jeudi 12 janvier 2017

RETOURS SUR MANIFESTATION Trevilan (22) 15/12/2016 Favoriser l’intervention commune élu/gendarme/services de secours lors de l’annonce d’un décès brutal

Le jeudi 15 décembre à eu lieu la soirée débat intitulée "Favoriser l'intervention commune élus, gendarmes, services de secours lors de l'annonce d'un décès brutal" organisée par le Misaco
Retrouvez deux articles de cette soirée
Ouest France Grand Dinan 19/12/2016
Ouest France Bretagne 19/12/2016

Présentation de la Soirée-Débat
 


Il s'agit d'une soirée à destination des élus, forces de l'ordre et services de secours autours de l'annonce d'un décès brutal.

Jeudi 15 décembre 2016
18h30-21h30
Salle Hélène BOUCHER
TRELIVAN


Pourquoi venir ?
Vous pouvez être confronté, dans le cadre de votre travail ou de votre fonction, à des situations d’annonce d’un décès brutal à des familles. Cette soirée-débat vous est destinée.
Elle doit vous permettre de trouver des pistes pour mieux appréhender ce
moment délicat et cependant indispensable au travail de deuil des familles mais également, vous permettre de trouver des réponses à vos questions.
Cette soirée est aussi l’occasion pour les professionnels, les bénévoles et les élus du Pays de Dinan de se rencontrer et d’échanger.

Misaco : Kesaco?
Regroupant différents acteurs du Pays de Dinan, un collectif Misaco s’est créé en
2012 dans le but d’améliorer la prévention du suicide et de la souffrance psychique
sur ce territoire en favorisant l’émergence de projets et d’actions autour de cette
thématique.
Il est composé d’acteurs publics, privés, professionnels, élus ou bénévoles du Pays de
Dinan qui, par leurs activités auprès du public, sont confrontés à des situations de
souffrance psychique.

Objectifs de la soirée

Cette soirée est organisée dans l’objectif de développer la sensibilisation et l’information en matière de prévention de la souffrance psychique et du risque suicidaire.
Elle répond à un besoin des élus, forces de l’ordre et services de secours du Pays de
Dinan.

- Sensibiliser les élus/gendarmes/services de secours sur l’annonce d’un décès
brutal pour favoriser des attitudes et discours communs ;
- Mieux appréhender l’impact que peut avoir cette annonce sur la famille
endeuillée et sur la personne qui annonce ;- Mieux appréhender la souffrance des familles et le processus de deuil ;
- Mieux repérer les outils et dispositifs de prévention et de prise en charge
présents sur le Pays de Dinan.

PROGRAMME
18H30 : ACCUEIL
18H45 - L’ANNONCE D’UN DÉCÈS BRUTAL
- L’annonce la moins traumatisante et la plus sécurisante possible
- Les répercussions de l’annonce sur les 2 parties
Marylène GOUR, Cadre de santé au CMP de Dinan-Plancoët, Formatrice au repérage
de la crise suicidaire à l’Hôpital Saint Jean de Dieu.
19H15 - LE PROCESSUS DE DEUIL
- L’importance de l’annonce dans le processus de deuil- Le processus de deuil
- La particularité du deuil après suicide
Huguette LE GALL, Bénévole-accompagnante au Collectif Vivre son Deuil Bretagne.
19H45 - ECHANGES AVEC LA SALLE
20H30 - COCKTAIL DINATOIRE

Places limitées
Inscription impérative avant le 8 décembre 2016
à l’adresse suivante : plebouffant@bretagne.mutualite.fr
ou par téléphone : 02 90 01 54 02—06 83 31 43 91

programme https://drive.google.com/file/d/0B1C59qwtlfaxN1o3YUdWMF9kRFk/view?usp=sharing

Contacts
Mutualité Française Bretagne
Service prévention
Perrine LE BOUFFANT
plebouffant@bretagne.mutualite.fr
02 90 01 54 02
06 83 31 43 91

Post ouvert le 21/11/2016

ARTICLE Self-Crash Murder–Suicide Psychological Autopsy Essay and Questions About the Germanwings Crash


SELF CRASH SUICIDE HOMICIDE AUTOPSIE PSYCHOLOGIQUE ET QUESTIONS CONCERNANT LE CRASH DE LA GERMANWINGS
Pr Jean-Pierre Soubrier - Centre de Ressources En Suicidologie CRES, Paris
dans Crisis The Journal of Crisis Intervention and Suicide Prevention
(2016), Volume 37 Number 6 , pp. 399-401

RÉSUMÉ
Ce travail expose et discute le self crash suicide homicide du pilote de la compagnie aérienne Germanwings survenu le 24 Mars 2015 avec la mort de 144 passages et de 5 membres d’équipage. Travail effectué sur le modèle d’une autopsie psychologique d’un acte prémédité et même prédictible.

La source de ce projet est issue du rapport final de du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile publié en Mars 2016 contenant des recommandations de sécurité pour diverses organisations internationales (IATA-OMS …) et gouvernements.

La discussion porte sur une analyse des faits cliniques, des facteurs de risque et protecteurs, ainsi que des remarques théoriques. Toutes soulevant de nombreuses questions sur l’éthique et le suicide, la limite de la prévention du suicide, le secret médical et professionnel, et le suivi des personnes en souffrance psychologique exerçant une profession avec des responsabilités publiques.
(12 références bibliographiques).

  accès article en ligne en Anglais http://econtent.hogrefe.com/doi/abs/10.1027/0227-5910/a000453


 

lundi 9 janvier 2017

MANIFESTATION Saumur (49) 10/01/2017 Conférence dépression et risque suicidaire de la personne âgée

10 janvier : Conférence dépression et risque suicidaire de la personne âgée

La coordination-autonomie de Saumur propose le mardi 10 janvier une conférence sur le thème de la dépression et du risque suicidaire de la personne âgée à la salle de Bagneux-Distré.

Au programme de la soirée :
- Un court métrage tiré de Mobiqual Dépression
- Une conférence du Professeur Berrut, Gérontopôle de Nantes
- Une présentation du Réseau géronto-psychiatrique local : Le Dr Causeret présentera les consultations (mémoire, EGS…), services et formations du Centre Hospitalier de Saumur vis-à-vis du public et des professionnels, Le Dr Quintard présentera la sectorisation de la psychiatrie en Maine et Loire, les possibilités de prise en charge, les équipes mobiles ou non et les formations proposées, La coordination autonomie présentera tous ses services liés aux personnes âgées de plus de 60 ans et aux proches.
- Christopher Chollet, infirmier au CMP de Doué-La-Fontaine et sa collègue infirmière interviendront également pour présenter leur public, les missions, etc..
- Le Dr Cottier-Jouet, psychiatre de Saumur, propose d’être présente parmi le public et d’interagir selon les échanges.

Infos pratiques : Mardi 10 Janvier de 20h à 22h, Salle intercommunale de Bagneux-Distré à Saumur - Entrée libre et gratuite.

source http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=34679%3E#oLVGWhl6Q6WTd1Vq.99

vendredi 6 janvier 2017

RECHERCHE Réseau suicide en Martinique : la place des médecins généralistes.


Réseau suicide en Martinique : la place des médecins généralistes. 
Jessy-Karell Ambroisine 1.
1 UAG UFRSM - UFR des sciences médicales
Etude qualitative à propos des ressentis et attentes de  12 médecins généralistes libéraux
THESE Présentée et soutenue publiquement à la Faculté de Médecine Hyacinthe  BASTARAUD Des Antilles et de la Guyane
Pour obtenir le grade de DOCTEUR EN MEDECINE
Médecine humaine et pathologie. 2016.

Résumé :

Contexte : Le suicide représente en France une préoccupation de santé publique, comme le confirme la création en 2013 de l’observatoire national du suicide. La médecine générale, essentiel de l’offre ambulatoire de premier recours, a une place incontournable dans le parcours du patient. Objectifs : L’objectif de cette étude est de comprendre la place du médecin généraliste au sein du dispositif de soin en matière de crise suicidaire, à travers leurs ressentis et attentes. Méthode : Étude qualitative fondée sur des entretiens semi-directifs individuels auprès des médecins généralistes libéraux de Martinique. Un échantillonnage dit « en recherche de variation maximale » a permis d’inclure douze médecins entre octobre et novembre 2015. Les entretiens ont été transcrits et analysés par thématique. Résultats : L’analyse des entretiens met en évidence trois axes principaux de réflexion. L’implication des médecins et la qualité de la relation médecin-patient semblent être satisfaisantes, mais les médecins expriment leur besoin de formation, orientés notamment vers le repérage du risque suicidaire. La place centrale du médecin généraliste dans le parcours du patient suicidaire reste difficile à envisager au vu du réseau actuel souffrant de défauts organisationnels et de communication interprofessionnelle. La satisfaction des acteurs en soin primaire, et leur équilibre psychique voire leur propre risque suicidaire, sont à prendre en compte. Conclusion : L’amélioration de la formation des médecins généralistes et de leur collaboration avec les psychiatres est essentielle pour une optimisation de la prise en charge de la crise suicidaire en Martinique.
URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01401104
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01401104/document


mardi 3 janvier 2017

CANADA prévention dans le metro de Montréal

D'après article "Hausse des tentatives de suicide dans le métro" sur http://www.lapresse.ca*

Une centaine de personnes se sont enlevé la vie dans le métro de Montréal entre 2005 et 2015 sur les 207 tentatives survenues lors de cette période.
Louis-Samuel Perron le  3/01/2017 La Presse

Les tentatives de suicide dans le métro de Montréal, en baisse au tournant de la décennie, ont bondi depuis 2014. La STM a rapporté 23 « tentatives de mort violente » l'an dernier, un sommet en neuf ans. Or, les deux tiers de ces personnes survivent dorénavant à cette collision extrêmement souffrante et handicapante. Le directeur général de la STM assure mettre « beaucoup, beaucoup » l'accent sur la prévention et la détection de gens en détresse sur les quais.
UNE CENTAINE DE MORTS EN 10 ANS
Une centaine de personnes ont mis fin à leurs jours dans le métro de Montréal entre 2005 et 2015 sur les 207 tentatives survenues lors de cette période, démontrent des données du Bureau du coroner et de la STM obtenues en vertu de la Loi sur l'accès aux documents publics. Vingt-trois personnes ont tenté de se suicider en 2015 dans le métro. C'est plus du double qu'en 2011, alors que 10 personnes avaient tenté de commettre l'irréparable. « Il faut faire attention, puisque ce sont de petits chiffres. La tendance en général, c'est une diminution », explique Brian L. Mishara, directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie. Malgré la hausse récente des tentatives, la situation s'est améliorée par rapport au début des années 2000 et aux années 90.
SANTÉ MENTALE
Le nombre de morts par suicide dans le métro a légèrement diminué dans les dernières années. En 2014, cinq personnes sont mortes en 20 tentatives, contre huit personnes l'an dernier. En 2005, on comptait 18 morts pour 30 tentatives. Ainsi, de 2010 à 2015, les deux tiers des personnes ont survécu à leur tentative, alors que lors des six années précédentes, seulement 40 % d'entre elles avaient survécu. Dans une majorité de cas, les personnes qui sont mortes souffraient d'une maladie mentale diagnostiquée, selon les dizaines de rapports du coroner consultés par La Presse. « Avoir un trouble de santé mentale ne cause pas le suicide, mais augmente le risque. [...] D'ailleurs, 90 % des gens qui meurent par suicide au Québec ont un problème de santé mentale », explique Brian Mishara.
UN SUJET « TRÈS SENSIBLE »
Le suicide dans le métro est un sujet « très sensible », voire tabou, à la Société de transport de Montréal (STM) qui en parle rarement publiquement. Mais ces drames humains, qualifiés sobrement d'« incidents » dans les messages diffusés dans le métro, demeurent une réalité, et évitables. Le professeur Brian Mishara insiste pour défaire une croyance partagée, selon les études, par les personnes qui tentent de se suicider : non, ce geste n'assure pas de « mourir sans douleur immédiatement ! ». « La majorité des gens ne meurent pas. Ceux qui meurent peuvent souffrir énormément, et ceux qui ne meurent pas, quand ils sont frappés par le train, subissent énormément de dommages physiques et [souffrent] de handicaps à vie », martèle le chercheur.
« ON EN DÉTECTE PLUSIEURS »
Les suicides dans le métro sont « très préoccupants », affirme Luc Tremblay, directeur général de la STM, dans une entrevue accordée le mois dernier. Le dirigeant assure que d'importants efforts sont déployés pour prévenir ces gestes de détresse. « On a fait des études avec des spécialistes. Il est possible de détecter des gens qui sont en détresse sur des quais. C'est pour ça qu'on met de plus en plus de gens sur les quais pour s'assurer qu'on les détecte. Et on en détecte plusieurs. Je reçois le sommaire des incidents dans le métro tous les matins, et on a des cas qu'on a réussi à désamorcer », explique-t-il. La STM a également installé un système de détection d'intrusion dans les tunnels.
« BARRIÈRES ANTI-SUICIDE »
La solution idéale pour empêcher les désespérés de se jeter devant les rames existe. Il s'agit des portes palières, connues comme des « barrières anti-suicide ». Or, elles coûteraient une véritable fortune à la STM : 1 milliard de dollars, évalue Luc Tremblay. « C'est une question de priorité malheureusement. Même si on mettait 1 milliard dans le métro pour mettre des portes palières, il y aurait des problématiques techniques qui nous en empêcheraient puisqu'on a trois types de matériel roulant », soutient-il. « Une vie humaine, ça n'a pas de prix, mais dans les moyens qu'on a, c'est la prévention et la présence sur les quais qui peut limiter le plus possible ces choses-là. Et on est relativement stable depuis plusieurs années », affirme Luc Tremblay.
DÉTECTER LES PERSONNES À RISQUE
Les personnes à risque peuvent-elles être détectées avant qu'elles ne commettent l'irréparable ? Bien souvent oui, concluent les chercheurs de l'UQAM Brian Mishara, Cécile Bardon et Serge Dupont dans une étude publiée hier dans BMC Public Health. En observant par caméra ces personnes en détresse dans les cinq minutes précédant leur geste, les chercheurs ont découvert que 61 % d'entre elles avaient au moins deux comportements annonciateurs. « On a pu facilement identifier le quart des personnes qui allaient faire une tentative. [Pour celles-ci], on a trouvé des signes identifiables : laisser un objet et faire des allers-retours entre la ligne jaune et l'arrière des quais », explique Brian Mishara, professeur de psychologie à l'UQAM.
LOGICIEL INFORMATIQUE
Un logiciel informatique pourrait ainsi être développé pour identifier en temps réel certains comportements annonçant une tentative de suicide imminente et les signaler à des surveillants, conclut Brian Mishara. « Mais c'est très compliqué. On ne peut pas juste se fier à l'intelligence artificielle », nuance-t-il. Le chercheur a aussi découvert dans ses recherches que 75 % des personnes qui avaient tenté de se suicider avaient failli changer d'avis juste avant. D'ailleurs, la majorité des survivants, même ceux gravement blessés, sont « bien contents d'être en vie », ajoute-t-il. « Quand on veut se suicider, ce n'est pas qu'on veut mourir, c'est qu'on ne se sent pas capable de faire face aux problèmes. Quand on donne de l'aide pour trouver d'autres façons de composer avec des problèmes, le désir de se suicider diminue », affirme Brian Mishara.
- Avec William Leclerc, La Presse
On peut joindre un intervenant de Suicide Action Montréal 24 heures sur 24 en composant le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) ou en ligne.
http://www.lapresse.ca/actualites/201701/02/01-5056132-hausse-des-tentatives-de-suicide-dans-le-metro.php

lundi 2 janvier 2017

JNPS 2017 Toulouse Jeudi 2 février 2017

La Journée Nationale de Prévention du Suicide en Région Occitanie 
Relier, communiquer, prendre soin
Se tiendra le Jeudi 2 février 2017
A l’hôtel de région Occitanie
(Salle d’assemblée)
22, bd du Maréchal Juin
31400 TOULOUSE
Horaire 9h00-16h30
(entrée libre et gratuite)
Affiche à télécharger
Programme en cours de finalisation

Informations Contacts
Prévention du Suicide en Midi-Pyrénées
3 bis rue Berthelot
31500 Toulouse
06 45 47 71 13
preventionsuicide.mp@laposte.net



LOGO PSMP

MANIFESTATION Aix (13) La pulsion, un concept pour la psychanalyse 1er séquence le 9/01/2017

Démarrage prochain Atelier de Lecture ACF MAP à Aix le 09.01.17 à 20 h - La Pulsion
Association de la Cause Freudienne Méditerranée-Alpes-Provence
Reprise de l'Atelier de Lecture à Aix le lundi 9 janvier 2017 de 20 h à 21 h 30.
 thème: La pulsion, un concept pour la psychanalyse.

inscription en envoyant un mail à l'adresse suivante : acf.map.atelieraix@gmail.com




Tous droits réservés © 2017 Section clinique Aix-Marseille
Voir l'affiche

Contact Section clinique Aix-Marseille
5 rue VallenceMarseille 13008
France
acf.map.atelieraix@gmail.com
0661899870
https://psychanalyse-map.org/





ROYAUME UNI TEMOIGNAGE de L'ancien champion du monde de boxe Ricky Hatton

"Après avoir exprimé tout son soutien à Tyson Fury, Ricky Hatton a expliqué que désormais lorsqu'il était dans un mauvais jour, il parlait à quelqu'un afin d'ôter tout son mal-être de son cœur. «Je n'ai pas de honte à en parler et c'est pour ça que je suis ici»

D'apres article : L'ancien champion du monde de boxe Ricky Hatton a fait plusieurs tentatives de suicide
Par Purshoothe Thayalan  Publié le 30/12/2016 sur sport24.lefigaro.fr*
L'ancien boxeur Ricky Hatton, 38 ans, a admis qu'il avait pensé à se suicider à plusieurs reprises.

LE SCAN SPORT - L'ancien champion du monde des poids welters et super-légers Ricky Hatton a admis sur les antennes de la BBC qu'une dépression l'a poussé au suicide à plusieurs reprises depuis l'arrêt de sa carrière en 2012.
Invité jeudi dans l'émission Today Show sur les antennes de BBC, l'ancien boxeur anglais Ricky Hatton, âgé désormais de 38 ans a admis qu'une dépression l'avait poussé au suicide à plusieurs reprises depuis l'arrêt de sa carrière en 2012. «J'ai essayé de me tuer à plusieurs reprises», a déclaré notamment déclaré le natif de Manchester.
«J'avais l'habitude d'aller au pub, de rentrer, de sortir un couteau, et de pleurer sans pouvoir m'arrêter», a expliqué l'ancien champion du monde des poids welters (2006) et poids super-légers (2005,2006,2007) qui a perdu sa licence de boxeur en 2010 après avoir révélé qu'il avait consommé de la cocaïne. «Il y avait des jours où je ne buvais pas un verre de la journée, mais je pouvais quand même rentrer chez moi et si quelque chose me passait par la tête je commençais à réfléchir à une alternative. C'était le même résultat, que je prenne un verre ou pas», a assuré l'ancien boxeur.
Aucune aide pour les boxeurs à la retraite
Hatton n'est pas le premier boxeur à avoir des pensées suicidaires depuis l'arrêt de sa carrière. Comme lui, d'autres champions ont été touchés par la dépression durant ou à la fin de leur carrière, comme Tyson Fury, ou encore le Brtiannique Franck Bruno. Tyson Fury avait été à l'origine d'un scandale cette année. Contrôlé positif à la cocaïne, le «Gipsy King», lui aussi natif de Manchester, risquait le retrait de ses titres de champion du monde, ainsi qu'une lourde suspension doublée d'une amende. Il avait annoncé sa retraite sur Twitter, avant de revenir sur sa décision et d'expliquer qu'une dépression l'avait rendu dépendant à la drogue.
Durant son intervention à la radio, Ricky Hatton a regretté que rien ne soit fait pour suivre et encadrer les boxeurs après la fin de leur carrière. «Les footballeurs ont un agents qui s'occupent d'eux et un club qui assure leurs arrières. La Football Association (Fédération anglaise de football, FA, ndlr), et la Professionnal Footballers' Association (PFA, syndicat des joueurs professionnels anglais, ndlr) peuvent aussi être là», a regretté l'ancien boxeur désormais promoteur. Alors que du côté des boxeurs, c'est comme si une fois que ton temps était révolu, c'est «débrouille toi» et on passe au prochain champion qui va débarquer», a-t-il lâché.
Celui qui a remporté 45 victoires dont 32 par K.O lors de sa carrière professionnelle a analysé la situation de ses pairs. «Ca ne semble se produire qu'avec les boxeurs. C'est un sport individuel donc vous montez sur le ring par seul et ensuite quand vous prenez votre retraite vous avez tendance à passer le reste de votre vie seul». Après avoir exprimé tout son soutien à Tyson Fury, Ricky Hatton a expliqué que désormais lorsqu'il était dans un mauvais jour, il parlait à quelqu'un afin d'ôter tout son mal-être de son coeur. «Je n'ai pas de honte à en parler et c'est pour ça que je suis ici», a-t-il expliqué.

* http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/2016/12/30/27001-20161230ARTFIG00142-l-ancien-champion-du-monde-de-boxe-ricky-hatton-a-fait-plusieurs-tentatives-de-suicide.php

Pour que la souffrance pendant les études de médecine ne soit plus considérée comme une fatalité


Pour que la souffrance pendant les études de médecine ne soit plus considérée comme une fatalité
Publié le 24/12/2016 sur www.jim.fr*
  
Paris, le samedi 24 décembre 2016 – L’année qui s’achève a été l’occasion de lever le voile sur la souffrance psychique des professionnels de santé. Alors que le silence s’imposait encore trop lourdement sur ces questions, des voix se sont élevées pour alerter sur le désarroi éprouvé par de nombreux soignants face au sentiment de dépersonnalisation en raison d’organisations ubuesques ou du harcèlement s’ajoutant au poids des responsabilités et à la charge émotionnelle souvent oubliés ou niés. Parmi les professionnels de santé qui ont souhaité mettre fin à ce qui relève d’une certaine forme de tabou, les étudiants en médecine ont notamment tenu à évoquer leur souffrance. Des cas de suicide ont contribué à cette prise de parole et ont mis en évidence une insuffisante prise de conscience de ce phénomène par les institutions universitaires, conduisant les jeunes externes et internes à proposer eux-mêmes une réponse pour faire face aux détresses constatées.

Deux à cinq fois plus de risque chez les étudiants en médecine par rapport aux personnes du même âge

Pour achever cette année de sursaut, la lecture du traditionnel numéro du JAMA consacré à l’éducation médicale est éclairante à plus d’un titre. Trois des travaux publiés concernent la santé mentale des étudiants en médecine. Le néphrologue auteur du blog Perruche en automne en a fait une lecture attentive et commentée. Ces études permettent tout d’abord de constater la fréquence de la souffrance psychique chez les futurs praticiens du monde entier. Une méta analyse s’appuyant sur 195 articles incluant 129 123 étudiants en médecine de 49 pays « montrent que 27,2 % des étudiants (…) présentent des critères de dépression. Les idées suicidaires (…) sont présentes chez 11,1  % des sujets étudiés ». Le rôle joué par le type d’études apparaît peu équivoque : le risque de présenter des troubles dépressifs semble en effet « multiplié par deux à cinq par rapport à une population du même âge ». Les travaux cités par le blogueur révèlent, par ailleurs, qu’aucune amélioration significative ne peut être mise en évidence au cours des trente-cinq dernières années.

Dire que c’est dur

Fréquents, les symptômes dépressifs chez les étudiants en médecine sont également rarement diagnostiqués et pris en charge. « Le résultat le plus effrayant peut être est que parmi les étudiants avec une dépression seulement 15,7 % bénéficient d’un soin psychique. L’effectif est de seulement 954 personnes, mais c’est terrible de se dire qu’encore une fois les cordonniers sont les plus mal chaussés », commente l’auteur de Perruche en automne. Tant ce dernier que les éditorialistes du Jama avancent différentes pistes pour expliquer non seulement la forte prévalence des symptômes dépressifs chez les étudiants en médecine que leur faible prise en charge. « Nous, professionnels du soin allant de l’aide soignante au chef de service, devons répéter encore et encore que nous faisons un métier difficile et dur psychiquement. Nous sommes exposés à la souffrance, à la mort, au deuil, à la douleur, à la misère, au désespoir, à la violence d’une société qui ne veut pas faire de place aux plus fragiles. Nous sommes exposés en permanence à cette pression, à ce stress, qu’est de soigner le mieux possible avec le moins de temps possible, et en plus maintenant avec l’angoisse d’être pris pour des brutes. J’ai déjà écrit pourquoi je pensais que ce métier était un job un peu différent des autres. Et pourquoi se coltiner avec la mort comme compagne n’est pas tous les jours faciles » énumère le blogueur.

Destigmatiser la maladie mentale… en commençant par les arcanes des facultés de médecine

Concernant les raisons qui favorisent le silence, Perruche en automne épingle la stigmatisation de la souffrance des troubles mentaux. « Nous devons absolument destigmatiser la souffrance psychique » exhorte-t-il en semblant considérer que cette évolution doit notamment s’initier au sein des facultés de médecine. « La santé psychique est méprisée. Les facultés de médecine ont rarement un psychiatre comme doyen. Le somaticien méprise toujours le psychiatre, même si il s’en défend. Avoir une maladie somatique fait toujours plus sérieux que la maladie mentale. La première est rarement stigmatisante, la deuxième toujours. De plus, la prévention en termes de santé mentale est rarement abordée » observe-t-il.

Dire que c’est dur (bis)

La levée du silence impose également de donner une représentation plus juste des études médicales : si elles sont inévitablement difficiles, le caractère exigeant doit cependant être clairement admis, afin qu’aucun étudiant ne soit tenté de juger que sa souffrance est une conséquence de sa faiblesse ou de son incapacité à faire front. « Tout ceux qui ont fait ou font du sport savent qu’à l’entrainement, il y a de la douleur mais elle doit être consentie et pas subie pour être constructive. Dans l’apprentissage de ce métier dur et difficile, une dose de douleur est inévitable, elle doit être anticipée, expliquée, analysée pour qu’elle ne détruise pas l’individu. Prévenir que c’est difficile, expliquer pourquoi et quand ça survient dire qu’il est important d’en parler rapidement sans tabou. Notre rôle en temps qu’éducateur est d’accompagner cette souffrance par de la générer volontairement ou involontairement. Il est aussi de notre devoir, d’aider certains à réaliser que leurs choix professionnels n’est peut être pas pertinent » analyse l’auteur de Perruche en automne. D’une manière plus globale, il apparaît nécessaire de sortir des conceptions des troubles mentaux qui se concentrent uniquement sur ses composantes individuelles. « Une des limites actuelles est de toujours se focaliser sur l’individu plus que sur l’aspect structurel. La prévention passe par des approches « individus centrées » plus que sur des modifications de la forme et du contenu de  l’enseignement. Il est nécessaire de travailler sur les deux. Ceci sous entend de penser que dans la santé mentale, l’individu est aussi important que son environnement et inversement. Vouloir trouver une solution sans prendre en compte les deux est voué à l’échec » juge-t-il.

Des bénéfices multiples

Mieux reconnaître et prendre en charge les troubles psychiques des étudiants en médecine est porteur d’amélioration des soins et se révélera à terme économiquement pertinent. « A l’échelon collectif, former des professionnels qui vont bien dans leur tête ne peut qu’améliorer le soin. Le meilleur moyen de lutter contre les brutes, c’est l’éducation et la prévention de la souffrance psychique. La dépression ou les idées noires ne font pas des bons soignants. (…) Enfin (…) prévenir la dépression ou le suicide des médecins est économiquement une bonne idée. Former un médecin prend du temps et coute de l’argent. Prendre soin de lui est un bon investissement pour le système de santé dans son ensemble. Cette réflexion vaut bien évidement pour tous les autres soignants » remarque encore l’auteur de Perruche en automne.
Alors que ce dernier conclut sa note en avouant que si cette thématique lui est chère c’est parce qu’il a fait partie de ces étudiants en souffrance ignorés par leurs professeurs et leurs pairs, sa lecture in extenso permet d’ouvrir une réflexion essentielle sur un aspect important des études de médecine.

Référence

http://perruchenautomne.eu/wordpress/?p=5338
Aurélie Haroche 

* http://www.jim.fr/medecine/actualites/e-docs/pour_que_la_souffrance_pendant_les_etudes_de_medecine_ne_soit_plus_consideree_comme_une_fatalite_162904/document_jim_plus.phtml

2017

Infosuicide tient sincèrement à vous remercier pour la confiance que vous lui accordez et vous présente ses meilleurs vœux en vous souhaitant une bonne année.