samedi 21 juillet 2012

Midi-Pyrénées - Schéma régional de prévention

PRS Midi-Pyrénées > SRP > Schéma régional de prévention -  Prévention et promotion de la santé
2012  ARS Midi-Pyrénées

http://www.ars-midipyrenees.fr/prs/4/SRP_PREVENTION_MIDI-PYRENEES_11072012.pdf
P 31à 34


"Prévention du suicide
Le suicide constitue un réel problème de santé publique, tant par les pertes en vie humaine qu'il provoque que par les problèmes psychologiques et sociaux dont il témoigne. Le suicide reste un sujet tabou. Il existe une sous-déclaration du nombre de suicides notamment pour les personnes âgées qui ont recours à des méthodes « passives » qui peuvent être confondues avec un accident (chute, erreur de prise médicamenteuse). Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route et la première cause de mortalité chez les 25-34 ans.
Le suicide est un phénomène multifactoriel complexe. Les troubles psychiatriques augmentent le risque de décès par suicide, notamment la dépression qui constitue la première cause. La dépendance à l'alcool est en cause dans 30 % des cas et les antécédents personnels ou familiaux de suicide interviennent également. Les facteurs secondaires, qui n'ont qu'une faible valeur prédictive en l'absence des facteurs primaires, regroupent des situations diverses telles que les pertes parentales précoces, l’isolement social (notamment veuvage chez les hommes), les difficultés financières et professionnelles (chômage..), les événements de vie stressants. Les liens de causalité entre activité professionnelle et taux de suicide sont difficiles à établir. Quoi qu'il en soit, les catégories socioprofessionnelles ne sont pas également concernées par le suicide. Les taux standardisés de mortalité par suicide sont près de trois fois plus élevés chez les employés et surtout chez les ouvriers que chez les cadres. Près de 30 % des personnes ayant fait une tentative de suicide auraient été vues par les médecins généralistes et un peu plus de 80 % auraient motivé une venue aux urgences, directement ou après le recours à un médecin 2. En Midi-Pyrénées, 0.7 % des passages aux urgences sont motivés par une tentative de suicide 3.
Le plan d’actions ci-dessous a été élaboré en prenant en compte notamment le programme national d’actions contre le suicide (2011-2014).

4.2.1 Poursuivre les formations au repérage et à la prévention des crises suicidaires

Inclure des enseignements sur la souffrance psychique et la crise suicidaire dans les formations initiales de différentes catégories de professionnels :
Généraliser et organiser les enseignements sur la souffrance psychique et la crise suicidaire, dans le cadre des formations initiales à destination des :
  • Étudiants de MASTER en psychologie
  • Étudiants en médecine et autres professions de santé (sages-femmes, pharmaciens, …)
  • Internes en psychiatrie et en pédiatrie
  • Étudiants infirmiers, psychomotriciens, kinésithérapeutes
  • Orthophonistes
L’ARS se mettra en lien avec la faculté de médecine et l’Université du Mirail.
Généraliser et consolider le développement dans les bassins de santé de la formation des professionnels au repérage et à la prévention des crises suicidaires :
Il s’agit de formations en faveur des professionnels intervenant dans les champs sanitaire, médico-social, éducatif et judiciaire. Ces formations pluridisciplinaires, labellisées au niveau national (Professeur Terra), ont pour objectif la prévention de la crise suicidaire.
Près de 350 personnes ont été formées entre 2000 et 2009. Les formations permettront de former de nouvelles personnes dans l’ensemble des 33 bassins de santé et de réactiver le réseau des personnes antérieurement formées. Il existera ainsi un maillage territorial conséquent qui permettra de repérer les personnes en détresse psychique majeure pouvant porter atteinte à leurs jours et de les orienter vers les structures adéquates.
Seront ciblés, plus spécifiquement les professionnels travaillant auprès de publics ciblés comme prioritaires à savoir : les jeunes, les personnes passant aux urgences, en souffrance psychique, vivant en milieu rural, précaires, addictives ou fragiles.
A l’issue des formations, dans le cadre de l’animation des bassins de santé, le réseau de personnes ressources sera réactivé (organisation de rencontres …) de manière à ce qu’il reste opérationnel.

4.2.2 Optimiser le service rendu par les dispositifs d’écoute de Midi-Pyrénées

Développer la qualité de la pratique des écoutants :
Il existe en Midi-Pyrénées différents dispositifs d’intervention dédiés à la prévention du suicide et à la prévention/promotion de la santé mentale. Ceux-ci sont portés par 8 associations, isolées dans leur pratique, proposant des permanences d’écoute téléphoniques et physiques.
Afin de consolider ces dispositifs d’écoute et d’optimiser la qualité des services rendus, le collectif régional de l’Union Nationale de Prévention du Suicide (UNPS) sera chargé, avec l’appui de l’ARS, d’organiser des rencontres régulières d’échange d’expériences entre écoutants.
Organiser l’interopérabilité des dispositifs d’écoute et les porter à la connaissance du public Il s’agit :
  • D’étudier la faisabilité d’une permanence téléphonique 24h/24h, coordonnée entre les dispositifs d’écoute avec un numéro d’appel unique,
  • D’assurer la communication sur le numéro d’appel unique et les dispositifs d’écoute. La communication se fera via :
- la journée nationale de prévention du suicide déclinée au niveau régional sous forme d’un colloque
- la réalisation et la diffusion d’une plaquette listant l’ensemble des dispositifs d’écoute précisant leurs missions, les horaires des permanences physiques et indiquant le numéro d’appel unique. La diffusion sera réalisée notamment auprès des professionnels du premier recours et aux SAMU.
Ces missions seront réalisées par le collectif régional de l’UNPS, avec le soutien de l’ARS.

4.2.3 Améliorer l’accompagnement des personnes en risque suicidaire

Renforcer les actions de prévention de la souffrance psychique chez les enfants et les adolescents :
Il s’agit de renforcer les capacités des jeunes à développer des comportements favorables à leur santé (cf partie « jeunes ») et de prévenir la dépression des adolescents en milieu scolaire.
Une action pilote, proposée par le COTER « Santé des jeunes », vise à repérer les adolescents ayant une dépression ou un risque élevé de dépression par le biais d’un questionnaire, puis de leur proposer un programme spécifique visant le développement d’habiletés (sociales, de communication, de résolution de problèmes, d’estime de soi, techniques d’auto-contrôle, de relaxation… ).
Il est mené, la première année, auprès d’adolescents de 18 classes de seconde d’un établissement scolaire de la Haute-Garonne. L’année 2011/2012 vise à confirmer l’acceptabilité et la faisabilité du programme et de l’ajuster si nécessaire. En 2012/2013, selon les résultats de l’évaluation, le programme sera étendu à 4 autres établissements puis en 2013/2014 à 3 autres établissements repérés en lien avec l’Éducation nationale.
Des indicateurs de mesure du « climat scolaire » (taux d’absentéisme, taux de passage à l’infirmerie, plaintes de parents…) pourront être définis et mesurés dans chaque établissement scolaire de la région.
Les acteurs et partenaires de ce programme sont : Éducation Nationale, Maison des adolescents de la Haute-Garonne, Secteurs de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Réseau Adolescence et partenariat 31 (RAP 31), Université Toulouse III et CHU de Toulouse, ARS.
Mener des actions spécifiques en direction des personnes âgées à domicile et en institution :
Le suicide des personnes âgées est souvent passé sous silence. Afin de mieux repérer les personnes âgées en risque suicidaire, une communication sera faite auprès de l’entourage des personnes âgées et des professionnels sociaux, paramédicaux et médicaux qui interviennent auprès de celles-ci.
Elle sera élaborée avec l’aide des COTER « Vieillissement et dépendance » et « Santé Mentale et handicap psychique » et sera menée en partenariat avec les associations d’écoute et le collectif régional UNPS.
De plus, l’ARS incitera les établissements médico-sociaux pour personnes âgées à prendre en compte dans leur projet d’établissement la question de la « prévention du suicide ». Cette prise en compte doit contribuer à :
  • Améliorer l’information et la formation des personnels,
  • Préciser les procédures de suivi et d’accompagnement en cas de repérage d’une personne en crise suicidaire,
  • Réduire l’accès aux moyens létaux par des mesures organisationnelles (ex : vigilance sur les possibilités de stockage des médicaments) ou architecturales (ex : sécurisation de l’ouverture des fenêtres).
Poursuivre dans les établissements pénitentiaires (y compris établissements pour mineurs) des formations à destination du personnel de l’administration pénitentiaire et des professionnels des Unités de Consultations et de Soins Ambulatoires :
Les personnes détenues constituent une population particulière à fort risque suicidaire, c’est pourquoi des formations spécifiques sont réalisées à destination du personnel de direction, d’encadrement, agents affectés  dans les quartiers dits « sensibles », personnel d’insertion, soignant, enseignant, psychologue, visiteurs de prison, éducateurs relevant de la PJJ. Les formations, mises en place depuis 2005 par la Direction interdépartementale des services pénitentiaires seront intensifiées à hauteur de 5 par an. Elles sont organisées en inter-établissements de manière à ce que chaque établissement puisse en bénéficier chaque année.
Développer des équipes pluridisciplinaires de prévention pour détecter et prévenir les risques psychosociaux élevés chez les assurés agricoles de la MSA :
La MSA mène une action à destination d’agriculteurs en situation de "fragilités" économiques, psychologiques, médicales et sociales.
Les objectifs sont de :
  • Repérer les situations à risque par un réseau de "sentinelles" de proximité
  • Évaluer les situations à risques de passage à l'acte suicidaire par une cellule prévention spécialisée chargée d'évaluer le risque et d'orienter
  • Orienter vers un réseau de professionnels formés à la prise en charge spécifique
  • Évaluer le dispositif depuis le repérage jusqu'à la prise en charge
Cette action est menée de manière expérimentale dans le Tarn-et-Garonne, puis sera étendue dans les autres départements de Midi-Pyrénées. A noter qu’elle figure dans le Plan national d’actions contre le suicide.
Les partenaires dans le Tarn-et-Garonne sont : association " Recherche et rencontres", professionnels libéraux, chambre d'agriculture, syndicats agricoles (FDSEA, confédération paysanne, MODEF,…), mairies et conseils généraux, ADPSPA.
Prévenir la récidive des tentatives de suicide :
Il s’agit de mettre en place de modalités spécifiques de prise en charge des personnes ayant fait une tentative de suicide. Le principe est de réduire les « occasions perdues » et donc d’organiser la continuité des soins dès la prise en charge aux urgences (cf. SROS hospitalier « Psychiatrie adulte »).

2 Score santé de la Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de Santé, janvier 2011
3 Rapport d’activité ORUMIP 2010"

Spot de campagne de prévention du suicide des inuits

Spot de campagne de prévention du suicide des inuits



Repérée suite à la lecture article Graffiti et suicide dans le Grand Nord

REPERE SUR LE NET..Des méprises de l’amour au suicide

Sur Savoirs et clinique, Association pour la formation permanente en clinique psychanalytique et dans le cadre de leur séminaire du 15/05/2012 bibliographie sur le theme "Des méprises de l’amour au suicide -Clinique psychanalytique de l’adulte et de l’adolescent"
Lien : www.savoirs-et-clinique.eu/

Atelier V -Des méprises de l’amour au suicide -Clinique psychanalytique de l’adulte et de l’adolescent
Dr Emmanuel Fleury, Dr Jean-Paul Kornobis, Dr Brigitte Lemonnier


Source inépuisable d’inspiration pour la littérature, objet d’investigation pour les médias, de recherche pour les sciences humaines, les drames de l’amour continuent à passionner. Les amours contrariées sont souvent tenues pour une cause de suicide, et il est fréquent d’entendre celui qui a attenté à ses jours en imputer la raison à la perte ou à la trahison d’un être cher. Or nous savons, du moins depuis Freud, que le suicide a ses raisons que la raison ne connaît pas. Le cas de « la jeune homosexuelle » de Freud en est l’illustration devenue classique. La jeune fille impute sa tentative de suicide à l’abandon de la femme dont elle est amoureuse, la « dame », mais selon Freud, c’est plutôt dans la relation à son père qu’on trouve le ressort de son passage à l’acte. « Ce n’était donc pas elle ! », pourrait-on dire de l’amie, comme dans un vaudeville. Freud ne s’en tient pas là, puisqu’il relève aussi la méprise présente au coeur de tout suicide : c’est un(e) autre qui est visé(e). Dans cette perte de l’objet aimé, donnée comme raison centrale du suicide, ne s’agit-il pas d’autre chose que de la mort ou de l’abandon ?
Finalement, cet objet perdu était-il aimé ou haï ? De quelle sorte d’objet s’agit-il ? Beaucoup d’évidences et de préjugés sont à réviser lorsqu’on étudie aujourd’hui la question du suicide. C’est à cette tâche que nous nous consacrerons dans le cadre de cet atelier, en partant des données de la théorie psychanalytique, de cas cliniques exposés par les participants qui le souhaiteront, mais aussi d’oeuvres littéraires qui restent une source de travail précieuse.


Bibliographie pour  l’atelier V sur le thème amour et suicide.

    Abraham K. Le développement de la libido - formation du caractère – Payot 1973
    Charliac L. Le fusil de chasse de Y.Inoué Revue Savoirs et clinique N°5 Mourir…un peu…beaucoup…
    Claudel Paul, L’otage suivi de Le pain dur et de Le père humilié, Folio Gallimard
    Freud S. Pour introduire le narcissisme, dans « La vie sexuelle » PUF P 81-105
    Freud S. Deuil et mélancolie  dans « La métapsychologie » Idées Gallimard P145-174
    Freud S. le moi et le ça dans « Essais de psychanalyse » Payot P. 270-273
    Kaltenbeck F. Lecture de Deuil et mélancolie dans Carnets de Lille N°5
    Lacan J.  Séminaire I « Les écrits techniques de Freud »
    Lacan J. Séminaire VIII, « Le transfert »
    Lacan J. Séminaire X « L’angoisse »
    Lacan J. Séminaire XI «  Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse » sur aliénation et séparation
    Morel G. Le suicide est-il un acte ? Revue Savoirs et clinique N°5 Mourir…un       peu…beaucoup…
    Morel G. « Clinique du suicide »,  Edition Erès
    Narcisses, folio essais, Gallimard (ouvrage collectif qui était à l’origine un numéro de la Nouvelle revue de Psychanalyse publiée sous la direction de J.-B. Pontalis avec : D. Anzieu, R.M. Benson, P. Bourdier, C. Chiland, H. Damisch, O. Flournoy, A. Green, P. Hadot, O. Kernberg, H. Lichtenstein, M. Masud R. Khan, J. Mc Dougall, D.B. Pryor, R. M. Rilke, H. Rosenfeld, G. Rosolato, C. Scott)
    Étude psychopathologique des tentatives de suicide chez l'adolescent et le jeune adulte", Philippe Jeammet, Elisabeth Bibot, PUF, psychiatrie de l'enfant, 1994, préface de Serge Lebovici
    "Et la mort ?" , sous la direction de Yves Morhain et René Roussillon, Adolescence, Revue trimestrielle de psychanalyse psychopathologie et sciences humaines, été 2010, tome 28, n°2
    "L'adolescence et la mort, approche psychanalytique", sous la direction de Yves Morhain, "Explorations psychanalytiques", In Press, 2011
    -David Van, Sukkwan Island, Gallmeister, 2010

AUTRES PAYS : Mantherapy.org : un site viril et humoristique pour lutter contre le suicide

Mantherapy.org : un site viril et humoristique pour lutter contre le suicide
19/07/2012 lesinrocks.com


Capture d'écran du site Mantherapy.org

Aux Etat-Unis, dans le Colorado, quatre personnes qui se suicident sur cinq sont des hommes. Pour faire baisser cette triste statistique, les autorités compétentes ont choisi la carte de la dédramatisation avec le site interactif mantherapy.org.

Selon des chiffres officiels, le Colorado est, à ex aequo avec le Nouveau Mexique, le sixième Etat américain dans lequel le taux de suicide est le plus élevé. Parmi les différentes classes de la population, ce sont les hommes actifs de 25 à 64 ans qui sont les plus concernés. Ce sont aussi eux qui demandent le moins d’aide. Le sujet reste la plupart du temps tabou. Avec des conséquences souvent dramatiques.

Afin de faire évoluer la situation et de venir en aide aux hommes en détresse psychologique, les autorités compétentes de la région de Denver ont lancé une campagne de prévention audacieuse, à contre-courant du sérieux qui entourent généralement la question du suicide. En collaboration avec le Bureau de prévention du suicide du Colorado (BPSC) et la Fondation Carson J. Spencer, l’agence Cactus vient de lancer Man Therapy, une plate-forme internet interactive. Pour en faire la promotion, un spot est diffusé sur le service public de l’Etat depuis le 17 juillet.



Vous l’aurez compris, le site est exclusivement consacré aux hommes, stéréotypes et humour macho à l’appui. Interrogé par le New York Times, Jarrod T. Hindman, directeur du BPSC, explique que la publicité humoristique pour les produits atténuant les troubles érectiles a démontré qu’une dose de légèreté facilitait l’évocation des sujets épineux.


“Le dysfonctionnement sexuel est un affront à la virilité d’un homme, et je pense que la maladie mentale et la dépression sont aussi perçues comme des signes de faiblesse qui entrent en conflit avec le fait d’être masculin dans l’écologie sociale”, constate-t-il.

C’est pour enrayer cette mécanique malsaine que la campagne voit le jour. “Nous avons pensé que l’humour serait l’outil parfait pour briser la stigamisation et attirer les hommes“, déclare Joseph Conrad, le patron de Cactus.

Le concept n’a pourtant pas immédiatement fait l’unanimité. Il a fallu progressivement convaincre les plus sceptiques : personnes ayant survécu à un suicide, professionnels de la santé, médias consultés lors de la phase de création de la campagne.

“Ce n’est pas comme l’hygiène dentaire ou des champignons au pied, c’est quelque chose de très personnel et de très sensible. C’est une campagne très risquée, et cela fait en partie sa beauté, mais je veux vraiment m’assurer que je sais comment cela va toucher la population cible”, déclare Jeffrey Boal, développeur de stratégies de communication pour le service public américain.

Le site repose sur la participation active des visiteurs. Leur hôte est le Docteur Rich Mahogany, un thérapeute fictif joué par un acteur local, John Arp. Assis dans son fauteuil en cuir, le bonhomme moustachu et affable s’occupe d’abord de soumettre l’internaute au “18 points head inspection“, un questionnaire censé établir un diagnostic de santé mentale. En fonction du résultat obtenu à l’aide de sa calculatrice, le faux psy prend en charge l’internaute à travers trois vidéos. Et, pour une fois, le message se fait solennel quand les réponses fournies au test sont alarmantes.



L’internaute peut aussi se promener librement dans le cabinet du “docteur”. Déambuler dans sa bibliothèque où sont entreposés des ouvrages spécialisés sur la dépression, l’anxiété, les addictions ou la colère, des statistiques et un FAQ visant à déconstruire les idées reçues, ou aller dans la partie des “Récits de triomphe et de victoire“, vidéothèque offrant une dizaines de témoignages d’hommes ayant sorti la tête de l’eau, musique émouvante et phrases choc à l’appui.

Sur chaque page du site, un téléphone rouge donne accès à la ligne nationale pour la prévention au suicide, joignable 24h/24. Des solutions DIY sont aussi proposées pour lutter contre la déprime sous la forme d’un abécédaire au programme riche et varié : faire du sport, adopter un chien, pêcher, manger de la glace, escalader un rocher, aider quelqu’un lui aussi déprimé ou encore… se masturber. Pourquoi pas.

Et pour les internautes les plus patients, le thérapeute réserve quelques surprises lorsque la fenêtre du site reste ouverte sans être utilisée. Sans vouloir trop en dévoiler, le Docteur Mahogany comble son ennui et il est question de pêche et de tronçonneuses. Vous êtes prévenus.

Videos des interventions du colloque « Face à la crise : solitaire ou solidaires ? »

Vidéo du colloque  « Face à la crise : solitaire ou solidaires ? » du 11 février 2012

Accueil : Jean-Pierre BEL, Président du Sénat (ou son représentant)

Ouverture : Jean-Paul DELEVOYE, président du Conseil économique, social et environnemental

Table ronde n°1 – DES MÉTIERS FACE AU SUICIDE

Grand Témoin : Jean-Claude DELGENES, directeur général de Technologia : « Ce que le suicide dit du travail »

- « Malaise dans l’encadrement » : manager, nouveau métier impossible ?
Dr Bernard SALENGRO, médecin du travail et secrétaire national CFE-CGC

Discours de Bernard Salengro colloque du 11... par Technologiadoc

- « Larmes de service » : que penser du suicide des policiers ?
Emmanuelle LEPINE, psychologue clinicienne, ancienne responsable du service psycho post traumatologique de la préfecture de police de Paris

Discours d'Emmanuelle Lepine colloque du 11... par Technologiadoc

- « Le blues des blouses blanches » : quand le personnel de santé décroche
Denis GARNIER, membre du conseil supérieur de la fonction publique hospitalière

Discours de Denis Garnier pour la journée... par Technologiadoc

– « Cas d’école » : le suicide des enseignants, cet inconnu.
François ATHANE, philosophe

Discours de François ATHANE pour la journée... par Technologiadoc

- « Le bonheur n’est plus dans le pré » : a-t-on sacrifié les agriculteurs ?
Dr Olivier RAMOUSSE, médecin chef régional du travail à la MSA


Intervention de Ollivier RAMOUSSE pour le... par Technologiadoc

 - « Perte d’emploi et suicide » : le cas Moulinex
Thierry LEPAON, président du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental

Intervention de Thierry LEPAON pour le colloque... par Technologiadoc

Hommage à DENIS CETTOUR (1952-2011)  Professeur de philosophie et président du comité éthique et scientifique de l’UNPS

Témoignages : POURQUOI APPELER A CREER UN  OBSERVATOIRE DES SUICIDES ET DES CRISES SUICIDAIRES ?

Denise OBERLIN, grande maîtresse de la Grande Loge Féminine de France

Intervention de Denise OBERLIN pour le... par Technologiadoc
 
Marie-Alice MEDEUF-ANDRIEU, Secrétaire confédérale Force ouvrière et membre du Conseil économique, social et environnemental

Intervention de Marie Alice MEDEUF-ANDRIEU pour... par Technologiadoc

Dr Bernard SALENGRO, médecin du travail et secrétaire national de la CFE-CGC

Intervention de Bernard SALENGRO pour le... par Technologiadoc

Table ronde n°2 – LA SOCIETE FACE AU SUICIDE

 – « Quand on vit trop longtemps » : les retraités ont-ils encore une utilité ?
Serge GUERIN, sociologue

Intervention de Serge GUERIN pour le colloque à... par Technologiadoc
 
 – « Pauvres de nous ! » : quand les plus vulnérables paient l’addition.
Dr Marie-Christine SOULA, médecin à l’hôpital Cochin

Intervention de Marie Christine SOULA pour le... par Technologiadoc

9 – « Famille, crise et société » : nos proches sont-ils devenus si lointains ?
Dr Philippe VAUR, psychiatre et administrateur de l’Union nationale des associations familiales (UNAF)

Intervention de Philippe VAUR pour le colloque à... par Technologiadoc
 
– « Tout de même pas commun ! » : le suicide des personnes handicapées est-il tabou ?
Jean-Louis BOSC, Vice-président de l’Union nationale pour l’insertion sociale du déficient auditif (UNISDA)

Intervention de Jean Louis BOSC pour la journée... par Technologiadoc
 
« Le parcours du suicidant » : de l’urgence aux soins, quelle prise en charge ?
Dr Frédéric MAURIAC, psychiatre, chef du service « Equipe Rapide d'Intervention de Crise » (ERIC) à l'hôpital Charcot de Plaisir (78) et le Dr Véronique MALLAT, psychiatre, directrice du Centre Médico
Psychologique de Rambouillet (78)

Discours de Frédéric MAURIAC et Véronique MALLAT... par Technologiadoc


CONCLUSION Pr Michel DEBOUT, président de France Prévention Suicide

ARTICLE ALLODOCTEURS.FR Prisons françaises : suicidaires sous haute surveillance

Prisons françaises : suicidaires sous haute surveillance

rédigé le 20 juillet 2012 par Héloïse Rambert, mis à jour le 20 juillet 2012 sur allodocteurs.fr
La Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg a condamné la France pour le suicide de Kamel Ketreb, en 1999, à la maison d'arrêt de la Santé à Paris. La cour accuse les autorités françaises d'un manque de vigilance, ayant conduit à la mort du détenu. La question du suicide reste délicate pour l'administration pénitentiaire.


Kamel Ketreb avait été incarcéré en 1998 pour violences en récidive sur sa concubine, avant d'être condamné en mars 1999 à cinq ans d'emprisonnement pour ces faits. Il s'est suicidé le 24 mai 1999 par pendaison dans une cellule disciplinaire, où il avait été placé pour violences. Kamel Ketreb n'en était pas à son premier écart de conduite. Les médecins qui l'avait vu durant sa détention avait noté que ce patient, polytoxicomane, allait très mal et avait mentionné des "velléités suicidaires" le concernant.
Ses deux sœurs ont engagé des poursuites judiciaires contre les autorités pénitentiaires. Suite à l'échec de cette première démarche, elles ont déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme. La Cour a jugé que la prison n'avait pas mis en place les mesures nécessaires (surveillance appropriée et fouille régulière), qui auraient permis de confisquer la ceinture avec laquelle il s'est pendu. La Cour a estimé que l'établissement avait manqué à l'obligation de protéger le droit à la vie et violé l'interdiction des traitements inhumains ou dégradants en plaçant ce détenu fragile en cellule disciplinaire. La France doit verser conjointement aux deux requérantes 40 000 euros pour dommage moral.
Ce n'est pas la première fois que la France est condamnée pour des cas similaires. Elle a déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme, mais aussi à maintes reprises par des tribunaux administratifs. Quelles structures de soins prennent en charge les détenus à risque suicidaire et quelles mesures sont prises dans nos prisons pour éviter le passage à l'acte ?
L'existence de structures dédiées aux soins psychologiques
Dans chaque prison existent, depuis 1994, des services médico-psychologiques régionaux (SPMR). "C'est le service hospitalier local qui dépêche des soignants. Une convention est passée entre l'hôpital et le centre pénitencier", explique François Bes, coordinateur Ile-de-France de l'Observatoire International des Prisons (OIP). "Dans le cas des petites structures, les soignants sont des vacataires. Mais dans les plus grandes prisons, ils sont détachés à temps plein, au sein du centre pénitencier". En raison de ses problèmes de santé, Kamel Ketreb était donc suivi par un psychiatre de la maison d'arrêt de la Santé, rattaché à l'hôpital Sainte-Anne.
L'épreuve morale de la cellule disciplinaire
Le jeune homme, malgré ses fragilités psychiatriques, a été placé en quartier disciplinaire. Les prisonnier qui y sont envoyés le sont pour des raisons punitives, en cas de problèmes disciplinaires graves : insultes à un gardien, violences envers un autre détenu…
"Dès que la décision est prise de placer un détenu en cellule disciplinaire, il doit obligatoirement être vu par un médecin, qui émet un avis. Mais quelquefois, certains détenus son transférés de façon préventive et ne sont pas vus par un médecin avant que la décision officielle ne soit prise", explique François Bes. "Il faut se représenter la dureté du placement en quartier disciplinaire : le prisonnier est placé dans une cage, placée elle-même dans la cellule. Les conditions de vie y sont extrêmement angoissantes. Le nombre de suicides y est d'ailleurs sept fois plus élevé que dans le reste de l'établissement."
La décision finale appartient au directeur de l'administration pénitentiaire. "Mais il y a eu tellement de condamnations en France que les directeurs, aujourd'hui, suivent presque systématiquement l'avis médical", précise le coordinateur de l'OIP.
Contraints à vivre
La peur des condamnations est au centre des mesures prises depuis la fin de années 1990, en matière de prévention des suicides. La priorité pour l'administration pénitentiaire, dans le pays européen qui compte le plus haut taux suicide en milieu carcéral, est de contraindre les détenus à ne pas mourir.
Les programmes existants visent surtout à éviter les suicides par des moyens matériels et de surveillance. "Quand des velléités de suicide sont notées chez un détenu, des mesures spéciales de surveillance sont mises en place. Des rondes rapprochées sont effectuées, toutes les demi-heures environ. De nuit comme de jour. Les gardiens allument la lumière la nuit et font même un peu de bruit, pour faire bouger le prisonnier et s'assurer qu'il n'est pas mort." Des façons de procéder jugées utiles par l'administration pénitentiaire, mais très difficiles à supporter pour des détenus déjà fragiles. "Certains médecins ne signalent pas les malades les plus fragiles, pour qu'ils n'aient pas à subir cette surveillance nocive pour leur équilibre", signale François Bes.
Les politiques en matière de prévention du suicide dans les prisons ont peu évolué depuis 15 ans. Mais depuis 2008, les détenus "à risque" se voient remettre des kits anti-suicide, qui incluent des pyjamas en papier à usage unique et des draps indéchirables, censés empêcher la pendaison. Ils peuvent aussi être placés dans des cellules avec des codétenus de soutien, volontaires, qui alertent en cas de problèmes, "ce qui fait des ravages psychologiques chez le codétenu qui n'a pas pu sauver de la mort", déplore d'ailleurs François Bes. Les détenus se voient privés des objets qui pourraient les mettre en danger. "En cas de crise, les prisonniers peuvent être enfermés dans des cellules vides et lisses, surveillées par des caméras de vidéos surveillance,  ajoute-il.
Dans les cas les plus graves, les suicidaires sont hospitalisés d'office en hôpital psychiatrique. Mais le traitement reçu à l'hôpital n'est pas le même que celui réservé à un citoyen libre. Ce qui a aussi, pour François Bes, un effet contre-productif. "Les prisonnier sont systématiquement mis dans des chambres d'isolement, reçoivent souvent des traitements médicamenteux très lourds sur des temps très courts, avant d'être rapidement renvoyés en prison."
Des manques matériels et humains
"Nous comprenons les familles qui reprochent aux autorités pénitentiaires de ne pas avoir soustrait au suicidé l'objet qui lui a permis de mettre fin à ses jours (ceinture, médicaments…). Cependant, ce n'est pas à mon sens, aussi simple que cela. Dépouiller quelqu'un peut accélérer la dégradation de sa situation. La prison est déjà un milieu très dur, qui infantilise et déresponsabilise les individus", déclare François Bes.
Car la prévention du suicide n'est efficace que si l'on restaure la personne en tant que sujet et acteur de sa propre vie. "Ces mesures sécuritaires et d'urgence évitent pas mal de décès", reconnaît-il. "Mais seules, elles sont insuffisantes".
Il y a nécessité d'humaniser les conditions de détentions de ces personnes fragiles. "Le mal-être est très souvent lié à la condamnation elle-même, à la culpabilité liée aux faits. D'ailleurs on note un fort taux de suicide dans les premiers jours d'incarcération. Il faut leur permettre de maintenir un lien avec l'extérieur, une vie sociale et affective. Sinon, les détenus suicidaires recommenceront." D'ailleurs, un prisonnier qui veut mourir, meurt. "Nous avons déjà vu le cas d'un détenu qui s'est fracassé le crâne contre le mur, puisqu'il n'avait pas d'autre moyen de se suicider."
Mais en prison, les moyens manquent. Les établissements sont surpeuplés, et les médecins n'ont pas tojours assez de locaux pour recevoir tous leurs patients. De plus, les gardiens qui font leur ronde, la nuit, peuvent être bien loin d'un détenu qui aurait besoin d'aide.
A l'heure actuelle, même si elle consulte bien sûr des soignants, c'est l'administration pénitentiaire seule qui pilote les politiques anti-suicide. L'OIP demande à ce que cela soit fait par le ministère de la Santé.

INITIATIVE


Courrier de lectrice du 15/07/2012
«  Bonjour !
Je suis enseignante spécialisée, professeur d’une ULIS Lycée (Unité Localisée d’Inclusion Scolaire) dans un L.T.P. des Flandres, dans le Nord de la France.
J’enseigne à des jeunes de 16 à 20 ans porteurs d’un handicap mental (Troubles des fonctions cognitives, Trisomie, Troubles envahissants du développement dont l’Autisme…)
J'ai 50 ans et suis veuve, depuis 1997.
J'ai trois enfants déjà grands et une petite fille et j’habite dans un petit bled paumé en Picardie.

En 2010, j’ai publié  mon autobiographie ‘" Je t'avais laissé partir mais je ne t'avais pas encore quitté..."

Ce livre est, en fait, mon journal intime...
Un journal intime qui raconte...
Jour après jour...
Année après année...
Mais d'une façon intemporelle...
Le suicide de mon mari...
Et tout ce qui en a découlé.

Une période de culpabilité…
De souffrance…
D'incertitude…
De questionnement…
Mais, aussi, de changements incroyables que les enfants et moi avons subis.

Et comme je le dis en tout début de mon  bouquin :"Le plus difficile n'est pas de SURVIVRE mais de réapprendre à VIVRE ..."



Je ne sais pas exactement pourquoi je vous écris ni ce que j’attends de cette lettre…
Je ne sais pas si vous lirez ma lettre jusqu’au bout...
Je ne sais pas non plus si vous y donnerez suite et de quelle façon...
Mais je ne veux pas que Jipey, mon époux soit mort pour rien!

Je pense que mon livre peut aider… et le livre d’or que beaucoup ont rempli sur mon site (http://oleleu.perso.sfr.fr/Cath/) et les lettres que je reçois montrent qu’il a déjà fait ses preuves...

Il peut aider des gens qui auraient des envies de se suicider pour qu’ils mesurent bien tout ce et tous ceux qu’ils laisseront derrière eux et les conséquences de leurs actes...

Il peut aider ceux dont un proche s’est donné  la mort... les aider à comprendre... les aider à accepter... les aider à poursuivre leur vie... les aider à dédramatiser en se rendant compte qu’ils ne sont pas les seuls à avoir vécu "ça"…

Le suicide, dans notre Société qui se targue tant d’être moderne, est encore un sujet tabou.
Pourtant, il est bel et bien, malheureusement, un sujet d’actualité.
Il est plus meurtrier que les accidents de la route et touche de plus en plus de monde; tout âge et toute catégorie sociale confondues…
Il touche même des jeunes de plus en plus jeunes.

J’ai d’ailleurs le projet d intervenir auprès des jeunes de mon lycée pour présenter mon ouvrage et ouvrir, ainsi, une brèche…

En fait, tout le monde pense à se tuer au moins une fois dans sa Vie…
Pour certains, cette pensée ne dure qu'une fraction de seconde…
Alors que d'autres y ont longtemps médité.

Cela m‘aura pris onze ans pour accoucher de cet ouvrage autobiographique et son prélude explique, mieux qu’une longue lettre, le pourquoi et le comment de mon livre.


 "Je t'avais laissé partir mais je ne t'avais pas encore quitté... " est un livre bouleversant dans lequel je mets mon cœur et mon âme complètement à nu…

Un livre bouleversant qui va en bouleverser plus d’un.

J’ai des choses à dire…
Beaucoup de choses à dire.

Je les dis, sans tabou…
Et dans un style assez personnel.

Je  les dis en m’adressant à JIPEY, mon mari, décédé en 1997 par autolyse…
Comme un dialogue permanent et bien vivant, avec lui.

Il existe un grand nombre de livres sur le suicide mais, beaucoup sont écrits par des thérapeutes et tendent à être descriptifs et objectifs seulement.
Ces livres ne s'adressent pas, pour la plupart, à la personne qui a eu envie de se donner la Mort…
Ni même à ses proches.

Mon livre, c'est un peu un livre dans lequel on peut se retrouver…
Un livre auquel se raccrocher sur le plan des sentiments.

C'est le livre que j'aurais voulu lire pour m'aider à m'en sortir.

Alors, pour l'avoir cherché en vain…
À défaut de l'avoir trouvé…
J'ai décidé de l'écrire…
Petit à petit…
Au fil des heures...
Des jours...
Des mois...
Des années.

Dans mes recherches pour trouver quelque explication (le singulier montre le désert de réponses dans lequel j'ai erré pendant des années), j'ai, quand même, découvert, je dois l'avouer, un livre très intéressant - même s’il date un peu - intitulé ʺSuicide: the Forever Décision: For Those Thinking aubout Suicide, and for Those Who Know, love and counsel them ʺ ; que l'on peut traduire ainsi: ʺLe suicide, la décision  pour toujours: pour ceux qui pensent au suicide, et pour ceux qui le connaissent, aimez-les et conseillez-lesʺ.
Ce livre donne des conseils autres que ceux à qui je donnerais l'appellation de “conseils-bidons”…
Ces “conseils-bidons” que l’on rencontre dans la plupart des ouvrages sur le suicide.

Mais, ce n'était pas que des conseils qu'il me fallait pour dépasser ce drame qui a touché mes proches et moi-même jusqu'au plus profond de nous et qui a, totalement, bouleversé nos vies.

Écrire ce livre, c'est un peu comme fournir un compte-rendu de mon cheminement porteur d'espoirs…
Malgré de multiples passages à vide...
De nombreux instants de Spleen…
Sans vraiment l’Idéal…
Pardon BAUDELAIRE!

Écrire ce livre, c'est amener des connaissances intuitives à l'entourage des êtres qui se sont donné la Mort…
Leur suggérant des moyens d'être…
Des ressources bienveillantes…
Plutôt que la naissance de souffrances supplémentaires.

J'ai tenté, tant bien que mal, de ne pas tomber dans le piège facile de donner des conseils...
Et, surtout, de ne pas porter de jugement…
Juste me contenter de  relater les états d'âme d'une personne pouvant valider l'expérience d'autres personnes confrontées à une situation similaire.

Le fait aussi que ce livre ait été écrit au fil des ans, à partir de notes prises sur des  feuilles volantes que j'ai ensuite tenté de rassembler et d'étoffer en plongeant dans mes souvenirs et en m'aidant de références théoriques issus de livres, d'articles de journaux, de révélations d'amis, de recherches Internet m'a permis de ne pas oublier des événements datant pourtant de onze ans.

Par contre, j'ai, inconsciemment ou parfois volontairement, confondu l'ordre de certains événements.

En écrivant ce livre, je n'ai pas voulu prendre un pseudonyme…
Garder l'anonymat…
Et les lieux, les événements et les personnes que je cite dans ce livre ont, tous, bel et bien existé.

Ce livre ne porte atteinte à personne...
Ne juge personne….
Enfin, je ne pense pas…
Là, n’est pas mon objectif!

Même si je sais, pertinemment, qu’à travers ce livre, je règle des comptes…
Des comptes avec mon entourage...
Des comptes avec l’entourage de mon époux…
Des comptes avec Jipey, mon époux…
Mais, surtout, des comptes avec moi.

J’ai l’impression d’avoir à prouver quelque chose…
À  montrer quelque chose...
À démontrer quelque chose…
À me déculpabiliser…
C’est pour ça que c’était si difficile de terminer ce livre.

Parfois, j'ai résumé certains événements...
Et je doute même, à certains moments, qu'ils aient existé ailleurs que dans ma mémoire…
J'aimerais tant!
Mais non!
Je ne peux pas les avoir inventés…
Ça ne s'invente pas…
Malheureusement!

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout,
Catherine WAGNON-FAVOREEL
Ps: comme je l’ai écrit en début de cette lettre, je ne sais pas vraiment ce que j’attends de vous en vous l’envoyant mais je sais déjà que si je l’ai fait c’est que j’attends un retour...
On ne fait jamais rien pour rien (sourire)…

Catherine WAGNON-FAVOREEL
Enseignante spécialisée (option D et E)
Coordonnatrice, depuis 2000, de l'ULIS  Lycée (Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire) du LTP DEPOORTER à HAZEBROUCK (59190)
Coordonnatrice T.H. (Travailleur Handicapé) pour l'UFA (Unité de Formation des Apprentis) du LTP DEPOORTER à HAZEBROUCK (59190)

Auteure de :
·         "l’Aventure Picturale"
(Ouvrage pédagogique publié en 1998 au C.R.D.P. d’AMIENS)
·         " Je t'avais laissé partir mais je ne t'avais pas encore quitté..."
(Autobiographie publié en 2010 aux Editions Baudelaire)
·         nombreux articles dans des revues pédagogiques.

L’Arche de JIPEY

jeudi 19 juillet 2012

AUTRES PAYS ACTU MEDICALE : SUICIDE ET TOXOPLASMOS

Des chercheurs de l'Université du Maryland ont constaté que les femmes infectées par le parasite Toxoplasma gondii (T. gondii), qui peut être contracté lors du changement de la litière, étaient une fois et demie plus susceptibles de tenter de se suicider.
«Nous ne pouvons pas dire avec certitude que T. gondii incite les femmes à tenter de se suicider, mais nous avons trouvé une association prédictive entre l'infection et les tentatives de suicide plus tard dans la vie, qui mérite des études supplémentaires», a déclaré dans un communiqué Teodor T. Postolache de l'Université du Maryland, qui est l'auteur principal de cette étude.
En analysant les données de 46 000 femmes danoises, les chercheurs ont constaté non seulement une corrélation entre les niveaux croissants d'anticorps contre le T. gondii et le risque plus élevé de suicide, mais aussi un risque accru de suicide violent.
Tous les animaux à sang chaud peuvent être infectés par le parasite et environ un tiers de la population animale mondiale est déjà infectée.
Manger des légumes non lavés ou de la viande crue et boire de l'eau à partir de sources contaminées peut aussi infecter les humains par T. gondii.
«T. gondii est un problème majeur de santé publique partout dans le monde, et beaucoup de gens ne réalisent pas qu'ils sont infectés», a dit le docteur Albert Reece, doyen de l'École de médecine de l'Université du Maryland.

Etude publiée dans les Archives of General Psychiatry
Sources :
http://fr.canoe.ca/artdevivre/animal/article1/2012/07/05/19954901-qmi.html
http://www.telegraph.co.uk/science/science-news/9371006/Cat-ladies-more-likely-to-commit-suicide-scientists-claim.html