jeudi 22 décembre 2016

BRETAGNE Appel à projets Prévention et promotion de la santé 2017

Appel à projets Prévention et promotion de la santé 2017
L’Agence Régionale de Santé de Bretagne (ARS) lance pour 2017 un appel à projets régional pour le financement des actions de prévention et promotion de la santé.
Le PRS (Projet Régional de Santé) 2012-2016 ayant fait l’objet d’une prorogation, l’année 2017 s’inscrit dans une phase de transition vers un nouveau PRS qui prendra effet au 1er janvier 2018.

Ce nouveau PRS, en cours d’élaboration, s’appuiera sur les orientations de la Stratégie Nationale de Santé de 2013 et la loi de modernisation du système de santé de 2016.

Par ailleurs, le troisième Plan Régional Santé Environnement (PRSE 2017-2021) pour la Bretagne sera finalisé pour la fin du premier semestre 2017.

L’appel à projets Promotion et Prévention de la Santé de l’ARS Bretagne en 2017 concerne 7 thématiques.

Les projets sollicitant un financement devront répondre aux orientations pour chaque thématique concernée :
1.  Les conduites addictives
2.  La promotion de la santé mentale et la prévention du suicide
3.  La santé des personnes en situation de précarité
4.  La vie affective et sexuelle
5.  La nutrition et l’activité physique
6.  Les personnes âgées
7.  La santé environnementale
Pour vérifier si vous répondez aux critères de l'appel à projets et pour connaître les modalités de dépôt, vous devez consulter le cahier des charges téléchargeable sur le site.
Attention, le dépôt des dossiers se fera du 12 au 26 janvier 2017 inclus sur une boîte mail dédiée.

AVIS DE LECTURE ANTISUICIDE, Essai de psychanalyse existentielle de Claude Lorin

ANTISUICIDE, Essai de psychanalyse existentielle de Claude Lorin,
Éditions L’Harmattan, paru en oct 2016*

résumé : Ce livre poursuit essentiellement deux buts. D'abord, envisager une prévention accrue du suicide selon des modes complémentaires et innovants. Ensuite, réfléchir sur des situations où le suicide est un enjeu chez quelques écrivains, philosophes et grandes figures de l'histoire à la lumière de la psychanalyse existentielle. Il ne s'agit en aucun cas d'un manuel de recettes.


Lu par Irina Katz-Mazilu, Art-thérapeute au Centre Thérapeutique Popincourt, présidente de la FFAT Artiste plasticienne **

En cette fin d’année 2016, frisquette et venteuse, et pour affronter la suivante – une année est toujours suivie par la suivante, quoi qu’il arrive…- nous pouvons essayer de nous réchauffer le cœur en puisant au souffle de la créativité humaine, partageable sans limites - puisque c’est le partage qui nous sauve.

C’est ce qu’inspire la lecture de l’ouvrage de Claude Lorin, Antisuicide, Essai de psychanalyse existentielle : le partage de la chaleur humaine, du souffle vital, de l’espoir et de la capacité de résilience, dont l’Oiseau Phoenix est la plus belle métaphore. Il ne s’agit en aucun cas d’un manuel de recettes, nous dit l’auteur. En effet – mais du partage d’une expérience professionnelle vécue d’une façon personnelle, où l’humour et la pensée tournée vers l’avenir forgent la notion de décadrage, concept défini par l'auteur. Ce sont des outils de travail, et de vie, qui nous intéressent tous. Un livre optimiste.

**Irina Katz-Mazilu
Art-thérapeute au Centre Thérapeutique Popincourt, présidente de la FFAT
Artiste plasticienne www.irinakatzmazilu.com
prochain colloque de la FFAT – Fédération Française des Art-Thérapeutes – www.ffat-federation.org – en mars 2017, sur le thème Art-thérapie et langages.

* En savoir plus sur le livre http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2016/10/parution-antisuicide-essai-de.html




mardi 20 décembre 2016

AUTOUR DE LA QUESTION Les HandiPsys : jeu de sensibilisation aux handicaps psychiques

Les HandiPsys : jeu de sensibilisation aux handicaps psychiques créé par KESKI
Communiqué de presse du  vendredi 25 Novembre 2016 via 24presse.com*

La loi de 2005 reconnaît explicitement que les troubles psychiques peuvent être à l’origine d’une situation de handicap. Les troubles psychiques sont malgré tout encore méconnus tant au sein de notre société que dans le contexte professionnel. Dans l’esprit des Handispensables (sur le handicap), des Hinvisibles (sur les handicaps invisibles), KESKI met en jeu le handicap psychique pour que le "vivre et travailler ensemble" ne soit plus un enjeu mais une réalité.

"Les HandiPsys" : le jeu pour s’informer sur les troubles psychiques

"Les HandiPsys" est un jeu de cartes éventail papier pour mieux comprendre les troubles psychiques. Il permet de tester ses connaissances, de prendre conscience de leurs impacts au quotidien et en situation professionnelle pour faciliter la relation.

Le jeu aborde les troubles suivants : troubles bipolaires, troubles anxieux, schizophrénie, dépression, addictions, troubles sévères de la personnalité.



Composition du jeu

Pour chaque type de troubles, il y a 5 cartes qui parlent du handicap :
- cartes "Enigmes" et "Informations clés" pour mieux comprendre le trouble
- carte "Situations gâchettes" pour appréhender les phénomènes amplificateurs
- carte "Attitudes" et "Management" afin de s’approprier les comportements adaptés au travail que l’on soit collègue ou manager
- des cartes "Informations génériques" viennent compléter les connaissances et interpeller sur différents sujets : différence handicap mental et handicap psychique, idées reçues, manifestations au travail, aménagements organisationnels, peurs, déni, communication, stigmatisation…

Ce jeu de cartes se joue seul ou en groupe, chaque carte comporte au recto une question et sa réponse au verso, chacune complétée par une illustration humoristique.
"Le jeu est le moyen idéal pour traiter de sujets jugés complexes. C’est une porte d’entrée pour apporter des éléments d’informations, provoquer la discussion et faire évoluer les attitudes. L’objectif est d’amener les joueurs, seuls ou en groupe à changer leur regard pour favoriser le vivre ensemble", précise Benoît Carpier, créateur du jeu et dirigeant de KESKI.

Les Ateliers Autonomes - Les HandiPsys : une déclinaison du jeu pour des sensibilisations de groupe interactives
Dans le même esprit que son jeu de carte nomade, KESKI a développé une version Atelier Autonome Les HandiPsys pour offrir aux professionnels des Ressources Humaines un outil d’animation sur ce sujet.
En entreprise, au sein d’une collectivité, la mallette composée de 42 fiches (déclinées à partir du jeu de cartes) permet à l’animateur d’organiser et provoquer l’interactivité sur le sujet.
Elaboré en colaboration avec l'UNAFAM
Des spécialistes de chacun des troubles ont participé à la construction du jeu aux côtés de KESKI. L’UNAFAM a également contribué au contenu du jeu "Les HandiPsys" grâce à son expérience sur les troubles psychiques et son accompagnement pour favoriser l’inclusion sociale. (L’UNAFAM est une association qui accueille, soutient et informe les familles confrontées aux troubles psychiques. Elle contribue à l’élaboration de la politique de santé dans le domaine de la psychiatrie et défend les familles et les malades auprès des élus et des responsables.)

"Les HandiPsys" est commercialisé directement par KESKI sur son site Internet et sur ses sites partenaires.

A propos de KESKI
KESKI, www.keski.fr, est une société experte en création d’outils ludo-pédagogiques de sensibilisation à destination de tous publics. Sa mission est de développer des concepts d’animation ludiques et pédagogiques pour donner des clés de compréhension sur des sujets complexes ; briser les tabous et changer les regards ; générer de nouvelles attitudes pour mieux vivre ensemble.

KESKI conçoit, fait fabriquer en ESAT et distribue des outils pédagogiques prêts-à-jouer (Les Handispensables, Les Clefs de Dys, Les Hinvisibles, Les Discriminables…).
KESKI conseille et accompagne les entreprises et collectivités dans la conception et la réalisation sur-mesure de leurs outils de sensibilisation.
KESKI a été créée en 2009 par Benoît Carpier.
Plus d'informations : www.keski.fr
Communiqué libre de tous droits de diffusion.

* http://www.24presse.com/les_handipsys____jeu_de_sensibilisation_aux_handicaps_psychiques_cree_par_keski_-9919033.html


lundi 19 décembre 2016

PRESSE Tentatives de suicide. Les SMS testés contre les récidives


« Le SMS est une technologie assez ancienne, mais démocratique, pas besoin d'avoir un smartphone pour cela », dit le Dr Sofian Berrouiguet du CHRU de Brest. (Photomontage Claude Prigent)
« Le SMS est une technologie assez ancienne, mais démocratique, pas besoin d'avoir un smartphone pour cela », dit le Dr Sofian Berrouiguet du CHRU de Brest. (Photomontage Claude Prigent)

Plusieurs études testent l'efficacité du SMS dans la prise en charge des patients ayant fait une tentative de suicide. Quatre questions au Dr Sofian Berrouiguet, psychiatre au CHRU.


Pourquoi cet intérêt pour le SMS dans la prévention du suicide ?
J'ai commencé à m'y intéresser après avoir assisté à une conférence du Pr Michel Walter, de l'hôpital de Bohars, qui évoquait des travaux menés entre 1970 et 2000 sur l'impact positif, en matière de prévention du suicide, du maintien du contact par voies postale et téléphonique avec les sujets à risque. Le Pr Walter travaillait avec le Pr Guillaume Vaiva, sur les bases d'un dispositif appelé VigilanS mis en place dans le nord de la France depuis deux ans et en Bretagne depuis 2016. Il s'agit de maintenir le contact avec les patients. Dans le cadre de VigilanS des infirmiers psychiatriques vont arriver au centre 15 du Samu. En France on compte plus de 10.000 morts par suicide par an et 220.000 tentatives et la Bretagne est la région la plus touchée.

Depuis combien de temps testez-vous l'impact du SMS ?
L'étude des SMS est en cours depuis 2011, c'était mon sujet de thèse de médecine. Nous avons publié, avec mon collaborateur, Michel Gravey, de l'entreprise Sys.Vision, un premier article portant sur une vingtaine de patients suivis à Brest, qui montrait que pour eux ce type de procédure était tout à fait acceptable. L'article est paru dans une revue américaine Psychiatry Research. L'étude sur les SMS a été baptisée étude Siam (Suicide intervention assisted by message), en l'honneur de la rue de Brest. Depuis 2014, on teste l'impact du suivi habituel comparativement au suivi habituel avec en plus le SMS. Je coordonne cette étude menée, depuis 2014, avec l'aide Cathy MEsmeur, dans une dizaine de centres en France : 550 patients doivent être inclus. On essaie d'évaluer si l'adjonction du suivi par SMS permet de réduire le taux de récidive et le taux de mortalité par suicide. On propose aux patients qui ont fait une tentative de suicide d'avoir, en plus du suivi habituel, ce suivi par SMS. On teste l'envoi de quatre messages le premier mois, dès 48 h, et chaque semaine, puis un tous les mois jusqu'à six mois.

Avez-vous une autre étude en cours ?
On avait choisi le SMS parce que toute la population y a accès, pas besoin d'avoir un smartphone pour cela. Mais, lors de mon séjour en Espagne en 2014, j'ai commencé à tester une application pour smartphone qui permet au patient de communiquer des informations sur son état de santé, sur son anxiété, sa dépression ou des troubles du sommeil entre deux consultations ou après une hospitalisation. Cet outil a été créé en partenariat avec le Pr Courtet, du CHU de Montpellier, et le Pr Baca Garcia, de Madrid. En Espagne, il y a déjà eu deux publications sur 4.000 patients. On travaille, enfin, sur une autre application qui doit permettre d'associer des objets connectés. Un programme va démarrer, en 2017, pour évaluer le sommeil des patients après un geste suicidaire en s'appuyant sur l'utilisation d'une montre connectée. On va d'abord tester en janvier l'acceptabilité de la montre connectée, les patients n'en voudront peut-être pas, on va le tester sur une centaine de patients sur Brest uniquement. On a déjà choisi le modèle de la montre avec l'équipe du Pr Lenca, de Telecom Bretagne, qui est associé à cette étude.

La technologie va-t-elle remplacer le soignant ?
Non, tout cela ne va pas aboutir à de nouveaux traitements, mais ce sont des moyens très efficaces de rester en lien avec ces patients et en aucun cas un substitut aux services de soins. On utilise les médias pour maintenir un lien, comme il y a une appétence des jeunes pour tous ces outils de communication, il faut les adapter à un environnement de soins et de communication.

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/tentatives-de-suicide-de-nouveaux-medias-testes-contre-les-recidives-16-12-2016-11333666.php#W7TYxTj2uATxpoGd.99

AUTOUR DE LA QUESTION La Fondation Fondamental lance un institut sur la médecine personnalisée des maladies psychiatriques

La Fondation Fondamental lance un institut sur la médecine personnalisée des maladies psychiatriques

S'appuyant sur son concept de consultation spécialisée initié dans les trente-sept centres experts répartis sur le territoire national, la Fondation Fondamental a décidé de créer un institut de médecine personnalisée des maladies psychiatriques. Un projet lancé le 14 décembre en célébration de ses dix ans d'existence. Depuis sa création, la fondation a contribué à ce que plus de 10 000 patients de quatre pathologies psychiatriques sévères (autisme de haut niveau, dépression résistante, schizophrénie et troubles bipolaires) bénéficient d'approches diagnostiques et thérapeutiques innovantes au sein de centres experts. "Adressé par un médecin généraliste ou un psychiatre, chaque patient a ainsi accès à un bilan exhaustif de sa pathologie associé à un bilan biologique et à des recommandations thérapeutiques partagées avec le médecin traitant qui coordonne le suivi de la prise en charge", explique-t-elle dans un communiqué. Les données recueillies sont intégrées dans un dossier médical informatisé et dans une base de données anonymisée destinée à la recherche (cohortes observationnelles et projets de recherche clinique).
La fondation souhaite désormais aller encore plus loin, "en repensant le parcours patient pour l'intégrer plus étroitement à la recherche". La création de l'institut Fondamental de médecine personnalisée en psychiatrie vise donc à accélérer les découvertes et leurs transferts vers de nouveaux progrès pour les patients. Il s'attache pour cela à réunir sur un même site à Créteil (Val-de-Marne), celui de l'hôpital Henri-Mondor et de l'université Paris-Est-Créteil, des équipes pluridisciplinaires médicales et de recherche, des partenariats publics et privés et des associations de patients.
Trois nouveaux parcours pour trois populations cibles de patients sont déjà identifiés :
  • les patients stabilisés, pour lesquels le concept des centres experts se poursuivra ;
  • les patients résistants aux traitements standards, qui bénéficieront de psychochirurgie innovante, de nouveaux médicaments ciblés... ;
  • les patients présentant des comorbidités médicales et psychiatriques, pour qui des réunions de concertation pluridisciplinaires seront notamment organisées avec les autres services du groupe hospitalier.
Des programmes de recherche seront ainsi menés autour de trois axes, à savoir l'identification des signatures clinicobiologiques et des algorithmes pour définir des sous-groupes homogènes de patients, la construction d'outils d'e-santé pour l'auto-évaluation et le suivi en temps réel des patients dans leur environnement, et enfin le développement de traitements innovants et personnalisés. Ainsi, ce nouvel institut se positionne comme "un accélérateur d'innovations en psychiatrie".

MANIFESTATION FORMATION Paris 75 cycles de conferences du COPES 2017

Conférences du soir du copesprésentation  des conférences
Le suicide des enfants, petits et grands, sidère et bouleverse totalement les adultes, mais pour autant ne va pas sans poser de complexes questions cliniques : quelle représentation a l'enfant, l'adolescent, de la mort ? Quest-ce qui conduit un bébé à renoncer à la vie ? Comment accompagner des parents, des fratries, dévastés par le suicide de leur proche ?
Les professionnels, face à ces situations dramatiques, se doivent de préserver une vie psychique éclairée et dégagée du mortifière.
Tout au long de l'année, en soirée, le Copes abordera ce sujet subtil au sein de conférences, afin de soutenir les professionnels dans des accompagnements émotionnellement forts.
La pluridisciplinarité s'inscrit dans le choix des thèmes des conférences, la diversité des intervenants et l'accueil des stagiaires.
 jeudi 19 janvier 2017 19:00/ 21:00 Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik, Éthologue, psychanalyste, psychologue, neuropsychiatre et écrivain français
 jeudi 23 mars 2017 19:0021:00 Bernard Golse

Bernard Golse, pédopsychiatre ; psychanalyste (membre de l’Association psychanalytique de France) ; chef du service de pédopsychiatrie de l'Hôpital Necker-enfants malades, Paris ; professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, université Paris V-René Descartes, Inserm, U669, Paris, université Paris-Sud et université Paris V-René Descartes, UMR-S0669, Paris ; ex-membre du Conseil supérieur de l’adoption (CSA) ; ex-président du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop) ; membre du conseil scientifique de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et des disciplines alliées (SFPEADA) ; président de l’Association Pikler Lóczy-France (APLF) ; président de l’Association pour la formation à la psychothérapie psychanalytique de l’enfant et de l’adolescent (AFPPEA) ; président de l’Association européenne de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (AEPEA) ; président de la Cippa (Coordination internationale entre psychothérapeutes psychanalystes s'occupant de personnes avec autisme) ; président de l’association Cerep-Phymentin, Paris
 jeudi 15 juin 2017 19:0021:00 Marie Touati-Pellegrin Élise Tordjman

Marie Touati-Pellegrin, pédopsychiatre, praticien hospitalier ; responsable de l'équipe pédopsychiatrie de liaison , hôpital Necker-enfants malades, service du professeur Golse
Élise Tordjman, pédopsychiatre ; praticien hospitalier, équipe de pédopsychiatrie de liaison, hôpital Necker-enfants malades, service du Professeur Golse


 jeudi 19 octobre 2017 19:0021:00 Anne-Marie Paul Vincent Faurie Bénédicte Chamoun

Anne-Marie Paul, enseignante spécialisée à l'hôpital de jour pour adolescents du Parc Montsouris, association Cerep-Phymentin
Vincent Faurie, psychiatre à l'hôpital de jour pour adolescent du Parc Montsouris, association Cerep-Phymentin
Bénédicte Chamoun, psychiatre ; psychanalyste ; médecin directeur de l'hôpital de jour pour adolescents du Parc Montsouris, association Cerep-Phymentin
 jeudi 30 novembre 2017 19:0021:00 Benoit Quirot

 Benoit Quirot, pédopsychiatre,CMP pour enfants Ville-Evrard , Montreuil

 Objectifs
 Public
Professionnels médico et psychosociaux de l’enfance, de l’adolescence et de la famille.

Les conférences du soir en 2017 :

Inscription

 source et infos http://www.copes.fr/Famille_societe/Vulnerabilite_dysparentalites_psychopathologies/CO17-02

samedi 17 décembre 2016

THAILANDE L'IOM (International organization for Migration ) mène une formation sur la prévention du suicide à l'intention des partenaires des camps de réfugiés thaïlandais

L'IOM (International organization for Migration ) mène une formation sur la prévention du suicide à l'intention des partenaires des camps de réfugiés thaïlandais
D'après article "IOM Conducts Suicide-Prevention Training for Partners in Thai Refugee Camps www.iom.int/* 16/12/2016 Region-Country:  Asia / Thailand

IOM partners discuss suicide prevention among refugees in Thai camps. Photo: IOM
IOM partners discuss suicide prevention among refugees in Thai camps. Photo: IOM
    

Communiqués de presse> L'IOM organise une formation sur la prévention du suicide à l'intention des partenaires des camps de réfugiés thaïlandais
Région-Pays: Asie / Thaïlande
Thaïlande - Avec un taux de 14 cas pour 100 000 personnes, le taux de suicide dans les camps de réfugiés thaïlandais est plus du double de la moyenne nationale du pays hôte de six cas pour 100 000 habitants. En réponse à cela, l'IOM a organisé un atelier d'une journée sur la santé mentale destiné aux professionnels médicaux des organisations partenaires travaillant dans les camps de réfugiés.
Conduite au Centre de traitement de l'IOM à Mae Sot par un psychiatre de l'IOM, l'atelier visait à familiariser les participants avec les principaux aspects pour réduire le suicide, comprenant les facteurs de risque, la détection et l'intervention. L'accent a également été mis sur les méthodes de prévention et la promotion d'une bonne santé mentale.
Au total, 25 professionnels de la santé de sept organisations partenaires menant des activités dans des camps de réfugiés, dont le
UNHCR, le Comité américain pour les réfugiés, la Clinique Mae Tao et l'Unité de recherche sur le paludisme de Shoklo, ont participé à l'atelier.
«Les problèmes de santé mentale comme le suicide sont des sujets tabous et ne sont pas ouvertement discutés ou divulgués au personnel des organisations partenaires qui aident les bénéficiaires dans les camps», a expliqué le Dr Dmitry Shapovalov, médecin hygiéniste en chef de l'IOM en Thaïlande. "Cet atelier aidera à équiper le personnel basé sur le camp avec les connaissances nécessaires pour reconnaître rapidement les symptômes et apporter des réponses techniquement solides en abordant le problème avec confiance."
L'atelier est l'une des nombreuses activités que l'IOM met en œuvre dans le domaine de l'éducation à la santé ciblant le personnel humanitaire et les bénéficiaires. L'IOM effectue également des évaluations de la santé et fournit des soins médicaux aux réfugiés souffrant de maladies.
La Thaïlande accueille actuellement plus de 100 000 réfugiés du Myanmar dans neuf camps de réfugiés le long de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Une réduction de l'aide et des rations alimentaires, des restrictions sur les mouvements et des perspectives d'avenir incertaines ont contribué à une augmentation des cas de suicide ces dernières années. Entre janvier et octobre 2016, 21 décès par suicide et 26 autres tentatives de suicide ont été enregistrés.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter Dana Graber Ladek à l'IOM Thaïlande, Courriel: dgraber@iom.int, tél: +66 2 343 9301.


* https://www.iom.int/news/iom-conducts-suicide-prevention-training-partners-thai-refugee-camps

en savoir plus sur l'OIM https://www.iom.int/

Conférence de presse : bilan de la deuxième mandature (2011-2016) du Haut Conseil de la santé publique

Conférence de presse : bilan de la deuxième mandature (2011-2016)
Créé par la loi du 9 août 2004 et mis en place en 2007, le Haut Conseil de la santé publique a bientôt 10 ans.
Le HCSP a tenu une conférence de presse pour présenter une sélection de travaux de  sa dernière mandature (2011-2016) :
  • Dix ans du HCSP : une institution reconnue et respectée (Roger Salamon)
  • Maladies infectieuses émergentes : faire face aux urgences (Christian Chidiac)
  • Maladies chroniques : vers un diagnostic et une prise en charge précoces (Liana Euller Ziegler)
  • Environnement : réduire les risques pour la santé (Denis Zmirou)
  • Santé sexuelle et reproductive : pour une meilleure lisibilité et efficacité (Zeina Mansour et Éric Billaud)
  • Enseignements de l’évaluation du Plan santé mentale et du Programme prévention du suicide (Viviane Kovess)

À cette occasion un rapport est publié présentant les principaux travaux réalisés durant cette période  Expertise en santé : les travaux du HCSP 2011- 2016. 
Rapport (1034 ko)
Date du document : 13/12/2016
Autres documents
- Bilan des activités du Haut Conseil de la santé publique 2011-2016 Rapport (1856 ko)
Date du document : 13/10/2016Date de mise en ligne : 13/12/2016 Groupe de travail


Communiqué de presse de Conférence de presse : bilan de la deuxième mandature  (148 ko)  Dossier de presse  (545 ko)  Date du document : 13/12/2016 Date de mise en ligne : 13/12/2016

Extraits du dossier de presse bilan de la deuxième mandature (2011-2016)
Enseignements de l’évaluation du plan santé mentale et du programme prévention suicide
Le plan “Psychiatrie et santé mentale 2011-2015” a été évalué par le HCSP qui a formulé des recommandations obéissant toutes à la nécessité d’inscrire la politique de santé mentale de façon pérenne et pilotée à long terme.
Elles sont articulées autour de cinq thèmes :
Permettre aux personnes vivant avec un trouble psychique de faire leurs propres choix de vie, changer leur regard et celui de leurs proches sur leur maladie et les maintenir ou les replacer dans les dispositifs accessibles à tous. L’approche dite du « rétablissement » est privilégiée, la lutte contre les discriminations est soulignée.
Améliorer le parcours de soins des personnes vivant avec un trouble psychique, notamment en favorisant l’articulation entre le médical, le médico-social et les structures s’occupant des questions de handicap.
Encourager la formation et la multidisciplinarité en accordant une attention particulière aux médecins généralistes, aux infirmiers et aux cadres infirmiers, appelés à jouer un rôle croissant dans la prise en charge.
Développer l’évaluation et la recherche évaluative sur les pratiques. Les professionnels des disciplines dites paramédicales et des sciences humaines devraient être encouragés à participer à ces recherches qui doivent être multidisciplinaires et impliquer les patients.
Renforcer le pilotage de la politique en psychiatrie et en santé mentale, notamment en dotant les agences régionales de santé d’un référent en santé mentale et psychiatrie à plein temps. La santé mentale doit être inscrite à l’agenda du Comité interministériel pour la santé et chaque mesure doit faire l’objet d’un suivi.
Le HCSP a également évalué le Programme national d’actions contre le suicide 2011-2014 (PNACS). Il a formulé neuf recommandations, avec comme priorités :
• l’inscription de la prévention du suicide dans le champ de la santé mentale, sans lui attribuer un programme spécifique ; en particulier, elle doit être du ressort du référent santé mentale préconisé par le HCSP dans son évaluation du PPSM 2011-2015 ;
• le ciblage des populations à risque en fonction des données épidémiologiques, notamment en se référant au sexe, à l’âge et aux antécédents de tentatives de suicide ;
• l’inscription du médecin généraliste comme acteur fondamental de la prévention.





ETUDE RECHERCHE États-Unis Pilote de l'avion, santé mentale et pensées suicidaires: une étude descriptive transversale par le biais d'un sondage web anonyme

Des centaines de pilotes de ligne volent avec des symptômes dépressifs
Dr Irène Drogou | 16.12.2016 lequotidiendumedecin.fr/*

Plus d'un an et demi après le crash délibéré d'un avion de la Germanwings dans les Alpes par un pilote dépressif ayant entraîné la mort des 150 passagers, une équipe de la Harvard T.H. Chan School of Public Health révèle que plus de 10 % des pilotes de ligne présentent des symptômes dépressifs.
« Des centaines de pilotes en activité aujourd'hui présentent des symptômes peut-être sans avoir la possibilité d'être traités en raison de la crainte de retombées négatives sur leur carrière », s'inquiètent les auteurs.
Peur de la stigmatisation
Dans une étude chez près de 1 850 pilotes et publiée dans « Environmental Health », les chercheurs dressent pour la première fois un tableau de la santé mentale de la profession, avec un focus sur les symptômes dépressifs et les idées suicidaires. Les auteurs expliquent avoir eu recours à un questionnaire anonyme en raison de l'effet dissuasif très fort pour les pilotes à déclarer souffrir de troubles dépressifs.
Le questionnaire, qui portait sur la santé et la satisfaction au travail, comportait des items standardisés de deux tests anglo-saxons validés, le Job Content Questionnaire pour la satisfaction au travail et le NHANES (pour National Health and Nutrition Examination Survey).
Les symptômes dépressifs étaient spécifiquement évalués à l'aide du module PHQ-9 des études NHANES (pour Patient Health Questionnaire) et de ses 9 questions, correspondant aux 9 critères pour le diagnostic de troubles dépressifs dans le DSM-IV. Un score PHQ-9 ≥ 10, – score qui peut varier de 0 à 27 –, est le seuil retenu pour parler de dépression (sensibilité et spécificité à 88 %).
Des idées suicidaires
Au total, 3 485 pilotes de ligne de 50 pays ont été invités à participer. Plus de la moitié (52,7 %, n =1837) ont répondu en totalité à l'enquête et 1866 (53,5 %) l'ont fait au moins pour moitié. La majorité des pilotes a répondu des États-Unis (45,5%), devant le Canada (12,6 %), l'Australie (11,1 %), l'Europe (11,7 %), l'Amérique du Sud (4,7 %) et l'Afrique du Sud (0,2 %). En Europe, les pays ayant participé le plus sont l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Plus de 10 % des pilotes avaient un score ≥ 10, plus précisément 12,6 % des 1 848 (n = 233) ayant répondu au PHQ-9 et 13,5 % des 1 430 pilotes ayant volé les 7 jours précédents. Soixante-quinze (4,1 %) ont même rapporté des idées suicidaires dans les 2 semaines passées. La proportion des dépressions était plus élevée en cas de prise de somnifères, et parmi les victimes de harcèlement sexuel ou verbal.
Les hommes pilotes étaient davantage en proportion à rapporter de façon quasi quotidienne avoir une perte d'intérêt, un sentiment d'échec, des troubles de concentration et penser qu'ils seraient mieux morts. Les femmes pilotes étaient proportionnellement plus nombreuses à se sentir dépressive au moins 1 jour dans le mois précédent et étaient plus souvent diagnostiquées comme ayant une dépression.
Même s'il est difficile de généraliser ces résultats, en conviennent les auteurs, « il y a un nombre significatif de pilotes en activité souffrant de symptômes dépressifs », concluent-ils. Les auteurs appellent les compagnies aériennes à faciliter l'accès à un traitement préventif de santé mentale. D'autres facteurs de risque, tels que les décalages du rythme circadien et du sommeil, sont à l'étude.
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/12/16/des-centaines-de-pilotes-de-ligne-volent-avec-des-symptomes-depressifs_842974 

Références étude citée
Airplane pilot mental health and suicidal thoughts: a cross-sectional descriptive study via anonymous web-based survey Alexander C. Wu 1, Deborah Donnelly-McLay, Marc G. Weisskopf, Eileen McNeely, Theresa S. Betancourt and Joseph G. Allen
JGAllen@hsph.harvard.edu
Department of Environmental Health, Harvard T.H. Chan School of Public Health
Environmental Health201615:121
Published: 15 December 2016



RÉPUBLIQUE DE MAURICE Prévention au suicide: l’affaire de tout un chacun

Prévention au suicide: l’affaire de tout un chacun
Prévention au suicide: l’affaire de tout un chacun
Déclaration de la ministre de la Sécurité sociale, Fazila Jeewa-Daureeawoo. Elle était face à la presse ce vendredi 16 décembre pour exposer son bilan pour l’année 2016. Elle reconnaît qu’il y a un gros travail à faire afin de prévenir le suicide.
Selon elle, c’est la famille qui devrait pouvoir, en premier, reconnaitre les signes chez les personnes suicidaires. La ministre de la sécurité sociale explique que les , proches doivent informer et appeler la Hotline du ministère sur le 188 pour que les officiers interviennent rapidement . “ Ce n’est pas seulement le travail des ONGs ou du secteur privé. La communauté doit pouvoir apporter son soutien aux personnes avec des tendances suicidaires” souligne la ministre. Concernant le nombre de suicides en hausse dans la force policière , elle est d’avis qu’il faut organiser des causeries et offrir des formations et mener des campagnes informatives à la radio.
Par ailleurs, la ministre affiche l’entiere satisfaction concernant son bilan pour l’année écoulée. Fazila Jeewa-Daureeawoo est revenue sur la pension d’invalidité qui sera allouée aux autrement capables âgés de moins de 15 ans. “Pendant 40 années, personne n’a fait un effort pour que les enfants handicapés de moins 15 ans puissent obtenir une pension. Mon ministère est venu de l’avant avec cette mesure qui est pour moi une satisfaction personnelle” a conclu la ministre.

https://inside.news/2016/12/16/prevention-au-suicide-laffaire-de-tout-un-chacun/