vendredi 28 septembre 2018

MANIFESTATION 30 septembre 2018 dans le monde Distinguished Gentleman’s Ride


Plus de deux cents motards chics et vintage sur la route

Les motards vont passer par la cité des papes et par la place Pie dimanche.
Les motards vont passer par la cité des papes et par la place Pie dimanche.
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Solidarité. Dimanche, une promenade caritative dans le Grand Avignon.
Une balade à moto pour la bonne cause. C’est ce que propose la Distinguished Gentleman’s Ride, organisée dimanche 30 septembre, dans quelque 650 villes à travers le monde, où sont attendus plus 120 000 motards.
Cet événement international "a pour but de récolter des fonds pour la fondation Movember et à changer l’image des motards", expliquent Olivier Jonquet et Nicolas Sanviti, qui organisent une telle promenade dimanche autour d’Avignon. Movember a pour objectif de financer des projets autour de la santé masculine et des maladies qui les touchent plus particulièrement. Sont mis en avant le traitement du cancer de la prostate et la santé mentale, avec la prévention des suicides.
Les participants sont ainsi invités à faire un don lors de leur inscription pour participer à la balade.
Localement, c’est à Rochefort-du-Gard, que ces gentlemen à moto ont rendez-vous à 9 h, casque sur la tête, devant la concession de Triumph Provence. "Nous allons passer par Avignon, la place Pie, avant de partir sur les routes en traversant des villages et la campagne", annonce Olivier Jonquet.

L’an dernier, "on a réuni deux cents participants et récolté plus de 2 800 €" souligne-t-il. Pour cette 5e édition, "on espère faire mieux ! On augmente chaque année, il y a deux ans on n’était qu’à cent vingt participants… Les gens se sentent concernés par la maladie et la prévention du suicide", témoigne l’organisateur.
Parmi les motards, des habitants du Grand Avignon bien sûr, mais également "des Montpelliérains, des Nîmois…" qui apprécient l’ambiance festive de ce rendez-vous annuel, qui "n’est pas proposé dans toutes les villes".

Motos vintage
Mais n’est pas gentleman qui veut sur le bitume. Tous les amateurs de deux roues ne peuvent pas prendre part à la Gentleman’s ride. Seules les motos classiques et vintage sont en effet admises dans ses rangs. "On peut venir en Vespa, il y en a eu l’an dernier !" Et le dress code est précis : "on doit être chic !" Si la grande majorité des motards appartiennent à la gente masculine, les dames sont également bienvenues. "L’année dernière, elles étaient une dizaine. Il y a de plus en plus de femmes à moto", remarque Olivier Jonquet. Des femmes aussi concernées par la santé de ces gentlemen.
Renseignements : Olivier Jonquet au 06 40 71 84 38.

Site international de la Distinguished gentleman’s ride : www.gentlemansride.com

https://www.midilibre.fr/2018/09/27/plus-de-deux-cents-motards-chics-et-vintage-sur-la-route,4708995.php

BELGIQUE ARTICLE Promouvoir la santé à l'école


Dans " Promouvoir la santé à l'école " est un e-Journal destiné aux professionnels de la promotion de la santé à l'école et, plus largement, ceux intéressés par les enjeux de santé en milieu scolaire
N°67 Septembre 2018
DossiER Deuxième cause de mortalité chez les jeunes en Belgique, le suicide est un réel enjeu de santé publique. Le Dr Sébastian Laurent propose d'intégrer aux bilans de santé des 4e secondaire un test simple et rapide destiné à soutenir la détection des risques suicidaires. Une idée à retenir ?
Présentation de son projet et mise en perspective croisée par le Centre de Prévention du Suicide.


Pour oser leur parler du suicide...

Dans le cadre de son Certificat de Médecine Scolaire, le Dr Sébastian Laurent a réalisé un travail dans lequel il propose un test simple et rapide de dépistage du suicide qui, une fois validé et avalisé  par des instances telles que le Conseil Supérieur de la Santé, pourrait être utilisé par les professionnels de la PSE et des centres PMS-CF, lors du bilan de santé des jeunes de 4e secondaire. Une manière - non exhaustive - d'ouvrir la porte à cette question de santé publique.

Il y a les chiffres, incontournables. En Belgique, chez les 15 à 29 ans, le suicide est la deuxième cause de mortalité, toutes causes confondues, après les accidents de la route. En moyenne, sur les 5 dernières années, tous les ans, en Belgique, 2000 personnes se sont suicidées, majoritairement des hommes. Pourtant, ces 6 décès quotidiens ne représentent que les chiffres officiels : ils ne tiennent pas compte d'autres morts "suspectes". De plus, souligne Sylvie-Anne Hye, psychologue et formatrice au Centre de Prévention du Suicide, à Bruxelles, "les derniers chiffres de l'Institut de Santé Publique montrent qu'avec 17 décès pour 100 000 habitants, la Belgique se place bien au-dessus d'autres pays."
Globalement, on estime qu'il y a de 14 à 20 fois plus de tentatives de suicide que de décès. Sauf chez les moins de 25 ans. Chez eux, on compte de 100 à 200 tentatives de suicide pour un suicide abouti. De plus, le nombre de tentatives de suicide chez les jeunes est un indicateur : avoir manifesté un comportement suicidaire est un facteur clé de vulnérabilité quant à un éventuel passage à l'acte à l'avenir.

Parce qu'il était, entre autres, interpellé par de tels résultats, le Dr Sébastian Laurent a consacré son TFE du Certificat de Médecine Scolaire à cette problématique, en optant pour une démarche très pratique et pragmatique : comment faire entrer ce sujet dans les consultations de médecine scolaire ? Il propose de généraliser un test à ajouter aux bilans de santé de 4e secondaire, une fois ce dernier validé et une fois pensée la démarche de prise en charge qu'implique la détection d'un jeune à risque. Sa suggestion est détaillée dans un article (à lire ci-dessous). Elle est complétée (voir les autres articles ci-dessous) par l'approche et l'analyse de Sylvie-Anne Hye, psychologue au Centre de Prévention du Suicide. Cette dernière confirme que, comme d'autres intervenants, les professionnels des services PSE ont un rôle important à jouer face au risque suicidaire. Sans dépasser leurs limites ni leurs fonctions et après avoir réfléchi (et/ou avoir été formés) à ce que qu'implique la nécessité de traiter ce problème, qui fait intimement partie de la santé des jeunes.

Y a quelqu'un ?
Ainsi que le rappelle un document édité par le Centre de Prévention du Suicide (1) "la prévention du suicide n'est pas une lutte contre le suicide ou la promotion de la vie à tout prix. Elle consiste à être présent dans la rencontre, dans la relation, en étant attentif à l'autre et à ses marques de souffrance. Elle est donc l'affaire de tous, professionnels y compris, face à des personnes qui veulent arrêter de souffrir et adoptent le suicide pour y parvenir, comme ultime solution."
Comme le rappelle aussi Sylvie-Anne Hye, "le suicide est un phénomène universel, multifactoriel et en même temps individuel. Les personnes qui y recourent se sentent très seules. Elles doivent pouvoir déposer ce qu'elles ressentent sans être jugées. Etre rencontrées."
Pour un jeune, "il est vraiment difficile de parler du suicide et de ses idées suicidaires, poursuit la psychologue. A-t-il quelqu'un avec qui le faire ? Ne parvient-il pas à le faire ? Personne ne l'entend-il ? Il ne faut pas oublier que pour les proches, il est très difficile d'entendre ces paroles : personne n'a envie de voir que l'un des siens va mal. Mais pour la personne qui va mal, cette difficulté à déposer et à être entendue augmente le poids de la solitude. Et il est extrêmement douloureux de rester seul avec toutes ces pensées."
Comme le souligne aussi le document du Centre de Prévention du Suicide, "le suicide n'est pas la résultante d'une cause unique et clairement définie, mais l'aboutissement d'un long processus plus ou moins complexe, d'un cheminement plus ou moins long vers ce point de non-retour. Comprendre cela, c'est se donner la possibilité d'agir à chaque étape du processus, de glisser à tout instant un grain de sable dans la mécanique suicidaire." Voici quelques pistes pour devenir, avec d'autres, ce grain de sable...
(1) Le suicide. Un problème majeur de santé publique. Introduction à la problématique du suicide en Belgique. Chiffres de 2014, www.preventionsuicide.be.
Le suicide, en chiffres

- En 2014, 1896 Belges se sont suicidés (1) : dans 70,5% des cas, il s'agissait d'hommes. Le nombre de morts par suicide est deux fois plus élevé que celui des accidents de la route. La région la plus touchée est la Wallonie (1,96% de la mortalité totale, pour 1,34 à Bruxelles-Capitale). Toutes les couches de la population et toutes les classes sociales sont concernées.

- Chaque année, en Belgique, 40 000 personnes ont un comportement suicidaire. Les tentatives de suicide sont beaucoup plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes.

- Dans le monde, une personne met fin à ses jours toutes les 40 secondes (soit 800 000 personnes en un an). Cela signifie que le suicide fait davantage de victimes que les guerres ou les catastrophes naturelles. La Chine compte à elle seule 20% des suicides mondiaux.

- Au cours des 45 dernières années, les taux de suicide ont augmenté globalement de 60% à l'échelle mondiale.

(1) Les chiffres de ce texte, fournis par l'Institut de Santé Publique-SPMA, sont cités dans  Le suicide. Un problème majeur de santé publique. Introduction à la problématique du suicide en Belgique. Chiffres de 2014, Centre de Prévention du Suicide.
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 "J'ai cherché un test simple et rapide..."
Le suicide fait pleinement partie de "la santé des jeunes". Mais pour l'aborder en service PSE, encore faut-il trouver une méthode simple, rapide et (probablement) efficace. Le Dr Sébastian Laurent s'y est attelé.
Cette histoire a commencé lorsque le Dr Sébastian Laurent a appris qu'une jeune fille vue en consultation avait fait, quelque temps plus tard, une tentative de suicide. C'est après avoir reçu cette information, et suite à un cours consacré au suicide donné par le Dr Fabienne Henry, que ce médecin de famille a décidé d'orienter son travail de Certificat de Médecine Scolaire (1) sur le thème du suicide. Le résultat ? Un document court mais complet, avec une proposition concrète consistant à faire adopter en médecine générale et dans les services PSE un outil de dépistage du risque suicidaire chez les adolescents. En quoi consiste-t-il ? En un test simple comprenant quelques courtes questions à poser lors de la visite des 4e secondaire.
En médecine scolaire, il ne s'agit évidemment pas de poser un diagnostic. "L'objectif, détaille le Dr Laurent, consiste à identifier les adolescents à risque, à engager le dialogue avec eux et à leur proposer de faire appel aux services d'une structure spécialisée." En pratique, le praticien a un peu peiné pour trouver un test qui soit aisément applicable et rencontre l’objectif visé lors de la consultation : le dépistage. En effet, "un grand nombre des outils déjà développés ne sont pas adéquats parce qu'ils sont difficilement accessibles ou bien coûteux. Parfois aussi, ils sont trop longs pour être utilisés lors de la visite médicale", dit-il.
Finalement, sur un site destiné aux généralistes, il a trouvé une étude réalisée par le Pr Binder et son équipe (Université de Poitiers), avec une proposition de test (le BITS test). "Ce dernier est facilement applicable, rapide, reproductible. Il ne nécessite pas d'être mené par un psychologue. De plus, rien n'empêche de modifier ses questions afin de l'adapter aux réalités de terrain", précise le Dr Laurent.
Le BITS test a été conçu à partir d'un test validé en 1999, le TSTS-Cafard, bâti autour de 4 thèmes (Traumatologie - Sommeil - Tabac - Stress). Simplifié et modernisé afin de se rapprocher du vécu actuel des ados connectés, il a donné naissance au BITS test. Son principe de fonctionnement est simple. Quatre sujets montrant une bonne corrélation avec le risque suicidaire (Brimades - Insomnie - Tabac et/ou éventuellement autres toxiques - Stress) font l'objet d'une question. Un score de 0 à 8 est établi à partir des réponses. A partir de 3 points, la question du suicide devrait être abordée avec le jeune en médecine générale ou en PSE (2).

Avant et après : tout un programme
Avant d'être utilisé en médecine scolaire, le BITS test devrait être validé (par exemple lors de focus groups multidisciplinaires, suggère le médecin), notamment pour déterminer les questions types pertinentes, ainsi que la façon de les poser : plutôt par voie écrite ou oralement, en les intégrant à l'anamnèse ? Puis, il devrait dans l'idéal être soumis à une instance telle que le Conseil Supérieur de la Santé. L'indispensable stade suivant consisterait à élaborer un protocole de prise en charge du jeune, avec l'implication des différents acteurs concernés (directions d'école, enseignants, PMS, structures d'aide, parents...), qui établirait des pratiques communes pour tous les services PSE. "Un protocole bien établi donne un cadre clair, avec des situations qui évitent d'être chronophages pour les services PSE", précise le Dr Laurent.
Le BITS test n'est pas un outil de dépistage parfait et un score négatif ne permet pas d'exclure formellement toute tentative de suicide ultérieure, constate-t-il. En réalité, il s'agit d'un instantané sur un processus individuel et évolutif. Mais il n'empêche : ce test peut servir à identifier un jeune à risque suicidaire et à entamer une prise en charge susceptible d'éviter un passage à l'acte. Des taux de réponses relativement élevés parmi les élèves d'un établissement pourraient mener également à cibler des programmes de prévention dans cette école (3).
D'ores et déjà, le Dr Sébastian Laurent a intégré le BITS test dans sa pratique de généraliste. "Cela va super vite et ce n'est pas compliqué. Si je l'avais réalisé avec la jeune fille que j'avais vue en consultation et qui a fait une tentative de suicide, j'aurais sans doute pu aller plus loin que l'impression qu'elle m'avait donnée d'être mal dans sa peau", remarque-t-il.
(1) Dépistage du risque suicidaire chez les adolescents en médecine scolaire, Certificat de Médecine Scolaire ULB, année académique 2017-2018.
(2) La sensibilité du test s'élève à 75%, sa spécificité à 70%.
(3) Le Centre de Prévention du Suicide propose une fiche destinée aux établissements afin de penser au suicide avant le chaos émotionnel que provoque une tentative au sein d'un établissement.


La puissance de l'écoute
Oui, les services PSE ont un rôle à jouer dans la prévention du suicide, assure Sylvie-Anne Hye, psychologue au Centre de Prévention du Suicide. Petit guide pour mieux comprendre comment et pourquoi.
Vous dites que le suicide est un sujet "délicat" pour les soignants et que cela fait partie des freins à son dépistage. Pourquoi ?
Sylvie-Anne Hye (psychologue et formatrice) : Les soignants sont "dans le faire". Mais, face à une personne qui pense au suicide, ils n'ont pas de solution évidente. Pour pouvoir entendre l'idée suicidaire, il faut être sorti de l'idée de la toute-puissance, ne pas se couvrir de sa grande cape de sauveur. Si l'on croit que "notre devoir, c'est de le sauver", on se place dans une mission impossible : nous sommes impuissants à redonner le goût de vivre et à sauver. Néanmoins, nous avons tous des mains à tendre, même si on ne peut obliger l'autre à s'en saisir : il existe une part de l'autre sur laquelle nous n'avons pas prise. Face au suicide, nous avons une exigence de moyens, pas de résultat.
En pratique, que peut-on faire ?
Qu'a-t-on en son pouvoir ? Dans un premier temps, l'écoute. Il s'agit d'accueillir la personne et de reconnaître sa souffrance, de prendre le temps de partager le fait que la situation est difficile, maintenant, pour elle. En termes de prévention, c'est déjà un grand pas.
Quel peut être le rôle de la médecine scolaire ?
Elle peut ouvrir la porte, ne pas "passer à côté". Est-ce que le jeune suivra ? C'est au cas par cas. Mais il est parfois plus facile de se confier à quelqu'un que l'on connaît peu... Une part de la détection n'est pas de notre ressort mais de celle de l'autre et de ce qu'il veut bien partager. C'est aussi pour cette raison-là que le travail en réseau est important : enseignants, PMS, etc., nous devons tous être attentifs aux signes qui évoquent des idées suicidaires.
Concrètement, comment aborder le suicide ?
En posant LA question, en demandant un vrai "Comment tu vas, comment te sens-tu avec toi-même ?", afin que la personne puisse déposer ce qu'elle ressent. Et puis, il faut oser nommer le suicide : "As-tu déjà pensé à te suicider ?". Ou reformuler les propos du jeune, par exemple en disant : "Est-ce que je me trompe ou me parles-tu de suicide ?", sans tourner autour du pot ou sans être dans le jugement avec une phrase du style : "Tu ne vas pas faire une bêtise ?". Le suicide n'est pas une "bêtise" : c'est une ultime recherche de solution pour arrêter une souffrance. Si le jeune n'a pas d'idées suicidaires, il répondra "non" à une question directe.
Et s'il a des idées suicidaires ?
Il peut le dire et être soulagé que quelqu'un, enfin, cherche à savoir ce qu'il vit, ce qui lui fait peur, ce qui lui pèse. Ou bien il peut décider de ne pas partager ce qu'il ressent. Mais, face à lui, on a montré qu'on est là, qu'on ne juge pas. Et on peut dire qu'on sera encore là plus tard.
Vous confirmez que parler du suicide à un jeune (ou à des jeunes) ne "donne pas d'idée" à celui ou à ceux à qui on en parle ?
Cette idée reçue est fausse et fait partie de celles qui peuvent être combattues lors de formations adéquates afin de ne plus être un des freins du dépistage. Oui, on peut questionner directement le jeune, oui, on peut nommer ce qui doit l'être.
Un autre point : on parle souvent de suicide "raté" : est-ce que raté, c'est être vivant ? Qu'est-ce que l'image de "s'être raté" ou "s'être encore raté" implique pour la personne ? Pourquoi ne pas parler plutôt de "suicide abouti" ou "non abouti" ? Il est utile, aussi, de savoir que tout passage à l'acte, même avec quelques Dafalgan, est important. Il ne doit pas être minoré.
Que faire si l'on détecte un risque suicidaire ?
Le professionnel va l'accueillir a minima. Il peut dire : "Je comprends que, POUR LE MOMENT, tu vis une crise, que tu souffres, que tu ne vas pas bien. Il est donc important de faire quelque chose car, là, c'est ta vie qui est en jeu." Le soignant doit dire qu'il veut aider le jeune, qu'on ne peut pas le laisser comme cela. Mais que dans ses fonctions (et/ou avec le temps dont il dispose), ce n'est pas possible pour lui de tout gérer. Il va donc s'assurer d'un suivi, d'une prise en charge organisée autour du jeune et, si possible, dans lequel ce dernier s'implique. Par exemple, le soignant peut demander à l'adolescent s'il a parlé à ses parents de ce qu'il vit et s'il veut qu'on le fasse ensemble. Il va aussi lui donner le nom de la personne (du PMS, par exemple) qui prendra le relais et qui pourra l'aider.
La prise en charge de la crise suicidaire n'est pas toujours aisée à organiser, surtout rapidement. Que faire si l'on ne parvient pas à assurer un filet de protection ?
Oui, il faut parfois se démener pour organiser le suivi. Pour combler le manque de structures disponibles entre une tentative de suicide et la prise en charge, au Centre de Prévention du Suicide, nous proposons un relais. Il permet d'accueillir rapidement un jeune pendant 2 mois grâce à une cellule d'intervention de crise. En Wallonie, l’ASBL Un pass dans l'impasse propose aussi des solutions.


Un ensemble de feux rouges et de feux verts
Les facteurs de risque et de protection du risque suicidaire ne disent pas tout - loin s'en faut - sur le suicide ou sur le profil de ceux qui passent à l'acte. Mais il reste intéressant de les connaître.
Même s'ils ne sont pas les uniques causes d'un passage à l'acte, les facteurs de risque et de protection du suicide peuvent aider à mieux dépister et à mieux évaluer les situations de détresse suicidaire. Cependant, souligne Sylvie-Anne Hye, psychologue au Centre de Prévention du Suicide, "ils ne sont ni prédictifs ni irréductibles. En ce qui me concerne, je parle plutôt de feux verts ou de feux rouges."
Parmi les facteurs de risque, on distingue tout d'abord des éléments d'ordre individuel. "Etre un homme, par exemple, est un facteur de risque - face auquel on ne peut rien - de passage à l'acte abouti, parce que les hommes utilisent des moyens plus radicaux que les femmes pour en finir, détaille la psychologue. Parmi les risques individuels importants, on place également les problèmes de santé mentale, les abus ou les vécus traumatiques, y compris sexuels."
Etre dans une consommation excessive (d'alcool, de médicaments, de substances) ou avoir une faible estime de soi font également partie des facteurs de risque. Les facteurs individuels englobent aussi certaines orientations sexuelles, avec les stigmatisations qu'elles entraînent et les difficultés à se vivre et à être reconnu comme "différent", tout comme le fait d'avoir un tempérament impulsif ou une certaine rigidité mentale, avec un manque de souplesse. Avoir déjà réalisé une tentative de suicide s'ajoute à tout cela.
"Des facteurs familiaux ont également été repérés, poursuit Sylvie-Anne Hye. Ils comprennent le cas d'un ou de deux parents connaissant des problèmes de santé mentale ou de dépendance, ou des situations précédentes de suicide. Les pertes, les séparations, les divorces, les ruptures, la violence, les relations conflictuelles peuvent être des facteurs de risque. Tous les milieux sont concernés et, chez les jeunes, le fait de ne se plaindre ni de sa famille ni de l'école ne doit pas mener le professionnel à lever son attention face au risque."
Enfin, des facteurs socio-économiques peuvent intervenir également : c'est par exemple, pour un adulte, l'effet boule de neige d'une perte d'emploi qui entraîne des moyens plus limités et moins de sorties, augmentant ainsi l'isolement social. "Pour des jeunes, le placement en foyer ou en centre de détention peut avoir une influence, tout comme des difficultés d'accès aux soins de santé ou des barrières dues à la langue. Etre un jeune MENA (mineur étranger non accompagné) représente un grand facteur de risque. Pour tous ces adolescents, les services PSE peuvent jouer un rôle", assure la psychologue.
Quant aux facteurs de protection... ils sont l'inverse de ce qui vient d'être cité. "Ainsi, par exemple, sur le plan individuel, avoir une bonne estime de soi, un tempérament conciliant et adaptable, être optimiste, accepter de faire avec les réalités de la vie, avoir des attentes réalistes, ne pas se droguer ni avoir été abusé, oui, tout cela est protecteur, confirme Sylvie-Anne Hye. Pour les jeunes, on pourrait résumer cela en disant que ces facteurs se retrouvent chez ceux qui sont 'bien construits' et bien entourés, avec une famille qui communique et partage ses difficultés. Cette dernière peut donc servir de relais ou de ressource. Se sentir appartenir à une famille, ou à un groupe de pairs, cela aide également, tout comme le fait d'être reconnu pour celui que l'on est dans la société."


Lire le numéro en entier https://questionsante.org/nos-publications-periodiques/journal-promotion-sante-ecole/dernier-numero

RENCONTRE de Sos suicide de Polynesie Française et d'infosuicide

Ce 28 septembre, infosuicide.org a eu le plaisir d'accueillir  Annie Tuheiava-Meunier, vice présidente de Sos suicide de Polynésie Française dans ses locaux.
Ce fut une très belle rencontre riche et instructive, permettant également de renforcer la connexion entre SOS suicide Pf et infosuicide.
Illustrant également que la prévention du suicide n'a pas de frontière !
Merci Annie pour ta venue et ton engagement !

" Ia Orana
J'ai été très contente de rencontrer infosuicide que je connaissais déjà par internet.
j'ai été agréablement surprise de découvrir que l'actualité de la prévention de la Polynésie Française était déjà relayée.
Maurur"
Annie Tuheiava-Meunier
Vice présidente de SOS Suicide TAHITI

jeudi 27 septembre 2018

AUTOUR DE LA QUESTION Paris Une offre de service santé adaptée aux jeunes en difficulté

Une offre de service santé adaptée aux jeunes en difficulté

Rendre les jeunes acteurs de leur santé, leur donner les clés pour être autonomes et à l’aise avec les démarches administratives, tels sont les moteurs du partenariat entre la CPAM de Paris et la Mission Locale de Paris (MLP). Rencontre avec Fatiha Badouh, chargée de projet santé à la Mission Locale de Paris.


Comment parlez-vous accès aux droits et aux soins aux jeunes ?
Les conseillers de la Mission Locale constatent une dégradation continue de l’accès aux droits et de l’accès aux soins des jeunes en recherche d’insertion sociale et professionnelle, souvent sans ressources : absence de couverture sociale, report ou interruption des soins, etc. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les jeunes de bas niveau de qualification et les jeunes rencontrant des difficultés linguistiques. 20 000 jeunes sont accompagnés par la Mission Locale de Paris, 50% n’habitent plus chez leur parents et 20% d’entre eux se déclarent en difficulté d’hébergement (à la rue, squat, surnuméraire en foyer migrants,…).
L’offre de service santé a été organisée autour de ces constats en développant des partenariats et des actions en lien avec l’accès aux droits, l’accès aux soins, la prévention des conduites à risques, la santé mentale, et enfin le handicap.
Concrètement, nous proposons différentes formes d’actions comme des ateliers de sensibilisation et de prévention, des cafés bien-être, des débats, des permanences d’écoute mais également des temps forts dans l’année animés par des jeunes eux-mêmes. La mobilisation et la communication par les pairs fonctionnent toujours mieux.
Enfin, nous avons des conseillers référents sur la thématique qui informent et appuient les équipes sur toutes ces questions.
Quelle est l’offre de service faite aux jeunes ?
L’offre de services existante s’étoffe selon les besoins avec une organisation coordonnée au niveau départemental et en adéquation avec le tissu associatif parisien.
Comme évoqué, nous proposons des actions collectives comme des cafés bien-être, des débats, des ateliers de prévention mais également des temps individuels où le jeune peut prendre le temps de discuter de ses besoins et difficultés comme les permanences écoute psychologique.
Concernant l’accès aux droits et aux soins : en 2018, ce sont près de 1 350 jeunes qui bénéficient de la Garantie Jeunes. Grâce au partenariat avec la CPAM de Paris, tous les jeunes qui y adhèrent, obtiennent désormais systématiquement une ouverture de droit à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Ce qui simplifie la vie des adhérents et des conseillers ! Cette proximité avec la CPAM (qui est très réactive), nous a permis de traiter des urgences et éviter les ruptures dans leurs parcours.
Ce qui simplifie la vie des adhérents et des conseillers ! Cette proximité avec la CPAM (qui est très réactive), nous a permis de traiter des urgences et éviter les ruptures dans leurs parcours.
En parallèle, les jeunes en situation de grande vulnérabilité se voient proposer le Parcours Santé Jeunes, dispositif national mis en œuvre par la Cpam de Paris en 2016 dans le cadre du Plan local d’accompagnement du non recours, des incompréhensions, des ruptures (Planir). Il a pour objectif de leur garantir l’accès aux droits et aux soins, en les informant et les accompagnant sur leur prise en charge.
L’offre consiste en ateliers collectifs « santé jeune », co-organisés par la MLP, la Cpam et la Cramif (Caisse régionale d’Assurance Maladie d’Île-de-France), pour inciter les jeunes participants à entreprendre les démarches d’ouverture de droits mais également à adopter des comportements de prévention en santé.
Toujours dans cette perspective de rendre le jeune acteur de sa santé, de nouvelles actions ont été mises en œuvre depuis le début de l’année, telles que la démonstration des fonctionnalités du compte ameli durant la semaine du numérique ou bien encore le renforcement de la promotion de l’examen de prévention en santé.
Quel est l’intérêt de ce partenariat pour les jeunes ?
Ce partenariat est dynamique. Nous pouvons échanger et faire évoluer nos offres selon les remontées du terrain, les nouveaux outils et dispositifs. Aujourd’hui, l’enjeu est de concrétiser l’accès aux soins, que les jeunes utilisent leurs droits pour se faire soigner. L’objectif est de construire à terme un accès facilité au système de droit commun.

En savoir plus sur
 La Mission locale de Paris, en bref
La MLP a pour objectif d’aider les jeunes à résoudre l’ensemble des difficultés liées à leur insertion professionnelle et sociale. Cette offre de service gratuite s’adresse à tous les jeunes parisiens de 16 à 25 ans qui rencontrent des difficultés en matière d’accès à l’emploi, à la formation ou des difficultés d’accès à leur autonomie.
En savoir plus sur le site de la Mission locale de Paris
Chiffres clés 2017





 https://travailleurs-sociaux-cpam75.fr/une-offre-de-service-sante-adaptee-aux-jeunes-en-difficulte/



MANIFESTATION Saint-lô (50) 12/10/2018

Les enjeux du lien dans la prévention du suicide : quel dialogue entre bénévoles et professionnels ?

Colloque 2018 organisé par le collectif départemental de prévention du suicide de la Manche 
ven 12 Oct 2018
17H00 - 18H00

Au Cinémoviking - Saint-Lô
Programme
Coupon Réponse




*La Fondations Bon Sauveur, le Centre Hospitalier de l’Estran, les Conseils de l’Ordre des Médecins, des Pharmaciens, l’Agence Régionale de Santé de Normandie, le Conseil Départemental de la Manche, la MSA Côtes Normandes, la Mutualité Française, la Maison des Ados, la Maison Diocésaine de Coutances, Granville Santé, GRAFISM, la Mutualité Française, l’IREPS, Vivre son Deuil, Aime et Aide la Vie, Clin d’Œil, la Ville de Saint-Lô

Maroc-OMS : La santé mentale au menu des entretiens de M. Doukkali à New York

Société : Maroc-OMS : La santé mentale au menu des entretiens de M. Doukkali à New York le 25 septembre 2018 //lnt.ma/*

Le ministre de la Santé, M. Anas Doukkali, s’est entretenu, lundi au siège de l’ONU à New York, avec Mme Svetlana Akselrod, Sous-Directrice générale chargée du Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en marge des travaux de la 73ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies.
Au cours de ces entretiens, qui se sont déroulés en présence notamment du Pr. Abderrahmane Maaroufi, Directeur de l’Institut Pasteur, le ministre a exposé les progrès accomplis par le Maroc sur les Maladies non transmissibles (MNT), notamment dans le domaine du cancer et les défis à relever durant les prochaines années, en particulier en ce qui concerne la promotion des modes de vie sains (activité physique, cessation de tabac, alimentation saine, etc).
Il a mis en avant l’approche intégrée du ministère en matière des MNT visant le développement des filières de soins primaires qui permettent le dépistage et la prévention, avant l’orientation des patients vers les centres de référence ou de traitement.
Rappelant que le Maroc a déjà concrétisé cette approche pour le cancer, à travers toutes les étapes de prise en charge de cette maladie, le ministre a souligné la nécessité de l’étendre à d’autres maladies, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires.
La responsable de l’OMS a exprimé sa disposition à travailler avec le Maroc sur la thématique et s’est engagée à accompagner le Royaume dans la lutte contre les MNT.
A cet effet, l’OMS a fait part de son intérêt à identifier au Maroc des centres collaborateurs de l’OMS en matière de formation, d’expertise et de recherche sur les MNT, notamment dans le domaine du cancer.

Pour cela, l’Organisation va dépêcher dans les prochains jours une délégation de haut niveau pour travailler avec la partie marocaine à nommer des centres marocains collaborateurs de l’OMS.
Ces centres seront d’excellents outils de la coopération sud-sud dans le domaine de la prévention et le contrôle des MNT.
Au sujet de la santé mentale, M. Doukkali a rappelé que le Maroc a adopté une approche biopsychosociale dans la prise en charge de la maladie mentale, relevant, toutefois, les défis relatifs à la stigmatisation et à l’intégration de la famille du patient dans l’accompagnement.
A cet égard, la sous-directrice de l’OMS a exprimé la disposition de son organisation à envoyer une mission de responsables de la santé mentale au Maroc pour approfondir les discussions et étudier les moyens d’y dupliquer les expériences réussies ailleurs dans le monde.
Mme Akselrod s’est également engagée à accompagner le Maroc dans le développement et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de prévention du suicide.
Le ministère de la Santé et l’OMS se sont mis d’accord à collaborer pour réaliser une enquête épidémiologique sur la santé mentale pour aider à renforcer la planification stratégique en la matière.

AUTOUR DE LA QUESTION CANADA ETUDE RECHERCHE Troubles d’anxiété et de dépression : une étude de l’UQAM révèle que la personnalisation et la flexibilité des soins sont essentielles

Communiqués de presse : Troubles d’anxiété et de dépression : une étude de l’UQAM révèle que la personnalisation et la flexibilité des soins sont essentielles
Source : salledepresse.uqam.ca/*
Le 24 septembre 2018 – La pratique des CLSC consistant à fixer dès le début d’un épisode de soins un nombre limité de rencontres aux personnes souffrant de troubles anxieux et de dépression est problématique pour celles-ci. De plus, cette pratique ne fait pas consensus auprès des professionnels. C’est ce qu’ont constaté les chercheurs au terme de la première phase de l’étude Savoirs partagés, menée par la professeure Janie Houle du Département de psychologie  de l’UQAM. Ils émettent également des recommandations pour améliorer l’efficacité des traitements offerts, notamment une personnalisation des soins et une plus grande flexibilité.
Le choc de l’annonce et la logique comptable
Les usagers participant à cette étude (désignés comme pairs chercheurs, puisqu’ils ont été recrutés et formés afin d’intégrer l’équipe de recherche) ont rapporté avoir été troublés d’apprendre, d’entrée de jeu, qu’ils avaient un nombre limité de rencontres avec le professionnel. Cette pratique a engendré une pression à se rétablir rapidement et un sentiment d’incompétence s’ils n’y arrivaient pas dans le temps imparti. De plus, limiter le nombre de rencontres donne l’impression que les soins ne sont pas axés sur la personne et sur ses besoins, mais qu’ils sont plutôt régis par des contraintes budgétaires et institutionnelles.
L’absence de consensus
Pour certains professionnels, il est possible d’obtenir de bons résultats en un nombre limité de rencontres (entre 10 et 15 selon le CLSC). Le fait que l’intervention ait un début et une fin préétablie aurait un effet structurant. Toutefois, d’autres sont plus critiques à l’égard des interventions de courte durée. Ces professionnels ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas toujours donner le service qui serait requis en fonction de leur évaluation de l’état de la personne et de ses besoins. Ils mettent parfois un terme aux services offerts, bien qu’ils observent que la personne soit encore fragile.
Recommandations : au-delà de l’apaisement des symptômes
Les interventions de courte durée devraient, selon l’équipe de Savoirs partagés, non seulement produire un apaisement des symptômes et une amélioration du niveau de fonctionnement de la personne, mais également susciter l’espoir, développer la confiance, mettre en action et assurer un réseautage. Il est ainsi recommandé que la fin de l’épisode de services soit déterminée, non pas en fonction d’un nombre précis de séances, mais plutôt lorsque ces indicateurs (apaisement, fonctionnement, espoir, confiance, activation et réseautage) seront présents et que la personne sentira qu’elle a obtenu une réponse satisfaisante au besoin qui l’avait amené à consulter. Enfin, du point de vue de tous les acteurs, la flexibilité et la personnalisation des soins sont essentielles.
Le croisement des savoirs
Savoirs partagés est réalisée par une équipe composée de chercheurs universitaires provenant de cinq universités canadiennes, de professionnels et gestionnaires issues de trois équipes de première ligne en santé mentale et de 14 usagers – pairs chercheurs. Elle a été initiée à la demande du Centre national d’excellence en santé mentale. La première phase de l’étude a consisté à croiser les perspectives des pairs chercheurs et des professionnels et gestionnaires sur la situation actuelle et les améliorations qui pourraient être envisagées pour mieux répondre aux besoins des personnes utilisatrices de services en santé mentale. Cela a permis d’en savoir davantage sur la manière dont ces interventions sont actuellement déployées et sur le vécu des intervenants et des personnes utilisatrices de services.
La suite
La phase 2 de Savoirs partagés est actuellement en cours. Elle consiste à recruter 120 personnes utilisatrices de services qui seront évaluées à quatre reprises (dès leur assignation à l’équipe de première ligne en santé mentale, puis quatre, huit et douze mois plus tard) afin de connaître leur appréciation des services reçus et l’évolution de leur santé dans le temps.
La professeure Janie Houle de l’UQAM et le pair chercheur Pierre Cardinal sont disponibles pour accorder des entrevues. Vous pouvez les joindre par l'entremise de la soussignée.
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Source : Claire Bouchard, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : 514 987-3000, poste 3268
Courriel : bouchard.claire@uqam.ca


Publications

Rapport de la Phase 1 - Modélisation des interventions :
Houle, J., Lauzier-Jobin, F., Radziszewski, S., Audette, M., Bergeron, J., Cardinal, P., Clavette, F., Cousineau, L., Delisle, A., Duquette, C. P., El Makdouni, A., Pelletier, V., Tansey, J., Beaudin, A., Bordeleau, J., Boileau, M.-J., Desrochers, L., Espaignol, F., Gallant, L., Gohier, C., Michel, C., Paradis, V., Smart, J., Vaillancourt, C., Arevian, A., Catellier, I., Krans, R., Coulombe, S., Hudon, C., Pelletier, J.-F., Provencher, H., Provencher, M. D., et Roberge, P. (2018). Savoirs partagés. Perspectives croisées sur les interventions de courte durée offertes par les équipes de santé mentale adulte des CLSC. Montréal, Université du Québec à Montréal, 49 p.
Voir aussi les faits saillants du rapport.


https://salledepresse.uqam.ca/communiques-de-presse/general/11653-troubles-d-anxiete-et-de-depression-une-etude-de-l-uqam-revele-que-la-personnalisation-et-la-flexibilite-des-soins-sont-essentielles

Bourgogne-Franche-Comté Retour sur manifestation Une pièce de théâtre pour prévenir le suicide des personnes âgées

Bourgogne-Franche-Comté
Une pièce de théâtre pour prévenir le suicide des personnes âgées
Par Sophie Courageot Publié le 25/09/2018 france3-regions.francetvinfo.fr/*
© France 3 Franche-Comté : Denis Colle

La Compagnie des trois soeurs a proposé à la maison culturelle de Bouclans un spectacle sur l'isolement et le suicide des seniors.

Le théâtre peut être le moyen d'aborder des problématiques difficiles, voire taboues. A la demande du pôle de gérontologie et d'innovation, la Compagnie des Trois Soeurs a monté ce spectacle interactif sur l'isolement et le suicide des personnes âgées. Une pièce douloureuse mais libératrice à laquelle chacun peut apporter sa contribution. Quatre scènes sont jouées. On y voit une femme se donner la mort après avoir dit adieu à son fils. On y voit des familles épuisées. Des soignants parfois débordés.

"Je voudrais être loin" c'est le titre de la pièce. Le spectateur en est acteur. Car l'isolement n'est pas une fatalité. D'un simple claquement de main, le public peut choisir d'enrayer l'inéluctable, de monter sur scène pour changer le cours des choses.



 Un spectacle pour prévenir le suicide des personnes âgées et rompre leur isolement
Reportage Séphanie Bourgeot et Denis Colle. Avec Monique Sauty Anne-Marie Franquet Marie-Claude Gautherot Marilyn Pape Comédienne et metteuse en scène Compagnie des Trois Soeurs Sophie Girardet Chargée de mission pôle de gérontologie et d'innovation Sylvie Debras Animatrice jocker Compagnie des Trois Soeurs
Ce spectacle est libre d'accès. Il s'adresse à tous, personnes âgées, familles, soignants, jeunes, voisins. L'isolement des personnes âgées nous concernent tous, il suffit parfois de peu de choses, d'une parole, d'un geste, d'un rendez-vous pour briser la spirale de l'isolement qui mène parfois au suicide.

Après ce spectacle, le pôle de gérontologie de Bourgogne-Franche-Comté organise en novembre à Gonsans une conférence débat. En décembre, une table ronde est prévue. Le lieu reste à détérminer.


https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/piece-theatre-prevenir-suicide-personnes-agees-1547132.html

ACTU Manifestation à Paris du Syndicat général de la police

Suicides dans la police: manifestation choc au cœur de Paris
Par  Christophe Cornevin Publié
Suicides dans la police: manifestation choc au cœur de Paris
Dans l'esprit des «flashmobs» mis en scène dans des lieux publics par Act-up pour marquer l'opinion, une dizaine de gardiens de la paix et de gradés en civil se sont livrés à une chorégraphie choc de quelques minutes.
Pour dénoncer le «mal-être» et la «détresse sociale» à l'origine d'une importante vague de suicides dans les rangs des forces de l'ordre, le Syndicat général de la police (Unité-SGP) a orchestré une manifestation mardi midi sur la Place du Palais-Royal, au cœur de Paris. Dans l'esprit des «flashmobs» mis en scène dans des lieux publics par Act-up pour marquer l'opinion, une dizaine de gardiens de la paix et de gradés en civil se sont livrés à une chorégraphie choc de quelques minutes. Tous porteurs d'un brassard «Police» à un bras et d'un foulard noir noué à l'autre en guise de deuil, le visage caché derrière un masque blanc sur lequel coule une larme de sang, ceux qui se présentent comme des «prolétaires de la police nationale» ont formé une ronde en se tenant la main, en présence d'environ 200 collègues syndiqués, sous le regard de passants et de touristes interloqués.
Alors que la mélodie du Trio de Schubert sortait de haut-parleurs, les policiers se sont mis à tomber les uns après les autres sous les fenêtres voisines du musée du Louvre et du Conseil d'État, avant de se relever en brandissant des affiches. Barrées du slogan «plus jamais cela», elles représentent des photographies de corde, de médicaments ou encore d'une arme de service surmontée de l'emblème de la police nationale.

S'attaquer aux causes du mal
«Nous avons dénoncé maintes et maintes fois le mal-être grandissant de nos collègues, mais rien ne bouge, déplore Rocco Cottento, responsable parisien du SGP. Ce n'est pas en mettant un psychologue derrière chaque policier que l'on va régler le problème. Il faut s'attaquer aux racines du mal, c'est-à-dire à un cycle qui n'offre qu'un week-end de repos sur six et à des techniques de management hyper-bureaucratisées. Froides et glaciales, elles sont fondées sur la politique du chiffre, pourtant officiellement abandonnée...». Revendiquant pêle-mêle un «plan de logements audacieux» ou encore des «crèches opérationnelles ouvertes jour et nuit», le syndicat a décidé de porter un nouveau «projet de reconnaissance du policier francilien».
«51 suicides en 2017, année noire pour la police, 24 de plus depuis janvier... Jusqu'à quand allons-nous devoir encore subir?», s'est exclamé le secrétaire général du SGP, Yves Lefebvre. Évoquant «le flic qui dort dans sa voiture, qui risque sa peau pour 2 000 euros par mois et qui ne voit plus ses gosses ni son épouse», ce responsable syndical s'est écrié: «trop, c'est trop!». Alors que les élections professionnelles s'approchent, chauffant traditionnellement les esprits dans les rangs, les manifestants n'excluent pas de durcir le mouvement et de «faire descendre 25 000 flics dans la rue s'il le faut».
Un rapport d'une commission d'enquête sénatoriale sur «l'état de la sécurité intérieure», établi par François Grosdidier (LR) et dévoilé début juillet par Le Figaro, soulignait un taux de suicide anormalement élevé dans la police, de 36 % supérieur à moyenne nationale, mais aussi dans la gendarmerie. «La police et la gendarmerie se sont mobilisées», notait cependant le document en précisant qu'«avec 82 postes de psychologues, le service de soutien psychologique opérationnel de la police nationale (SSPO) est le dispositif le plus important en France».

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/09/25/01016-20180925ARTFIG00218-suicides-dans-la-police-manifestation-choc-au-coeur-de-paris.php

AUTOUR DE LA QUESTION Appel au soutien : Soutenez les Espaces Santé Jeunes !


Soutenez les Espaces Santé Jeunes !

Communiqué de Vincent Persuanne Responsable Espace Santé Jeunes de Nanterre, Président de la Fédération des Espaces Santé Jeunes
25/09/2018



"Bonjour à tous,

En tant que président de la Fédération des Espaces Santé Jeunes (FESJ), je cherche à redonner un second souffle à notre association au travers d'une campagne de dons que vous trouverez en bas de ce mail.

Notre fédération, indépendante et aux valeurs humanistes, oeuvre pour la promotion de la santé des jeunes de 11 à 25 ans. Elle est composée de 35 adhérents, les Espaces Santé Jeunes, se trouvant dans toute la France.
Ces dispositifs sont composés d'équipes pluridisciplinaires (psychologues, médecins, diététiciennes, gynécologues, etc...) qui fournissent gratuitement et sous couvert d'anonymat une aide aux jeunes qui la fréquentent par le biais d'une approche globale de la santé.
Vous trouverez plus d'informations sur notre fédération sur : http://www.fesj.org

Nous possédons également une cartographie nationale appelée Cartosantéjeunes, recensant l'ensemble des structures (pas uniquement des Espaces Santé Jeunes) pouvant aider les jeunes à trouver une écoute, un accompagnement ou une information concernant leur santé. 

Le lien vers la Cartosantéjeunes : http://cartosantejeunes.org

Suite au licenciement économique de notre unique salariée (causé par la perte de subventions publiques), notre Conseil d'Administration composé de 12 bénévoles peine à tenir à jour cette cartographie et à soutenir de manière optimale les Espace Santé Jeunes.

Nous vous remercierions donc grandement de participer à votre hauteur à cette campagne de dons afin de nous permettre de continuer à soutenir ces structures qui nous paraissent indispensables, particulièrement à notre époque où le secteur social, médico-social et sanitaire se retrouvent dans de grands bouleversements.. 

Voici le lien de la campagne de dons Gofundme : https://www.gofundme.com/5wwlxsg

N'hésitez pas à revenir vers moi pour plus d'informations (sur la FESJ, les Espaces Santé Jeunes ou l'utilisation des dons)

Bien à vous,

Cordialement,

Vincent Persuanne
Responsable Espace Santé Jeunes de Nanterre
Président de la Fédération des Espaces Santé Jeunes