Cynthia Fleury: «Sans humanisme, soigner devient une simple réparation» Source www.invivomagazine.com*
La philosophe et psychanalyste vient de créer la première chaire de philosophie à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris. En quoi celle-ci permet-elle de repenser les soins et la santé? Interview. Cynthia Fleury est philosophe et psychanalyste. Professeure à l’American University of Paris, elle fait aussi partie du comité consultatif national d’éthique. Elle est membre de la cellule médico-psychologique du SAMU. Entre autres ouvrages, elle a publié Pretium doloris. L’accident comme souci de soi aux éditions Pauvert et La fin du courage. La reconquête d’une vertu démocratique aux Editions Fayard.
Les suicides au Japon diminuent en 2016 D'après article du 20/01/2017 www.japantimes.co.jp* Le nombre de suicides au Japon a diminué à 21 764 l'année dernière -
le niveau le plus bas en 22 ans, a déclaré l'Agence Nationale de Police dans un rapport préliminaire publié vendredi. Un responsable du ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être
social a attribué cette baisse à des efforts locaux plus forts après
l'entrée en vigueur d'une loi révisée sur différentes mesures contre le suicide
en avril dernier, obligeant les gouvernements locaux à élaborer des
plans de prévention. Le rythme de la baisse a été plus rapide depuis que l'agence a
commencé l'enquête en 1978. Le nombre de suicides a diminué pour la
septième année consécutive. Selon le sexe, les suicides chez les hommes ont diminué de 1 664 passant à 15 017 et ceux chez les femmes ont diminué de 597 passant à 6 747. Selon l'évaluation du ministère sur les données sur le suicide entre
janvier et novembre de l'année dernière, les suicides ont diminué d'une
génération à l'autre, les personnes de 70 ans ayant le plus diminué,
suivies de celles des 40 et 50 ans. Les suicides attribuables à des problèmes de santé ou financiers ont
diminué en particulier, a indiqué le ministère, qui devrait publier une
analyse complète en mars. Le
nombre annuel de suicides est resté au-dessus de 20 000 entre 1978 et
1997 avant de dépasser la barre des 30 000 pendant 14 années
consécutives à partir de 1998. Les suicides ont chuté à un niveau record
de 20 434 en 1981 et atteint leur sommet à 34 427 en 2003.
Appel à projets - Promotion de la santé et Prévention 2017
L'agence
Régionale de Santé lance un appel à projets dans les domaines de la
promotion de la santé et de la prévention pour l'année 2017.
Conformément à la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre
système de santé et du Projet Régional de Santé, cet appel à projets porte sur 5 thématiques prioritaires :
conduites addictives
alimentation et activités physiques et sportives en lien avec la DRDJSCS et la DRAAF
santé mentale – suicide en lien avec l’ARCMSA
relations affectives et sexuelles
plan régional santé environnement en lien avec la DREAL et la DRAAF
Les étudiants recevront 300 heures de cours de santé mentale
d'après articles newstalk.com* et thesun.ie*
La nouvelle initiative vise à s'attaquer au problème du suicide en Irlande
La Ministre de la Santé mentale, Helen McEntee a révélé au The Sun aujourd'hui qu'elle présentera le projet de 300 heures de cours de santé mentale pour aider les élèves à «maintenir leur propre bien-être».
L'Irlande est le quatrième taux de suicide parmi les adolescents de l'UE, la Lituanie, l'Estonie et la Finlande connaissant des taux plus élevés.
McEntee a averti que les médias sociaux et le culte des célébrités mettent la pression sur les jeunes et cela doit être abordé.
Elle a élaboré un plan d'action pour aborder ces questions - y compris les cours de santé mentale pour les enfants dès l'âge de six ans, ainsi que d'obtenir des soins 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, dès que possible.
Mme McEntee a déclaré: "Nous avons maintenant un budget de 853 millions d'euros pour la santé mentale, Je sais qu'on a dit qu'on avait vu une réduction du financement, mais ce n'est pas le cas. Nous avons maintenant un des budgets les plus importants pour la santé mentale que jamais.
«Notre priorité est sept jours par semaine, ce qui devrait être 24 heures sur 24. Je ne peux pas vous donner un mois ou un an, mais la priorité est d'obtenir nos services cette offre aussi rapidement que possible.
«Nous devons marcher avant de pouvoir courir, a ajouté Mme McEntee. «Il y a beaucoup d'endroits qui ont déjà ce service, mais il n'est pas disponible partout au pays. C'est la priorité. "Ce dont nous devons commencer à nous concentrer en particulier, c'est tout le domaine de la prévention.
Jusqu'à maintenant, nous nous sommes focalisés sur les services et nous
devons continuer à améliorer nos services, tant dans un contexte aigu
que dans la collectivité.
«Mais je pense que nous devons commencer à nous attaquer à ce problème
et à envisager une mesure préventive - comment nous pouvons réellement
garder les jeunes dans le bien être au lieu de les traiter quand les choses tournent
mal.
La ministre a révélé qu'elle collabore avec le ministère de l'Éducation
pour mettre en place un nouveau programme de santé et de bien-être qui
permettra aux élèves de prendre des cours conçus pour se concentrer sur
la santé mentale sources
Groupe de parole sur le suicide - association Christophe
L'association Christophe organise
au Pôle Psychiatrie Centre (Hôpital de la Conception) un groupe de
parole destiné aux personnes ayant perdu un enfant, voire un être
proche, par suicide.
Le groupe est également proposé aux parents qui rencontrent des
difficultés avec leurs enfants, ou qui ont des enfants suicidaires.
THE LINK BETWEEN DISSOCIATION AND BOTH SUICIDE ATTEMPTS AND NON-SUICIDAL SELF-INJURY: META-ANALYSES
Raffaella Calati a, b, c, , , Ismaïl Bensassi a, c, Philippe Courtet a, b, caINSERM U1061, La Colombière Hospital, University of Montpellier UM1, Montpellier, France bFondaMental Foundation, Créteil, France cDepartment of Emergency Psychiatry & Acute Care, Lapeyronie Hospital, CHU Montpellier, Montpellier, France
Psychiatry Research
Available online 17 January 2017
Abstract
Dissociative
disorders (DD) are frequently associated with suicidal behaviors. We
performed the first meta-analysis of studies comparing rates of suicide
attempts (SA) and non-suicidal self-injury (NSSI) in psychiatric
individuals with and without DD. We included: 1) studies comparing SA
and NSSI rates in psychiatric individuals with and without DD; 2)
studies comparing Dissociative Experiences Scale (DES) scores in both SA
and NSSI psychiatric patients versus non SA and non NSSI ones. Cochrane
Collaboration Review Manager Software and STROBE statement were used.
Nineteen studies were included in the analyses. DD patients were more
likely to report both previous SA and NSSI in comparison to non DD
patients. Importantly, results remained highly significant in both
outcomes but with no more heterogeneity when including studies using a
DSM-based method to diagnose DD. Both SA and NSSI patients reported
higher DES scores in comparison to non SA and non NSSI patients. The
presence of DD diagnosis or higher DES scores seems to be related to
both SA and NSSI in psychiatric patients. Hence, it may be reasonable to
hypothesize the presence of a dissociative subtype in a subset of these
patients, which should be considered as a transdiagnostic factor and
should be carefully assessed.
Étude : Dépression et idéation suicidaire chez les Canadiens de 15 à 24 ansUne nouvelle étude fondée sur les résultats de l'Enquête
sur la santé dans les collectivités canadiennes — Santé mentale de 2012
démontre que 11 % des Canadiens âgés de 15 à 24 ans ont rempli les
critères de la dépression au cours de leur vie, et que 7 % avaient
souffert de dépression au cours de l'année précédente. Lire la suite
D'apres article "Le suicide de jeunes Afghanes a doublé en quatre ans" 18/01/2017 sur fr.metrotime.be* AFP
Le
nombre de suicides et de tentatives de suicides en Afghanistan a bondi
au cours des quatre dernières années, en particulier chez les filles et
femmes de 15 à 29 ans, selon le ministère de la Santé.
«Sur
les quatre dernières années, le nombre de personnes ayant tenté ou
s’étant suicidées a fortement augmenté, atteignant les 10.000» soit une
moyenne annuelle de 2.500, contre «seulement 1.205 en 2012», affirme le
ministère dans une étude publiée sur le site du gouvernement afghan. «La
plupart sont des femmes âgées de 15 à 29 ans». Difficile de
savoir s’il s’agit d’un meilleur enregistrement des cas de suicides ou
d’une véritable hausse, mais le ministère évoque «les pressions
économiques et sociales» comme principales causes de cette augmentation
vertigineuse, dans un pays en guerre depuis quatre décennies où la
sécurité se détériore.
Mariages forcés et mauvais traitements
«Sur
les dix derniers mois, rien qu’à Herat (ouest), environ 500 tentatives
de suicides ont été enregistrées par les hôpitaux de la ville, contre
400 l’an dernier à la même période», précise le ministère. «Environ 80%
étaient des femmes qui ont avalé de l’acide, des poisons, des pesticides
et de la mort-aux-rats». Les ONG et médias afghans avancent
fréquemment mariages précoces et forcés et mauvais traitements comme
causes majeures de suicide.
Suicide en EHPAD : identification des difficultés des soignants depuis une étude qualitative réalisée à partir de 11 entretiens semi dirigés autour de 2 cas de personnes suicidées en EHPAD
Par : Robinet Cordellier, Stéphanie Thèse pour l'obtention du diplôme d’état de Docteur en Médecine (médecine générale) Université de Nantes
Document archivé le : 27/05/2016 sur nantilus.univ-nantes.fr *
Le suicide est la troisième cause de mortalité chez la personne âgée.
C'est un enjeu de santé publique. En EHPAD, les soignants sont les
premiers intervenants à pouvoir repérer les facteurs de risques
suicidaires. Lorsqu'il survient en EHPAD, le suicide est un événement
traumatisant dans la vie de l'établissement et des soignants. Le vécu de
cet événement par le soignant et l'identification des difficultés
rencontrées sont des éléments importants à analyser afin d'améliorer la
prise en charge du suicide en EHPAD. Matériel et méthodes : Une étude
qualitative a été réalisée à partir de onze entretiens semi-dirigés,
depuis deux cas de suicide en EHPAD. Les différents rôles soignants ont
été interviewés. Une analyse thématique a ensuite été réalisée.
Résultats : Les émotions décrites sont toutes très négatives. La
culpabilité et le choc sont très envahissants pour les soignants. Un
retentissement sur la vie personnelle est décrit. Au niveau
professionnel, il s'agit d'un événement marquant dans la carrière du
soignant, pouvant entraîner une remise en question de ses compétences.
Cet événement amène certains soignants à une réflexion sur la fin de vie
et l'euthanasie. Le partage du vécu par un temps d'échanges
interprofessionnels est un élément déterminant dans le vécu de cette
situation. Un besoin en formation est également évoqué. Des difficultés
de communication avec les structures de soins extérieures sont aussi
décrites. Conclusion : Les soignants les mieux formés sont les moins
présents et donc les moins aptes à repérer les signes d'alerte. Un
débriefing est indispensable dans l'amélioration du vécu de cet
événement. Un besoin de débriefing à distance a été mis en avant par les
soignants. Le suicide de la personne âgée en EHPAD a une résonance
particulière pour certains soignants qui lui oppose le choix d'une fin
de vie plus apaisée. Des difficultés de communication avec les
structures extra-institutionnelles sont mises en évidence. Ces deux
dernières remarques pourraient faire l'objet de travaux complémentaires.
16NANT010M
Évaluation de la fréquence d'une prise en charge psychologique ambulatoire préexistante chez des adolescents admis au CHU de Nantes dans le cadre d'une tentative de suicide ou idéations suicidaires : étude descriptive et prospective Cheron-Mounier Mathilde Thèse pour l'obtention du diplôme d’état de docteur en médecine (Médecine Générale)
Université de Nantes, Université de Nantes Unité de Formation et de Recherche de Médecine et des Techniques Médicales Format : Thèse ou mémoire Langue : français Nantes 2016
Les passages aux urgences et hospitalisations pour tentative de suicide (TS) sont en augmentation constante ces dernières années en France. Ils touchent en particulier les jeunes filles entre 15 et 19 ans. Le recours aux professionnels de santé dans le mois précédent l'hospitalisation pour TS et les prises en charges psychologiques préexistantes sont peu étudiées dans la littérature sur la population adolescente. Notre étude prospective s'est intéressée aux parcours de soins de 62 mineurs âgés de 11 à 17 ans et admis au CHU de Nantes pour TS ou idéations suicidaires. 82 % de nos patients ont rencontré un professionnel de santé ou du système scolaire le mois précédent leur admission au CHU et 61% leur médecin généraliste. Deux tiers des jeunes ont confié leur souffrance psychique lors de cette rencontre. 44 % de ces mineurs avaient déjà un suivi psychologique en cours avant l'épisode actuel. En dehors de la crise suicidaire, les adolescents consultent assez régulièrement leur médecin mais lui confient difficilement leur mal-être. Ils en ont une vision assez « somaticienne ». Le médecin traitant doit donc rechercher activement une éventuelle souffrance lors de toute consultation avec un jeune patient. Après une TS, il a un rôle central dans la coordination des soins, par sa connaissance de l'environnement de l'enfant et de son entourage familial. Il assure le relais entre l'hôpital et le démarrage d'un suivi ambulatoire, et par la suite, il doit rester vigilant quant au risque de récidive. Pour l'aider dans ces missions de repérage et de prévention, le développement d'outils pédagogiques simples d'utilisation et des formations professionnelles adaptées seraient à mettre en place. 16NANT121M Accès en ligne : Accès au texte intégral de la thèse Fichier(s) associé(s) au document : cheron_mounierMED16.pdf