vendredi 6 septembre 2024

MANIFESTATION Fort de France (97) 9/9/24 Conférence Débat

Dans le cadre de la journée Mondiale de Prevention du suicide du 10 septembre 2024, le CHMD et le CHU de Martinique vous invitent à une Conférence Débat

Programme 

9/09/24 de 18h à 20h30 
Hotel La Bateliere
Squash de Fort de France, sur invitation uniquement.

Communication@ch-despinoy.fr 



jeudi 5 septembre 2024

MANIFESTATION Rouffach (68) 10/09/24 22EME JOURNEE MONDIALE DE LA PREVENTION DU SUICIDE

 22EME JOURNEE MONDIALE DE LA PREVENTION DU SUICIDE

À l’occasion de la 22ème journée mondiale de la prévention du suicide, le centre hospitalier de Rouffach organise une journée de conférences et de rencontres le mardi 10 septembre 2024, de 14h à 17h, dans la salle des fêtes de l’établissement.

Cette journée, sous le slogan « Changeons de discours sur le suicide », se concentrera sur le thème crucial : « Adolescents et réseaux sociaux : pour le meilleur et pour le pire ».

Le comité de prévention du suicide du centre hospitalier a réuni pour l’occasion des spécialistes de terrain, tous impliqués auprès des jeunes et engagés dans la prévention du suicide. Ces experts partageront leurs expériences et donneront des clefs aux participants leur permettant d’agir dès maintenant.

Les intervenants seront :

  • David Le Breton, sociologue
  • Dr Anne Sougy, du dispositif VigilanS (Vigiteens)
  • Sabine Muller-Dufay, infirmière conseillère technique départementale
  • Yannick Claude, de la Maison des Adolescents 68
  • Rémy Badoc, de l’association SÉPIA
  • Un représentant du dispositif 3114, numéro national de prévention du suicide


Pourquoi cette journée est importante ?

Le suicide est une cause de décès évitable, et en France, il reste un enjeu de santé publique majeur. Chaque année, près de 200 000 tentatives de suicide sont recensées pour environ 9 000 décès. Il s’agit de la deuxième cause de mortalité chez les 18-25 ans et la première chez les 25-34 ans. Ce constat souligne l’urgence d’agir, et cette conférence se propose de fournir des clefs pour tous ceux qui veulent être des maillons de la solution.

Informations pratiques :

  • Lieu : salle des fêtes du centre hospitalier de Rouffach
  • Public : professionnels de santé et partenaires du réseau
  • Inscription : gratuit, sur inscription par mail à drh.formation@ch-rouffach.fr


Ensemble, changeons notre discours sur le suicide et œuvrons pour une meilleure prévention.

Télécharger l'affiche de la conférence

ARTICLE Penser la santé mentale et les conduites suicidaires chez les étudiant·e·s au prisme de la précarité

Hadrien Guichard, “Penser la santé mentale et les conduites suicidaires chez les étudiant·e·s au prisme de la précarité”Populations vulnérables [Online], 10 | 2024, Online since 03 September 2024, connection on 04 September 2024. URL: http://journals.openedition.org/popvuln/4709

Hadrien Guichard
Doctorant en démographie, université Paris 1 Panthéon Sorbonne, CRIDUP UR 134

Résumé

L’objectif de cet article est double. D’abord, il vient investir un champ peu exploité en sciences sociales, celui des conduites suicidaires et de la santé mentale étudiante. En second lieu, il complète les analyses psychologiques et psychiatriques, qui s’intéressent moins aux déterminants sociaux qu’aux facteurs cliniques associés à ces conduites chez les étudiant·e·s. À partir d’une étude quantitative de l’enquête sur la « Santé des étudiants (ESE) », produite par l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), l’article construit un faisceau multidimensionnel de la précarité et analyse ses conséquences sur les tentatives de suicide (TS) et pensées suicidaires (PS) chez les étudiant·e·s d’université. En croisant ces dimensions avec la position des étudiant·e·s dans les rapports sociaux, l’article montre que la précarité s’inscrit différemment dans les milieux sociaux estudiantins, produisant des conséquences plurielles sur la souffrance psychique étudiante, en défaveur des plus précaires.

ACCES à l'article : https://journals.openedition.org/popvuln/4709#quotation




Enquête de philomag Prévenir le suicide en prison

Enquête

Prévenir le suicide en prison : les codétenus font-ils mieux que les psychiatres ?
Charles Perragin publié le https://www.philomag.com*

Pré-lancé en 2010 et expérimenté à partir de 2014 en France, le dispositif a désormais dix années d’existence. Malgré tout, il reste assez confidentiel dans un pays qui a, en détention, un des plus forts taux de suicide d’Europe. Nous avons rencontré des membres de la Croix-Rouge qui forment des codétenus à « l’écoute active » pour limiter un peu la désagrégation sociale inhérente au milieu carcéral – un facteur qu’Émile Durkheim avait déjà identifié en son temps comme suicidogène.


À l’ombre, le suicide est une calamité. D’après les statistiques du Conseil de l’Europe, le suicide représente en moyenne 27% des décès en milieu carcéral sur notre continent. En France, c’est 55,4% – l’une des proportions les plus fortes d’Europe avec la Turquie, la Suède et la Finlande. D’après l’Organisation internationale des prisons, le taux de suicide français est six fois supérieur derrière les barreaux que dans la population générale. Un fléau pour les familles des victimes comme pour les directeurs de prison. En effet, la détention est un milieu où les écroués sont dans une situation d’hétéronomie extrême, si bien qu’en cas de suicide, l’administration pénitentiaire peut être légalement tenue responsable et condamnée. Après une vague de suicides en 2008, le gouvernement décide d’agir. Parmi les mesures, il en est une qui demeure assez méconnue : les codétenus de soutien (CDS). Elle est d’abord pré-testée en 2010 dans les maisons d’arrêt de Villepinte et de Strasbourg, avec l’objectif de désigner pour une durée limitée un détenu en charge de soutenir moralement un autre détenu au bord du suicide.

Dès 2014, le dispositif atteint sa phase d’expérimentation et est étendu à sept établissements. L’un des architectes de cette idée nouvelle est le psychiatre Jean-Louis Terra. Aujourd’hui retraité, il aimait répéter, du fond de son grand bureau du centre hospitalier du Vinatier à Lyon, que « quand il s’agit d’aller côtoyer une personne suicidaire, il y a des psychiatres qui n’en sont pas capables et des détenus qui sont des ténors… » Les CDS connaissent l’expérience de la détention et peuvent représenter une écoute plus compréhensive pour une personne fragile. « Ils mesurent tous les tracas du quotidiens », souligne Aude Fourmann, psychologue au sein de la Croix-Rouge qui assure une partie des formations des CDS. « Ils peuvent se dire : tiens, lui n’a plus de cigarette, il n’est pas bien. Je le dépanne et j’en profite pour aborder des sujets plus profonds. » Ils peuvent aussi s’adresser à des détenus très isolés qui sortent très peu de leur cellule.

Dans un milieu où la proportion d’étrangers monte à 25%, les CDS permettent aussi de maîtriser un plus large éventail de langues. Comme le rappelait Terra, avec les surveillants, on plafonne à trois langues, alors qu’avec trois détenus, on peut en avoir huit. « Surtout qu’en prison, beaucoup d’informations passent par l’écrit, notamment par les affichages dans les coursives », détaille Gaël Rabiers du Villars, responsable du programme Prison-Justice au sein de la Croix-Rouge. Enfin, avec une moyenne d’un surveillant pour cent prisonniers, avec un nombre de travailleurs sociaux encore plus sous-dimensionné, les codétenus ont la capacité de déceler ce qui passe d’ordinaire sous les radars. « Lui ne descend plus en promenade, lui ne mange plus rien, ce sont des choses qu’un CDS peut remonter mais que le personnel médical, réduit aux seuls entretiens, peut louper », poursuit Aude Fourmann.

Les mauvaises conditions sanitaires, la surpopulation chronique avec trois ou quatre personnes par cellule de 9 m², l’enfermement 22 heures sur 24 dans un mélange d’ennui et de promiscuité incommodante voire inamicale, tout cela génère un puissant désir de fuite hors de soi qui n’est rattrapé par aucune considération venue de l’extérieur : les parloirs peuvent être rares (les prisons sont de plus en plus éloignées des villes et difficiles d’accès), le travail en détention est inaccessible, le suivi médical parfois inexistant. Toutes les normes sociales de l’existence se désagrègent et, pour le dire comme Émile Durkheim, engendrent un fort degré d’anomie suicidogène. Ne reste que l’intériorisation du regard normatif qui surveille. Et encore, de plus en plus loin, comme dans ces nouvelles prisons modernes où les murs lisses remplacent les barreaux, et les caméras les rondes des surveillants. « Nous avons eu pas mal de témoignages de détenus enfermés dans des prisons neuves qui, curieusement, regrettaient l’ancienne détention insalubre mais où subsistait du contact humain », poursuit Gaël Rabiers du Villars. Ajoutons à tout cela le « choc carcéral » des nouveaux arrivants ou l’isolement total du quartier disciplinaire, et la volonté de fuir peut aller jusqu’à l’envie de se supprimer. Et c’est ce qui arrive dans les geôles françaises tous les deux à trois jours.

La présence de codétenus de soutien permet donc d’injecter au cœur de l’incarcération, entre la surveillance froide, l’ennui et la cohabitation forcée dans un espace restreint avec des personnes parfois hostiles, un regard nouveau, bienveillant, empathique. Pour ce faire, trois formations sont dispensées. La première, mise en place par le professeur Terra, consiste à former les CDS à la détection des risques suicidaires, notamment en apprenant à quantifier la souffrance sur une échelle de 1 à 9, en distinguant les signes de dépression. Est-ce que le détenu exprime des idées noires ? Est-ce qu’il parle ouvertement de suicide ? À quelle fréquence ? A-t-il des idées précises sur la façon dont il procéderait ? Les deux autres volets sont assurés par la Croix-Rouge : une formation aux premiers secours et une autre à l’écoute active et à la relation d’entraide. « En fait, on met des concepts sur des attitudes que les codétenus ont spontanément sans en avoir conscience », précise Aude Fourmann. « Ce que nous allons renforcer lors de la formation et les groupes de partage tous les quinze jours, c’est cette capacité à se décentrer de soi pour s’adapter au besoin de l’autre. Par exemple, je me souviens d’un détenu qui voulait aider ses pairs en leur conseillant systématiquement de faire du sport. Cela a pu marcher pour lui mais ce n’est bien sûr pas adapté à tous… »

Pour s’exercer à l’écoute active, le troisième volet de formation de la Croix-Rouge repose sur les travaux du psychologue américain Elias Porter. Ils apprennent à reformuler, à ne pas orienter la discussion, à laisser des silences quand il le faut. « Il existe différents types d’écoute et chacun de ces types oriente l’échange. Par exemple, face à une personne confrontée à un problème, on peut tenter d’apporter des solutions à l’autre, ou au contraire poser des questions en se comportant comme un enquêteur ; on peut aussi être dans le réconfort en disant que ce n’est pas grave, que ça va aller. Spontanément, on va privilégier un seul mode. Quand un CDS va suivre des personnes fragiles, il va falloir qu’il ait tout cela en tête et qu’il adapte son écoute aux besoins de la personne », continue la psychologue Aude Fourmann. Enfin, l’équipe de la Croix-Rouge insiste : les CDS ne remplacent pas l’équipe médicale, ils font de la prévention et, en cas d’urgence, ils servent de relais pour alerter le médecin. « Si on dit à un CDS qu’on va avaler une boîte de médicament si le prochain parloir est refusé, il doit prévenir une personne compétente. En dehors de l’urgence, tout ce qui se dit dans les groupes de partage et entre les CDS et leurs pairs est confidentiel. C’est essentiel pour qu’il y ait un lien de confiance. »

Dix ans après le début des expérimentations, 12 établissements sur 188 ont mis en place le dispositif des codétenus de soutien. Une évolution qui doit sa lenteur à de nombreuses difficultés. Tout d’abord, la grande majorité des détenus en France est condamnée pour des délits (environ 70%) et elle purge en moyenne une peine d’enfermement d’environ 9 mois. Il y a donc un roulement important qui impose aux formateurs de revenir souvent en détention pour créer de nouveaux groupes de CDS. Or, ils doivent être très soigneusement sélectionnés « pour éviter, par exemple, qu’ils ne se servent de leur statut pour abuser des personnes fragiles et les exploiter », prévient Gaël Rabiers du Villars. Et si c’est l’administration pénitentiaire qui sélectionne ces détenus en premier lieu, la Croix-Rouge n’a pas la capacité d’envoyer systématiquement des bénévoles au pied levé dans les quatre coins du pays pour assurer ses volets de formation.

Le dispositif a même fini par être mis entre parenthèses en 2020. Un rapport d’évaluation a été réalisé sans qu’il soit rendu public. Gaël Rabiers du Villars évoque plusieurs raisons : « Des membres du personnel pouvaient demander à un CDS de veiller la nuit auprès d’une personne qui était en crise suicidaire. C’est complètement hors cadre. » L’Observatoire international des prisons avait, dès 2018, dénoncé le risque d’un transfert de la responsabilité morale de l’administration pénitentiaire aux codétenus de soutien. « Il y avait à l’époque des prisons où tout se passait très bien. Mais nous insistons : les CDS font de la prévention primaire et ne doivent pas permettre une sorte de déresponsabilisation de l’administration. » Parfois, la confidentialité des groupes de parole n’était pas respectée ou le personnel demandait aux CDS de recevoir les personnes suicidaires dans leur propre cellule. « Dans ces cas-là, on en venait à mélanger mission et sphère privée… », poursuit Aude Fourmann. Le dispositif – la Croix-Rouge l’assure – est désormais bien connu du personnel pénitentiaire.

L’une des grandes leçons du philosophe et fondateur de la sociologie Émile Durkheim a été de faire du suicide un fait social, de la dé-psychologiser pour en faire le signe révélateur d’une configuration sociale. Ainsi, le suicide n’est jamais anecdotique mais coïncide avec ce que Durkheim appelle une situation de désagrégation sociale, d’absence de règles ou de valeurs communes. Selon plusieurs directeurs de prison, le bon fonctionnement du dispositif dépend précisément de la bonne entente entre CDS, personnel et médecins. Alors, si le recours à ces sentinelles de la détention a pu être vu un moment comme un pis-aller pour enrayer la hausse constante du suicide en détention depuis le XIXe siècle, la mesure des CDS révèle finalement la nécessité d’institutionnaliser d’autres rapports en prison, que les corps ne soient pas seulement capturés dans une volonté de contrôle mais par des présences qui écoutent et considèrent, et qui redonnent à l’existence détenue une épaisseur sociale vitale.

https://www.philomag.com/articles/prevenir-le-suicide-en-prison-les-codetenus-font-ils-mieux-que-les-psychiatres

mardi 3 septembre 2024

MANIFESTATION 1/10/24 Colombes (92) Rencontre de réflexions partagées autour de la santé mentale et de la prévention du suicide :

Rencontre de réflexions partagées autour de la santé mentale et de la prévention du suicide : 

« Faire réseau pour la prévention du suicide : Les acteurs de la stratégie nationale en appui des acteurs de 1ère ligne »

Mardi 1er octobre 2024 – 14h à 17h

Petite salle de l’Avant seine
Parvis des Droits de l’Homme
88 Rue Saint-Denis, 92700 Colombes

Les équipes du Numéro national de prévention du suicide 3114 et de Vigilans viendront présenter leurs actions et l’appui qu’ils peuvent apporter aux personnes concernées, à leur entourage et aux professionnels.

Cet évènement est une initiative portée par un collectif d’acteurs du soin de la boucle Nord du 92. Il participe des manifestations et événements organisés dans le cadre de la Journée Mondiale pour la Prévention du Suicide dont le thème est « Changer le discours sur le suicide »

L’équipe d’Entr’actes reste à votre disposition pour toute précision ou information complémentaires.

Cette rencontre est gratuite sur inscription :
https://forms.gle/Uf1dWSr9Mfc7T1a86
Merci de nous informer de votre venue.


Unité de psychothérapie - Entr'actes
01 47 85 65 48
https://association-entractes.blogspot.com/




Télécharger le flyer

APPEL A PARTICIPATION ENQUETE GAMIAN-Europe et AGE Platform Europe : Suicidalité chez les adultes âgés.

Source https://www.age-platform.eu*

"Aidez-nous à recueillir des informations pour la Journée mondiale de prévention du suicide – Date limite de l’enquête le 3 septembre

Bannière de la Journée mondiale de prévention du suicide

Le 10 septembre marquera la Journée mondiale de prévention du suicide.

AGE s’est associé à GAMIAN-Europe, un réseau européen travaillant sur la santé mentale et marquant cette journée chaque année, pour mettre l'accent sur la suicidalité chez les personnes âgées. La raison en est que malgré une baisse globale des taux de suicide au cours des dernières décennies dans l’UE, cette baisse ne se reflète pas parmi les personnes âgées.

Au cours de l’été, nous avons organisé des groupes de discussion en ligne pour étudier les raisons du suicide chez les personnes âgées et les interventions communautaires pour le prévenir, ainsi que les soins de santé mentale pour les personnes âgées en général. Nous lançons maintenant une enquête pour avoir une portée plus large.

Votre avis compte ! Répondez à notre enquête

L'enquête s'adresse aux experts expérimentés et à leurs proches, ainsi qu'aux personnes qui travaillent sur la santé mentale des personnes âgées. Elle est disponible en 5 langues (anglais, français, allemand, italien et espagnol). Elle servira à produire un rapport de synthèse et des messages de sensibilisation au suicide chez les personnes âgées le 10 septembre et après.

La date limite pour répondre à l'enquête est le 3 septembre 2024

Aidez-nous en diffusant cette enquête via vos propres réseaux sociaux, vos newsletters et en la transmettant à toute personne que vous connaissez qui pourrait vouloir y répondre (ainsi qu'en y répondant vous-mêmes). 

 " Suicidalité chez les adultes âgés

Introduction

GAMIAN-Europe et AGE Platform Europe collaborent sur un projet visant à sensibiliser à la suicidabilité chez les personnes âgées et aux pratiques pouvant aider à la prévenir. Ce sondage fait partie d'une série d'activités de recherche qui culmineront par une note de position pour la Journée mondiale de la prévention du suicide.

Nous recherchons des personnes ayant eu des expériences vécues de suicidabilité, y compris des pensées suicidaires passées, des intentions et des tentatives parmi les personnes âgées de 60 ans et plus. Nous recherchons également des professionnels en contact avec des personnes âgées ayant vécu la suicidabilité ou des membres de leur famille.

NB: Les résultats du sondage seront anonymisés, seuls les pays et/ou le profil professionnel (si vous êtes un professionnel) des réponses sélectionnées seront rendus publics dans le rapport final.

 

Les liens sont les suivants : 


lundi 2 septembre 2024

ETUDE RECHERCHE AUTRICHE USA Les femmes médecins continuent d’être confrontées à un risque élevé de suicide

Les femmes médecins continuent d’être confrontées à un risque élevé de suicide

30 août 2024  sur https://www.hsph.harvard.edu/*— Bien que les suicides soient en baisse parmi les médecins, les femmes médecins restent exposées à un risque élevé, selon une nouvelle étude menée par la Harvard TH Chan School of Public Health.

L'étude a été publiée le 21 août dans The BMJ. Eva Schernhammer , professeure adjointe d'épidémiologie à la Harvard Chan School, en est l'auteure correspondante.

En tant que groupe professionnel, les médecins sont depuis longtemps associés à un risque plus élevé de décès par suicide. Mais les données sur la nature du risque et sur la façon dont il varie selon le sexe et le pays sont contradictoires. Pour obtenir une image plus claire du problème, les chercheurs ont mené une méta-analyse, en analysant les données sur les suicides de médecins recueillies dans 39 études menées dans 20 pays entre 1935 et 2020. Les chercheurs ont ensuite effectué une analyse supplémentaire sur les 10 études les plus récentes.

La méta-analyse de toutes les études a révélé que les médecins de sexe masculin couraient un risque accru de suicide de 5 % et les médecins de sexe féminin, de 76 % par rapport à la population générale. La deuxième analyse a révélé que les taux de suicide chez les médecins ont considérablement diminué ces dernières années, mais que les médecins de sexe féminin courent toujours un risque accru de 24 % par rapport à la population générale.

Les chercheurs ont noté certaines limites à la méta-analyse, notamment l’absence d’études menées sur les suicides de médecins en dehors de l’Europe, des États-Unis et de l’Australasie. Néanmoins, ont-ils déclaré, les résultats soulignent la nécessité de recherches supplémentaires sur la santé mentale des médecins – en particulier dans différentes cultures et dans le contexte d’événements sanitaires majeurs comme la COVID-19 – et d’efforts de prévention tels que l’intégration de la sensibilisation à la santé mentale personnelle dans la formation médicale.

Lire l'étude :: Suicide rates among physicians compared with the general population in studies from 20 countries: gender stratified systematic review and meta-analysis

Source https://www.hsph.harvard.edu/news/hsph-in-the-news/female-physicians-continue-to-face-elevated-risk-of-suicide/

 *** 


AUTRE ARTICLE : 

Le taux de suicide dans la profession médicale a diminué, mais les femmes médecins sont toujours exposées à un risque élevé
Nécessité continue de recherches et de mesures de prévention auprès des médecins, en particulier des femmes

2024-08-28 –  https://www.meduniwien.ac.at* 

(Vienne, 28 août 2024) Les taux de suicide chez les médecins ont diminué au fil du temps, mais le risque pour les femmes dans la profession médicale est toujours nettement plus élevé par rapport à la population générale, selon une analyse de données de 20 pays récemment publiée dans le British Medical Journal par un groupe de recherche de la MedUni de Vienne.

L’équipe de recherche du Centre de santé publique dirigée par la directrice de l’étude Eva Schernhammer (chef du département d’épidémiologie) et sa collègue première auteure Claudia Zimmermann a réalisé une méta-analyse des résultats d’études observationnelles publiées entre 1960 et 2024 comparant les taux de suicide des médecins à ceux de la population générale. Au total, 39 études provenant de 20 pays (principalement d’Europe, des États-Unis et d’Australie) ont été incluses. Au total, elles ont fait état de 3 303 suicides d’hommes et de 587 suicides de femmes au cours de deux périodes d’observation (1935-2020 et 1960-2020).
Les résultats ont montré que le risque de suicide chez les médecins de sexe masculin n’était pas plus élevé que dans la population générale. Cependant, le risque de suicide chez les femmes médecins était significativement plus élevé (76 %) que dans la population générale.

L’analyse des dix études les plus récentes comparées à des études plus anciennes a montré que les taux de suicide ont diminué au fil du temps tant chez les médecins hommes que femmes, bien que le taux des femmes médecins soit resté significativement plus élevé (24 % plus élevé) par rapport à la population générale.

Une plus grande sensibilisation à la santé mentale
Les causes exactes de ce déclin ne sont pas connues, mais une plus grande sensibilisation à la santé mentale et un plus grand soutien aux médecins sur le lieu de travail au cours des dernières années pourraient avoir joué un rôle, suggèrent les auteurs.
Le degré élevé de variation (hétérogénéité) entre les études suggère également que le risque de suicide des médecins n'est pas uniforme dans différentes populations, ajoutent-ils. Cela est probablement dû à la formation et aux environnements de travail dans différents systèmes de santé, ainsi qu'aux différentes attitudes et stigmatisations autour de la santé mentale et du suicide.
Une analyse supplémentaire a également révélé un taux de suicide significativement plus élevé (81 %) chez les médecins de sexe masculin par rapport aux autres groupes professionnels ayant un statut socio-économique similaire. Le ratio était similaire pour les femmes médecins, mais le nombre d'études en question était trop faible pour une analyse séparée.

Les auteurs reconnaissent plusieurs limites, comme le manque d'études menées dans des pays situés hors d'Europe, des États-Unis et d'Australie, et la sous-déclaration probable du suicide comme cause de décès en raison de la stigmatisation. Néanmoins, l'analyse s'est basée sur une évaluation complète des données disponibles et a examiné un certain nombre de facteurs comme causes possibles des différences.

Les auteurs appellent donc à des efforts supplémentaires dans la recherche et la prévention du suicide des médecins, en particulier parmi les femmes médecins, et soulignent que des recherches futures sont nécessaires pour évaluer l’impact éventuel du Covid-19 sur les taux de suicide parmi les médecins du monde entier.

Publication: British Medical Journal
Suicide rates among physicians compared to the general population in studies from 20 countries: gender-stratified systematic review and meta-analysis
Claudia Zimmermann, Susanne Strohmaier, Harald Herkner, Thomas Niederkrotenthaler, Eva Schernhammer
doi: 10.1136/bmj-2023-078964

Source https://www.meduniwien.ac.at/web/en/about-us/news/2024/news-in-august-2024/suicide-rates-in-the-medical-profession-have-decreased-but-female-doctors-are-still-at-high-risk/

MANIFESTATION Pays de la loire 10/09/24 webconférence Le suicide, tous concernés !

Le suicide, tous concernés !

 Souvent encore tabou, le suicide fait pourtant de trop nombreuses victimes en France, et particulièrement en Pays de la Loire. Cette webconférence vous donnera les clefs pour comprendre et aider au mieux les personnes en souffrance.

Avec un taux supérieur à la moyenne européenne, la France affiche une triste réalité du suicide. Jugez plutôt !

Chaque année, près de 10 000 personnes se donnent la mort. C’est trois fois plus que les décès dus aux accidents de la route. Et 1 personne sur 20 déclare avoir eu des pensées suicidaires dans l’année.

Cette réalité est encore plus alarmante dans la région des Pays de la Loire, deuxième région touchée par le phénomène du suicide, après la Bretagne.

Et les chiffres ne mentionnent pas l’impact émotionnel et traumatique que la survenue d’un suicide peut générer dans l’entourage familial, amical ou professionnel. Et peut-être que vous-même vous en avez été affecté ?

Si le constat est tristement inquiétant, la bonne nouvelle c’est que :
chacun peut agir pour tenter d’inverser la tendance !

Avec l’intervention de l’association « Dites : Je suis là » ,
cette webconférence vous aidera à :

► Comprendre la réalité du suicide : Nous commencerons par examiner les chiffres et les faits, pour appréhender sans tabou l’ampleur du phénomène en France et dans notre région.
► Déconstruire les mythes du suicide : Il existe de nombreuses idées reçues sur le suicide. Cette conférence vous aidera à les identifier et à les dépasser.
► Apprendre à repérer les personnes en danger : Vous apprendrez à détecter les signes de détresse chez une personne, à reconnaître les comportements à risque et les conduites suicidaires.
► Savoir réagir pour aider au mieux : Nous vous fournirons des outils et ressources pour intervenir avec bienveillance auprès de ceux qui en ont besoin.
Grâce à vous, la prévention du suicide peut devenir l’affaire de tous. Rejoignez-nous !

INFOS PRATIQUES

Webconférence « Le suicide, tous concernés ! »
Mardi 10 septembre
Changement d’horaires ! la webconférence aura lieu de 12h45 à 13h45

Gratuit sur inscription

S’INSCRIRE

Suite à votre inscription, un lien vous permettant d’accéder à la conférence en ligne le jour J vous sera envoyé sur votre messagerie (n’oubliez pas de vérifier vos spams si besoin).

Pour plus d’informations : sophie.timon@mfpl.fr

10 septembre 2024
de 12h45 à 13h45

Webconférence

Participation gratuite sur inscription https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_ZxgtaTafTLi7YHD3v4pU4Q#/registration


Renseignements :
06 46 48 26 13
Contact par email

https://paysdelaloire.mutualite.fr/evenements/le-suicide-tous-concernes/