vendredi 4 avril 2014

MANIFESTATION Olivet (45) pièce de théâtre : "J'AI MAL À MON ÂME" 15 avril 2014

Sur le thème du MAL ÊTRE et de l'ESTIME DE SOI :

L'EPE 45 et la MJC d'Olivet vous convient à une rencontre autour de la pièce de théâtre :
"J'AI MAL À MON ÂME" jouée par le Réactif Théâtre, compagnie parisienne

Mardi 15 AVRIL 2014
Amphithéâtre de l'ERTS - Olivet
2032, rue du Gl de Gaulle

- 19h30-20h00 : accueil autour des stands de la Maison Des Adolescents, de SOS Amitié, de l'Espace jeunes "A l'Angle", de l'Association des Jeux pour Tous du Loiret (AJTL)

- 20h -22h : Pièce de théâtre et échanges avec la salle
- 22h 30 : clôture

Parents, n'hésitez pas à venir avec vos adolescents

Source info Lettre d'information Loiret Orléans Santé n°15 http://www.frapscentre.org/








POINT DE VUE : « Accident voyageur »: l’épidémie qui frappe les transports en commun

« Accident voyageur »: l’épidémie qui frappe les transports en commun

04.04.2014 par Sébastien Bohler, sur http://www.scilogs.fr/l-actu-sur-le-divan/accident-voyageur-lepidemie-qui-frappe-les-transports-en-commun/
Sébastien Bohler est journaliste à la revue Cerveau & Psycho, chroniqueur à l’émission La tête au carré sur France Inter et auteur d’ouvrages de psychologie et neurosciences, et de littérature. Neurobiologiste de formation.

On parle "d'accident voyageur" quand quelqu'un se jette sur les voies d'un train de banlieue ou d'un RER. Les usagers des transports en commun en région parisienne y sont maintenant habitués.
accident-voyageur
Ces suicides commencent à faire parler. Comme cet article du site Rue89 qui pose des questions dérangeantes: pourquoi est-ce devenu banal? Quel lien avec le stress dans les entreprises? L'opérateur Orange est mis en cause dans cet article, à propos d'un employé qui se serait ainsi donné la mort en janvier.
Au moment où l'article paraissait, les statistiques du début d'année 2014 n'étaient pas encore connues. Elles le sont maintenant. 10 suicides chez l'opérateur téléphonique en deux mois et demi selon Le Monde, soit l'équivalent de toute l'année 2013.

La culture du stress

Pour en avoir parlé avec la sociologue Nicole Aubert, la cause est d'après elle évidente. Aujourd'hui, les grandes entreprises (spécialement celles qui ont connu une privatisation avec des exigences de rendement imposées de manière soudaine) ont déshumanisé le travail. Les immenses open-space, l'interchangeabilité des employés, l'obligation d'être localisable à tout moment, de consulter ses mails chez soi, de fournir le résultat demandé dans des délais incompatibles avec un travail bien fait, ôte toute notion du sens du travail, de sa qualité, de sa continuité et de sa reconnaissance. Son article dans Cerveau & Psycho donnait le ton; lorsque nous avons organisé une émission avec Mathieu Vidard sur France Inter au mois de janvier, l'idée se précisait.
L'an dernier, l'écrivain et ancien directeur de la rédaction du Monde Eric Fottorino parlait de son livre Suite à un accident grave de voyageur.

"Qu'ils aillent se suicider ailleurs"

Au cours de cet entretien, Fottorino fait apparaître un cercle vicieux: les passagers des trains bloqués par un suicide s'emportent contre ceux qui les retardent pour aller à leur travail. Ils sont, eux aussi, pressés. Ils sont soumis à cette pression du temps, de la vitesse, du rendement. Ils sont sur les mêmes rails. Certains d'entre eux sont peut-être sur le chemin qui les mènera à cet épuisement professionnel dont il est tant question.
Les managers savent maintenant détecter les "pré-burnout".

Un nouveau concept: le "pré-burnout"

Dans un entretien post-antenne de la même émission du 8 janvier 2014, Nicole Aubert, professeur de sciences humaines à l'ESCP Europe, confiait que de plus en plus d'entreprises parlent maintenant de "pré-burnout", c'est-à-dire qu'elles repèrent très bien les employés qui vont faire un burnout (syndrome d'épuisement professionnel et de démotivation à tendance dépressive). Changent-elles quelque chose à leur méthode de gestion de leurs employés? Non, elles font intervenir ponctuellement des coachs pour rafistoler des blessures toujours plus profondes.

Changeons de modèle

La réponse d'Orange à ce problème? "Phénomène social". Circulez, il n'y a rien à voir, c'est la société dans son ensemble qui est responsable des suicides. Pas l'entreprise. Une tournure  habile, car renfermant une part de vérité, à savoir que l'exigence de rendement et l'accélération des rythmes de travail touchent tous les secteurs. La plupart des acteurs économiques acceptent l'idée qu'il n'y a pas d'autre voie. Mais ce faisant ils renoncent à l'idée que les hommes pourraient travailler mieux et produire de meilleurs produits, en ayant plus de temps tout en retrouvant le sens de leur travail. Une maturité que la société attend, mais que ne connaîtront pas ceux qui y ont laissé la vie.

mardi 1 avril 2014

Colloque les 17 et 18 novembre 2014 à La Rochelle (17) "Rencontre(s) à l'adolescence"

Colloque les 17 et 18 novembre 2014 à La Rochelle
"Rencontre(s) à l'adolescence"

17000 La Rochelle - Charentes-maritimes

organisé par ARCAD et les passagers du temps 17

http://arcad33.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/affiche3.pdf

L'adolescence engage à la rencontre : la rencontre de soi-même et de l'autre, du même et du différent, de l'histoire infantile et du projet de soi, de l'intime et de la culture...



bulletin d’inscription La Rochelle

et une journée consacrée à des formations professionnelles en marge du colloque le 19 novembre à La Rochelle :

Adolescents et Clinique des attaques corporelles »
Adolescents et Troubles des conduites alimentaires
Adolescents, Substances et dépendances

Adolescents, Mort et Suicide Animée par : Nathalie Pernet, psychologue et Dr Philippe Pierre Tédo , psychiatre centre Abadie (Bordeaux)
.Adolescents et Mondes numériques

programme et modalités des formations :
http://arcad33.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/Formations-LR-2014-+-bull-inscription.pdf

ARCAD
45 rue de Lucie
33560 CARBON BLANC
Rénseignement arcadasso@gmail.com
http://arcad33.fr


INFO SIGNALEE PAR Jean-Luc DOUILLARD Psychologue clinicien Coordinateur Programme régional de santé Promotion santé mentale et prévention du suicide Sud Charente-Maritime CH de Saintonge

MANIFESTATION SAINT LÔ (50) L’'expo « Vivre ? » du 1er au 11 avril

L’'expo « Vivre ? » du 1er au 11 avril
Du 1 Avril 2014 au 11 Avril 2014
La Maison des adolescents de la Manche, le Bij de l'agglo, en partenariat avec le Collectif Départemental de Prévention du Suicide dans la Manche, vous proposent une exposition BD (différentes histoires de Bandes Dessinées) sur la problématique suicidaire :
L’'expo « Vivre ? » est tirée d’'une bande dessinée éditée par le Centre de Prévention du Suicide de Bruxelles. Elle est composée de planches originales grand format.
Cette expo grand public illustre par de courtes histoires de fiction cette thématique à partir d’'un média original que sont les planches de la Bande Dessinée. 14 auteurs, aux styles et aux parcours très différents, autour d'un thème central "le suicide n'est pas une fatalité" ont contribué à partir de leur vécu, de leur sensibilité, de leurs émotions, afin de faire prendre conscience aux lecteurs que "le suicide et sa prévention nous concernent tous".
Locaux du Bij et de la Maison des ados, place du champs de Mars à St Lô
Horaires : de 14h00 à 18h00
Entrée libre et gratuite.

Parution de l'ouvrage de Junko Kitanaka en avril 2014

Parution de l'ouvrage de Junko Kitanaka en avril 2014 (traduction de "Depression in Japan. Psychiatric Cures for a Society i n Distress 2012). Un évènement public avec l'auteur est prévu à Paris en Mai (date à confirmer).
http://www.ithaque-editions.fr/livre

De la mort volontaire au suicide au travail.
Histoire et anthropologie de la dépression au Japon

Junko Kitanaka

Traduit de l'américain par Pierre-Henri Castel






Parution : 22 avril 2014
153 x 220 mm, 316 pages

ISBN : 978-2-916120-40-9



extrait
Titre original

Depression in Japan. Psychiatric Cures for a Society in Distress
L'œuvre
Si le suicide lié aux conditions de travail est devenu un véritable sujet d’inquiétude dans tous
les pays développés, c’est par centaines qu’ils se produisent chaque année au Japon, et les graves dépressions procédant des mêmes causes se comptent par dizaines de milliers. Leur retentissement là-bas est énorme, car ces dépressions et ces suicides mettent à mal l’incarnation du travailleur-modèle : l’homme consciencieux, totalement dévoué à son entreprise, est submergé par des tâches écrasantes et un surcroît phénoménal d’heures supplémentaires. Dans ce contexte, le diagnostic
de « dépression », associé à l’idée de « risque suicidaire », a été universellement adopté par les médecins, les autorités, les malades eux-mêmes et le grand public, pour nommer et exprimer un mal-être collectif qui est allé en s’aggravant avec la crise économique de ces vingt-cinq dernières années.

Et c’est tout à fait étonnant. Car, longtemps, les Japonais ont farouchement résisté à l’intrusion des psychiatres dans leur quotidien, au point qu’on estimait nulles les chances de succès des antidépresseurs au Japon dans les années 1980 ! La dépression était une affection occidentale, prétendument inconnue dans l’archipel. Aussi, comment la tristesse ordinaire, le surmenage des travailleurs, le mal-être caché des femmes, et pour finir cet acte si emblématique de la culture japonaise, le suicide comme « mort volontaire », ont-ils été progressivement médicalisés ?

L’auteure dresse ici un portrait intérieur du Japon et expose une thèse aux consé­quences notables :
il serait tout simplement faux que la mondialisation soit un processus aussi uniforme qu’implacable.
Au contraire, Junko Kitanaka met en lumière la vigueur des appropriations locales de cette mondialisation qu’on croit toute-puissante. Elle montre les ressources paradoxales, voire subversives, que les individus peuvent y puiser – et les tensions inédites qui apparaissent alors.

Ouvrage publié avec le concours de l'ANR
L'auteur
Junko Kitanaka est professeure à l’université Keio à Tokyo, où elle enseigne l’anthropologie de la médecine et de la psychiatrie. Ce livre a obtenu en 2013 le prix Francis Hsu, décerné par l’Association américaine d’anthropologie, qui récompense le meilleur ouvrage d’anthropologie d’Asie du Sud-Est.


info signalée par Nicolas Tajan Post-doctoral researcher, Kyoto University


MANIFESTATION VALLET (44) Pensées suicidaires et homosexualité : conférence le 4 avril

Pensées suicidaires et homosexualité : conférence le 4 avril




C'est un tabou auquel s'attaque le Groupement de prévention du suicide sur la communauté de communes de Vallet. En effet, le vendredi 4 avril à Vallet, il abordera le thème de l'homosexualité et du risque suicidaire lors d'une conférence. "Difficile à avouer et à expliquer à ses proches, l'homosexualité peut déboucher sur le mal-être d'une personne, jeune ou moins jeune. A tel point que ces situations peuvent, malheureusement, aboutir au suicide et entraîner aussi des souffrances pour ceux qui restent", explique le groupement composé de 14 écoutants en binômes, mixtes, et de 140 sentinelles, toutes formées à l’écoute des citoyens en souffrance ou en mal-être. Cette soirée s’adresse à toute personne confrontée à un moment ou un autre à cette situation (adolescents, parents, familles, éducateurs, enseignants…). Cette conférence propose des échanges et des débats avec des personnes qui apporteront leurs témoignages. La soirée se tiendra à partir de 20 h au Champilambart.