lundi 26 août 2013

ANNONCE SOS AMITIE PAYS D'AIX RECHERCHE DE BENEVOLES

« Raconte moi ta peine, afin qu’elle puisse devenir plus supportable en la partageant ».
Proverbe indien
SOS Amitié Pays d’Aix est membre de la Fédération SOS Amitié France, reconnue d’utilité publique dans le cadre de la prévention du suicide.
A qui s’adresse SOS Amitié
SOS Amitié ouvre à toute personne, qui a besoin d’exprimer ce qui lui pèse, un espace de parole, en toute confidentialité. SOS Amitié s’adresse à toute personne qui rencontre une difficulté : mal être, angoisse, solitude, problèmes relationnels, dépendances de toutes sortes, idées suicidaires, etc.
Qui sommes nous
Des hommes et des femmes, bénévoles, de tous âges et de tous horizons, à l’écoute 24 heures/24, tous les jours de l’année, formés par des professionnels qui nous préparent à entendre des situations et des  souffrances de toute nature.
Nous adhérons à une charte qui garantit une éthique et un cadre d’écoute
Qu’offrons nous
Nous sommes un service d’écoute anonyme par téléphone, messagerie et chat.
Nous proposons une écoute indépendante de toute orientation, politique ou religieuse, qui donne la possibilité de nous parler en toute confiance, sans jugement. Confidentielle et respectueuse, cette écoute a pour objectif de permettre à la personne qui appelle, de desserrer son angoisse et de l’aider à voir plus clair en elle même
Comment nous rejoindre
En nous adressant directement votre candidature, par courrier à la boite postale, ou par
un message à l’adresse mail. Ou en venant nous rencontrer sur notre stand :
· le 07 septembre 2013 à Vitrolles (place de Provence)
· le 08 septembre 2013 à Aix en Provence (cours Mirabeau)
Aix en Provence, le 24 août 2013
S.O.S Amit ié Pays d’Aix – BP 609 13093 Aix-en-Provence cedex 02
Tél : o4 42 38 20 20 / sos-amitie-aix@sfr.fr
www.sos-amitie.org

vendredi 23 août 2013

SUISSE Campagne 2013 - Pincette "Je tiens à toi"

Campagne 2013 - Pincette "Je tiens à toi"

Auteur: STOP SUICIDE
Année de publication: 2013
Mots clés: pincette, photo, campagne, 2013, je tiens à toi
Description: 
Une pincette "Je tiens à toi" pour exprimer son engagement pour la prévention du suicide ! A accrocher partout, à son sac, sur une pancarte, dans l'espace public ou à donner à ses proches...
STOP SUICIDE lance le concours photo #JETIENSATOI sur Facebook, Twitter et Instagram, les meilleures photos gagneront des lots de nos partenaires B¨ll's watches, L'Hebdo et Tandem.

jeudi 22 août 2013

SUISSE : Une Journée mondiale à échelle romande

Une Journée mondiale à échelle romande


La Journée mondiale de prévention du suicide a lieu le 10 septembre de chaque année. Cette date symbolique a été choisie en 2003 sur l’initiative de l’Association Internationale de Prévention du Suicide (IASP) en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Depuis 2005, STOP SUICIDE reprend cet objectif à une échelle locale en menant chaque année une importante campagne de sensibilisation en Suisse romande. Le but est d'attirer l’attention de la population suisse sur l’importance de la problématique du suicide, tout en l’outillant pour faire face au risque suicidaire.
Affiche 2013

 

La campagne annuelle passe par 3 axes principaux:

  • La conception et la diffusion d'un important matériel de sensibilisation et de communication: affiches, dépliants informatifs et supports de sensibilisation informels (badges, bracelets, pincettes à linge). Les affiches sont diffusées en Suisse romande par l'intermédiaire des communes et à travers la location d'espaces publicitaires. Le matériel est également diffusé dans différents lieux accueillant des jeunes. 
  • L'animation d'actions de prévention diverses (discussions, ateliers, stands, diffusions de film, etc.) dans des lieux fréquentés par des jeunes: maisons de quartier, festivals, centres d'animation, programmes d'orientation professionelle, etc. 
  • L'organisation d'événements publics pour rendre visible la prévention et marquer la Journée mondiale de prévention du suicide. 

La campagne de STOP SUICIDE est organisée chaque année avec le concours de partenaires : soutiens financiers, structures de prévention, professionnels de la santé, acteurs sociaux-culturels, etc.
Fondation SANAloterie romandeCanton de Genèveipsilon


Soirée du 10 septembre
Comme chaque année, STOP SUICIDE organise une soirée pour la Journée mondiale de
prévention du suicide. Cette soirée aura lieu à partir de 18h30 à la Rotonde du quai du Mont
Blanc (en face de l’Hôtel Beau-Rivage).
Quatre intervenants nous ferons l’honneur de prendre la parole : Dre Anne EDAN, psychiatre et
psychothérapeute, médecin adjointe, responsable de l’unité de crise pour adolescents du service
de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent – HUG – Fondation Children Action, Dr Laurent
MICHAUD, médecin associé, Département de Psychiatrie CHUV, Groupe suicide Vaud, Mme
Fabienne BUGNON, marraine de l’association STOP SUICIDE, et Mme Ruth DREIFUSS,
Conseillère fédérale de 1993 à 2002 et ancienne Présidente de la confédération suisse.
Leurs discours seront suivis d’un apéritif dinatoire avec le groupe de Jazz manouche Swing
Station. L’apéritif sera servi par les jeunes du Semo Croix Rouge, en accord avec notre démarche
de promotion de la jeunesse. Les Services Industriels de Genève nous offrent l’Illumination du Jet
d’eau en rouge dès le coucher du soleil.
Les recettes de la buvette seront au profit de STOP SUICIDE. Cette soirée est l’occasion de
mobiliser pour la prévention du suicide des jeunes, et de rencontrer un large panel d’acteurs
publics et privés concernées par les questions de jeunesse et de prévention. Plusieurs médias
nous ont déjà contacté pour couvrir l’événement.
Nous espérons vous retrouver le 10 septembre à cette soirée annuelle


AUTRE ACTU

#JETIENSATOI – sensibilisation par les réseaux sociaux
En 2013, nous avons voulu faire de cette campagne un moment d’interaction en ligne et hors
ligne, et impliquer chacun de manière plus active dans la campagne.
Beaucoup de jeunes prolongent leur vie quotidienne et leurs liens sociaux sur les réseaux sociaux
comme Facebook ou Instagram. Ils y parlent d’eux-mêmes et des autres, pourquoi ne pas y
afficher leur soutien à la campagne « je tiens à toi » ? Il s’agit bien sûr de diffuser le message d’une
manière simple et ludique, mais aussi de normaliser la prévention, de la banaliser dans l’espace
public, à la fois dans la rue et sur les réseaux sociaux.
Nous proposons donc aux jeunes de participer à un concours photo #jetiensatoi. Chacun peut
ainsi exprimer sa créativité et son engagement en faveur de la prévention du suicide des jeunes
en partageant une photo avec les mots « je tiens à toi » écrits sur un papier, gravés sur la pince,
mis en scène dans un endroit public ou insolite. Les photos seront publiées directement par les
jeunes sur Facebook, Twitter ou Instagram en y accolant le hashtag #jetiensatoi dans le titre ou la
description. Ce hashtag fonctionne comme une étiquette et nous permettra de retrouver
facilement toutes les images de la campagne. Des lots offerts par nos partenaires seront distribués
pour les meilleures photos : des casques de vélo Tandem, des abonnements à L’Hebdo et des
montres B!ll’s sont à gagner.
Une vidéo de présentation du concours est visible ici :
http://www.youtube.com/watch?v=eb_Bvt_ype4.

Les psychiatres tentent d’expliquer les « suicides altruistes »

Les psychiatres tentent d’expliquer les « suicides altruistes »
20/8/13 http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-psychiatres-tentent-d-expliquer-les-suicides-altruistes-2013-08-20-1000402

Devant l’hôtel de Bordeaux dans lequel un couple et ses deux enfants ont été retrouvés morts, lundi 19 août (Bernard-Salinier/ABACA).

Un drame qui ressemble, d’après les premiers éléments, à ce que les psychiatres appellent les « suicides altruistes », un parent tuant sa famille avant de se suicider, dans l’idée d’échapper à un monde jugé invivable et d’en sauver les autres.
Avec cet article

C’est un paroxysme de violence, l’acte le plus brutal dans l’univers supposé le plus protecteur. Lundi 19 août, une famille entière, un couple et deux adolescents, a été retrouvée morte, dans une résidence hôtelière de Bordeaux. Une note montrant l’intention suicidaire aurait été retrouvée sur place.

 « Le fantasme de la mort à plusieurs » 

Cinq à six fois par an, selon les chiffres du ministère de l’intérieur, un drame de ce type se déroule, un parent tuant l’ensemble de sa famille avant de se suicider. Particulièrement saisissants, ces faits « divers » dépassent l’entendement. Pourtant, à écouter Roland Coutanceau, psychiatre, une certaine logique apparaît dans cette folie meurtrière. 
 « L’auteur est généralement quelqu’un de profondément dépressif, en instance de séparation ou en situation de chômage et de surendettement », commence-t-il, précisant que, malgré la crise, le nombre de ces drames n’est pas en augmentation. « On est déprimé pour des raisons affectives ou psychosociales », poursuit-il, usant de ce « on » dérangeant. 
 « On se sent pris au piège, alors on pense au suicide. Et là, quand on se projette dans ce que vont devenir ses enfants, naît le fantasme de la mort à plusieurs. On se dit : “Ils ne vont pas y arriver sans moi. La seule solution est que je les suicide.” » Si la préoccupation originelle est « normale » (l’inquiétude sur le devenir des enfants), elle devient « totalitaire » chez des personnes « profondément égocentriques, immatures, fusionnelles, qui considèrent l’autre comme une partie d’eux-mêmes », poursuit le psychiatre.

 « C’est un acte d’amour » 

Pour désigner ces drames, les experts utilisent, du bout des lèvres, un terme particulièrement étrange, à défaut, concèdent-ils, d’en trouver un autre : celui de « suicide altruiste ». « Cela peut sembler “fou”, mais ces parents tuent dans l’idée de préserver les enfants de souffrances à venir, c’est un acte d’amour, explique Gérard Rosselini, président de l’Association nationale des psychiatres experts judiciaires. Il ne faut pas confondre ces actes avec les crimes passionnels, où l’on tue son conjoint ou ses enfants pour se venger, après une séparation, par exemple. » 
En 2012, le film  À perdre la raison  mettait en scène un de ces « suicides altruistes », s’inspirant de l’histoire de Geneviève L’Hermitte, mère de famille belge qui avait tué ses cinq enfants au couteau avant de retourner l’arme contre elle, sans parvenir à se tuer. Réveillée quelques heures plus tard par la douleur de ses blessures, elle avait prévenu la police. Celle-ci avait alors trouvé une lettre, adressée à sa sœur, dans laquelle la mère qualifiait sa vie « d’enfer » : « Il n’y a pas de solution au problème. J’ai pris la décision de partir avec mes enfants, très loin et pour toujours. » Au procès, elle ajoutera : « Je ne voulais pas leur faire de mal. » Elle a été condamnée à la perpétuité.

 « Mettre des mots, c’est déjà un dépassement » 

Pour les avocats, défendre en justice ces meurtriers « survivants » est bien sûr très compliqué. « Les actes criminels qui précèdent le suicide ont la même origine que celui-ci, à savoir une angoisse existentielle telle qu’elle annihile tout élan de vie. C’est ce qu’il faut faire comprendre, je crois, dans ces drames », explique Me  Léon-Lef Forster qui, en quarante ans de carrière, a croisé quelques-uns de ces cas. 
Il se souvient d’une femme, psychologue, qui avait tué ses deux enfants par somnifère puis par noyade, et dont la tentative de suicide, ensuite, avait échoué. Une fois interpellée, elle n’avait même pas été capable d’évoquer les faits avec lui. « Sa culpabilité était beaucoup trop aiguë, explique-t-il. Mettre des mots, c’est déjà un dépassement. Il faut du temps pour en arriver là. Moi, au début, je ne lui ai pas posé de question, pour ne pas l’accabler. Ma seule préoccupation était d’aider cette personne à survivre. » Après un an de préventive et à peine une semaine après sa sortie, la femme s’était suicidée, incapable de vivre avec ce qu’elle avait fait.

 « La mort se colore d’une teinte mystique » 

 « Lors du passage à l’acte, explique Roland Coutanceau, l’auteur n’est pas inconscient, mais il est dans une forme de conscience un peu barbouillée, brumeuse, comme dans un rêve. La mort se colore d’une teinte mystique. Le retour à la réalité, quand on a échoué à se tuer, est évidemment d’une violence inouïe. Mais l’erreur serait de penser que l’on ne peut rien faire pour ces gens, au contraire. Chez eux comme chez les personnes suicidaires en général, la parole libère et peut enrayer le déclenchement du processus vers la mort. » 
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Les « faits commis dans le contexte familial » restent très rares

En chiffres: en 2011, onze enfants mineurs ont été tués par leur père en même temps que leur mère, dans six affaires distinctes. Parmi les six criminels, quatre se sont ensuite suicidés et un a tenté de le faire.
Treize enfants ont été victimes de l’un de leurs parents lors d’une séparation difficile, dans neuf affaires distinctes. L’autre parent, souvent la mère, n’a pas fait l’objet d’une tentative d’homicide ou en a réchappé.
Profil des auteurs: l’auteur est le plus souvent un homme, marié, âgé de 41 à 60 ans et sans activité professionnelle. Il commet son acte à domicile et sa principale motivation est la non-acceptation de la séparation.
Quand l’auteur est une femme, elle est le plus souvent âgée de 31 à 50 ans. La principale cause du passage à l’acte est la volonté de mettre fin aux violences subies. Les auteurs femmes sont en effet souvent des victimes de violences conjugales.
FLORE THOMASSET

RECHERCHE USA : biomarqueurs du risque suicidaire

Un test sanguin pour dépister le risque de suicide
par Melanie Gomez | Publié le 21 Août 2013
http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Un-test-sanguin-pour-depister-le-risque-de-suicide-3411.html

Des scientifiques américains ont découvert une enzyme qui, à des taux importants, serait liée à des tendances suicidaires.

JAUBERT/SIPA

Détecter grâce à une simple prise de sang les personnes plus à risque de commettre un jour une tentative de suicide, certains spécialistes notamment des psychiatres en rêvent. Ils cherchent depuis longtemps de meilleurs moyens d’identifier et de prévenir ces tragédies. Grâce au travail d’une équipe de chercheurs américains, il est désormais peut être possible de l’envisager. Publiés dans la revue Molecular Psychiatry, ces scientifiques de l’Université d’Indiana affirment avoir trouvé des biomarqueurs présents dans le sang qui pourraient être utilisés pour identifier les personnes à risque de suicide dans l’avenir.

Un outil pour les pensées suicidaires cachées
Leur étude menée notamment sur une population d’hommes souffrant de troubles bipolaires a révélé que la présence d’une enzyme, appelée SAT1 à des niveaux élevés, ainsi que d’autres marqueurs biologiques, étaient plus fréquente chez les patients qui avaient les plus fortes pensées suicidaires. Concrètement pendant trois ans, cette équipe a suivi un groupe important d’hommes diagnostiqués bipolaires, ainsi que d’autres sans pathologie psychiatrique diagnostiquée mais étant passés soudainement d’une absence de pensée suicidaire à une forte idéation suicidaire. Ces patients ont eu des prises de sang tous les 3 à 6 mois ainsi que des consultations régulières pour évaluer leur état psychlogique.

« Plus d’un million de personnes meurent de suicide chaque année  et on ne dispose pas pour le moment de marqueurs objectif, a déclaré le Dr Niculescu, principal auteur de l’étude. Il y a des gens qui ne veulent pas révéler qu'ils ont des pensées suicidaires et qui  ensuite passe à l’acte … Nous avons besoin de meilleurs moyens d'identifier, d'intervenir et de prévenir ces cas tragiques », conclut-il. Pour valider leurs résultats, ces chercheurs ont ensuite analysé des échantillons sanguins prélevés sur des victimes de suicide datant de moins de 24h et ont constaté que certains de ces mêmes marqueurs étaient, là aussi, significativement plus élevés que la moyenne.

Les experts divisés sur l’utilité du test
Bien que confiants concernant la validité de ces biomarqueurs, les auteurs précisent que de nouvelles études devront être menées. Notamment pour évaluer si ces résultats concernent la population générale non atteinte de troubles psychiatriques, ainsi que les femmes. En effet, cette enquête n’a été réalisée que chez des hommes. « Il semble que ce sont de bons marqueurs du comportement suicidaire chez les hommes qui ont des troubles bipolaires ou des hommes dans la population générale qui commettent des suicides impulsifs violents», a ajouté le Dr Niculescu.


Malgré l’enthousiasme des auteurs de ce travail, certains experts émettent quelques réserves quant à la faisabilité et à l’intérêt pratique de la mise au point d’un test prédictif du risque de suicide. Certains ne voient pas bien l’utilité d’un tel outil de dépistage en pratique clinique, ni en population générale, ni parmi les patients bipolaires. Selon eux, les professionnels de santé sont aujourd’hui déjà très conscients du risque élevé de suicide chez les personnes souffrant de cette pathologie. Ces médecins rappellent également que le suicide n’est pas une maladie et que le passage à l’acte dépend le plus souvent de trop nombreux facteurs, comme les aléas du quotidien, le stress ou encore d’autres pathologies psychiatriques

Réf article en ligne en anglais : Molecular Psychiatry 20 August 2013 doi:10.1038/mp.2013.95 Discovery and validation of blood biomarkers for suicidality open

mardi 20 août 2013

USA : Nouvelle approche du risque et comportement suicidaire dans le DSM- 5

D'après article http://www.huffingtonpost.com/david-j-kupfer-md/dsm-5-suicide_b_3731260.html
de David J. Kupfer , M.D,  Président , Groupe de travail du DSM- 5 , professeur de psychiatrie à l'école de médecine de l'Université de Pittsburgh
Posté le: 10/08/2013
Nouvelle approche du risque et comportement suicidaire dans le DSM- 5

Personne ne veut parler du suicide . C'est tabou - quelque chose à discuter à voix basse , derrière des portes closes , et souvent pas avant qu'il soit trop tard . Mais notre malaise avec le sujet n'a fait qu'empirer les choses , le suicide est devenu un problème grave de santé publique dans ce pays . Chaque année , plus de 750.000 personnes tentent de se suicider et 36 000 le commettre (http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr60/nvsr60_03.pdf) - une perte de vie supérieure à celle des accidents de voiture et plus du double de celui des homicides . Un nombre incalculable de familles et amis sont laissés dans le deuil .
La cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ( DSM- 5 )
fifth edition of the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5) braque les projecteurs sur le suicide pour aider à réduire , voire inverser cette tendance tragique . Le nouveau guide , publié en mai , met davantage l'accent sur ​​les idées et comportements suicidaires comme une question transversale des troubles mentaux et introduit de nouvelles façons d'interpréter et de réagir à la fois .
Tout d'abord, à travers les chapitres du DSM- 5 identifier maintenant des caractéristiques particulières qui rendent les gens plus vulnérables au suicide . Ce risque est particulièrement reconnu dans les diagnostics d'anorexie mentale de la schizophrénie, du trouble de stress post -traumatique (
anorexia nervosa  schizophrenia  post-traumatic stress disorder), un reflet de la recherche qui a montré un risque élevé  non seulement avec les dépressifs ou les troubles de la personnalité . Par exemple , le texte note que le taux de 12 pour 100 000 suicides par an sont signalés avec l'anorexie et que l'évaluation globale des personnes atteintes de ce diagnostic devrait inclure une évaluation de l'idéation et des comportements en matière de suicide . En dirigeant l'attention sur les tendances suicidaires associées à une gamme de diagnostics , le DSM- 5 permet aux cliniciens d'offrir les meilleurs soins - et de sauver des vies .
En outre, une nouvelle composante du manuel intitulé Section III (
Section III) comprend plusieurs outils d'évaluation pour aider les cliniciens dans l'évaluation  cohérente et globale des patients . Ces mesures de symptômes transversales visent la fonction mentale plus générale ainsi que des mesures de gravité qui sont  du trouble spécifique . Ils évaluent une personne dans 13 domaines psychologiques différents , dont l'un est le suicide . Les mesures sont dirigées vers les limites de diagnostic et de traitement d'une construction strictement catégorique . Les symptômes , comme les comportements suicidaires , souvent ne cadrent pas précisément dans une seule catégorie .
Section III reflète certaines des dernières recherches et de réflexion sur les questions difficiles de la façon de traiter différents types de pensées et de comportements suicidaires et d'automutilation . Il vise à aider les cliniciens à distinguer une possible tentative de suicide de l'idéation suicidaire et formes d'automutilation comme la coupe ou de brûlure, qui, tout dangereux , ne sont pas destinées à mettre fin à la vie d'une personne .
Cette section comprend deux nouvelles conditions pour une étude plus approfondie : les troubles du comportement suicidaire décrit quelqu'un qui a tenté de se suicider au cours des 24 derniers mois et peut aider à identifier les facteurs de risque associés aux tentatives de suicide , y compris la dépression , la toxicomanie , ou d'un manque de contrôle des impulsions . L'automutilation non suicidaire est définie comme l'automutilation sans intention de suicide . Cette dernière condition est considérée comme un problème majeur sur les campus universitaires et un problème de santé publique qui doit être mieux compris.
L'accent mis sur le suicide à travers le DSM- 5 conduira à la reconnaissance plus efficace des personnes présentant des symptômes et des comportements qui les exposent à des risques . Avec l'amélioration du diagnostic et de soins , la nation peut-être enfin en mesure d'inverser la tendance de cette perte et de deuil .
Besoin d'aide? Aux États-Unis , composez le 1-800-273-8255 pour la prévention du suicide Lifeline nationale .

for the National Suicide Prevention Lifeline.
For more by David J. Kupfer, M.D., click here.
For more on mental health, click here.

CANADA MESURES PREVENTION PONT


Prévention des suicides sur le pont High Level d'Edmonton(Alberta)
Lundi 19 août 2013 : http://m.radio-canada.ca/regions/alberta/2013/08/19/003-suicides-pont-high-level-edmonton.shtml
La Ville d'Edmonton songe à effectuer des changements sur le pont High Level pour prévenir des tentatives de suicide.
La Ville d'Edmonton songe à effectuer des changements sur le pont High Level pour prévenir des tentatives de suicide.De nombreuses tentatives de suicide ont eu lieu sur cette structure de la capitale albertaine au cours des années. La Ville estime qu'il y a eu 14 suicides sur ou près du pont l'année dernière.
The High Level Bridge, un court-métrage controversé, a aussi été réalisé en 2010 pour montrer le côté sombre du pont centenaire.
Il existe déjà des barrières sur le pont ainsi que des pancartes donnant le numéro d'une ligne téléphonique de prévention de suicide. La Ville aimerait toutefois en faire davantage en installant un téléphone sur la structure afin que les personnes en détresse aient un accès direct à la ligne téléphonique de soutien.
La directrice générale de The Support Network, Nancy McCalder, est heureuse de cette initiative, mais affirme que la prévention du suicide en Alberta est un enjeu qui dépasse les limites du pont High Level et qu'il faudrait offrir davantage d'encadrement aux personnes suicidaires.
Plus de 500 personnes par an se suicident en Alberta.
Le rapport sur les changements envisagés par la Ville sera étudié mardi.

lundi 19 août 2013

PRESSE DEBAT "il crée un site web d'adieu pour son suicide"



Martin Manley crée un site web d'adieu pour son suicide
Il voulait écrire «la lettre d'adieu la plus détaillée de l'histoire», mais son dernier vœu, qu'on se souvienne de sa vie plutôt que de son suicide, ne risque pas d'être exaucé.
Par Will Oremus | publié le 17/08/2013 à 12h42, mis à jour le 17/08/2013 à 17h58
http://www.slate.fr/life/76552/lettre-adieu-suicide-detaillee-site-web-martin-manley

Capture d'écran du site de Martin Manley
Martin Manley, un ancien journaliste sportif et statisticien pour le Kansas City Star, s'est suicidé à 60 ans, et a laissé derrière lui un site web méticuleusement minutieux, expliquant virtuellement chaque aspect de sa décision.
Cette affaire est notable pas tant parce que Martin Manley était une personnalité semi-publique –même s'il a été crédité pour avoir popularisé le système d'évaluation des joueurs de basket de la NBA– mais parce qu'il a utilisé la technologie pour exploser de façon intentionnelle le mur de vie privée qui entoure généralement les suicides.
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Chaque jour, plus de 100 personnes meurent d'un suicide aux Etats-Unis en moyenne [plus de 28 personnes en France NDT], et une partie importante d'entre elles laisse des lettres à leurs amis et leur famille.
Certaines lettres sont vindicatives, d'autres désolées, d'autres encore sont incroyablement cryptiques. Quoi qu'il en soit, la plupart est lue seulement par un cercle restreint de forces de l'ordre et des êtres aimés.
Pour Martin Manley, confronter ses amis et sa famille à sa mort n'a pas suffi. Il voulait y confronter le grand public. Il voulait désespérément justifier sa propre vie et mort –auprès du reste de la planète, mais peut-être par dessus tout auprès de lui-même.
Et donc, d'après son site web, Martin Manley a prépayé Yahoo pour cinq années d'hébergement, a construit un site de suicide tentaculaire, et a mis en ligne un dernier billet sur son blog sportif ce jeudi 15 août avec un lien vers le site. Puis, d'après le Kansas City Star, il s'est tué devant un commissariat de la ville d'Overland Park. C'était le jour de son soixantième anniversaire.
Sur son site, qui a vite circulé sur les réseaux sociaux, Martin Manley a écrit qu'il voulait créer «l'exemple le plus détaillé de l'histoire d'une lettre d'adieu». Il a écrit:
«Après votre mort, on peut se souvenir de vous au travers d'une nécrologie de quelques lignes dans un journal, quand vous êtes trop vieux pour importer à quiconque de toute façon... OU ALORS on peut se souvenir de vous pendant des années grâce à un site comme celui-ci. C'était mon alternative, et j'ai choisi ce qui me paraissait évident.»
Ensuite, il a expliqué les raisons de son suicide, cherchant –du moins au début– à le dessiner comme la décision hautement rationnelle d'un homme qui a vécu sa vie «contenté jusqu'à la dernière minute» et souhaitait simplement quitter la planète comme il le voulait:
«Les raisons principales pour lesquelles les adultes se suicident –la santé, les problèmes judiciaires, financiers, la perte d'êtres aimés, la solitude ou la dépression... aucune de ces raisons ne sont pertinentes dans mon cas et, pour la plus grande partie de ma vie, elles ne l'ont jamais été.»
Sa raison principale pour se tuer: il était terrifié par la vieillesse.
N'idéalisez pas sa décision
Dans des dizaines d'essais sur son site, Martin Manley a réfléchi sur tout depuis la religion au contrôle des armes à feu en passant par ses histoires d'amour et son affection pour les fedoras. Certaines de ses pensées sont profondes, d'autres prosaïques. Je ne les ai pas toutes lues. Ça prendrait des heures. Mais j'en ai assez lu pour voir qu'il était plus seul et moins sûr de sa décision qu'il ne voulait le faire croire.
Ses parents sont morts, il n'avait pas d'enfants et il ne voulait pas «mourir seul». Un passage étrange où il a posté ce qui ressemble aux coordonnées GPS d'un tas de pièces en argent et en or –déclenchant une chasse au trésor macabre et finalement infructueuse ce jeudi– renforce l'impression qu'il était un homme qui cherchait à être important. Beaucoup des photos sur son site web semblent être des «selfies».
Personne ne devrait avoir une vision romantique de la décision de Manley de se tuer. Un homme clairement intelligent et réfléchi est mort, ceux qui le connaissaient sont probablement affligés par la douleur, et le fait qu'il a publié un site web rationnalisant sa décision ne va rien y changer.
D'un document privé à un évènement public
Mais son auto-mémorial élaboré dessine un spectre dérangeant dans cette ère des réseaux sociaux: la transformation de la lettre de suicide d'un document privé en sensation publique. Sans Twitter, Facebook, et un Web rempli de blogs qui cherchent la page vue, les écrits de Martin Manley auraient bien pu restés dans l'obscurité.
Son désir de dire tout ce qu'il voulait dire au monde avant de mourir est compréhensible. Mais il semble clair que sa capacité à le faire –la chance de partir en faisant sensation et en se rendant célèbre– a facilité sa décision de se tuer. Le risque est que cette capacité ait le même effet pour d'autres, y compris de nombreuses personnes qui ne sont pas aussi saines d'esprit que Manley prétendait l'être.
Nonobstant Manley, le suicide est rarement un acte rationnel. Dans un article de 2003 sur les gens qui se suicident en sautant du pont du Golden Gate, à San Francisco, le New Yorker a parlé à plusieurs personnes qui ont survécu et leur a trouvé un point commun déchirant: les sauteurs avaient tendance à regretter leur décision en plein vol.
Il n'aura pas son dernier voeu
Un des objectifs de Martin Manley en publiant un site web de suicide était d'assurer à tout le monde qu'il ne regrettait pas sa décision. On ne saura jamais si cela a changé au moment où il a appuyé sur la détente.
Mais on peut supposer qu'un de ses derniers voeux ne sera pas respecté:
«Ce que j'espère à long terme, c'est qu'on se souviendra de ma vie et que le suicide ne sera qu'une asterisque, une note de bas de page.»
Malheureusement, l'inverse est beaucoup plus probable.
Will Oremus
Traduit par Cécile Dehesdin
 

vendredi 16 août 2013

BELGIQUE TRANSPORTS FERROVIAIRE Infrabel & mesures de prévention du suicide

La sécurité en gare et aux abords des voies

Pour renforcer la sécurité en gare et aux abords des voies, Infrabel améliore son infrastructure et sensibilise le grand public.
Dossier en ligne sur http://www.infrabel.be/fr/a-propos-dinfrabel/la-securite-en-gare-et-aux-abords-des-voies#Incidenten-analyseren-en-opsporen

Extraits :








3. Mesures de prévention du suicide

Le suicide sur les rails provoque de terribles souffrances non seulement chez la victime et ses proches, mais également chez toutes les personnes impliquées malgré elles, c'est-à-dire le conducteur, les voyageurs et les éventuels témoins. Afin d'éviter au maximum que de telles catastrophes ne se produisent, Infrabel prend des mesures de prévention « directes » et « indirectes ».

Au nombre des mesures « directes » se trouve par exemple l'installation de grillages, qui rendent les voies inaccessibles. Quant aux mesures « indirectes », il s'agit de soutenir plusieurs organisations actives dans la prévention du suicide, telles que Télé-Accueil. Nous collaborons également avec d'autres partenaires, tels que les Centres de prévention de suicide et des scientifiques qui recherchent des solutions pour prévenir le suicide.

> Vidéo : Prévention du suicide sur le rail


Vous songez au suicide ? Parlez-en !
Prenez contact avec Télé-Accueil au numéro 107 ou à l'adresse www.tele-accueil.be.




CHINE ARTICLES PRESSE SUR LA SOLITUDE ET SOUFFRANCES DES PERSONNES AGEES COMME PROBLEME DE SOCIETE

En Chine, une loi oblige les enfants à rendre visite à leurs parents âgés

Des personnes âgées réunies dans un parc de Pékin, le mois dernier.
Pékin espère faire face au problème de la solitude des seniors, qui représentent une part de plus en plus importante de la société.
Source lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/01/01003-20130701ARTFIG00555-en-chine-une-loi-oblige-les-enfants-a-rendre-visite-a-leurs-parents-ages.php?cmtpage=0

A partir de maintenant, tous les Chinois doivent rendre visite à leurs parents âgés régulièrement, ou au moins rester en contact avec eux. Ceci n'est pas un vœu pieux. «C'est la loi», comme l'intime un article du Shanghai Daily. Une version révisée de la «loi pour la protection des droits et des intérêts des plus âgés» est en effet entrée en application ce lundi: elle contraint les proches à répondre aux besoins quotidiens, financiers et spirituels des plus de 60 ans. Elle oblige aussi ceux qui vivent séparés de ces derniers à venir les voir de manière fréquente, sans quoi ils risquent une amende, voire la prison. Avec cette loi, les employeurs doivent également permettre l'absence de salariés qui auraient besoin de remplir leur devoir envers les proches dont ils s'occupent, selon l'agence officielle chinoise Xinhua.
Des scandales de négligences à répétition
Ce texte amendé avait été adopté en décembre dernier, suite à des scandales de négligences à répétition. Car si le respect envers les personnes âgées fait partie intégrante de la culture chinoise, la modernisation de la société a entraîné une rupture du schéma familial traditionnel, désormais plus disloqué. Et les histoires tragiques se multiplient. Le site de la BBC rappelle celle d'une grand-mère de 91 ans frappée et jetée à la porte de chez elle dans la province de Jiangsu, quand elle a demandé à sa belle-fille un bol de porridge. L'an dernier, le cas d'un agriculteur qui enfermait sa mère de 100 ans dans une porcherie avait provoqué un tollé dans le pays.

Xiao Jinming, un professeur de droit qui a participé à la rédaction de la loi, indique à l'agence AP que les cas de parents poursuivant leurs enfants existaient avant cette loi; et la plupart du temps, ces différends se règlent à l'amiable.
Cette loi servirait surtout à faire passer un message, mais, en Chine, le texte passe mal: beaucoup se demandent notamment comment il pourra être appliqué, étant donné qu'il n'indique pas clairement ce que veut dire «rendre visite à un proche “régulièrement”» ni les peines réellement encourues. «Un pays impose une loi pour respecter ses parents, vraiment? C'est une insulte à la Nation», s'est ainsi insurgé un des 8 millions d'internautes qui ont commenté cette information sur Weibo, la version chinoise de Twitter, selon l'AFP. «Le gouvernement utilise des lois pour protéger les personnes âgées, mais en réalité c'est juste un moyen de tout mettre sur le dos des enfants», a commenté un autre.
Environ 185 millions de Chinois ont plus de 60 ans, et le chiffre devrait grimper jusqu'à 487 millions, soit 35% de la population, d'ici à 2053, selon des chiffres officiels. Un phénomène en partie dû à l'augmentation de l'espérance de vie et à la politique de l'enfant unique. Cette nouvelle loi met surtout en lumière l'inquiétude des autorités face à la gestion du vieillissement de la population et de la solitude des plus âgés.

Les «nids vides» causent de la souffrance à un nombre croissant de personnes âgées en Chine

Écrit par Jane Lin et Li Zhen, Epoch Times  20.03.2013 http://www.epochtimes.fr/front/13/3/19/n3508078.htm
En Chine, la famille traditionnelle était un mélange transgénérationnel qui habitait dans un même foyer, avec les enfants prenant en charge leurs parents âgés. Cela est en train de changer depuis maintenant des dizaines d’années, mais le problème atteint désormais un point critique, avec les anciens de certaines zones rurales gardant une bouteille de pesticide toute prête pour le cas où ils tomberaient malades et où il n’y aurait personne pour s’occuper d’eux.
De nos jours le vieillissement de la société chinoise, combiné à une progéniture absente, l’absence de structures sociales de prise en charge pour personnes âgées, et le manque de revenus pour la retraite, se cumulent pour donner un nombre de personnes âgées laissées à elles-mêmes qui monte en flèche. On les a surnommées les «habitants de nids vides».
Les statistiques révèlent l’envergure et l’urgence du problème. Le Comité National Chinois sur le Vieillissement déclarait à la fin de 2012 que dans l’année qui vient les plus de 60 ans d’âge dépasseront 200 millions, et d’ici 2050, environ un tiers de la population sera âgée, a rapporté l’agence d’État Xinhua.
La croissance du segment de population sénior en Chine est le double de celle des pays développés, selon un rapport de l’organe d’État People’s Daily. La proportion des personnes âgées comparée aux jeunes s’est trouvée complètement faussée par la règle de l’enfant unique, avec pour conséquences moins de jeunes et plus de vieux, par comparaison avec d’autres pays.
En 2004 il y avait 23.4 millions de gens restant dans un nid vide où les enfants, généralement partis travailler dans une autre région, n’étaient plus là pour prendre soin d’eux, déclarait Xinhua. En Janvier 2013, People’s Daily écrivit que sur les 178 millions de Chinois de plus de 60 ans, environ la moitié se retrouve seule.
Les ruraux âgés durement touchés
Jason Ma, commentateur des affaires sociales chinoises, est convaincu que le nombre des vieux abandonnés à des foyers vides dans les zones rurales pourrait s’élever à 100 millions.
Il met ce problème sur le compte de la règle de l’enfant unique imposée par le Parti Communiste. La Chine mit en œuvre la règle de l’enfant unique en 1980 et d’ici cinq à dix ans les parents de ces enfants uniques entameront leur vieillesse. «À ce moment, le taux de ‘nids vides’ en Chine rurale dépassera les 70% et aura des conséquences sociales énormes», a déclaré Ma à NTD.
Bien que 70 à 80% des Chinois âgés vivent en zone rurale, d’après Ma, prise de retraite et plans de retraite ne sont accessibles qu’aux résidents des villes. Les ruraux âgés ne sont pas intégrés dans le système existant de protection sociale. «Leurs souffrances sont invisibles à la société. Ils n’ont pas de voix et aucune perspective d’avenir», a indiqué Ma.
La recherche corrobore cette déclaration de Ma. Une étude conjointe en 2012 entre l’Ecole de Finances de l’Université Anhui de Finance et d’Economie et le Centre de Recherche pour l’Assurance et la Sécurité Sociale de l’Université ouest-méridionale de Finance et d’Economie indiquait qu’en 2010, seuls 32.17% des séniors ruraux se trouvaient couverts par une quelconque assurance-retraite.
Pendant les années qui ont vu une croissance économique annuelle de 20 à 30%, le régime a failli à mettre en place un système de sécurité sociale qui aurait pu couvrir la totalité de la population, a déclaré Ma.
Suicides
Ma nous a précisé que les nombreuses personnes âgées des zones rurales, sans le soutien du moindre système de prise en charge, n’ont d’autre choix que de mourir quand elles se voient affligées de problèmes aigus de santé. Par exemple, dans la Province de Hunan, qui est relativement aisée, bien des anciens des zones rurales mettent de côté une bouteille de pesticide prête à avaler quand ils ne pourront plus payer leurs traitements médicaux, a indiqué Ma.
Le taux de suicide parmi les Chinois âgés ruraux est cinq fois plus élevé que celui de leurs homologues urbains, selon Fei Lipeng, directeur général du Centre de Recherche et de Prévention contre le Suicide à Pékin, qui s’adressait à l’agence chinoise de presse financière Caixin en 2010.
Li Baoku, président de la Fondation Chinoise pour le Développement en faveur de la Vieillesse, indiquait que le taux de suicide parmi les séniors ruraux est de quatre à cinq fois la moyenne mondiale.
Dans la région de Jingshan, Province de Hubei, il existe même des maisons de suicide, ou caves, préparées pour ceux qui désirent se tuer. «Un grand nombre de personnes âgées malades ne voulaient pas être une charge supplémentaire pour leurs enfants, et ont choisi de mettre fin à leurs jours», a déclaré Li.
Règle de l’enfant unique
Le démographe Yi Fuxian estime qu’il y avait 218 millions de familles avec un seul enfant entre 1975 et 2010. Le recensement de 2000 a montré que, sur 10.000 nouveau-nés, 463 meurent avant l’âge de 25 ans. Ceci signifie que plus de 10 millions d’enfants uniques mourront avant d’atteindre 25 ans.
Le résultat alarmant est que: dans un futur proche, il y aura plus de 10 millions de familles sans fils ou fille adulte pour prendre soin de parents vieillissants, selon le Beijing Times
Le vieillissement rapide de la société chinoise est la résultante de la règle de l’enfant unique du Parti Communiste en application depuis plus de 30 ans, a expliqué Ma. Le nombre de nouveau-nés en Chine ne suffit plus à remplacer ceux qui meurent – chose que les planificateurs centraux du Parti n’avaient pas prévue.
De nombreux économistes pensent que la Chine aurait dû mettre fin à la règle de l’enfant unique il y a dix ans. «Si rien n’est fait pour la changer maintenant», a indiqué Ma, «les Chinois auront à affronter des conséquences désastreuses».
Version en anglais: Empty Nests Bring Pain to a Growing Number of Elderly in China


Informations signalées  14/08/2013 sur  http://cavalierandonneur.blogspot.fr/2013/08/en-chine-une-loi-oblige-les-enfants.html