lundi 5 octobre 2015

PREVENTION SUICIDE ET MEDIA PROGRAMME PAPGENO "Pourquoi indiquer où trouver de l’aide ?"

L’effet Papageno se manifeste lorsque la médiatisation d’un suicide a un effet de prévention.
Une étude portant sur les reportages réalisés à la suite des suicides de Daron Richardson et de Jamie Hubley à Ottawa en 2010 et 2011 (1), relate une augmentation importante du nombre de visites à l’urgence pédiatrique locale pour des troubles de santé mentale, dans les 28 et 90 jours qui ont suivi les suicides de Daron et Jamie, comparativement aux mêmes dates dans les années précédentes. Bien que cette étude ait constaté une importante hausse du taux de visites à l’urgence pédiatrique locale pour des troubles de santé mentale à la suite de ces deux suicides médiatisés, elle n’observe aucune différence quant à la gravité des symptômes de maladie mentale ou des tendances suicidaires dans le cadre de ces consultations. Ceci suggère que l’attention médiatique a peut-être mis en lumière les problématiques de santé mentale au sein de la communauté sans pour autant que les jeunes ne pensent davantage au suicide.
L’étude relève également que la couverture médiatique a été faite, dans l’ensemble, avec délicatesse. Les articles étaient aussi accompagnés d’une liste de ressources auxquelles les jeunes en détresse pouvaient s’adresser pour obtenir de l’aide.  Les personnes interviewées offraient de l’information sur la prévention du suicide, notamment les signes avant-coureurs, les ressources à contacter, les gestes à poser et l’aide à apporter. Car le simple fait de parler de suicide n’entraîne pas d’autres suicides. Par contre, un accès en temps opportun à du soutien et à des ressources de soin peut sauver des vies.
En d’autres termes, les médias peuvent jouer un rôle actif dans la prévention du suicide en publiant les recours existants (que ce soit des services de santé, de santé mentale, d’assistance téléphonique…).

Il existe différents organismes compétents dont voici une sélection :

Urgences :

  • Le 15 (24h/24, appel gratuit)
  • Centres anti-poison
  • Services des urgences des Centres hospitaliers

Accompagnement  :

  • Les médecins généralistes
  • Les équipes des Centres médico-psychologiques des secteurs de psychiatrie
  • Les professionnels libéraux (psychiatres, psychologues…)

Assistance téléphonique :

  • Fil santé jeunes : 0800 235 236, service anonyme et gratuit depuis les lignes téléphoniques ou depuis un portable 01 44 93 30 74, tous les jours de 9h à 23h
  • Suicide écoute :  01 45 39 40 00 (7j/7 – 24h/24)
  • SOS Suicide Phénix : 7J/7 au 0825 120 364 (16h-23h) et 7J/7 au 01 40 44 46 45 (12h-24h)
  • Sos amitié
  • La Croix Rouge Ecoute : 0 800 858 858 (du lundi au vendredi de 10h à 22h – le samedi et le dimanche de 12h à 18h)

1 : Healthc Policy. 2014;10(1):97-107. Media coverage of youth suicides and its impact on paediatric mental health emergency department presentations. Leon SL, Cloutier P, BéLair MA, Cappelli M

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