vendredi 7 juin 2013

Effet négatif de l’annonce du diagnostic sur le patient : dépression et tentatives de suicide

D'après article " Mise au point  : Diagnostiquer et annoncer une démence : quels risques, quels bénéfices ? p. 1130  Franz Josef Holzer et al.Diagnostiquer et annoncer une démence : quels risques, quels bénéfices ?
Rev Med Suisse 2012;8:1130-1134

Extraits :

Effet négatif de l’annonce du diagnostic sur le patient : dépression et tentatives de suicide

Afin d’évaluer les conséquences psychiques dans les trois mois qui suivent l’annonce du diagnostic, Carpenter et coll. publient en 2008 une étude22 portant sur 90 binômes (patient et proche) qui consultent pour une évaluation des fonctions cognitives. Les participants ne sont pas mis au courant du stade, mais uniquement de la présence (31% des binômes) ou de l’absence de démence (69% des binômes). Les résultats montrent que les symptômes d’angoisse et de dépression restent stables, voire diminuent discrètement après l’annonce. Le degré de démence (très légère ou légère), l’âge, le sexe et l’éducation n’ont pas d’effet significatif. Les auteurs concluent que le médecin peut poser et annoncer le diagnostic de démence sans crainte de réactions émotionnelles délétères chez la plupart des personnes souffrant d’une démence à un stade précoce.
Toutefois, selon une étude épidémiologique danoise,23 la démence est associée de manière générale à un risque de suicide augmenté, en particulier chez les patients de moins de 70 ans (risque relatif de huit fois), et dans les trois mois qui suivent le diagnostic (20% des décès par suicide ont lieu pendant cette période). Chez les patients de plus de 70 ans, le risque est toujours trois fois plus élevé même en contrôlant les troubles de l’humeur, en particulier chez les hommes. Une récente méta-analyse confirme ce risque,24 avec un odd ratio de 1,5 comparé à une population de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou d’une insuffisance cardiaque.25
Ces données, à première vue inquiétantes, nécessitent une pondération. D’une part, chez 65% de ces patients le diagnostic a été posé durant une hospitalisation pour raison psychiatrique, la question de l’importance des comorbidités psychiatriques reste ouverte. Le suivi après le diagnostic n’est pas connu non plus – il s’agit d’un registre. Quelques travaux ont montré une augmentation relative de plaques séniles et dégénérescences neurofibrillaires chez des suicidés âgés, suggérant que la présence de marqueurs de la maladie puisse être un facteur de risque, indépendamment de l’annonce diagnostique.26 Cependant, il semble surtout que ce soit la période postdiagnostique qui soit à risque.27
Le risque de suicide nécessite un suivi régulier du patient et de son entourage afin de permettre au patient d’exprimer son désarroi et de dépister des signes d’alarme, d’autant plus que les indicateurs de suicide semblent moins fiables dans ces pathologies.28 Retarder l’annonce diagnostique jusqu’à une phase avancée de la maladie simplement pour éviter un passage à l’acte pourrait être considéré comme une forme de paternalisme médical ou un comportement d’évitement de la part du médecin."

références biblio de l'extrait

22 [*] Carpenter BD, Xiong C, Porensky EK, et al. Reaction to a dementia diagnosis in individuals with Alzheimer’s disease and mild cognitive impairment. J Am Geriatr Soc 2008;56:405-12. [Medline]
23 [*] Erlangsen A, Zarit SH, Conwell Y. Hospital-diagnosed dementia and suicide : A longitudinal study using prospective, nationwide register data. Am J Geriatr Psychiatry 2008;16:220-8.
24[*] Draper B, Peisah C, Snowdon J, Brodaty H. Early dementia diagnosis and the risk of suicide and euthanasia. Alzheimers Dement 2010;6:75-82. [Medline]
25 Waern M, Rubenowitz E, Wilhelmson K. Predictors of suicide in the old elderly. Waern Gerontology 2003;49:328-34.
26 Peisah C, Snowdon J, Gorrie C, Kril J, Rodriguez M. Investigation of Alzheimer’s disease-related pathology in community dwelling older subjects who committed suicide. J Affect Disord 2007;99:127-32. [Medline]
27 Haw C, Harwood D, Hawton K. Dementia and suicidal behavior : A review of the literature. Int Psychogeriatr 2009;21:440-53. [Medline]
28 Purandare N, Voshaar RC, Rodway C, et al. Suicide in dementia : 9-year national clinical survey in England and Wales. Br J Psychiatry 2009;194:175-80. [Medline]

source: http://rms.medhyg.ch/numero-342-page-1130.htm

RETOUR MANIFESTATION MONTENDRE (17) 28 MAI PERSONNES AGEES ET RISQUES SUICIDAIRES

Briser le tabou du suicide des personnes âgées Article du 31/05/2013 à 10:11 sur http://www.hautesaintonge.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=308
Mardi 28  mai, la coordination santé-social de Haute-Saintonge, la Carsat Centre-Ouest, l'action sociale Agirc-Arrco et la MSA ont organisé à Montendre, un après-midi de débat autour du thème « souffrance et mal-être des personnes âgées, prévention du risque suicidaire ». L'occasion de mettre sur le devant de la scène un sujet souvent tabou.

« C'est quand même dingue d'être dans une société où on est obligé d'imaginer la fête des voisins pour se rencontrer. » Cette réflexion lancée subrepticement par le conférencier Jean-Luc Douillard, au détour d'une phrase, résume peut-être à elle seule une des caractéristiques de la société contemporaine. En effet, elle interroge sur la nature des liens qui unissent tout un chacun. Liens qui jouent pour beaucoup dans la prévention du suicide et l'apaisement des souffrances notamment chez les personnes âgées. Mais avant tout, que sait-on au juste du suicide des personnes âgées ? Un sujet « dont on ne parle pas » et des suicides « oubliés, transparents, qui passent inaperçus » et que l'on a tendance à minimiser en se disant « que la personne avait suffisamment vécu, ce qui est une manière de se déculpabiliser », souligne Jean-Luc Douillard.
En France, en 2009, on comptabilisait environ 10 500 suicides tous âges confondus, dont 3 000 chez les plus de 65 ans, soit un tiers de personnes âgées (notons que le nombre de tués sur les routes chaque année est d'environ 3 500 personnes.). En Charente-Maritime, ils étaient 43 hommes en 2009 et 14 femmes à s'être donné la mort, plus que dans les autres départements de la région. Des chiffres à mettre en lien avec la nature du territoire (rural favorisant l'isolement) et la sociologie (population vieillissante).
Si le nombre de suicides est relativement stable au fil des ans, il n'en témoigne pas moins d'une réalité concrète souvent difficile à appréhender autant par la famille que chez ceux dont le désir de passer à l'acte se fait de plus en plus prégnant.

« Avant, le mot «  vieux  » ne faisait pas peur »

Mais que se passe-t-il dans la tête de ces personnes chez qui le désir de mort prend le pas sur celui de vivre ? Difficile à déterminer car chaque histoire est singulière. Toutefois, Jean-Luc Douillard a mis en perspective certaines évolutions qui tendent à modifier le rôle des personnes âgées dans la société. Des « vieux » que l'on n'ose même plus nommer ainsi, et auxquels ont préfère les termes de seniors ainsi que les catégorisations du type deuxième, troisième voire quatrième âge tant le concept de « jeunisme » a irrigué toutes les représentations. « Avant, le mot vieux ne faisait pas peur. Lorsqu'on avait 60 ou 65 ans, on disait qu'on était vieux et on n'avait pas peur de le dire alors qu'aujourd'hui, c'est plus compliqué ».

Des personnes âgées «  désinvesties dans leur mission de transmission des rites  »

Ainsi donc, la structure des familles a considérablement évolué. Les familles recomposées ne sont plus des exceptions. Les grands-parents se retrouvent souvent les aïeuls d'une tribu de petits-enfants issus d'unions successives ou bien les petits-enfants ont à leur actif une collection de papis et mamies dont ils font la connaissance au fil des unions de leurs parents. Difficile alors de construire des liens durables. Par ailleurs, certaines croyances, religieuses notamment, se sont amenuisées. Les rites funéraires ont perdu en rituel (par exemple celui de la veillée funéraire), les membres de la famille tous âges confondus sont moins partie prenante dans l'organisation, « les personnes âgées ont été désinvesties de leurs fonctions de transmission des rites ». Enfin, si vivre mieux et plus longtemps est un bénéfice, cette longévité augmente « les risques d'accumuler les difficultés, les pertes amicales, les ruptures de liens » générateurs de souffrance.
Aussi, en avançant en âge, les personnes peuvent aussi se ressentir comme un poids pour leurs enfants ou leur entourage et avoir le sentiment d'une certaine inutilité, d'une perte d'identité qui les poussent à vouloir mettre fin à leurs jours.
L'entourage des personnes âgées peut de son côté être baigné d'idées reçues qui empêchent de prendre la mesure de leur souffrance. Par exemple « on pense que les jeunes se suicident plus que les personnes âgées alors que l'intention suicidaire chez les personnes qui y pensent est beaucoup plus présente et en général ils ne se ratent pas ».
« On entend aussi souvent des réflexions du genre, pour se suicider, il faut être lâche ou alors courageux, mais le suicide n'est pas une question de lâcheté ou de courage, mais de degré de souffrance. »

Battre en brèche les idées reçues

Selon Jean-Luc Douillard, il y a toujours des signes d'alerte, même minimes, avant un passage à l'acte. Par exemple, il ne faut pas minimiser les chutes qui peuvent être des tentatives de suicide déguisées car la personne âgée ne veut pas faire souffrir son entourage alors elle va faire croire à un accident. Ou bien il peut y avoir récurrence de réflexions du genre « quand je serais mort vous serez débarrassé de moi » qui doivent alerter. « On entend aussi souvent des proches qui disent que le suicide, il ne faut pas trop en parler car ça risque de donner des idées, alors qu'au contraire il faut arriver à en parler. Le problème, c'est qu'on ose rarement aborder le sujet directement, d'une part parce que le sujet de la mort fait peur, mais aussi parce qu'il faut être prêt à entendre des réponses difficiles. » Il insistera sur l'importance de parvenir à aborder le sujet directement.
Mais Jean-Luc Jouillard précisera à plusieurs reprises que la démarche « ne consiste pas à empêcher la mort à tout prix en s'opposant à la liberté et la volonté des personnes, mais d'arriver à en parler afin de trouver des solutions pour alléger la souffrance ».

Ainsi donc, face à la souffrance, point de formule magique mais une certitude, le désir de vivre se situe quelque part dans les liens qui nous rattachent aux autres et dans la perspective de pouvoir réaliser encore quelques projets, même minuscules.



Leur souffrance n’est pas toujours visible
Une rencontre sur ce thème aura lieu le mardi 28 mai à Montendre . *
article du 18/05/2013 sur http://www.sudouest.fr/2013/05/18/leur-souffrance-n-est-pas-toujours-visible-1057440-1368.php

Le temps qui passe est parfois celui de l’angoisse. (PHOTO M.L.G.)


« Souffrance des personnes âgées, la repérer et la comprendre, prévenir le risque suicidaire », tel est le thème de la demi-journée de rencontre organisée par le Centre local d’information et de coordination (Clic) et ses partenaires (1), le mardi 28 mai de 13 h 30 à 18 heures, dans la salle municipale de Montendre.
Animée par un psychologue La conférence aura lieu de 14 h 30 à 16 h 30 et sera animée par Jean-Luc Douillard, psychologue à l’hôpital de Saintes. Avant et après la conférence, il sera possible de rencontrer les professionnels, associations locales, caisses de retraite complémentaire et services à la personne (2).
La compagnie Decalous, animera l’après-midi par de petits sketches improvisés. Un café d’accueil sera servi à à 13 h 30 ainsi qu’un goûter.
Bien ou mal vieillir Le temps qui passe modifie les identités, les représentations, les perspectives, les liens familiaux ou d’amitié, les ressources, mais également les projets. Le temps qui passe est parfois un privilège quand il est possible d’en profiter, de faire de nouvelles rencontres, de mener des projets différents, avec du temps pour les vivre, les apprécier.
Mais le temps qui passe est aussi parfois celui qui blesse, abîme, angoisse. Surtout quand, autour de soi, s’en vont les êtres chers, que le vieillissement et la maladie sont là.
On peut bien vivre sa vieillesse ou souffrir de vieillir. Au Clic, on estime qu’il est toujours enrichissant de pouvoir rencontrer d’autres personnes avec qui en parler, calmement, en prenant le temps de se regarder, de s’apprécier, de se dire ce que l’on pense.
Dans le même temps, dans le cadre de son programme de prévention, l’Agirc-Arrco convie à une rencontre pour parler de la vieillesse, de ses richesses, des doutes, des souffrances.
Tous ceux qui sont intéressés par ces thématiques, et en premier lieu les retraités, sont les bienvenus. Entrée libre et gratuite.
(1) Mutualité sociale agricole, Carsat, Agrica, Conseil général, Aider 17 et tous les organismes locaux. (2) Pour tout renseignement et inscription, contacter Maryline Allano au 05 45 36 40 17 ou Édith Soulié au 01 71 21 16 51.


Rappel POST INFOSUICIDE.ORG DU mardi 30 avril 2013

MANIFESTATION CONFERENCE MONTENDRE (17) 28 MAI 2013

Conférence "Souffrance et mal être de la personne âgée : prévention du risque suicidaire"

Le 28 mai 2013, de 13h30 à 17h30, à Montendre (17130)

Cette conférence sera animée par Jean-Luc DOUILLARD, Psychologue clinicien -Coordinateur Programme régional de santé - Promotion santé mentale et prévention du suicide Sud Charente-Maritime.

Programme :
- 14h30 à 16h30 : conférence animée par Jean Luc Douillard, psychologue à l’hôpital de Saintes.

Avant et après la conférence, rencontre avec les professionnels du territoire : associations locales, associations de services d’aide à la personne, Caisses de retraite...

La Compagnie Decalous, animera l’après-midi.

Lieu :  SALLE MUNICIPALE de Montendre (rue Saint Pierre)

Entrée gratuite – accueil café et gouter offert

Pour tout renseignement et inscription, contactez :
Maryline Allano au 05.45.36.40.17 ou Édith Soulié au 01.71.21.16.51

VEILLE ARTICLE PUBLICATIONAUTRES PAYS



- Internet suicide in Japan: A qualitative content analysis of a suicide bulletin board
Ai Ikunaga, Sanjay R. Nath, and Kenneth A. Skinner
Transcultural Psychiatry. 2013; 50:280-302.  [Abstract] [PDF]



- Internet suicide: Communities of affirmation and the lethality of communication
Ronald Niezen
Transcultural Psychiatry. 2013; 50:303-322.  [Abstract] [PDF]



- How perceived social support relates to suicidal ideation: A Japanese social resident survey
Go Endo, Hirokazu Tachikawa, Yoshiharu Fukuoka, Miyuki Aiba, Kiyotaka Nemoto, Yuki Shiratori, Yutaka Matsui, Masafumi Doi, and Takashi Asada
International Journal of Social Psychiatry. published 5 June 2013, 10.1177/0020764013486777  [Abstract] [PDF]



- Time trends and geographical variations in mortality due to suicide and causes of undetermined intent in Spain, 1991–2008
Diego Salmerón, Lluís Cirera, Mónica Ballesta, and Fernando Navarro-Mateu
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- Factors associated with suicidal ideation: the role of context
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- Detecting Suicidality From Facial Appearance
Sela Kleiman and Nicholas O. Rule
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- A review of the suitability of duloxetine and venlafaxine for use in patients with depression in primary care with a focus on cardiovascular safety, suicide and mortality due to antidepressant overdose
David Taylor, Alan Lenox-Smith, and Andrew Bradley
Therapeutic Advances in Psychopharmacology. 2013; 3:151-161.  [Abstract] [PDF]


- Association between exposure to suicide and suicidality outcomes in youth
Sonja A. Swanson and Ian Colman
Can. Med. Assoc. J. published 27 May 2013, 10.1503/cmaj.121377  [Abstract]



- Multi-country, cross-national comparison of youth suicide ideation: Findings from Global School-based Health Surveys
Randy M. Page, Jacqueline Saumweber, P. Cougar Hall, Benjamin T. Crookston, and Joshua H. West
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- Epidemiology of suicide in South Africa: Setting an agenda for future research
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South African Journal of Psychology. 2013; 43:238-251.  [Abstract] [PDF]


- Using media to promote suicide prevention hotlines to Veteran households
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Inj. Prev. published 24 May 2013, 10.1136/injuryprev-2012-040742  [Abstract] [Full Text]



- Filicide-Suicide Involving Children With Disabilities
Rohini Coorg and Anne Tournay
J Child Neurol. 2013; 28:742-748.  [Abstract] [Full Text] [PDF]


- Exposure to suicide and suicidality in Korea: Differential effects across men and women?
Min-Ah Lee, Seokho Kim, and Eun-Jung Shim
International Journal of Social Psychiatry. 2013; 59:224-231.  [Abstract] [PDF]


- Some aspects of social exclusion: Do they influence suicide mortality?
Andriy Yur’yev, Peeter Värnik, Merike Sisask, Lauri Leppik, Kaur Lumiste, and Airi Värnik
International Journal of Social Psychiatry. 2013; 59:232-238.  [Abstract] [PDF]


- Suicide Prevention in Administrative Segregation Units: What Is Missing?
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Journal of Correctional Health Care. 2013; 19:93-100.  [Abstract] [PDF]


- Dating Violence, Psychological Distress, and Attempted Suicide Among Female Adolescents in the Juvenile Justice System
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Journal of Correctional Health Care. 2013; 19:101-112.  [Abstract] [PDF]


- Suicide mortality and economic crisis in Greece: men's Achilles’ heel
Elias Kondilis, Ioanna Ierodiakonou, Magda Gavana, Stathis Giannakopoulos, and Alexis Benos
J Epidemiol Community Health. 2013; 67:e1.  [Extract] [Full Text] [PDF]


- On suicide clusters: More than contagion
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Australian and New Zealand Journal of Psychiatry. 2013; 47:490-491.  [Full Text] [PDF]


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Vidyendaran Rudhran, Harish Thippeswamy, and Santosh K Chaturvedi
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Daniel Berthold
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 - Efficacy and suicidal risk for antidepressants in paediatric and adolescent patients Steven A Julious

Statistical Methods in Medical Research. 2013; 22:190-218.  [Abstract] [Full Text] [PDF]

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J. Neurol. Neurosurg. Psychiatry. published 10 May 2013, 10.1136/jnnp-2012-304396  [Abstract] [Full Text]


- Latina Teen Suicide and Bullying
Andrea J. Romero, Christine Bracamonte Wiggs, Celina Valencia, and Sheri Bauman
Hispanic Journal of Behavioral Sciences. 2013; 35:159-173.  [Abstract] [PDF]


- After an inpatient suicide: the aim and outcome of review mechanisms
Ruth Vine and Claudia Mulder
Australasian Psychiatry. published 29 April 2013, 10.1177/1039856213486306  [Abstract] [Full Text] [PDF]



-Suicide following the death of a sibling: a nationwide follow-up study from Sweden
Mikael Rostila, Jan Saarela, and Ichiro Kawachi
BMJ Open. 2013; 3:e002618.  [Abstract] [Full Text] [PDF]


- The Role of Religious Leaders in Suicide Prevention: A Comparative Analysis of American Christian and Japanese Buddhist Clergy
Tatsushi Hirono
SAGE Open. 2013; 3:2158244013486992.  [Abstract] [Full Text] [PDF]


- Intimate Partner Violence: Are Perpetrators Also Victims and Are They More Likely to Experience Suicide Ideation?
Dorian A. Lamis, Lindsey S. Leenaars, Danielle R. Jahn, and David Lester
J Interpers Violence. published 22 May 2013, 10.1177/0886260513488691  [Abstract] [PDF]


- Suicide Attempts and Self-Harm Behaviors in Psychiatric Sex Offenders
Jill Diane Stinson and Valerie Gonsalves
Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment. published 8 May 2013, 10.1177/1079063213486935  [Abstract] [PDF]


- Suicide among Falkland war veterans
J Holmes, N T Fear, K Harrison, J Sharpley, and S Wessely
BMJ. 2013; 346:f3204.  [Full Text] [PDF]

 
source info : The British Journal of Psychiatry: suicide (http://highwire.stanford.edu)

jeudi 6 juin 2013

Colloque sur la prévention du suicide en Gironde - 28 juin 2013

Colloque sur la prévention du suicide en Gironde

Dimanche 28 juin 2013
L’Association Rénovation organise, avec le soutien de l’ARS et d’autres partenaires, une action de santé publique en matière de prévention du suicide sur la Gironde.
L’Association Rénovation organise, avec le soutien de l’ARS et d’autres partenaires, une action de santé publique en matière de prévention du suicide sur la Gironde.
Cette action débute par un colloque de sensibilisation d’une journée intitulé « Le suicide : en parler, repérer, agir », le vendredi 28 juin à l’Amphi Montesquieu de Sciences-Po Bordeaux, 11 Allée Ausone à Pessac. Cette journée d’information sera suivie d’actions de formation en 2013 et 2014 à destination des professionnels susceptibles d’être au contact de personnes en risque suicidaire.
Ce colloque est gratuit mais l'inscription obligatoire (date limite le lundi 24 juin 2013)
Pour tou complément d'information contacter l'association au  11 Allée Ausone 33600 Pessac ou par téléphone au 05 56 84 42 52
Télécharger le programme du colloque.
Consulter le siter de l'association Rénovation

MANIFESTATION Gourin (56) - le 6 juin 2013


Avant-première : les élèves se mettent en scène à Gourin (56)

source info: http://www.bretagne.mutualite.fr/Evenements/Avant-premiere-les-eleves-se-mettent-en-scene-a-Gourin-56



  • Date : Le 06/06/2013
  • Lieu : GOURIN, salle des fêtes de Tronjoly à 20h00
  • Thème : Souffrance psychique et phénomène suicidaire






Le collectif MISACO mène des actions de prévention autour des questions du mal être / bien être, de la souffrance psychique et du phénomène suicidaire, sur le Canton de Gourin. Afin de sensibiliser les parents, le collectif organise une soirée ciné-débat.

 « Avant-première : les élèves se mettent en scène»

Jeudi 6 juin 2013 à 20h00 à Gourin, salle des fêtes de Tronjoly

Entrée libre et gratuite
Cette soirée, animée par Monsieur Vincent Ménoret, Responsable du service Point Accueil Ecoute Jeune, Oxyjeunes Gourin sera ponctuée des interventions des professionnels suivants :
-       Fabienne Lavolé, Chargée de prévention pour le service intersectoriel d’addictologie à l’association hospitalière de Bretagne,
-       Jean-Charles Mandart, Psychologue – Unité médico psychologique aux urgences du Centre Hospitalier Centre Bretagne – Association Hospitalière de Bretagne,
-       Stéfan Cardaire, Représentant du CRIJ Bretagne au Point Information Jeunesse du Finistère.
L’ensemble des courts métrages et photos montage réalisés par les élèves du Lycée Jeanne d’Arc et du Lycée St Yves de Gourin seront diffusés. Alcool au volant, prévention du suicide et harcèlement sont les trois thématiques qui seront abordées au cours de cette soirée. Une large place sera consacrée aux échanges avec le public.  L’objectif de cette rencontre est de pouvoir évoquer et échanger sur ces thèmes, parfois graves qui concernent l’ensemble des acteurs du territoire: parents, professionnels, élus, bénévoles…
Contact :
Morgane Bailly
Chargée de Mission MISACO
Tél : 02 97 84 18 92
Courriel : misaco@bretagne.mutualite.fr

BELGIQUE Une campagne avec outils du web pour la prévention du suicide

D'après article  "opération en pre-roll du Centre de Prévention contre le Suicide Belge !" http://mdelmas.net/la-brillante-operation-en-pre-roll-du-centre-de-prevention-contre-le-suicide-belge/

Vous n’oserez plus jamais passer les publicités vidéos !
Le suicide est un sujet tabou. Et quand l’envie vous passe par la tête de vous donner la mort, il vous reste comme dernier recours d’en parler autour de vous. Certains osent en parler à des proches, d’autres appellent les numéros d’écoute pour converser avec des anonymes.
Le problème, c’est que les personnes prêtes à écouter des suicidaires pour passer le temps, ça court pas les rues.
C’est pourquoi l’association belge Prevention Suicide a fait appel à Publicis Brussels, qui a proposé une idée plutôt insolite pour recruter des bénévoles : utiliser la publicité pre-roll d’un site d’actualité pour montrer l’importance de l’écoute chez les dépressifs.
Pour ceux qui l’ignorent, le pre-roll c’est la diffusion d’un media (souvent une vidéo publicitaire) avant le contenu qui vous a fait venir sur le site. Généralement vous pouvez le passer au bout de quelques secondes en cliquant sur le bouton SKIP comme sur Youtube.
Dans l’opération, vous allez sur le site RTL.be et cliquez sur un media pour le regarder. Là une vidéo de pub apparaît montrant une femme dépressive qui vous parle. Soit vous cliquez sur SKIP et la femme se retourne pour sauter de l’immeuble, soit vous la laissez parler et elle vous remercie de l’avoir écouté.
Vous pouvez tester l’expérience par vous même en cliquant-ici : www.dont-skip.be.

Je trouve ça plutôt efficace même si le ton reste quand même hyper froid !
Personnellement, j’ai essayé les deux modes et même en l’écoutant j’ai pas vraiment eu l’impression qu’elle n’ai plus envie de se suicider. La « récompense » pour avoir regardé la vidéo aurait pu être plus prenante. Ils auraient pu penser, par exemple, a projeter la femme quelques années plus tard, heureuse et souriante, car un jour une personne a su l’écouter et comprendre ses problèmes
Mais on est d’accord, l’idée d’utiliser le pre-roll et le bouton SKIP est vraiment bien trouvée !
Centre Prevention Suicide, pre-roll, video, marketing, communication, pub, mdelmas 2
ccccc
Centre Prevention Suicide, pre-roll, video, marketing, communication, pub, mdelmas 3

mardi 4 juin 2013

AVIS DE PROFESSIONNEL REACTION ACTU : INTERVENTION APRES UN SUICIDE DANS L'ESPACE PUBLIC

« Plus l’acte est violent, plus la réaction est importante » du 26 mais 2013
Entretien avec le professeur Didier Cremniter, psychiatre, référent de la cellule d’urgences médico-psychologiques de Paris, professeur associé à la faculté de médecine Paris-Descartes, après un suicide à Notre-Dame de Paris.

Thibault Camus / ASSOCIATED PRESS
Mardi dernier, un homme s’est suicidé dans Notre-Dame de Paris au moyen d’une arme à feu. Parmi les témoins du drame, le personnel et les bénévoles de la cathédrale ont été en première ligne. Comment se portent-ils aujourd’hui ?
 Professeur Didier Cremniter : J’ai déjà été très frappé de voir la qualité exceptionnelle et l’humilité de ces personnes, une exemplarité que l’on n’observe généralement que dans les grands services d’État. Sacristains, agents de sécurité ou vendeurs de souvenirs, tous se sont mobilisés pour protéger les visiteurs.
À quel moment votre cellule est-elle intervenue ?
Dès le lendemain. À ce stade, on observe chez 30 % des témoins d’un événement brutal des réactions précoces de stress. Accompagnées dès le début, ces réactions s’atténuent après quelques jours, jusqu’à disparaître presque entièrement. Il est important d’assurer une écoute au moment où les témoins en ont le plus besoin, afin qu’ils puissent exprimer l’ébranlement suscité par cette expérience, ce que nous nommons le « stress traumatique ». Quant aux touristes évacués de la cathédrale, nous avons malheureusement peu de chances de les retrouver.
Que se passe-t-il chez ceux qui assistent à un tel événement ?
Cette scène totalement fortuite et incongrue provoque d’abord l’effet de surprise. Cette rencontre avec l’indicible expose au risque d’« effraction traumatique » chez la personne : dans un haut lieu spirituel, on s’attend à tout sauf à un suicide. D’où l’irruption d’un processus auquel on n’est pas préparé.
Pour les témoins les plus directs, cette expérience se résume au constat d’un corps d’un homme mort dans des conditions extrêmement violentes, auquel s’ajoute un sentiment de malaise et d’incompréhension totale.
Mais au-delà de cette rencontre avec l’imprévu, ce qui est du registre traumatique, c’est l’irruption d’une motion qui va heurter l’âme chrétienne dans ce qui touche au plus haut point ses valeurs, comme si l’acte avait valeur de sacrilège.
D’autant que le lendemain, une « Femen » s’est immiscée dans l’édifice, mettant en scène un simulacre de suicide, devant le même personnel…
C’est justement ce deuxième acte qui a abouti à notre intervention. Cette mise en scène, aboutissant à une nouvelle évacuation de la cathédrale, au moment précis où son personnel commençait tout juste à se remettre d’un fait traumatisant, s’est avérée la pire des solutions au moment où tout devait être fait pour les aider à panser leurs angoisses.
Quelles sont les étapes pour conjurer un tel choc ?
Chaque être réagit à sa manière. Mais plus l’acte est violent, plus les réactions seront importantes. Notre démarche nous permet de suivre les témoins jour après jour. Selon la gravité, nous les voyons une semaine, davantage si nécessaire.
Dans l’affaire du suicide de Notre-Dame, si choquant qu’ait été cet événement, je ne pense pas que cela se traduira par des conséquences durables chez les témoins ; ce type de drame se produit hélas aussi dans la vie de tous les jours. Le suicide d’un homme dans une école maternelle, le 16 mai, et pour lequel j’interviens aussi, me paraît plus lourd de conséquences dans la mesure où il s’est déroulé devant de jeunes enfants.
Ces faits divers traduisent-ils un malaise plus profond au sein de la société ?
Je me suis posé cette question : le suicide de Dominique Venner a-t-il un lien, même ténu, avec celui qui a eu lieu dans la maternelle ? On ne le saura sans doute jamais. En période de crise et de rupture sociale, on observe parfois la répétition de tels actes, au point qu’on a pu parler d’épidémies à certaines époques. En quinze ans d’accompagnement avec le Samu de Paris, j’ai le sentiment que ce genre de drames a tendance à augmenter.
Sans doute est-ce le fruit de l’affaiblissement des valeurs qui permettaient auparavant de prévenir ces débordements. Dans un monde où règnent la technique et le virtuel, les liens auxquels nous avons accès sont souvent dépouillés d’une véritable humanité. En psychologie, nous savons à quel point notre apport réside dans cette écoute, dans cette présence physique, qui est la seule façon de parvenir à « restaurer » les repères essentiels pour la personne.
Recueilli par François-Xavier Maigre

CANADA : blessures auto-infligées et acces aux soins

Réduire les hospitalisations pour blessures auto-infligées

Agence QMI 24/05/2013 sur http://fr.canoe.ca/sante/archives/2013/05/20130524-141703.html

Le Québec et l'Alberta affichent le taux d'hospitalisation le plus bas au pays pour blessures auto-infligées, qui résultent de comportements suicidaires et d'automutilation, a avancé l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) dans sa plus récente étude.

Pour 2011-2012, le rapport «Indicateurs de santé 2013» de l'ICIS a établi le taux d'hospitalisation du Québec et de l'Alberta à 59 pour 100 000 de population.

L'Institut évalue toutefois qu'il y a moyen de réduire davantage cette proportion du taux d'hospitalisation au Québec s'il y avait une diminution des inégalités sociales.

«Ce qu'on observe souvent est que les populations les plus pauvres sont celles qui sont aussi en moins bonne santé. S'il y a des interventions ciblées vers ces populations, il y a un très fort potentiel d'amélioration de la performance globale», a expliqué Jeremy Veillard, porte-parole de l'ICIS.

À l'échelle nationale, le taux d'hospitalisation pour les blessures volontaires était d'environ 67 pour 100 000 habitants en 2011-2012, ce qui représente plus de 18 400 Canadiens.

L'ICIS estime que le taux national d'hospitalisation pourrait chuter de 27 % si toutes les régions présentaient un taux d'hospitalisation égal à celui des quartiers aisés, et disposaient d'un meilleur accès aux ressources.

«C'est avec l'intégration des services de soins primaires, des services de soins communautaires en santé mentale et des services sociaux qu'on peut générer le plus de bénéfices en terme de réduction des taux de blessures auto-infligées», a affirmé le porte-parole de l'ICIS.

En général, ce sont les personnes ayant des problèmes de santé mentale, notamment celles qui ont des troubles de l'humeur, d'anxiété et de toxicomanie, qui sont les plus susceptibles de s'automutiler.

«Ce sont les personnes les plus jeunes qui ont les taux les plus élevés pour les blessures auto-infligées, essentiellement les jeunes femmes de 15 et 19 ans», a précisé M. Veillard.
La surdose de médicament (85 % des cas) constitue la forme la plus répandue de blessure auto-infligée, suivie par les coupures ou le perçage de la peau et la suffocation.

Les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador (86/100 000 habitants) et du Nouveau-Brunswick (85/100 000) affichent les taux les plus élevés d'hospitalisation à la suite d'une blessure auto-infligée.

INDRE : chiffres du département

"En 2012, une soixantaine d’Indriens ont mis fin à leurs jours. La majorité du temps par pendaison. Une succession jugée parfois étrange."
L'appel de Jean, un habitant du canton de Vatan, ressemblait à un cri du cœur. Une sonnette d'alarme tirée. L'homme parlait du suicide d'un ami, un lundi soir, retrouvé pendu dans son garage.
Il évoquait un autre suicide, deux jours auparavant, à deux kilomètres de là. Et puis un autre encore, dans les mêmes violentes conditions : la pendaison. « Ce sont des gens que l'on connaît, avec lesquels, pour certains, on a bu un coup au café, quelques jours avant leur geste irrémédiable », poursuivait Jean. A tort, la culpabilité s'installe (voir encadré) et Jean de penser qu'il faut écouter les autres, instaurer plus de solidarité.
Entre 50 et 60 décès en 2012
Reste que le département de l'Indre – touché comme tous les autres départements de France, par des vagues de suicide – n'arrive pas, selon le Codes 36 (comité départemental d'éducation pour la santé) en pole position, comme on pourrait le penser. Et que, aussi bizarre qu'il y paraisse pour un département rural, ce n'est pas dans le monde agricole que l'on déplore le plus ces drames.
Depuis quelques jours les chiffres des suicides de l'ARS (Agence régionale de santé) sont tombés. Et entre la zone police (Châteauroux et première couronne) et la zone gendarmerie (reste du département), on comptabilise 51 suicides pour l'année 2012. Un nombre égal à celui de 2011. Pour la zone gendarmerie, ce sont 42 personnes qui ont décidé de mettre fin à leurs jours, pour cette seule année 2012, et 15 à Châteauroux.
Les statistiques mettent en exergue, sauf pour le début de l'année 2013, que ce sont plus des hommes qui se suicident. A 43 %, ce sont des retraités, qui ont entre 50 et 59 ans et/ou entre 80 et 89 ans. La solitude ne semble pas vraiment la première cause de ce geste fatal, car sur les 51 suicides enregistrés, 21 personnes étaient mariées.
Ce que les chiffres montrent, c'est qu'à 75 %, dans ce département, les gens mettent fin à leur vie par pendaison. Que les suicides médicamenteux sont plus rares. Très masculin, comme le coup de fusil, la pendaison est dans l'Indre, la solution finale également choisie par les femmes qui décident d'en finir.
Du reste, depuis le début de l'année 2013, il y a plus de femmes que d'hommes qui se sont suicidées et ce par pendaison. Le Codes 36, avec de nombreux partenaires comme la CPAM, la MSA Berry, l'Éducation nationale entre autres, mène des campagnes de prévention, relaie la journée nationale de lutte contre le suicide. N'en demeure pas moins que, malheureusement, on continue de déplorer chaque semaine ce type de drames humains.
Patricia Lange

Articles en ligne : Sociologie : "Trente ans de solitude..." et "Enfermement et suicides..."

Trente ans de solitude... et de dépression.pdf
PAN KÉ SHON J.-L., DUTHE G., 2013, version de travail. La version finale est à paraître dans Revue française de sociologie, 54-2, 2013, pp. 225-362.
Résumé.
De 1970 à 2002, la dépression a augmenté notamment sous les effets conjugués de l’affaiblissement de l’intégration conjugale et des modifications des règles structurant l’intériorité de l’individu. L’augmentation des divers effectifs de personnes seules a cristallisé cette moindre intégration conjugale. La crise économique qui a suivi les Trente glorieuses, les injonctions sociales à être un soi distinct et performant sont intervenues simultanément, modifiant la régulation du sujet. En mobilisant les données relatives à la dépression et au suicide, en conjuguant les approches micro et macro, il est possible d’évaluer les effets de la progression des diverses catégories de personnes seules sur la dépression, de mieux appréhender l’impact des tensions liées à la crise économique des années 1980. L’examen en termes de chocs et d’état ordinaire du veuvage ou du chômage débouche sur l’hypothèse d’un modèle d’adaptation aux tensions, substituant une nouvelle normalité à l’ancienne, plutôt que sur celui d’une progression continue.


Enfermement et suicides. Approche compréhensive à partir de la dernière lettre des suicidés en prison.pdf
PAN KÉ SHON J.-L., version de travail. La version finale est à paraître dans Sociologie, n° 2 de 2013.
Résumé.
L ’analyse de la dernière lettre des suicidés en prison entre 2003 et 2010 révèle 7 types distincts de suicidés : les prisonniers «A bout» incapables de s’adapter à un univers de fortes contraintes, les «Ostracisés» discriminés par les autres détenus, les « Sortants » de prison déstabilisés par une réinsertion problématique, les « Protestataires » qui adressent leur suicide envers un système pénitentiaire ou judiciaire jugé abusif, les suicidés du type « Rupture » ne peuvent accepter la rupture sentimentale,le type « Remords » est affecté par la honte, le remords et la culpabilité, enfin, le suicide du type « Innocent » est à la fois vindicatif et représente un moyen d’échapper à l’institution carcérale ou judiciaire. D’un point de vue des théories sociologiques de la santé mentale et du suicide, les suicides en prison n’ entrent pas dans un schéma unique mais dans des schémas diversifiés qui demandent alors à réexaminer à la fois les théories et les actions préventives.