jeudi 10 juin 2021

MàJ SUISSE Genève Musée éphémère en plein air : Labyrinthe intéractif Ado les Sens, Adolescence et Risque suicidaire du 3 au 13 juin 2021

MàJ 10/06/2021 :

En raison des visites présidentielles, les dates d’ouverture du Labyrinthe Ado les Sens, actuellement installé au Parc la Grange à Genève, ont du être aménagées comme suit :

Du 7 au 11 juin pour les établissements scolaires et de formation uniquement – sur inscription

 Du 19 au 23 juin pour le grand public

 

Un labyrinthe plonge dans les méandres de l'adolescence


Une exposition interactive consacrée à l'adolescence et au risque suicidaire est à découvrir jusqu'au 13 juin dans Le Parc La Grange à Genève. Conçue comme un labyrinthe, l'exposition Ado-Les-Sens permet de s'interroger et de s'informer sur cette période compliquée.

 
"Ado-Les-Sens", une exposition conçue comme un labyrinthe et consacrée à l'adolescence et au risque suicidaire a pris place au bas du Parc La Grange à Genève.
ATS

La crise sanitaire a eu un impact exacerbé sur les personnes les plus fragiles et en particulier les adolescents, a relevé jeudi devant la presse Bernard Sabrier, président de la Fondation Children Action, à l'origine de cette exposition. Le labyrinthe symbolise l'impasse mais aussi la possibilité de s'en sortir en suivant le fil d'Ariane, a-t-il expliqué.

«Souvent le labyrinthe est intérieur, propre à chacun», a relevé le professeur François Ansermet, membre du conseil de la Fondation. Il faut aider les jeunes à s'inscrire dans la vie, a-t-il ajouté. La sortie du labyrinthe passe aussi par la créativité, selon le professeur. Cette exposition utilise précisément l'art comme vecteur de prévention et de communication.





Miroirs déformants

Installée au bas du Parc La Grange, cette structure de 300 m2 aux couleurs vives se voit de loin. Gratuite et ouverte à tous, ce parcours à ciel ouvert a été mis sur pied avec la collaboration des étudiants du Centre de formation professionnelle des arts. Des jeunes qui sont passés par l'unité de crise des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) MALATAVIE ont aussi amené leurs témoignages.

Le labyrinthe permet d'explorer de nombreux thèmes, dont les ruptures à l'adolescence avec une soixantaine d'affiches et de vidéos. Un test interactif interroge la pratique de chacun par rapport aux comportements à risques. Il est aussi question de genre et de sexualité et d'image de soi avec des miroirs déformants et brisés.

L'amour, la passion et les émotions surgissent avec violence dans les dédales du labyrinthe. Le visiteur peut se perdre au gré de ses interrogations. Au final, il trouve la sortie, parfois ébranlé par ce voyage émotionnel. Des informations sur les structures de soutien figurent en bonne place.


Nouvelle structure en 2023

Créée en 1996, l'unité de crise MALATAVIE s'adresse aux jeunes de 13 à 25 ans qui ont des idées suicidaires ou ressentent un mal-être profond. En 2019, cette unité a pris en charge 24 jeunes ayant fait une tentative de suicide et 38 en 2020. Cette augmentation se confirme en 2021 avec 18 adolescents pris en charge entre janvier et mai en 2021.

Une ligne téléphonique (022 372 42 42) ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 répond aux jeunes en détresse. Le nombre d'appels a explosé depuis le début de la pandémie. En 2019, 881 avaient fait appel à cette ligne, 1332 en 2020 et déjà 1056 en 2021. Les effets de la pandémie, qui engendre une perte de repères et renforce l'isolement, sont flagrants.

Cette prise en charge des jeunes va se renforcer avec l'ouverture en 2023 d'une Maison de l'enfant et de l'adolescent dédiée aux patients de 0 à 25 ans. Elle offrira une chaîne de soins complète en un seul lieu. Elle accueillera aussi des activités culturelles et sportives accessibles à toutes et tous. Les coûts de ce projet s'élèvent à 82 millions de francs.

https://www.bluewin.ch/fr/infos/suisse/un-labyrinthe-plonge-dans-les-meandres-de-ladolescence-737621.html


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Genève Parc La Grange Genève

Labyrinthe – Ado les Sens (du 4 au 13 juin 2021, Parc La Grange, Genève) Parc La Grange Genève
Labyrinthe - Ado les Sens (du 4 au 13 juin 2021

Labyrinthe – Ado les Sens (du 4 au 13 juin 2021, Parc La Grange, Genève) Parc La Grange, 4 juin 2021-4 juin 2021, Genève.

Labyrinthe – Ado les Sens (du 4 au 13 juin 2021, Parc La Grange, Genève)
du vendredi 4 juin au dimanche 13 juin à Parc La Grange
Pensé comme un musée éphémère en plein air, le Labyrinthe Ado-Les-Sens invite les visiteurs à parcourir un chemin surprenant et à découvrir des installations interactives originales en lien avec l’adolescence. Sur près de 300 m2, les visiteurs seront appelés à contempler, participer, s’interroger, se laisser surprendre et s’informer sur des thèmes tels que les émotions, le genre et la sexualité, l’amour et la passion, la perception, le harcèlement ou encore l’image de soi. Gratuite et accessible à tous, cette exposition utilise l’art comme vecteur de prévention et de communication.

Entrée libre
Campagne de sensibilisation autour de l’adolescence et du risque suicidaire
 

En raison des visites présidentielles, les dates d’ouverture du Labyrinthe Ado les Sens, actuellement installé au Parc la Grange à Genève, ont du être aménagées comme suit :

Du 7 au 11 juin pour les établissements scolaires et de formation uniquement – sur inscription

Du 19 au 23 juin pour le grand public

 
 
1er post 22/05/2021 

mardi 8 juin 2021

INFO NEWSLETTER : Regardez votre boite de messagerie jeudi matin

Bonjour, infosuicide est en cours de changement de système pour sa newsletter. 

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ANNONCE ETUDE RECHERCHE : APPEL A PARTICIPATION de personnes qui ont fait une tentative de suicide qui aurait eu lieu au cours d’une séparation de couple

"Interne en psychiatrie, je mène une thèse qui porte sur la prévention du suicide par la connaissance de ses facteurs de risque. 

J’étudie spécifiquement la tentative de suicide qui aurait eu lieu au cours d’une séparation de couple ( couple marié ou non). 

Je souhaite ainsi rencontrer des personnes qui ont  fait une tentative de suicide dans ce contexte.
Nous nous rencontrerions au cours d’un entretien unique afin de mieux comprendre les pensées et l’état d’esprit qui ont mené à ce geste.  Il permettra à chacun de prendre un recul sur ce moment et à mieux appréhender son geste. 

Cet entretien durerait 45 minutes à 1h. 

Ce recueil sera soumis à une bonne  information des personnes et au respect des droits « informatique et libertés ».

 Si vous souhaitez participer à ce travail de recherche, je vous prie de prendre contact au travers de ce mail : docteur.these@gmail.com

Je vous remercie et me tiens à votre disposition pour d'éventuelles questions. " 

lundi 7 juin 2021

ETUDE RECHERCHE A pharmacoepidemiological study of the association of suicide reattempt risk with psychotropic drug exposure

A pharmacoepidemiological study of the association of suicide reattempt risk with psychotropic drug exposure

Received 16 November 2020, Revised 15 March 2021, Accepted 1 April 2021, Available online 7 April 2021.
Journal of Psychiatric Research Volume 138, June 2021, Pages 256-263


Abstract

Introduction

Recent pharmacoepidemiological studies have suggested that consumption of certain classes of psychotropic drugs could be considered protective or risk factors for suicidal behaviour. The aim of the study was to evaluate the association between the risk of suicide reattempt within 6 and 14 months after a suicide attempt (SA) with the use of different classes of psychotropic drugs, combination pairs and treatment adequacy from inclusion through 6 and 14 months post-SA.

Method

A prospective observational cohort of 972 subjects from the ALGOS study from January 2010 to February 2013 was used to evaluate the association of risk of suicide reattempt within 6 and 14 months with the use of different classes of psychotropic drugs (antidepressants, anxiolytics, antipsychotics, lithium, anticonvulsants, analgesics, opioid maintenance therapy and maintenance treatment for alcohol dependence). A multivariable Cox model was performed after imputation of missing data using the multiple imputation method.

Results

Our main results did not show an association between psychotropic drug use and suicide reattempt after 6 months of follow-up. We demonstrated that the use of benzodiazepines (HR = 1.87 [1.25; 2.81], p < 0.01) and hypnotics (HR = 1.49 [1.03; 2.17], p = 0.04) or a combination of both (HR = 1.80 [1.17; 2.72], p = 0.01) were associated with suicide reattempt within 14 months after a previous SA.

Conclusion

The early identification of a positive association between psychotropic drugs and the risk of suicidal behaviour is extremely important for prevention of suicide reattempts. Special precautions should be considered when prescribing psychotropic drugs for these subjects, particularly those at risk of suicide reattempt.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022395621002259

Une étude menée par la Mutuelle générale de la police sur le bien-être des policiers au travail

24 % des policiers se disent confrontés à des pensées suicidaires
Antoine Albertini  Le Monde (site web)
societe, lundi 7 juin 202

Une étude menée par la Mutuelle générale de la police souligne le lien avec une mauvaise ambiance au travail.

La question est brûlante, objet de décomptes macabres et de débats statistiques sans fin. Les policiers se suicident-ils davantage que le reste de la population ? Et si oui, pour quelles raisons ? « En vingt-cinq ans, 1 100 fonctionnaires de police se sont donné la mort, soit 44 personnes chaque année en moyenne, l’équivalent d’une importante direction départementale de la sécurité publique rayée de la carte en une génération », selon Benoît Briatte, le président de la Mutuelle générale de la police.

Au sein de cet organisme d’assurance complémentaire santé « maison », véritable institution au sein de l’institution, le problème a été jugé suffisamment inquiétant pour mener une étude détaillée sur le bien-être des policiers au travail.

L’enquête, dont la réalisation technique a été confiée au cabinet YCE Partners, a été effectuée entre le 17 février et le 25 mars. Un comité scientifique composé de médecins et de scientifiques reconnus pour leur expertise en la matière a été désigné. Au total, 6 246 fonctionnaires y ont répondu, essentiellement des hommes (67 %) de plus de 45 ans (59 %), comptabilisant plus de vingt ans d’ancienneté (58 %) et en couple (69 %), soit une photographie représentative du policier moyen.

Les résultats, interprétés et retraités à l’aide de grilles d’analyse statistique, confirment un profond malaise dont la mesure est donnée par un chiffre : 24 % des répondants expliquent avoir eu des pensées suicidaires ou entendu leurs collègues évoquer des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois. C’est, d’après les données collectées dans un bulletin épidémiologique de Santé publique France en 2019, 6,3 fois plus que les actifs occupés.

« Non-reconnaissance du travail effectué »

Davantage que les conditions d’exercice du métier de policier ou des variables telles que le niveau de revenus, l’ambiance au travail apparaît comme un facteur déterminant dans l’éclosion des pensées suicidaires. Ainsi, 46 % des fonctionnaires estimant que cette ambiance est dégradée sont confrontés à de tels sentiments, quand ils ne concernent que 32 % des policiers disant vivre des tensions avec le public. « Cette question de l’atmosphère de travail dans la police constitue le facteur le plus structurant, explique Antoine Caullet, du cabinet YCE Partners. Les relations avec les supérieurs et les collègues, la non-reconnaissance du travail effectué ou le sentiment de ne plus rien apprendre de nouveau influent le plus fortement sur les pensées suicidaires. »

16 % des 30-34 ans se considèrent en état de détresse mentale « importante », soit 5 points de plus que les 50-54 ans

Si 39 % des répondants estiment se trouver dans un état de détresse mentale, ce pourcentage reste en revanche inférieur à celui constaté dans la population générale (45 % des actifs). Les jeunes sont plus touchés : 16 % des 30-34 ans se considèrent ainsi en état de détresse mentale « importante », soit 5 points de plus que les 50-54 ans et plus du double de celui constaté chez les 60-64 ans (7 %). C’est pourquoi, selon M. Briatte, « l’effort de prévention doit avant tout porter sur les plus jeunes, qui entrent parfois en école sans avoir une idée des difficultés qu’ils vont rencontrer tout au long de leur parcours professionnel ».

Des études réalisées de longue date démontrent qu’un ensemble de facteurs sociaux affecte particulièrement les policiers relevant de cette classe d’âge : outre un pic d’usure professionnelle, la survenue de ruptures affectives statistiquement plus nombreuses à cette période de la vie, les effets d’une situation de surendettement souvent liée à l’achat d’un bien immobilier – phénomène fréquent pour l’ensemble des fonctionnaires – ou la fréquence des fautes professionnelles contribuent à en expliquer les causes au moins autant que l’ambiance au travail.

« Un système global »

Si un rapport d’enquête sénatoriale sur l’état des forces de sécurité intérieures publié en 2018 évoquait, à propos des suicides, un taux de passage à l’acte largement supérieur dans la police (25 pour 100 000) que dans la population française (de l’ordre de 14 sur 100 000), plusieurs éléments tendent toutefois à tempérer ce nombre élevé de pensées et d’actes suicidaires chez les policiers, par rapport au reste de la population.

D’abord, la surreprésentation des hommes, tant parmi les répondants à l’enquête de la Mutuelle générale de la police qu’au sein des effectifs de la police nationale. « Cette catégorie est davantage touchée par le suicide de manière générale, estime Gaëlle Encrenaz, chercheuse en épidémiologie au CNRS et auteure, en 2010, d’une étude sur le sujet qui fait encore référence. En outre, l’accès à un moyen létal, en l’occurrence la possession d’une arme à feu de service, favorise le passage à l’acte. »

Reste ce constat : « Longtemps, la question du suicide a constitué un véritable tabou pour le ministère de l’intérieur, affirme encore Benoît Briatte, ce qui a retardé sa prise en charge efficace. » Il a fallu un pic de 70 cas en 1996 pour que, la même année, soit créé le service de soutien psychologique opérationnel de la police. Depuis, les annonces se succèdent sans que le problème puisse trouver une solution durable. En 2015, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, lançait ainsi un plan de prévention, le premier du genre. Quatre ans plus tard, Christophe Castaner annonçait à son tour la création d’une « cellule de vigilance », avant d’admettre, en juin 2020, que les causes du suicide dans la police relevaient « d’un système global ».

Dans un contexte de fortes tensions avec les syndicats de policiers, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a voulu démontrer que la question était prise au sérieux par son administration. Aussi, le thème du suicide a-t-il fait l’objet d’une réunion du Beauvau de la sécurité le 31 mai, un rendez-vous qui n’était pas prévu à l’agenda initial des rencontres.

Nombreux dispositifs

A la différence des précédents ateliers, cette rencontre impromptue n’a pas été filmée en raison de la période de réserve à laquelle sont tenus les membres du gouvernement avant les scrutins régionaux des 20 et 27 juin. A la demande des organisations syndicales, elle a été enregistrée et devrait toutefois faire l’objet d’une diffusion après les élections. Trois jours avant l’organisation de cette table ronde, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, avait signé un protocole de travail avec Peps-SOS-Policiers en détresse, une association consacrée à l’aide des agents en difficultés psychologiques, qui revendique la prise en charge de plus de 500 appels de policiers chaque mois. Cette convention vise à faire connaître l’existence de l’association auprès des 94 psychologues du service de soutien psychologique opérationnel.

Numéro vert mis en place par le ministère, consultations, lignes d’écoute ou plate-forme ouverte par la Mutuelle générale sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, à l’ensemble des fonctionnaires, y compris aux non-adhérents de la mutuelle, de nombreux dispositifs existent désormais au bénéfice des policiers. Même s’ils garantissent l’anonymat des appels, ils restent encore peu prisés des agents, réticents à l’idée de consulter en raison du risque de se trouver désarmés, une mesure associée à leurs yeux à une stigmatisation insidieuse dans leur environnement professionnel.

Phénomène complexe et multifactoriel en soi, le suicide demeure un point aveugle de la vie de l’institution policière, pris en compte pendant des décennies sous le seul prisme des « difficultés personnelles ». Mais il continue, en dépit de toutes les politiques d’accompagnement, à rythmer le quotidien des fonctionnaires de police, au point d’excéder largement, en termes de mortalité, le nombre de décès en mission.

Le soir même de la réunion du Beauvau de la sécurité consacrée à la prévention du suicide, une policière en poste au commissariat de Cahors, âgée de 40 ans et mère de trois enfants, se donnait la mort avec son arme de service à son domicile. Une semaine auparavant, un fonctionnaire de 56 ans s’était suicidé à Rennes et, le 26 mai, un policier récemment affecté au centre régional de formation de Draveil (Essonne) avait également mis fin à ses jours. Depuis le début de l’année 2021, 16 fonctionnaires de police se sont suicidés.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/06/07/des-pensees-suicidaires-nombreuses-chez-les-policiers_6083172_3224.html


Les numéros pour aider les forces de l'ordre

Une ligne d'écoute est disponible pour les policiers victimes d'agressions ou de menaces. Elle est joignable au 0800 95 00 17, tous les jours, de 5 heures à 23 heures. Une cellule de soutien psychologique est par ailleurs ouverte 24h/24 au 0805 230 405.

ACTU DES STRUCTURES : NOUVEAU AU CPS PARIS : La Cellule d’Aide Psychologique pour les Etudiant.e.s - La CAPE

Centre Prévention Suicide Paris

Cellule d’Aide Psychologique pour les Etudiant.e.s

La crise sanitaire que nous traversons affecte toutes les dimensions de la vie étudiante, en augmentant la précarité et en attaquant le lien social. Les répercussions sur la vie psychique, affective, sont importantes et peuvent, dans certains cas, avoir un impact durable. La CAPE est un accueil de crise, présentiel, pour les étudiant.e.s en souffrance. L’accompagnement répond à la crise, il est immédiat, gratuit et limité dans le temps.

CAPE
Cellule d’Aide Psychologique pour les Etudiant.e.s
dans les locaux du CPS Paris 3 rue Jean-Baptiste Dumay
75020 Paris –
métro Pyrénées (ligne 11)
– 01 42 78 19 87 – cape@cpsparis.fr

Pour qui : les étudiant.e.s de 16 à 27 ans, en souffrance psychique, en situation de crise ou ayant un vécu de solitude.

Lire la suite https://cpsparis.fr/index.php/la-cape/

vendredi 4 juin 2021

OUTIL EVALUATION Suicide Ideation Attribution Scale (SIDAS): un outil bref de repérage du risque suicidaire maintenant traduit et validé en français

Suicide Ideation Attribution Scale (SIDAS): un outil bref de repérage du risque suicidaire maintenant traduit et validé en français

lundi 31 mai 2021 source  crise.ca

Téléchargez le manuel de la version française du Suicidal Ideation Attribution Scale (SIDAS-FR)

Dans le contexte de la Stratégie numérique de prévention du suicide du Québec (www.suicide.ca), l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et le CRISE ont travaillé en collaboration étroite pour répondre à un besoin: se doter d’outils validés empiriquement pour soutenir l’identification et l’orientation des personnes suicidaires vers les services adéquats.

Pour ce faire, l’AQPS a mandaté des chercheurs au CRISE pour traduire et valider en français un bref outil de repérage du risque suicidaire, le Suicide Ideation Attribution Scale (SIDAS). Le SIDAS-FR a fait l’objet d’une recherche psychométrique de validation, effectuée en ligne en 2020. Une fois validé, et grâce à un travail en partenariat, le SIDAS-FR a été intégré dans l’algorithme d’autoévaluation en santé mentale, à la base de l’orientation et de l’accompagnement des utilisateurs des services numériques de prévention du suicide.

Le SIDAS-FR est une échelle conçue pour le repérage des personnes présentant des idéations suicidaires et l’estimation de la sévérité des idéations.

Avantages

  • Questionnaire bref pouvant être rempli par l’usager
  • Peut être utilisé comme outil de repérage du risque suicidaire et d’estimation de la sévérité des pensées suicidaires
  • Validé pour un usage en ligne

Limites

  • Ne remplace pas une évaluation approfondie du risque suicidaire en complément
  • Normes du questionnaire doivent être confirmées des études subséquentes, particulièrement pour certains sous-groupes (ex. adolescents)
  • N’est pas encore validé pour le monitorage de l’évolution des idéations suicidaires

mardi 1 juin 2021

Au Beauvau de la sécurité, ce lundi, une table ronde s'interroge sur les risques psychosociaux rencontrés par les policiers et sur leurs conditions de travail.

Au Beauvau de la sécurité, le suicide dans la police enfin abordé

31/05/2021 https://www.huffingtonpost.fr/* https://www.huffingtonpost.fr/*

 
Ce lundi, une table ronde s'interroge sur les risques psychosociaux rencontrés par les policiers et sur leurs conditions de travail.

POLICE -  Chaque année depuis 25 ans, 45 policiers en moyenne se suicident en France. Un bilan face auquel l’institution n’a pas encore trouvé de réponse efficace et qui pousse les concernés à s’organiser de façon parallèle pour s’entraider et tenter d’éviter d’apprendre qu’un collègue de plus est passé à l’acte. 

Mais ce lundi 31 mai, dans le cadre du Beauvau de la sécurité -cette grande consultation promise par Emmanuel Macron pour tenter d’améliorer les conditions de travail des forces de l’ordre et pallier leurs lacunes- une table ronde va enfin réunir les différents acteurs à même d’apporter des solutions.


De groupe Facebook à acteur officiel

Qu’ils soient politiques (comme la ministre déléguée Marlène Schiappa, qui présidera la réunion, ou l’ex-patron du Raid devenu député LREM Jean-Michel Fauvergue), dirigeants de la police nationale ou policiers en activité regroupés en associations, tous se retrouvent pour évoquer le suivi psychosocial des hommes et femmes en bleu. Une réunion qui ne sera néanmoins pas diffusée, en raison de la période de réserve imposée aux membres du gouvernement avant les élections régionales des 20 et 27 juin. 

Parmi les interlocuteurs figureront les membres de Pep’s (pour Policiers entraide prévention suicide), une association qui a commencé comme groupe Facebook de conseils et de soutien moral face aux envies de suicide avant de prendre de l’ampleur jusqu’à devenir un acteur reconnu et même un partenaire de travail de la police nationale. Ces policiers de terrain consacrent une immense partie de leur temps libre à discuter avec des collègues dont ils ne connaissent souvent rien et qui se tournent vers eux en dernier recours pour tenter d’éviter l’irréparable. 

“Nous sommes conviés pour intervenir en tant qu’association de prévention et dresser un tableau de la réalité du terrain”, explique au HuffPost Christophe Girard, le vice-président et porte-parole de Pep’s. Il espère qu’au regard des liens déjà noués avec les différents participants à la réunion, “ce sera une consultation et une discussion enrichissante plutôt qu’une présentation avantageuse de l’action de chacun.” 


Remettre à plat le système et lutter contre une police trop hiérarchisée

Il vient en effet avec un programme déjà clair et deux grands axes à aborder. Cel commence par une remise en question du système actuellement en place, organisé autour du SSPO (Service de Soutien psychologique opérationnel), dont il est désormais clair, pour Christophe Girard, qu’il “ne fonctionne pas”. “Si le collègue en souffrance ne fait pas la démarche, le psychologue ne viendra pas à lui. Il faut changer cela pour que ce ne soit pas à ceux qui souffrent d’avoir à faire la démarche”, espère-t-il. En clair, changer de paradigme au sein de la police pour ”être proactif dans ce combat” contre le suicide. 

Son deuxième combat porte davantage sur le fonctionnement de la police, où il voit une hiérarchie trop écrasante, trop puissante. “Il y a un rapport de domination constant vis-à-vis des subordonnés”, décrit-il. “Et donc forcément, quand ceux-ci sortent dans la rue, ils inversent le rôle et reprennent ce rôle de domination.” Ce qui fait dire à l’associatif qu’avec un peu plus de coopération au sein de la police, le rapport entre les forces de l’ordre et la population s’apaiserait également. 

Au côté d’une autre association (APS pour Alerte Police en Souffrance), Christophe Girard et Pep’s voudront donc informer les décideurs politiques et institutionnels de la souffrance de leur profession. Des supérieurs hiérarchiques qui semblent de plus en plus à l’écoute, avant même la table ronde de ce lundi. 

Déjà des avancées avec la police nationale

“Vendredi (le 28 mai, ndlr), on était avec le Directeur général de la police nationale Frédéric Veaux pour signer un protocole de travail entre le ministère et l’association”, explique fièrement le responsable associatif. Grâce à ce partenariat, Pep’s va désormais être connue des psychologues et des médecins qui travaillent avec le SSPO et la police, elle recevra des nouvelles des collègues en grande souffrance psychologique qu’elle aura orientés vers ces services, quelques jours de détachement vont être accordés à ses membres pour qu’ils puissent mener leurs actions associatives... 

Un signe positif pour la suite, veut croire Christophe Girard, qui a pu longuement discuter avec le DGPN à l’occasion de la signature du texte. “On nous a déjà écoutés, des idées que l’on avait sont déjà en train d’être mises en œuvre (à l’image de l’expérimentation d’un dispositif de “sentinelles”, des personnes exposées du fait de leur fonction à des personnes en souffrance, et qui sont donc formées pour détecter les risques de suicide et pour échanger avec ceux qui les vivent, ndlr), on a déjà commencé le travail avec une représentante du ministère, à s’échanger des idées, à voir ce que l’on pourrait faire...” 

“On devient un réel acteur de la prévention du suicide”, conclut le policier, en attendant de voir quelles réponses concrètes seront apportées à l’occasion du Beauvau de la sécurité. Lui et son association, en tout cas, disposent déjà de nombreuses idées pour lutter contre ce risque. 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-beauvau-de-la-securite-la-question-des-suicides-de-la-police-enfin-abordee_fr_60b3924ae4b06da8bd77dc10