vendredi 25 février 2022

AUTOUR DE LA QUESTION La dépression post-partum touche un nombre inattendu de pères




Parents & enfants
La dépression post-partum touche un nombre inattendu de pères

Mathilde Debry — Édité par Thomas Messias — 12 février 2022  http://www.slate.fr*

Près de 20% des pères français traversent des dépressions post-partum à la naissance de leur enfant. Une maladie mentale émergeante, encore largement méconnue du grand public et des professionnels de santé.

 «Chaque jour de cette vie de parent, j'avais l'impression de me noyer.» | Piqsels
 
Temps de lecture: 10 min

Cela peut paraître surprenant, mais beaucoup d'hommes souffrent de dépression post-partum. Il y a quelques années, Sébastien Michel en a fait la douloureuse expérience. «J'ai commencé à me sentir mal pendant la première grossesse de ma femme. Après les trois premiers mois, je suis devenu complètement claustrophobe. Moi qui prenais sans problème la ligne 13, je ne pouvais plus prendre aucun transport», raconte ce Parisien pure souche. Les choses s'aggravent brutalement juste après la naissance de sa fille Viktoria, alors que le jeune papa rentre chez lui dormir quelques heures.

«Au réveil, plus rien n'allait, ça a été très violent. J'avais des nausées, j'ai perdu cinq kilos en quelques jours, je pleurais tout le temps. J'étais obsédé par la santé de Viktoria, avec l'angoisse permanente qu'elle décède. Pendant les trois premiers mois de son existence, chaque jour était une épreuve. Je me sentais seul, écrasé par les responsabilités. Ma paternité ne me procurait presque aucun plaisir», témoigne le chef de projet Santé et sécurité au travail maritime, par ailleurs président de l'APSEF (Association pour la Prévention des risques de la Santé et le bien-être des Enfants et Futurs parents).

De l'autre côté de l'Atlantique, Jason Keil a vécu une expérience similaire. «Chaque jour de cette vie de parent, j'avais l'impression de me noyer», raconte le journaliste, qui élève ses deux jeunes garçons à Phoenix, aux États-Unis. Victime d'énormes crises d'angoisse depuis la naissance de son premier enfant, il tente régulièrement de les cacher à ses collègues en se réfugiant sous son bureau.

«Je pleurais la vie que j'avais perdue en devenant père. Une époque sans baby-sitter, où ma femme et moi étions libres de nos mouvements, où j'étais en forme et actif. Désormais, j'étais en surpoids, épuisé, aigri et pessimiste, ce qui affectait la façon dont je m'adressais à mes enfants. Sans le vouloir, je les brusquais», dit-il.
Un mal méconnu

Selon un nouveau sondage d'OpinionWay pour la plateforme de téléconsultation Qare, 18% des pères français vivent une dépression post-partum après l'accouchement de leur conjointe. C'est moins que les femmes (30%), mais beaucoup plus que ce qu'avancent les rares recherches publiées précédemment sur le sujet.

Une étude menée à l'Université de Lund en Suède dégage par exemple le chiffre de 8%, un pourcentage repris par le nouveau site du ministère de la Santé dédié aux 1.000 premiers jours de l'enfant. Les sages-femmes suisses Marie Guérin et Sarah Boccon-Gibod, autrices d'un mémoire sur la dépression post-partum masculine, estiment qu'un père sur dix est touché.
«Elle se manifeste et se traite globalement de la même manière que la dépression post-partum maternelle, même si des symptômes et des facteurs spécifiques sont en train d'émerger.» Fanny Jacq, psychiatre spécialiste de la périnatalité

L'augmentation de la prévalence de cette pathologie s'explique par plusieurs facteurs. D'abord, la libération de la parole autour de la santé mentale, qui s'est accélérée avec la pandémie de Covid-19. Mais aussi l'évolution du rôle de père au sein de la société française, qui pousse les hommes à davantage s'investir dans leur rôle de parent, et donc à en affronter les affres. «Les hommes et les femmes font probablement des dépressions post-partum depuis toujours. Mais la dépression post-partum paternelle est une maladie que l'on diagnostique seulement depuis une dizaine d'années», ajoute Fanny Jacq, psychiatre spécialiste de la périnatalité.

À ce jour, il n'existe pas de définition consensuelle de cette affection, qui n'est d'ailleurs pas répertoriée dans le DSM-5, le manuel diagnostique et statistique recensant tous les troubles mentaux. «Elle peut tomber sur n'importe qui, même si tout va bien. Elle se manifeste et se traite globalement de la même manière que la dépression post-partum maternelle, même si des symptômes et des facteurs spécifiques sont en train d'émerger», poursuit la médecin.
Le contraire d'une renaissance

Une récente recherche a par exemple démontré qu'une dépression anté ou post-partum de la conjointe favorise le développement de la même maladie chez le père, tout comme une grossesse ou un accouchement compliqué. La chute de la testostérone qui suit les neuf premiers mois de l'arrivée d'un enfant, et dont l'intensité varie en fonction du métabolisme de chaque papa, peut également être en cause. Une pathologie psychiatrique préexistante à la grossesse, un traumatisme durant l'enfance, un rapport compliqué aux parents, une vie de couple tendue, une séparation, une situation sociale précaire, un travail stressant ou fatigant et la jeunesse sont aussi des éléments fragilisants.
«La paternité a rouvert toutes mes blessures: celles liées à ma bipolarité et celles de mon enfance.» Rodolphe Viémont

Lorsque sa dépression post-partum se déclenche en 2016, Rodolphe Viémont cumule les périls. Gravement bipolaire, il doit affronter le diabète gestationnel de sa femme Laurence, qui se terminera par un accouchement très difficile. Laurence manque d'y laisser la vie, et leur fille Ernestine devra même être placée quelque temps sous respirateur. «Je pensais renaître à la naissance de mon premier enfant, mais au final, j'ai cru que j'allais mourir», raconte le quadragénaire. Peu de temps après le retour de la maternité, Rodolphe arrête le traitement qu'il suivait depuis des années. Se déclenche alors un très grave épisode de manie, chose qui ne lui était pourtant pas arrivée depuis 2011.

  Plusieurs sentiments l'ont conduit à cette rechute. «J'ai d'abord brutalement réalisé que la naissance d'Ernestine m'enlevait la plus grande des libertés: le suicide. Et jusqu'à ce qu'elle prononce son premier mot, j'avais l'impression dérangeante que ma fille n'était qu'un prolongement de moi-même, et pas un être à part entière», raconte cet auteur-réalisateur d'œuvres audiovisuelles. «Ensuite, la paternité a rouvert toutes mes blessures: celles liées à ma bipolarité et celles de mon enfance. Je ne voulais surtout pas reproduire les mêmes erreurs que mes parents, il ne fallait pas que je me rate», confie-t-il.

À la pression familiale s'ajoute la pression professionnelle: «La naissance d'Ernestine m'a poussé à me dépasser dans mon art. Je voulais être le plus brillant possible. Lorsque que je prends des neuroleptiques, ma créativité est moindre. C'est pour cette raison que j'ai décidé d'arrêter le zyprexa, et c'est aussi pour ça que j'ai commencé à boire beaucoup trop d'alcool».
De nombreux symptômes

L'abus de substances addictives est un symptôme typique de la dépression post-partum masculine, auquel s'ajoutent souvent un isolement social, de l'irritabilité, du cynisme, une difficulté à exprimer ses émotions, un surinvestissement professionnel et un désintérêt pour le foyer, généralement confondu par l'entourage avec de la fainéantise. «Je fuyais au maximum le cocon familial. Dès que je pouvais m'échapper de chez moi, je le faisais, car je ne m'y sentais pas à l'aise», raconte Maxime Coletti, rongé à l'époque par une colère sourde depuis son retour de la maternité.

«On était en train de faire des travaux dans l'appartement, donc je trouvais toujours une bonne raison d'aller traîner dans les magasins de meubles ou de bricolage. Quand j'étais à la maison, je restais dans mon coin, sans aucune envie de participer à la vie de famille. Je ne m'occupais pas du tout mon fils, comme si je le rejetais», poursuit le commercial.

«Je n'avais aucune patience avec Leandro. J'étais impulsif et lunatique», regrette le père de famille, qui multiplie alors les disputes avec sa compagne. «On formait pourtant un couple très soudé, stable depuis plusieurs années. Notre premier enfant était désiré, et la grossesse et l'accouchement se sont très bien passés», se souvient-il.
«Je faisais bonne figure, en disant à tout le monde que c'était la plus belle période de ma vie.» Maxime Coletti

Dans les cas les plus graves, la dépression post-partum masculine peut conduire à un arrêt de travail, une hospitalisation psychiatrique, une rupture brutale, des tromperies, des comportements sexuels déviants, des sorties à outrance, des violences conjugales, et au suicide. Non soignée, elle peut durer jusqu'à trois ans et avoir des répercussions sur le développement de l'enfant, d'où l'intérêt de la prendre en charge au plus vite.

«En revanche, le risque d'infanticide, qui peut se déclencher chez la mère atteinte d'une dépression post-partum, ne se manifeste pas chez les hommes», précise Fanny Jacq. «L'épisode masculin se produit aussi généralement plus tard que chez les femmes, entre six et douze mois après l'accouchement», ajoute la spécialiste.


Tristesse, angoisse diffuse, crise de panique, perte ou prise de poids, douleurs récurrentes (maux de tête, de ventre, de dents...), fatigue permanente, insomnie, pleurs, difficulté d'attachement à l'enfant, agressivité à son encontre, sensation d'être un robot ou culpabilité tenace d'être un mauvais parent... Qu'il se déclenche pendant ou après la grossesse, tout changement durable (plus de deux semaines) par rapport au comportement habituel du père doit être pris au sérieux et conduire à réagir.

Passer du temps avec son bébé et préserver son équilibre de vie malgré la naissance peut aider à faire disparaître les symptômes. En parler à sa femme, ses proches ou à d'autres nouveaux papas est aussi souvent salutaire [des forums, des associations, des maisons vertes et des groupes de parole existent, ndlr]. Et si tout cela ne suffit pas à faire disparaître le mal-être, consulter un professionnel de santé doit devenir une priorité.

Un premier rendez-vous peut être par exemple être pris avec un psychologue, un psychiatre, le médecin généraliste, la sage-femme ou la gynécologue, en fonction d'avec qui on se sent le mieux (les maternités, les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) et les Centres médico-psychologiques (CMP) proposent en général les services de psychiatres ou de psychologues).
Sujet tabou

Plus facile à dire qu'à faire, feront cependant remarquer avec justesse de nombreux interlocuteurs, tant la dépression post-partum est encore taboue en France. «Le stéréotype idéalisé du mâle fort et dominant, censé porter son foyer et résoudre ses problèmes seul, fait aussi que beaucoup d'hommes n'osent pas s'exprimer et encore moins consulter. Et quand ils le font, ce n'est pas forcément bien accueilli», rappelle Vincent Lapierre, psychologue et directeur du Centre de Prévention du Suicide (CPS).

«Lorsque j'ai publié mon propre témoignage pour sensibiliser au mal-être des pères, beaucoup de commentaires m'ont accusé d'être un mauvais mari ou de m'inventer une maladie. J'ai donc, pendant longtemps, arrêté d'en parler publiquement», raconte ainsi Jason. «Pour moi, c'était inconcevable de dire à mes proches que je n'étais pas heureux. J'avais honte, j'avais peur de leur jugement... Donc je faisais bonne figure, en disant à tout le monde que c'était la plus belle période de ma vie», se souvient également Maxime.

Difficile aussi de trouver le bon interlocuteur, car les professionnels de la périnatalité, logiquement focalisés sur la mère, s'intéressent rarement à l'état psychologique du père. «La dépression post-partum chez les mères est aujourd'hui identifiée, et les parcours de soins pour les prendre en charge fonctionnent bien. En revanche, la psyché masculine est un angle mort des maternités. On y accepte la présence des hommes, mais leur vécu ne fait pas l'objet d'un intérêt», rapporte Léa Karpel, psychologue à la maternité de l'hôpital Foch.

Cette dernière ne reçoit d'ailleurs quasiment jamais de pères en détresse dans ses consultations. «Les très rares fois où cela arrive, c'est soit parce qu'ils accompagnent leur conjointe qui va mal, soit parce que leur femme me les a adressés. Ils ne viennent pas d'eux-mêmes», ajoute-t-elle.

Pourtant, la dépression post-partum se soigne bien. Rodolphe, Sébastien, Jason et Maxime sont d'ailleurs tous remis aujourd'hui, notamment grâce à diverses démarches (psychothérapie, médication, médecine douce...), à leurs proches et à leur femme. «C'était très dur pour elle, car non seulement elle ne me comprenait pas, mais en plus, elle devait tout gérer avec notre fils», se rappelle Maxime.
«Il faut que les psychologues tirent davantage les vers du nez aux hommes lors des entretiens.» Vincent Lapierre, psychologue et directeur du Centre de Prévention du Suicide

«Au bout d'un moment, elle m'a dit stop: soit je faisais quelque chose pour que ça change, soit je prenais rendez-vous avec un médecin. Je me suis donc renseigné sur internet. Quand on a enfin réussi à identifier ce dont je souffrais et à en discuter, elle m'a poussé à passer du temps seul avec mon fils, ce qui lui permettait aussi de souffler un peu. Petit à petit, mon mal-être a disparu», raconte-t-il.
Un meilleur suivi du couple

Pour que tout ne pèse pas sur la conjointe, déjà mise à rude épreuve par sa grossesse, l'accouchement et l'arrivée du bébé, de nombreux psychologues et psychiatres militent pour la mise en place d'un suivi régulier de la santé mentale du couple pendant et après la conception, avec la création d'espaces d'expression et d'interlocuteurs spécifiques pour les pères.

«Il faut que les psychologues tirent davantage les vers du nez aux hommes lors des entretiens. S'ils ne sont pas assez proactifs, les consultations ne donnent généralement rien, surtout lorsqu'il s'agit de sujets intimes. De ce fait, en France, 75% des suicides sont masculins», complète Vincent Lapierre. «À une échelle plus sociétale, je pense qu'il faudrait aussi travailler à déconstruire les stéréotypes de genre en santé mentale, qui biaisent les approches de tout le monde, y compris des proches et des soignants», estime le spécialiste.
Une meilleure intégration des hommes au suivi de la grossesse permettrait de mieux détecter les signes de leur mal-être.

La diffusion d'informations sur la dépression post-partum masculine lors des consultations de suivi de grossesse aiderait aussi les papas en difficulté à comprendre ce qui leur arrive, à réagir plus vite et à s'orienter. «Un simple flyer m'aurait suffi, car j'étais complètement perdu, comme d'ailleurs tous les pères déprimés que je commence à recevoir au sein de mon association», confirme Sébastien Michel.

Marie Guérin et Sarah Boccon-Gibod appellent également à une meilleure formation des professionnels de santé à cette pathologie, dont beaucoup n'ont encore jamais entendu parler. Plus globalement, comme le recommande l'OMS depuis 2015, une meilleure intégration des hommes au suivi de la grossesse permettrait de mieux détecter les signes de leur mal-être.


«Les pères expriment un sentiment d'exclusion des services de périnatalité et un manque de reconnaissance dans leur rôle de coparent. Ils questionnent leur légitimité à y être inclus, craignant le regard de la société et d'ôter des ressources à la mère et l'enfant», écrivent les deux sages-femmes.


Enfin, Didier Meillerand, fondateur du Psychodon, milite pour davantage de prévention autour de la santé mentale masculine, plus de moyens investis dans les soins, un développement de la recherche et un remboursement de toutes les consultations psychologiques. Sans bien sûr déshabiller Pierre pour habiller Paul, puisque les structures de soins destinées aux Françaises atteintes de dépression post-partum ne couvrent pas encore tous les besoins. «Les dernières annonces d'Adrien Taquet vont dans le bon sens, mais une consultation supplémentaire et l'ouverture de cinq à dix nouvelles Unités mère-enfant ne suffiront toujours pas à traiter toutes les patientes», conclut Fanny Jacq.
En savoir plus:
Parents & enfants dépression naissance parentalité

Source http://www.slate.fr/story/223407/depression-post-partum-hommes-peres-prevention-prise-charge



Droit et intelligence artificielle en psychiatrie Le cas de l’aide à la décision en prévention du risque suicidaire

 

Droit et intelligence artificielle en psychiatrie
Le cas de l’aide à la décision en prévention du risque suicidaire 
Laurène Mazeau and Sofian Berrouiguet

Laurène Mazeau est maître de conférences à l’Université de Bretagne occidentale et rattachée au laboratoire de recherche en Droit (Lab-Lex, EA 7480), depuis 2012. Depuis sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Toulouse 1 Capitole, elle développe une recherche ciblée sur la question de l’influence des sciences et technologies sur le droit. Elle est l’auteure de plus d’une vingtaine de publications dans le domaine des rapports qu’entretient le droit avec l’intelligence artificielle, l’aide à la décision, la recherche opérationnelle ou encore l’automatisme. Depuis 2014, elle est responsable de la chronique « Responsabilité » pour la revue Cahiers Droit Sciences & Technologies du Réseau Droit Sciences et Techniques (GDR CNRS 3178).

Sofian Berrouiguet est maître de conférences, praticien Hospitalier à l’Université de Bretagne occidentale, rattaché au Laboratoire LaTIM INSERM UMR 1101 et au CHRU de Brest. Psychiatre, docteur en informatique, il est spécialisé en déploiement de projets de prévention s’appuyant sur les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Il est l’auteur de plus d’une vingtaine d’articles en prévention du suicide, informatique médicale et data science. Il coordonne le déploiement de vigilanS en région Bretagne. Il est coordonnateur médical de la Direction de l’Innovation du CHRU de Brest.

dans
Éthique publique vol. 23, n° 2 | 2021 Online since 22 February 2022
La gouvernance algorithmique
Quelles régulations sectorielles par le droit et l’éthique observe-t-on?

Chaque année, plus de 800 000 personnes meurent par suicide dans le monde. Le développement d’outils de prévention apparaît comme un enjeu majeur de santé publique. Les processus d’intelligence artificielle (IA) pourraient fournir un support efficient à l’aide à la décision en prévention du suicide grâce à l’accès aux données cliniques et à l’interprétation des signaux de risque de passage à l’acte.

La législation en vigueur apporte un cadre général sur la protection des droits fondamentaux, celle des patients, ou la sécurité des produits. Toutefois, certaines spécificités de l’IA en compliquent l’application et le contrôle. Or, lorsque des innovations de ruptures revendiquent une partie de la décision médicale, elles convoquent une réflexion sur le plan du droit.

Dans un cadre interdisciplinaire, cet article envisage les enjeux juridiques qui accompagnent le déploiement de processus d’IA dans la prévention des risques suicidaires et formule quelques éléments de réponses.

Plan
L’approche traditionnelle de la décision médicale en prévention du risque suicidaire
Les contours de l’action médicale
Décision médicale et responsabilité
Le renouvellement de la décision médicale en prévention du risque suicidaire par les systèmes d’intelligence artificielle
Du « colloque singulier » à l’évaluation écologique instantanée
Les conséquences pratiques et juridiques de l’évaluation écologique instantanée
Propos conclusifs
 

NOTICE ARTICLE PRATIQUE PROFESSIONNELLE Crise suicidaire, Covid et intervention en équipe mobile de crise : aménagement(s) du dispositif

Crise suicidaire, Covid et intervention en équipe mobile de crise : aménagement(s) du dispositif
L'Information Psychiatrique Volume 98, numéro 2, Février 2022
Auteurs 
Laure Zeltner 1 6 * Virginie Guillard  2 6 Clémentine Dolmaire 2 6 Julien Fousson 2 6
Théophane Masquelier 2 6 Tom Freundlich 2 6 Charlotte Serrano 3 6 Catherine Luttenbacher 4 6
Philippe Stéfant 4 6 Marion Postel-Vinay 2 5
1 Psychiatre responsable de l’équipe d’urgence et de crise ERIC
2 Psychiatre
3 Médecin généraliste
4 Psychologue
5 Chef de pôle 78G11
6 Équipe d’urgence et de crise ERIC
Centre hospitalier de Plaisir  30 rue Marc-Laurent, 78370 Plaisir, France
* Correspondance
Page(s) : 121-7
Année de parution : 2022 2022

Depuis 27 ans, ERIC (Équipe rapide d’intervention de crise) déploie son activité dans le sud des Yvelines et propose des alternatives à l’hospitalisation en psychiatrie en mobilisant les ressources du patient désigné et de son entourage. La crise Covid nous a saisis : comment prescrire « l’aller vers » et le rapproché des corps alors que la distanciation sociale devenait la règle et les protections rares ou méconnues ?

Nous avons choisi de développer la vidéo-consultation de crise, « la fenêtre sur », d’explorer son usage. L’objet du propos, à rebours du temps, est de décrire les adaptations successives nécessaires au maintien de l’intervention en équipe mobile de crise en situation de crise sanitaire en se focalisant sur une de nos activités, celle de la crise suicidaire. De notre observatoire local trois étapes clefs du cycle de vie de la personne ont particulièrement souffert de la crise Covid : la naissance, l’adolescence et le grand âge. Nous avons dû adapter notre dispositif à une clinique émergente. La Covid, facteur prépondérant de nos décisions de mode d’intervention au début du premier confinement, est devenue progressivement un élément d’arrière-plan avec lequel il a fallu composer.

https://www.jle.com/fr/revues/ipe/e-docs/crise_suicidaire_covid_et_intervention_en_equipe_mobile_de_crise_amenagement_s_du_dispositif_322040/article.phtml

Formation des infirmiers à l’évaluation du risque suicidaire : revue de la littérature et perspectives pour la pratique avancée infirmière

Formation des infirmiers à l’évaluation du risque suicidaire : revue de la littérature et perspectives pour la pratique avancée infirmière
Romain Perot, Cécile Bergot, Dominique Silliau, Raphaël Gourevitch, Alexandra Pham-Scottez
Dans Recherche en soins infirmiers 2021/4 (N° 147), pages 17 à 26

Romain Perot Infirmier en pratique avancée, M.Sc, Université de Paris, Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA), groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences, Paris, France r.perot@ghu-paris.fr
Cécile
Bergot, Infirmière, cadre supérieure de santé, direction des soins, groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences, Paris, France
Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info.
Dominique Silliau ,Infirmière, cadre supérieure de santé, Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA), groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences, Paris, France
Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info.
Raphaël Gourevitch, Psychiatre, MD, Ph.D, praticien hospitalier, Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA), groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences, Paris, France
Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info.
Alexandra Pham-Scottez, Psychiatre, MD, Ph.D, professeure associée, Université de Paris, praticien hospitalier, Centre psychiatrique d’orientation et d’accueil (CPOA), groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences, Paris, France

Contexte : les infirmiers se retrouvent régulièrement confrontés à des personnes suicidaires. Leur implication est essentielle dans le dépistage et la prévention du risque suicidaire.
Objectifs : au travers d’une revue de littérature, nous avons souhaité mettre en évidence le rôle de l’infirmier en pratique avancée par la conduite de formations spécifiques à l’amélioration des compétences infirmières dans la prise en charge des personnes ayant des idées suicidaires.
Méthode : notre revue de la littérature a été effectuée selon les critères de recommandation PRISMA à partir de plusieurs bases de données.
Résultats : celle-ci montre une amélioration dans la prise de confiance, dans les attitudes et les aptitudes infirmières à évaluer le risque suicidaire. Cependant, aucun changement des pratiques sur le long terme n’est démontré.
Discussion : en France, un programme national de formation à la prévention du risque suicidaire est décliné sur le plan régional par les Agences régionales de santé. En parallèle, depuis 2019, la mention Psychiatrie et Santé Mentale est ajoutée au programme de formation des infirmiers en pratique avancée.
Conclusion : l’infirmier en pratique avancée est un acteur central pour accompagner les équipes vers l’augmentation de leurs compétences, notamment dans la conduite de formations spécifiques.

Plan

  1. Introduction
    1. Le suicide
    2. La formation des infirmiers
    3. Données issues de la littérature
  2. Matériel et méthodes
  3. Résultats
    1. Caractéristiques générales des articles (tableau 1)
    2. Les formations mises en place
    3. L’impact de ces formations
    4. Limites et perspectives des études
  4. Discussion
    1. La formation à l’identification du risque suicidaire en France
    2. L’apport de la pratique avancée infirmière
  5. Conclusion
  6. Déclaration de conflits d’intérêts


https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2021-4-page-17.htm







Suicide et tentativeS de Suicide en auvergne-rhône-alpeS bulletin ORS

Suicide et tentatives de Suicide en Auvergne-Rhône-Alpes

L’Observatoire régional du suicide animé par l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes (ARS),
produit cette année son 8 ème bulletin.  bulletin n°8 - janvier 2022
http://www.ors-auvergne-rhone-alpes.org/pdf/ORSuicide_Bull8_2022.pdf

MAJ : CANADA Guide de soutien pour intervenir auprès d'un enfant de 5 à 13 ans à risque suicidaire & Aide-mémoire en soutien à votre jugement clinique en prévention du suicide chez les enfants de 5 à 13 ans

Santé mentale et prévention du suicide auprès des enfants

24 févr. 2022 https://www.oiiq.org*

 Le MSSS a mis en place de nouveaux outils d’intervention concernant la promotion de la santé mentale et la prévention du suicide auprès des enfants.

Que ce soit dans les milieux scolaires, communautaires ou hospitaliers, les infirmières et infirmiers travaillant auprès des enfants pourront se référer au Guide de soutien pour intervenir auprès d'un enfant de 5 à 13 ans à risque suicidaire. Il outille les intervenants qui accompagnent cette clientèle à risque suicidaire tout en proposant des balises et des stratégies d’intervention pour soutenir le jugement clinique.

La proximité des infirmières et infirmiers avec cette clientèle, ainsi que l’étendue de leur champ d’exercice sont autant de facteurs expliquant l’importance de leur rôle dans la prévention du suicide, tout particulièrement lors de l’évaluation de la condition physique et mentale des patients.

Les infirmières et infirmiers peuvent également utiliser divers outils comme le programme HORS-PISTE, qui prévient des troubles anxieux et autres troubles d'adaptation chez les jeunes selon une approche globale, en collaboration avec divers professionnels et autres acteurs du milieu.

https://www.oiiq.org/sante-mentale-et-prevention-du-suicide-aupres-des-enfants?inheritRedirect=true&redirect=%2F

*** 

1er post 17/06/21 :

CANADA Publications du ministère de la Santé et des Services sociaux

Aide-mémoire en soutien à votre jugement clinique en prévention du suicide chez les enfants de 5 à 13 ans

Feuillet

Description

L’aide-mémoire est un outil autoportant en soutien au jugement clinique de l’intervenant. Il fournit l’essentiel des éléments à considérer pour analyser le risque suicidaire chez l’enfant tout en suscitant l’espoir et la recherche de solutions.


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(PDF, 897 Ko, 2 pages)

Cette publication est disponible en version électronique seulement.
Détails

Mise en ligne : 16 juin 2021
Dernière modification : 16 juin 2021

Auteur : MSSS

Publication no : 21-825-02W
Voir aussi
Guide de soutien pour intervenir auprès d'enfants de 5 à 13 ans à risque suicidaire

SOURCE https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-003072/ 

Suicide chez les agriculteurs: la ligne qui écoute leurs souffrances

 
Suicide chez les agriculteurs: la ligne qui écoute leurs souffrances
ACTUALITÉS  23/02/2022  https://www.huffingtonpost.fr/ *

Depuis 2014, un numéro gratuit permet aux agriculteurs en difficulté de dialoguer de manière anonyme avec un psychologue.
Par Lucie Hennequin
 
AGRICULTURE - Chaque jour, au moins un agriculteur se suicide en France. Ce chiffre, trop souvent oublié, date de 2016. Le suicide est la troisième cause de mortalité chez les agriculteurs. En 2014, un service d’écoute téléphonique, nommé Agri’Écoute, est créé pour permettre aux agriculteurs en détresse d’appeler à l’aide.

Le numéro (09.69.39.29.19) a été lancé avec le plan 2011-2014 de prévention du suicide, confié par le gouvernement à la MSA, la sécurité sociale agricole. Deux récents rapports parlementaires (en 2020 et 2021) ont conduit à l’élaboration en novembre 2021 d’une feuille de route pour la prévention du mal-être et l’accompagnement des agriculteurs en difficulté, qui prévoit notamment de renforcer Agri’Écoute.

Depuis début 2021, c’est le cabinet Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux au travail, qui gère les appels. Les règles de confidentialité rendant impossible la réalisation d’un reportage auprès des psychologues, sa responsable a bien voulu répondre aux questions du HuffPost.

300 appels par mois

La ligne d’écoute, derrière laquelle on retrouve une vingtaine de psychologues, est dédiée aux exploitants agricoles et aux salariés du milieu agricole. Elle parvient à répondre à 96% des 300 appels par mois. Les deux tiers sont des exploitants agricoles, souvent isolés.

“Ils sont très souvent seuls avec eux-mêmes, leurs difficultés, les charges administratives, la pression financière, les aléas climatiques... énumère Sophie Cot Rascol, psychologue responsable d’Agri’Écoute. Au bout d’un moment, ils se sentent tellement seuls qu’ils n’ont même plus la force d’aller chercher de l’aide.”

Une solitude qui a pu être accentuée, ces deux dernières années, par l’épidémie de Covid-19, “même si nous sommes revenus aux chiffres habituels”, précise la psychologue. C’est la tranche d’âge 51-60 ans qui sollicite le plus la plateforme (27% des appels), ce qui n’est pas surprenant, puisqu’un agriculteur sur quatre a plus de 60 ans. Juste derrière, ce sont les 41-50 ans qui téléphonent.

“C’est comme une spirale, tout se confond”

Les raisons qui poussent à composer le numéro sont “très imbriquées et très combinées”, selon la psychologue. “C’est comme une spirale, qui commence souvent par des difficultés financières, pas prises à temps, expose-t-elle. Elles prennent vite de la place et génèrent une dégradation sociale, puis familiale car cela crée des tensions... Et au final, on ne sait plus bien si c’est strictement pro ou perso, tout se confond.”

Leurs conditions de travail déjà difficiles sont aussi tributaires de la météo et de l’environnement. “On peut avoir une concentration d’appels quand il y a un aléa climatique grave, comme le gel des vignes en avril dernier dans le Sud”, se souvient la psychologue.

Un mal-être parfois accentué par “l’agribashing” dont ils estiment être la cible. “Ils peuvent se sentir pris en otage entre l’opinion publique et les réalités économiques de leur exploitation, qui ne permettent pas toujours le glissement vers un modèle de production moins intensif”, explique la psychologue.

La personne choisit un pseudonyme ou un identifiant, qui permettra de se souvenir que c’était, par exemple, "Petite fleur du 33".psychologue d'Agri'Écoute

Les agriculteurs qui composent le numéro d’appel sont directement mis en relation avec un psychologue de l’équipe, formé à la détection et gestion des risques suicidaires. L’entretien est strictement anonyme et confidentiel.

Il dure en général 45 minutes, après quoi les professionnels peuvent proposer un deuxième rendez-vous. Car si certaines fois, un appel unique suffit à soulager la personne et à désamorcer sa détresse, l’option d’être suivi sur plusieurs entretiens -jusqu’à cinq-, par le même psychologue, est possible, gratuitement.

“Pour cela, la personne choisit un pseudonyme ou identifiant, explique Sophie Cot Rascol, qui permettra de se souvenir que c’était, par exemple, ‘Petite fleur du 33’. Ça se passe vraiment comme ça!”.

“La nuit, ce sont les appels les plus difficiles”

53% des personnes qui appellent sont des hommes, dans un milieu qui reste majoritairement masculin. 30% des “actifs permanents agricoles” comptabilisés sont des femmes, selon les chiffres du ministère.

La ligne d’écoute fonctionne 24h/24, tous les jours de l’année. Les agriculteurs appellent tout autant la semaine que le week-end, principalement entre 8h et 20h. Mais il arrive que certains appellent aussi en pleine nuit.

“Malheureusement, ce sont les personnes qui souvent sont dans un état de panique ou d’angoisse extrême. La nuit, ce sont les appels les plus difficiles”, témoigne la psychologue. En cas de risque “imminent”, les professionnels appellent les urgences. Un processus d’alerte déclenché cinq fois en 2021, selon la responsable de la plateforme.

"J'ai peur de faire une bêtise. Et j'ai d'autant plus peur que dans ma famille, on est marqué par trois ou quatre générations d'agriculteurs qui se sont suicidés."témoignage d'un agriculteur

Consulter un psychologue peut s’avérer difficile, car cela ne fait pas partie de la culture rurale. “On observe un peu moins de résistance chez les jeunes, note Sophie Cot Rascol. Mais le plus grand défi, c’est de les convaincre que ce n’est pas réservé à des situations de maladie.”

Pas l’habitude de demander de l’aide, de parler de soi, sentiment de honte ou de gêne... L’anonymisation des appels aide les agriculteurs à franchir le pas. “Dans les premières secondes de l’appel, en général, ils vérifient le caractère anonyme et confidentiel, souligne la psychologue. C’est ce qui libère la parole.”

Parfois, certains agriculteurs n’arrivent tout simplement pas à parler. “Cela peut arriver quand la personne a eu le réflexe d’appeler alors même qu’elle était en train de connaître une crise d’angoisse”, raconte Sophie Cot Rascol.

Le poids de l’héritage familial

Le suicide lui-même peut devenir une source d’angoisse, en particulier quand il fait partie de l’histoire familiale. “En tant que psychologue, on n’est jamais habitué à entendre, entre deux sanglots: ‘J’ai peur de faire une bêtise. Et j’ai d’autant plus peur que dans ma famille, on est marqué par trois ou quatre générations d’agriculteurs qui se sont suicidés’″, raconte-t-elle.

Pour la professionnelle, certains agriculteurs portent le poids des générations précédentes, pour qui le suicide était un tabou. “On en faisait un secret familial, avec tout le retentissement psychologique que ça génère pour toute la lignée familiale, explique Sophie Cot Rascol. Il y a comme une peur de contagion ou de fatalité.”
Souvent on entend dire: “On ne parle pas de ces choses-là chez nous. Parce que chez nous, on ne dit pas si ça va mal.”psychologue d'Agri'Écoute

Les agriculteurs qui appellent ne sont pas tous isolés socialement. Par tabou ou par pudeur, certains n’arrivent pas à verbaliser leurs angoisses, même avec leurs proches. “Souvent on entend dire: ‘On ne parle pas de ces choses-là chez nous. Parce que chez nous, on ne dit pas si ça va mal’″, relate la psychologue.

Les exploitations familiales se transmettent souvent de génération en génération, avec parfois l’impression de ne pas avoir le choix, le sentiment que ”ça ne peut pas être autrement”. Ce qui peut peser sur certains agriculteurs et venir s’ajouter à d’autres difficultés.
Une plateforme de tchat

Si le téléphone est “le cœur du réacteur”, Agri’Ecoute se décline aussi depuis décembre 2021 sur Internet. “Certaines personnes ont besoin d’encore plus de discrétion et le format écrit peut leur convenir davantage”, explique la responsable. Il est possible d’y discuter avec un psychologue, poser une question par e-mail, prendre un rendez-vous téléphonique ou accéder à des fiches conseil.

À l’issue de l’appel, les personnes peuvent aussi être orientées vers l’une des trente-cinq “cellules pluridisciplinaires de prévention”, gérées par les caisses de la sécurité sociale agricole et réparties sur tout le territoire. Les agriculteurs peuvent y trouver, répartis localement, assistants sociaux, médecins, conseillers techniques, médiateurs... En fonction de leur situation.

“Souvent, au téléphone, une fois que la pression est un peu retombée, les gens nous avouent qu’ils avaient très peur de parler à un psychologue ou qu’ils n’en voyaient pas trop l’utilité, concède Sophie Cot Rascol. Et finalement, ils raccrochent avec des pistes de solutions et se sentent moins seuls.”


Le service “Agri’écoute” est joignable au 09.69.39.29.19, 24h/24 et 7j/7 au prix d’un appel local (gratuit depuis une box). Il existe également une plateforme agriecoute.fr qui permet de tchatter, prendre rendez-vous avec un psychologue ou consulter des fiches et conseils sur la santé mentale. À noter aussi l’existence du 3114, numéro national de prévention du suicide mis en place par le ministère de la Santé.
https://www.huffingtonpost.fr/entry/suicide-chez-les-agriculteurs-la-ligne-qui-ecoute-leurs-souffrances_fr_620bceffe4b083bd1cc51059

Les bibliothèques des GHU Paris :Une frise pédagogique et interactive sur l'histoire moderne de la suicidologie


Une frise pédagogique et interactive sur l'histoire moderne de la suicidologie
Le 02/14/2022sur https://bibliotheques.ghu-paris.fr/*
Une frise pédagogique et interactive sur l'histoire moderne de la suicidologie
Découvrez les faits marquants de l’histoire moderne de la suicidologie à travers une frise pédagogique et interactive ! Une nouveauté à retrouver dans notre Biblioguide suicidologie.

La question du suicide a été abordée dès l’Antiquité par les philosophes, puis par les théologiens, et à partir du XIXe siècle par les auteurs de disciplines naissantes, aliénistes, sociologues, psychologues et psychanalystes.

Toutefois, la prévention du suicide est en grande partie un concept d’après-guerre. Nous avons donc choisi de rapporter ici les faits marquants de l’histoire moderne de la suicidologie, terme lui-même contemporain de la prévention du suicide.

Réalisée en collaboration avec les professeurs Fabrice Jollant et Jean-Pierre Soubrier, spécialistes en suicidologie, cette frise chronologique permet de visualiser, de façon pédagogique et interactive, l’évolution de la prévention du suicide à partir des années 50, en France et aux États-Unis :
  • Figures marquantes et premières publications,
  • Début des politiques de santé et de recherche sur le suicide,
  • Premières permanences téléphoniques,
  • Créations d'associations et organismes spécialisés, etc.

Découvrir le Biblioguide suicidologie

Au-delà de l’histoire de la suicidologie, le biblioguide propose une sélection de ressources (définitions, bibliographies, sites web) pour une compréhension la plus complète possible de cette approche en s’appuyant sur des entrées thématiques choisies.

jeudi 24 février 2022

MANIFESTATIONS Chatelaudren (22) 1/03/22, Pontrieux (22) 4/03/22 soirées : documentaire, témoignages et échanges La vie après le suicide d'un proche

2 soirées : documentaire, témoignages et échanges

La vie après le suicide d'un proche

mardi 1 mars, 20h à Chatelaudren : Salle de spectacle, Petit écho de la mode

Vendredi 4 mars, 20h à Pontrieux : Salle d'animation, place de la liberté

 Pour toutes information 06 70 62 63 19 alinea@fondationbonsauveur.fr


mardi 22 février 2022

Santé publique France : Santé mentale. Point mensuel, février 2022.

Santé mentale. Point mensuel, février 2022.
Publié le 10 février 2022
Mis à jour le 10 février 2022
"Ce bilan est publié une fois par mois en remplacement du Point Epidémio hebdomadaire
sur la santé mentale, produit depuis février 2021 à partir des données de passages aux
urgences du réseau OSCOUR® et des actes médicaux SOS Médecins. Il a pour objectif
d’apporter un complément d’analyse en termes d’indicateurs et de classes d’âges. Une
édition régionale est également produite à un rythme bimestriel"

Points clés

En semaine 05, dans les 2 réseaux, les principales hausses s’observaient chez les 18-24 ans.

Aux urgences :
Les passages pour geste et idées suicidaires et troubles de l’humeur étaient stables ou en baisse mais restaient à des niveaux élevés, comparables voire supérieurs à ceux observés début 2021.
Parmi les autres indicateurs, on retient dans des niveaux supérieurs aux années précédentes, une hausse des passages pour troubles psychotiques chez les 18-24 ans.

Dans le réseau SOS Médecins :
Augmentation des actes médicaux pour angoisse chez les adultes de 18 ans et plus (niveaux comparables), ainsi que pour état dépressif chez les 18-24 ans avec des effectifs faibles (niveaux supérieurs).


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Source https://www.santepubliquefrance.fr/surveillance-syndromique-sursaud-R/documents/bulletin-national/2022/sante-mentale.-point-mensuel-fevrier-2022