Prévalence des opioïdes chez les victimes de suicideD'après article Pauline Anderson 08 mai 2018 "Opioid Prevalence in Suicide Victims Skyrockets medscape.com* NEW YORK - La prévalence des opioïdes dans le sang des victimes de
suicide a plus que doublé au cours de la dernière décennie, selon une
nouvelle étude. Une étude menée par des enquêteurs de l'école de santé publique Johns
Hopkins Bloomberg à Baltimore, Maryland, a montré que le nombre de
suicidés qui avaient des opioïdes dans leur système est passé de 8,8% en
2006 à 17% en 2017. Dr Paul Nestadt L'utilisation
du suicide et des opioïdes a augmenté «énormément» au cours des deux
dernières décennies et représente des chevauchements de «crises de santé
publique», selon Paul Nestadt, MD, chercheur au programme de formation
en épidémiologie psychiatrique de l'École de santé publique Johns
Hopkins Bloomberg. psychiatre superviseur pour le service de consultation des troubles
anxieux à l'hôpital Johns Hopkins, à Medscape Medical News. Les résultats ont été présentés lors d'un point de presse à la
réunion annuelle 2018 de l'American Psychiatric Association (APA). Triple menace L'utilisation d'opioïdes augmente considérablement le risque de suicide de trois façons, a déclaré Nestadt. Premièrement,
les opioïdes sont des dépresseurs, et la recherche montre que les
personnes qui consomment des opioïdes sont 50% à 100% plus susceptibles
de développer une dépression. De
plus, les opioïdes créent une dépendance et entraînent des troubles
liés à l'utilisation de substances, l'un des principaux facteurs de
risque de suicide. Enfin, at-il dit, l'utilisation d'opioïdes conduit à un état désinhibé
dans lequel des actes impulsifs tels que le suicide sont plus
probables.Avoir des opioïdes dans l'armoire à pharmacie, c'est comme avoir un pistolet chargé dans la maison. Dr Paul Nestadt "Si vous avez une bouteille d'opioïdes dans l'armoire à pharmacie,
comme de plus en plus d'Américains le font ces jours-ci, cela équivaut à
avoir un pistolet chargé dans la maison en ce qui concerne le risque de
suicide", explique Nestadt. Le Maryland est le premier État à avoir un système centralisé à
l'échelle de l'État dans lequel des autopsies comprenant des tests
toxicologiques objectifs sont effectuées sur toutes les victimes de
suicide. Les enquêtes visant à déterminer si un décès est un suicide sont
nombreuses et comprennent des entrevues avec des membres de la famille,
des examens des dossiers médicaux, des évaluations des preuves
recueillies sur les lieux et une autopsie complète. Les chercheurs ont examiné 6264 suicides entre 2006 et 2017. Parmi ceux-ci, 750 (12%) ont été testés positifs aux opioïdes. Comparativement aux autres victimes de suicide, les personnes opioïdes
dans leur système étaient plus susceptibles d'être des femmes blanches
et d'avoir de la cocaïne dans le sang, mais étaient moins susceptibles
d'être intoxiquées par l'alcool. Bien
que le pourcentage de personnes décédées par le suicide ayant consommé
des opioïdes dans leur système ait doublé entre 2006 et 2017, il y avait
peu de changement dans le pourcentage de personnes qui avaient de
l'alcool dans leur système.
En outre, les enquêteurs ont constaté une légère baisse de l'usage de la cocaïne. Nestadt a spéculé que cette baisse pourrait être parce que les individus remplacent maintenant la cocaïne avec des opioïdes. Un
modèle analytique ajusté pour la fluctuation pour tous les 11 ans et
contrôlés pour l'âge, le sexe et la race a montré que le taux
d'utilisation d'opioïdes a presque doublé au cours de cette période
(odds ratio [OR], 1,92; 1,49 - 2,47; P <0,0001). De
plus, une analyse qui ne tenait pas compte des décès par surdose
d'opioïdes et qui visait uniquement le suicide par d'autres méthodes,
comme la pendaison ou l'utilisation d'une arme à feu, a montré un
doublement de la présence d'opioïdes (RC, 2,19; 1,60 - 3,00; P <0,0001). L'augmentation est survenue principalement au cours des 4 ou 5
dernières années et était la plus importante chez les Afro-Américains. "La tendance a doublé en général, mais parmi les Afro-Américains, le
taux d'opioïdes chez les personnes décédées au suicide a en fait presque
sextuplé", a déclaré Nestadt. Il
n'est pas clair s'il existe un lien de cause à effet entre
l'augmentation des suicides et l'augmentation de l'utilisation des
opioïdes. Les tendances à la fois pour les suicides et l'utilisation d'opioïdes
sont «difficiles à nier», mais pour le moment, les résultats sont
«exploratoires» et «générant des hypothèses» seulement, a ajouté
Nestadt. Problème national Les suicides et les opioïdes «sont très présents dans les médias» et
sont «très liés», a déclaré Ranna Parekh, MD, MPM, directrice de la
Division de la diversité et de l'équité en santé à l'APA, qui a présidé
la conférence de presse. Le suicide est l'une des principales causes de décès aux États-Unis. Le nombre de décès a atteint un sommet en 30 ans en 2016, a déclaré Parekh. "Cette année-là a vu un nombre record de décès dus à une surdose d'opioïdes, avec la mort de 42 000 personnes." Commentant
les résultats de Medscape Medical News, l'ancienne présidente de l'APA,
Maria Oquendo, professeur et chaire de psychiatrie de l'école de
médecine Perelman de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, a
déclaré que cette étude révélait «une observation vraiment intéressante cela est rapporté dans la littérature à travers le pays, pas seulement dans le Maryland. " Le
taux de suicide réel aux États-Unis est probablement plus élevé que ce
qui est rapporté, car beaucoup des décès classés comme surdoses ou
indéterminés sont des suicides, a déclaré Oquendo, qui a récemment
co-rédigé un article sur le suicide et les opioïdes. publié le New England Journal of Medicine. "Nous sommes probablement en train de sous-estimer le nombre de suicides liés aux opioïdes", a déclaré M. Oquendo. Sur les plus de 40 000 personnes qui meurent d'une overdose d'opioïdes
chaque année, «nous estimons, d'après la littérature, que probablement
entre 30% et peut-être jusqu'à 45% d'entre eux sont des suicides»,
a-t-elle ajouté. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les suicides sont sous-estimés, a dit Oquendo. Dans
certains États, les coroners ou les médecins légistes peuvent être
inquiets d'être poursuivis s'ils déterminent qu'un suicide est un
suicide. Il peut y avoir des répercussions sur les polices d'assurance-vie. Certains médecins légistes peuvent être préoccupés par la stigmatisation de la personne qui est décédée, a déclaré Oquendo. Ou il peut y avoir une pression de la famille pour ne pas classer la mort de cette façon. Medscape Medical News a également demandé à Adam Bisaga, MD,
professeur de psychiatrie à New York-Presbyterian et à l'Université
Columbia de Irving Medical Center, à New York, de commenter les
résultats. La principale implication de l'étude, a déclaré Bisaga, "est que nous
devons d'urgence développer des services pour identifier et traiter les
patients ayant un trouble d'utilisation des opioïdes avant qu'il ne
devienne un trouble chronique avec des complications psychiatriques
telles que la dépression et la suicidalité." Les cliniciens qui traitent les patients ayant un trouble
d'utilisation des opioïdes «devraient également diagnostiquer et traiter
la dépression en même temps», a-t-il ajouté. Le Dr Nestadt, le Dr Oquendo et le Dr Bisaga n'ont révélé aucune relation financière pertinente. American Psychiatric Association (APA) 2018. Résumé 1-227, présenté le 6 mai 2018. * https://www.medscape.com/viewarticle/896334#vp_1
La télémédecine appliquée à la psychiatrie destinée aux sourds à Poitiers
lundi 7 mai 2018 à 6:09
Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou*
Le centre hospitalier Laborit de
Poitiers est l'un des rares à disposer d'un service composé d'une équipe
pratiquant la langue des signes. Un psychiatre, une infirmière, une
secrétaire et une médiatrice (elle même sourde) permettent aux
malentendants d’être pris en charge comme un valide.
Ils ne sont que six en France, six psychiatres a
maitriser la langue des signes. Parmi eux, le docteur Laurence Perault
du centre hospitalier Laborit de Poitiers. Depuis deux ans, avec toute
son équipe, elle gère un centre médico psychiatrique dédié aux sourds.
Un changement de taille pour ce public qui avait un accès limité à la
psychiatrie. Cette compétence nouvelle est depuis quelques semaines mise
à la disposition d'autres structures via la télémédecine. Une téléconsultation inédite !
Ainsi pour la première fois en France, elles ont tenu en mars une
consultation à distance avec des patients hébergés dans une institution
près de Bordeaux et qui n'avaient pas de psychiatre à disposition.
L'expérience s'est très bien déroulée et a déjà été répétée depuis à
plusieurs reprises. Une démarche voulue et aidée par l'agence régionale
de santé et qui pourrait s'étendre à d'autres structures. La démarche personnelle d'une femme !
Une expérience qui n'aurait pas vu voir le jour sans la volonté du
docteur Perault. C'est en recevant avec l'aide d'un interprète deux
patients sourd qu'elle a pris conscience que la qualité des soins
qu'elle pouvait prodiguer n'était pas la mème que celle proposée à des
patients bien entendant. Pour les sourds eux mêmes, disposer d'une telle
praticienne est une révolution car pour la première fois ils peuvent
parler de leur souffrance psychologique. "J'ai vu repartir de mon
cabinet des gens psychologiquement debout après avoir été couchés par
une maladie mentale pendant plusieurs années (...) et je trouve ça
extraordinaire".
Dans le cadre du Programme du cycle de conférences de la Fondation FondaMental : Psychiatrie numérique : des outils connectés aux outils interventionnels.
Prévenir les rechutes suicidaires à l’aide des outils connectés, le projet EMMA Avec Philippe Courtet, Université de Montpellier 13 juin 2018 à Créteil HÔPITAL ALBERT CHENEVIER PÔLE DE PSYCHIATRIE 40, Rue de Mesly, Créteil - 94.
Les 4e2 et 4e 5 ont participé à une séance de prévention du mal-être, de l'angoisse, et du suicide chez les jeunes animée par l'association JERKOV dont l'objectif est de transformer par le biais de la musique "le Négatif en Positif". pic.twitter.com/JMM2LuEDUA
JERKOV est une association à but non-lucratif, qui existe depuis
10 ans. Elle a 3 grands domaines d'actions : actions culturelles,
programmation de concerts, booking/développement d'artistes.
"L’action Transformer le négatif en positif, menée depuis 2014 en
lycées et collèges a pour objectif la prévention du mal-être et du
suicide chez les jeunes en partenariat avec l’A.R.S. (Agence Régionale
de Santé)."
Il y a cinq mois, Shkyd, une des plumes du site Yard, sortait un (très bon) article intitulé La santé mentale : succès dans le rap américain, silence dans le rap français.
L’auteur y développait l’idée que, malgré les diverses pressions
extrêmement fortes que fait subir l’industrie du disque aux rappeurs, le
fait d’aborder la dépression restait un tabou dans le rap français.
Alors qu’aux Etats-Unis, la dépression est devenue une véritable
stratégie marketing, en France, les artistes n’oseraient montrer la douleur derrière le faste de leur vie débridée. Deux mois plus tard, comme en réponse à Shkyd, Isha sortait le premier extrait de l’excellent La vie Augmente vol. 2 (qu’on vous chroniquait ici) : Au Grand Jamais. L’ouverture du morceau, rocailleuse et sans fausse pudeur, sonnait comme une réponse à Shkyd. « J’entends
les hurlements des voyous / J’entends les cris des skateurs / J’ai
l’air heureux quand je rentre sur scène / C’est grâce aux
antidépresseurs ». Alors, si la description de Shkyd, pointe un
certain retard du rap français face à son voisin outre-Atlantique, ne
peut-on pas voir le début de la levée d’un tabou ces derniers mois dans
le rap hexagonal ?
Le morceau d’Isha correspond en effet à la thématique que Shkyd pointe
dans son article : la vie d’artiste comme source d’instabilité
psychologique, de dépression. Plus loin, le rappeur belge développe en
effet son propos : « Malgré ça j’ai peur de la belle vie / J’ai peur de m’ennuyer sans ennemi ».
La vie de rappeur, dans tous les changements qu’elle implique, n’a rien
de facile, même (et peut-être surtout) pour un artiste ayant connu les
galères comme Isha. À mesure que sa vie augmente, s’améliore, la figure d’Isha s’obscurcit. Néanmoins,
il est vrai que cette attention aux soucis psychologiques que peut
engendrer la vie d’artiste est sans doute bien plus développée et
surtout marketée aux Etats-Unis, où des albums aussi marquants que Blonde de Frank Ocean ou Nothing was the samede Drake s’articulent presque entièrement sur cette thématique. À ce sujet, le critique et universitaire Mark Fisher fait une comparaison intéressante entre le rappeur de Toronto et Tony Montana dans cet article.
Il souligne en effet que tous deux se posent la même question :
« baiser, manger, sniffer, c’est donc tout ce qu’il y a ici ? » La
figure de TonyMontana, un des personnages les plus name-droppés du
rap français, incarne ainsi la crise psychologique face au succès,
quelque part entre les liasses de billets et le divan du psy. PTQS. « Plus Tony Que Sosa ». Et si finalement, ce qui reliait PNL et Tony, outre leur ambition, c’était ce regard désabusé sur le monde, cette dépression face à la réussite ? Alors qu’en 2009, Joe Lucazz refusait de s’allonger sur le divan (« Raconter mes doutes, mes faiblesses à un psy ? / Moi Joe Lucazzi, non merci. / J’laisse ça à Tony. », Le Monde de Demain),
les deux frères des Tarterêts semblent entrouvrir la voie vers le
cabinet. Si l’on est encore loin d’évoquer son psy et ses cachets toutes
les trois phrases, on peut voir le duo comme ceux qui auraient ouvert
une brèche vers les méandres du mal-être des rappeurs. Shkyd voit dans ce rap français autotuné et spleenétique, « ceux qui [ont] baigné la peine dans des vagues brumeuses, sans entrer dans les détails du mal-être ». Mais on
peut aussi y voir ceux qui ont ouvert la porte vers la fin d’un tabou
dans le rap français : non, quand on est rappeur, on n’est pas toujours
heureux. Oui, on peut être une sacrée caillera, et faire une dépression.
Non, Tony Montana, figure fétichisée des rappeurs
n’est pas qu’un symbole de réussite. C’est aussi quelqu’un en lutte avec
les ravages psychologiques que cause le succès. « Comme Tony Montana j’suis paranoïaque », rappait bien Dosseh en 2015, sur un morceau au titre glaçant : 30 Millions d’ennemis.
Mais on a souvent tendance à mettre tous les termes de la santé
mentale dans un fourre-tout (paranoïa, santé, mentale, folie,
dépression), alors qu’il s’agit de termes médicaux très précis. Souvent
employés par les rappeurs de manière hyperboliques ou métaphoriques, ces
termes doivent être utilisés minutieusement. En effet, nombreux sont
les rappeurs à cultiver l’esthétique de la folie, sans aborder le sujet
en profondeur et de manière concrète : médicaments, médecins, sentiment
d’impuissance, envie (ou besoin ?) d’arrêter le rap. Ainsi, quand un
rappeur comme Vald met en scène son personnage dérangé, parano et malsain, dans le morceau Lézarmanpar exemple,on
peut voir qu’on n’est pas ici dans une exploration des effets ravageurs
de la vie d’artiste sur la santé mentale. Derrière la prétendue « folie » de Vald se cache l’excentricité d’un univers cohérent, comme le souligne Sofiane à son sujet lors de leur interview croisée sur Noisey: « Les
mecs de cité t’aiment beaucoup. Ils te trouvent complètement taré.
C’est ça qui tue, c’est ça être une caillera, c’est être soi-même. » La folie, ici, c’est la revendication d’une esthétique de la marge, de l’excentricité.
Finalement, les seuls moments où Vald parle de santé
mentale de manière non-mise en scène et métaphorique, c’est quand il
évoque justement ce fameux rapport au succès, et l’aspect éreintant de
la vie d’artiste, dans un morceau comme Réflexions basses. « Putain
devenir connu, gros, c’est v’là l’mauvais plan / Même sans amis, j’ai
l’impression d’être dans l’mauvais camp […] J’suis dans une folie
épaisse, dans un délire dense / Terriblement animé de haine et
d’paranoïa, c’est un délit j’pense ». On comprend alors que lorsqu’il se comparait à Kid Cudi, récemment hospitalisé, sur l’album précédent, ce n’était pas que pour la rime…
Cette douleur, cette perte de repères face aux affres du show-bizz,
est de plus en plus évoquée dans le rap français ces dernières années.
Elle opère un renversement spectaculaire par rapport à un des topoï de la musique et de l’art en général : l’oeuvre d’art comme catharsis,
presque comme médicament face aux troubles psychologiques. Anthony
Pécqueux, un des sociologues de référence sur le rap, voit dans le rap
une catharsis de la violence (article à lire ici).
C’est de cette conception de la musique que s’inspire un rappeur comme Hyacinthe quand il écrit : « J’écrivais des chansons, pour justifier la dépression » (James Dean). La musique est prise comme un exutoire, où l’on sublime son mal-être. De même, Guizmo, qui dès 2012 avouait avec courage avoir déjà essayé de se suicider (« En pleine dépression, j’ai déjà tenté de m’donner la mort », Le Meilleur), fait de son dernier album une véritable lieu de thérapie. On peut enfin penser à Rochdi, sans doute une des plumes les plus justes sur le trouble psychologique (mais dont Etienne vous parlera mieux ici) qui rappait dans ses Mélodies de la cave : « La poésie m’a sorti de l’abîme / L’amour de la rime, oui, mon ami / Par la mine de mon stylo bille j’ai donné un sens à ma vie » (Nihil). L’artiste se sert de l’écriture pour sublimer ses troubles psychologiques (« Pourquoi cette folie de l’écriture jusqu’à l’aube ? « Je » est un autre, mais moi qui suis-je ? » déclame-t-il
dans une résurgence rimbaldienne). Mais ici, donc, le problème est
renversé de manière radicale : la musique est la cause du mal-être. Ce
n’est plus le médicament ; c’est ce qu’il faut soigner.
(https://www.youtube.com/watch?v=DrPvUmXwJvU)
Ainsi, Damso, sur Peur d’être père
évoque la violence du succès, sur ce qu’il change dans son rapport à
ses proches, à son entourage. Ainsi, il espère que sa fille l’aime pour
ce qu’il est « en dehors de la scène ». Le rappeur fait face à la peur de n’être plus que son personnage, de perdre son identité face à celui qu’il est sur scène. Dems semble en proie à une vraie crise identitaire quand il avoue « Pour elle j’suis tout autre que Damso / Elle voit en moi c’que je n’vois plus. » Son identité, face au succès se morcelle, s’éclate. Damso n’est plus qu’une Mosaïque solitaire. Ces angoisses se cristallisent sur la Carte Blanche du membre du 92i à France Inter : « L’oreiller m’voit plus souvent qu’les yeux d’mon gosse / C’est à dire peu souvent car trop souvent j’suis absent de moi-même. » Ce trouble de l’identité va même jusqu’à une forme de schizophrénie dévastatrice sur le morceau Une âme pour deux,
qui – s’il est bel et bien une fiction, révèle sans doute toute la
vérité de l’artiste. Les têtes d’affiches du rap français assument
désormais les impacts de leur vie d’artiste sur leur santé mentale. Là
où PNL avait ouvert une brèche, Damso s’est engouffré.
(https://www.youtube.com/watch?v=6jqhxRyL6PM)
Mais encore une fois, ces artistes n’évoquent la santé mentale qu’à
demi-mot, restant davantage dans le champ lexical de la mélancolie, du spleen,
que dans celui du médical, plus cru, moins romantique. Finalement tout
ça reste assez convenu, assez maîtrisé, lissé peut-être même. Sans doute
que pour rentrer dans les détails médicaux faut-il aller chercher du
côté de rappeurs moins célèbres, moins en proie avec leurs craintes
d’esquinter leur image.
Ainsi, Riski, sur son EP, 26, n’hésite pas à parler de « tout un tas d’pills et des prescriptions du psy »(21), mêlant cette phrase à ses paroles cryptiques en forme de puzzle. Riski n’a
pas peur de dire où il en est, de parler de sa paranoïa, de son rapport
à la drogue, toujours avec une poésie mystérieuse. Sa santé mentale
n’est pas seulement dans son propos, elle dessine son écriture, parcours
introspectif accidenté. De même, sur un de ses plus beaux morceaux,
daté de 2014 et de son projet THE DUDE #VOL.2, Moïse The Dude n’hésite pas à écrire une ballade d’amour pour sa psy sur Porno psy-chic, sublimée dans sa version chopped and screwed houstonienne par A13.
Il n’a pas peur, entre deux propositions érotiques, de livrer des
confessions, au coin du divan, et des détails concrets et touchants : « Elle dit qu’j’suis prêt à espacer les séances […] C’est pas qu’j’suis fragile, c’est qu’j’suis pas assez solide ».
(https://www.youtube.com/watch?v=OFUVwjL3CQA)
Et en parlant de chanson pour sa psy, comment ne pas parler de l’étonnant J’aime ma psychiatre comme un fou par Despo Rutti ? Sur son dernier album, Despo livre une analyse à chaud de ses séjours en hôpital psychiatrique, alors que l’album précédent, Majster, était une sorte de flux de conscience (stream of conscioussness),
ininterrompu, enregistré pendant cette période compliquée pour lui.
L’album est sans doute l’album de rap français le plus honnête et le
plus touchant sur la question de la santé mentale jamais fait. Despo, sans doute victime, notamment, de la pression que suscite la vie d’artiste (notamment pour lui le buzz et
la rumeur sur les réseaux sociaux), fait le bilan de cette période. Il
parle de son traitement, de ses conditions de vie dans l’hôpital, du
parcours qui l’a amené jusqu’à l’hôpital, de la garde de sa fille et de
ses relations avec elle, dans un de ses morceaux les plus poignants.
Encore plus étonnant : l’album de Despo a été traité par des médias mainstreams de manière avantageuse (Clique, Mouv’, Générations, Africa n°1,…), preuve que la santé mentale est un thème qui ne fait plus peur aux médias.
(https://www.youtube.com/watch?v=GrrV9BUHsqA)
Bien évidemment, ces artistes restent assez confidentiels, et le jour où – à la manière d’un Danny Brown ou d’un Earl Sweatshirt –
un rappeur signé en maison de disque fera un album complet sur sa
dépression n’est pas encore venu. Mais a-t-on tant de retard sur les
américains ? Shkyd dans son article pointe le fait que l’on n’ait pas en France l’équivalent d’un 1-800-273-8255, énorme tube du rappeur Logic,portant le numéro de la ligne de prévention face au suicide aux Etats-Unis. C’est vrai. Mais un morceau de Nekfeu ayant pour refrain « À six ans, j’ai dû voir un psy, j’ai dû voir un psy / À seize ans, j’ai dû voir un psy, mauvaise graîne » (Mauvaise graîne) a été certifié single de diamant. Et l’une des plus grosses stars du rap français, Jul, a titré son premier album Dans ma paranoïa. Orelsan, un des plus gros vendeurs de disques du rap français, reconnaît dès le premier morceau de son album blockbuster qu’il n’a « jamais été aussi perdu [..] devant un public qui [l]’connaît pas« .
Alors peut-être que les artistes français ont encore moins évoqué la
question de la souffrance psychologique face à la vie d’artiste et
l’industrie du disque, que les américains. Mais peut-être aussi qu’une
tradition – peu visible – sur ce sujet existe bel et bien. Et comment ne
pas finir cet article par citer un morceau qui a sans doute posé les
codes de ce genre de morceau en France, Si c’était le dernierpar Diam’s ?
OTTAWA, le 4 mai 2018 /CNW/ - La Commission de la santé mentale du Canada
(CSMC) est heureuse d'annoncer la désignation de Professeur
Brian Mishara en tant que chercheur principal du projet Enraciner
l'espoir - Un projet communautaire de prévention du suicide.
Enraciner l'espoir est une initiative nationale
axée sur l'élaboration de pratiques exemplaires fondées sur des données
probantes et de lignes directrices et d'outils en matière de prévention
du suicide, tous destinés à soutenir la mise en œuvre d'activités de
prévention du suicide à l'échelle du pays.
Un processus d'approvisionnement complet a été entrepris dans le
but d'identifier un(e) chercheur(e) principal(e) en mesure d'encadrer
l'évaluation du projet sur le plan national. Les antécédents et
l'expérience de Professeur Mishara ont fait de lui le candidat idéal.
M. Mishara est professeur de psychologie et
directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide,
enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) de
l'Université du Québec à Montréal. En outre, il est reconnu à l'échelle
internationale en tant qu'expert en suicidologie et auteur d'un
impressionnant éventail de publications, en plus de posséder une
expérience considérable en matière d'évaluation d'activités de
prévention du suicide effectuée sur plusieurs sites. Les liens
qu'entretient Professeur Mishara avec la communauté sont également
profonds comme il agit actuellement en tant que vice-président de
Befrienders Worldwide, un réseau international de lignes d'aide pour la
prévention du suicide, et agissait anciennement comme président de
l'Association internationale pour la prévention du suicide et de
l'Association canadienne pour la prévention du suicide. Il est également
le fondateur de Suicide Action Montréal et de l'Association québécoise
pour la prévention du suicide. Citations « L'expérience considérable que
Professeur Mishara contribuera au projet Enraciner l'espoir permettra la
réalisation de nos objectifs d'élaborer une approche multimodale fondée
sur des données probantes en matière de prévention du suicide, et
d'établir un consensus sur la valeur de mettre à l'échelle ces activités
à des fins de mise en œuvre partout au Canada. » - Louise Bradley, présidente et directrice générale de la Commission de la santé mentale du Canada « Je suis fier de participer à cette
initiative inspirante. Son intérêt envers les programmes
avant-gardistes, diversifiés et évalués sur le plan scientifique place
le Canada à l'avant-plan des pays qui font la promotion des innovations communautaires efficaces en matière de prévention du suicide. »- Professeur Brian Mishara, chercheur principal, Enraciner l'espoir - Un projet communautaire de prévention du suicide Liens connexes
Que faire face à un patient qui menace de se suicider ?
Même si c’est heureusement une situation rare, il peut arriver qu’un patient exprime devant son praticien (médecin traitant ou psychiatre le plus souvent) son intention de mettre fin à ses jours. Comment le médecin doit-il réagir ? Comment concilier le secret médical, général et absolu, et la révélation qui pourrait empêcher le suicide ? Le dilemme est difficile à trancher…
Le Conseil national pour la prévention du suicide a organisé le
premier rassemblement national pour prévenir le suicide sur les marches
du Capitole des États-Unis Source : The National Council for
Suicide Prevention Hosts the First National Rally to Prevent Suicide on
the Steps of the U.S. Capitol www.prnewswire.com*
Le suicide est la 10e cause de décès aux États-Unis, et il est évitable
WASHINGTON , 19 avril 2018 / PRNewswire-USNewswire / - Avec 123 Américains qui se suicident tous les jours, et le coût du suicide en Amérique estimé à 93,5 milliards de dollars
chaque année (Shepard et al, SLTB, 2016), le Conseil national pour le
suicide La prévention National Council for Suicide Prevention (NCSP), the National Council for
Behavioral Health, the American Psychological Association, the Cohen
Veterans Network, To Write Love On Her Arms along et d'autres organisations de santé de premier plan
appellent le Congrès et le Président à faire de la prévention du suicide
une priorité de santé publique. Le premier National Rally to Prevent Suicide a eu lieu de 17 h 30 à 18 h 30 lesamedi 21 avril sur les marches de l'Ouest du Capitole .
"Ce n'est tout simplement pas acceptable que nous perdions près de 45
000 vies par an par suicide dans ce pays", a déclaré le Dr Dan Reidenberg , directeur général du NCSP.
«Nous avons une stratégie nationale, un programme national de recherche
et une Alliance nationale d'action pour la prévention du suicide, le
projet 2025 visant à réduire le suicide de 20% d'ici 2025 et un article
récent décrivant comment changer l'orientation du suicide. Le NCSP
appelle les membres du Congrès et le Président à:
Autoriser et affecter 150 millions de dollars au NIMH pour soutenir la recherche sur la prévention du suicide conformément au Programme national de recherche.
Exhorter la FDA à accélérer le processus d'examen et d'approbation de
nouveaux médicaments pour traiter les personnes souffrant de troubles
mentaux.
Adopter la Loi sur l' expansion de traitement de la santé mentale et de la toxicomanie, art . 1905 et HR 3931,
au-delà de la limite actuelle de huit états afin que les cliniques
communautaires de santé comportementale puissent améliorer l'accès à des
soins de santé mentale communautaires de qualité.
Adopter la HR 2345
bipartisan, la Loi de 2017 sur l'amélioration des lignes téléphoniques
de suicide, pour que les personnes en crise aient accès à des services
de crise complets, à une ligne téléphonique, à des discussions et à des
messages texte.
Investir dans la prévention du suicide pour répondre aux besoins non
satisfaits en matière de prévention du suicide chez les adultes, étendre
les subventions pilotes SAMHSA Zéro Suicide aux établissements de soins
comportementaux et élaborer des subventions pilotes CDC aux États pour
mettre en œuvre et évaluer la prévention communautaire globale du
suicide. populations.
"Un Américain meurt par suicide toutes les 12 minutes, il est grand
temps de faire de la prévention du suicide une priorité.Les événements
comme le Rassemblement pour prévenir le suicide nous donnent l'occasion
de mettre en valeur des pratiques telles que les cliniques
communautaires de santé comportementale. Les soins de santé mentale », a
déclaré Linda Rosenberg , présidente et chef de la direction du Conseil national de la santé comportementale.
Ensemble, nous pouvons aider les législateurs à comprendre pourquoi la
prévention du suicide doit être une priorité de santé publique. "
Entre 1999 et 2015, le suicide a fait 604 878 victimes américaines et
on estime à 15 millions le nombre de tentatives supplémentaires.
Les données actuelles indiquent une augmentation des suicides chez les
adultes d'âge moyen et des suicides chez les jeunes (5-14 ans)
atteignant un sommet de 40 ans, aggravé par 20 suicides de vétérans
chaque jour et des suicides militaires supplémentaires en service actif
par jour. Tout le monde est le bienvenu pour assister au Rally to Prevent Suicide (www.rallytopreventsuicide.org; #rallytopreventsuicide)et montrer son soutien pour améliorer la santé mentale de tous les Américains et prévenir la tragédie du suicide.
Écoutez les meilleurs leaders dans le domaine de la santé mentale et de
la prévention du suicide et écoutez les histoires d'espoir et de
résilience des personnes qui ont lutté personnellement et des familles
qui ont perdu des êtres chers au suicide. Conseil national pour la prévention du suicide Le suicide est une crise nationale de santé publique.
Le Conseil national pour la prévention du suicide, une coalition
nationale de sept organismes sans but lucratif de premier plan qui
luttent contre le suicide aux États-Unis
, fait avancer la prévention du suicide par le leadership, le plaidoyer
et la représentation collective des personnes suicidées. Rally Sponsors The National Council for Suicide Prevention
American Association of Suicidology
American Foundation for Suicide Prevention
The Jason Foundation
The Jed Foundation (JED)
Samaritans USA
Suicide Awareness Voices of Education
The Trevor Project
The National Council for Behavioral Health The American Psychological Association The Cohen Veterans Network To Write Love On Her Arms Donna and Phillip Satow Contact: Dr. Dan Reidenberg612-741-1354, dreidenberg@save.org
SOURCE National Council for Suicide Prevention
Behavioral Health Organizations Host First National Rally to Prevent Suicide https://www.thenationalcouncil.org* 27/04/2018 Les organisations de santé comportementale Behavioral Health Organizations organisent le premier rassemblement national pour prévenir le suicide
Samedi
dernier, des milliers de personnes se sont rassemblées sur les marches
du Capitole pour soutenir les projets de loi du Congrès relatifs à la
prévention du suicide et aux soins de santé mentale de qualité. Accueilli par le Conseil national pour la prévention du suicide
(RSCN), le Rassemblement pour prévenir le suicide a réuni des
conférenciers d'organismes de prévention du suicide, des familles de
personnes décédées au suicide et des personnes ayant déjà tenté de se
suicider. Le National Council for Behavioral Health s'est joint à 12 autres
organisations en tant que partenaire du Rassemblement pour la prévention
du suicide afin de promouvoir la Loi sur l'expansion du traitement en
santé mentale et en toxicomanie (S. 1905 / HR 3931) et la Loi de 2017
sur l'amélioration du suicide. / HR 2345). Les représentantes Grace Napolitano (D-CA), Chris Stewart (R-UT) et
John Katko (R-NY) ont également été les principaux soutiens de la lutte
du NCSP pour mettre fin au suicide. Le
rassemblement a encouragé les participants à inviter leurs membres du
Congrès à participer aux efforts pour mettre fin au suicide en
participant à l'événement ou en votant pour des mesures de prévention du
suicide. Jamie
Tworkowski, fondatrice de To Write Love on Her Arms (TWLOHA), a
souligné l'importance de la compassion et de l'action du gouvernement
pour arrêter le suicide. Betsy
Schwartz, vice-présidente de l'éducation publique et des initiatives
stratégiques au Conseil national, a expliqué comment les Premiers soins
en santé mentale Mental Health First Aid aident les personnes à venir en aide à d'autres
personnes qui éprouvent des problèmes de santé mentale et des crises. «Les
Premiers soins en santé mentale fournissent aux Américains les
connaissances nécessaires pour changer la conversation», a déclaré M.
Schwartz. "Un mouvement national de plus d'un million de personnes change la façon dont les Américains demandent de l'aide." Le
dernier succès du Conseil national de prévention du suicide au Capitol
Hill a été de 23 millions de dollars pour l'année fiscale 2019. Les
données recueillies le National Violent Death Reporting System (NVDRS) sont utilisées pour sensibiliser les
responsables de la santé publique et les décideurs politiques à la
prévention du suicide. D'autres demandes du Congrès comprenaient 150 millions de dollars pour
la recherche sur le suicide de l'Institut national de la santé mentale
(NIMH), le processus accéléré d'approbation antidépresseur de la Food
and Drug Administration (FDA) et l'expansion des cliniques
communautaires de santé comportementale Certified Community Behavioral Health Clinics (CCBHCs).
Le suicide du DJ Avicii vient d'être attesté. Journalistes, merci
d'éviter la description détaillée de la méthode utilisée. Relayer la
méthode avec détails peut certes présenter un intérêt médiatique particulier,
mais expose également au risque d’imitation des personnes vulnérables.
Le 20 avril dernier, le décès du DJ suédois Avicii était relayé
par les médias internationaux. La thèse de son suicide a plané jusqu’à ce
jour ; elle vient d’être confirmée. Ainsi que la méthode utilisée pour
mettre un terme à sa vie.
Nombreux sont les fans – à travers le monde - qui depuis l’annonce de son décès
lui rendent hommage. Pour cette raison, l’équipe du programme Papageno invite
les journalistes à la prudence.
Comme le montrent les études scientifiques, les suicides d’artistes sont
d’autant plus à même de susciter des comportements d’imitation chez les
personnes vulnérables qu’ils concernent des personnalités reconnues et/ou
admirées.
Certes le phénomène questionne. Comment un acte aussi intime et personnel que
le suicide peut-il être influencé par l’exemple d’un autre individu, a fortiori
quand il s’agit d’une star que l’on n’a jamais vue ?
À travers les médias de masse, la célébrité s’incarne auprès du public comme
une personne proche, comme un semblable qui a acquis une position sociale et
symbolique désirable. Depuis cette position, la star suscite souvent un fort
sentiment d’empathie chez ses fans. Comme en lien direct avec elle, ceux-ci
tendent à s’y identifier, à adopter certaines de ses valeurs ou à imiter
certains de ses comportements. La célébrité devient un modèle, un point de
référence pour guider ses propres choix ou faire face à ses propres
difficultés.
Par conséquent, le suicide d’une célébrité envoie à ses fans un message
douloureux. Auréolé de la force symbolique dont elle jouissait, son geste est
susceptible d’apparaître de façon trompeuse comme une solution à adopter.
Lorsque l’auditoire souffre lui-même d’idées suicidaires, une célébrité admirée
qui se donne la mort lève une peu de l’inhibition à passer à l’acte. D’où le
risque attesté de contagion suicidaire en de pareilles circonstances.
Pour ces raisons, traiter du suicide d’une célébrité devraient se faire avec
une prudence toute particulière : sans valorisation indue, ni description
détaillée de la méthode employée, mais en mettant davantage l’accent sur les
conséquences que ce geste peut avoir. Comme pour tout suicide, veiller à ne pas
publier la lettre d’adieu car elle véhicule souvent une charge émotionnelle
forte sans pour autant expliquer le geste suicidaire qui est toujours d’une
grande complexité.
Prendre en compte ces indications permet de prévenir un effet de contagion
suicidaire et de rendre le suicide évitable. L’insertion d’un numéro d’appel
(le 15, un médecin généraliste, un centre médico-psychologique) peut sauver la
vie de personnes vulnérables.