynamique a été impulsée dans les départements de la région.Des coordinations se sont construites en Eure-et-Loir, dans le Loir-et-Cher et en Indre-et-Loire avec le réseau de psychiatre VIES 37 fonctionnant avec des groupes thématiques et des actions qui étaient déjà développées.
Dans le Loiret, en 1999, un réseau s’est constitué avec de nombreux acteurs. Des journées départementales, régionales et des formations se sont organisées jusqu’en 2010-2011 où le Réseau Prévention Suicide a montré quelques signes d’essoufflement. SOS amitié Centre a alors maintenu l’activité en proposant de nombreuses conférences d’information grand public.
L’ARS Centre avec le soutien actif de l’antenne 45 de la FRAPS, a souhaité une journée départementale qui s’est tenue en novembre 2013 et qui avait pour objectif de renforcer le maillage des partenaires intervenant en prévention du suicide tout en permettant des échanges d’expériences.
Pour l’ARS du Centre Val-de-Loire, la prévention du suicide est une priorité.( voir les cartographies et priorités). Dans le Loiret, l’est du département est davantage concerné.
Il y a nécessité d’agir le plus en amont possible de l’acte suicidaire au travers d’objectifs et d’actions :
  • Former les professionnels qui rencontrent des personnes en situation de mal-être (intégré dans les formations initiales des professionnels de santé et des professions sociales / Surveillants de prison : un module a été créé.)
  • Repérage des troubles précoces de la relation mère / enfant
  • Améliorer le parcours de la personne en souffrance psychique pour une connaissance des acteurs intervenant sur ce champ.

Depuis, la FRAPS 45 travaille en lien avec la délégation territoriale de l’ARS du Centre Val-de-Loire et poursuit ce qui a été commencé en réunissant des acteurs en promotion de la santé mentale et plus particulièrement sur la thématique du suicide.

EN savoir plus http://www.frapscentre.org/antennes/loiret/coordination/prevention-suicide-loiret/

jeudi 28 avril 2016

CANADA Agir en sentinelle pour la prévention du suicide – Déclinaison agricole

Une formation Sentinelle pour prévenir le suicide chez les producteurs agricoles
27 avril 2016  aqps.info *

La nouvelle formation Agir en sentinelle pour la prévention du suicide – Déclinaison agricole, développée par l'AQPS en collaboration avec l'Union des producteurs agricoles, a pour but de prévenir le suicide chez les producteurs agricoles. La formation de 7 heures permet de se familiariser avec la prévention du suicide et d’apprendre à :
repérer les personnes vulnérables au suicide;reconnaître l'influence des valeurs et des croyances;
vérifier la présence d'idées suicidaires;
recueillir les informations relatives à la planification du suicide;
favoriser la demande d'aide;
transmettre les informations à l'intervenant désigné;
respecter ses limites en tant que sentinelle.
Les personnes qui jouent le rôle de sentinelles sont des adultes susceptibles d'être en contact avec des producteurs agricoles suicidaires par leur travail, leurs activités bénévoles, la place qu'ils occupent dans leur milieu ou leur communauté ou pour leurs qualités d'écoute. Ce sont des personnes choisies pour leurs liens étroits avec les producteurs, qui s'engagent de façon volontaire et qui sont formées et soutenues pour jouer le rôle qu'on attend d'elles auprès des personnes suicidaires.
Les futures sentinelles qui sont visées par la formation peuvent être :
des producteurs eux-mêmes, qui s'impliquent dans divers comités, C.A. ou associations;
des travailleurs et professionnels oeuvrant dans l'entourage des producteurs (comptables agricoles, vétérinaires pour animaux de ferme, inséminateurs, camionneurs pour le transport du lait, conseillers en gestion, agronomes, etc.);
des bénévoles oeuvrant auprès des proches de producteurs.
Le rôle de la sentinelle est principalement :
d'établir le contact avec les personnes qui semblent en détresse;
d'assurer le lien entre les personnes suicidaires et les ressources d'aide du territoire.
On peut comparer le rôle des sentinelles à celui des personnes capables de donner les premiers soins ou de pratiquer la réanimation cardiorespiratoire : des membres de la communauté, formés pour agir promptement, assurent un soutien en attendant que des spécialistes prennent la relève.

Créer un réseau de sentinelles dans son milieu
Plusieurs raisons appuient la mise en place de réseaux de sentinelles en prévention du suicide :
de nombreuses personnes sont isolées et manquent de soutien social;
plusieurs personnes ont de la difficulté à demander de l'aide ou ne connaissent pas les ressources disponibles;
certaines croyances (mythes) ou valeurs établies dans des milieux donnés font en sorte que le suicide est considéré comme une « issue acceptable» à certains problèmes, ce qui peut limiter les actions préventives de l'entourage;
bien que les signes précurseurs des comportements suicidaires soient généralement assez connus, l'action d'amener la personne vers les ressources d'aide ne semble pas suffisamment intégrée dans les habitudes de l'entourage;
la formation des membres de l'entourage à reconnaître et à réagir de façon appropriée contribue à la prévention du suicide. Chez les membres du réseau de soutien, le développement des compétences permettant de mieux reconnaître les signes et les ressources d'aide pourrait contribuer à accroître leur capacité à faire face au problème du suicide.
Il est donc important d'implanter des réseaux de sentinelles dans les milieux de vie pour reconnaître les personnes à risque, particulièrement celles qui sont isolées ou plus difficiles à rencontrer.

Détails dans le document joint à cette nouvelle.
Documentation complémentaire
Formation Sentinelles agricoles - document de présentation

  
http://www.aqps.info/nouvelles/une-formation-sentinelle-pour-prevenir-suicide-469.html

INSERM Dossiers d'information Alcool et santé

Alcool et santé
Dossier réalisé en collaboration avec le Pr Mickaël Naassila, directeur de l’équipe Inserm ERI 24, "Groupe de recherche sur l'alcool & les pharmacodépendances" (GRAP) et Bertrand Nalpas, directeur de recherche à l’Inserm et chargé de la mission "Addiction" – mars 2016

"Bien que sa consommation diminue régulièrement en France, 10% des adultes sont aujourd’hui en difficulté avec l’alcool. Une consommation abusive entraîne des complications hépatiques, cardiovasculaires, neurologiques ainsi que des cancers, et l’alcool reste la deuxième cause de mortalité dans notre pays. Un enjeu majeur est actuellement de repérer les consommateurs à risque et de réduire leur consommation. L’étude de facteurs de vulnérabilité est en cours pour améliorer ce repérage et la prise en charge de l’alcoolodépendance."
...

" L’alcool, deuxième cause de mortalité prématurée en France
A dose excessive, la consommation d’alcool contribue de façon directe ou indirecte à 13% des décès masculins et à 3% des décès féminins. Il s’agit de la deuxième cause de mortalité prématurée en France. Ainsi, en 2009, 49 000 décès étaient imputables à l’alcool en France, dont 22% des décès des 15-34 ans, 18% des décès des 35-64 ans et 7% des décès après 65 ans. Il s’agissait surtout de cancers (15 000 décès), de maladies cardio-vasculaires (12 000 décès), de maladies digestives (8 000 morts dues à des cirrhoses) et d’accidents et suicides (8 000 morts). Les autres décès relevaient d'autres maladies dont des troubles mentaux liés à l'alcool."
Voir le dossier http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/dossiers-d-information/alcool-et-sante-bilan-et-perspectives

RENNES un guide de Ressources en Santé Mentale

Ressources en Santé  Mentale
Ce document est réalisé par le collectif de la Semaine d’Information sur la Santé Mentale. Rennes avril 2016
http://maisondelasante.com/wp-content/uploads/2016/04/2312-Livret-32P-2016.pdf

AUTOUR DE LA QUESTION CANADA INITIATIVE "Braver les vents de la maladie mentale"

Braver les vents de la maladie mentale
lapresse.ca Publié le 27 avril 2016 Marie Tison


Le canyoning représente une des activités phares des projets de Face aux vents, un organisme qui cherche à améliorer la santé mentale par l'entremise de la thérapie d'aventure.

Le plein air, c'est bon pour la santé, on s'en doute bien. Mais l'aventure en plein air pourrait-elle servir d'outil pour améliorer la santé mentale ? Notamment pour les gens qui connaissent des problèmes complexes, comme des épisodes de psychose ?
Les gens derrière l'organisme Face aux vents, qui organise des séjours de plein air avec une clientèle suivie en santé mentale, pensent que oui. Dans quelques semaines, ils feront une expédition en collaboration avec la clinique PEP (Premier Épisode de psychose) du centre de santé et des services sociaux de Saint-Jean-sur-Richelieu
« Je crois que la chose la plus importante dans la thérapie d'aventure, c'est de sortir de sa zone de confort pour créer un processus de changement, explique Jean-Philippe LeBlanc, directeur général et fondateur de Face aux vents. La thérapie, c'est changer quelque chose. »
Évidemment, la préparation et l'encadrement sont des éléments essentiels à la réussite de ce genre de projet, élaboré notamment avec des cliniques et des centres hospitaliers.
« Avant un projet, ça prend presque un an de contacts et de travail, indique M. LeBlanc. Au cours des six semaines précédant un séjour, on rencontre les participants deux fois par semaine pour les préparer tranquillement à ce qu'ils vivront là-bas. »
À l'aide des intervenants cliniques, les participants doivent se fixer des objectifs. Par exemple, un participant pourrait désirer entrer davantage en contact avec les gens. Il faudra donc faire en sorte que l'expérience lui permette de développer ses habiletés sociales et d'entretenir des liens d'amitié naissante.
« On essaie d'aller au-delà du simple aspect plaisir du plein air, lance M. LeBlanc. Oui, on va vivre du plaisir, mais il faut travailler des choses chez le participant. »
Les intervenants font évidemment partie du voyage, accompagnés de guides d'aventure expérimentés.
« C'est la clé du succès, affirme M. LeBlanc. Ce sont les intervenants qui suivent les clients sur le terrain. En tant que guide de Face aux vents, je ne fais pas de thérapie, mais je fais en sorte de créer un milieu propice pour que les intervenants puissent faire des interventions à travers l'aventure. »
Deux projets de recherche sont en cours pour évaluer les résultats de cette approche.
Pendant le séjour, souvent d'une durée de quatre jours, les participants font du camping, de la randonnée ou encore du canyoning.
« Le canyoning, c'est l'activité phare de nos projets, indique M. LeBlanc. En comparaison de l'escalade, c'est peu difficile au niveau kinesthésique : il suffit de garder son équilibre, de prendre une bonne position pour descendre en rappel. Le défi, au lieu d'être purement physique, se trouve beaucoup à l'intérieur de soi : contrôler son anxiété, faire confiance à ceux qui ont fait les ancrages ou qui font l'assurage. »
En outre, les intervenants se retrouvent dans le même bain que les participants. Eux aussi vivent l'anxiété, tout en continuant à jouer leur rôle d'intervenant.
« Ça vient souvent améliorer la relation que le participant a avec l'intervenant. Ça élimine un peu la distance entre eux. »
Souvent, le seul fait de camper présente un défi.
« C'est une activité qui peut être thérapeutique en soi. On est deux par tente, il faut faire des compromis. Il faut gérer le matériel, participer aux tâches communes, comme la préparation de la nourriture ou l'entretien du feu. »
Pas besoin d'aller au bout du monde pour créer un projet efficace : les projets se déroulent souvent à la Vallée Bras-du-Nord, dans Portneuf.
« Ce n'est pas vraiment le fait d'aller loin, mais de faire vivre une expérience différente, indique M. LeBlanc. Mais aussi, on essaie d'être près des services d'urgence. Il y a quand même cette réalité-là à laquelle il faut penser. »
En trois ans, 130 personnes ont participé à des séjours. Cette année, ils devraient être au moins 70.
Le financement des projets n'est pas nécessairement facile. Souvent, la fondation de l'hôpital impliqué assumera 60 % des frais. Le reste devra être recueilli ailleurs, parfois auprès de sociétés pharmaceutiques.
« La psychiatrie, c'est un des domaines où les fondations d'hôpitaux donnent le moins, observe M. LeBlanc. Acheter une machine, ça va servir à de nombreuses personnes pendant 10 ans, au lieu d'investir dans une seule personne en tant que telle. »
Les projets de Face aux vents ont toutefois le don de mobiliser la communauté hospitalière et de faire parler de la santé mentale, ajoute-t-il.
Et d'où vient le nom Face aux vents ? Qu'il suffise de dire que Jean-Philippe LeBlanc est un natif des îles de la Madeleine et que le vent, il connaît...
>>>Visitez le site de Face aux vents.

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail et Rapport

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail
28/04/2016 inrs.fr

Le stress au travail : un défi collectif
Lancé à l’initiative de l’Organisation internationale du travail et célébré le 28 avril, cet événement a pour ambition de promouvoir la prévention des accidents et maladies professionnels dans le monde entier. Cette 13ème édition met en lumière le défi collectif que représente le stress au travail.
En quelques années, le monde du travail a connu des évolutions rapides qui ont favorisé l’émergence des risques psychosociaux. Parmi eux, le stress au travail s’est imposé comme un risque particulièrement préoccupant.
Si l’ampleur du phénomène et ses conséquences ne sont plus à démontrer, le stress n’est pourtant pas une fatalité. Des solutions existent pour prévenir efficacement et durablement ce risque professionnel. Voici quelques clés pour mieux comprendre et mieux agir contre le stress au travail.
Les sources de stress
Dans la sphère professionnelle, on parle de stress lorsqu’une personne ressent un déséquilibre entre les tâches qu’elle doit effectuer et les ressources dont elle dispose pour répondre à ces demandes.
Les travailleurs peuvent être exposés à de nombreux facteurs de stress qui peuvent être liés à l’intensité du travail (surcharge, pression temporelle), à l’existence de tensions avec les clients ou les usagers, au manque d’autonomie ou de reconnaissance…
Certaines exigences de rentabilité obligent aussi parfois les salariés à effectuer des tâches qu’ils désapprouvent ou à effectuer un travail de faible qualité, mettant ainsi leurs valeurs, notamment éthiques, en porte à faux.
Le contexte actuel, marqué par la crise économique mais également par des évolutions technologiques fréquentes, induit aussi des peurs liées à la perte d’emploi ou à l’incertitude sur l’avenir de son métier.
Des effets sur la santé des salariés, des conséquences sur la vitalité des entreprises
Pour les salariés victimes, la souffrance est réelle. Ses impacts sur la santé des individus sont en effet nombreux et multiples : hypertension, maladies cardiovasculaires, troubles musculosquelettiques, anxiété, dépression pouvant évoluer vers des tendances suicidaires…
Les entreprises sont elles aussi directement affectées par les conséquences négatives du stress : turnover, absentéisme, perte de qualité de la production, démotivation… Le phénomène n'épargne aucun secteur d'activité. Selon une étude réalisée en 2007, le coût social du stress en France atteindrait a minima 2 milliards d’euros par an. Cette estimation se situe très vraisemblablement bien en deçà du coût réel.

Chiffres clés
En France, 56 % des salariés déclarent devoir interrompre une tâche pour en faire une autre non prévue. Pour 44 % d’entre eux cela perturbe leur travail
36 % disent ne pas pouvoir faire varier les délais fixés pour réaliser leur travail
22 % des salariés signalent subir des comportements hostiles ou ressentis comme tels sur leur lieu de travail.
(Source enquête SUMER 2010).

Prévenir durablement le stress : une démarche collective
La prévention se heurte encore à certaines difficultés. La principale tient à la persistance d’idées reçues qui tendent à réduire ces risques à des problèmes de fragilité voire d’inadaptation individuelle.
Si on l’aborde sous cet angle trop réducteur, la prévention se limite alors à la gestion individuelle du stress. Cette approche peut atténuer temporairement les "symptômes" du malaise mais n'en traitera pas les causes profondes...
Prévenir durablement le stress nécessite la mise en place d’une démarche collective associant chef d'entreprise, représentants des salariés, et acteurs de la prévention. Cela implique surtout une réflexion profonde sur l'organisation du travail.
Beaucoup d'entreprises hésitent encore à s'engager dans cette démarche qu'elles estiment trop longue et complexe. Elles peuvent pourtant bénéficier aujourd’hui de l’accompagnement d’acteurs formés à la prévention des risques psychosociaux (Carsat/ Cram/CGSS, services de santé au travail, Aract…).
De nombreux outils pratiques ont également été développés, notamment par l’INRS, pour faciliter la démarche de prévention et guider les entreprises dans sa mise en œuvre. (lien vers ED 6011 – Stress au travail, les étapes d’une démarche de prévention).
Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail
A l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, l’OIT publie un rapport qui met l'accent sur les tendances mondiales actuelles concernant le stress au travail et son impact.
Pour en savoir plus : http://www.ilo.org/safework/events/safeday/lang--fr/index.htm présentation ci dessous

* http://www.inrs.fr/actualites/journee-mondiale-securite-sante-travail-2016.html

***

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail sur ilo.org

Cette année, le thème de la campagne de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail est «Le stress au travail: un défi collectif». Le rapport mettra l'accent sur les tendances mondiales actuelles sur le stress au travail et son impact.
Aujourd'hui, de nombreux travailleurs ressentent une forte pression pour répondre aux exigences de la vie professionnelle moderne. Les risques psychosociaux comme la concurrence accrue, les attentes plus élevées sur les performances et de longues heures de travail contribuent à ce que le lieu de travail devienne un environnement toujours plus stressant. Avec le rythme de travail dicté par des communications instantanées et des niveaux élevés de concurrence mondiale, les lignes de séparation entre le travail et la vie privée sont de plus en plus difficiles à identifier. En outre, avec les changements importants dans les relations de travail et la récession économique actuelle, les travailleurs sont confrontés à des changements organisationnels et des restructurations, au manque d’opportunités, à du travail de plus en plus précaire, à la peur de perdre leur emploi, à des licenciements massifs, au chômage et à la diminution de la stabilité financière, avec de graves conséquences pour leur santé mentale et leur bien-être.
Au cours des dernières années, l'impact des risques psychosociaux et du stress lié au travail a reçu plus d’attention parmi les chercheurs, les spécialistes et les décideurs politiques. Le stress lié au travail est désormais généralement reconnu comme un problème mondial affectant tous les pays, toutes les professions et tous les travailleurs tant dans les pays développés qu’en développement. Dans ce contexte complexe, le lieu de travail est une source importante de risques psychosociaux et, en même temps, le lieu idéal pour y faire face afin de protéger la santé et le bien-être des travailleurs.
OIT info:" L'ergonomie en Chine: Combattre le stress au travail"
Rapport sur «Le stress au travail: un défi collectif»
Affiche
Présentation sur «Le stress au travail: un défi collectif»

Extraits " du rapport "Selon l’OMS, plus de 800 000 personnes meurent chaque année en se suicidant. 82 Plus de septante-cinq pour cent des décès par suicide surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et concernent essentiellement des personnes en âge de travailler. Les comportements suicidaires sont associés à  des symptômes de dépression. Le lien entre suicide et troubles mentaux (dépression et troubles associés à l’abus de substances psychoactives, en particulier) est clairement établi. 83 Il est fréquent  que plusieurs facteurs de risques se cumulent pour accentuer  la vulnérabilité d’une  personne aux comportements suicidaires,  notamment au niveau individuel (antécédents de tentatives de  suicide, troubles mentaux, usage nocif d’alcool ou de drogues,  perte financière, douleur chronique et antécédents familiaux de suicide).84 Cependant, des risques psychosociaux associés à des crises juridiques, à la discrimination, à l’isolement, à des relations conflictuelles, à des abus physiques ou psychologiques, à des  problèmes scolaires ou liés au travail peuvent aussi susciter des intentions suicidaires. "

" Même si l’on accorde une attention croissante aux suicides liés au travail depuis quelques années, leur proportion par rapport au nombre total de suicides reste mal connue, faute de données suffisantes concernant l’origine des suicides declarés. Cependant, les données disponibles sont alarmantes. Plusieurs études se sont intéressées aux caractéristiques de l’emploi et au risque de décès par suicide chez les travailleurs, mettant en évidence la relation avec l’exposition aux risques psychosociaux suivants liés au travail: problèmes financiers (dont le chômage), conflits (y compris la persécution collective, l’intimidation et le harcèlement), faible contrôle ou faible latitude décisionnelle, faible soutien social, exigences psychologiques fortes, et longues heures de travail. 104 Ainsi, une étude australienne a observé que dix-sept pour cent des
suicides survenus dans la province de Victoria entre 2000 et 2007 étaient liés au travail. 105 Selon les statistiques de santé publique thaïlandaises, en 2007, le taux de suicide chez les personnes en âge de travailler était de sept pour 100 000, soit plus que le taux national global (5,95) 106 . Par ailleurs, toujours en 2007, l’ABAC  (Assumption Business Administration College) a réalisé une  enquête soutenue par la Fondation thaïlandaise pour la promotion de la santé. Cette étude a établi que les niveaux de stress avaient
augmenté et que près de dix pour cent des travailleurs thaïlandais  (des travailleurs non qualifiés aux travailleurs de bureau) avaient envisagé le suicide en raison d’une mauvaise qualité de vie. Elle a constaté que la santé mentale des travailleurs employés à la journée était moins bonne que celle d’autres groupes de travailleurs, peut-être à cause de l’insécurité de l’emploi et du caractère aléatoire des revenus."

" Les chiffres des demandes d’indemnisation de travailleurs (dans les pays qui reconnaissent l’origine professionnelle du suicide) peuvent donner des indications sur l’incidence du suicide lié au travail. Au Japon, par exemple, le suicide lié au travail (karojisatsu: suicide dû au surmenage et à des conditions de travail stressantes)  est devenu un problème de société reconnu par le régime d’indemnisation des accidents du travail depuis la seconde moitié des années 1980. Il est associé aux longues heures de travail, aux lourdes charges de travail, au manque de contrôle sur le travail, aux tâches routinières et répétitives, aux conflits interpersonnels, aux récompenses inadéquates, à l’insécurité de l’emploi et aux problèmes organisationnels. XIV Selon le ministère japonais de la  Santé, du Travail et des Affaires sociales, les cas de karojisatsu
augmentent au Japon. En l’espace de 14 années, entre 1997 et 2011, ceux qui ont donné lieu à indemnisation sont passés de 2 à 66. 108 De plus, le livre blanc sur la prévention du suicide au Japon (2012) affirme que les problèmes liés au travail sont à l’origine de  sept virgule six à douze virgule trois pour cent des suicides chez les hommes de 20 à 59 ans (des chiffres plus de deux fois plus élevés que pour les Japonaises). 109 En outre, en 2013, le suicide  était la cause de la moitié des décès des vingtenaires, motivé dans près de quarante pour cent des cas par une dépression et une détresse liées au travail, selon l’édition 2014 du Health, Labour and Welfare Report for the Realization of a Society of Health and Longevity du ministère japonais de la Santé, du Travail  et des Affaires sociales. 110 En République de Corée, 23 suicides liés au travail ont été indemnisés entre 1999 et 2004, 111 tandis  qu’en France, pour la période 2010-2011, 149 demandes ont été  déposées, dont 43 reconnues et indemnisées. 112 La crise économique et la récession s’accompagnent d’une hausse des taux de suicide. Une étude publiée en 2009 consacrée aux effets des crises économiques sur la santé publique s’est intéressée aux associations entre les changements en matière d’emploi et la mortalité dans 26 pays de l’UE, entre 1970 et 2007. Elle a établi que pour chaque hausse d’un point du taux de chômage, le taux de suicide augmentait de zéro virgule soixante-dix-neuf pour cent chez les moins de 65 ans. En outre, une hausse du taux de chômage de plus de trois pour cent est associée à une augmentation plus forte des suicides chez les moins de 65 ans (quatre virgule quarante-cinq pour cent) et des décès liés à l’abus d’alcool (vingt-huit pour cent). 113  107"
Le rapport http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_protect/---protrav/---safework/documents/publication/wcms_466548.pdf

Fédération régionale de recherche en santé mentale Nord – Pas de Calais :: Premier rapport d’étape de l’évaluation du dispositif VigilanS

Evaluation du dispositif VigilanS
source santementale5962.com*  Avril 2014
La prise en charge des personnes suicidantes dans les services d’urgence du Nord et du Pas-de-Calais



En 2015, un programme de recontact des suicidants s’est progressivement mis en œuvre dans le Nord - Pas-de-Calais à partir des services des urgences. A l’occasion du démarrage de ce dispositif géré par le service de psychiatrie du CHRU de Lille, une enquête a été menée –par la F2RSM, chargée de son évaluation- auprès des professionnels engagés dans la prise en charge des personnes ayant fait une tentative de suicide : personnels des équipes des urgences et de psychiatrie. Des entretiens semi-directifs ont cherché à appréhender les modes d’organisation de la prise en charge, les liaisons entre équipes, avec les proches et les médecins traitants, ainsi que l’opinion sur le programme de recontact alors débutant. Un questionnaire a également été passé auprès de ces mêmes personnels, ainsi que des Agents de régulation médicale au Samu-Centre 15 du Nord. L’organisation est complexe, car elle fait intervenir différents professionnels, mais elle est jugée satisfaisante, bien que difficile, de par les problèmes sous-jacents au passage à l’acte. L’étude fait également apparaître un a priori très favorable au principe du recontact et une satisfaction d’être associé à un programme régional. Une grande variabilité des pratiques ressort de la rencontre avec les professionnels, pas uniquement liée aux moyens disponibles.

Cet état des lieux est à la fois utile pour rendre compte des pratiques professionnelles actuelles de prise en charge des suicidants au décours de leur passage dans les services d’urgences, mais également pour apprécier les conditions dans lesquelles VigilanS s’implante progressivement dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Rapport établi dans le cadre de l’évaluation du dispositif VigilanS dans le Nord et le Pas-de-Calais grâce à un financement de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et de la Direction générale de la santé (DGS)
Les auteurs

Géraldine Guétière1, Laurent Plancke1,2, Thierry Danel1,3, Maxime Dehem1,3

1 Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale (F2RSM) des Hauts-de-France 2 Centre lillois d’études sociologiques et économiques (Clersé) 3 CHRU de Lille
La prise en charge des personnes suicidantes dans les services d’urgence du Nord et du Pas-de-Calais

Téléchargez le document ICI

Document lié à cet article : Rapport évaluation VigilanS : PDF - 15.9 Mo 
* http://www.santementale5962.com/nos-travaux/les-themes-d-etude-et-de-recherche/suicide-et-tentative-de-suicide/evaluation-du-dispositif-vigilans/article/la-prise-en-charge-des-personnes

Le dispositif VigilanS
26/04/2016
Le programme VigilanS est un dispositif de veille des suicidants sur une période de 6 mois. Une carte comprenant le numéro d’appel de ressource régional est initialement transmis à chaque participant. Les médecins traitants, psychiatres et psychologues traitants des suicidants sont prévenus de la mise en place du dispositif de veille. Des recontacts téléphoniques et des envois de cartes postales sont prévus pour les patients récidivistes.

Les objectifs du dispositif sont de contribuer à une baisse de la mortalité et la morbidité par suicide, dans une population de sujets suicidants. Il visera à constituer des procédures d’alerte efficaces dans chaque centre, en cas d’identification de sujets en crise suicidaire ainsi que de contribuer à la mise en place de stratégies innovantes et répliquables dans la prise en charge des conduites suicidaires.

La F2RSM Nord - Pas-de-Calais est responsable de l’évaluation du programme VigilanS.
Elle comprendra un volet opérationnalité comprenant une partie qualitative et une partie quantitative.
Un volet efficacité réalisera des mesures d’index suicide.
L’évaluation comprendra également l’évolution du nombre d’appels au Samu, du nombre d’hospitalisation pour tentative de suicide et de la mortalité par suicide dans les territoires dans lesquels VigilanS a été développé et dans des territoires sans ce dispositif.
Consultez la présentation faite au conseil scientifique de la F2RSM.

Le dispositif VigilanS en infographie :
Documents liés à cet article :
document 1 : PDF - 594.6 ko

AUTOUR DE LA QUESTION CANADA Projet d'etude sur la dépression chez les hommes asiatiques

Une étude se penche sur la dépression chez les hommes asiatiques
Publié le mercredi 27 avril 2016 ici.radio-canada.ca/
La régie de la santé Vancouver Coastal mènera une nouvelle étude sur la maladie mentale ayant comme point de mire les hommes asiatiques. Selon le chercheur, par pression sociale et culturelle, ils refuseraient souvent de chercher de l'aide pour traiter leur dépression.
Le Dr Hiram Mok, un professeur en psychiatrie à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) qui est à l'origine du projet, explique que, de manière générale, les maladies mentales chez les hommes sont peu diagnostiquées. Et c'est encore plus vrai, dit-il, pour ceux d'origine asiatique, qui refusent la plupart du temps de parler de leurs problèmes, car ils n'en voient pas l'utilité.
Dans les communautés asiatiques, peu d'antidépresseurs sont consommés, et les bénéfices d'une psychothérapie sont discutés, selon le Dr Mok. « Ils ne veulent pas faire honte à leur famille. Ils ne croient pas à l'efficacité de parler de leurs problèmes pour mieux se comprendre eux-mêmes », affirme-t-il.
http://ici.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2016/04/27/003-depression-maladie-mentale-culture-asiatique-vancouver-etude.shtml

ETUDE RECHERCHE Les inégalités de santé mentale chez les hommes homosexuels et bisexuels en Angleterre, Ecosse et Pays de Galles: une grande enquête transversale communautaire

Etude présentée dans l' article "Étude américaine Suicide : les hommes homosexuels sont six fois plus exposés avant 26 ans" par Audrey Vaugrente  Publié le 28.04.2016 pourquoidocteur.fr*

Les homosexuels et bisexuels de plus de 45 ans souffrent moins de troubles mentaux et font moins de tentatives de suicide que les jeunes. Ceux-ci sont six fois plus exposés.
Double peine pour les jeunes homosexuels et bisexuels. Selon un sondage réalisé au Royaume-Uni, et paru dans le Journal of Public Health, ils sont bien plus exposés aux troubles de santé mentale avant 26 ans qu’après 45 ans. Les entretiens ont révélé des détails précieux sur la variété de cette minorité sexuelle.
Mieux gérer l’homophobie
5 800 jeunes hommes, âgés de 16 ans ou plus, ont répondu aux questionnaires soumis par la London School of Hygiene & Tropical Medicine (Royaume-Uni). Les sondés de moins de 26 ans étaient six fois plus à risque de suicide ou de comportement autodestructeur que ceux de plus de 45 ans. La probabilité qu’ils souffrent de dépression ou d’anxiété était aussi doublée.
Les auteurs de l’étude avancent deux explications à ce phénomène, mais soulignent qu’elles doivent être confirmées par des travaux approfondis. Avec l’âge, les hommes apprennent à mieux faire face à l’homophobie. La discrimination à laquelle ils font face pourrait aussi être liée à d’autres causes que leur orientation sexuelle.
La vie en couple bénéfique
Mais limiter les minorités sexuelles à une seule entité serait une erreur, nous rappelle cette étude. Age, origine ethnique, revenu et éducation ont aussi un poids prépondérant dans l’apparition des troubles mentaux. Les Afro-Américains homosexuels et bisexuels de couleur noir sont ainsi deux fois plus à risque de dépression et cinq fois plus à risque de suicide. « Il est clair que les inégalités de santé parmi les hommes homo et bisexuels sont le reflet de la société plus large », commente le Dr Ford Hickson, qui signe l’étude.
De même, les sondés dont les revenus ou la formation académique étaient faibles étaient davantage exposés aux troubles mentaux. « Cela s’explique probablement par le fait que les hommes sont plus capables de gérer l’homophobie avec l’âge ou s’ils vivent dans des zones privilégiées », selon le Dr Ford Hickson. Le fait de vivre en couple est toutefois un facteur positif puisqu’il réduit de 50 % le risque de dépression par rapport à la vie en célibataire.
Les inégalités de santé mentale chez les hommes gais et bisexuels en Angleterre, Ecosse et Pays de Galles: une grande enquête transversale communautaire
Contexte Les minorités sexuelles souffrent de santé mentale pire que la majorité sexuelle, mais on en sait peu sur les différences en matière de santé mentale au sein des minorités sexuelles. Nous avons cherché à décrire l'inégalité dans les indicateurs de la santé mentale chez les hommes gais et bisexuels.
Méthodes utilisant un échantillonnage opportuniste communautaire multi-canal nous avons recruté 5799 hommes admissibles âgés de 16 ans et plus, vivant en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, et qui ont été sexuellement attirés par d'autres hommes, à une enquête sur la santé Internet auto-complétion. Les indicateurs de la santé mentale (dépression (PHQ-9), l'anxiété (GAD-7), tentative de suicide et d'automutilation) ont été examinés pour les associations indépendantes à travers des axes communs de l'inégalité (âge, origine ethnique, la migrance, l'éducation, le revenu, la cohabitation et la vie dans Londres).
Mauvaise santé mentale Résultats était commun: 21,3% étaient déprimés et 17,1% anxieux, tandis que 3,0% ont connu une tentative de suicide et 6,5% avaient auto-lésés au cours des 12 derniers mois. Les quatre indicateurs ont été associés à un plus jeune âge, l'éducation inférieure et à faible revenu. La dépression a également été associée au fait d'être un membre des minorités ethniques visibles et attirance sexuelle pour les femmes ainsi que les hommes. Cohabitant avec un partenaire masculin et vivant à Londres étaient de protection de la santé mentale.
* http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/15362-Suicide-les-hommes-homosexuels-sont-six-fois-plus-exposes-avant-26-ans

ETUDE CITEE
Mental health inequalities among gay and bisexual men in England, Scotland and Wales: a large community-based cross-sectional survey
Ford Hickson, Lecturer, Calum Davey, Research Fellow,  David Reid, Research Fellow,  Peter Weatherburn, Senior Lecturer and  Adam Bourne, Lecturer
Sigma Research, Department of Social & Environmental Health Research, London School of Hygiene & Tropical Medicine, 15–17 Tavistock Place, London WC1H 9SH, UK
Address correspondence to Ford Hickson, E-mail: ford.hickson@lshtm.ac.uk

Abstract
Background Sexual minorities suffer worse mental health than the sexual majority but little is known about differences in mental health within sexual minorities. We aimed to describe inequality in mental health indicators among gay and bisexual men.
Methods Using multi-channel community-based opportunistic sampling we recruited 5799 eligible men aged 16 years and over, living in England, Scotland and Wales and who were sexually attracted to other men, to a self-completion Internet health survey. Mental health indicators (depression (PHQ-9), anxiety (GAD-7), suicide attempt and self-harm) were examined for independent associations across common axes of inequality (age, ethnicity, migrancy, education, income, cohabitation and living in London).
Results Mental ill-health was common: 21.3% were depressed and 17.1% anxious, while 3.0% had experienced attempted suicide and 6.5% had self-harmed within the last 12 months. All four indicators were associated with younger age, lower education and lower income. Depression was also associated with being a member of visible ethnic minorities and sexual attraction to women as well as men. Cohabiting with a male partner and living in London were protective of mental health.
Conclusion Community interventions to increase mental health among gay and bisexual men should be designed to disproportionately benefit younger men and those living on lower incomes.
http://jpubhealth.oxfordjournals.org/content/early/2016/04/01/pubmed.fdw021.full

FOCUS REPORTAGE Groenland "The Arctic Suicides: It's Not The Dark That Kills You"

Une Enquête signalée par l'article "Groenland. Le fléau des “suicides de l’Arctique”  du 27/04/2016 de courrierinternational.com *

Le Groenland a le taux de suicide le plus élevé du monde. Et ce n’est pas seulement dû au climat particulier de cette ancienne colonie du royaume du Danemark.
En moins de quinze jours, la petite communauté de Tiniteqilaaq (3 000 habitants), dans le sud du Groenland, a vu deux de ses enfants se suicider : Pele, 22 ans, et Peter, 15 ans.
“C’est quelque chose qui arrive trop souvent, dans trop de villes du Groenland, écrit le site de NPR (National Public Radio). Une poussée de suicides, inexplicable et indiscriminée, qui déchire la jeune génération d’un territoire qui a le taux de suicide le plus élevé du monde.” En 2015, celui-ci s’élevait à 82,8 pour 100 000 personnes, contre 13,4 au Etats-Unis. Et d’après une étude publiée en mars 2015 par l’institut national de santé publique, près de 1/5 des Groenlandais ont déjà pensé à se suicider.
Dans une enquête long format ** enrichie de nombreuses photos et interviews audio, NPR tente de comprendre les raisons de ce phénomène qui préoccupe les autorités depuis plusieurs années. Ce n’est pas seulement parce qu’il fait nuit tôt que les jeunes se suicident davantage au Groenland, écrit la journaliste Rebecca Hersher. Comme pour la communauté amérindienne d’Attawapiskat au Canada, touchée par une vague de suicides, ces “suicides de l’Arctique” s’expliquent à la fois par l’histoire et par l’évolution récente du Groenland.
Des villages rayés de la carte
Ancienne colonie du royaume du Danemark devenue autonome en 1979, le Groenland est majoritairement peuplé d’Inuits et vit essentiellement de la pêche. “Comme les peuples autochtones partout dans l’Arctique, les Groenlandais ont souffert [à partir des années 1980] de la modernisation rapide du pays et d’interférences culturelles sans précédent.” De nombreuses familles ont quitté leur communauté, certains villages ont carrément disparu de la carte.
Lorsque les communautés sont perturbées, les familles commencent à s’effondrer. L’alcoolisme augmente, de même que la négligence et la maltraitance physique : autant de facteurs de risque de suicide.”
NPR pointe aussi des raisons plus profondes, liées à la crise d’identité de la culture inuit. “Quand une culture disparaît en moins d’une génération, beaucoup de jeunes se sentent coupés des générations plus âgées sans non plus avoir le sentiment de faire partie de la nouvelle.”
* http://www.courrierinternational.com/article/groenland-le-fleau-des-suicides-de-larctique?

Enquête citée (en anglais)
** Special Report  The Arctic Suicides: It's Not The Dark That Kills You