lundi 19 octobre 2020

Le Puy-en-Velay : l’hôpital Sainte-Marie teste une application pour accompagner les malades schizophrènes

Santé mentale

Le Puy-en-Velay : l’hôpital Sainte-Marie teste une application pour accompagner les malades schizophrènes

Le Puy-en-Velay : l’hôpital Sainte-Marie teste une application pour accompagner les malades schizophrènes
Nadine Héritier-Branco, Clara Allemand et Maxime Gaultier, en charge de la communication au sein de l’hôpital, sont à l’origine du projet innovant. © L'Eveil


L’hôpital innove en développant une application mobile pour prévenir les rechutes de patients atteints de schizophrénie.

Le Centre hospitalier Sainte-Marie (CHSM) innove. L’équipe soignante et d’encadrement a récemment mis au point une application mobile de suivi, pour accompagner les personnes touchées par une maladie chronique, la schizophrénie, et ce dans le cadre de ce que l’on appelle le « programme d’éducation thérapeutique des patients ». Il s’agit ainsi de leur permettre de mieux vivre avec cette pathologie.

Un programme thérapeutique personnalisé et labellisé

L’équipe du CHSM, à l’origine du projet, en particulier le docteur Nadine Héritier-Branco, pharmacienne chef au centre hospitalier et coordinatrice du programme, ainsi que Clara Allemand, seconde coordinatrice, est aujourd’hui en lice pour remporter le prix Galien 2020 qui met à l’honneur l’excellence médicale. Le programme thérapeutique personnalisé pour la schizophrénie (il en existe dans le cas d’autres maladies chroniques) a été labellisé depuis 2016 par l’Agence régionale de santé. « Il permet d’optimiser le traitement médicamenteux, de prévenir les récidives et les rechutes, d’éviter aussi le traumatisme engendré par celles-ci. On limite également le nombre et la durée des réhospitalisations », précise Nadine Héritier-Branco.
En santé mentale, les soignants vont encore plus loin : ils s’engagent dans la voie de l’éducation en psychiatrie. lls ont constaté une baisse du risque suicidaire, une réduction des sentiments de culpabilité et de stigmatisation, une meilleure gestion du stress et la comorbidité (les addictions), liés à la maladie.
Le programme élaboré par une équipe pluridisciplinaire (éducateurs, psychiatres, infirmiers, assistants sociaux…) prend la forme de séances collectives qui portent sur la pathologie elle-même, les traitements médicamenteux, les toxiques, l’alimentation, la vie affective… Jusqu’à présent, les patients qui suivaient le programme étaient destinataires de documents papiers. Les coordinateurs ont donc imaginé faire appel au numérique. « Il existait en matière de santé mentale des applications d’information sur la maladie, mais rien au niveau du suivi », affirme le docteur Héritier-Branco.
Le projet, lancé au printemps 2019 a été encouragé par un prix, « les Pépites », au sein de l’association Sainte-Marie. Ce qui permet de financer à hauteur de 15.000 € le développement de l’application, mise au point par la société Logelis. Application qui est depuis ce printemps en phase de test avec un petit groupe d’une demi-douzaine de patients participant aux sessions thérapeutiques, lesquelles précèdent le programme d’éducation thérapeutique. « Au cours de ses sessions, les patients sont amenés à parler le plus possible, pour mettre des mots sur leur maladie, sur le traitement, afin de déterminer s’ils ne sont pas dans le déni », commente le docteur Héritier-Branco.

 Garder le lien avec le malade

L’application mobile devrait à l’avenir occuper une place plus importante. Elle permet d’ores et déjà d’apporter un suivi plus pointu. Le patient peut à tout moment consulter les informations qui lui ont été fournies au cours des séances. Les évaluations sur le mode de vie et de traitement sont faites en temps réel. Le malade garde le contact en permanence grâce à son téléphone ou sa tablette avec l’équipe thérapeutique, recevant des conseils en matière d’alimentation et de sommeil. Il partage son humeur du jour. Des liens vers d’autres contenus et d’autres applications peuvent être établis.
Les coordonnateurs du programme souhaitent aujourd’hui aller plus loin en intégrant dans cette application un peu d’intelligence artificielle. L’intérêt étant de répondre aux questions et aux besoins du patient à tout moment, d’anticiper l’état émotionnel du malade, d’ouvrir un jour l’application aux aidants, voire de l’étendre à d’autres programmes, d’autres pathologies : bipolarité, dépression, addiction…

 Les idées reçues sur les malades de la schizophrénie ont la vie dure

La schizophrénie est une affection psychotique, autrement dit, qui aboutit à une désorganisation de la personnalité et altère sévèrement le rapport à la réalité.
La schizophrénie prend des formes très variées. On estime que la maladie touche 1 % de la population mondiale, soit en France environ 600.000 personnes.
 Les troubles débutent entre 15 et 30 ans et évoluent sur la vie entière. De nombreuses hypothèses existent sur ses causes, mais son origine reste inconnue. Actuellement, les chercheurs pensent que l’addition de facteurs génétiques et de stress psychologiques et environnementaux créerait une vulnérabilité, permettant le développement des troubles.Les malades sont hospitalisés ou accueillis en ambulatoire.
 

Plus souvent victime qu’auteur de violence

La maladie peut avoir un impact important sur l’adaptation sociale et entraîner une grande souffrance chez la personne ainsi que ses proches. Parmi les manifestations : la pensée devient floue, discontinue (diffluence). 
Le discours est parfois illogique et difficile à suivre. La personne voit, entend, sent ou ressent des choses qui n’existent pas pour ceux qui l’entourent. Le risque suicidaire est important et peut être lié à des épisodes de dépression.
Contrairement à l’idée habituellement véhiculée, ces personnes sont beaucoup plus souvent victimes qu’auteurs de violences.
Même si la maladie peut augmenter le risque de passage à l’acte hétéro agressif, c’est surtout l’association d’une consommation de toxiques et d’alcool, également l’absence ou la rupture des soins qui favorisent les comportements agressifs et violents.


Philippe Suc

https://www.leveil.fr/puy-en-velay-43000/actualites/le-puy-en-velay-lhopital-sainte-marie-teste-une-application-pour-accompagner-les-malades-schizophrenes_13846873/

Haute autorité de Santé NOTE DE CADRAGE Stimulation magnétique transcrânienne dans le traitement de la dépression pharmacorésistante de l’adulte

ÉVALUER LES TECHNOLOGIES DE SANTÉ
NOTE DE CADRAGE
Stimulation magnétique transcrânienne dans le traitement de la dépression pharmacorésistante de l’adulte

Validée par le Collège le-7 octobre 2020

https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-10/cadrage_smtr.pdf

Les gendarmes de Saint-Malo (35) mobilisés sur l’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté

Les gendarmes de Saint-Malo mobilisés sur l’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté
Publié le 13 octobre 2020 https://www.letelegramme.fr*

Ce lundi 12 octobre, à la CCI de Saint-Malo, une vingtaine de gendarmes de la compagnie de Saint-Malo a reçu une formation sur l’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté.
Ce lundi 12 octobre, à la CCI de Saint-Malo, une vingtaine de gendarmes de la compagnie de Saint-Malo a reçu une formation sur l’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté.


La crise n’est pas que sanitaire, elle est aussi économique. Les gendarmes de Saint-Malo sont formés pour accompagner au mieux les chefs d’entreprise en détresse, psychologique notamment.

Dans le contexte actuel de crise, la gendarmerie est engagée au-delà de sa mission fondamentale de protection des personnes et des biens. Elle se mobilise notamment aux côtés des entreprises qui se retrouveraient en difficulté. En partenariat avec les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les gendarmes accompagnent les chefs d’entreprise en difficulté, en les redirigeant vers les structures pouvant leur apporter des solutions.

Un rôle de sentinelle

« Qui n’est jamais intervenu sur un suicide au cours de sa carrière ? », demande le commandant Aubry. Sur la vingtaine de gendarmes présents dans la salle de formation, une seule lève la main. Les gendarmes, parfois seuls représentants de l’État sur un territoire rural, interviennent régulièrement sur des tentatives de suicide. Depuis le début de la crise, ils sont particulièrement vigilants. « Pour le moment, les entreprises en difficulté sont sous perfusion, mais on craint le pire d’ici la fin de l’année », s’inquiète Jean-Pierre Macé, président de la chambre des procédures collectives au tribunal de commerce.

Détecter les signes

Face à cette situation, les gendarmes apprennent à détecter les signes de détresse chez les chefs d’entreprise en difficulté, des personnes qui se retranchent sur elles-mêmes et ne parviennent plus à maîtriser la situation. « La détresse psychologique s’accompagne souvent d’une augmentation de la consommation d’alcool et de l’agressivité », indique Katia Milza, de l’association Rebond 35.

De nombreuses solutions existent pourtant, comme s’adresser à la CCI, à la chambre de prévention du tribunal de commerce de Saint-Malo, ou bien à l’association Rebond 35, proposant un soutien psychologique gratuit. Autant de structures vers lesquelles les gendarmes peuvent rediriger les patrons en détresse.

 https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/saint-malo/les-gendarmes-de-saint-malo-mobilises-sur-l-accompagnement-des-chefs-d-entreprise-en-difficulte-13-10-2020-12637196.php

Menton (06) Le CCAS forme les professionnels de santé sur la prévention de la crise suicidaire

 Le CCAS forme les professionnels de santé sur la prévention de la crise suicidaire à Menton

La formation s’est déroulée salle Tessarolo au Village.

La formation s’est déroulée salle Tessarolo au Village. Photo L. B.

Dans le cadre du Conseil local de santé mentale créé en 2018 à l’Est du département, les professionnels de santé ont reçu une formation pour repérer les crises.

Pour bien comprendre l’initiative prise par le Centre Communal d’Action Sociale - à savoir l’organisation d’une formation portant sur la prévention de la crise suicidaire -, il faut rappeler que l’organe communal a créé un Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) actif depuis septembre 2018 à l’Est du département.

Le CCAS poursuit donc son travail sur le territoire par la mise en œuvre d’actions concrètes, à l’instar de cette formation pour les professionnels de santé du territoire qui vient de se dérouler sur deux jours, salle Tessarolo au village.

Renforcer le lien entre tous les acteurs

"La mise en place de ce type d’action a aussi pour objectif de créer une cohésion et de renforcer le lien entre les différents acteurs sur le territoire, le CCAS est dans son rôle d’animateur de réseau professionnel", souligne Najoua Hurcet, la responsable du CCAS.

Et pour encourager la mise en œuvre des actions du CLSM, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a attribué une subvention de 10.000 euros au CCAS pour l’année 2020, malheureusement plusieurs initiatives ont dû être annulées en raison de la Covid.

Le CODES 06 est missionné par l’ARS PACA, depuis 2010, pour organiser sur le département des formations au repérage de la crise suicidaire.

Ces dernières visent à améliorer les compétences cliniques des participants en intervention ponctuelle de crise suicidaire.

Infirmières, psychologues, personnels de CCAS et d’Ehpad, entre autres, ont ainsi été formés sur plusieurs points: évaluer, au moyen d’une investigation clinique adéquate, le degré de dangerosité (létalité du moyen), d’urgence (imminence du passage à l’acte) et de risque de passage à l’acte.

Mais aussi, orienter les personnes vers un intervenant de crise après s’être assuré de son accessibilité ou encore connaître ses propres limites et savoir comment se préserver.

Une formation qui permettra à terme aux participants d’intégrer le réseau de prévention de la crise suicidaire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de figurer sur le répertoire des personnes formées de la région.

 https://www.nicematin.com/sante/le-ccas-forme-les-professionnels-de-sante-sur-la-prevention-de-la-crise-suicidaire-a-menton-584821

ETUDE RECHERCHE Trente ans de recherche en suicidologie en France : une étude bibliométrique

Trente ans de recherche en suicidologie en France : une étude bibliométrique
- 10/10/20
Thirty years of research in suicidology in France: A bibliometric study
Doi : 10.1016/j.encep.2020.06.008

L.-P. Astraud a, F. Jollant a, b, c, d, ⁎

a Université de Paris (ex-Université Paris-Descartes), Paris, France
b GHU Paris psychiatrie et neurosciences, centre hospitalier Sainte-Anne, Paris, France
c CHU de Nîmes, Nîmes, France
d McGill Group for Suicide Studies, McGill University, Montréal (Québec), Canada

⁎Auteur correspondant. Clinique des maladies mentales et de l’Encéphale (CMME), hôpital Sainte-Anne, 100, rue de la santé, 75674 Paris cedex 14, France.Clinique des maladies mentales et de l’Encéphale (CMME), hôpital Sainte-Anne100, rue de la santéParis cedex 1475674France
L'Encéphale Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Saturday 10 October 2020


Résumé
Objectifs
Étudier l’évolution quantitative de la recherche en suicidologie en France depuis 30 ans.

Méthodes
Analyse de la base de données Web of Science ; identification des publications entre 1989 et 2018 avec au moins un auteur ayant une affiliation en France et portant sur les conduites suicidaires et gestes auto-infligés.

Résultats
Mille cent quatre-vingt-huit publications ont été identifiées. Sur 30 ans, le nombre de publications a été multiplié par 8,8 (notamment depuis 2005), une croissance supérieure à celles des publications en psychiatrie et en sciences, en France, et en suicidologie dans le monde. La France contribue à hauteur de 3,3 % des publications mondiales en suicidologie depuis 2014 (huitième rang mondial, récemment dépassée par la Corée du Sud et la Chine) et 10,6 % des publications européennes (troisième rang après le Royaume-Uni et l’Allemagne). Le nombre de co-publications internationales a fortement augmenté sur les 30 années (44,9 % entre 2014 et 2018), avec notamment les États-Unis, le Canada et l’Espagne. L’usage de l’anglais est passé de 37 à 78 % des articles. L’Inserm et les CHU et Universités de Paris et Montpellier figurent parmi les premières institutions. Vingt et un auteurs parmi les 30 auteurs ayant publié le plus sont des hommes. La mention de l’origine du financement des publications est en augmentation mais reste limitée.

Conclusion
La suicidologie est un domaine de recherche dynamique en France depuis une quinzaine d’années, avec une visibilité grandissante au niveau international, et une marge d’amélioration. Un effort reste à faire pour améliorer la place des femmes dans ces publications.

Plan
Introduction
Méthodes
Résultats
Résultats généraux
Analyses comparatives avec d’autres pays
Co-publications internationales en suicidologie
Langue de publication
Analyse par domaine de recherche
Analyses par institution
Les organismes de financement
Analyses par auteurs
Analyses par journal
Discussion
Limites
Conclusion
Déclaration de liens d’intérêts

 

https://www.em-consulte.com/article/1396571

Détresse des agriculteurs : un recours fluctuant aux services d’écoute

Détresse des agriculteurs : un recours fluctuant aux services d’écoute
Lundi 05 octobre 2020 https://redon.maville.com/*

Le dispositif Agri’écoute est joignable au 09 69 39 29 19, 24h/24 et 7 jours/7.© Philippe Chérel, Archives Ouest-France
Face à une baisse de 30 % des appels téléphoniques à son service Agri’écoute, la MSA veut rendre ce dispositif de soutien plus visible.

Le nombre de personnes ayant appelé le service Agri’écoute de la MSA a baissé de 30 % entre 2018 et 2019. Pourtant, la Sécurité sociale agricole recense près d’un suicide d’agriculteur par jour. Cela signifie-t-il que la profession agricole ose de moins en moins raconter ses problèmes à la MSA ? Pas forcément. La pilote du plan national de prévention du suicide à la MSA, Véronique Maeght Lenormand, attribuerait plutôt cette baisse à un regain de communication sur Agri’écoute en 2018, après un changement du réseau d’écoutants. Nous avons fait une campagne de communication au lancement du dispositif rénové, en avril 2018. Ce mois-là, nous avons eu plus de 1 000 appels , indique-t-elle.

Des psychologues cliniciens en soutien

La MSA estime cependant que le service est peut-être injustement perçu. On sait que la MSA a l’étiquette « cotisations », « contrôles », etc. Il va falloir qu’on le dise et le redise encore : ce n’est pas la MSA qui écoute mais des professionnels totalement neutres. C’est un service que la MSA paye pour ses adhérents. Un problème pointé du doigt par le député Olivier Damaisin (LREM) qui estime que la MSA devrait mieux vendre Agri’écoute.La MSA a confié le dispositif aux psychologues cliniciens de l’entreprise prestataire Psya, alors qu’auparavant, l’écoute était réalisée par les associations SOS Amitié et SOS Suicide Phénix. Chez Psya, une vingtaine de psychologues assurent le service Agri’écoute en préservant l’anonymat des appelants, lesquels peuvent rappeler jusqu’à trois fois le même écoutant pour avoir un minimum de suivi.

Les écoutants peuvent proposer aux appelants d’être accompagnés par la cellule pluridisciplinaire de prévention du suicide de leur MSA locale. Mais, si l’appelant souhaite conserver son anonymat vis-à-vis de la MSA, il peut être orienté vers un psychologue du propre réseau de Psya, explique Véronique Maeght Lenormand


Laurene MAINGUY. Ouest-France

https://redon.maville.com/actu/actudet_-detresse-des-agriculteurs-un-recours-fluctuant-aux-services-d-ecoute_54135-4316095_actu.Htm

ETUDE RECHERCHE Conduites suicidaires chez les populations migrantes : revue narrative de la littérature

Conduites suicidaires chez les populations migrantes : revue narrative de la littérature
Anne Latrille 1

1 UB - Université de Bordeaux
Résumé : Le suicide est un problème de santé publique dans tous les pays. Il touche généralement les personnes présentant des facteurs de vulnérabilité. Un des enjeux des différents programmes de prévention du suicide est de mieux identifier les groupes de population plus vulnérables vis à vis des conduites suicidaires, tels que les populations migrantes. Dernièrement, un besoin croissant de mieux appréhender les problèmes de santé mentale chez les personnes migrantes ou appartenant à des groupes ethniques minoritaires est apparu dans le monde entier. L'Europe est aujourd'hui confrontée à la plus importante immigration depuis la Seconde Guerre mondiale, ce qui pose de nouvelles questions de recherche sur l'ampleur de la charge que représentent les troubles mentaux chez les migrants. L’objectif de ce travail est de réaliser une revue non exhaustive de la littérature sur les comportements suicidaires des migrants vivant en Europe, afin d’étudier leur incidence et les facteurs pouvant influencer le risque suicidaire dans cette population spécifique. L’un des apports de ce travail est de réunir dans un même ensemble, une grande partie de la littérature abordant ces thématiques. En revanche, ces estimations doivent être interprétées avec prudence en raison des différents biais méthodologiques des études. La littérature montre des résultats très contrastés qui ne permettent pas de conclure à ce jour. En outre, des facteurs variés peuvent influencer de manière diverse en fonction des contextes le taux de suicide des personnes migrantes, comme des facteurs liés à la communauté ou aux relations, des facteurs liés au système de soin et à la société ou encore des facteurs individuels. 
 
 

ETUDE RECHERCHE Identification aux personnages de fiction : comment standardiser le risque de contagion suicidaire ?

Identification aux personnages de fiction : comment standardiser le risque de contagion suicidaire ?

Christophe Gauld 1
1 CHU - Centre Hospitalier Universitaire [Grenoble]
Résumé : La représentation cinématographique d'un suicide pourrait influencer le taux de suicide, par le biais d'un phénomène d'identification au personnage visualisé à l'écran. Lorsqu'elle conduit à l'imitation du geste suicidaire, cette projection identificatoire, par contagion suicidaire, est nommée « effet Werther » (EW) ; son corollaire, responsable d'une prévention potentielle du phénomène suicidaire, s'intitule « l'effet Papageno » (EP). Cet article a pour but d'analyser le rôle de l'identification au cinéma dans l'appropriation émotionnelle et cognitive de scènes de suicide, et son implication dans les EW et EP. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur trois bibliographie scientifiques : celle portant sur la contagion suicidaire, celle portée par les études de communication, et celle offerte par les études sur le cinéma.
Mots-clés :
Type de document :
Pré-publication, Document de travail
Domaine :
Sciences de l'Homme et Société / Psychologie

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02490138v1


ETUDE RECHERCHE Increased risk of suicidal ideation among French women: the mediating effect of lifetime sexual victimisation. Results from the nationally representative 2017 Health Barometer survey

Increased risk of suicidal ideation among French women: the mediating effect of lifetime sexual victimisation. Results from the nationally representative 2017 Health Barometer survey

Fabienne El-Khoury 1 Meryl Puget Christophe Leon 2 Enguerrand Du Roscoat 2 Annie Velter 2 Nathalie Lydié 2 Audrey Sitbon 2
1 iPLESP - Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique
2 Santé publique France
Abstract : Sexual victimisation has been associated with suicidal ideation, especially among women; however data on this association from a large sample of general population is surprisingly limited. Also, no study quantifies sex differences in the effect of sexual victimisation on suicide risk. We used data from the French Health Barometer, a general population phone survey, which recruited 25,319 adults aged 18 to 75 years in 2017. Data were weighted to be representative of the French adult population. Three outcomes were examined: (a) suicidal ideation in the preceding year, (b) suicidal imagery (having thought about how to commit suicide), and (c) suicide attempt in the preceding year. We conducted adjusted mediation analyses, using the counterfactual approach, to evaluate the contribution that lifetime sexual victimisation has in the association between sex and suicide risk. Women were around five times more likely to report lifetime sexual violence (9.1% vs 1.9%) and were more at risk of any suicidal ideation (Ora = 1.20 (95%CI: 1.07-1.36)) and suicidal imagery (Ora = 1.39 (95%CI: 1.20-1.61)), but not suicide attempt compared to men in adjusted analysis. In mediation analysis, sexual victimisation explained 49 and 40% of the increased risk women have compared to men in suicidal ideation and suicidal imagery, respectively. Sexual violence is more prevalent among women and explains a substantial share of sex difference in suicide risk. Our findings reiterate the importance of the prevention of sexual violence and an adequate care for victims, especially women, in public health and mental health policies and initiatives.
Keywords :
Type de document :
Article dans une revue

Domaine : Sciences du Vivant [q-bio] / Médecine humaine et pathologie / Psychiatrie et s

Fabienne El-Khoury, Meryl Puget, Christophe Leon, Enguerrand Du Roscoat, Annie Velter, et al.. Increased risk of suicidal ideation among French women: the mediating effect of lifetime sexual victimisation. Results from the nationally representative 2017 Health Barometer survey. Archives of Women's Mental Health, Springer Verlag, 2020, 23 (5), pp.635-641. ⟨10.1007/s00737-020-01021-3⟩. ⟨hal-02961664⟩

https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-02961664/document

source https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-02961664

ETUDE RECHERCHE De l’importance d’une approche pro-active précoce dans l’accompagnement des personnes endeuillées par suicide ⁦

Being pro-active in meeting the needs of suicide-bereaved survivors: results from a systematic audit in Montréal
Fabienne Ligier  1   2 , Jessica Rassy  3   4 , Gabrielle Fortin  4 , Ian van Haaster  5 , Claude Doyon  4 , Charlie Brouillard  4 , Monique Séguin  6   7 , Alain Lesage  4   8

Affiliations

1 Centre Psychothérapique de Nancy, Pôle Universitaire de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent, 1 rue du Dr Archambault, F-54520, Laxou, France. fabienne.ligier@cpn-laxou.com.
2 EA 4360 APEMAC, Université de Lorraine, Vandoeuvre-lès-Nancy, France. fabienne.ligier@cpn-laxou.com.
3 School of Nursing, Université de Sherbrooke, Longueuil, Canada.
4 Centre de recherche de l'Institut Universitaire en Santé Mentale de Montréal, Montreal, Canada.
5 CIUSSS de l'Est de l'Ile de Montréal, CLSC St-Michel, Montreal, Canada.
6 Department of Psychoeducation and Psychology, Université du Québec en Outaouais, Gatineau, Canada.
7 Centre intégré de santé et service social de l'Outaouais (CISSSO), Outaouais, Quebec, Canada.
8 Department of Psychiatry, Université de Montréal, Quebec, Canada.
Abstract

Background: Suicide is a major public health concern. In 2017, the suicide rate in Canada was 11 per 100,000 inhabitants. According to literature, 1 in 5 people have experienced a death by suicide during their lifetime. The aim of this study was to describe the met and unmet needs of suicide-bereaved survivors and to provide postvention recommendations.

Methods: Further to an exploratory mixed-method audit of 39 suicides that occurred in Montreal (Canada) in 2016, suicide-bereaved survivors (n = 29) participated in semi-structured interviews and completed instruments to discuss and assess potential pathological grief, depression (PHQ-9), and anxiety (GAD-7), as well as health and social services utilization. A panel then reviewed each case and provided recommendations. The mean age of participants was 57.7 years and 23 were women.

Results: Although help was offered initially, in most cases by a health professional or service provider (16/29), 22 survivors would have liked to be contacted by telephone in the first 2 months post suicide. Four categories of individual unmet needs (medical/pharmacological, information, support, and outreach) and one collective unmet need (suicide pre/postvention training and delivery) emerged.

Conclusions: Although Quebec provincial services have been developed and offered to suicide-bereaved survivors in the past decade, many dwindled over time and none has been applied systematically. Recommendations for different stakeholders (Ministry of Health and Social Services, coroners, NGOs, and representatives of suicide-bereaved survivors) outlined in this study could be an interesting first step to help develop a suicide pre/postvention strategy.

Keywords: Bereaved; Help seeking; Needs; Postvention; Suicide. 

BMC Public Health volume 20, Article number: 1534 (2020)