samedi 2 mai 2020

MAJ DISPOSITIF RESSOURCE jeunes de la Mission Locale de Paris (75) & Projet de Recherche

Prévenir le suicide des jeunes avec les missions locales
Antoine Guedeney (1), Guy Benamozig (3), Gwendoline Jubenot (4), Mariam Maman (4), Sylvie Viaux-Savelon (2)
Affiliations et déclarations d'intérêt
1. Service de pédopsychiatrie, hôpital Bichat-Claude-Bernard, AP-HP ; université de Paris ; policlinique Ney-Jenny Aubry, 75018 Paris.
2. Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, 75013 Paris.
3. Psychanalyste, anthropologue, directeur du dispositif laVita, 75012 Paris.
4. Mission locale de Paris.
www.missionlocale.paris

Déclarations d'intérêts
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêts. 
La Revue du praticien Médecine générale
Publié en avril 2020
2020;34(1040);342-3


Le suicide est la seconde cause de mortalité des adolescents et des jeunes adultes en Europe. En France, son taux est de 4,1/100 000 dans la tranche d’âge 15-19 ans.1 Les troubles dépressifs sont particulièrement fréquents chez ces sujets. Leur prévalence est de 49 à 64 % chez ceux qui font une tentative.
Les facteurs de risque de l’auto-agression et des tentatives de suicide (TS) sont divers et bien connus. La dépression est le plus important, mais leur association est la règle. En pratique, la première raison d’une TS, comme d’un épisode dépressif majeur à l’adolescence et chez un jeune adulte, est à rechercher dans la vie amicale et personnelle : y a-t-il eu une rupture amoureuse ? une exposition de données personnelles sur les réseaux sociaux, ou une situation de harcèlement, c’est-à-dire de persécution et d’humiliation ? Viennent ensuite les difficultés d’orientation sexuelle, et surtout les antécédents d’abus, et les troubles du développement donnant lieu à des difficultés d’apprentissage et à une situation d’échec scolaire ;2 les conflits familiaux sont à rechercher ensuite, en particulier les violences intrafamiliales et les séparations. Comme la dépression, la facilité du passage à l’acte est accrue par l’usage de toxiques. Enfin, les TS sont particulièrement fréquentes à la sortie d’une hospitalisation.
En France, la prévention du suicide est un enjeu de santé publique, mais la recommandation de la HAS d’une prise en charge par psychothérapie se heurte au délai important pour obtenir une consultation dans la plupart des centres médico-psychologiques (CMP) et des services hospitaliers publics.
Mission locale de Paris : quel rôle ?
Son objectif est d’aider...
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https://www.larevuedupraticien.fr/article/prevenir-le-suicide-des-jeunes-avec-les-missions-locales


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Santé des jeunes : une étude clinique en partenariat avec l’hôpital Bichat

La MLP s’associe à l’Hôpital Bichât pour mener une étude officielle novatrice en matière de recherche. Objectif : évaluer l’impact d’une prise en charge thérapeutique hebdomadaire sur les risque de dépression et de suicide chez les jeunes dans le besoin et les aider dans leur démarche d’insertion. Cette recherche est financée par le Ministère de la Santé, dirigée par le Dr. Antoine Guedeney, pédopsychiatre à Bichât.
Les sites MILORD (18ème), EST (19ème), HDM(20ème), Garantie Jeunes (15ème) et Garantie Jeunes (13ème) seront les sites pilotes de ce projet.
Les jeunes pourront contacter les deux techniciennes de recherche dès le lundi 26 novembre 2018 (leurs numéros figurent ci-dessous).
Cette recherche permettra également d’améliorer la capacité de ces jeunes à se saisir de l’offre de service de la MLP et de ce fait.


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HISTORIQUE POST 
PROJET RECHERCHE CLINIQUE sur Efficacité de l'intervention psychologique sur la réduction des idées suicidaires, le niveau de dépression et l'amélioration de la réinsertion

Titre original Efficacity of Psychological Intervention on Reducing the Suicidal Ideations, Depression Level and Improving Reinsertion (MLADO) Information publiée le  31 août 2018 sur https://clinicaltrials.gov*


Titre Officiel Efficacity of a Sustained Weekly Psychological Intervention for Adolescents and Young Adults Attending to Local Missions for Reinsertion, on Reducing the Suicidal Ideations, Depression Level and Improving Reinsertion Compared to Usual CareEfficacité d'une intervention psychologique hebdomadaire soutenue pour les adolescents et les jeunes adultes participant à des missions locales de réinsertion, sur la réduction des idées suicidaires, le niveau de dépression et l'amélioration de la réinsertion par rapport aux soins habituels

Chercheur : Antoine Guedeney, PhD AP HP, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard


Description du projet de recherche : Le suicide est la troisième cause de décès chez les adolescents et les jeunes adultes aux États-Unis et la deuxième cause dans les pays européens. En France, des données épidémiologiques récentes ont montré que le taux de suicide chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans était de 4,1 / 100 000 habitants. La prévalence des idéations suicidaires se situe entre 15 et 25% dans la population générale et les estimations à vie des tentatives de suicide chez les adolescents vont de 1,3 à 3,8% chez les hommes et de 1,5 à 10,1% chez les femmes. Réduire les suicides et les tentatives de suicide est donc une cible clé pour la santé publique.Les troubles dépressifs sont systématiquement le trouble psychiatrique le plus répandu chez les adolescents qui tentent de se suicider avec une prévalence allant de 49% à 64%. La dépression chez les adolescents et les jeunes adultes est un phénomène multifactoriel, tout comme le risque de tentative de suicide.Être dans une situation d'échec scolaire ou ne pas avoir une formation ou un projet de travail clair augmente clairement le risque de dépression. Certaines études ont ciblé les décrocheurs potentiels du secondaire en tant que cible pour la prévention des tendances suicidaires.Pour faire face à ces problèmes, un traitement efficace et accessible est nécessaire, comme le recommande la Haute Autorité de Santé (HAS). Cependant, seules quelques études évaluent, grâce à un protocole randomisé, l'efficacité et la faisabilité du traitement psychothérapeutique en psychiatrie en général et en particulier dans cette population, bien que la psychothérapie individuelle soit fortement recommandée en pratique clinique chez les adolescents déprimés et les jeunes adultes.Notre objectif principal est de démontrer qu'une intervention psychothérapeutique hebdomadaire réduit le niveau de dépression.Le critère d'évaluation principal est la variation de l'échelle d'évaluation de la dépression chez les adolescents (ADRSc) entre la randomisation et le 6e mois.Les autres objectifs sont les suivants:Comparer dans les 2 groupes randomisés
    
Score global de dépression ADRS (clinicien et sujet) à 0, 3, 9 et 12 mois
    
Nombre de tentatives de suicide et de tentatives d'automutilation à 6 et 12 mois
    
Nombre d'abandons à 6 et 12 mois
    
Echelle de désespoir de Beck à 0, 3, 6, 9 et 12 mois
    
Score global sur le GHQ-28 et scores sur les 4 sous-échelles (somatisation, anxiété et insomnie, dysfonctionnement social, humeur dépressive) à 0, 3, 6, 9 et 12 mois.
   
Working AIliance Inventory (WAI) score à 0, 3, 6, 9 et 12 moisPour décrire, dans tout l'échantillon (randomisé et non randomisé),- le niveau de base de l'abus durant l'enfance avec le CTQ. L'efficacité des activités de réinsertion (emplois, diplôme, fréquentation de la mission locale) à 0, 3, 6, 9 et 12 moisÉvaluer la sensibilité au changement de la version française de l’ADRSc.330 sujets seront inclus pour avoir 132 sujets randomisés en deux branches : intervention psychothérapeutique soutenue ou soins habituels.

Date estimée de début de l’étude 24 septembre 2018
Date estimée d'achèvement de l’étude 31 Janvier 2021


En savoir plus sur les détails du projet de recherche clinique https://clinicaltrials.gov/ct2/show/study/NCT03655730

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