samedi 22 janvier 2022

MàJ La feuille de route santé mentale et psychiatrie : Mise en œuvre de la feuille de route « santé mentale et psychiatrie »

Mise en œuvre de la feuille de route « santé mentale et psychiatrie »
publié le 21.01.22
Communiqués et dossiers de presse SantéSanté mentale

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, ont réuni ce vendredi 21 janvier le 5ème comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie. A cette occasion les ministres ont salué l’engagement des professionnels de la psychiatrie et appelé à la mobilisation de tous les acteurs du secteur pour amplifier la mise en œuvre de la feuille de route « santé mentale et psychiatrie », considérablement enrichie par les Assises de la santé mentale.

A l’occasion du comité stratégique réunissant l’ensemble des acteurs de la santé mentale et de la psychiatrie, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a salué l’engagement des professionnels du secteur. Dans un contexte de fortes tensions démographiques et alors que la demande de soins s’est particulièrement accrue sous l’effet de la crise Covid, le ministre a souligné la capacité du secteur de la santé mentale et de la psychiatrie à innover dans l’intérêt de la prise en charge des Français.

M. Olivier Véran a rappelé que la préservation de la santé mentale des Français est une préoccupation constante du Gouvernement. En témoignent les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, clôturées par le Président de la République en septembre dernier, preuve d’un engagement au plus niveau de l’Etat pour faire de la santé mentale une priorité sociétale. Les mesures qui y ont été annoncées ont considérablement enrichi la feuille de route du Pr Frank Bellivier, délégué ministériel à la santé mentale et à la Psychiatrie. Cette feuille de route est constituée aujourd’hui d’une
cinquantaine d’actions déclinées autour de trois axes complémentaires.

S’agissant de la « promotion du bien-être mental et la prévention de la souffrance psychique », Olivier Véran a rappelé que tout au long de la crise, l’état de santé mentale de la population a été régulièrement suivi notamment via les enquêtes de Santé Publique France. Pour sensibiliser le grand public aux risques en santé mentale liés à la crise épidémique, et lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques, des campagnes nationales de communication et de prévention ont été mises en place en 2021 et seront poursuivies.

Les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) initialement développés dans le milieu universitaire et qui permettent une détection précoce de la souffrance psychique par les pairs, concernent déjà 10 000 secouristes. Leur montée en puissance se poursuit et s’élargit à de nouveaux publics et à de nouveaux secteurs professionnels.

Le dispositif VigilanS de prévention de la récidive suicidaire, déployé aujourd’hui dans 16régions a concerné l’an passé 22 000 personnes. Il est complété depuis le 1er octobre dernier par la ligne 3114 du numéro national d’appel de prévention du suicide. Les 11 centres répondants, dont 3 ouverts 24h/24, assurent aujourd’hui la réponse pour l’ensemble du territoire national. Avec 27.000 appels reçus en 3 mois, ce dispositif a pleinement démontré son utilité.

Concernant les actions pour des parcours de soins accessibles, plus fluides et de qualité, l’effort s’est amplifié et accéléré. Rappelant la progression de 2,4% des crédits alloués à la psychiatrie en 2021, Olivier Véran a souligné que la dynamique de transformation de l’offre psychiatrique a été accompagnée financièrement d’une nouvelle enveloppe de 40 millions d’euros. Elle permettra de soutenir 87 projets pour renforcer la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, dont 24 projets pour la psychiatrie périnatale. Ces projets complèteront les engagements de la stratégie des « 1000 premiers jours » portée par Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé. Elle permettra également le soutien de 42 projets dans le cadre du fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie.

Les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie ont permis par ailleurs d’annoncer une sériede mesures fortes, attendues par le secteur :
- la création à titre expérimental des « maisons de l’enfant et de la famille » ;
- le renforcement des « Maisons des Ados », des CMP IJ, des CMP, des équipes mobiles psychiatriques, et de l’Accueil familial thérapeutique ;
- la mise en place d’un volet psychiatrique du SAS ;
- la création de lits à la demande ;
- la création d’équipes mobiles psychiatriques intervenant auprès des personnes âgées en EHPAD et autres Etablissements Médico-Sociaux.

La mise en œuvre de ces mesures sera précisée avant la fin de ce trimestre, à l’issue de travaux en cours menés notamment avec la Commission Nationale de la Psychiatrie (CNP) présidée par le Pr. Michel Lejoyeux.

Enfin, mesure phare annoncée par le Président de la République, le dispositif « MonPsy » permettra dès le printemps prochain aux personnes ayant des troubles psychiques d’intensité légère à modérée, de bénéficier de 8 séances remboursées chez un psychologue conventionné avec l’assurance maladie.

Sophie Cluzel a rappelé les avancées enregistrées et les perspectives ouvertes par les mesures relatives à l’insertion sociale des personnes en situation de handicap psychique : soutien résolu à l’autodétermination des personnes concernées via la pair-aidance (600 Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM), promotion de l’intervention de pairs professionnels) ; aide aux aidants, via la Stratégie nationale de mobilisation et de soutien « Agir pour les aidants » 2020-2022 ; politique active d’insertion dans l’emploi et pour l’accès au logement, via l’habitat inclusif et le programme « un chez soi d’abord » étendu aux jeunes ; renforcement des équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP) ou encore le recrutement prévu sur trois ans de 500 psychologues et infirmiers pour intervenir dans les lieux d’hébergement et d’accueil.

En conclusion, le ministre des Solidarités et de la Santé a tracé les perspectives pour ancrer pleinement l’ambition portée par la feuille de route actualisée dans les territoires avec le développement d’une culture de la santé mentale et de la prévention, la promotion d’une approche populationnelle et le renforcement de l’attractivité de la psychiatrie ou encore la consolidation des projets territoriaux de santé mentale afin d’accompagner ces dynamiques.

Olivier Véran a déclaré que « les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, clôturées parle Président de la République, ont marqué un tournant supplémentaire dans le soutien à la discipline renforçant la feuille de route santé mentale et psychiatrie. Un cap est aujourd’hui fermement fixé, avec des orientations fortes du gouvernement et des mesures concrètes. Elles nous permettent d’engager les évolutions commandées par le contexte et les besoins et attentes des personnes et professionnels concernés »

Sophie Cluzel a déclaré que « L’approche transversale de la politique de santé mentale mobilisée par la feuille de route a permis d’appréhender tous les aspects de la citoyenneté pour renforcer l’autodétermination des personnes en situation de handicap psychique : le bien être mental, la prévention de la souffrance psychique, l’accès aux soins, mais aussi à l’emploi, au logement, à la vie sociale, à l’échange et au partage avec les autres. Il s’agit de donner aux personnes les moyens d’être acteur de leurs parcours de vie »

Le document dressant le bilan complet de la feuille de route santé mentale et psychiatrie sera disponible sur le site du ministère des solidarités et de la sante : https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/Feuille-de-route-de-la-sante-mentale-et-de-la-psychiatrie-11179/


pdf Communiqué de presse - Mise en œuvre de la feuille de route « santé mentale et (...) Téléchargement (196.1 ko)

 https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/mise-en-oeuvre-de-la-feuille-de-route-sante-mentale-et-psychiatrie

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Extraits Discours d’Olivier Véran au Congrès de l’Encéphale 2022 - Palais des Congrès

19 janvier 2022 source https://solidarites-sante.gouv.fr/*

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"Je constate que nous vivons aujourd’hui un moment que je qualifierais de paradoxal et d’exceptionnel pour la santé mentale et la psychiatrie en France :
- D’un côté, jamais la pression n’a été aussi forte, les difficultés aussi importantes, avec la démographie préoccupante et le déficit d’attractivité de la discipline, l’épuisement des équipes… ;
- D’un autre côté, nous n’avons jamais eu un tel engagement au plus haut niveau politique en faveur de la santé mentale et de la psychiatrie, avec la volonté affirmée d’en faire un vrai sujet sociétal, appuyé par la prise de conscience collective de leur importance respective.

À ce titre, les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie des 27 et 28 septembre derniers, clôturées par le président de la République, ont marqué un tournant majeur comme je le disais, avec au moins trois messages essentiels :
- La santé mentale, partie intégrante de notre santé, est un sujet qui nous concerne tous et qui doit être appréhendé comme tel ;
- Elle doit s’appréhender globalement dans ses différentes dimensions, de la prévention et du soin notamment ;
- Elle requiert une mobilisation collective qui doit perdurer au-delà de ce qui est né durant la crise.

Un cap est aujourd’hui fixé, avec des orientations fortes du gouvernement et des mesures concrètes.

La feuille de route santé mentale et psychiatrie, lancée il y a trois ans et demi par Agnès Buzyn et pilotée par le délégué ministériel Frank Bellivier s’est ainsi considérablement enrichie des mesures dédiées dans le Ségur de la santé et des 30 mesures des Assises. En bref, certaines mesures complètent et concrétisent des actions déjà inscrites, quand d’autres ouvrent de nouveaux champs d’action.

Au total, une cinquantaine d’actions-phares composent aujourd’hui notre feuille de route, déclinées autours de ses trois axes, dont je vais partager les principaux enjeux avec vous.

2. S’agissant du premier axe, des avancées majeures sont enregistrées pour promouvoir le bien-être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance psychique et prévenir le suicide.

L’état de santé mentale de la population a été régulièrement suivi tout au long de la crise, grâce à la production par Santé publique France de tableaux de bord incluant des données sur les enfants et les jeunes, et des vagues mensuelles de l’enquête CoviPrev.

Une enquête pérenne sur la santé mentale des enfants de moins de 11 ans, pour lesquels nous ne disposions pas d’information globale jusqu’ici, est en cours de mise en oeuvre en milieu scolaire.

La lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques, de leur représentation et des personnes qui en sont atteintes, a connu une impulsion décisive sous l’effet de la crise Covid.

Les campagnes de communication de Santé publique France ont fait sortir la santé mentale du silence et de la « clandestinité » qui l’entouraient. En 2021 des campagnes de communication à destination du grand public ont été lancées et nous poursuivrons cette communication, principalement à destination des jeunes.

S’agissant de la promotion du bien-être mental, le développement des compétences psycho sociales y participe pleinement. Elles peuvent être mises en place dans tous les milieux de vie, dès le plus jeune âge.

Comme annoncé aux Assises, nous présenterons sur ce premier trimestre avec l’Éducation nationale une stratégie multisectorielle, pour un cadre de référence partagé à leur déploiement vers les enfants et les jeunes.

La prévention de la souffrance psychique quant à elle, passe notamment par la solidarité. Le développement du programme des Premiers Secours en Santé Mentale y contribue et je tiens beaucoup au développement de ce dispositif qui a fait ses preuves à l’étranger et qui est également un très beau vecteur de sensibilisation.

Le déploiement de ce programme initié dans les universités se poursuit avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal et des modules de formation complémentaires sont en cours de déploiement pour les adolescents ou les personnes âgées.

Parallèlement, la diffusion de ce programme va se poursuivre auprès des agents des 3 fonctions publiques, via une circulaire interministérielle. Son extension vers d’autres secteurs est encouragée, par exemple dans le cadre du plan de prévention du mal-être des agriculteurs, que nous avons présenté le 24 novembre dernier avec Julien Denormandie et Laurent Pietraszewski.

Le dipositif VigilanS de prévention de la récidive suicidaire est, quant à lui, déployé dans 16 régions et 22 000 patients ont été inclus dans le dispositif en 2021. Cette année, au-delà de l’objectif régional, nous viserons une couverture plus large des départements.

Parallèlement, nous avons ouvert avec succès le 1er octobre dernier la ligne 3114 du numéro national d’appel de prévention du suicide. 11 centres répondants, dont 3 en « H 24 » assurent aujourd’hui la réponse pour l’ensemble du territoire national.

27 000 appels ont été reçus ; une part significative de ces appels (10 à 15%) concerne une crise suicidaire en cours et ont nécessité une intervention des secours : ceci tend à montrer l’utilité vitale du dispositif. En 2022, pour le renforcer, de nouveaux centres répondants seront ouverts ; des actions de communication ciblées seront également menées.

 

Lire L'intégralité du discours https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/discours/article/discours-d-olivier-veran-au-congres-de-l-encephale-2022-palais-des-congres 

ETUDE RECHERCHE USA Fatigue, colère, idées suicidaires : comment la politique nous rend malade, décrypte une étude

SOCIÉTÉ ET POLITIQUE
Fatigue, colère, idées suicidaires : comment la politique nous rend malade, décrypte une étude
Lord Henri Voton
Écrit par Manon Morisse | Le 20.01.2022 https://www.neonmag.fr/*

La politique est souvent vécue sous le prisme du positionnement idéologique ou de la communication. Mais il existe aussi une réalité psychologique, et parfois même médicale, derrière le suivi de l'info, comme le dévoile une nouvelle étude américaine.

Que l'on soit engagé, observateur ou désintéressé, il est difficile d'échapper à l'ampleur médiatique de la politique à 3 mois des présidentielles. Et ce contexte pèse parfois très lourd dans nos esprits. Le politologue américain Kevin Smith a publié ce 14 janvier dans la revue Plos One les résultats de son étude sur les conséquences du climat politique sur la santé sociale, psychologique et même physique.

Le politologue avait déjà étudié le phénomène sur une partie de la population américaine en mars 2017. Fin 2020, juste avant les élections américaines, il avait de nouveau posé 32 questions à 700 participants avant puis après les élections, en octobre puis en novembre.
Des résultats alertants selon le chercheur

Semblables aux résultats de 2017, l'enquête de 2020 a révélé qu'environ 40% des Américains ont identifié la politique comme une source importante de stress. Entre un cinquième et un tiers des adultes (soit 50 à 85 millions de personnes) accusent la politique de leur causer de la fatigue, des sentiments de colère, de la perte de sang-froid et de déclencher des comportements compulsifs. Environ un quart des adultes ont déclaré avoir sérieusement envisagé de déménager à cause de la politique. Enfin, 5% des personnes interrogées ont déclaré avoir déjà envisagé le suicide à cause de la politique, ou l’accusent du moins d’être la cause de leurs pensées suicidaires.

Ce qui inquiète le professeur de sciences politiques, c'est la continuité de ces résultats avec ceux de l'étude précédente, tel qu'il l'écrit dans son communiqué de presse : "Cette deuxième série d'enquêtes démontre que la première enquête n'était pas hors du champ et que cela était déjà révélateur de ce que vivent de nombreux Américains". Ce n'est donc pas le changement de présidence qui a affecté les personnes sondées, tel qu'il le pensait.

Le plus étonnant a été la découverte répétée des pensées suicidaires chez une poignée des personnes. "Nous nous sommes demandé s'il s'agissait d'un artefact statistique. Mais dans les deux enquêtes depuis, nous avons trouvé exactement la même chose, donc des millions d'adultes américains ont envisagé le suicide à cause de la politique. C'est un grave problème de santé". Les adultes les plus susceptibles d'être négativement affectés par la politique sont les plus jeunes, plus souvent de tendance démocrate, plus intéressés par la politique et plus engagés politiquement.

Avec de tels résultats, le professeur anticipe "un potentiel effet de démobilisation" : « Si les gens considèrent la politique comme conflictuelle et potentiellement comme une menace pour leur bien-être, ils diront : "Au diable, je ne veux pas m'impliquer". Mais les démocraties dépendent de la participation. Nous avons besoin de citoyens engagés civiquement. »

Alors, comment ces effets peuvent-ils être atténués ? C'est une question que Smith prévoit d'explorer plus avant dans de futures recherches, bien que son équipe ait identifié un outil possible : devenir plus informé sur le plan politique.

"Les personnes mieux informées sur le plan politique étaient moins susceptibles de signaler ces résultats négatifs", estime Smith. "Quelque chose que j'aimerais vraiment examiner, c'est que si vous prenez quelqu'un qui s'intéresse politiquement, mais pas particulièrement bien informé politiquement, et qu'il recevait des informations sur le système politique, cela réduirait-il ces coûts négatifs de la politique ? Cela pourrait être un résultat positif de l'éducation civique qui n'a jamais été envisagé auparavant.

https://www.neonmag.fr/fatigue-colere-idees-suicidaires-comment-la-politique-nous-rend-malade-decrypte-une-etude-557881.html

jeudi 20 janvier 2022

USA Une enquête auprès des Américains qui ont tenté de se suicider révèle que beaucoup ne reçoivent pas de soins


Une enquête auprès des Américains qui ont tenté de se suicider révèle que beaucoup ne reçoivent pas de soins

Le nombre de personnes qui tentent de se suicider a augmenté régulièrement aux États-Unis. Mais malgré les gains en matière de couverture sanitaire, près de la moitié ne reçoivent pas de traitement de santé mentale.
D apres article Survey of Americans Who Attempted Suicide Finds Many Aren’t Getting Care
https://www.nytimes.com*



Un rassemblement pour la prévention du suicide à Washington, DC, en 2019. De 2008 à 2019, l'incidence des tentatives de suicide est passée de 481 à 564 pour 100 000 adultes.Crédit...Evelyn Hockstein/Pour le Washington Post, via Getty Images

Les tentatives de suicide aux États-Unis ont montré une "augmentation substantielle et alarmante" au cours de la dernière décennie, mais un nombre est resté le même, selon une nouvelle étude : année après année, environ 40 % des personnes qui ont récemment tenté de se suicider ont déclaré qu'elles ne recevaient pas de services de santé mentale.

L'étude, publiée mercredi dans JAMA Psychiatry, retrace une augmentation de l'incidence des tentatives de suicide , définies comme des "tentatives de suicide autodéclarées au cours des 12 derniers mois", de 2008 à 2019. Au cours de cette période, l'incidence est passée de 481 à 564 pour 100 000 adultes.
Les chercheurs se sont appuyés sur les données de 484 732 réponses à l'enquête nationale annuelle du gouvernement fédéral sur la consommation de drogues et la santé, qui comprend des personnes qui n'ont pas d'assurance et ont peu de contacts avec le système de santé. Étant donné que les données sont autodéclarées, elles pourraient refléter des souvenirs erronés ou inexacts.

Ils ont trouvé la plus forte augmentation des tentatives de suicide chez les femmes ; jeunes adultes entre 18 et 25 ans; les célibataires; les personnes moins scolarisées ; et les personnes qui consomment régulièrement des substances comme l'alcool ou le cannabis. Un seul groupe, les adultes de 50 à 64 ans, a connu une diminution significative des tentatives de suicide au cours de cette période.

L'une des principales conclusions était qu'il n'y avait pas de changement significatif dans l'utilisation des services de santé mentale par les personnes qui avaient tenté de se suicider, malgré l'adoption de la loi sur les soins abordables en 2010 et la diminution de la stigmatisation autour des soins de santé mentale.

Au cours de la période de 11 ans, un taux constant d'environ 40% des personnes qui ont tenté de se suicider l'année précédente ont déclaré ne pas recevoir de soins de santé mentale, a déclaré Greg Rhee, professeur adjoint de psychiatrie à la Yale School of Medicine et l'un des les auteurs de l'étude.

La loi sur les soins abordables, qui est entrée pleinement en vigueur en 2014, exigeait que tous les plans de santé couvrent les services de santé mentale et de toxicomanie, et a également fortement réduit le nombre de personnes non assurées aux États-Unis. En 2008, 43,8 millions d'Américains, soit 14,7 % de la population , n'étaient pas assurés , selon les Centers for Disease Control and Prevention. En 2020, le nombre total de personnes non assurées était tombé à 28 millions, soit 8,6 % de la population , a rapporté le Census Bureau.

Pourtant, de nombreux répondants à l'enquête dans le nouveau rapport ont déclaré que le coût des soins de santé mentale était prohibitif; d'autres ont dit qu'ils ne savaient pas où aller pour se faire soigner ou qu'ils n'avaient pas de moyen de transport.

"C'est un énorme problème de santé publique", a déclaré le Dr Rhee. «Nous savons que les soins de santé mentale aux États-Unis sont vraiment fragmentés et compliqués, et nous savons également que tout le monde n'a pas un accès égal aux soins de santé mentale. Donc, ce n'est pas surprenant.

Étant donné que les personnes qui tentent de se suicider ont une probabilité plus élevée de faire une autre tentative au cours des six prochains mois par rapport à la population générale, les obstacles au traitement sont particulièrement troublants, a-t-il déclaré.

"C'est notre idée de l'espoir", a-t-il déclaré. « C'est le but de la structure médicale. Nous voulons fournir des soins de santé aux personnes qui tentent de se suicider.

Le suicide est l'une des 10 principales causes de décès aux États-Unis, avec un nombre annuel de décès qui a augmenté de 60% au cours des dernières décennies, passant de 29 180 en 1999 à 48 344 en 2018. Au cours de cette période, le taux de suicide dans la population a augmenté de 35% , diminuant pour la première fois, de 2%, en 2019, selon le CDC

Cela s'est produit malgré les progrès significatifs de la science du cerveau et le développement d'interventions prometteuses utilisant la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie familiale basée sur l'attachement et la thérapie comportementale dialectique, a déclaré le Dr Christine Moutier, médecin-chef de la Fondation américaine pour la prévention du suicide.

"On dirait, pourquoi les taux n'ont-ils pas baissé?"  "Jusqu'en 2018, il est très clair que ceux-ci doivent encore être rendus accessibles à la population générale."

L'étude suggère que dans l'ensemble, les personnes qui tentent de se suicider sont confrontées à des obstacles d'accès particulièrement élevés, car la population américaine dans son ensemble utilise les services de santé mentale à un niveau plus élevé que jamais auparavant, des recherches récentes suggérant qu'un Américain sur quatre recevait des soins. , a déclaré le Dr Moutier.

"Ce n'est pas une nouvelle découverte, de ce point de vue, mais c'est terriblement préoccupant", a déclaré le Dr Moutier, qui n'a pas participé à l'étude.

La population des personnes qui ont tenté de se suicider est distincte, sur le plan démographique, de celles qui se sont suicidées : alors que les femmes représentent la majorité des tentatives de suicide, plus des trois quarts des personnes qui meurent par suicide sont des hommes, les données montrent, parmi d'autres raisons parce que les hommes sont plus susceptibles d'utiliser des armes à feu.

Les personnes qui survivent à une tentative de suicide s'en sortent souvent bien après, a déclaré le Dr Paul Nestadt, professeur adjoint de psychologie à Johns Hopkins qui a fait des recherches sur l'épidémiologie du suicide.

Il a cité une étude de 1978 portant sur 515 personnes qui avaient tenté de se suicider au Golden Gate Bridge à San Francisco ; après avoir suivi les survivants pendant 26 ans, les chercheurs ont découvert que 94 % d'entre eux étaient vivants ou étaient morts de causes naturelles, et que seulement 4,9 % étaient décédés par suicide par la suite.

Le Dr Nestadt, qui n'a pas participé à l'étude, a déclaré que les nouvelles données indiquent, une fois de plus, la rareté des lits psychiatriques ou des professionnels de la santé mentale qui souscrivent une assurance, des facteurs qui ont empêché la science médicale de faire baisser les taux de suicide du pays.

"En fin de compte, nos traitements fonctionnent vraiment, c'est l'une des choses qui surprend toujours les étudiants en médecine qui font des rotations en psychiatrie", a-t-il déclaré. «Mais les gens doivent pouvoir accéder aux soins. Quand ils ne peuvent pas, ils se retrouvent avec moins de choix.


https://www.nytimes.com/2022/01/19/health/suicide-attempts-us.html


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D'apres January 20, 2022 Use of mental health services stagnant despite rise in suicide attempts among US adults Par Robert Herpen, M.A.
Source/Divulgations
La source: Bommersbach T, et al. JAMA Psychiatry. 2022;doi/10.1001/jamapsychiatry.2021.3958.

Malgré une augmentation du taux de tentatives de suicide, l'utilisation des services de santé mentale par ceux qui ont tenté de se suicider dans l'année qui a suivi n'a pas augmenté, selon une étude transversale nationale publiée dans JAMA Psychiatry .

« Les tentatives de suicide sont le facteur de risque de suicide le plus important et le facteur de risque le plus susceptible de précipiter le contact avec le système de santé. Le taux de suicide dans l'année suivant une tentative de suicide a été estimé à 0,8 % à 3 % pour les hommes et à 0,3 % à 1,9 % pour les femmes » , a déclaré Tanner Bommersbach , MD, MPH, du département de psychiatrie de la Yale University School of Médecine, et ses collègues ont écrit. "Parce que les approches de prévention du suicide les plus efficaces reposent sur l'identification et le traitement des personnes à haut risque de suicide, les tentatives de suicide offrent une occasion précieuse d'intervenir à un moment critique pour prévenir un suicide futur."  Source : Adobe Stock

Bommersbach et ses collègues ont cherché à estimer les taux annuels de tentatives de suicide et d'utilisation des services de santé mentale chez les adultes américains, car il existe peu d'informations sur les tendances récentes de la prévalence et des facteurs de risque, ainsi que sur les tentatives de suicide et les soins aigus chez les adultes qui ont tenté de se suicider aux États-Unis. l'année dernière, ont-ils écrit.

Les chercheurs ont recueilli des informations de l'Enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé entre 2008 et 2019. Ils comprenaient des civils américains non institutionnalisés âgés de 18 ans ou plus. Au total, 484 732 adultes ont participé, dont 69,8 % âgés de 35 ans ou moins, 51,8 % de femmes et 65,7 % de Blancs non hispaniques.

Les chercheurs ont déterminé le taux global de suicide pour 100 000 adultes dans la population générale et estimé les tendances nationales au cours de la période d'étude. Des analyses de sous-groupes supplémentaires ont été effectuées en ventilant les tendances concernant les caractéristiques démographiques et les conditions cliniques. À partir de ces informations, les tendances de l'utilisation des services de santé mentale parmi ceux qui ont signalé des tentatives au cours de l'année précédente ont été examinées.

Les résultats ont montré 4 342 tentatives de suicide au cours de l'année écoulée au cours de la période de l'étude. Bommersbach et ses collègues ont signalé une augmentation du taux pondéré non ajusté de tentatives de suicide pour 100 000 habitants de 481,2 à 563,9 (OR = 1,17 ; IC à 95 %, 1,01-1,36), qui est resté significatif après ajustement pour les caractéristiques sociodémographiques (OR ajusté = 1,23 ; 95 % IC, 1,05-1,44), entre 2008 et 2019. Les taux de tentatives de suicide ont augmenté chez les personnes âgées de 18 à 25 ans (aOR = 1,81 ; IC à 95 %, 1,52-2,16), les femmes (aOR = 1,33 ; IC à 95 %, 1,09-1,62 ), ceux qui étaient au chômage (ORa = 2,22 ; IC 95 %, 1,58-3,12), ceux qui ne se sont jamais mariés (ORa = 1,6 ; IC 95 %, 1,31-1,96) et ceux qui ont consommé des substances (ORa = 1,44 ; IC 95 %, 1,19-1,75). Des analyses multivariées ont révélé que la tendance temporelle à l'augmentation des tentatives de suicide était toujours significative après contrôle d'autres facteurs sociodémographiques et cliniques significatifs (aOR = 1,36 ; IC à 95 %, 1,16-1,6).

Plusieurs sous-groupes ont montré des associations indépendantes avec une augmentation des tentatives de suicide, en particulier ceux souffrant de détresse psychologique grave, d'épisodes dépressifs majeurs et de troubles liés à la consommation d'alcool, ainsi que les personnes qui ont déclaré avoir été divorcées ou séparées au cours de la période d'étude. De plus, les personnes qui se sont identifiées comme étant noires, amérindiennes ou autochtones de l'Alaska, asiatiques, hawaïennes autochtones ou autres insulaires du Pacifique ont connu une augmentation des tentatives de suicide.

Parmi les adultes qui ont tenté de se suicider, 34,8 % (2010 à 2011) à 45,5 % (2018 à 2019) ont déclaré avoir besoin de services de santé mentale mais n'en ont pas reçu, sans changement significatif entre 2008 et 2019. Les données ont également révélé une forte augmentation du nombre des participants qui ont déclaré ne pas savoir où se faire soigner, que le manque de transport constituait un obstacle ou que les services étaient trop éloignés.

"Notre découverte selon laquelle moins de la moitié des personnes qui tentent de se suicider ont eu un contact clinique au moment de leur tentative suggère qu'il est non seulement important d'étendre les initiatives pour les personnes à haut risque ayant un contact clinique, mais aussi de mettre en œuvre des stratégies axées sur la santé publique en dehors du cadre formel". système de traitement », ont écrit Bommersbach et ses collègues.

https://www.healio.com/news/psychiatry/20220120/use-of-mental-health-services-stagnant-despite-rise-in-suicide-attempts-among-us-adults

ETUDE RECHERCHE Le risque suicidaire en population étudiante en France. Etude comparative et facteurs de risques spécifiques

Le risque suicidaire en population étudiante en France. Etude comparative et facteurs de risques spécifiques

Aristide Boulch 1 Léa Boutonnet 2 Cheikhou Oumar Cisse 3 Clara Girault 3 Aurélien Dasré 4 Julie Pannetier 5
1 UP1 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
2 Université Paris-Saclay
3 EUR REDPOP - École des hautes études en démographie
4 CRESPPA - Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris
5 UPN - Université Paris Nanterre
Résumé : [Background] La population étudiante fait face à des problématiques spécifiques, comme le stress lié à leurs études, la précarité en l’absence d’aides familiales et/ou sociales et le harcèlement qui peuvent engendrer un ensemble de difficultés, altérer la santé mentale et mener au suicide. Cela dit, comparativement au reste des 18-24 ans, les étudiant.e.s forment également une population davantage issue de milieux sociaux privilégiés et sont entourés d’un réseau social plus dense pouvant les "préserver" du risque suicidaire. Dans cet article, nous mesurons l’effet du statut d’étudiant sur le risque suicidaire chez les 18-24 ans et nous analysons les déterminants sociaux du risque suicidaire en population étudiante. [Méthode] Nous avons étudié la population des 18 à 24 ans à partir des enquêtes Baromètres Santé 2010 (N=952 étudiant.e.s et 1965 non-étudiant.e.s), 2014 (627 et 1111) et 2017 (1164 et 1265). Nous avons considéré la présence de pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, la présence d’une ou plusieurs tentatives de suicide au cours de la vie, leur combinaison formant le risque suicidaire et la détresse psychologique. Nous avons évalué l’évolution de ces indicateurs entre 2010 et 2017 en population étudiante et non-étudiante ainsi que les différences entre ces deux populations. A partir de l’enquête 2017, nous avons investigué l’effet de l’origine sociale, de la précarité financière et résidentielle et de différentes formes de violences sur le risque suicidaire en population étudiante. [Résultats] Les résultats montrent une augmentation du risque suicidaire et une dégradation de la santé mentale des jeunes qu’il soient ou non étudiant.e.s et entre 2010 et 2017. Nos résultats montrent également qu’une fois contrôlés par les différences de caractéristiques socio-démographiques, le statut d’étudiant.e a un effet légèrement protecteur sur le risque suicidaire. Nous montrons également le rôle que les étudiants dont le chef de ménage est le plus éloignés de l’emploi, de la précarité financière et des violences sexuelles pour les femmes et physiques pour les hommes influe sur le risque suicidaire en population étudiante. [Conclusion] Les résultats montrent que le risque suicidaire des jeunes étant sortis du système éducatif est plus important qu’en population étudiante. Cependant, si les différences d’intensité de risque sont significatives entre la population étudiante et non-étudiante, les différences de niveaux absolus restent limitées. En raison de son hétérogénéité, la population étudiante ne peut être considérer comme étant à l’abri du risque suicidaire. L'association du risque suicidaire avec la précarité financière et les violences impose.
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03479412
Contributeur : Brian Chauvel Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : lundi 17 janvier 2022 - 15:23:46
Dernière modification le : jeudi 20 janvier 2022 - 03:35:18

Citation

Aristide Boulch, Léa Boutonnet, Cheikhou Oumar Cisse, Clara Girault, Aurélien Dasré, et al.. Le risque suicidaire en population étudiante en France. Etude comparative et facteurs de risques spécifiques. Semaine Data SHS : Traiter et analyser des données en sciences humaines et sociales, Plateforme universitaire de données de Nanterre - MSH-Mondes, Dec 2021, Nanterre, France. ⟨hal-03479412⟩
 

OUTIL DESTINE AUX PROFESSIONNEL.LE.S : Grille d'analyse d'une conduite suicidaire

Grille d'analyse d'une conduite suicidaire 

INFORMATION DE LA STARAQS

​"En cette nouvelle année 2022, la STARAQS poursuit son élaboration des guides d'analyse des Evènements Indésirables Graves associés aux Soins afin de vous soutenir dans cette pratique.

Nous sommes ravis de partager avec vous le "guide d'analyse d'un suicide ou d'une tentative de suicide" élaboré avec le Pr Fabrice JOLLANT et la FORAP (Fédération nationale des Structures Régionales d'Appui).

Pour accéder au guide, cliquez ici.

Destiné aux professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et en soins primaires, ce guide vous propose un questionnement spécifique de la prise en charge du patient - résident présentant une conduite suicidaire, qui vient compléter la grille ALARM.

Ce guide a été rédigé dans la continuité de la conférence sur la prévention du suicide du 10 Septembre 2021, dont vous trouverez le replay, les diaporamas et des outils en cliquant ICI.

Nous espérons vous retrouver le vendredi 09 Septembre 2022 pour la prochaine journée régionale sur la prévention du suicide, que nous animerons avec le Pr Fabrice Jollant.

N'hésitez pas à nous solliciter si vous avez besoin d'un accompagnement pour analyser ces événements complexes.

Bien à vous,

L'équipe de la STARAQS. "

Source : Lettre d'information de la STARAQS le 20/01/2022



CANADA ARTICLE EN LIGNE Giselle d’Ici : un ballet au-delà de l’art, un outil de prévention

Frontières
Giselle d’Ici : un ballet au-delà de l’art, un outil de prévention
Nadia Chawky
Suicides, générations et culture
Volume 12, Number 1, Fall 1999
URI: https://id.erudit.org/iderudit/1074519ar
DOI: https://doi.org/10.7202/1074519ar

" Nadia Chawky, psychologue, coordonnatrice du Laboratoire d’études sur le suicide et le deuil, Centre de recherche Fernand-Seguin.
Une chorégraphie sur le suicide! Giselle d’Ici, réalisé par Margaret Mehuys, est un ballet portant sur l’impact social et familial du suicide. Comme bien d’autres, je fus étonnée et sceptique lorsque ce projet nous fut présenté.Lire la suite : https://www.erudit.org/en/journals/fr/1999-v12-n1-fr05769/1074519ar.pdf

MàJ Retour sur MANIFESTATION GRAND EST Soirée Webinaire : Présentation du dispositif "3114" - 13/01/2022

Soirée Webinaire : Présentation du dispositif "3114, Numéro National de Prévention du Suicide (2NPS)"  


***




L'ARS Grand Est et les centres répondants (national et régional) du 3114, le Numéro National de Prévention du Suicide, invitent les professionnels de santé du Grand Est à participer à un webinaire de présentation du dispositif, le jeudi 13 janvier 2022.

Les inscriptions sont ouvertes !

Dans le cadre du déploiement du 3114, le Numéro National de Prévention du Suicide (2NPS), tous les professionnels de santé du Grand Est sont invités à un webinaire qui aura lieu le Jeudi 13 janvier 2022 à 19H00, afin de leur présenter le dispositif et répondre aux éventuelles questions sur son fonctionnement.

Ce webinaire est organisé en partenariat entre l’ARS Grand Est et les équipes du 2NPS, nationale et régionale.

Vous trouverez dans l’invitation ci-dessous à télécharger le programme du webinaire avec les modalités d’inscription, gratuite mais obligatoire.
Programme : INVITATION PS Webinaire 3114 2NPS 19H00 (pdf, 192.25 Ko) 

- Introduction (ARS)
- Présentation de la stratégie multimodale de prévention du suicide
- Présentation du dispositif 2NPS et fonctionnement
- Questions/réponses
- Conclusion (ARS)

Inscription en ligne :
Formulaire d'inscription au Webinaire "Numéro National de Prévention du Suicide (2NPS)" Jeudi 13 Janvier 2022 - 19H00/20H30

Pour les personnes inscrites, le lien de connexion sera transmis quelques jours avant le webinaire.
Pour en savoir plus : Prévention du suicide : lancement du numéro national, le 3114

Infos pratiques
Date de début: 13 janvier 2022 à 19:00
Date de fin: 13 janvier 2022 à 20:30
Pieces jointes
Invitation PS Webinaire 2NPS 13.01.22-19H00 (pdf, 192.25 Ko)

Contact : Département "Promotion de la Santé, Prévention et Vulnérabilités"
Organisation :
Agence Régionale de Santé Grand Est

Email :
ARS-GRANDEST-DEPARTEMENT-PREVENTION@ars.sante.fr

https://www.grand-est.ars.sante.fr/soiree-webinaire-presentation-3114-numero-national-de-prevention-du-suicide-2nps

MSA Armorique Suicide des agriculteurs : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution

Suicide des agriculteurs : un nouveau groupe de "sentinelles" en cours de constitution - MSA Armorique
La MSA renforce son réseau Sentinelles

Mis à jour le 17/01/2022


La MSA d'Armorique veut accroître son réseau de sentinelles, un réseau de veille et de prise en charge des agriculteurs en situation de grande fragilité.

Il existe en Bretagne un réseau de sentinelles mis en œuvre sur le territoire de la MSA d'Armorique depuis 2013 avec pour mission de prévenir le risque de crise suicidaire chez les agriculteurs et agricultrices. Ce sont des femmes et des hommes qui dans l'anonymat sur un territoire donné sont à l'écoute, prêts à aider en cas de difficulté. Leur rôle est de détecter les situations de fragilité, de prévenir les situations de détresse en aidant les personnes à se diriger vers un dispositif d'accompagnement adapté ou en lançant l'alerte auprès des services compétents.

Sur le Finistère et les Côtes d'Armor, 75 "sentinelles" sont entrées volontairement dans le réseau pour leur "capacité d'écoute innée", leur "maturité", leur "expérience de vie". "On n'arrive pas là par hasard", reconnaissent des sentinelles interrogées. Des groupes se sont constitués depuis 2013, en 2016, en 2017, 2019, 2021 et un nouveau groupe verra le jour prochainement.


Une formation indispensable

"Une sentinelle est un citoyen qui a des qualités humaine d'écoute, d'entraide et qui a bénéficié d'une formation pour repérer et accompagner une personne en crise", décrit Mélanie Coquelin, psychologue au sein de la cellule prévention suicide de la Fondation Bon-Sauveur à Bégard. C'est lorsque la douleur psychologique devient intolérable, plus que la personne ne peut supporter, que le passage à l'acte peut se produire.

"Cela demande d'être qualifiée par la personne, d'écouter, de prendre les éléments livrés, d'affiner l'appréciation d'une souffrance psychique et de l'idée suicidaire", décrit le docteur psychiatre Jacques Bernard.

Accompagnés par des psychiatres et psychologues pendant trois jours dont deux jours consécutifs, les futures sentinelles sont formées au repérage, à l'évaluation et à l'orientation de la crise suicidaire. "Cela donne du confort et de la technique afin d'être moins démuni face à la détresse". Lors de la formation, les personnes sont également guidées afin d'oser aborder directement la question suicidaire auprès de la personne en état de souffrance.

Des personnes immergées dans le monde agricole

Salariés, personnes du milieu associatif, élus avec un mandat (MSA, maire, conseiller municipal...), ces personnes ont forcément un lien avec la ruralité. Tous ne sont pas élus MSA.


Un réseau qui se renforce

Au dernier trimestre 2021, 15 nouvelles sentinelles se sont formées à la prise en charge sur du mal-être. Le rôle des sentinelles est réaffirmé dans le cadre du plan mal-être développé par la CCMSA à la suite du rapport Damaisin sur le suicide des agriculteurs.

Les prochaines formations auront lieu les 21 et 22 mars 2022 dans le Finistère et les 23 et 24 mai 2022 dans les Côtes-d’Armor.


N’hésitez pas à vous renseigner en nous adressant un mail à : animationelus.blf@armorique.msa.fr

Source https://armorique.msa.fr/lfp/suicide-des-agriculteurs-un-nouveau-groupe-de-sentinelles-en-cours-de-constitution

 

Bourgogne-Franche-Comté : Bilan dispositif prévention suicide 2021

Bilan dispositif prévention suicide 2021


Le suicide constitue un réel problème de santé publique, tant par les pertes en vie humaine qu’il provoque que par les problèmes psychologiques et sociaux dont il témoigne.

Des formations au repérage de la crise suicidaire sont financées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et mises en place par l’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (Ireps) Bourgogne-Franche-Comté sur l’ensemble de la région.

Il s’agit de formations « Sentinelle » et « Évaluation de la crise suicidaire » destinées aux usagers et professionnels d’un territoire donné souhaitant s’investir sur cette thématique.

Découvrez le bilan 2021 de ces formations :

bilan_formations_reperage_crise_suicidaire_2021_-_ireps_bfc.pdf
Publié le 17.01.22

ETUDE RECHERCHE Les conduites suicidaires chez les étudiants : analyse et modélisation du risque dans la cohorte i-Share.

Les conduites suicidaires chez les étudiants : analyse et modélisation du risque dans la cohorte i-Share.
Melissa Macalli 1
1 BPH - Bordeaux population health

Résumé : En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Si le risque suicidaire au cours de l’adolescence est bien documenté, peu de données sont disponibles en France sur la santé mentale des étudiants et sur les conduites suicidaires en particulier. La vie étudiante s’accompagne pourtant d’un certain nombre de changements qui surviennent dans une période de transition vers l’âge adulte, connue comme représentant une période sensible pour le développement de troubles psychiatriques. L’objectif principal de cette thèse était d’analyser et de modéliser le risque suicidaire chez les étudiants, afin d’identifier les individus à risque, à travers deux objectifs spécifiques : 1) étudier l’association entre les conduites suicidaires et des facteurs auto-déclarés dans l’enfance et l’adolescence que sont le soutien parental perçu, la victimisation par les pairs et/ou la maltraitance parentale ; 2) développer un modèle de prédiction des comportements suicidaires chez les étudiants en utilisant des méthodes d’apprentissage automatique. Des analyses, menées à partir des données de la cohorte i-Share, étude prospective longitudinale qui inclut des étudiants volontaires depuis 2013, ont montré les résultats suivants : 1) un étudiant sur cinq (21%) a rapporté des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois et 6% ont déclaré des tentatives de suicide au cours de la vie ; 2) l’absence de soutien parental perçu dans l'enfance et l'adolescence était associée à une probabilité quatre à neuf fois plus élevée de présenter des pensées suicidaires occasionnelles (rapport des cotes ajusté RCa : 4,55 ; intervalle de confiance IC 95% : 2,97-6,99) ou multiples (RCa : 8,58 ; IC 95% : 4,62-15,96), par rapport aux individus qui ont perçu un soutien parental très important ; 3) les étudiants qui ont déclaré être victimisés par leurs pairs, sans maltraitance parentale associée, étaient plus susceptibles de présenter des idées suicidaires sans (RCa : 1,62 ; IC à 95% : 1,26-2,09) ou avec tentative de suicide (RCa : 2,70 ; IC à 95% : 1,51-4,85) ; 4) parmi plus de 70 prédicteurs mesurés à l’inclusion dans l’étude, quatre ont montré le pouvoir prédictif le plus élevé de conduites suicidaires : les précédentes pensées suicidaires, l’anxiété-trait, les symptômes de dépression et l'estime de soi. Dans des analyses secondaires menées à partir des données de la cohorte CONFINS, nous avons montré que les étudiants étaient plus susceptibles que les non-étudiants de présenter des troubles de santé mentale au cours de l’épidémie de COVID-19, notamment en période de confinements. Ces travaux soulignent la fragilité de la population étudiante et la nécessité d’y porter une plus grande attention. Plus spécifiquement, nos résultats montrent l’intérêt de renforcer des programmes portant sur le soutien à la parentalité et la lutte contre le harcèlement scolaire pour réduire le risque suicidaire à long terme du jeune adulte et ils ouvrent la voie à de nouvelles stratégies d’interventions, en lien avec le renforcement de l’estime de soi à l’université. Les conduites suicidaires sont fréquentes chez les étudiants et les recherches doivent être poursuivies afin de développer et évaluer des outils de dépistage pouvant être utilisés en routine, par exemple à l’entrée à l’université, pour identifier les étudiants les plus vulnérables.
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03534291
Contributeur : Abes Star : Contact
Soumis le : mercredi 19 janvier 2022 - 12:43:44
Dernière modification le : jeudi 20 janvier 2022 - 13:35:08
Fichier MACALLI_MELISSA_2021.pdf Version validée par le jury (STAR)