jeudi 10 mai 2012

prise en charge de la douleur en santé mentale

Santé mentale. «Avoir le corps en tête»

9 mai 2012 - sur quimper.letelegramme.com/

La prise en charge de la douleur, physique et pas seulement psychique, investit progressivement le champ de la santé mentale. À l'hôpital Gourmelen, à Quimper, des professionnels s'ingénient à faire évoluer les pratiques.
«La plupart des douleurs sont simples et facilement curables. Seulement, dès que ça devient complexe, le patient s'engage dans un parcours du combattant difficile», note le médecin généraliste William Fromentin, qui travaille en gériatrie. Or «nous sommes en retard, dans la prise en charge de la douleur en santé mentale. Parmi nos collègues, certains continuent d'effectuer ce clivage entre douleur physique et psychique. Nous souhaitons faire reconnaître que la douleur est la douleur d'un sujet dans son entier, il n'y a pas à morceler les choses», insiste la psychiatre Annie Bléas. C'est dans ce sens, d'un repérage et d'un traitement pluridisciplinaire de la douleur, que travaille le comité de lutte contre la douleur (Clud) créé à l'établissement de santé mentale Étienne-Gourmelen il y a seulement deux ans. Il est en relation avec d'autres Clud d'hôpitaux et cliniques du secteur et une unité spécialisée du centre hospitalier de Cornouaille. Ses acteurs ambitionnent de continuer à former et informer les soignants, de mettre en place un référent douleur dans chaque service de l'hôpital afin d'harmoniser leurs pratiques. Ils vont aussi s'impliquer dans la création d'un comité régional dédié à l'appréhension de la douleur en psychiatrie.

«Des poncifs nuisent à l'évaluation»

Dans leur esprit, il s'agit «de combler le retard» pris dans le traitement de la douleur chez les sujets dyscommunicants, tels les autistes, les psychotiques, les déments ou les personnes âgées. «La douleur est parfois difficile à évaluer et des poncifs professionnels, comme "vieillir c'est souffrir", nuisent à l'évaluation», pointe Annie Bléas. L'équipe du Clud affiche clairement sa volonté de rompre avec d'autres poncifs. Parmi ceux-ci, «on disait que les malades mentaux ne ressentaient pas la douleur, ne l'exprimaient pas. En fait, la plainte se fait entendre autrement chez eux. C'est à cette plainte singulière qu'il faut prêter attention», insiste Annie Bléas, très impliquée depuis vingt ans sur ces questions. «100% des personnes douloureuses chroniques que l'on prend en charge ont ces deux phrases: "On m'a dit que c'est dans la tête" et "J'en ai marre de tout ce chemin des médecins"», rapporte l'infirmière Corinne Vignes. «Ces patients ont mal, disent qu'ils ne sont pas pris au sérieux. Certains se suicident. Ça arrive plusieurs fois par an. Quand ils ne passent pas à l'acte, ils nous disent: "La vie est insupportable, je veux mourir"», signifie Jean-Pierre Maire, un autre infirmier de Gourmelen.

«Toujours avoir ça en tête»

«Les changements d'attitude, les troubles du comportement chez tous les sujets dyscommunicants, s'ils ne sont pas expliqués par autre chose, peuvent être l'expression d'une douleur. Il faut toujours avoir ça en tête», suggère, par ailleurs, William Fromentin. «Il faut, en fait, se placer dans sa propre conception de la douleur. Irritable, énervé ou alors calé dans une position qui soulage sans que vous ayez envie d'en parler à personne. C'est valable chez les déments, les délirants, les psychotiques et sans doute aussi chez les autistes», complète le médecin. «Que la douleur ait une origine organique ou "psychosomatique", elle est réelle et constante. Dire à un patient: ce n'est rien, c'est dans la tête, ça doit être fini!», s'exclame-t-il. «Dans ces tableaux douloureux complexes que l'on n'arrive pas à élucider complètement ? ce n'est pas le cas de tous les douloureux chroniques ?, on s'aperçoit que l'on a affaire à des sujets particulièrement vulnérables. Des sujets qui ont été souvent, dans leur enfance, l'objet de difficultés dans les toutes premières relations de la vie, voire de maltraitance ou négligence, de carences multiples, contre lesquelles le sujet s'est souvent défendu, souvent par hyperactivité», fait remarquer Annie Bléas. «Ces sujets-là, à un moment donné, à l'occasion d'un traumatisme, physique ou psychique, s'effondrent et tombent dans la douleur chronique. Or, on redouble l'impression de maltraitance lorsqu'on leur dit: on ne vous croit pas!» poursuit la psychiatre. «On touche là une considération éthique», considère Pascale Puron, une cadre supérieure de santé de l'hôpital Gourmelen.

«Une médecine lente»

«C'est justement le fait d'avoir entendu leur douleur qui fait qu'un dialogue va s'amorcer. Le patient va dire quelque chose de sa souffrance. Si bien que l'on est souvent amené à entendre des histoires douloureuses, dramatiques», éclaire Jean-Pierre Maire. «C'est une porte d'entrée, qui s'ouvre notamment lorsque le sujet passe de l'hyperactivité à l'inactivité», signalent Pascale Puron et Corinne Vignes. «Ça signifie qu'il faut prendre le temps avec le patient, lors d'entretiens qui peuvent durer plus d'une heure. Peut-être que dans la famille on en a marre d'entendre des complaintes, nous, on peut entendre cela pendant l'hospitalisation et, pour certaines personnes, on continue le suivi sous la même forme d'entretiens longs. C'est une médecine lente», décrit l'infirmière Danièle Duriez.

«Il ne faut pas seulement aller voir, mais aussi entendre»

«La douleur, ça passe par la subjectivité, même avec des échelles d'évaluation de douleurs chroniques ou aiguës qui fonctionnent plutôt bien. Il faut demander au patient de repérer sa douleur. Quand il n'est pas interrogeable, ça passe par la subjectivité de l'interlocuteur», émet la psychiatre Annie Bléas. «Et la douleur n'est repérable que par la plainte que l'on reçoit ou par l'évaluation. Ce qui n'est pas du tout dans le sens habituel de là où va la médecine moderne. Celle-ci tend, quand même, à balayer la question de la subjectivité pour aller voir la transparence de l'être humain, avec une recherche du scopique de plus en plus précise, avec des IRM de plus en plus perfectionnées», estime la spécialiste. «Or, par rapport à la douleur, on est obligé d'entendre et de se forcer à entendre. Ça vient là interroger la médecine moderne dans ses limites. Car il ne faut pas seulement aller y voir, il faut essayer d'entendre le sujet», soutient-elle.

«Qui a mal ne ment pas»

«Ça signifie qu'il faut croire les patients, comme il faut croire les familles et les soignants. Je cite souvent le psychanalyste Paul-Laurent Assoun qui dit "qui a mal ne ment pas". Il est véritablement scandaleux, quand on ne repère pas aux examens cliniques de causes lésionnelles à quelqu'un qui souffre, de dire qu'il n'a pas mal. Il faut le croire. Que l'on ne comprenne pas les causes de sa douleur, parce qu'elle est complexe, oui, mais il faut le croire», certifie Annie Bléas. «Et la douleur particulièrement aiguë est un excellent signal d'alarme d'une pathologie organique sous-jacente, le plus souvent curable. La difficulté en psychiatrie ne doit pas faire ignorer cette possibilité. L'infarctus est douloureux par exemple. Il reste de loin la première cause de mortalité chez les sujets psychotiques», précise William Fromentin. «Il y a quelques dizaines d'années, l'espérance de vie des psychotiques était de plus de dix ans inférieure à celle de la population. Elle commence à raugmenter, grâce aux progrès de la psychiatrie, mais aussi parce que leur pathologique somatique n'est plus totalement sous-diagnostiquée», illustre le médecin généraliste.

source : http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/sante-mentale-avoir-le-corps-en-tete-09-05-2012-1696608.php

PARIS MANIFESTATION Journée d'étude 23 juin 2012

Suicide et résilience

Journée d’étude de l'EFPP (École de formation Psycho-Pédagogique)  le samedi 23 juin 2012 de 9h30 à 17h

une rencontre entre deux thèmes et deux œuvres...

D'une part l’œuvre de Stanislas Tomckiewicz, psychiatre, Co-concepteur du concept de résilience (et deux fois "suicidé"), d'autre part avec le théâtre fauve et la création théâtrale de Psychose 4.48, œuvre de Sarah Kane.

Le suicide est un phénomène connu depuis la nuit des temps et toujours caché, dissimulé, "tabou" pourrions nous dire, bien que la deuxième cause de mortalité précoce en France. Comment comprendre sa progression ? quel sens donner à l'environnement social, politique et éducatif qui l'entoure souvent ? Presque à l'opposé, le concept de résilience paraît toujours entouré d'un certain mystère, voir d'un certain imaginaire, qui n'aide pas à en avoir une idée bien claire.

Programme (sous réserve)

Matinée Regards croisés sur les phénomènes suicidaires et de résilience. Cette matinée sera animée par Alain Bonnami, Nicolas Murcier et Laurent Ott

Après midi Rencontre avec deux œuvres, on l'appelait tom, de et en présence du cinéaste Daniel Kupferstein. Et extraits de lecture de Psychose 4.48, par Raïssa Bedjaoui, metteur en scène, interprète, débat.

Nombre de places limitées : inscription obligatoire par mail :  l.ott@efpp.fr

Lieu : EFPP (http://www.efpp.info/ ) 22 RUE CASSETTE 75006 PARIS

REVUE DE PRESSE "Octogénaires, nonagénaires, centenaires : continuer à se faire plaisir est vital"

Octogénaires, nonagénaires, centenaires : continuer à se faire plaisir est vital
source : http://www.agevillage.com/actualite-8140-1-octogenaires-nonagenaires-centenaires-continuer-a-se-faire-plaisir-est-vital.html - 07-05-2012

« A 90 ans, la courbe des emmerdements devient verticale  !» dit Henri Danon-Boileau, ancien psychiatre et psychanalyste de 93 ans, auteur avec Gérard Dedieu-Anglade de "Une certaine forme d’obstination : vivre le très grand âge" paru chez Odile Jacob.
«Quand pour vous lever, vous laver, vous habiller, vous avez mal, c’est insupportable », reconnaît-il. L’allongement de la durée de la vie est le signe de superbes avancées médicales, mais s’accompagne aussi de nets désagréments.
Pour les supporter et éviter la dépression, il faut avant tout accepter son âge, continuer d'être bienveillant avec soi-même et continur de se faire plaisir.

Une étude menée auprès de 244 centenaires, par des chercheurs de l’université de Temple, à Philadelphie, révèle qu'un quart d'entre eux souffraient de troubles dépressifs, alors que moins d'un sur dix parmi eux avait fait l'objet d'un iagnostic de dépression. La dépression des personnes âgées est en effet négligée, trop souvent perçue une "déprime" normale, liée au refus de vieillir. Beaucoup d’entre elles ne sont pas traitées. En conséquence, le nombre de suicide chez les personnes âgées 85-94 ans atteint 44 pour 100 000 (et 34 pour les plus de 95 ans) alors qu'il est de 17,1 dans la population générale, 44 pour les et 38,8 pour les plus de 95 ans [1]. Il y a dix fois plus de suicides chez les hommes de plus de 95 ans que dans le reste de la population. «
La dépression est liée à l’état de santé. "Quand on voit des centenaires qui ne sont pas en très bon état, on a l’impression qu’ils sont en survie. D’autres ont encore la joie de vivre, ils ont des projets», explique Claudine Badey-Rodriguez, psychologue clinicienne et auteure de "J’ai décidé de bien vieillir" paru chez Albin Michel

La difficulté à vivre les "départs". Les deuils à répétition sont les plus douloureux que les pertes souvent de l’histoire d’amour de toute une vie. « Plus on avance dans le grand âge, plus l’espace entre le décès du conjoint et son propre décès se raccourcit. Le stress et la souffrance sont tellement importants que certaines personnes n’y résistent pas », affirme Claudine Badey-Rodriguez.
Et, pire que tout la perte d'un enfant. « Perdre un enfant, très âgé ou pas, c’est irréparable», confirme Henri Danon-Boileau co-auteur de "Une certaine forme d’obstination : vivre le très grand âge". Survivre à ses proches fait inévitablement courir le rique de la solitude. Seule une femme de 75 ans et plus sur cinq vit en couple, et 23 % des personnes de plus de 84 ans ont des familles ne comptant qu’une ou deux personnes [2].

Accepter son âge et se sentir utile. Pour bien vivre le grand âge; il est primordial, vital même de continuer à se faire du bien. Lire un bon polar, tricoter, ramasser des champignons… peu importe, tant que l’on y trouve satisfaction. "Des personnes très âgées ont encore beaucoup de joie à simplement être en vie, avoir une conversation avec quelqu’un, admirer un paysage", souligne Claudine Badey-Rodriguez.
Prendre conscience de ses incapacités et se voir privé de certains plaisirs peut en revanche être difficile à vivre. J'ai beaucoup entendu de personnes dire “je ne peux plus rien faire, je ne sers plus à rien, à quoi ça sert que je vive  ? ” se souvient la psychologue, qui a pratiqué en maison de retraite.

Le sentiment d’inutilité ressenti est renforcé par la vision communément portée sur les vieux. "La société met beaucoup en avant l’activité : à partir du moment où l’on fait moins, on est moins. L’utilité affective n’est pas très valorisée. Dans nos représentations, la vieillesse est quelque chose d’horrible, il n’y a plus de reconnaissance, de valeur donnée à cette période de la vie", regrette encore Claudine Badey-Rodriguez.

1-Centre épidémiologique sur les causes médicales de décès (Inserm), 2009.
2- Enquête du collectif Combattre la solitude menée auprès de 4 989 personnes de 60 ans et plus, 2006.



FG source Viva Presse
mis à jour le 07/05/2012

CARPENTRAS : ZOOM SUR UNE STRUCTURE

Des psys accessibles à tous avec le Collectif Ariane - article du 9 mai sur http://www.laprovence.com/

Cela commence souvent par un fait insignifiant. Un enfant qui dort mal, des frères et soeurs qui se disputent, une maman étrangère qui ne trouve pas sa place, un élève en difficulté scolaire… Des situations de tous les jours qui peuvent se muer en véritables déséquilibres familiaux si on n'agit pas, si on ne demande pas d'aide. Or, les aides existent et ne sont pas que financières. Le collectif Ariane reçoit tout au long de l'année des familles auxquelles il apporte un soutien psychologique.

C'est Caroline Cohen-Coudar, psychologue scolaire, qui est à l'origine de cette association actuellement en plein essor. Lorsqu'elle habitait en région parisienne, elle avait déjà créé un service ouvert à ceux qui n'avaient pas accès aux psychologues. Arrivée à Carpentras à la suite d'une mutation de son mari, proviseur, elle reprend du service auprès de l'éducation nationale. "Mais très vite, après mon travail, je tenais des permanences bénévoles dans les centres sociaux."

Au bout de deux ans, devant l'ampleur de la tâche, elle lâche son poste et se consacre totalement à l'association. Petit à petit, elle multiplie les interventions, va au-devant des familles dans les quartiers, participe à de nombreuses actions sur la ville, à tout ce qui concerne la parentalité ou la prévention au suicide des jeunes, les violences conjugales…

Mais la spécificité du collectif, c'est son espace ethnopsychologique. Des familles issues de l'immigration et envoyées par les services sociaux sont reçues par deux psychothérapeutes, Caroline Cohen-Coudar et Fatna Hadjali-Morsi, qui parle l'arabe. Trois fois par semaine, à la Maison du Département, le binôme assure des entretiens. "Parfois en cinq ou six séances, nous pouvons apaiser des troubles psychosomatiques en travaillant avec la personne sur son histoire, sa famille, son mariage."

L'association anime aussi des groupes de paroles de parents qui sont confrontés aux problèmes des familles recomposées. Comment procèdent-elles ? "

Nous ne donnons pas de conseils, mais des connaissances dont les personnes peuvent se saisir, qui leur ouvre des perspectives et qui les aide à avancer."

Forcément les listes d'attente s'allongent au moment où les aides financières diminuent. "En 2011, nous avons réalisé 1 200 entretiens à Carpentras. Or, nous n'avons pas les moyens de recruter", regrette Jean-Pierre Cohen-Coudar, président de l'association.

Pour garantir la gratuité aux plus démunis, soit 90 % de son public, le collectif Ariane développe les partenariats avec des services qui envoient du public et financent les séances, cherchent des rentrées d'argent en faisant de la supervision de personnel dans les crèches.

"On nous demande de plus en plus. Il faudrait que les financeurs se rendent compte qu'on n'est pas dans le loisir, que nous répondons à des demandes urgentes."

Repères: Le collectif a un budget annuel de 20 000 euros et est financé par l’Etat, le Département, la Région, la Caf, la MSA, la Ville.
Il a son propre local et assure des permanences à la Maison du Département, dans les centres sociaux, intervient dans les crèches, les centres de loisirs, avec Rhéso...
Caroline est rémunérée ainsi que les vacataires (quatre psychologues, une assistante sociale et une secrétaire). Et un Point Ecoute Ariane pour les jeunes et leurs parents a encore été créé à Apt.
Collectif Ariane, 56, rue du Chateau à Carpentras, du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et le lundi de 14h à 17h.
Tel: 06 10 96 17 16.
Email : collectifariane.collectifariane@sfr.fr

source : http://www.laprovence.com/article/carpentras/des-psys-accessibles-a-tous-avec-le-collectif-ariane

NIORT REVUE DE PRESSE MANIFESTATION 10 MAI

Santé : La prévention du suicide en débat , 09/05/2012 05:33 sur la http://www.lanouvellerepublique.fr/

Le psychiatre Jean-Jacques Chavagnat, du groupement de prévention du suicide, et Thierry Fouet, chargé de Prévention suicide 79 : « Chacun peut être acteur de la prévention ».


Le suicide : de la prévention au travail de deuil : c'est le thème de la conférence-débat proposée ce jeudi à Niort avec le docteur Jean-Jacques Chavagnat, psychiatre au centre hospitalier Henri-Laborit à Poitiers, et président du groupement d'étude et de prévention du suicide. Organisée par l'association de soins palliatifs l'Estuaire, cette rencontre sera animée par Thierry Fouet, chargé Prévention suicide en Deux-Sèvres.

Quel est l'objet de cette soirée et à qui est-elle destinée ?

Jean-Jacques Chavagnet et Thierry Fouet.«A tout le monde. L'idée est de sensibiliser le public pour mieux accompagner les gens en deuil après le suicide d'un proche.»

En quoi est-ce un deuil particulier ?

«Le caractère soudain et inattendu de cette disparition provoque un choc plus important. Il y a souvent la découverte du corps qui entraîne un certain stade de sidération. Cela peut engendrer des sentiments très forts, allant jusqu'au déni qui pousse certaines personnes refusant l'idée que leur proche se soit suicidé à porter plainte pour meurtre. Il y a aussi le risque que le proche, submergé par le sentiment de culpabilité voire de honte, reste bloqué au stade du " pourquoi il a fait ça ". Les proches cherchent toujours un sens à ce geste. Et quand ils ne lui trouvent pas d'explication, cela accroît le sentiment d'étrangeté et la part de mystère qui accompagne toujours un suicide.»

Peut-on détecter chez un proche un risque de passage à l'acte ?

« Il existe un faisceau de signes. Quand quelqu'un dit sa souffrance, évoque un mal-être, il ne faut pas hésiter à le questionner ("Comment vas-tu en ce moment ? ") mais, surtout, en lui faisant comprendre qu'on tient à lui : "  Je sens que tu vas mal et cela m'inquiète. " Il faut montrer à l'autre l'attachement et la préoccupation qu'on a pour lui. Il faut réellement ouvrir les bras, être un réceptacle. Ce n'est pas simple mais ça permet d'ouvrir une porte. »

« Le suicide : de la prévention au travail de deuil », par l'ASP l'Estuaire (40, avenue Charles-de-Gaulle, Niort, tél. 05.49.05.16.34) avec Thierry Fouet et Jean-Jacques Chavagnat, psychiatre, président de « Vivre son deuil » jeudi 10 mai, 20 h 30, amphithéâtre de l'Ifsi, centre hospitalier de Niort. Entrée 5 €

Globalement, il n'y a pas plus de suicide en 2011 qu'au cours des huit années précédentes. Leur nombre tendrait même à baisser régulièrement. En revanche, le nombre augmente dans la tranche d'âge 35-54 ans.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/05/09/La-prevention-du-suicide-en-debat



ALGERIE : MISE EN PLACE D'UN RESEAU

Algérie - Mise en place d’un réseau de prise en charge de la santé mentale infantile à Tizi-Ouzou - Article du 9/05/2012 sur http://www.maghrebemergent.info/

Un réseau de prise en charge de la santé mentale chez l’enfant a été mis en place à Tizi-Ouzou, a indiqué mardi le Dr Bouslimane, cadre à la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, lors d’une journée de sensibilisation sur le suicide chez l’enfant, organisée à l’école paramédicale de la ville.

Selon le Dr Bouslimane, ce réseau, au sein duquel active également les directions de l’Education et des Affaires religieuses et des wakfs de la wilaya, a pour objectif la détection des enfants présentant des troubles mentaux (isolement, irritabilité, violence) en vue de les orienter vers les établissements hospitaliers adaptés pour leur prise en charge.

le réseau aura également à sensibiliser les parents pour qu’ils puissent reconnaître les signes annonciateurs d’un trouble mental chez leurs enfants, et éviter de ce fait, des "complications graves pouvant aboutir au suicide de l’enfant", a ajouté ce praticien.

Le même spécialiste a expliqué que ce réseau a été mis en place au lendemain du suicide de trois enfants, âgés entre 11 et 13 ans, en mars dernier, dans la wilaya.

Ces suicides se sont produits dans les localités d’Aghribs, Larbaa N’Ath Irathen et Tizi Rached, en l’espace de 24 heures.

Ce réseau, qui est une "première expérience à l’échelle nationale", selon l’intervenant, s’appuie, dans son travail de proximité, sur les 40 unités de soins (UDS) existant au niveau des établissements scolaires, qui sont dotées de psychologues.

En vue de bénéficier du traitement adéquat, l’enfant souffrant d’une pathologie mentale sera, lui, orienté vers l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) en psychiatrie de Oued Aissi.

Pour plus d’efficacité, il est d’ailleurs attendu l’ouverture prochaine, au niveau de cet EHS, d’un service de pédopsychiatrie qui sera opérationnel au mois de novembre prochain, a précisé le Dr Bouslimane.

"Ce réseau a déjà permis la prise en charge d’un collégien de la localité de Makouda ayant fait une tentative de suicide et qui est actuellement suivi par l’EHS de Oued Aissi", a informé la même source.

"Les causes du suicide des enfants sont, notamment, liées à des pressions au sein de la famille, du milieu social ainsi qu’à la démission des parents", a estimé le Dr Bouslimane, précisant que l’un des trois enfants qui avait mis fin à ses jours, en mars dernier, regardait "souvent des films de violence".

(APS)
Source : http://www.maghrebemergent.info/actualite/fil-maghreb/11956-algerie-mise-en-place-dun-reseau-de-prise-en-charge-de-la-sante-mentale-infantile-a-tizi-ouzou.html

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AUTRES ARTICLES SUR LE MÊME SUJET

Wilaya de Tizi Ouzou : le suicide des enfants en débat - le 09.05.12 © El Watan 
Sur: http://www.elwatan.com/-00-00-0000-169847_144.php



Les psychologues affectés dans les unités de soins scolaires (UDS) sont recrutés dans le cadre du pré emploi.


Le rôle des unités de soins et de suivi scolaire (UDS) s’arrête au dépistage des affections, assurer le suivi et la prise en charge de la maladie dépistée, la vaccination des enfants…. Mais la santé scolaire doit aussi s’intéresser aux antécédents familiaux des enfants, car il a été enregistré des cas de suicide survenus suite aux décès des parents, au désordre de l’organisation familiale qui représente 25% des cas de suicide, des enfants nés de parents inconnus, l’abandon de famille par un parent du foyer (3% des cas), entre autre. C’est de cette manière qu’on arrive en milieu scolaire à détecter des problèmes d’ordre psychiatrique émanant d’une pression sociale vécue par l’enfant au sein de sa famille et qui pourrait le pousser à commettre cet acte», a estimé Dr. Bousliman, psychiatre à l’EHS de Oued Aïssi, lors de son exposé sur le théme du suicide chez les enfants et les préadolescents.

Le psychiatre s’exprimait lors du séminaire organisé, hier, par la Direction de la santé de la wilaya de Tizi Ouzou, à l’école paramédicale, en collaboration avec les directions de l’éducation et des affaires religieuses. Conviés à cette rencontre, des psychiatres, psychologues ainsi que des directeurs d’établissements scolaires ont soulevé les manques et la difficulté ayant trait à la prise en charge psychologique des élèves en milieu scolaire.

En dépit de l’absence de chiffres et des études approfondies sur ce phénomène en Algérie, les intervenants ont tenté sur la base d’études étrangères, une explication pour comprendre ce qu’est le suicide, sa manifestation chez les enfants ainsi que les moyens devant être mis en place pour prévenir contre le suicide. Une directrice d’établissement scolaire et une psychologue de l’EPSP d’Azazga ont mis le doigt sur le manque de moyens humain et matériel et l’absence d’un cadre de travail concret susceptible de permettre une meilleure organisation de la prise en charge des enfants en milieu scolaire.

Ainsi, des professionnels de l’éducation et de la santé ont exprimé le besoin à ce que l’Etat, à travers les services compétents, organisent des formations, des séminaires traitant des suicides dans le but de rendre efficace l’intervention du personnel de l’éducation, dans la détection et la prise en charge des enfants qui souffrent de pathologie psychiatrique ainsi que le renforcement du personnel médical spécialisé dans les hôpitaux et les écoles. Le secrétaire général de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou, M. Lannak, a souligné : «Sur les 50 directions d’éducation à travers le pays, Tizi Ouzou est la seule à ouvrir 40 UDS dotées d’un médecin, 1 dentiste, 1 psychologue et 3 paramédicaux».

M. Lannak dira : «Nous avons inscrit 11 autres UDS mais le nombre est insuffisant par rapport à la population scolaire.» Le responsable a regretté, en outre, «l’absence de postes budgétaires pour le recrutement de psychologues. Nos UDS fonctionnent avec des psychologues recrutés dans le cadre du pré emploi».

Nordine Douici
Source: http://www.elwatan.com/-00-00-0000-169847_144.php


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Tizi-Ouzou Séminaire sur le suicide des enfants à l’école paramédicale
Une pédopsychiatrie avant la fin de l’année
Source : http://www.depechedekabylie.com/national/108596-une-pedopsychiatrie-avant-la-fin-de-lannee.html


Dans le cadre de la prise en charge d’enfants et d’adolescents suicidaires au niveau de la wilaya de Tizi-ouzou, un centre de pédopsychiatrie ouvrira ses portes, à Oued Aissi, au plus tard à la fin de l’année en cours.

C’est ce qui a été déclaré lors de la journée d’étude sur le suicide des enfants, organisée hier à l’école paramédicale de Tizi-ouzou. La journée d’étude intervient dans une période où les suicides ne cesse d’endeuiller de plus en plus de familles, mais un autre phénomène interpellera les consciences. Il s’agit du suicide des enfants, comme le cas des trois enfants, écoliers, dont la moyenne d’âge ne dépassait pas 12 ans, qui ont mis fin à leurs jours en mars derniers. Le suicide des enfants est devenu depuis, une réalité sociale qui engage l’implication de tout ceux qui sont concernés par l’éducation des enfants, c’est-à-dire, les parents, les professeurs et les directeurs d’écoles. Mais aussi des spécialistes de la question, pour lesquels la prévention demeure le moyen le plus approprié pour faire face à l’émergence du phénomène. Hier, au cours du séminaire qui a permis l’intervention de plusieurs psychologues, venus de plusieurs structures sanitaires et d’unités de dépistage et de suivi en milieu scolaire à travers la wilaya, l’accent a été mis sur la prise en charge psychologique, non encore suffisante des enfants, notamment en milieu scolaire. Un seul psychologue pour chacune des 40 UDS que compte la wilaya n’est pas en mesure de répondre à la demande croissante de personnes en détresse. Le secrétaire général de la direction de l’éducation de Tizi-Ouzou, M. Lannak, présent à cette rencontre, rappellera : « Tizi-ouzou est la seule wilaya qui dispose de postes de psychologues dans certaines écoles. Même si ces postes entrent dans le cadre du pré emploi, il n’en demeure pas mois que c’est une expérience nouvelle qui, en démontrant les aptitudes, pourrait inciter à l’élargissement de ce procédé, et par là même, dégager des postes de travail permanents de psychologues au niveau des écoles ». De son côté, le Dr. Bouslimani, psychologue, annoncera l’ouverture prochaine d’un centre de pédopsychiatrie au niveau de l’hôpital psychiatrique de Oued Aïssi. « Un grand service de la psychiatrie de l’enfant, dont les travaux sont à près de 70% d’avancement, sera ouvert au plus tard au mois de novembre », expliquera-t-il. Au cours des débats, d’autres intervenants ont rehaussé de leurs témoignages la rencontre. Ils insisteront notamment, sur les tentatives de suicides qui sont en perpétuelle croissance. Des témoignages qui ne font que conforter l’idée, que même si il y a peu d’enfants et d’adolescents qui réussissent à mettre fin à leurs jours, il y en a, de plus en plus, qui tentent de le faire. Par ailleurs, et afin de consolider l’aspect médico-social de la question, un spécialiste des affaires religieuses, il s’agit du Dr Bouaïcha, n’a pas manqué de relever l’inégalité et l’illégitimité du suicide dans la religion musulmane.
T .Ch.

lundi 7 mai 2012

Anorexie et mal-être, conférence de Philippe Jeammet

Anorexie et mal-être, conférence de Philippe Jeammet
Conférence du 4 mars 2010 à Brest. Cette conférence a eu lieu dans le cadre des rencontres finistériennes "Anorexie,boulimie et mal être". Elle est proposée ici en trois parties.

1ère partie : conférence anorexie et mal-être
2ème partie : conférence anorexie et mal-être
3ème partie : conférence anorexie et mal-être

source info : http://psycogitatio.fr

samedi 5 mai 2012

MOURIR AU TRAVAIL Nicolas SANDRET,

MOURIR AU TRAVAIL Nicolas SANDRET, médecin inspecteur du travail Attaché de Consultation Hôpital Intercommunal de Créteil dans LES CAHIERS S.M.T. N°26 - MAI 2012 | PAGE 23 - 25
http://www.a-smt.org/cahiers/cahiers/cahier-26/Cahier-26.pdf

Dans les médias l’on évoque de plus en plus souvent les suicides au travail. La question qui est posée et qui fait échos à ce que nous entendons au fil de nos consultations et dans les consultations de souffrance au travail, est celle de la place du travail dans ces décompensations psychique très profondes qui vont parfois jusqu’au suicide ou tentative de suicide. Ce que nous renvoient les patients est l’étonnement, l’incompréhension de l’entourage qui leur pose la question « pourquoi tu en es arrivé là alors que c’est que pour le travail ».
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ARTICLE PRESSE Suicide des enfants interview de X.Pommereau

Suicide des enfants: "Aspirés trop vite vers le monde des ados" - Express du 5/05/2012 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/suicide-des-enfants-aspires-trop-vite-vers-le-monde-des-ados_1108784.html
Par Géraldine Catalano, publié le 05/05/2012 à 11:43

Le psychiatre Xavier Pommereau est un spécialiste de l'adolescence en difficulté. Il constate un rajeunissement des enfants suicidaires.

Les cas de suicides de pré-adolescents augmentent-ils en France?

Il n'y a pas d'augmentation du nombre de suicidés de moins de 15 ans dans notre pays depuis dix ans. Nous en sommes à une quarantaine de cas par an, auxquels il faut ajouter les morts violentes suscitant interrogation, comme certains accidents de la circulation, de la vie courante, ou des cas de pendaison, assimilés peut-être trop rapidement à des jeux. Ce que l'on constate, en revanche, sur le terrain, c'est un rajeunissement des suicidaires, et une augmentation du nombre de tentatives. Auparavant, il était rarissime qu'un enfant de 8 ans passe à l'acte.

Comment expliquez-vous ce rajeunissement, et constitue-t-il une exception française?

Les chiffres sont trop faibles pour que les variations d'un pays à l'autre méritent une interprétation. Pour moi, l'explication est à chercher dans notre société fondée sur l'image et la consommation, qui aspire les enfants trop vite vers le monde des ados. Des filles de 7 ans réclament un jean Guess, des chaussures à talons, un téléphone portable... Aujourd'hui, l'adolescence, période de recherche de soi et de fragilité, débute avant la puberté, ce qui rend les enfants très vulnérables.

La conscience de la mort est-elle plus précoce qu'auparavant?

L'information circule si rapidement qu'il est possible que l'idée de la mort apparaisse plus tôt qu'il y a vingt ans, oui. Mais ce n'est pas la mort en elle-même que l'enfant suicidaire désire, c'est la fin de ses tourments.

Le harcèlement scolaire peut-il être la cause du geste suicidaire?

Il est à prendre en compte en tant que facteur déclenchant et accélérant. Cependant, un enfant ne se suicide pas uniquement parce qu'il est harcelé à l'école. Il faut un sentiment de blessure identitaire majeur pour franchir le pas. Cette blessure peut être liée à des troubles psychiques, à des états de pré-schizophrénie, à une orientation sexuelle mal assumée... Pour autant, la qualité de la vie scolaire est essentielle. Des règlements internes flottants, des salles de cantine sans surveillance, des toilettes devenues des zones de non-droit, sont anormaux. Quand les élèves se battent comme des chiffonniers, c'est que le cadre est malade et pas assez "contenant".

Les jeunes sont parfois très violents entre eux sur Internet

L'école est-elle armée pour prévenir le mal-être des élèves?

Les infirmières et les assistantes sociales le sont. Les enseignants, en revanche, ne sont pas formés à la psychologie adolescente. Je parle en connaissance de cause: ma fille est professeur de mathématiques et elle n'a reçu que trois heures de cours de psychologie!

Faut-il s'inquiéter du harcèlement entre ados sur les réseaux sociaux?

C'est vrai, les jeunes sont parfois très violents entre eux sur Internet, mais cette vie virtuelle est une réalité à prendre en compte. Les réseaux sociaux peuvent être à la fois aidants et fragilisants pour les enfants, notamment lorsqu'ils se retrouvent autour d'idées morbides, comme l'anorexie. Les opérateurs devraient être responsables de ce qu'ils diffusent.

Comment détecter les premiers signaux d'alerte?Pour protéger ses proches, l'enfant tait souvent sa souffrance, mais il nourrit en même temps l'espoir secret d'être entendu. Cette double articulation entre silence et besoin de reconnaissance met beaucoup de pression sur les parents, qui doivent provoquer l'échange, ne pas juger, et, au besoin, se faire aider. Toute coupure, au sens propre comme au sens figuré, doit être interprétée comme un facteur de risque : un enfant qui se scarifie, fuit l'école, fugue, boit à l'excès, rompt avec les autres, passe des soirées entières sur Internet, représente un danger pour lui-même

vendredi 4 mai 2012

AUTRES PAYS IRLANDE INITIATIVE CAMPAGNE DE PREVENTION

3 Mai 2012 - Un livret intitulé « Let’s Talk Suicide » disponible en Irlande gratuitement dans les pharmacie.

Une association de patients a financé la réimpression de la brochure qui sera distribuée à travers 2.000 pharmacies dans le pays d'ici le début Juin. Plus de 250.000 exemplaires de la brochure ont déjà été distribués.

Publié à l'origine en octobre 2009, à l’occasion d’un supplément d’enquête spéciale sur le suicide dans un journal Irlandais (The Irish Examiner’s) Le livret fournit des informations sur les signes précurseurs du suicide et où trouver de l’aide.

En outre, il souligne la nécessité pour les gens de parler des préoccupations qu'ils pourraient avoir et aussi d'écouter ce que les autres, dans les moments difficiles, ont à dire.

Avec l'aide d'un panel d'experts, le livret offre également des suggestions sur la façon d'aider quelqu'un en situation de crise, comment parler aux enfants du suicide et la façon de discuter de la perte d'un être cher ou d’un membre de la famille par suicide.

Depuis 2009 plus de 250.000 exemplaires ont été fournis à divers services à l'échelle nationale, et a remporté de nombreux prix depuis sa publication.



Article source de l’information http://www.irishexaminer.com/ireland/suicide-booklet-available-in-pharmacies-192617.html  article du 3 mai 2012 (En anglais)
Visuel de l'annonce du numéro spécial sur le suicide avec le livret sur le journal Irish Examiner en 2009