jeudi 28 octobre 2021

MàJ MANIFESTATION Montreuil (93) Exposition : le suicide en face. Agissions ensemble ! du mardi 2 au 5 novembre

Exposition : le suicide en face. Agissions ensemble !



Les visites de l'exposition sont assurées par des professionnels de 14h à 17h, du mardi 2 au 5 novembre.

Une inauguration de l'exposition est organisée le mardi 2 novembre à 15 h suivi à partir de 17h, d'un débat autour du thème "Le suicide parlons-en. Pour une prévention partagée". A 19h, un buffet dînatoire clôturera l'événement.

Où ? Espace 40, Maison de quartier du Grand Air, 40 rue Bel Air.

Quelques idées fausses / idées vraies sur le suicide.
Ceux qui parlent de se suicider ne le font pas :
vrai / faux On ne peut pas stopper quelqu’un qui a l’intention de se suicider :
vrai / faux
Une personne suicidaire veut vraiment mourir :
vrai / faux Éloigner les moyens du suicide ne sert à rien :
vrai / faux
Seules les personnes isolées se suicident :
vrai / faux Intervenir auprès d’une personne suicidaire est une affaire de spécialiste :
vrai / faux
Le suicide est imprévisible :
vrai / faux Evoquer la possibilité de se suicider est un chantage pour manipuler l’entourage :
vrai / faux
Parler de suicide à une personne qui va mal encourage le passage à l’acte :
vrai / faux Il faut toujours hospitaliser les personnes suicidaires :
vrai / faux
Le suicide est un choix personnel à respecter :
vrai / faux

Venez en parler lors de l’exposition !

Cet événement est à l’initiative du Conseil local de santé mentale de Montreuil et l’association Bol d’Air.
Avec les participations de l’ARS Île-de-France et l’association Entr’actes.

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L'association Bol d'air (10 av Prés Salvador Allende)

Association montreuillose qui aide des personnes en souffrance psychique isolées à trouver des solutions dans leur parcours de vie grâce à l’accompagnement d’un interlocuteur dédié et qui sont parfois en rupture de droits et/ou de soins.

En s’appuyant sur le réseau santé mentale de Montreuil, l’association propose aussi une aide aux professionnels de la santé et du social confrontées à des situations de personnes confuses en incapacité de formuler une demande d’aide.
En contribuant à ce qu’un point soit fait sur la situation administrative et psychologique des personnes accompagnées.
En aidant à évaluer les ressources possibles et en hiérarchisant les démarches nécessaires à une reprise d’autonomie.
En facilitant l’élaboration d’un projet de vie et en recréant du lien social, notamment par la pairaidance.
En proposant l’orientation vers des structures ressources : centre médicaux psychologiques, assistant-es du service social, CCAS, associations relais, professionnel-les (médecins, psychothérapeutes…), dispositifs de protection juridique (…) et vers les groupes d’entraide mutuelle.
https://www.montreuil.fr/exposition-le-suicide-en-face-agissions-ensemble# 

1er post : 21/10/2021

COMPLÉMENT

Une exposition et des débats sur la prévention du suicide au quartier Grand air à Montreuil

1.Pourquoi une telle initiative ?

Une habitante du quartier Grand air, connue du centre social, s’est défenestrée pendant la crise du Covid. Et plusieurs autres habitant.e.s ont évoqué leurs difficultés, leurs propres souffrances avec parfois des pensées suicidaires. Il a semblé important au Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) de Montreuil de prendre le temps de réfléchir avec les habitants du quartier et les professionnels du centre social à la façon de mieux prendre en compte les souffrances du quotidien ; et de débattre des mesures préventives possibles. Quels moyens développer dans de telles situations ? Comment le “réseau en santé mentale” des acteurs montreuillois peut-il être mieux connu et utilisé ?


Quelques idées simples ont présidé à l'organisation de cette exposition :

- lever le tabou qui existe autour de la question du suicide.
- parler du suicide diminue le risque du passage à l’acte suicidaire.
- il n’existe pas de fatalité du suicide ; en d’autres termes, il est possible de faire de la prévention du suicide.
- les idées suicidaires résultent d’un long processus et témoignent de la souffrance psychique qu’il faut savoir entendre.
- la prévention du suicide n’est pas la seule affaire des psychiatres et des psychothérapeutes. Il est souhaitable d’avoir une mobilisation plus large : élus, habitants, professionnels.
- la prévention du suicide ne se limite pas à la prévention du passage à l'acte suicidaire, elle vise une approche globale de la santé mentale.
- en tant que témoin d’une situation d'une personne rongée par des idées suicidaires, il est important d’avoir le réflexe d’en parler avec d'autres, de ne pas rester seul.

2. DES RESSOURCES MONTREUILLOISES MOBILISABLES

Plusieurs personnes sont impliquées dans la prévention du suicide à travers le Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) présidé par l'élu de Montreuil, Adjoint au maire à la Santé, Olivier Madaule, et animé par le coordinateur du CLSM au sein de la Mairie. Le CLSM associe des élus, la psychiatrie, des représentants des usagers et des aidants, des associations et de nombreux professionnels du territoire.

Le CLSM développe notamment un réseau d'entraide et d'analyse de situations complexes : il s’agit de Réunions d’Evaluation des Situations d’Adultes en Difficultés (RESAD) qui se tiennent régulièrement et associent des psychiatres du secteur public, des médecins, des travailleurs sociaux et des associations de thérapeutes, d’aidants ( Bol d'Air, le Groupe d'Entr'aide Mutuelle dénommé GEM, Solienka, l'Unafam…).

Il existe au centre hospitalier André Grégoire un centre d’accueil et d’urgence psychiatrique auquel on peut prendre rendez-vous aux jours et heures ouvrables (tel 01 55 86 16 40).

Depuis octobre 2021, un numéro de téléphone vert, prévention du suicide, ouvert au public, a été lancé : le 3114.

Il existe enfin un protocole entre la Ville de Montreuil, les psychiatres du secteur public et le commissariat pour faciliter, quand cela est nécessaire, la mise en œuvre des hospitalisations sans consentement afin de protéger la ou les personne(s) en danger.

>>BONNE EXPOSITION !

Un membre du comité d'organisation de l’exposition sera présent dans la salle. N'hésitez pas à le solliciter.

AFFICHE

source : Entr'actes

mardi 26 octobre 2021

USA ETUDE RECHERCHE 7 thèmes rapportés par des survivants de tentatives de suicide. Comprendre ce qui mène au suicide peut aider au traitement et à la prévention.

7 thèmes rapportés par des survivants de tentatives de suicide quasi létales
Comprendre ce qui mène au suicide peut aider au traitement et à la prévention.

D'apres  ExperiMentations 7 Themes Reported by Near-Lethal Suicide Attempt Survivors Understanding what leads to suicide may help with treatment and prevention. Article Publié le 25 octobre 2021 Grant Hilary Brenner MD, FAPA  https://www.psychologytoday.com*


Points clés
Malgré les recherches, le suicide reste notoirement difficile à prévoir.
Les approches narratives et axées sur la personne pour comprendre le suicide s'ajoutent à notre compréhension actuelle et peuvent améliorer la prévention.
Les personnes soucieuses de leur bien-être ou de celui des autres peuvent demander de l'aide à la National Suicide Prevention Lifeline 1-800-273-TALK (8255) ou 911.


La SAMHSA (la Substance Abuse and Mental Health Services Administration) ) rapporte des statistiques sur le suicide aux États-Unis, y compris la récente enquête des Centers for Disease Control and Prevention  sur les données de 2017 concluant ce qui suit :
Près de 47 173 décès par suicide sont survenus (environ un décès toutes les 12 minutes).
9,8 millions d'adultes ont sérieusement pensé au suicide.
2,8 millions ont élaboré un plan et 1,3 million ont tenté de se suicider.

Suicide
C'est la 10e cause de décès chez les adultes.
Est la 2e cause de décès chez les jeunes.
Augmentation de 29 199 décès en 1996 à 47 173 décès en 2017.

La prédiction et la prévention du suicide sont de plus en plus importantes. Il y a une prise de conscience croissante que nous sommes confrontés à une crise de santé mentale nationale et mondiale , stimulée par la pandémie, le changement climatique et d'autres facteurs. Les changements culturels, y compris une plus grande ouverture de la part des célébrités et des athlètes, conduisent à une réduction de la stigmatisation ; les suicides de célébrités et une foule d'autres facteurs émergents ont fait prendre conscience du besoin de ressources.

Malgré la recherche, une prédiction précise et opportune du suicide 1 demeure insaisissable. L'action législative a conduit à la mise en place du numéro de crise en santé mentale 988 (prévu en 2022). Des travaux continus sont nécessaires pour améliorer notre capacité à prédire le suicide et à traiter les facteurs de risque sous-jacents.

Utilisation d'approches narratives pour comprendre la psychologie du suicide

Les chercheurs Tillman, Stevens et Lewis (2021) du Austen Riggs Center de Stockbridge, dans le Massachusetts, qui se concentre sur le traitement psychanalytique intensif des patients ayant des difficultés persistantes à vivre, ont fait le point sur la recherche sur le suicide 2, notant les recherches existantes et les domaines à approfondir.

Ils suggèrent que des approches de recherche combinées sont nécessaires pour surmonter les limites des approches quantitatives : Les modèles "de l'idée à l'action" examinent les processus changeants au fil du temps qui peuvent être liés au suicide, déplaçant l'attention des données ou des modèles "orientés vers les variables" vers des modèles "orientés vers la personne". La compréhension de l'expérience subjective des personnes présentant un risque de tentative de suicide mortel apporte des informations précieuses et troublantes.

Dans cet esprit, Tillman et ses collègues ont publié leurs travaux sur les tentatives de suicide presque mortelles dans la revue Psychoanalytic Psychology . Pour ouvrir une fenêtre sur l' esprit suicidaire , ils ont mené des entretiens détaillés avec 11 personnes qui ont survécu à des tentatives hautement mortelles dues au seul hasard, cherchant à « reconstruire leur état d'esprit avant la tentative de suicide avec autant de profondeur et d'élaboration que possible ». 3

Résultats quantitatifs concernant les tentatives de suicide presque mortelles

Environ 75 pour cent des participants étaient des femmes, avec un âge moyen de 29 ans, allant de 19 à 51 ans. Peu étaient mariés ou dans une relation à long terme, et tous avaient reçu un diagnostic de trouble de la personnalité . En moyenne, ils avaient des antécédents de plus de cinq hospitalisations avant leur traitement hospitalier actuel, avec un premier traitement vers l'âge de 13 ans et des pensées suicidaires commençant à 18 ans.

La première tentative de suicide était en moyenne d'environ 24 ans avec un nombre moyen de 2,64 tentatives antérieures. La plupart des humeurs et états pénibles avant les tentatives de suicide étaient « déprimé », « désespéré », sans espoir et « vide », en plus de se sentir « résigné ». « Enragé » était classé au bas de l'échelle parmi les états émotionnels présuicides. La plupart des participants ont déclaré qu'ils ne pensaient pas qu'un de leurs proches pouvait savoir qu'ils allaient se faire du mal.

7 thèmes issus de l'analyse qualitative de récits détaillés 

1 Conflits et crises de développement : La difficulté à naviguer dans une transition majeure de la vie semblait un défi de développement impossible. La séparation était un thème commun - par exemple, la difficulté à quitter la maison pour aller à l'université, avec le suicide comme solution et moyen d'affirmer son autonomie en déjouant les efforts des parents et du thérapeute. Les patients plus âgés ont établi des liens avec leurs propres luttes d'adolescent alors que leurs propres enfants atteignaient l'adolescence. 4
2 Traits de caractère et vulnérabilités : Les patients présentant des personnalités et des styles d'adaptation rigides ont évoqué un sentiment de désespoir suicidaire lorsqu'ils ne parvenaient pas à atteindre leurs objectifs ou lorsque les autres ne comprenaient pas leur détresse. Les traits comprenaient le perfectionnisme , la pensée rigide et des façons inadaptées d'utiliser les ressources et le soutien, avec des difficultés à faire face à la mortalité et aux expériences nihilistes. Un patient a signalé un conflit intérieur dû à la fois à son désir de mourir et à celui de rester en vie à cause de ce que les autres voulaient.
3 Paradigmes des relations interpersonnelles et des relations d'objet : La trahison par les autres et le sentiment d'avoir déçu les autres ont été fréquemment rapportés. Les patients ont exprimé leur plaisir et leur autonomie à déjouer leurs proches ainsi que les professionnels. La tromperie autour de la pensée suicidaire était un modèle interpersonnel caractéristique. Les participants ont signalé juste avant un comportement suicidaire « coupant mentalement tous les liens à la fois dans le monde interne des objets et dans le monde externe des personnes et des relations ». Certains ont déclaré avoir le sentiment que d'autres leur avaient fait défaut au moment où ils en avaient le plus besoin, et une personne a parlé du suicide pour se venger de ceux qui leur avaient fait du tort.
4 Pensée et affect : en résonance avec des recherches antérieures, la plupart ont décrit une douleur psychologique atroce et incessante sans aucun sentiment que cela s'améliorerait un jour. Les émotions seraient allées et venues entre l'engourdissement et l'inondation, y compris des flashbacks traumatisants . Les patients ont signalé une logique suicidaire, y compris l'idée qu'après la mort, personne ne serait là pour faire face aux problèmes ou aux conséquences, ne pas avoir à souffrir ni manquer de bonnes choses du fait de ne plus être en vie et de minimiser l'effet sur les autres. Penser à l'action suicidaire incluait le cynisme , le nihilisme et le sentiment d'être puissant.
5  Fantasmes de la mort : Les idées sur ce que l'on "ressentirait" en mourant étaient courantes, ainsi que sur la fonction de la mort. Certains ont parlé de retrouvailles avec un être cher décédé comme un parent. Certains conçoivent la mort comme un « néant » ou comme « juste s'endormir », imaginant la paix. Des idées dissonantes sur la mort ont été exprimées - par exemple, des participants disant qu'ils ne croyaient pas à l'au-delà à d'autres moments, ont décrit des pensées sur la vie après la mort, ce qui suggère un attachement insécurisant à la mort.
6 Nature paradoxale du moment immédiat de la tentative de suicide : De nombreux participants ont signalé à la fois des aspects planifiés et impulsifs de leur décision. Ils semblaient avoir « deux esprits », reflétant des aspects traumatiques et dissociatifs sous-jacents – par exemple, le sentiment d'avoir pris la décision sur un coup de tête tout en déclarant avoir réfléchi pendant des années, avec « différents types de répétitions, d'actes préparatoires, planification et intention de tromper les autres au sujet de leur plan. La décision de se suicider a été décrite comme le « moment parfait », où « tout se mettait en place ». 5
7 Réactions à la survie : Toutes les personnes interrogées ont déclaré qu'elles avaient prévu de mourir, avec une intention et une action létales planifiées, souvent avec de graves conséquences médicales. Ils avaient survécu « par accident ». Beaucoup ont continué à se sentir suicidaires et étaient souvent mécontents d'avoir survécu. L'un d'eux a déclaré qu'il avait « perdu sa peur de la mort », ce qui rendait un futur suicide plus probable. Un autre participant avait de l'espoir après sa tentative de suicide, ayant appris que les gens s'en souciaient. 6 D'autres se sont sentis coupables en réfléchissant à l'impact de leurs actions sur les autres, notamment les jeunes enfants.

Bien qu'il s'agisse d'une petite étude, elle se distingue également par un examen approfondi d'un groupe unique de personnes qui ont failli mourir par suicide et ont survécu pour raconter l'histoire. Certains sont heureux d'avoir une seconde chance, tandis que d'autres restent en danger. Le traitement de la dépression sous-jacente et d'autres affections connexes est important pour traiter la douleur émotionnelle sous-jacente et les schémas de pensée qui l'accompagnent, et pour retravailler les adaptations à l'adversité développementale qui peuvent conduire à des souffrances continues et à une tragédie retardée des années plus tard.

Les personnes soucieuses de leur bien-être ou de celui des autres peuvent demander de l'aide à la National Suicide Prevention Lifeline, 1-800-273-TALK (8255) ou 911. Le code de numérotation 988 devrait être actif en 2022.

Les références

1. Les tentatives de suicide passées restent l'indicateur le plus fort d'un risque futur accru, ainsi que des facteurs corrélés, notamment des sentiments de douleur émotionnelle inévitable ; agitation; insomnie; perte d'inhibition, par exemple en cas d'intoxication alcoolique ; et degré de planification et d'intention. Alors que certains sont ouverts au sujet de la suicidabilité, d'autres peuvent cacher ce qu'ils vivent, amenant d'autres à ressentir une gamme d'émotions, de la surprise à la culpabilité, à la colère, lorsqu'une personne se suicide de manière inattendue.
Les chercheurs étudient également des modèles d'apprentissage automatique qui peuvent potentiellement identifier des intentions de se faire du mal à partir d' analyses cérébrales .

2. Ils notent qu'il existe plusieurs façons de comprendre le suicide. L'une est l'approche « d'autopsie psychologique », dans laquelle les informations provenant de notes médicales et d'entretiens avec des personnes impliquées (famille, cliniciens) sont utilisées pour déterminer après coup quels facteurs ont pu précipiter le suicide. D'autres études sont « quantitatives », examinant divers facteurs et cherchant à identifier des modèles statistiquement significatifs.

3. Ils ont utilisé des méthodes de recherche mixtes avec des questionnaires quantitatifs sur les traumatismes, l'humeur, la démographie et les variables connexes, ainsi qu'une analyse qualitative d'entretiens détaillés sur la tentative de suicide et les facteurs environnants.

4. Cela comprenait le déclenchement d'expériences d'abus et de traumatismes, qui ont ressuscité les fantasmes suicidaires de cette période de leur vie à la suite de blessures narcissiques (par exemple, échec, rejet).

5. Ce " timing parfait " reflète vraisemblablement la synchronisation des processus mentaux impulsifs et planifiés avec un sentiment de soulagement et de libération. La dissociation et la déconnexion des obstacles au suicide ont été signalées autour du moment de la décision : engourdissement, sentiment de libération, arrêt de la douleur, réduction du conflit ou de l'ambivalence, diminution de la peur de la mort et modification de la perception du temps. Le suicide pourrait surgir rapidement et de manière imprévisible, même si l'intention n'est pas consciemment présente, ce qui reflète la déconnexion et rend plus difficile la prise de conscience de la menace immédiate par soi-même et par les autres.

6. Bien que cela n'ait pas été signalé dans cette étude, des recherches antérieures ont révélé que des personnes peuvent souffrir d'un trouble de stress post-traumatique à la suite de leur propre tentative de suicide.

References : Tillman, J. G., Stevens, J. L., & Lewis, K. C. (2021, August 26). States of Mind Preceding a Near-Lethal Suicide Attempt: A
Mixed Methods Study. Psychoanalytic Psychology. Advance online publication. http://dx.doi.org/10.1037/pap0000378

https://www.psychologytoday.com/us/blog/experimentations/202110/7-themes-reported-near-lethal-suicide-attempt-survivors

CANADA ETUDE RECHERCHE PRESENTATION PROJET DE RECHERCHE prévention du suicide chez les victimes de cyberintimidation

Prévention du suicide chez les victimes de cyberintimidation

25 oct. 2021

Cette vidéo présente un projet de recherche sur la prévention du suicide auprès des victimes de cyberintimidation. Ce projet est mené par Ophély Dorol-Beauroy-Eustache, étudiante au doctorat en psychologie à l'Université du Québec à Montréal, sous la direction de Brian Mishara, PhD.

lundi 25 octobre 2021

CANADA Évaluation du risque suicidaire : un aperçu des pratiques exemplaires et considérations

Évaluation du risque suicidaire : un aperçu des pratiques exemplaires et considérations
25 oct. 2021 par MHCC CSMC


Bien que le suicide puisse être évité, les taux au Canada sont demeurés relativement stables au cours des deux dernières décennies. L’évaluation du risque suicidaire par les cliniciens et les professionnels de la santé mentale joue un rôle fondamental pour déceler les risques et prévenir le suicide. Dans ce webinaire, Dr David Klonsky, Dr Joseph Sadek, et Dre Allison Crawford présentent une approche clinique à l’évaluation du risque suicidaire et décrivent les conditions provoquant le risque suicidaire, les forces et les enjeux dans l’évaluation du risque suicidaire auprès des diverses communautés en plus des recommandations pour de futurs travaux.

MàJ MANIFESTATION Le Lude (72) Lecture-débat : littérature ados et prévention 27/10/2021

Lecture-débat : littérature ados et prévention 27 Oct.



Description
Événement organisé par la bibliothèque : lecture-débat avec Hélène Duvar, autrice sarthoise qui lira des passages de son roman « Mon Eden », et l’association L’arc-en-ciel du Mans qui animera le débat sur le thème du suicide des jeunes. Dédicace H. Duvar dès 16 h avec la librairie Récréalivres.
Gratuit.
Mercredi 27 octobre à 14h30
Age des spectateurs : Adolescent
Français
Espace Ronsard
Place du Champ-de-Foire 72800 Le Lude 

Source https://www.infolocale.fr/equipements-publics/ludo-bibliotheque-389710/evenement-le-lude-litterature-lecture-debat-litterature-ados-et-prevention-7324622 

1er post : 15/10/2021

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Le Lude : prévenir le suicide chez les jeunes

Une lecture-débat sur le thème du suicide chez les jeunes est programmée à la bibliothèque du Lude mercredi 27 octobre 2021. Une rencontre avec une auteure est prévue.
Hélène Duvar est l’auteure du roman « Mon Eden ». (©Hélène Duvar)


Par Rédaction Château-du-Loir Publié le 25 Oct 21 à 12:52
Le Courrier - L'Écho
Mon actu

Mercredi 27 octobre 2021 de 14 h 30 à 16 h, Camille Bénard en charge de la bibliothèque du Lude (Sarthe) propose une lecture-débat sur le thème « Littérature pour ados et prévention suicide » sous la forme d’une rencontre avec Hélène Duvar, auteure sarthoise du livre « Mon Eden ».

A noter également la participation d’intervenants et familles de l’association mancelle L’arc en ciel.

Cette rencontre est ouverte aux adolescents à partir de 12 ans et leurs parents. Elle se déroulera dans la nouvelle petite salle de l’Espace Ronsard.

Un livre pour lancer la discussion

Professeur d’anglais en collège puis en lycée, Hélène Duvar lira des extraits de son livre, qui deviendront des liens de discussion sur la thématique de la prévention des risques suicidaires chez les jeunes.

« Mon Eden » est son premier roman. Il raconte l’histoire d’Erwan a 16 ans et vient de perdre une moitié de lui. Sa sœur jumelle, Éden, s’est suicidée. Il souffre terriblement et s’éloigne de ses parents, du psychologue, de ses copains, de son lycée. Terrassé par la culpabilité qui s’ajoute à sa crise d’adolescence, Erwan ne peut s’empêcher de ressasser les souvenirs. Il découvre le journal intime d’Éden, dont il ne soupçonnait même pas l’existence…


Une exposition

Les participants pourront découvrir également l’exposition des travaux réalisés par des élèves de 4e du collège sur la thématique du mal-être.

La lecture-débat sera suivie de 16 h à 18 h d’une séance de dédicaces d’Hélène Duvar à la bibliothèque. Parallèlement dans ses locaux, une vente de livres jeunesse est proposée de 10h à 12h et de 14 h à 18 h avec Gwendal Oules, de la librairie « Récréalivres ».Contact de l’association Arc en Ciel : 4, rue Edouard Belin, 72100 Le Mans, tel : Tél. 09 53 69 91 96 et 06 84 88 17 55. Permanences d’accueil à l’adresse du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, asso-larcenciel.fr

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-lude_72176/le-lude-prevenir-le-suicide-chez-les-jeunes_45943304.html

ETUDE RECHERCHE Intérêt de la prise en charge en hôpital de jour pour prévenir la récidive des conduites suicidaires chez l'adolescent suicidant : Étude observationnelle exploratoire

Intérêt de la prise en charge en hôpital de jour pour prévenir la récidive des conduites suicidaires chez l'adolescent suicidant : Étude observationnelle exploratoire
Thèse d'exercice Université de Poitiers
Faliere Armande
Date de soutenance : 14 septembre 2021

Intérêt de la prise en charge en hôpital de jour pour prévenir la récidive des conduites suicidaires chez l'adolescent suicidant : Étude observationnelle exploratoire

Le suicide reste la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans en Nouvelle-Aquitaine. Les adolescents et jeunes adultes comptent également plus d’hospitalisations pour conduites suicidaires. Pour autant, il n’y a pas de consensus sur la prise en charge de ces jeunes, tant au niveau national qu’international. De même, les territoires géographiques ne sont pas tous dotés des mêmes structures. Le but principal de ce travail de recherche est d’évaluer la prise en charge à l’hôpital de jour ASAP des adolescents suicidants en étudiant le nombre de récidives à 6 mois, puis à 1 an.

Le taux de récidives suicidaires à 6 mois de la prise en charge à l’hôpital de jour ASAP est de 11,4%. Il est de 4% à 1 an. Cela est inférieur aux données de la littérature.

Bien que notre étude montre des résultats encourageants de l’hôpital de jour ASAP dans la prise en charge des adolescents suicidants, l’étude doit être poursuivie afin d’obtenir des données plus robustes.

Consulter le texte intégral (format PDF)

Mots-clés libres : Adolescents, suicide, hôpital de jour, récidive.Rameau (langage normalisé) :
Jeunesse -- Comportement suicidaire Diplôme : Diplôme d'état de médecine Établissement de soutenance : Université de Poitiers UFR, institut ou école : UFR Médecine et PharmacieDomaine de recherche : Médecine. PédopsychiatrieDirecteur(s) du travail : Damien Mallet Date de soutenance : 14 septembre 2021 Président du jury : Ludovic GicquelMembres du jury : Nematollah Jaafari, Bertrand Olliac, Ghina Harika-Germaneau

Source http://petille.univ-poitiers.fr/notice/view/64792

AUTOUR DE LA QUESTION La FRM démêle 10 idées reçues sur la perception des Français concernant les maladies psychiatriques.


La FRM démêle 10 idées reçues des Français

A l'occasion de la Journée mondiale de la Santé Mentale le 10 octobre 2021, la Fondation pour la Recherche Médicale a dévoilé les résultats de sa première étude menée avec l’Ifop sur la perception des Français concernant les maladies psychiatriques.

Parce que les idées reçues sur ces pathologies persistent, la FRM se mobilise pour changer le regard porté sur ces maladies et convaincre de la nécessité d'amplifier les recherches dans le domaine.


Voir les idées reçues
Télécharger le guide

https://www.frm.org/upload/pdf/guide-de-la-sante-mentale-frm.pdf 

 

Source https://www.frm.org/semaine-sante-mentale

samedi 23 octobre 2021

ETUDE RECHERCHE Dépistage de la suicidalité à l'adolescence: présentation d'un outil pratique - le BITS


Dépistage de la suicidalité à l'adolescence: présentation d'un outil pratique - le BITS
HALLER, Dagmar M., MEYNARD-COLOMB, Anne, BINDER, Philippe
Abstract
Dans le cadre du congrès d’automne de la SSMIG 2018, nous avons présenté un atelier sur le repérage de la suicidalité à l’adolescence. L’atelier avait pour objectif de situer le rôle du médecin généraliste dans le repérage en cabinet des adolescents suicidaires et de faire découvrir le BITS, un nouvel outil de repérage de la suicidalité à l’adolescence. Cet article reprend les éléments théoriques présentés dans cet atelier, ainsi qu’un cas pratique pour illustrer l’utilisation du BITS dans la consultation.
HALLER, Dagmar M., MEYNARD-COLOMB, Anne, BINDER, Philippe. Dépistage de la suicidalité à l’adolescence: présentation d'un outil pratique - le BITS. Primary and Hospital Care, 2021, vol. 21, no. 07, p. 221-222

DOI: 10.4414/phc-f.2021.10368
Texte intégral    Article (Published version) (125 Kb) - Accès libre

Source https://archive-ouverte.unige.ch/unige:155380


vendredi 22 octobre 2021

IRLANDE Le service de conseil d'urgence et de prévention du suicide destiné aux personnes sans domicile fixe a réduit de moitié le nombre d'appels aux ambulances - rapport

Le service de conseil d'urgence d'une organisation caritative a réduit de moitié le nombre d'appels aux ambulances - rapport
Les conseillers ont fait de gros efforts pour entrer en contact avec les personnes à risque.
21/10/2021 D’après article Charity’s emergency counselling service cut need for ambulance call-outs by half - report ‘Major efforts made by the counsellors to connect with at-risk clients’ highlighted

Kitty Holland

Lorsqu'un résident d'un logement d'urgence ou une personne vivant dans la rue exprime des idées suicidaires ou s'automutile, le personnel de première ligne peut demander l'intervention urgente d'un conseiller Sure Steps pour procéder à une évaluation.
Selon un rapport sur son fonctionnement, un service de conseil d'urgence et de prévention du suicide destiné aux personnes sans domicile fixe a permis de réduire de moitié les appels aux ambulances dans les foyers et auprès des habitants de la rue.

Le rapport, dirigé par le chercheur indépendant Kevin Cullen, spécialiste des questions sanitaires et sociales, indique que l'un des défis auxquels est confronté le service de conseil Sure Steps est de "maintenir la réactivité du service face à une demande en forte augmentation".

Sure Steps, exploité par Dublin Simon, a étendu ses heures de fonctionnement à l'automne 2018 pour assurer une couverture de 8h à 22h du lundi au vendredi et de 16h à 22h le week-end. Cette décision a été prise à la suite d'une recommandation du bureau national de prévention du suicide (national office for suicide prevention (NOSP)).

Le système fonctionne de telle sorte que lorsqu'un "client" - un résident d'un logement d'urgence ou de la rue - exprime des idées suicidaires ou s'automutile, le personnel de première ligne peut demander l'intervention urgente d'un conseiller pour évaluer la personne - immédiatement ou dans les 24 heures.

Au total, 655 interventions/séances auprès des clients ont été fournies en 2019, selon le rapport.

"Les appels d'ambulance ont été inférieurs de près de la moitié au cours de la période depuis l'introduction du service hors heures (septembre 2018 - décembre 2019) par rapport à la période de huit mois précédente pour laquelle des données étaient disponibles", indique le rapport.

Un échantillon de journal des incidents, notant leur nature et si les ambulances ont été appelées, montre que dans 44 pour cent des incidents - y compris l'automutilation, la tentative de suicide, les idées suicidaires - les ambulances ont été appelées entre janvier et août 2018. Ce chiffre est tombé à 24 pour cent entre septembre 2018 et la fin de 2019.

"Les journaux d'activité montrent également la volatilité et la vulnérabilité de la population cliente desservie, ainsi que les efforts majeurs déployés par les conseillers pour entrer en contact avec les clients à risque et établir/maintenir leur engagement envers le service.

"Suivre les clients qui se déplacent entre le logement et la rue et rester en contact avec eux demande beaucoup de temps et de ténacité (mais) l'extension du service apporte clairement une forte contribution dans le cadre du service global de réponse à la prévention du suicide Sure Steps et aide à fournir une alternative aux appels d'ambulance pour les incidents où cela est approprié et faisable", indique le rapport.

Le responsable des spécialistes en psychologie à Dublin Simon, Derek Dempsey, a déclaré : "La réduction spectaculaire du nombre d'appels d'ambulance met également en évidence la nécessité de développer ce type de service, qui correspond aux niveaux de suicidalité que nous observons chez les clients qui se présentent à nous."

Source https://www.irishtimes.com/news/social-affairs/charity-s-emergency-counselling-service-cut-need-for-ambulance-call-outs-by-half-report-1.4707249

 

 

 

AUSTRALIE : Partenariat des jeunes dans la recherche sur la prévention du suicide / un guide co-conçu pour les jeunes ayant des expériences d'automutilation ou suicidaires. " Visiter votre médecin généraliste : un guide pour les jeunes ayant vécu une expérience d'automutilation et de suicide

Partenariat des jeunes dans la recherche sur la prévention du suicide : un guide de médecine générale co-conçu pour les jeunes ayant des expériences d'automutilation ou suicidaires.
d’après article Youth partnership in suicide prevention research: A co-designed GP guide for young people with self-harm or suicidal experiences 11/10/201 http://www.powertopersuade.org.au


« Chaque enfant a le droit d'exprimer ses opinions, ses sentiments et ses souhaits sur toutes les questions qui le concernent, et de voir ses opinions considérées et prises au sérieux » (Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, article 12, 1989) .

Les jeunes ayant une expérience vécue de l'automutilation ou du comportement suicidaire devraient être au premier plan de la conception, de l'évaluation et de la mise en œuvre de la recherche sur la prévention du suicide.

Controversé ? Impossible à réaliser ? Risqué ? Vous l'avez dit. En tant que chercheur en prévention du suicide, j'ai tout entendu... de la part des bailleurs de fonds, des comités d'éthique, des comités de santé et de sécurité de l'enseignement supérieur, pour n'en citer que quelques-uns. Dans ce blog, je partage mon expérience de travail en partenariat avec des jeunes ayant une expérience vécue de l'automutilation et du comportement suicidaire pour la co-conception d'un guide intitulé « Visiter votre médecin généraliste : Un guide pour les jeunes ayant une expérience vécue d'auto- préjudice et suicidalité » .

De nombreux jeunes pensent à se faire du mal ou à mettre fin à leur vie. Ces pensées peuvent être très pénibles, déroutantes et contraignantes. Nous savons que de nombreux jeunes ont beaucoup de mal à trouver les mots justes pour décrire ce qu'ils ressentent et cherchent de l'aide et du soutien lorsqu'ils se sentent suicidaires. Notre recherche  à l'Université de Birmingham a montré que la peur d'être rejeté, la difficulté à comprendre et à articuler la détresse, et les inquiétudes concernant la confidentialité sont les obstacles les plus fréquemment signalés par les jeunes lorsqu'ils demandent de l'aide à un médecin généraliste. Nous avons été surpris de constater à quel point certains jeunes de notre étude étaient incertains quant au rôle du médecin généraliste en tant que source de soutien en matière de santé mentale. Certains jeunes, comme Hayley ci-dessous, se sont retrouvés dans la confusion quant à la raison pour laquelle ils étaient assis dans une salle d'attente du médecin généraliste :

« Je me souviens m'être assis dans la salle d'attente, et ce n'était pas agréable parce que les gens toussaient et éternuaient, et je me disais « pourquoi suis-je ici ? Je ne tousse ni n'éternue ». J'avais beaucoup de stigmatisation intériorisée à propos du médecin généraliste, sans vraiment le savoir. » (Hayley)

J'ai présenté les résultats de cette étude au Youth Advisory Group (YAG) de l'Institute for Mental Health de l'Université de Birmingham. Le YAG se compose de 18 jeunes âgés de 18 à 25 ans ayant une expérience ou un vif intérêt pour la santé mentale des jeunes, qui travaillent en collaboration avec des chercheurs pour créer, façonner et remettre en question la recherche sur la santé mentale des jeunes, y compris l'automutilation et la prévention du suicide.

« Que faisons-nous des résultats de cette étude ? », « Quelles devraient être nos prochaines étapes ? » étaient quelques - unes des questions soulevées lors de nos réunions du YAG. Les jeunes ont clairement indiqué dès le départ que les résultats de notre recherche ont ouvert des opportunités pour fournir un soutien et des conseils pratiques aux jeunes lorsqu'ils parlent à leur médecin généraliste d'automutilations et d'expériences suicidaires. Sur une période de six mois, nous avons travaillé en partenariat avec des jeunes pour co-concevoir un guide pour faire exactement cela : apporter un soutien aux jeunes ayant vécu une expérience d'automutilation ou de comportement suicidaire lorsqu'ils demandent de l'aide à leur médecin généraliste ; et, les préparer à leur consultation de médecin généraliste.

Bien qu'il n'y ait pas de règles strictes sur la manière d'impliquer les jeunes dans la recherche, le fait d'avoir des termes de référence clairement définis et mutuellement convenus garantit que les jeunes sont impliqués de manière sûre, inclusive, solidaire et respectueuse tout au long du processus. À ce stade, je dois mentionner qu'il est essentiel d'avoir un responsable de la participation des jeunes qui peut aider les jeunes et les chercheurs à naviguer dans le processus de participation des jeunes et de co-conception. Ceci est pertinent pour toutes les activités de recherche, mais particulièrement pour celles qui pourraient être perçues comme sensibles ou potentiellement pénibles. Notre responsable de la participation des jeunes, qui était présent lors de nos ateliers, a offert un soutien et des conseils précieux en matière de protection, en veillant à ce que les activités et le processus soient sûrs et éthiques.

Notre approche de co-conception du guide GP a été fortement influencée par les modèles internationaux de partenariat et de co-conception des jeunes, y compris les principes clés de co-conception d'Orygen et la boîte à outils du Partenariat de la jeunesse. Au cœur de notre approche, il y avait :
 i) reconnaître que chacun d'entre nous apporte un ensemble différent de compétences et d'expériences qui sont uniques, respectées et de valeur égale ; ii) avoir des attentes claires concernant les objectifs du guide et le processus de co-conception ; et des rôles clairement définis. En raison des restrictions imposées par le COVID-19, nos ateliers se sont déroulés à distance, ce qui signifie que deux éléments étaient importants pour garantir que la participation des jeunes soit faisable, acceptable et significative : la flexibilité et la créativité. Nous avons proposé aux jeunes un certain nombre de moyens différents pour partager leurs idées, notamment le courrier électronique, les outils médiatiques et les chats en ligne. Nous avons reconnu que les jeunes s'engageraient à des degrés divers en fonction de leur disponibilité, de leurs capacités et de leurs intérêts. Certains jeunes ont souhaité contribuer à l'élaboration du contenu en fournissant des citations ou en rédigeant des ébauches, tandis que d'autres ont choisi de s'impliquer dans les activités de diffusion et de sensibilisation, comme ce podcast animé par l'un des membres de notre YAG.

Une fois le contenu du guide finalisé, les jeunes ont soulevé la question suivante : Comment donner vie à ce guide ?  L'idée de créer une vidéo pour soutenir une diffusion plus large du guide a été très populaire au sein de notre groupe et nous nous sommes rapidement retrouvés à travailler avec un consultant en création numérique. L'objectif principal était de s'assurer que les voix non filtrées des jeunes transparaissaient dans la vidéo.

À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide (10 septembre 2021), nous avons officiellement lancé notre nouveau guide  Visiting your General Practitioner: a guide for young people with lived experience of self-harm and suicidality  et une video pour soutenir la diffusion du guide. Les deux ressources ont été conçues par des jeunes pour des jeunes dans le but de fournir un soutien et des conseils pour faire le premier pas vers l'aide d'un médecin généraliste.

Le guide offre des informations et des conseils essentiels sur

    Ce qu'il faut envisager avant de consulter votre médecin généraliste, y compris la préparation des questions, la prise de rendez-vous et la présence d'une personne pour vous soutenir.

    Comment gérer la consultation, quels sont vos droits en matière de confidentialité, quelles sont les questions que votre médecin peut vous poser, et comment gérer les discussions sur les médicaments, comment co-créer un plan de sécurité avec votre médecin ; et, l'orientation vers des services de santé mentale.

    Que faire après la consultation avec le médecin généraliste, y compris comment accéder à un soutien et à des ressources professionnelles, comment obtenir le soutien de la famille et des amis, et que faire si vous n'êtes pas satisfait du déroulement de la consultation.

Des progrès dans la recherche et la mise en œuvre de la prévention du suicide ne peuvent être réalisés sans la participation significative de la voix des jeunes. Faire participer les jeunes à des recherches qui les concernent peut enrichir de manière tangible la qualité de notre travail et créer des opportunités de changement transformationnel.
 

Ce blog a été rédigé par le Dr Maria Michail qui passera deux ans à travailler avec Orygen dans le cadre d'une bourse mondiale de trois ans Marie Skłodowska-Curie Actions visant à étendre la prévention du suicide .

Source http://www.powertopersuade.org.au/blog/youth-partnership-in-suicide-prevention-research-a-co-designed-gp-guide-for-young-people-with-self-harm-or-suicidal-experiences/11/10/2021