vendredi 7 novembre 2014

RESSOURCE EN LIGNE PARCOURS DE SOINS Dossier "Dépression de l’adolescent"

Le ConCoURS méDICAL tome 136 |n° 1|janvier 2014

Dossier PARCOURS DE SOINS Dossier "Dépression de l’adolescent Toute rupture dans le parcours est un contresens " coordonné par Brigitte Némirovsky
Conseiller scientifique Dr Xavier Pommereau Centre Abadie, CHU de Bordeaux
http://www.leconcoursmedical.fr/sites/default/files/cm_2014_1_23.pdf

Sommaire
INTRODUCTION P 24. Entre ignorance dommageable et étiquetage trop hâtif
Dr Xavier Pommereau
Alerte sur l’augmentation des tentatives de suicide des filles de 15 ans en France
Dr Philippe Binder, Dr Anne-Laure Heintz, Coralie Servant, Pr Pierre Ingrand
ETAPE 1 - 26. Première évaluation diagnostique et engagement dans le soin
Dr Jordan Sibéoni, Pr Marie-Rose Moro
P 30. Prévention du risque suicidaire : 25 années de repérage en milieu scolaire
Entretien avec le Pr Daniel Marcelli
P 32. Comprendre l’adolescent suicidaire et le reconnaître à tempsDr Xavier Pommereau
ETAPE 2 - P 38. Le diagnostic relève déjà de l’interdisciplinarité Dr Michel Hofmann, Pr Maurice Corcos
ETAPE 3 - P42. Prendre le temps de rencontrer l’adolescent : fondement du continuum thérapeutique
Dr Guillemette Balsan, Pr Maurice Corcos

CONCLUSION P50. « Du lien sinon rien »Entretien avec le Pr Philippe Duverger


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PSYCHOPTIK #2 : le suicide

PSYCHOPTIK #2 : le suicide


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jeudi 6 novembre 2014

MAROC : CONGRES Fès, 20 -22 Novembre 2014

33 ème Congrès de L’Association Franco -Maghrébine de Psychiatrie«PATHOLOGIES PSYCHIATRIQUES RESISTANTES» Fès, 20 -22 Novembre 2014
Faculté de Médecine et de Pharmacie de Fès
organisé par L’Association Franco-maghrébine de Psychiatrie, en partenariat avec l’Association des Psychiatres de la Région Centre Nord (APRCN),

dont communications
- Place de la famille dans la prise en charge de la crise suicidaire Pr A. BENALI (Marrakech)

- Perception sociale du suicide au Maroc Pr F. Z. SEKKAT (Rabat)


Info colloque : http://www.cfmp-fes.com/

EGYPTE : "Suicide, le tabou qui tue"

Suicide, le tabou qui tue
  Depuis toujours, les considérations religieuses, culturelles, sociales ou même politiques ont fait du suicide un sujet tabou en Egypte. A l’occasion de la publication du premier rapport de l'OMS sur le suicide, l'Hebdo lève le voile sur le drame.
Chahinaz Gheith05-11-2014
" « Jusqu’à quand le suicide va-t-il rester un sujet tabou? Il faut arrêter de s’enfoncer la tête dans le sable comme l’autruche », lance Ibrahim Bayoumi, sociologue au Centre national des recherches sociocriminelles. Interdit par la religion, le suicide n’épargne pas pour autant les Egyptiens. Chaque jour, la presse rapporte des cas de personnes qui préfèrent la mort à la vie et qui passent à l’acte. La pauvreté, le chômage, les problèmes de famille, le mal de vivre, voire la frustration et la dépression nerveuse semblent pousser vers l’abîme."

« Ils ont commis ce geste pour se valoriser, émouvoir ou punir leur entourage. C’est l’aspect ostentatoire du suicide. A moi la mort, à toi le remords », analyse Dr Nabil Al-Qott, psychiatre. Et d’ajouter: « Il n’y a pas de différence entre un suicide par noyade ou un suicide par immolation ou pendaison en public, les trois portent un message de protestation. C’est cela qui est important du point de vue psychologique ».
Par vulnérabilité ou excès de désespoir, le suicide est devenu un échappatoire pour beaucoup de gens souffrant de troubles mentaux, de dépression, de stress, de problèmes familiers ou financiers. Ce qui était un tabou religieux et social devient ainsi, par la force des choses, une réalité alarmante. « Il faut agir pour répondre à un grave problème de santé publique resté trop longtemps tabou, mais tout à fait évitable », appelle la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Margaret Chan, à l’occasion de la publication pour la première fois d’un rapport sur le suicide.
D’après ce rapport, plus de 800000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année dans le monde, soit un suicide toutes les 40 secondes. Le bilan est effroyablement plus lourd que celui des victimes de guerre ou de catastrophes naturelles réunis, selon l’OMS, qui juge « inacceptable » l’ampleur du phénomène. Le suicide figure parmi les trois principales causes de décès chez les personnes âgées de 15 à 44 ans, et est la deuxième cause de décès dans la tranche d’âge des 15-29 ans touchant deux fois plus d’hommes que de femmes. Qu’en est-il de l’Egypte? Le premier constat qui s’impose quand on aborde le suicide en Egypte, c’est que les chiffres manquent. Souvent, il faut se contenter des cas recensés par les services de sécurité. Des chiffres qui ne tiennent pas compte des tentatives manquées de suicide.
« Le problème, pourtant bien réel, en Egypte, est totalement occulté... D’où l’idée très fausse que le phénomène n’existe pas chez nous », s’inquiète Dr Fouad Al-Saïd, sociologue au Centre national des recherches sociocriminelles. « Le suicide reste un sujet tabou dans une société comme la nôtre, et ce, pour des considérations religieuses, culturelles, voire sociales. Bien sûr, il existe de nombreux cas de suicide qui ne sont ni déclarés ni médiatisés par peur que la honte d’un tel acte éclabousse la réputation de la famille », ajoute Al-Saïd. D’après lui, le seul chiffre dont on dispose date de 2009. Dans un rapport, l’Organisme central des statistiques et de la mobilisation générale a annoncé que 104000 tentatives de suicide ont été signalées cette année-là, dont 5000 sont soldés par la mort. 66% des cas sont des jeunes âgés entre 15 et 25 ans.
Dr Al-Saïd, ainsi que d’autres experts, pensent que l’Egypte a témoigné d’une hausse de suicides en 2011, à tel point que les autorités religieuses ont décidé de réagir face au syndrome Bouazizi, ce citoyen tunisien dont le suicide a déclenché le Printemps arabe. En effet, le mois de janvier 2011 a témoigné de plusieurs tentatives de suicides devant les bâtiments symboliques de l’Etat comme le Conseil des ministres et l’Assemblée du peuple, et ont provoqué un vif émoi médiatique et populaire. En tout, 18000 tentatives de suicides ont été déclarées en 2011 au Centre national d’intoxication. D’après une autre étude sociale publiée au site Masrawy, 5 personnes sur 1000 optent pour le suicide, afin de se débarrasser de leurs problèmes quotidiens.
Dr Yasser Thabet, journaliste et auteur du livre intitulé Le Soupir des désespérés, assure à son tour qu’il est presque impossible de se référer à des chiffres officiels en ce qui concerne le cas de suicide. Il regrette la disparition depuis quelques années du rapport de la Sécurité générale alors qu’il était régulièrement publié par le ministère de l’Intérieur depuis 1919. Les chercheurs se référaient à ce rapport pour étudier les taux de suicide, de délits et de criminalité et leur répartition géographique. « A chaque fois que nous tentons de connaître ces chiffres, le ministère nous fait obstacle », se plaint-il.
« Le recours de l’Egyptien au suicide s’explique par un sentiment de désespoir et de dépression », explique le Dr Ibrahim Bayoumi, sociologue au Centre national des recherches sociocriminelles. Il l’explique partiellement par les spécificités des périodes de transition politiques souvent accompagnées de crises économiques et sociales. « L’émigration clandestine en Egypte vient illustrer un paysage social perturbé où le doute commence à émerger dans une tranche de la société quant à la possibilité de sortir d’une crise grave. En effet, 60% des suicidés sont des adolescents ou des personnes âgées de moins de 40 ans, pour la plupart issus de quartiers défavorisés », explique-t-il.
Le Dr Yasser Thabet attribue la responsabilité des suicides à l’inaction des institutions de l’Etat. Trois ans après la révolution du 25 janvier qui réclamait « pain, liberté et justice sociale », les pauvres constatent qu’ils sont les grands perdants de ces événements, ils ont perdu tout espoir, surtout après les dernières décisions du gouvernement d’annuler les subventions sur le gaz, l’essence et l’électricité. « Les efforts déployés par le gouvernement pour fournir un niveau de vie convenable sont encore insuffisants. Jusqu’à quand les plus pauvres devront-ils attendre cet essor économique qui ne vient pas? Est-il logique que le gouvernement décide de geler les avoirs de 1055 ONG caritatives soupçonnées d’avoir des liens avec les Frères musulmans, sans trouver d’alternatives pour aider les milliers de pauvres qui recevaient des dons de ces associations ? », s’indigne-t-il.
Appréhender la problématique
Pour le Dr Nabil Al-Qott, il faut appréhender la problématique suicidaire dans sa complexité. Selon lui, le désespoir, la dépression nerveuse, les échecs scolaires, les déceptions affectives, l’oisiveté, les troubles mentaux… résument les principaux facteurs qui mènent droit au suicide. « Il n’y a pas de raison unique qui puisse expliquer un suicide ou une tentative de suicide. Il s’agit d’une accumulation de difficultés que la personne n’arrive pas à surpasser. Ne plus pouvoir contrôler sa vie peut être ressenti par certains comme extrêmement anxiogène », dit-il. Une impasse face à laquelle le Dr Al-Qott appelle à créer une ligne téléphonique SOS suicide comme celui dédié aux toxicomanes et dont l’objectif serait d’apporter un soutien immédiat aux plus désespérés.
Ces morts laissent derrière eux des personnes qui les ont aimés et qui se culpabilisent de ne pas avoir su les écouter. Pire encore, ces familles se retrouvent livrées à elles-mêmes après le suicide d’un proche. Autrement dit, le risque c’est de voir les proches de la personne décédée exprimer à leur tour une envie de suicide. Les spécialistes s’accordent à dire que c’est un risque très important. Dans ces cas, il ne faut pas occulter leur besoin de parler: au contraire, la personne doit pouvoir se confier ouvertement et mettre des mots sur ses maux. Al-Qott raconte le cas de deux enfants, âgés de 5 et 13 ans qui ont vu leur père pendu au plafond de sa chambre. « Toujours en état de choc, ma fille aînée ne parle pas et se réveille chaque matin en pleurs car elle fait des cauchemars la nuit », fulmine la mère en détresse.
« Contrairement à ce qu’on peut penser, personne n’est à l’abri du suicide. Il peut frapper à n’importe quel moment, touchant des êtres chers. C’est pourquoi nous devons tous agir pour rompre le silence », conseille Al-Qott."

DEBAT Le suicide dans la police : pour des intervenants de proximité

Le suicide dans la police : pour des intervenants de proximité
un article du 6-11-2014 de Louis Martin du Gard, Officier de police sur http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2014/11/06/Le-suicide-dans-la-police-pour-des-intervenants-de-proximite



LUXEMBOURG Un million d’euros pour lutter contre le suicide et projet ligne d'ecoute

Un million d’euros pour lutter contre le suicide


LUXEMBOURG - Les parlementaires ont eu un long débat sur la prévention du suicide. Un service joignable 24h/24 et 7j/7 pourrait être mis en place.


10% des salariés au Luxembourg songent parfois à vouloir se suicider


Le plan national de prévention du suicide sera prêt dans les prochaines semaines. L’annonce a été faite mardi par la ministre de la Santé, Lydia Mutsch (LSAP), à la Chambre des députés. Six ministères et six groupes de travail sont impliqués dans sa mise en œuvre afin d’offrir «une politique globale de prévention du suicide», a fait savoir la ministre. Il coûtera un millions d’euros. La lutte contre le suicide a trouvé un large écho auprès des parlementaires. Tous se sont prononcés en faveur d’un service «SOS Détresse» joignable et actif 24 h/24 et 7 j/7.
L’une des idées soufflées par le député André Bauler a également fait mouche: installer des panneaux de prévention du suicide avec un numéro à appeler sur les ponts connus pour être des lieux privilégiés par les personnes suicidaires.

Par ailleurs, la ministre de la Santé a livré quelques chiffres inquiétants concernant le suicide au travail. «Selon nos chiffres, environ 10 % des salariés au Luxembourg ont déjà envisagé de se suicider à cause de problèmes sur leur lieu de travail», a-t-elle avancé. Rien que l’an dernier, 80 personnes ont mis fin à leurs jours soit un suicide tous les quatre jours. 1 600 tentatives ont aussi eu lieu, selon les chiffres avancés par la ministre.

(Patrick Théry/L'essentiel) http://www.lessentiel.lu/fr/news/luxembourg/story/Un-million-d---euros-pour-lutter-contre-le-suicide-22277112


Autre article sur le sujet

Plan de prévention du suicide: 80 suicides et 1.600 tentatives de suicide par an
RTL - 05.11.2014 http://5minutes.rtl.lu/fr/actualite/luxembourg/580565.html
Ces chiffres ont été divulgués à la Chambre par la ministre de la Santé au début d'un débat de consultation sur le suicide et sa prévention.
Selon Lydia Mutsch, il y a en moyenne un suicide tous les 4 jours au Luxembourg. La plupart des suicides se comptent dans la catégorie d'âge 40-50 ans. C'est dans ce contexte que la ministre a annoncé au Parlement un plan de prévention ambitieux pour les années 2015 à 2019. Lydia Mutsch a appelé les députés à présenter des idées qui pourraient être intégrées dans ce plan.

Pour Sylvie Andrich-Duval ser sont notamment les plus jeunes et les personnes âgées qui sont en danger. La députée CSV a donc salué le plan de prévention.

Selon André Bauler, les chiffres noirs des suicides seraient plus élevés que les chiffres officiels. Le parlementaire DP a demandé s'il ne serait pas opportun d'ériger des panneaux de prévention sur les ponts.

Pour Josée Lorsché , il est déjà positif que l'on parle du suicide et encore plus qu'un tel plan de prévention soit lancé. Il pourrait même coûter plus d'1 million d'euros. La député de déi Gréng a encore souligné que le mobbing pouvait mener de nombreuses personnes au suicide.

Au terme de la consultation, Lydia Mutsch a parlé de bonnes suggestions de la part des intervenants et s'est réjouie que l'importance de ce plan de prévention ait été retenue par tous.

Polémique sur l’application de prévention du suicide Samaritans

Polémique sur l’application de prévention du suicide Samaritans
Chronique Romain Blachier source http://romainblachier.fr/2014/11/polemique-sur-lapplication-de-prevention-du-suicide-samaritans.html

Sur l’antenne de RCF cette semaine, mon édito du web du mercredi 18h15 portait sur l’application Samaritans, une app twitter qui a pour vocation la prévention du suicide et de la dépression et qui a entraîné une polémique forte et révélatrice.

Mon édito sur RCF de cette semaine, intitulé ‘ Ce que nous révèle l’application Samaritans ’, est à écouter d’un clic sur le podcast ci-dessous. Ou à lire sous ce même podcast. Seul le prononcé compte.
Samaritans est une association caritative présente dans les iles britanniques. Elle a pour objet le soutien aux personnes dépressives ou stressées et la prévention du suicide. Récemment l’association a lancé une application twitter baptisée The Samaritans Radar.
Cette application offre la possibilité à ceux qui l’utilisent de détecter les tweets laissant à penser que certains de leurs contacts puissent être déprimés. A chaque fois qu’une personne que l’on suit sur le réseau social poste quelque chose du genre ‘j’en ai assez d’être seul’ ou ‘je n’en peut plus de cette vie’ on reçoit un e-mail.

Charge à vous après de rassurer, écouter celui ou celle qui broie ainsi du noir et va peut-être faire des bêtises. Charge à vous d’être secourable comme le bon Samaritain de la Bible sur lequel repose le nom de l’association qui a lancé l’application.

Sur Twitter, un réseau social des plus intéressants, parfois capable de choses intéressantes mais qui peut être assez violent dans le bashing, un peu de compassion envers autrui n’est jamais de trop.

Et de façon plus générale, tout ce qui peut contribuer à faire baisser l’indifférence et la détresse dans nos sociétés peut sembler bon à prendre. Même si dans les champs gris de la dépression, il y a aussi sur le réseau à l’oiseau bleu beaucoup de spécialistes de l’auto-apitoiement qui risquent de saturer nos boites mails.

Mais l’application, pourtant pleine de bonnes intentions, a entraîné une polémique et une pétition demandant à twitter de la rendre inutilisable:

Certains mettent curieusement en avant le respect de la vie privée, alors que l’application ne fonctionne que sur les tweets envoyés publiquement par les utilisateurs; et donc visibles par tout un chacun sur internet.Sans compter qu’il est possible de refuser d’être pisté ainsi. Il est triste que certains, qui ne prêtent pas toujours attention à d’autres initiatives bien plus intrusives et bien moins sympathiques sur la toile, en viennent alors à combattre si belle idée.

D’autres ont un argument à mon sens bien plus pertinent: si on peut tout à fait consoler quelqu’un de son chagrin détecté ainsi par l’application, d’autres pourraient, bien à l’abri derrière un clavier, en profiter pour harceler et enfoncer les personnes tristes ou frapper leurs adversaires à terre. Ces opposants là à The Samaritans ont raison, cette possibilité là existe bel et bien. Mais cela en dit long sur l’usage que font certains de la toile.

ROCHE SUR YON Le tribunal de commerce de La Roche met en plan de prévention du suicide

Roche-sur-Yon Société. Au tribunal de commerce, le moral du patron n'est plus tabou
 

La fin de l’entreprise est souvent un drame dans une vie d’entrepreneur. Le tribunal de commerce de La Roche met en plan de prévention du suicide.


Sauvegarde, redressement, liquidation... Ces décisions ne représentent qu'une partie de l'action du tribunal de commerce, mais elles sont forcément mal vécues. « C'est un moment sensible et c'est souvent là que les émotions éclatent », témoignent des juges du tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon. Pleurs, propos inquiétants... Si la plupart des audiences restent sereines, il arrive qu'un patron s'effondre.
Le tribunal est loin d'y être insensible : « Les patrons craignent à la fois pour eux et pour leurs salariés. C'est tout un pan de vie qui s'écroule. Ils perdent parfois leur patrimoine personnel, leur couple... »
Juges, mandataires, greffiers... Ils sont nombreux à s'inquiéter pour le moral des patrons qu'ils rencontrent. Une expérience menée il y a deux ans à Saintes (Charente-Maritime) leur a donné l'idée qu'ils n'étaient peut-être pas tout-à-fait impuissants. Le tribunal de La Roche-sur-Yon va donc lui-aussi mettre en place une Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aigüe (Apesa).Le dispositif entrera en service en janvier. Le principe est simple. Quand les acteurs du tribunal de commerce rencontrent un patron en souffrance, ils peuvent alerter une plate-forme spécialisée dans l'assistance santé et service à la personne. Elle se chargera de rappeler l'entrepreneur dans les 24 heures. S'il est d'accord, il bénéficiera de cinq séances gratuites auprès d'un psychologue vendéen. Ceci dans l'idée d'aider à déterminer son besoin de soutien (médecin, psychologue, psychiatre...).
En 2013, d'après le tribunal de commerce de Saintes, une trentaine de personnes ont bénéficié d'une aide psychologique. Avec une activité comparable, le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon s'attend à un nombre d'alertes équivalent chaque année.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, "arrêtera début 2015 de nouvelles mesures de prévention" des suicides dans la police dont le nombre est préoccupant

REVUE DE PRESSE DE de la réunion du 5 novembre 2014 de la Direction générale de la police nationale (DGPN)  à propos des suicides de policiers avec l'ensemble des organisations syndicales.


Suicides dans la police: un "vrai malaise" selon les syndicats

Par LEXPRESS.fr, publié le 05/11/2014 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/suicides-dans-la-police-un-vrai-malaise-selon-les-syndicats_1619217.html#5asIDiVymh65s0cf.99

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, "arrêtera début 2015 de nouvelles mesures de prévention" des suicides dans la police dont le nombre est préoccupant, a annoncé mercredi la direction de la police à l'issue d'une réunion avec les syndicats.


Selon des études sur le suicide, la moitié des policiers et gendarmes mettant fin à leur jours le font avec leur armes.
AFP PHOTO / MARTIN BUREAU



La Direction générale de la police nationale (DGPN) a tenu mercredi place Beauvau une réunion sur à propos des suicides de policiers, sujet sensible et parfois tabou avec l'ensemble des organisations syndicales. Dans un communiqué, elle a rapporté que, depuis début 2014, il y avait eu 46 suicides de policiers, un chiffre jugé inquiétant par les syndicats. A ce rythme, ils craignent que le record de 1996 - 70 suicides de policiers contre 50 par an en moyenne - soit égalé.

Pour la DGPN, ces suicides sont "autant de drames très durement ressentis par les familles mais aussi par toute la communauté policière". "Le ministre de l'intérieur, pleinement engagé (...) a annoncé le 30 septembre dernier qu'il réunirait" les syndicats "dès le début 2015 afin d'arrêter de nouvelles mesures de prévention des suicides", ajoute la DGPN dans son communiqué. "C'est dans cette perspective que le directeur général de la police nationale a réuni" mercredi les syndicats "pour une réunion de travail", dit-elle.

"Un plan d'action"

Il a été rappelé lors de cette réunion, selon elle, que "malgré les mesures prises ces dernières années" pour lutter contre les suicides "la recherche d'autres solutions doit être amplifiée". Bernard Cazeneuve installera, après les élections professionnelles du 4 décembre prochain dans la police, un "comité d'hygiène et de sécurité". Sa "première réunion sera exclusivement consacrée à la prévention des suicides" et "permettra d'arrêter un plan d'action".

"Sans attendre, dit la DGPN, sur un plan plus général, pour mieux prendre en compte les problématiques de santé et de sécurité au travail, un guide pédagogique, pratique et rédigé en concertation avec les syndicats de police a été élaboré". Il est "conçu comme un vade-mecum destiné à l'ensemble des échelons hiérarchiques et des fonctionnaire" et "apportera aux policiers des réponses et des modes opératoires concrets sur des modalités pratiques de prise en charge des personnels en souffrance par les réseaux de soutien" existants.
"Un vrai malaise" selon les syndicats

Les syndicats de police, interrogés par la presse après la réunion, ont confirmé ces mesures. Il y a selon eux un "vrai malaise aujourd'hui". Les causes des suicides "sont diverses", privées souvent mais parfois liées au "stress", à la "violence" et la "pression hiérarchique", disent-ils.

Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, a déclaré à la presse que 46 suicides "c'est un chiffre important". "Même s'il y en avait deux ou trois c'est une souffrance", a-t-il ajouté et "il faut mieux pouvoir détecter les signaux faibles". Les policiers font "un métier difficile", sont "confrontés à la violence et l'irrespect" mais "ont aussi des moments de doute et d'inquiétudes", a-t-il dit.

Il n'entend pas revenir sur la "doctrine d'emploi" des armes de service que le policier peut avoir sur lui entre son travail et son domicile par exemple. La moitié des policiers et gendarmes mettant fin à leur jours le font avec leur armes, selon les études sur le sujet.
Avec

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Cazeneuve annoncera des mesures début 2015
AFP 5 novembre 2014 http://www.liberation.fr/politiques/2014/11/05/suicides-dans-la-police-cazeneuve-annoncera-des-mesures-debut-2015_1137110
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 3 novembre 2014 à Calais (Photo Denis Charlet. AFP)


Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, «arrêtera début 2015 de nouvelles mesures de prévention» des suicides dans la police dont le nombre est préoccupant, a annoncé mercredi la direction de la police à l’issue d’une réunion avec les syndicats.

La Direction générale de la police nationale (DGPN) a tenu mercredi place Beauvau une réunion sur ce sujet sensible et parfois tabou avec l’ensemble des organisations syndicales.

Dans un communiqué, elle a rapporté que, depuis début 2014, il y avait eu 46 suicides de policiers, un chiffre jugé inquiétant par les syndicats. A ce rythme, ils craignent que le record de 1996 - 70 suicides de policiers contre 50 par an en moyenne - soit égalé.

Pour la DGPN, ces suicides sont «autant de drames très durement ressentis par les familles mais aussi par toute la communauté policière».

«Le ministre de l’intérieur, pleinement engagé (...) a annoncé le 30 septembre dernier qu’il réunirait» les syndicats «dès le début 2015 afin d’arrêter de nouvelles mesures de prévention des suicides», ajoute la DGPN dans son communiqué.

«C’est dans cette perspective que le directeur général de la police nationale a réuni» mercredi les syndicats «pour une réunion de travail», dit-elle.

Il a été rappelé lors de cette réunion, selon elle, que «malgré les mesures prises ces dernières années» pour lutter contre les suicides «la recherche d’autres solutions doit être amplifiée».

M. Cazeneuve installera, après les élections professionnelles du 4 décembre prochain dans la police, un «comité d’hygiène et de sécurité». Sa «première réunion sera exclusivement consacrée à la prévention des suicides» et «permettra d’arrêter un plan d’action».

«Sans attendre, dit la DGPN, sur un plan plus général, pour mieux prendre en compte les problématiques de santé et de sécurité au travail, un guide pédagogique, pratique et rédigé en concertation avec les syndicats de police a été élaboré».

Il est «conçu comme un vade-mecum destiné à l’ensemble des échelons hiérarchiques et des fonctionnaire» et «apportera aux policiers des réponses et des modes opératoires concrets sur des modalités pratiques de prise en charge des personnels en souffrance par les réseaux de soutien» existants.

Les syndicats de police, interrogés par la presse après la réunion, ont confirmé ces mesures. Il y a selon eux un «vrai malaise aujourd’hui». Les causes des suicides «sont diverses», privées souvent mais parfois liées au «stress», à la «violence» et la «pression hiérarchique», disent-ils. AFP

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Suicides de policiers : «Ils n'en peuvent plus d'être montrés du doigt»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/05/01016-20141105ARTFIG00143-suicides-de-policiers-ils-n-en-peuvent-plus-d-etre-montres-du-doigt.php

Par Judith Duportail Publié le 05/11/2014
La Direction générale de la police nationale (DGPN) rencontre ce mercredi après-midi les organisations syndicales pour évoquer la douloureuse question des suicides dans la police. Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa Police, confie au Figaro ce qu'il attend de cette rencontre.


LE FIGARO. - Comment lutter contre les suicides dans la police?

Philippe Capon, secrétaire général Unsa Police. - Depuis le début de l'année 2014, 46 policiers se sont donnés la mort. Au cours de ces cinq dernières années, la moyenne des suicides dans la police nationale tourne autour de 42 par an. Ce chiffre est extrêmement inquiétant et révélateur d'un mal-être profond dans la police. Ce désarroi ne touche pas seulement les gardiens de la paix, mais tous les échelons de la police. Nous aimerions déjà que le ministère de l'Intérieur soit plus transparent avec nous dans son travail, que nous sachions davantage qui s'occupe de la prévention suicide. Le dossier nous donne l'impression d'être traité par tout le monde et personne à la fois. Il faudrait ensuite créer des cadres de dialogue au sein des commissariats, permettre aux policiers d'exprimer ce qu'ils ressentent. Au retour d'une intervention difficile, aucun «debrief» collectif n'est jamais prévu, par exemple. C'est une initiative simple mais qui permettrait à chacun de confier son ressenti, faire son autocritique ou même se féliciter si besoin. Certaines angoisses se régleraient facilement si elles avaient la possibilité d'être évacuées.

Aujourd'hui, il est difficile pour un policier d'avouer son mal-être?

C'est quasiment impossible. Il fait partie du métier de policier de se montrer fort, courageux. Pourtant chacun rencontre à un moment ou un autre des doutes, des questions, des difficultés. Mais montrer qu'on a des failles, c'est prendre le risque d'être stigmatisé, exclu du groupe. D'autant plus que la hiérarchie voudra retirer son arme à cet homme, et qu'il ne pourra donc plus aller sur le terrain. Quand vous êtes un passionné de terrain, vous retrouvez à exécuter des tâches de bureau ne fera qu'accentuer votre malaise.

Vous pensez donc qu'il ne faut pas retirer son arme à un policier en difficulté?

Cela ne doit pas être automatique. Ceux qui le veulent devraient en effet pouvoir déposer leur arme dans un casier spécifique. Mais la priorité réside dans l'instauration d'un climat de confiance et de dialogue. La mort malheureuse de Rémi Fraisse est, par exemple, très mal vécue par les policiers aujourd'hui. Déjà parce que c'est un fait très grave. Aussi parce qu'ils sont l'objet de tous les quolibets, insultes, etc. Dans la rue, des inconnus les traitent de «tueur de manifestant» gratuitement. Dans leurs familles, ils ont tous un parent plus ou moins proche pour les insulter à chaque réunion. Les policiers n'en peuvent plus d'être stigmatisés, montrés du doigt, de voir leur travail dénigré. Pas une seule réunion n'a été prévue pour évoquer la suspension de l'utilisation des grenades décidée par Bernard Cazeneuve, pas un seul cadre de discussion pour discuter de la mort de ce manifestant et des questions qu'elle pose. Ce n'est pas normal. Nous devons également rencontrer le ministre de l'Intérieur d'ici le début 2015 en vue de l'élaboration d'un plan d'action. C'est ce que nous lui dirons.

OUTIL EN LIGNE : Référentiel de Psychiatrie Psychiatrie de l’adulte. Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent

Référentiel de Psychiatrie Psychiatrie de l’adulte. Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Addictologie
du Collège national des universitaires en psychiatrie Association pour l’enseignement de la sémiologie psychiatrique - 2014
Collection «L’Officiel ECN» Presses universitaires François-Rabelais 2014

avec en autre  Item 348– Risque et conduite suicidaires chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte : identification et prise en charge


A - IDENTIFIER LE RISQUE SUICIDAIRE CHEZ L’ENFANT, L’ADOLESCENT
ET L’ADULTE
I Introduction
II Repérer la crise suicidaire en fonction du terrain et de l’âge
III Évaluer la crise suicidaire
B - PRINCIPES DE PREVENTION ET DE PRISE EN CHARGE
I. Principes de prévention
II. Principes de prise en charge
III. Particularités liées au terrain et à l’âge

"Le risque suicidaire qui renvoie à la notion de gravité en psychiatrie (cf. Item 11). Pour rappel, la gravité d’une maladie est reliée au risque vital à court terme et au degré d’urgence de la situation.
Le patient présentant une maladie grave risque de mourir si aucune mesure thérapeutique immédiate n’est mise en place (par exemple un asthme aigu grave)"


http://www.asso-aesp.fr/wp-content/uploads/2014/11/R%C3%A9f%C3%A9rentiel-de-psychiatrie.pdf