samedi 14 mai 2022

MANIFESTATION 31/05/22 Equevillon (39) Rencontre - Débat Phar'andole, information sur le repérage du risque suicidaire

Phar'andole, information sur le repérage du risque suicidaire



Source/crédits : MSA de Franche-Comté
Rencontre - Débat
 
Phar'andole, information sur le repérage du risque suicidaire

Quand, Où ? le 31/05/2022 de 10h00 à 12h00

Espace culturel et convivial
Équevillon
Voir le plan d'accès

Organisateur MSA de Franche-Comté - Amélie Bonneau
06.71.13.04.06

Date limite de réservation : 30 mai 2022. Lieu/site internet pour la réservation/l'inscription : bonneau.amelie@franchecomte.msa.fr.

Tarifs Gratuit
Parler du suicide ce n'est pas facile, d'autant plus qu'il existe des idées fausses sur le suicide, qui rendent toute discussion impossible.Veille collective pour prévenir le suicide et développer le maillage territorial. Inscription : 06 71 13 04 06. bonneau.amelie@franchecomte.msa.fr
Amélie Bonneau, animatrice MSA - 0671130406 bonneau.amelie@franchecomte.msa https://www.leprogres.fr/pour-sortir/loisirs/Rencontre-conference/Debats/Franche-comte/Jura/Equevillon/2022/05/31/Phar-andole-information-sur-le-reperage-du-risque-suicidaire

Grand Prix 2021 de la Prévention Médicale : Stéphanie Bour et Dr Olivier Martin pour leur outil de prévention des suicides des personnes âgées

Grand Prix 2021 de la Prévention Médicale : Stéphanie Bour et Dr Olivier Martin pour leur outil de prévention des suicides des personnes âgées 

Auteur : La Prévention Médicale / MAJ : 11/05/2022 

Tout sur la gestion des risques en santé et la sécurité du patient


 

Le second prix est attribué au Dr Olivier Martin et à Stéphanie Bour pour leur kit de "Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS".

L’objectif est de doter les établissements et structures ESSMS d’outils leur permettant d’identifier les signaux précurseurs et les étapes d’une crise suicidaire chez les personnes âgées et de supports de communication et de sensibilisation.

A propos des fondateurs du kit

Olivier Martin est docteur en médecine. Il a une expérience en qualité et gestion des risques depuis plus de 15 ans. Il a également assuré les missions de responsable du système de management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse. Il exerce actuellement comme praticien hospitalier de médecine polyvalente et est expert EIGS au groupe de travail permanent de la HAS. Il est médecin coordonnateur à la SRA Grand Est (Structure Régionale d’Appui) depuis février 2019.

Stéphanie Bour est chargée de mission Qualité "Médico-social". Elle est diplômée d'un Mastère en Management de la Qualité, la Sécurité et l'Environnement au CESI d'Arras. Elle a une expérience de plus de 9 ans dans la démarche Qualité en secteur médico-social en tant que Référente Qualité Régionale pour un Groupe d'EHPAD. Elle s'est spécialisée en 2016 dans la prévention des infections associées aux soins en obtenant un DU d'Hygiène Hospitalière à la faculté de Médecine d'Amiens. Elle a rejoint la SRA Grand Est en Septembre 2020.

 
Description : https://sragrandest.org/wp/2021/06/10/groupe-de-travail-sra-grand-est-prevention-du-risque-suicidaire-chez-les-personnes-agees-en-essms/
Qu'est-ce qui vous a motivés à développer cette initiative ?

Nous nous sommes appuyés sur un triple constat concernant le suicide des personnes âgées :Le 4ème rapport de l’ONS (Observatoire National du Suicide) paru en juin 2020 qui précise qu’ "En France, en 2016, les décès par suicide des personnes âgées de 75 ans ou plus représentent 20 % de l’ensemble des décès par suicide, tandis que la population de cette même tranche d’âge ne constitue que 9 % de l’ensemble de la population".
Le rapport de la HAS* qui indique que les suicides ou tentatives de suicides sont la 2ème cause d’EIGS (Évènements Indésirables Graves Associés aux Soins) avec 439 EIGS "suicides" sur 1 187 EIGS remontés.
L’analyse interne des EIGS par le SRA Grand Est qui relève un certain nombre d’EIGS avec pour cause un "suicide" ou une "tentative de suicide".

A partir de ces constats régionaux et nationaux, la SRA Grand Est a lancé une enquête en octobre 2020 auprès des établissements et structures du secteur médico-social "Personnes âgées" afin d’identifier leurs besoins concernant la prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS, enjeu majeur de santé publique.

Ceux-ci ont exprimé des attentes en matière d’outils et de supports :permettant d’identifier les signaux précurseurs et les étapes d’une crise suicidaire,
de formation et de sensibilisation à destination des professionnels,
de communication autour du risque suicidaire.


L’ensemble des résultats de l’enquête est accessible sur le site internet du SRA Grand Est : https://sragrandest.org/files/pdf/resultats_enquete.pdf

Afin de répondre à ces besoins, la SRA Grand Est a mis en place un groupe de travail qui s’est réuni de février 2021 à février 2022, composé :du Dr Olivier Martin et de Stéphanie Bour,
de la responsable du département de Psychogériatrie du Centre Psychothérapique de Nancy (CPN),
de professionnels d’établissements et structures du secteur sanitaire et médico-social "Personnes âgées",
de professionnels du Réseau de santé gérontologie et de soins palliatifs de Champagne-Ardenne (RéGéCAP).

Les travaux de ce groupe de travail ont permis d’aboutir à la construction d’un kit rassemblant un ensemble d’outils et de supports.


*Retour d’expérience sur les évènements indésirables graves associes à des soins (EIGS) -Rapport annuel d’activité 2019 – HAS.
Que contient le kit de "Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS" ?

Le kit est composé :d’outils d’aide destinés aux acteurs de terrain pour identifier les signes de dépression et évaluer et prévenir les risque suicidaire,
d'un outil pour sensibiliser les professionnels au risque suicidaire et à la dépression chez les personnes âgées,
d'un quiz et des réponses associées,
de 5 visuels pour communiquer et sensibiliser à la dépression et au risque suicidaire.






Où peut-on obtenir le kit de "Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS" ?

Le kit est disponible pour les adhérents du SRA Grand Est sur le site internet : https://sragrandest.org/t/K5JXY

"La problématique du dépistage du patient suicidaire est un véritable problème de santé public qui remonte régulièrement dans les déclarations d’évènements indésirables graves liés au soins synthétisés dans le rapport annuel de la HAS. Ce problème est plus exacerbé dans les établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, d’une part du fait de la dépression lié au grand âge, mais aussi de l’isolement des professionnels qui ne peuvent pas toujours bénéficier de l’expertise d’un médecin (et parfois même en l’absence d’une infirmière). Un outil simple et d’accès facile devrait permettre d’aider à identifier, même en l’absence de médecins, les signes précurseurs du risque suicidaire et les moyens de le prévenir".

Docteur Marie-Christine Moll, Directrice scientifique de la Prévention Médicale


Découvrez les autres projets primés :


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@Prevention_Med • 13 mai 👊🏼 Prochain #Webinaire Grand Angle sur la #sécurité en #santé : "Maltraitance animale / Maltraitance humaine même c… https://t.co/I6mBlzwlMB
@Prevention_Med • 13 mai 🏆 #GrandPrixPM2021 : Félicitations à tous nos #lauréats ! Marine Pierrain, Stéphanie Bour, le Dr Olivier Martin, le… https://t.co/38HhMTPZUK


Les lauréats Grand Prix 2021



Découvrez en détail les 3 projets sélectionnés pour cette édition 2021 du Grand Prix de la Prévention Médicale.
Je découvre les lauréats

https://www.prevention-medicale.org/actualites-revues-de-presse-et-evenements/grand-prix/grand-prix-2021-prevention-risque-suicidaire

ETUDE RECHERCHE Recueil de l’opinion des médecins généralistes d’Isère, Savoie et Haute-Savoie sur la grille d'estimation de la dangerosité d’un passage à l'acte suicidaire

Recueil de l’opinion des médecins généralistes d’Isère, Savoie et Haute-Savoie sur la grille d'estimation de la dangerosité d’un passage à l'acte suicidaire
Florian Dhondt 1 Jean-Tony Vittori 1
1 UGA UFRM - Université Grenoble Alpes - UFR Médecine
Résumé : Contexte : Le médecin généraliste est de plus en plus sollicité pour des problématiques d’ordre psychiatriques et notamment des syndromes anxio-dépressifs, il doit faire face à des situations complexes et intriquées. Les données épidémiologiques montrent que les taux de tentatives de suicides restent élevés dans la plupart des pays occidentaux, associé au fait que les patients ne demandent que peu d’aide directement, même lorsqu’ils se rendent chez le médecin dans les semaines précédentes. Il a été suggéré par une étude de revue de la littérature, l’exploitation de la Grille d’estimation de la dangerosité d’un passage à l’acte suicidaire, outil conçu au Québec, en français, et utilisé par les travailleurs sociaux dans cette province, pour évaluer sa possible utilisation en soins primaire et son apport potentiel à la médecine générale. De même qu’une autre revue de la littérature décrivait elle l’absence d’outil de dépistage et de PEC du RS en MG. Objectifs : L’objectif principal était de réunir les opinions de médecins concernant la GEDPAS, à propos de son utilité en médecine générale et de sa mise en place en pratique. De plus cela permettrait de faire connaître cet outil à des médecins généralistes. Méthode : Les chercheurs ont donc réuni dix-huit médecins de Savoie, Haute Savoie et d’Isère en focus groupe pour mener une étude qualitative d’évaluation de cette Grille et discuter de leur mode de raisonnement et de pratique habituel face aux problématiques d’évaluation et de gestion du risque suicidaire ; selon un entretien semi-directif mené avec un guide d’entretien travaillé en amont. Résultats : La Grille a été accueillie favorablement, jugée claire, concise et pertinente. Elle peut permettre de mieux organiser la consultation, une évaluation complète sans oubli et donner des leviers de travail pour les consultations futures. Mais son système de cotation par couleur la rend inutilisable sans complément d’explication selon certains médecins interrogés. Elle présente des carences, principalement un manque de définition claire du moyen létal et ne renseigne que peu sur la suite de la prise en charge. Surtout elle ne peut fonctionner sans établissement du lien thérapeutique entre le médecin et son patient, qui est et doit rester à la base de la consultation. La Grille est un outil complémentaire mais pas l’enjeu primordial de la consultation. Conclusion : La GEDPAS peut devenir un outil supplémentaire en médecine générale pour l’évaluation et la gestion du RS. Utilisable sur divers supports et pouvant donner un langage commun à diverses professions de santé, elle ne pourra jamais se substituer au lien thérapeutique primordial. De futures études, permettant d’affilier un protocole au code couleur, permettraient de rendre cette grille plus attractive et améliorer la prise en charge du risque suicidaire, notamment par une meilleure communication entre les services de santé.
Type de document : Mémoires
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03649122
Soumis le : vendredi 22 avril 2022

Fichier 2022GRAL5028_dhondt_florian_et...

 Citation
Florian Dhondt, Jean-Tony Vittori. Recueil de l’opinion des médecins généralistes d’Isère, Savoie et Haute-Savoie sur la grille d'estimation de la dangerosité d’un passage à l'acte suicidaire. Médecine humaine et pathologie. 2022. ⟨dumas-03649122⟩


ETUDE RECHERCHE Le suicide des appelés grecs : une analyse sociologique

Angeliki Drongiti - Le suicide des appelés grecs : une analyse sociologique
16 avr. 2022 

 

 

Le service militaire d’une durée de 9 mois constitue une obligation légale pour les jeunes hommes grecs. Il s’agit d’une étape incontournable dans la vie sociale des Grecs : après la libération de l’armée, les jeunes sont considérés comme des hommes socialement validés, comme adultes indépendants, prêts à trouver un emploi stable et à fonder une famille. Toutefois, il s’avère qu’un nombre important de conscrits mettent fin à leurs jours durant le service : les hommes sous les drapeaux se suicident au moins trois fois plus que les civils de la même tranche d’âge. Comment peut-on comprendre les suicides du point de vue sociologique ? Angeliki Drongiti analyse ce phénomène social méconnu et obscur inspirée par la sociologie du suicide, la sociologie de l’armée et de la sociologie du genre. --------------------------------------------------------------------- Angeliki Drongiti, docteure en sociologie, est chercheuse post-doctorante au Laboratoire Mobilités, réseaux, territoires, environnement (MRTE) de l’Université de Cergy et membre du Laboratoire Cresppa-CSU. Ses intérêts scientifiques se focalisent sur la sociologie de l’armée, les études du genre, les approches sociologiques du suicide ainsi que sur le terrorisme. Entre 2018 et 2021 elle était membre associé au CENS et elle a enseigné au Département de sociologie de l’Université de Nantes.

QUEBEC Un plan de 65 M$ pour la prévention du suicide : Stratégie nationale de prévention du suicide 2022-2026 – Rallumer l'espoir

 La Stratégie nationale de prévention du suicide 2022-2026 – Rallumer l'espoir

Publications du ministère de la Santé et des Services sociaux
Stratégie

Description

La Stratégie nationale de prévention du 2022-2026 – Rallumer l’espoir réaffirme l’importance de poursuivre et d’intensifier les actions et la mobilisation. Elle vise non seulement à prévenir les décès par suicide, mais aussi à prévenir les tentatives et les idées suicidaires. Du même souffle, elle aspire à diminuer la détresse et à augmenter le bien-être psychologique de la population. Pour y arriver, la nouvelle stratégie propose des mesures s’inscrivant le plus possible en amont des situations qui nécessitent des soins et des services permettant d’accompagner les personnes dans leur parcours.

Les 15 mesures de la Stratégie s’articulent autour de quatre axes : 1) promotion de la santé mentale et sensibilisation à la prévention du suicide, 2) prévention des idées suicidaires et des tentatives de suicide, 3) formation et soutien des professionnels et des intervenants, 4) développement et intégration de connaissances et actualisation des pratiques.

Des mesures particulières pour les communautés des Premières Nations et les Inuit sont également proposées.

Pour consulter la stratégie
(PDF, 1 Mo, 82 pages)

Tableau synoptique
(PDF, 241 Ko, 1 page)

Cette publication est disponible en version électronique seulement.
Détails

Mise en ligne : 13 mai 2022
Dernière modification : 13 mai 2022
Auteur : MSSS
Publication no : 22-247-01W
No. ISBN (PDF) : 978-2-550-91559-1

https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-003383/

***

Un plan de 65 M$ pour la prévention du suicide

Félix Lacerte-Gauthier  Vendredi, 13 mai 2022 

Afin de baisser le taux de suicide sous la barre des 1 000 décès par année, Québec va investir 65 M$ au cours des quatre prochaines années.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a dévoilé vendredi la Stratégie nationale de prévention du suicide avec pour objectif de diminuer de 10% le taux de suicide au cours de cette période.

«Il reste encore trop de suicides au Québec. La statistique, on parle de trois suicides par jour, à tous les jours. C’est beaucoup trop», a soutenu Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, qui en a fait l’annonce à Montréal.

En 2019, l’année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, 1 128 personnes s’étaient enlevé la vie, dont 872 hommes. Des chiffres qui sont restés stables au cours de la dernière décennie.

La Stratégie mise en place vise à augmenter le «bien-être psychologue» de la population et à diminuer le niveau de détresse.

Pour y arriver, le gouvernement veut notamment soutenir davantage les professionnels et intervenants, ainsi que miser sur l’intégration des connaissances. Une grande importance sera également accordée à la prévention.

Une attention particulière sera également consacrée aux réseaux sociaux, afin de «rejoindre les jeunes où ils sont».

«J’ai des amis, personnellement, qui ont été affectés par le suicide d’enfant. C’est quelque chose qui vient nous chercher. Je pense qu’on en connaît tous», a révélé M. Dubé.


Il s’est dit toutefois conscient de l’enjeu du manque de professionnels en santé mentale dans le réseau de la santé, un aspect qui sera étudié de façon complémentaire à la mise en place de la Stratégie.

– Écoutez Vincent Dessureault au micro de Mario Dumont sur QUB radio:

Collaborer

Le président-directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault, voit d’un bon œil le plan mis en place par le gouvernement.

«L’atout principal, c’est que ça permet de fixer des objectifs communs, de canaliser les efforts et d’établir des standards de qualité», a-t-il expliqué.


Il espère qu’avec la Stratégie, il pourra contribuer à bâtir un Québec «sans suicide», un objectif qu’il admet ambitieux, alors que beaucoup de travail reste encore à faire.

Pour Lorraine Deschênes, la coprésidente du Collectif pour une stratégie nationale en prévention du suicide, pour atteindre ces objectifs, il est important de rejoindre les groupes à risque, en particulier les hommes adultes, chez lesquels le taux de suicide est le plus élevé.

«Il faut assurer l’accès aux services partout dans la province. Habiter le bout de la Côte-Nord ou habiter Montréal, ce n’est pas la même chose», a-t-elle illustré.

À ses côtés, Michael Sheehan, l’autre coprésident du Collectif, a confié que l’un de ses enfants s’est enlevé la vie à l’âge de 25 ans.

«[Les statistiques] cachent une grande souffrance. Cette souffrance-là, elle est réelle, elle est concrète et elle est assommante», a-t-il révélé.

Il estime que le travail ne fait que commencer, et que de gros gains sont possibles, à condition d’y mettre l’effort.
SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE

Ligne québécoise de prévention du suicide www.aqps.info
1-866-APPELLE (277-3553)

Jeunesse, J’écoute www.jeunessejecoute.ca
1-800-668-6868

Tel-Jeunes www.teljeunes.com
1-800-263-2266

https://www.journaldemontreal.com/2022/05/13/un-plan-de-65-m-pour-la-prevention-du-suicide


vendredi 13 mai 2022

Quand les maires doivent annoncer un décès brutal

Quand les maires doivent annoncer un décès brutal

Publié le 26/04/2022 • Par Sarah Boucault •https://www.lagazettedescommunes.com/*

L'annonce d'un décès brutal, par suicide ou suite à un accident, à des familles de leur commune est sans doute l'une des missions les plus difficiles pour les maires. D'autant qu'ils n'y sont pas préparés. A l'occasion d'une conférence inédite organisée par Saint-Brieuc Armor agglomération et les pompes funèbres intercommunales, de nombreuses recommandations ont été formulées.

Un soir, Laurence Mahé, maire de Saint-Carreuc (1510 habitants, Côtes-d’Armor, Bretagne) reçoit un appel de la gendarmerie, lui annonçant le décès d’un homme d’une quarantaine d’années. En tant qu’élue, elle doit annoncer la nouvelle à ses parents, domiciliés sur sa commune. « Avec les gendarmes, nous avons sonné vers 22 heures, je revois la maman qui ouvre la porte et comprend tout de suite qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle, raconte Laurence Mahé. Comment trouver les mots pour soulager ? Après l’annonce, elle a explosé. Ça a été brutal pour moi, car je ne savais pas comment aider. Je suis rentrée chez moi complètement secouée. »

Ronan Kerdraon, maire de Plérin (14 032 habitants, Côtes-d’Armor, Bretagne) et président de Saint-Brieuc Armor agglomération, se souvient lui aussi d’une annonce très marquante : « J’ai dû annoncer le décès d’une jeune fille de 10 ans à sa maman. Les circonstances étaient horribles car la mort s’est déroulée dans l’école où la maman travaillait. J’étais submergé par l’émotion mais j’ai dû garder un certain calme. On n’a pas de formation pour cela, il n’y a pas d’école pour annoncer un décès. »

L’annonce du décès brutal (souvent par suicide ou accident de la route) fait partie des missions des maires. Si quasiment tous, au moins une fois dans leur mandat, sont confrontés à cette situation, aucun n’est formé. Et beaucoup, surtout parmi les nouveaux et les plus jeunes, ne se sentent pas armés.

Se préparer à l’annonce et ne pas y aller seul

En mars 2022, une conférence inédite a eu lieu à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), sous l’impulsion du centre intercommunal d’action sociale et des pompes funèbres intercommunales. Objectif : donner des clés aux élus pour mieux appréhender l’annonce du décès brutal. Anne Gicquel, présidente de Jalmalv 22 (l’association – « Jusqu’à la mort accompagner la vie » – accompagne des personnes en fin de vie et les familles endeuillées) a livré plusieurs recommandations : « D’abord, il faut se préparer à l’annonce. Les maires sont des êtres humains et ont le droit d’avoir des soucis. Ils peuvent demander à quelqu’un d’autre d’y aller ».

De même, « mieux vaut annoncer en vrai, pas au téléphone, et y aller à plusieurs ». Une solution privilégiée par de nombreux élus qui a l’intérêt de ne pas faire peser cette annonce sur leurs seules épaules. Certains vont solliciter un autre élu tandis que d’autres se font accompagner par un policier ou un gendarme…

Puis vient le moment de l’annonce à proprement parler. « On ne sait pas quelles seront les réactions, il faut prendre les gens délicatement, les faire s’asseoir, faire attention à ce qu’il y a autour : au moment de l’annonce, un enfant ne doit pas entendre. Il est important de nommer clairement le décès et de dire qu’il faut prévenir les proches avant que l’annonce ne se répande sur les réseaux sociaux. »

Autres conseils dispensés : « il faut aussi dire s’il y a impossibilité de voir le corps et s’assurer que quelqu’un reste auprès de la personne après l’annonce. »

Loïc Raoult, maire de Plourhan (1 987 habitants, Côtes-d’Armor, Bretagne) et président de l’association des maires de France des Côtes-d’Armor, se rappelle d’une annonce difficile : « J’étais en conseil municipal, et j’apprends qu’il y a eu un accident routier sur la commune. En arrivant, je reconnais l’un des décédés. Comme je connais bien la famille, je me dis qu’il vaut mieux que j’y aille seul au domicile, où je suis accueilli non pas comme le maire mais comme un ami. Immédiatement, il faut que je dise la gravité de ma présence. Quand les parents apprennent le décès, c’est l’effondrement total, la colère, les cris. La situation m’échappe un peu car je ne trouve plus les mots. Depuis, je me prépare en amont pour ne pas être une éponge, et je n’y vais plus seul. »

Car pour les maires, l’exercice peut s’apparenter à une véritable épreuve personnelle. « Chaque élu à un deuil à faire également. Un deuil difficile, presque pas autorisé, car la tristesse appartient à la famille. C’est ce qu’on appelle le chagrin non autorisé, souligne la psychologue et membre du collectif de prévention du suicide, Catherine Lenormand. Et c’est encore plus dur quand on connaît la personne, car on rentre dans la sphère affective. »
Trouver les mots face au suicide

Isabelle Oger, ex-maire de Plaine-haute (1 577 habitants, Côtes-d’Armor, Bretagne) se souvient d’une situation particulièrement choquante : « J’ai été confronté à de nombreux cas de suicides mais je garde en mémoire un enfant dont le papa ne vient pas le chercher à la garderie. Je suis appelée pour ramener l’enfant chez lui et stupeur, nous découvrons le papa qui s’est suicidé. Que faire ? Je décide de protéger l’enfant et le confie à une famille. Cette situation, je ne la souhaite à personne. Arriver sur un lieu de suicide avec le propre fils de cette personne est très marquant et je ne pense pas qu’on puisse être préparé à de telles situations. »

« Il est important de dire qu’une personne qui se suicide était en souffrance psychique intense, et la solution qu’elle a pu trouver pour y mettre fin c’était de mettre fin à ses jours », conseille Céline Pestel, infirmière et formatrice à la prévention du risque suicidaire. Lors du débat, la psychologue Catherine Lenormand a rappelé que les réactions sont très différentes selon les familles et qu’il faudra forcément s’adapter : « Certains semblent inertes, comme s’ils n’avaient pas entendu, d’autres sont tristes tout de suite et pleurent, d’autres tombent dans les pommes, d’autres encore refusent d’y croire. »

Le souvenir de l’élue de Plaine-haute renvoie également au cas particulier des enfants. Dans certaines situations, les élus peuvent prendre attache avec les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance ainsi que le centre communal d’action sociale. Au commissariat de Saint-Brieuc, une intervenante sociale joue d’ailleurs la courroie de transmission entre les élus et les services sociaux.

Sur le fond, tous les acteurs promeuvent les vertus de la bonne coopération entre services publics locaux face à ces situations très difficiles. Lors du débat, Morgane Caërou, directrice générale des Pompes funèbres intercommunales de Saint-Brieuc a également rappelé que le décès doit être constaté par un médecin et qu’il faut parfois aborder très vite la question des soins de conservation, notamment en cas de pendaison, avant d’ajouter : « Ce qui est essentiel, c’est le travail d’équipe et les interactions dans toute la chaîne d’intervenants. »

A l’issue de la conférence, tous les acteurs de la chaîne sont tombés d’accord sur un point : une formation pour apprendre à annoncer un décès serait bienvenue et s’avèrerait très utile pour les maires.

https://www.lagazettedescommunes.com/803272/quand-les-maires-doivent-annoncer-un-deces-brutal/

MANIFESTATION 19/05/22 DOUAI (59) Le Conseil Local de Santé Mentale du Douaisis s’engage dans la stratégie nationale de prévention du suicide

Le Conseil Local de Santé Mentale du Douaisis s’engage dans la stratégie nationale de prévention du suicide

Stratégie nationale impulsée par la feuille de route « Santé Mentale et Psychiatrie 2018 ».

Le suicide constitue la cause de près de 9 200 décès en France chaque année. Notre pays présente ainsi l’un des taux les plus élevés d’Europe (Source : Santé Publique France).

Le Douaisis n’est pas épargné par le sujet. C’est la raison pour laquelle le Conseil Local de Santé Mentale du Douaisis organise une sensibilisation à destination des professionnels et des citoyens du Douaisis.
Jeudi 19 mai de 13h30 à 17h30 (accueil à 13h30 – Démarrage à 14h)
Salles d’Anchin – Salle Robert de Douai (1er étage)
Rue Fortier / Rue Wallerand Hangouart à Douai


AU PROGRAMME Présentation du 3114 : numéro national de prévention du suicide lancé en fin d’année 2021
Présentation du programme « VigilanS » : dispositif de veille et de recontact des personnes ayant tenté de se suicider suite à leur sortie d’hôpital (soit après un passage aux urgences ou suite à une hospitalisation).

Cette sensibilisation sera ainsi animée par : Dr Laure Rougegrez, Responsable du centre répondant du CHU de Lille ;
Dr Marine Lardinois, Psychiatre – médecin coordonnateur du 3114 au CHU de Lille ;
Dr Vincent Jardon, Responsable du dispositif VigilantS du CHU de Lille.


ASSISTER À L’ÉVÉNEMENT

Plus d’informations et inscription auprès de Samira ESSAMI, coordinatrice du Conseil Local de Santé Mentale du Douaisis :
03 27 97 97 97   sessami@santedouaisis.fr
Merci d’indiquer votre nom, votre prénom, votre fonction, la structure qui vous emploie ainsi que vos coordonnées téléphonique et mail.
Des citoyens ou usagers de votre structure vous accompagneront ? Faites-le nous savoir également !


L’AFFICHE DE L’ÉVÉNEMENT






MANIFESTATION 13/05/22 Candé (49) Soirée prévention « Le suicide, osons en parler »

Soirée prévention « Le suicide, osons en parler »

13 Mai
20h


Salle Beaulieu à Candé


Dans le cadre de son partenariat avec la CPTS des Vallées de l’Anjou Bleu, le CIAS organise une soirée de prévention sur la thématique du suicide.

Soirée ‘Le suicide, osons en parler » le vendredi 13 mai 2022 à 20h – salle Beaulieu à Candé.

Théâtre d’improvisation animé par la compagnie Les Expressos autour de 3 saynètes et interventions / discussions par des professionnels de santé et acteurs du territoire.

Intervenants :
Dr Benoit HITROP, médecin généraliste à Candé
M. Emmanuel BROUSSE, psychologue à Candé
Mme Lisa JUBEAU, IPA de l’équipe de coordination en santé mentale CESAME/CPTS
Association au coeur des flots.

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ETUDE RECHERCHE AUSTRALIE Les hommes, le suicide, la violence familiale et interpersonnelle : Une étude exploratoire à méthodes mixtes

D’après article Perpetrators of family violence sometimes use threats of suicide to control 
their partner https://theconversation.com/*

Auteur Scott Fitzpatrick, Chercheur, Université nationale australienne

Le suicide des hommes est souvent lié à des facteurs sociaux et économiques tels que des problèmes financiers, des problèmes juridiques et le chômage.

Mais lorsque nous cherchons à comprendre le suicide des hommes, nous ne devons pas négliger les questions importantes de responsabilité, de choix et de libre arbitre - en particulier dans le cas des hommes qui se suicident dans le contexte d'un conflit relationnel et de la violence conjugale.

Notre recherche, publiée cette semaine , a révélé que les menaces d'automutilation et de suicide étaient une tactique de contrôle coercitif des hommes utilisée contre leurs partenaires féminines.

Conjuguées à d'autres formes de comportement de contrôle physique, émotionnel, économique et psychologique, les menaces d'automutilation et de suicide visaient à instiller la peur et à exercer un pouvoir sur les femmes.

Qu'avons-nous étudié ?

Notre équipe de recherche comprenait l'épidémiologiste psychiatrique de l'Université de Newcastle Tonelle Handley, la chercheuse principale en épidémiologie de l'UNSW Bronwyn Brew Haasdyk et le professeur de santé rurale de l'Université de Newcastle David Perkins.

Nous avons examiné les cas de suicide du  National Coronial Information System et utilisé un sous-ensemble de données impliquant 155 cas de suicide entre 2010 et 2015 dans l'Australie rurale. Nous avons ensuite analysé qualitativement 32 cas en détail pour explorer les tendances émergentes dans les données.

Sur les 2 511 cas de suicide chez les hommes de notre échantillon d'étude plus large , la violence familiale et conjugale a été identifiée dans environ 6 % des cas.

L'utilisation de la violence et du suicide par les hommes dans notre étude a eu lieu principalement pendant les périodes de séparation, de divorce et de batailles pour la garde. Les actions des hommes semblaient fondées sur la conviction que les menaces d'automutilation forceraient les femmes à modifier leur comportement.

Lorsque les changements ne se produisaient pas, le suicide devenait un acte final par lequel certains hommes cherchaient à punir les femmes qui, selon eux, leur avaient fait du tort. Dans certains cas, les hommes ont laissé des messages malveillants ou endommagé les effets personnels des (ex) partenaires.


Qu'est-ce qui motive ce comportement ?

Le suicide peut être vu comme un acte social qui puise dans des significations culturellement établies . On pourrait penser ici à des « types » particuliers de suicide comme le « suicide de protestation » ou le « suicide de vengeance ».

Alternativement, nous pourrions penser à des actes de suicide qui cherchent à exprimer des significations spécifiques telles que le chagrin, la honte, l'honneur ou la souffrance.

Ces approches sont utiles pour examiner comment les hommes de notre étude ont utilisé le suicide comme une forme distincte de violence pour punir les femmes, se venger ou rejeter le blâme et la culpabilité sur les femmes.

Le chagrin et la culpabilité associés au suicide peuvent être particulièrement perturbateurs pour les relations au sein des familles, y compris celles entre les mères et leurs enfants. Pour certains hommes, le suicide peut être un moyen d'exercer un contrôle sur les (ex) partenaires, même dans la mort.

Ces approches mettent également en lumière les idéaux masculins autour du mariage, de la famille, de l'autorité et du contrôle sur le corps des femmes. Celles-ci étaient évidentes dans les expériences, les attentes, les émotions et les actions des hommes de notre étude qui ont soudainement trouvé des partenaires intimes hors de portée.


Comment la police réagit-elle ?

La proportion d'hommes de notre étude qui ont été en contact avec la police et/ou les services de santé dans les semaines précédant le suicide était élevée.

La police fait face à des défis lorsqu'elle gère des incidents de violence et des menaces d'automutilation. En tant que premiers intervenants en cas de violence entre partenaires intimes et de crises de santé mentale, la police prend des décisions importantes pour savoir si le système de justice pénale ou le système de santé mentale sont la voie la plus appropriée.

Notre étude a révélé que dans les cas de violence physique, de dommages matériels ou d'autres infractions pénales, y compris la violation d'une ordonnance de violence domestique, les hommes étaient accusés d'une infraction pénale.

Cependant, dans les cas impliquant des menaces d'automutilation, la police a régulièrement choisi une voie du système de santé pour ces hommes.

Qu'en est-il des prestataires de santé ?

Une fois dans les établissements de santé, les professionnels de la santé considéraient généralement la violence des hommes (y compris les menaces de suicide) comme une crise temporaire, la maladie mentale et/ou la consommation d'alcool ou d'autres drogues étant considérées comme des facteurs contributifs importants.

La prise en charge s'est alors concentrée sur la gestion de ces crises, principalement médicamenteuse, avec une tendance à minimiser les comportements violents des hommes.

Nous avons constaté qu'il y avait peu de preuves de l'efficacité de ces interventions, les conclusions des coroners identifiant plusieurs problèmes de sortie, de suivi et de soutien des patients.

Malgré l'implication de la police et des services de santé, rien n'indique que les hommes de notre étude aient reçu un traitement pour remédier à leur comportement violent.

De plus, les interventions de santé et de justice pénale qu'ils ont reçues servaient de réponses à court terme, étaient disjointes et ne communiquaient pas directement les unes avec les autres.


Alors que doit-il se passer ?

Les interventions des services de santé et de la justice pénale offrent d' importantes occasions d'intervenir pour prévenir de nouvelles violences, y compris le suicide.

Notre étude met en évidence la nécessité d'interventions qui donnent accès à des services de santé et communautaires bien ciblés, bien financés et collaboratifs. Il existe un besoin particulier de traitement intégré à long terme, de soins et de soutien social pour les hommes qui ont des problèmes de consommation d'alcool ou d'autres drogues.

Cela nécessite une réponse pangouvernementale pour financer des approches coordonnées et collaboratives qui ne traitent pas les problèmes sociaux et de santé de manière isolée.

Il faut également des programmes obligatoires pour les auteurs de violence qui tiennent les hommes responsables de leurs actes. Celles-ci doivent s'attaquer aux normes néfastes de la masculinité et prendre en compte les besoins des hommes dans leur intégralité.

source https://theconversation.com/perpetrators-of-family-violence-sometimes-use-threats-of-suicide-to-control-their-partner-182416

FORMATION « Gestion du risque de passage à l’acte suicidaire » est destinée aux médecins ou infirmier(e)s du travail, Garches (92) 5/12/2022

Gestion du risque de passage à l’acte suicidaire

5 décembre 2022


La formation « Gestion du risque de passage à l’acte suicidaire » est destinée aux médecins ou infirmier(e)s du travail. Cette formation permet de savoir identifier, prévenir et gérer le risque suicidaire, ses facteurs de risques, repérer les principaux acteurs dans la prévention de la crise suicidaire et les situations de stress afin de mieux les appréhender. Cette formation est complétée par la mise en pratique de techniques de relaxation. Une inscription est possible jusqu’à la veille de la formation sous réserve de disponibilité
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Détails Date: 5 décembre 2022 

Organisateur IRESU

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Lieu SAMU 92 104 Bld Raymond Poincaré
Garches, 92380 France Téléphone : 0184192875 Voir Lieu site web

 

Source https://iresu.fr/event/gestion-du-risque-de-passage-a-lacte-suicidaire-2022-12-05/