Y a-t-il plus de suicides après le suicide d’une célébrité ?
Niederkrotenthaler T & al. BMJ
18 mars 2020 Par Nathalie Barrès
Résumé d’articles
10 avr. 2020
À retenir
Les annonces par les médias du suicide d’une célébrité auraient un impact non négligeable puisqu’elles sont associées à une augmentation de 13% du risque de suicide et de 30% du risque de suicide par la même méthode, dans le mois qui suit au sein de la population générale. Pour juger de l’impact de cette association, en comparaison, les auteurs mentionnent que la crise financière de 2008 a été associée à une augmentation de 6% du taux de suicide dans le mois qui a suivi. Ces données renforcent les preuves de la nécessité d’une communication responsable et encadrée de la part des médias lorsqu’ils relatent de tels événements.
Protocole de l’étude
Une revue de la littérature a mis en évidence les études publiées jusqu’en septembre 2019 ayant évalué l’association entre le taux de suicide avant et après la communication par les médias du décès d’une célébrité par suicide. Les données de ces études ont ensuite été incluses dans une méta-analyse.
Quel est l’intérêt de cette étude ?
Ce phénomène encore appelé l’effet Werther du nom de protagoniste principal du roman de Goethe paru en 1774, les Souffrances du jeune Werthermettant en scène le suicide d’un jeune homme. Une vague de suicide a pu être constatée à la sortie de cet ouvrage. La reconnaissance de ce phénomène a conduit les organisations de santé mentale et de prévention du suicide, ainsi que l’OMS a établir des recommandations pour les médias lors de la diffusion d’informations sur le suicide de célébrités. Ces recommandations soulignent l’importance de rappeler le rôles des maladies mentales traitables, les rappels des moyens et des lieux d’aide aux personnes ayant des pensées suicidaires, ainsi qu’un message d’espoir valorisant le côté évitable de l’acte. Cependant, de nombreux médias n’en tiennent pas compte arguant que les niveaux de preuves de ces associations sont insuffisants, d’où l’intérêt d’une méta-analyse.
Principaux résultats
Au total les données de 20 études jugées comme à risque de biais modéré ont été incluses dans la méta-analyse. Les résultats montrent :
Qu’il n’y aurait pas d’augmentation significative du taux de suicide suite à l’annonce par les médias du suicide d’une personne non publiquement connue. La durée médiane du suivi dans les études en question était très courte.
En revanche l’annonce du suicide d’une célébrité augmenterait de 13% (ratio de taux poolée 1,13 [1,08-1,18], p<0,001) le risque de suicide dans la population générale au cours des 28 jours suivants l’annonce.
Le fait de communiquer sur la méthode de suicide utilisée par la célébrité augmentait de 30% (ratio de taux poolé 1,30 [1,18-1,44], p<0,001) les suicides par cette même méthode.
Principales limitations
Forte hétérogénéité entre les études incluses.
Voir l'abstract
Références
Disclaimer
Niederkrotenthaler T, Braun M, Pirkis J, Till B, Stack S, Sinyor M, Tran US, Voracek M, Cheng Q, Arendt F, Scherr S, Yip PSF, Spittal MJ. Association between suicide reporting in the media and suicide: systematic review and meta-analysis. BMJ. 2020;368:m575. doi: 10.1136/bmj.m575. PMID: 32188637
https://www.univadis.fr/viewarticle/y-a-t-il-plus-de-suicides-apres-le-suicide-d-une-celebrite-717254?
lundi 20 avril 2020
Agence de Santé Océan Indien (ARS OI) Dossier documentaire Suicides et tentatives de suicide
Dossier documentaire Suicides et tentatives de suicide
Dans le cadre de la convention entre l’Agence de Santé Océan Indien (ARS OI) et l’Observatoire Régional de la Santé Océan Indien (ORS OI) concernant sa mission d’observation, l’ORS met à disposition des données et des informations sur la santé à La Réunion et à Mayotte. Le programme 2020 prévoit la diffusion de dossiers documentaires sur des thématiques de santé à La Réunion et à Mayotte. La vingt-cinquième édition des dossiers documentaires concerne les suicides et tentatives de suicide.
L’objectif de ce tableau de bord est de présenter différentes références sur la thématique des suicides et tentatives de suicide, au niveau national, à La Réunion et à Mayotte :
les plans, une bibliographie (rapports, études, articles, guides),
une sélection d’autres ressources disponibles (sites internet, revue de presse locale, annuaires).
ORSOI DDOC suicides 2020
https://www.ors-ocean-indien.org/dossier-documentaire-suicides-et-tentatives-de-suicide,478.html
Dans le cadre de la convention entre l’Agence de Santé Océan Indien (ARS OI) et l’Observatoire Régional de la Santé Océan Indien (ORS OI) concernant sa mission d’observation, l’ORS met à disposition des données et des informations sur la santé à La Réunion et à Mayotte. Le programme 2020 prévoit la diffusion de dossiers documentaires sur des thématiques de santé à La Réunion et à Mayotte. La vingt-cinquième édition des dossiers documentaires concerne les suicides et tentatives de suicide.
L’objectif de ce tableau de bord est de présenter différentes références sur la thématique des suicides et tentatives de suicide, au niveau national, à La Réunion et à Mayotte :
les plans, une bibliographie (rapports, études, articles, guides),
une sélection d’autres ressources disponibles (sites internet, revue de presse locale, annuaires).
ORSOI DDOC suicides 2020https://www.ors-ocean-indien.org/dossier-documentaire-suicides-et-tentatives-de-suicide,478.html
jeudi 16 avril 2020
ARS PAYS DE LA LOIRE Annuaires MàJ
Annuaires
Date de publication 11 février 2020 et avril 2020
Les annuaires mis à disposition sur cette page ont pour but de recenser les acteurs ressources du territoire sur différentes thématiques. Ce service a vocation à être enrichi sur les différents champs d'intervention de l'ARS Pays de la Loire et de ses partenaires.
Avec en moyenne 700 décès par an, les Pays de la Loire se placent parmi les régions les plus touchées par le suicide.
L’Agence régionale de santé Pays de la Loire et l’Association Régionale des Caisses de Mutualité Sociale Agricole des Pays de la Loire sont particulièrement attachées à agir ensemble dans la lutte contre le suicide.
Ce partenariat se traduit notamment par :
un contrat sur l’organisation de sessions de formation au repérage de la crise suicidaire,
une rencontre annuelle d’échanges de pratiques réalisée successivement dans les différents départements,
ces annuaires des ressources régionales en matière de prévention du suicide.
Afin de permettre l’actualisation annuelle des données figurant dans ce document, nous avons choisi de proposer un format dématérialisé sur nos sites institutionnels et ceux des partenaires qui en formuleront le voeu.
Vos commentaires et remarques pour les enrichir sont les bienvenus.
Si ces annuaires participent à améliorer la coordination, le repérage et la prise en charge du risque suicidaire en Pays de la Loire, alors notre objectif partagé sera atteint.
Annuaire des acteurs ressources suicide LOIRE-ATLANTIQUE (pdf, 679.52 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide MAINE-ET-LOIRE (pdf, 619.78 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide MAYENNE (pdf, 559.54 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide SARTHE (pdf, 619.9 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide VENDÉE (pdf, 608.65 Ko)
Date de publication 11 février 2020 et avril 2020
Les annuaires mis à disposition sur cette page ont pour but de recenser les acteurs ressources du territoire sur différentes thématiques. Ce service a vocation à être enrichi sur les différents champs d'intervention de l'ARS Pays de la Loire et de ses partenaires.
Avec en moyenne 700 décès par an, les Pays de la Loire se placent parmi les régions les plus touchées par le suicide.
L’Agence régionale de santé Pays de la Loire et l’Association Régionale des Caisses de Mutualité Sociale Agricole des Pays de la Loire sont particulièrement attachées à agir ensemble dans la lutte contre le suicide.
Ce partenariat se traduit notamment par :
un contrat sur l’organisation de sessions de formation au repérage de la crise suicidaire,
une rencontre annuelle d’échanges de pratiques réalisée successivement dans les différents départements,
ces annuaires des ressources régionales en matière de prévention du suicide.
Afin de permettre l’actualisation annuelle des données figurant dans ce document, nous avons choisi de proposer un format dématérialisé sur nos sites institutionnels et ceux des partenaires qui en formuleront le voeu.
Vos commentaires et remarques pour les enrichir sont les bienvenus.
Si ces annuaires participent à améliorer la coordination, le repérage et la prise en charge du risque suicidaire en Pays de la Loire, alors notre objectif partagé sera atteint.
Annuaire des acteurs ressources suicide LOIRE-ATLANTIQUE (pdf, 679.52 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide MAINE-ET-LOIRE (pdf, 619.78 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide MAYENNE (pdf, 559.54 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide SARTHE (pdf, 619.9 Ko)
Annuaire des acteurs ressources suicide VENDÉE (pdf, 608.65 Ko)
jeudi 9 avril 2020
ETUDE RECHERCHE Des tentatives de suicide à leur prise en charge à l'hôpital : une sociologie des urgences
Des tentatives de suicide à leur prise en charge à l'hôpital : une sociologie des urgences
Soumis le : lundi 23 mars 2020 - 09:09:10
Fichier
va_Pisu_Florian.pdf
Version validée par le jury (STAR)
Florian Pisu
1
1
CERMES3 - UM 7 (UMR 8211 / U988) - CERMES3 -
Centre de recherche Médecine, sciences, santé, santé mentale, société
Résumé : Cette
thèse a pour objectif de rendre compte des ressorts contemporains de la
suicidalité en France. Ce travail a été pensé dans une double
perspective. D'une part, il s'est agi d'analyser la dynamique propre aux
conduites suicidaires, en questionnant autant les motifs que les causes
qui suscitent ces conduites. D'autre part, il a été question d'étudier
l'organisation de leur prise en charge médicale, en s'intéressant au
fonctionnement des services d'urgences qui accueillent la majorité des
tentatives de suicide connues. Ces deux axes d'investigation ont été
pensés de façon complémentaire, si bien que l'approche théorique et
méthodologique qui organise cette démarche lie intimement la
compréhension des conduites suicidaires avec celle de son traitement
médical. La lecture que nous proposons ici consiste à penser la
suicidalité, ainsi que sa prise en charge, à travers les transformations
normatives des sociétés contemporaines. Ces transformations sont
caractérisées par l'affirmation et la valorisation inédite d'un certain
type de relation sociale, faisant de la capacité d'autodétermination
individuelle et de l'accomplissement personnel une référence centrale
pour orienter l'action. L'autonomie, l'indépendance, l'authenticité et
la responsabilité seraient ainsi inscrites dans nos pratiques les plus
communes, de sorte qu'elles sont devenues un principe du fonctionnement
des rapports sociaux et de la mesure de la valeur de chacun. Cette
individualisation recompose les zones de tensions que les acteurs sont
tenus de résoudre en contexte, selon leurs ressources propres, et au
risque pour eux, parfois, d'y perdre toute possibilité d'agir. C'est
donc l'esquisse d'une nouvelle économie du suicide et des tentatives de
suicide que nous avons souhaité mettre en lumière. Pour ce faire, nous
avons mis en place une ethnographie des services d'urgences générales et
psychiatriques, visant à analyser le déroulé de la prise en charge des
tentatives de suicide au décours du geste suicidaire. Cette démarche
vise à saisir la manière par laquelle les conduites suicidaires
s'inscrivent dans la logique qui préside à l'univers médical, hypothèse
étant faite ici que les tensions suscitées par l'autonomie se rejouent
précisément dans cette rencontre singulière et incertaine entre
suicidalité et soin.
Soumis le : lundi 23 mars 2020 - 09:09:10
Fichier
va_Pisu_Florian.pdf
Version validée par le jury (STAR)
ETUDE RECHERCHE NLP appliquée à la détection d'intention de suicide en ligne
NLP Applied to Online Suicide Intention Detection
Mathieu Guidère
1, 2, 3
1
CESP - Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations
2
SMSP - U1178 - Santé mentale et santé publique
3
U1178 Inserm - Equipe OUTRE-MER (IPSOM)
SMSP - U1178 - Santé mentale et santé publique
Abstract : Combining linguistic
data and behavioral sciences, we use NLP to implement machine learning
and inspect social media in a suicide surveillance system. We have
conducted prospective studies to understand the linguistic expressions,
and discourse features of suicidal subjects. The goal of this research
was to build a machine learning processing using the linguistic
characteristics. To achieve this, we applied machine learning
classifiers on linguistic data captured from heterogeneous sources
(blogs, websites, forums, social networks, etc.). The captured data were
then used for training machine on information extraction in order to
identify linguistic markers of suicide. In this paper, we provide an
overview of the automated tracking and monitoring system for suicidal
ideation and risk, which draws on predictive linguistics methods and
techniques, based on a large sample of suicide messages posted online.
https://www.hal.inserm.fr/inserm-02521389
Contributeur : Mathieu Guidere <mathieu.guidere@inserm.fr>
Soumis le : vendredi 27 mars 2020 - 13:26:09
Dernière modification le : dimanche 29 mars 2020 - 01:40:51
Contributeur : Mathieu Guidere <mathieu.guidere@inserm.fr>
Soumis le : vendredi 27 mars 2020 - 13:26:09
Dernière modification le : dimanche 29 mars 2020 - 01:40:51
ETUDE RECHERCHE Points de vue d'adolescents ayant réalisé un passage à l'acte suicidaire : quelles attentes ont-ils de leur relation à leur médecin traitant
Points de vue d'adolescents ayant réalisé un passage à l'acte suicidaire : quelles attentes ont-ils de leur relation à leur médecin traitant
Géraldine Novoa 1
1 AMU MED - Aix-Marseille Université - Faculté de médecine
Résumé : Introduction : en France, le suicide constitue la seconde cause de mortalité chez les adolescents, en faisant un problème majeur de santé publique. L’objectif de recherche de ce travail consiste à analyser à travers le vécu d’adolescents ayant réalisé un passage à l’acte suicidaire, leurs attentes vis-à-vis de leur médecin généraliste, en matière de relation et de prise en charge. Matériel et Méthode : une étude qualitative par entretiens semi dirigés a été menée auprès d’adolescents pris en charge initialement pour une tentative de suicide au C.H.U de Nîmes. Résultats : dix adolescents âgés de 13 à 18 ans ont été rencontrés. L’analyse thématique a permis de répondre à l’objectif principal. Les adolescents attendent de leur médecin traitant une écoute empathique et sans jugement, ils souhaitent être reçus seuls en consultation et dans le respect du secret médical. Le médecin généraliste doit rechercher derrière un motif de consultation somatique des demandes secondaires et rappeler ses fonctions de prise en charge somatique mais aussi psychologique ou relationnelle. Conclusion : le médecin généraliste peut représenter une personne ressource pour son patient adolescent en situation de souffrance psychologique. L’ancienneté de la relation est pour cela un atout majeur. L’instauration d’une consultation semestrielle pourrait permettre d’améliorer la relation médecin-adolescent et de favoriser le dialogue.
Accès document THESE NOVOA.pdf Fichiers produits par l'(les) auteur(s
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02517075
Contributeur : Faculté de Médecine Amu <florence.blanchard@univ-amu.fr>
Soumis le : mardi 24 mars 2020
Géraldine Novoa 1
1 AMU MED - Aix-Marseille Université - Faculté de médecine
Résumé : Introduction : en France, le suicide constitue la seconde cause de mortalité chez les adolescents, en faisant un problème majeur de santé publique. L’objectif de recherche de ce travail consiste à analyser à travers le vécu d’adolescents ayant réalisé un passage à l’acte suicidaire, leurs attentes vis-à-vis de leur médecin généraliste, en matière de relation et de prise en charge. Matériel et Méthode : une étude qualitative par entretiens semi dirigés a été menée auprès d’adolescents pris en charge initialement pour une tentative de suicide au C.H.U de Nîmes. Résultats : dix adolescents âgés de 13 à 18 ans ont été rencontrés. L’analyse thématique a permis de répondre à l’objectif principal. Les adolescents attendent de leur médecin traitant une écoute empathique et sans jugement, ils souhaitent être reçus seuls en consultation et dans le respect du secret médical. Le médecin généraliste doit rechercher derrière un motif de consultation somatique des demandes secondaires et rappeler ses fonctions de prise en charge somatique mais aussi psychologique ou relationnelle. Conclusion : le médecin généraliste peut représenter une personne ressource pour son patient adolescent en situation de souffrance psychologique. L’ancienneté de la relation est pour cela un atout majeur. L’instauration d’une consultation semestrielle pourrait permettre d’améliorer la relation médecin-adolescent et de favoriser le dialogue.
Accès document THESE NOVOA.pdf Fichiers produits par l'(les) auteur(s
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02517075
Contributeur : Faculté de Médecine Amu <florence.blanchard@univ-amu.fr>
Soumis le : mardi 24 mars 2020
Libellés :
ADOLESCENTS,
MEDECINE GENERALE,
PARCOURS DE SOIN,
POST-HOSPITALISATION,
RECHERCHE,
TENTATIVE DE SUICIDE
RAPPEL POSTS SPECIAUX Coronavirus COVID-19
MISES A JOUR REGULIERES DES POSTS SUIVANTS
MàJ POST SPECIAL Coronavirus COVID-19 & Santé mentale : des ressources en Region se reorganisent
MàJ POST SPECIAL Coronavirus COVID-19 : informations ressources
AIDE - RESSOURCES
samedi 4 avril 2020
ETUDE RECHERCHE SUISSE ASSIP: thérapie courte pour la prévention des récidives après tentative de suicide
Formation postgraduée et continue du point de vue de la relève
ASSIP: nouveau concept de thérapie chez les patients suicidaires
DOI: https://doi.org/10.4414/phc-f.2020.10201
Date de publication: 01.04.2020
Prim Hosp Care Med Int Gen. 2020;20(04):139-140
Céline Faeh
Masterstudentin Humanmedizin Universität Bern
Les approches thérapeutiques courantes après une tentative de suicide sont bien connues, mais le taux de récidive est extrêmement élevé. Un nouveau programme d’intervention courte s’attaque à cette problématique. «Avec une réduction des tentatives de suicide de 80%, les thérapeutes formés tentent d’aider les patients concernés», tel est l’un des messages clés de l’exposé tenu par le Prof. Katja Cattapan, directrice médicale adjointe et médecin-chef au Sanatorium Kilchberg, à l’occasion du congrès d’automne de la SSMIG en Suisse orientale. Ci-après, nous présentons les principaux points de cet exposé.
Introduction
Les tentatives de suicide sont devenues un motif de consultation très fréquent. Ce n’est pas un hasard. De nombreuses maladies psychiatriques, telles que les dépressions, les troubles de la personnalité ou les psychoses, sont associées à un risque de tentative de suicide et de suicide. Les patients ayant déjà fait une tentative de suicide sont particulièrement à risque. Afin de réduire ce risque accru, un traitement spécifique a été développé par une équipe de chercheurs bernois.
ASSIP
La thérapie courte pour la prévention des récidives après tentative de suicide «Attempted Suicide Short InterventionProgram» (ASSIP) a pour objectif de réduire le risque de récidive chez les patients ayant déjà fait des tentatives de suicide. Dans le cadre de cette thérapie, le thérapeute formé à l’approche ASSIP mène un entretien avec le patient dans un contexte défini, et l’entretien est filmé. Lors d’une deuxième séance, cet enregistrement vidéo est analysé ensemble par le thérapeute et le patient. Lors d’une troisième séance, le thérapeute et le patient tentent ensemble de déterminer les schémas et processus qui précèdent une crise suicidaire et d’élaborer des mesures comportementales préventives. A ce moment-là, ces mesures sont consignées par écrit pour le patient. Ensuite, si le patient le souhaite, un contact personnalisé par lettre est maintenu sur une période de deux ans.
Le risque de récidive est réduit de 80%
Cependant, de tels groupes d’intervention n’existent pas uniquement au Sanatorium Kilchberg. De nouvelles offres sont aussi sans cesse proposées à Soleure (clinique psychiatrique), Berne (services psychiatriques universitaires et clinique privée Wyss) et Zurich (services psychiatriques universitaires, clinique universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et mise en place en cours à la clinique privée Clienia Schlössli). «Une étude de 2016 [1] a même montré qu’une intervention ASSIP réduisait le risque de récidive de tentative de suicide de 80%», selon le Prof. Cattapan.
Une intervention à domicile est possible
Tous les patients ne sont pas favorables à une intervention en clinique psychiatrique. Beaucoup se sentent mieux à la maison dans leur environnement personnel et préfèrent dès lors être pris en charge dans ce cadre. Cela ne pose pas de problème. Le traitement à domicile est déjà possible dans de nombreuses villes de Suisse pour les patients qui souhaitent en bénéficier après une tentative de suicide. Un traitement aigu à domicile est déjà proposé à Lausanne, Zurich, Lucerne, dans le Tessin et en Argovie. «Toutefois, les auteurs de l’étude ont également montré les limites du traitement à domicile», a expliqué le Prof. Cattapan. «Lors d’une intervention à domicile, les proches sont souvent fortement impliqués. Qui plus est, moins d’offres spéciales sont possibles à domicile. S’y ajoute le fait qu’un traitement à domicile peut être perçu comme intrusif par les patients». Par ailleurs, le financement des offres de traitement à domicile n’est pas encore réglementé de façon uniforme par rapport aux formes de traitement stationnaires. Le traitement à domicile présente toutefois de nombreux aspects positifs. La focalisation sur le milieu social et la collaboration avec les proches occupent clairement l’avant-plan dans cette méthode. Le traitement à domicile est également approprié pour les patients qui ont du mal à vivre en communauté dans un service hospitalier.
Test ABCB1 – un traitement plus efficace de la dépression en tant qu’étape vers la médecine personnalisée
Les antidépresseurs peuvent permettre de remettre de l’ordre dans la vie d’un patient. Mais quel est le médicament approprié pour mon patient? Un nouveau procédé diagnostique de génétique moléculaire promet une réponse à cette question. Tous les patients ne réagissent pas de la même manière à un antidépresseur, ce qui est entre autres dû au gène ABCB1, qui code pour la molécule gardienne glycoprotéine P (P-gp) localisée dans la barrière hémato-encéphalique. Son génotype détermine si un antidépresseur peut ou non franchir la barrière hémato-encéphalique, car ces médicaments sont des substrats de la glycoprotéine P. Le nouveau test sanguin ABCB1 renseigne quant au médicament approprié et au dosage approprié [2]. Cela est avant tout utile pour les médicaments listés dans l’encadré 1. Les environs 248 francs que coûte le test ne sont pas pris en charge de façon standard par la caisse-maladie, car les études disponibles sont encore confuses. Outre la molécule gardienne, il existe de nombreux autres facteurs qui influencent considérablement l’action des antidépresseurs. D’après les études actuellement disponibles, la détermination de la concentration de médicament dans le sang fournit davantage de renseignements cliniques que le test ABCB1.
Encadré 1: Pour quels médicaments un test génétique peut-il être utile?
Test génétique indiqué pour les substrats de la glycoprotéine P:
Paroxétine, citalopram, escitalopram, venlafaxine, amitriptyline, N-oxyde d’amitriptyline, nortriptyline, trimipramine, sertraline, vortioxétine, lévomilnacipran, vilazodone, hypericum (millepertuis)
Test génétique non indiqué pour les non-substrats de la glycoprotéine P:
Fluoxétine, mirtazapine, agomélatine, bupropion
Ainsi, il est toujours conseillé de se demander si un tel test génétique, un traitement à domicile ou une intervention ASSIP est profitable ou non chez un patient donné. C’est uniquement de cette manière qu’il est possible, dans la médecine actuelle, de trouver une approche individuelle adaptée à nos patients, qui nous rapproche un peu plus de la médecine personnalisée.
https://primary-hospital-care.ch/fr/article/doi/phc-f.2020.10201
ASSIP: nouveau concept de thérapie chez les patients suicidaires
DOI: https://doi.org/10.4414/phc-f.2020.10201
Date de publication: 01.04.2020
Prim Hosp Care Med Int Gen. 2020;20(04):139-140
Céline Faeh
Masterstudentin Humanmedizin Universität Bern
Les approches thérapeutiques courantes après une tentative de suicide sont bien connues, mais le taux de récidive est extrêmement élevé. Un nouveau programme d’intervention courte s’attaque à cette problématique. «Avec une réduction des tentatives de suicide de 80%, les thérapeutes formés tentent d’aider les patients concernés», tel est l’un des messages clés de l’exposé tenu par le Prof. Katja Cattapan, directrice médicale adjointe et médecin-chef au Sanatorium Kilchberg, à l’occasion du congrès d’automne de la SSMIG en Suisse orientale. Ci-après, nous présentons les principaux points de cet exposé.
Introduction
Les tentatives de suicide sont devenues un motif de consultation très fréquent. Ce n’est pas un hasard. De nombreuses maladies psychiatriques, telles que les dépressions, les troubles de la personnalité ou les psychoses, sont associées à un risque de tentative de suicide et de suicide. Les patients ayant déjà fait une tentative de suicide sont particulièrement à risque. Afin de réduire ce risque accru, un traitement spécifique a été développé par une équipe de chercheurs bernois.
ASSIP
La thérapie courte pour la prévention des récidives après tentative de suicide «Attempted Suicide Short InterventionProgram» (ASSIP) a pour objectif de réduire le risque de récidive chez les patients ayant déjà fait des tentatives de suicide. Dans le cadre de cette thérapie, le thérapeute formé à l’approche ASSIP mène un entretien avec le patient dans un contexte défini, et l’entretien est filmé. Lors d’une deuxième séance, cet enregistrement vidéo est analysé ensemble par le thérapeute et le patient. Lors d’une troisième séance, le thérapeute et le patient tentent ensemble de déterminer les schémas et processus qui précèdent une crise suicidaire et d’élaborer des mesures comportementales préventives. A ce moment-là, ces mesures sont consignées par écrit pour le patient. Ensuite, si le patient le souhaite, un contact personnalisé par lettre est maintenu sur une période de deux ans.
Le risque de récidive est réduit de 80%
Cependant, de tels groupes d’intervention n’existent pas uniquement au Sanatorium Kilchberg. De nouvelles offres sont aussi sans cesse proposées à Soleure (clinique psychiatrique), Berne (services psychiatriques universitaires et clinique privée Wyss) et Zurich (services psychiatriques universitaires, clinique universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et mise en place en cours à la clinique privée Clienia Schlössli). «Une étude de 2016 [1] a même montré qu’une intervention ASSIP réduisait le risque de récidive de tentative de suicide de 80%», selon le Prof. Cattapan.
Une intervention à domicile est possible
Tous les patients ne sont pas favorables à une intervention en clinique psychiatrique. Beaucoup se sentent mieux à la maison dans leur environnement personnel et préfèrent dès lors être pris en charge dans ce cadre. Cela ne pose pas de problème. Le traitement à domicile est déjà possible dans de nombreuses villes de Suisse pour les patients qui souhaitent en bénéficier après une tentative de suicide. Un traitement aigu à domicile est déjà proposé à Lausanne, Zurich, Lucerne, dans le Tessin et en Argovie. «Toutefois, les auteurs de l’étude ont également montré les limites du traitement à domicile», a expliqué le Prof. Cattapan. «Lors d’une intervention à domicile, les proches sont souvent fortement impliqués. Qui plus est, moins d’offres spéciales sont possibles à domicile. S’y ajoute le fait qu’un traitement à domicile peut être perçu comme intrusif par les patients». Par ailleurs, le financement des offres de traitement à domicile n’est pas encore réglementé de façon uniforme par rapport aux formes de traitement stationnaires. Le traitement à domicile présente toutefois de nombreux aspects positifs. La focalisation sur le milieu social et la collaboration avec les proches occupent clairement l’avant-plan dans cette méthode. Le traitement à domicile est également approprié pour les patients qui ont du mal à vivre en communauté dans un service hospitalier.
Test ABCB1 – un traitement plus efficace de la dépression en tant qu’étape vers la médecine personnalisée
Les antidépresseurs peuvent permettre de remettre de l’ordre dans la vie d’un patient. Mais quel est le médicament approprié pour mon patient? Un nouveau procédé diagnostique de génétique moléculaire promet une réponse à cette question. Tous les patients ne réagissent pas de la même manière à un antidépresseur, ce qui est entre autres dû au gène ABCB1, qui code pour la molécule gardienne glycoprotéine P (P-gp) localisée dans la barrière hémato-encéphalique. Son génotype détermine si un antidépresseur peut ou non franchir la barrière hémato-encéphalique, car ces médicaments sont des substrats de la glycoprotéine P. Le nouveau test sanguin ABCB1 renseigne quant au médicament approprié et au dosage approprié [2]. Cela est avant tout utile pour les médicaments listés dans l’encadré 1. Les environs 248 francs que coûte le test ne sont pas pris en charge de façon standard par la caisse-maladie, car les études disponibles sont encore confuses. Outre la molécule gardienne, il existe de nombreux autres facteurs qui influencent considérablement l’action des antidépresseurs. D’après les études actuellement disponibles, la détermination de la concentration de médicament dans le sang fournit davantage de renseignements cliniques que le test ABCB1.
Encadré 1: Pour quels médicaments un test génétique peut-il être utile?
Test génétique indiqué pour les substrats de la glycoprotéine P:
Paroxétine, citalopram, escitalopram, venlafaxine, amitriptyline, N-oxyde d’amitriptyline, nortriptyline, trimipramine, sertraline, vortioxétine, lévomilnacipran, vilazodone, hypericum (millepertuis)
Test génétique non indiqué pour les non-substrats de la glycoprotéine P:
Fluoxétine, mirtazapine, agomélatine, bupropion
Ainsi, il est toujours conseillé de se demander si un tel test génétique, un traitement à domicile ou une intervention ASSIP est profitable ou non chez un patient donné. C’est uniquement de cette manière qu’il est possible, dans la médecine actuelle, de trouver une approche individuelle adaptée à nos patients, qui nous rapproche un peu plus de la médecine personnalisée.
https://primary-hospital-care.ch/fr/article/doi/phc-f.2020.10201
Santé mentale en Île-de-France Rôle clé des médecins généralistes dans le repérage et la prise en charge des patients
Santé mentale en Île-de-France
Rôle clé des médecins généralistes dans le repérage et la prise en charge des patients
02 avril 2020
https://www.ors-idf.org*
Le médecin généraliste est le premier professionnel consulté par les personnes pensant souffrir de troubles mentaux. De ce fait, il est un acteur clé dans le repérage et la prise en charge de ces patients. D’après l’OMS, une personne sur quatre sera concernée par un trouble de santé mentale dans sa vie. Les données actuelles montrent d’ailleurs qu'environ 27 % de la population adulte de l'Union européenne est ou a été affectée par au moins un trouble de santé mentale au cours des 12 derniers mois.
Ce Focus santé, à partir d’une revue de la littérature, examine la place qu’occupe le médecin généraliste dans la détection des troubles de santé mentale et sa place dans l’organisation des soins de santé mentale en France et s’attache en particulier à la situation de l’Île-de-France. Il propose également des indicateurs qui permettraient un suivi de l’activité en santé mentale des médecins généralistes.
Parmi les éléments marquants :
L’organisation des soins psychiatriques est complexe et le médecin généraliste pallie souvent un manque de moyens du secteur ;
L’analyse des données de remboursement des psychotropes prescrits par les médecins généralistes aux Franciliens met en évidence l’importance des troubles mentaux dans leur activité de généraliste ; Un patient sur quatre de la patientèle du médecin généraliste est concerné par un trouble de santé mentale;
L’activité en santé mentale des médecins généralistes est peu valorisée et ils rencontrent des difficultés dans la mise en place de soins optimaux ;
Les patients ayant des troubles mentaux ont moins recours à des soins somatiques, une meilleure coordination entre médecins (généralistes et spécialistes de santé mentale) devrait améliorer la prise en charge tant physique que psychique ;
Des indicateurs de suivi de l’activité en santé mentale des médecins généralistes permettraient d’améliorer leur positionnement dans le système de soins en santé mentale.

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https://www.ors-idf.org/nos-travaux/publications/sante-mentale-en-ile-de-france.html
Rôle clé des médecins généralistes dans le repérage et la prise en charge des patients
02 avril 2020
https://www.ors-idf.org*
Le médecin généraliste est le premier professionnel consulté par les personnes pensant souffrir de troubles mentaux. De ce fait, il est un acteur clé dans le repérage et la prise en charge de ces patients. D’après l’OMS, une personne sur quatre sera concernée par un trouble de santé mentale dans sa vie. Les données actuelles montrent d’ailleurs qu'environ 27 % de la population adulte de l'Union européenne est ou a été affectée par au moins un trouble de santé mentale au cours des 12 derniers mois.
Ce Focus santé, à partir d’une revue de la littérature, examine la place qu’occupe le médecin généraliste dans la détection des troubles de santé mentale et sa place dans l’organisation des soins de santé mentale en France et s’attache en particulier à la situation de l’Île-de-France. Il propose également des indicateurs qui permettraient un suivi de l’activité en santé mentale des médecins généralistes.
Parmi les éléments marquants :
L’organisation des soins psychiatriques est complexe et le médecin généraliste pallie souvent un manque de moyens du secteur ;
L’analyse des données de remboursement des psychotropes prescrits par les médecins généralistes aux Franciliens met en évidence l’importance des troubles mentaux dans leur activité de généraliste ; Un patient sur quatre de la patientèle du médecin généraliste est concerné par un trouble de santé mentale;
L’activité en santé mentale des médecins généralistes est peu valorisée et ils rencontrent des difficultés dans la mise en place de soins optimaux ;
Les patients ayant des troubles mentaux ont moins recours à des soins somatiques, une meilleure coordination entre médecins (généralistes et spécialistes de santé mentale) devrait améliorer la prise en charge tant physique que psychique ;
Des indicateurs de suivi de l’activité en santé mentale des médecins généralistes permettraient d’améliorer leur positionnement dans le système de soins en santé mentale.

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https://www.ors-idf.org/nos-travaux/publications/sante-mentale-en-ile-de-france.html
jeudi 2 avril 2020
MàJ Santé publique France dispositifs à distance accessibles pendant l'épidemie de COVID-19
DISPOSITIFS D'AIDE A DISTANCE ACCESSIBLES PENDANT L'EPIDEMIE DE COVID-19
Santé publique France a recensé les dispositifs d’aide à distance en santé nationaux qui poursuivent leur mission d’écoute et de soutien pendant la période de confinement, ainsi que des dispositifs nouvellement créés en raison du contexte de Covid-19.
Dispositifs d'aide à distance en santé accessibles pendant le confinement - 20200402
* Cette liste n’a pas vocation à l’exhaustivité, mais permet de dresser un panorama, à date, des dispositifs offrant une écoute, un soutien et une aide en cette période génératrice d’inquiétudes, de questionnements et d’isolement.
Historique
Dispositifs d'aide à distance accessibles en période de confinement - 20200331
sur le même sujet
MàJ POST SPECIAL Coronavirus COVID-19 : informations ressources https://blogdinfosuicide.blogspot.com/2020/03/post-special-coronavirus-covid-19.html
MàJ POST SPECIAL Coronavirus COVID-19 & Santé mentale : des ressources en Région se réorganisent https://blogdinfosuicide.blogspot.com/2020/03/post-special-coronavirus-covid-19-sante.html
Santé publique France a recensé les dispositifs d’aide à distance en santé nationaux qui poursuivent leur mission d’écoute et de soutien pendant la période de confinement, ainsi que des dispositifs nouvellement créés en raison du contexte de Covid-19.
Dispositifs d'aide à distance en santé accessibles pendant le confinement - 20200402
* Cette liste n’a pas vocation à l’exhaustivité, mais permet de dresser un panorama, à date, des dispositifs offrant une écoute, un soutien et une aide en cette période génératrice d’inquiétudes, de questionnements et d’isolement.
Historique
Dispositifs d'aide à distance accessibles en période de confinement - 20200331
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