vendredi 9 décembre 2016

Mémoire d'élèves Place et rôle des dispositifs bénévoles d’écoute dans la prévention du suicide en Haute-Normandie

Place et rôle des dispositifs bénévoles d’écoute dans la prévention du suicide
en Haute-Normandie

Hanna ABITAN
Ecole des hautes études en santé publique
Mémoires d'élèves
IASS Inspecteur de l'Action Sanitaire et Sociale., 2016, 47+IX p., ann., réf. 3p., FRA
Promotion : 2014 - 2016
Date du Jury : mars 2016


On estime que les dispositifs d'aide et d'écoute à distance dédiés à la prévention du suicide et du mal-être traitent plus de 700 000 appels par an.
L'activité de plus en plus importante menée par les structures bénévoles d'écoute auprès de personnes en situation de mal-être et de souffrance psychique, ainsi que la tendance nationale à l'évaluation des dispositifs initiée par l'INPES, invitent à s'interroger, dans une démarche d'amélioration de la politique de prévention du suicide, sur le rôle et la place tenus par les associations bénévoles d'écoute dans la prévention du suicide.
En Haute-Normandie, les associations bénévoles d'écoute sont nombreuses à intervenir directement ou indirectement auprès de personnes exprimant des intentions suicidaires, selon leurs modalités propres et de manière autonome par rapport aux professionnels oeuvrant dans le champ de la prévention du suicide.
Afin d'intégrer les associations bénévoles d'écoute dans la stratégie régionale de prévention du suicide, il apparaît fondamental de développer les dynamiques collaboratives et partenariales entre les associations ainsi qu'auprès des professionnels.
Des recommandations visant à améliorer le pilotage de la politique régionale de prévention du suicide, la complémentarité des acteurs oeuvrant dans le champ de la prévention du suicide et le positionnement des structures bénévoles d'écoute sont formulées afin de construire une politique régionale de prévention du suicide globale et décloisonnée.
(R.A.).

Consulter le document
(Format PDF - 1,08 Mo).

source http://www.bdsp.ehesp.fr/Base/502948/

MANIFESTATION Lille (59) 13/12/2016 Prévenir le suicide

[Café-rencontre] "Prévenir le " : le 13/12 de 9h à 12h avec Guillaume Vaiva du réseau régional
 
Maison des usagers du CHRU de Lille
ouvert à tous
Inscription : virginie.barrois@chru-lille.fr 

MàJ PRESENTATION STRUCTURE RESSOURCE Angoulême (16)

PREVENTION du SUICIDE et PROMOTION de la SANTÉ MENTALE
Centre médico-psychologique – 152 rue Alfred de Vigny – 16000 ANGOULÊME
tél. 05 45 95 21 40 – 06 64 50 36 99 –  reseau16@ch-claudel.fr

Les populations prioritairement ciblées : les jeunes, la famille, les populations en situation d’exclusion sociale, les détenus et les personnes âgées.
Les missions :
Développer le repérage et la prise en charge précoce des personnes en situation de souffrance psychique.
Promouvoir la prévention et la promotion de la santé mentale.
Les actions développées :
Animation du travail en réseau.
Servir d’appui et de coordination aux professionnels, aux associations et aux bénévoles.
Mise en place de programmes de prévention.
Prévention du suicide en milieu carcéral.
Formation des professionnels à la crise suicidaire.


MEDECIN RESPONSABLE : Dr Marie-José ROUSSEAU
CADRE SUPERIEUR DE SANTE : Christian LEROY
COORDONNATEUR TERRITORIAL : Patrick RIVIERE
PSYCHOLOGUE : Arnaud JODIER


Source info http://www.ch-claudel.fr/Documentation/Plaquette%20integrale.pdf


1er Post ouvert le 04/10/2012


jeudi 8 décembre 2016

PROTOCOLE d'alerte suicidaire - prévention du passage à l'acte : comment gérer une alerte d'intention suicidaire - personnel académie d’Aix-Marseille

PROTOCOLE D’ALERTE SUICIDAIRE - PRÉVENTION DU PASSAGE A L’ACTE :  COMMENT GÉRER UNE ALERTE D’INTENTION SUICIDAIRE
Direction des Relations et des Ressources Humaines
DRRH/16-724-94 du 28/11/16
Académie d’Aix-Marseille
Références : Décret n°82-453 modifié du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et la sécurité du travail ainsi que la prévention médicale dans la fonction publique - Protocole d'accord du 22 octobre 2013 relatif à la prévention des risques psycho-sociaux (RPS) dans la fonction publique
Destinataires : Tous les personnels de l’académie
Ce document, élaboré par la médecine de prévention de l’académie d’Aix-Marseille et validé par le Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail académique, propose une démarche opérationnelle de traitement d’une alerte suicidaire émanant d’un
personnel dans un établissement scolaire ou un service académique.
En effet le constat est que, très souvent, l’entourage d’un agent est démuni et ne sait pas comment réagir lorsqu’un collègue ou collaborateur fait part de son intention de se suicider.
Ce protocole a donc été élaboré, dans le respect des consignes du SAMU, dans le but d’aider les personnels de l’académie à gérer une situation d’alerte d’intention suicidaire, afin de prévenir le passage à l’acte.
Bulletin académique n° 724 du 28 novembre 2016

https://bulacad.ac-aix-marseille.fr/uploads/BA/BA724/DRRH724-94.pdf?ts=1480300275

Première en Israël : des services d’urgence pour la santé mentale


Première en Israël : des services d’urgence pour la santé mentale
  le 7 décembre 2016 - par Judith Douillet. 1.alliancefr.com*
 

Le Ministère de la Santé et le Magen David Adom ont mis en place un système permettant de fournir une réponse aux situations d'urgence dans le domaine de la santé mentale : prévention du suicide, des épisodes psychotiques et de la détresse mentale.

Le nouveau plan a été élaboré par l'unité de sauvetage, l’unité responsable des suicides et la division des services de santé mentale du ministère de la Santé et constitue une étape supplémentaire dans le "programme national de prévention du suicide."

Il est question d'un système unique au monde qui unit tous les domaines en offrant une réponse médicale d'urgence à l'intégrité physique et mentale.

Dans le cadre du programme, les ambulanciers du Magen David Adom seront formés en santé mentale et en prévention du suicide. Les psychiatres du Ministère de la Santé les accompagneront et les aideront dans les manipulations.


MDA: aider les personnes en détresse mentale

Le service fonctionnera par l’intermédiaire de la hotline 101 du MDA, 24h/24m et 7j/7. La première session de formation démarrera début 2017 et formera les ambulanciers ainsi que les répartiteurs.

A l’heure actuelle, les équipes ne possèdent pas les outils nécessaires à la gestion des personnes présentant des signes de détresse mentale. Miri Cohen, directrice du Service de sauvetage au ministère de la Santé, a déclaré: "C'est une étape importante dans le traitement donné aux patients dans son ensemble, pas seulement selon leurs besoins physiques".

Le Ministre de la Santé Yaakov Litzman a déclaré: «Il en va de notre devoir moral et je remercie le MDA d’y avoir répondu et d’offrir son aide. Une expression de nos sages affirme: "Celui qui sauve une vie est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier".

Le Dr Rafi Setrugo, vice-président de la médecine au MDA explique : « Nous nous penchons sur la santé mentale comme sur les problèmes physiques. De la même manière qu’un homme qui a des douleurs dans le thorax composera le 101, celui qui ressentira du vague à l’âme pourra faire de même. Jusqu’à aujourd’hui, la réponse était limitée, mais dès le premier trimestre 2017, des équipes seront formées pour identifier les situations d'urgence ".

Les chiffres du ministère de la Santé montrent que, en 2013, le nombre de décès par suicide en Israël s'est monté à 372.

L'analyse des données du Ministère indique également que le nombre de suicides est en baisse. En effet, 2010 a connu 482 cas de suicide et 2012, 435 cas.

Source : Israel HaYom
* http://www1.alliancefr.com/actualites/premiere-en-israel-des-services-durgence-pour-la-sante-mentale-6048799

FORMATION 2017 Diplôme d’Université Paris Diderot Le suicide – étude théorique et clinique

Diplômes d’Université Le suicide – étude théorique et clinique
Université Paris Diderot
 UFR d'études psychanalytiques
Responsables
Responsable universitaire : Isée BERNATEAU, Maître de conférences à l’Université Paris Diderot, psychanalyste
Responsable pédagogique : Elisabeth KALUARATCHIGE, Maître de conférences à l’Université Paris Diderot, psychanalyste
Brochure

Public
Ce diplôme s’adresse à tous les professionnels du secteur sanitaire, social et éducatif confrontés à des populations à risque suicidaire. Entre autres, professionnels du corps médical et paramédical, psychologues, psychanalystes, travailleurs sociaux, personnels du secteur socio-éducatif, du milieu pénitentiaire, des établissements scolaires, des réseaux d’accueil et d’écoute, etc., désireux d’acquérir, d’entretenir, ou de perfectionner leurs connaissances, et de partager leur expérience et leurs questionnements. (diplôme Bac +3 minimum)

Présentation
Ce Diplôme d’Université propose de réunir les intervenants les plus actifs et les plus reconnus dans le domaine de la recherche, de la prévention et de la prise en charge du risque suicidaire. Il a pour vocation d’être un opérateur efficace sur le plan de la logistique de la formation, de favoriser les échanges pluridisciplinaires et le renforcement du travail en réseau.

Le nombre de suicides et de tentatives de suicide en France et dans le reste de l’Europe, reste aujourd’hui particulièrement préoccupant. Chaque année, en France, près de 220 000 personnes font une tentative de suicide et environ 11 000 en meurent. C’est la première cause de décès chez les jeunes adultes de 25 à 34 ans (20, 6% du total des décès). Le suicide est la 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans, et les tentatives de suicide se multiplient de façon très préoccupante chez les adolescents.

Il n’y a pas vraiment de « recette miracle » pour prévenir les risques suicidaires. Cependant le travail de prévention est possible, s’il est envisagé à partir du paradoxe selon lequel certains sujets cherchent dans la mort une solution à la vie. Ce diplôme, tout en s’appuyant principalement sur l’expérience clinique de la psychanalyse, offre aussi une ouverture pluridisciplinaire. Il apporte des éléments qui permettent de s’orienter et d’évaluer les situations à risque.

Les questions sont multiples : quels sont les mécanismes psychiques qui sont à l’œuvre ? Quelles sont les coordonnées qui déterminent les actes suicidaires ? Quelles sont les barrières qui peuvent protéger le sujet de la tentation du suicide ? Quels comportements dits « à risques » sont à mettre en rapport avec la problématique du suicide ? Qui tue-t-on lorsqu’on se suicide ? Soi-même ou l’autre en soi ? Quel est le sens du suicide ? Quelles significations a-t-il pour le sujet suicidant ?

Pour les personnes de l’entourage, l’acte suicidaire paraît incompréhensible et douloureux. Il les renvoie à leur impuissance, et les pousse à s’interroger sur leur propre rapport à la vie et à la mort, à la séparation et au deuil. Les comportements dont on peut penser qu’ils fonctionnent comme des équivalents suicidaires (addictions, automutilations, scarifications…) seront également abordés.

En abordant ces questions, cette formation peut aider les professionnels à construire des points de référence pour surmonter les impacts que les actes suicidaires produisent tant sur le plan individuel que collectif.

Les données chiffrées sont issues d’une enquête de l’INSEE (2010), du site du centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de L’inserm (2010) et de l’institut de veille sanitaire, Bulletin épidémiologique hebdomadaire (2011).

Informations conditions inscriptions contacts http://www.ep.univ-paris-diderot.fr/formation-continue/les-formations/diplomes-universite/le-suicide-etude-theorique-et-clinique/

ETUDE RECHERCHE l’impact de la stigmatisation affectant les survivants au suicide d’un proche

Quel est l’impact de la stigmatisation affectant les survivants au suicide d’un proche? somapsy.org * 25 nov. 2016


Quel est l’impact de la stigmatisation affectant les survivants au suicide d’un proche?

Historiquement, la stigmatisation associée au suicide a revêtu des connotations tant religieuses que légales. Le suicide a longtemps été perçu comme un acte immoral et criminel et, par conséquent, les personnes touchées par le décès par suicide d’un être cher ont souvent été confrontées à un rejet social.

Aujourd’hui, malgré sa diminution, la stigmatisation persiste et les survivants de cet impact continuent de se sentir rejetés, jugés et développent également un sentiment de honte et de culpabilité. Cette stigmatisation peut entraîner le développement de troubles mentaux sévères.

L’article est le résultat d’une étude détaillée qui analyse l’expérience et le ressenti de ces survivants. Les auteurs du rapport ont souligné quatre aspects importants : le sentiment de culpabilité, de honte et de jugement de la part des autres ; le sentiment de solitude et de rejet de la part des amis ou même de la communauté ; et le sentiment de ne pas avoir droit à la parole et d’être responsable du malaise des autres.

Les résultats de l’étude montrent que la stigmatisation affectant les survivants au décès par suicide d’un proche a un impact négatif sur leurs relations et leurs comportements. Bien souvent, ils ne disposent pas de l’espace nécessaire pour expliquer leur histoire, ce qui rend leur processus de deuil plus compliqué. Ce silence empêche les survivants d’avoir la possibilité de donner du sens à leur perte, de conserver le lien et les moments heureux partagés avec leur proche.

Parfois, certains survivants refusent, en raison de la stigmatisation elle-même, de rechercher de l’aide pour surmonter le décès d’un proche, du partenaire ou d’un ami. Les auteurs insistent donc sur le fait qu’il est nécessaire de bien comprendre les réflexions de ces personnes pour améliorer la communication et les relations personnelles.

L’article souligne aussi le fait que les professionnels de santé ne savent pas ou ne se sentent pas très à même de soutenir les survivants. En ce sens, comme avec les relations familiales, les survivants affirment que les relations avec les professionnels de la santé sont souvent tendues, ce qui réduit d’autant plus la possibilité d’offrir un soutien à ces personnes et de les aider à reconceptualiser leur deuil. Les auteurs recommandent donc l’amélioration de la formation des professionnels de la santé pour mieux comprendre les besoins spécifiques des survivants au décès par suicide.

Voir plus d’information: “Recommandations pour développer un plan d’action pour la prévention du suicide” – Publications Soma&Psy: http://somapsy.org/fr/publications-reseau-somapsy/

Source : Peters K, Cunnigham C, Murphy G i Jackson D. ‘People look down on you when you tell them how he died’: Qualitative insights into stigma as experienced by suicide survivors. International Journal of Mental Health Nursing, Juin 2016. Disponible sur : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26889754

* http://somapsy.org/fr/limpact-la-stigmatisation-affectant-les-survivants-au-suicide/


Article cité
Int J Ment Health Nurs. 2016 Jun;25(3):251-7. doi: 10.1111/inm.12210. Epub 2016 Feb 18. 'People look down on you when you tell them how he died': Qualitative insights into stigma as experienced by suicide survivors.
Peters K 1, Cunningham C 2, Murphy G 3, Jackson D 4,5.

1 School of Nursing & Midwifery, Western Sydney University.
2 Thomas Embling Hospital, Melbourne, Australia & School of Nursing & Midwifery, Western Sydney University.
3 School of Nursing & Midwifery, Western Sydney University, Sydney.
4 School of Health, University of New England, Armidale, New South Wales, Australia.
5 Faculty of Health & Life Sciences, Oxford Brookes University, Oxford, UK.

Abstract

This paper aims to present findings that convey how people felt stigmatized after the loss of a loved one to suicide. A qualitative design was used for the purpose of this study. Data were collected using in-depth, face-to-face interviews. Audio-recordings of the interviews were transcribed and thematically analyzed. Ten people bereaved by suicide participated in the study. Four themes emerged from the data namely: Feeling blamed, shamed and judged; Feeling isolated/rejected by friends and community; Feeling silenced and Feeling the burden of others' discomfort. Findings show that stigmatization of the bereaved by suicide had detrimental effects on their relationships and their help seeking behaviours. Further, due to stigma imposed on them by others, participants were denied the opportunity to tell their stories which further complicated their grieving process. Further education and training is required for health professionals to enhance understanding of the specific needs of those bereaved by suicide.

© 2016 Australian College of Mental Health Nurses Inc.
KEYWORDS:
bereavement; relationships; social stigma; social support; suicide

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26889754

CRITIQUE DEBAT REFLEXION la question complexe des causes et conséqences debattus l'exemple de l'avortement

article : Conséquences psychologiques de l’avortement : qui dit vrai ?
06/12/2016 www.lesinrocks.com*
Capture d'écran blog.jevaisbienmerci.net

Argument récurrent des militants anti-IVG, le syndrome post-avortement n’existe pas, selon la science. Plusieurs études décrivent à l’inverse des troubles psychiques (anxiété, dépression…) présents avant l’avortement et qui s’estompent rapidement une fois l’acte réalisé.

Avorter nuit-il vraiment à la santé mentale ? L’existence d’un syndrome post-avortement, sorte de syndrome de stress post-traumatique qui se traduirait par des troubles psychiques de long terme chez les femmes ayant avorté, est un argument récurrent des militants anti-IVG.
Samedi 3 décembre, Eugénie Bastié, journaliste au Figaro et auteur d’Adieu mademoiselle, s’est fendue d’un tweet dénonçant un “mensonge” d’État sur les conséquences psychologiques d’une IVG. Dans une interview récente, l’essayiste qui se définit comme “pro-choix” déclarait : “Je ne remets pas en cause la loi Veil. Je critique le fait que lorsqu’une femme veut avorter, à aucun moment on ne lui propose d’autre option. Le planning familial n’est pas objectif. Il considère l’avortement comme un droit incompressible, immuable et sacré. Pour moi l’avortement est une mesure de santé publique, pas un droit.”
Son tweet compare le discours tenu par Philippe Faucher, gynécologue-obstétricien à l’Hôpital Trousseau sur le site ivg.gouv.fr et celui du professeur Israël Nisand, spécialiste reconnu de l’avortement, dans une interview au Figaro. Le docteur Faucher affirme : “Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement. Maintenant, au moment de l’IVG, c’est sûr que ce n’est pas un moment très agréable à passer.
À l’inverse, Israël Nisand, auteur d’un rapport sur l’IVG en 1999, se montre plus mesuré : “Il n’est pas politiquement correct de dire qu’il peut y avoir des troubles psychiques ou des regrets en aval d’une IVG. C’est un phénomène sur lequel on manque d’études scientifiques mais, sur le terrain, en consultation, on voit bien que cela existe. (…) Le négationnisme des troubles qui peuvent survenir à la suite d’une IVG ne sert pas la cause des femmes.”
Un argument récurrent
Le débat revient quelques jours après l’adoption par l’Assemblée nationale, le 1er décembre, d’une proposition de loi sur l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse aux sites internet coupables de “désinformation” sur le sujet. Sur ces sites, la question des conséquences psychiques de l’avortement est un argument récurrent, exploité pour faire culpabiliser et douter les femmes souhaitant avorter. Le site pro-vie ivg.net affirme notamment que “65 % des femmes ont des symptômes de troubles post-traumatiques“. “La dépression, le suicide, le retrait relationnel, la perte de l’estime de soi, le sentiment aigu de culpabilité, de honte de soi, d’échec de sa maternité : voilà les risques auxquels s’exposent les personnes qui décident d’un avortement“, poursuit le site.
Capture d'écran, ivg.net
Le site pro-vie ivg.net exploite l’argument des conséquences psychologiques pour culpabiliser et faire douter les femmes. (Capture d’écran, ivg.net)

Mais qu’en est-il en réalité ? Contrairement à ce qu’affirment les anti-avortement, il n’existe pas, selon la science, de syndrome post-IVG à proprement parler. Plusieurs études, compilant les recherches réalisées depuis trente ans, décrivent à l’inverse des troubles psychiques (anxiété, dépression…) présents avant l’avortement et qui s’estompent rapidement une fois l’acte réalisé.
80 % des femmes soulagées après un avortement
C’est la conclusion du gynécologue-obstétricien Francesco Bianchi-Demicheli dans la Revue médicale suisse en 2007. Selon le chercheur, l’idée de l’existence d’un syndrome post-avortement est née dans les années 1980. “Dans les sociétés anciennes, l’avortement était largement pratiqué et ceci ne constituait généralement pas un problème social“, explique Francesco Bianchi-Demicheli en préambule de son étude. Il rappelle aussi que la grossesse comporte un risque bien supérieur de manifestations psychopathologiques que l’avortement.
L’anxiété, symptôme principal de l’avortement selon plusieurs recherches, est ressentie surtout avant l’interruption de grossesse. Elle diminue dans les semaines suivant l’acte et trois mois après, près de 80 % par les femmes se sentent soulagées.
Créé en 2011, le blog jevaisbienmerci.net proclame que "l’avortement est notre liberté et non un drame". (Capture d'écran / Planning familial)
Créé en 2011, le blog jevaisbienmerci.net proclame que “l’avortement est notre liberté et non un drame”. (Capture d’écran, ivg.planningfamilial.org)

Pour autant, il peut exister des conséquences psychiques négatives à une IVG. Chaque cas est particulier, comme le concède Israël Nisand dans une interview à Elle : “On peut s’en sortir fort bien et ne pas avoir de séquelles psychologiques, on peut aussi ‘bigner’ sévère, surtout quand on est seule, quand on ne le dit pas à ses parents et que le gars est loin.” Selon certaines études, 10% des femmes souffrent de dépression et d’anxiété après avortement, nécessitant parfois une intervention psychiatrique.
Le bien-être préexistant détermine le bien-être post-avortement
Mais la diversité des expériences, traumatiques ou non, d’avortement tient en fait beaucoup à l’histoire personnelle de chaque femme. L’Association américaine de psychologie (APA) explique ainsi qu’aucune preuve scientifique ne permet de conclure qu’une mauvaise santé mentale chez une femme ayant subi un ou plusieurs avortements puisse être imputé à l’IVG en elle-même.
“Les facteurs déterminants pour l’évolution psychique des femmes après IG [interruption de grossesse, NDLR] seraient la santé psychique des femmes avant l’IG et les circonstances de l’intervention. (…) Le bien-être préexistant déterminerait donc le bien-être post-IG”, résume Francesco Bianchi-Demicheli.
Pour preuve : l’APA a relevé qu’en cas de grossesse non désirée, autant de femmes ont rencontré des problèmes psychologiques parmi celles qui avortent que parmi celles qui gardent l’enfant. Et la fréquence de troubles psychiques n’est pas supérieure chez les femmes ayant subi un seul avortement que chez les femmes qui n’en ont subi aucun. Ce sont donc chez les femmes ayant avorté plusieurs fois qu’il y a plus de risques de troubles psychologiques. Ces problèmes trouvent vraisemblablement leur origine dans leur histoire personnelle plutôt que dans l’avortement.
En 2015, un documentaire d’Arte dénonçait la loi du silence qui entoure l’avortement. À travers le témoignage de quatre Allemandes, la réalisatrice Renate Günther Greene, qui a avorté à l’âge de 25 ans, évoque le parcours post-avortement, entre sérénité et culpabilité.
Des troubles très rares à long terme
Les militants anti-IVG avancent souvent l’argument d’un traumatisme à long terme : le trouble ressortirait plusieurs années, voire plusieurs décennies plus tard. Une idée battue en brèche par une étude scientifique de 2000. Deux ans après un avortement, seules 1% des femmes interrogées présentent des signes d’état de stress post-traumatique.
Sur les centaines d’études recensées sur le sujet, les écarts de résultats, parfois considérables, alimentent le discours pro-vie. Mais quand la qualité de la recherche est évaluée, le résultat est sans appel. “Une tendance claire émerge de l’examen méthodique [des recherches] : les résultats des études les plus sérieuses sont neutres, indiquant peu ou pas de différences entre les femmes ayant avorté et les groupes test en terme de séquelles sur la santé mentale, démontrait un article scientifique paru en 2008 dans la revue Contraception. Inversement, les études dont la méthodologie présente le plus de défauts ont conclu à des séquelles négatives de l’avortement sur la santé mentale“.

AUTOUR DE LA QUESTION Bastia : Des rencontres intergénérationnelles pour tisser des liens

Bastia : Des rencontres intergénérationnelles pour tisser des liens
Rédigé par Michela Vanti le Mardi 6 Décembre 2016 à 19:23 | Modifié le Mardi 6 Décembre 2016 www.corsenetinfos.corsica*


Échanges des savoirs, partage des compétences et nouvelles solidarités sont les thèmes abordés ce mardi à l’Ecole de la deuxième chance de Bastia où a eu lieu la première d’une série de rencontres intergénérationelles qui ont comme but de renforcer et faciliter les liens entre jeunes et seniors. Organisées par l’E2C en partenariat avec l’équipe en charge du programme européen VASIE, qui vise à favoriser le vieillissement actif et à développer la solidarité intergénérationnelle, les rencontres se poursuivront jusqu’en février prochain.


Bastia : Des rencontres intergénérationnelles pour tisser des liens
Si les jeunes ont besoin de leurs aînés pour se construire, les anciens ont besoin des plus jeunes pour rester dans le temps présent et mieux percevoir le monde actuel.
C’est comme ça qu’on pourrait résumer la première rencontre intergénérationelle organisée par l’Ecole de la deuxième chance et l’équipe en charge du programme européen VASIE, qui a eu lieu ce matin à Bastia dans les locaux de l’E2C où le partage des compétences et le renforcement des liens sociaux entre jeunes et seniors s’étaient donnés rendez-vous.


« La lutte des âges, l’ancienne conviction que les générations s'opposent est aujourd’hui dépassé par la profonde conviction que les deux générations ne sont pas si opposées ni indifférentes l’une de l’autre - nous dit un des seniors venus participer à cette rencontre. - Les coopérations existent dans tous les domaines, et les initiatives intergénérationnelles comme celle là démontrent que les jeunes ont besoin de leurs aînés et les anciens ont besoin des plus jeunes.»


Maintenir la vitalité des personnes âgées, renforcer et faciliter les liens entre les générations sont justement les objectifs du programme européen VASIE que portée par l’IRIPS, Institut régional Corse pour l’insertion professionnelle et sociale, vise à favoriser le vieillissement actif et à développer la solidarité intergénérationnelle sur la base des compétences sociales. C'est donc en Corse que auront lieu les rendez-vous français de ce projet européen qui a six autres partenaires : Grèce, Italie, Tchéquie, Slovaquie, Belgique et Autriche que avec l'IRIPS ont mis en place, dans chaque pays, des rencontres intergénérationnelles axées sur le développement de compétences sociales pour permettre une meilleure intégration des différentes générations dans la société.


«Ces actions qui sont menées dans chaque pays qui participe au programme, contribuent aussi à soulager l'isolement, le mal-être, les difficultés ponctuelles des jeunes et des seniors. Individuelles ou collectives ces rencontres créent du lien social et familial, constituant un gisement d'actions innovantes et porteuses d'avenir. - nous explique Anita Lapayre chargée de mission du programme financé avec le soutien de la Commission Européenne. - Grâce à ces rencontres jeunes et seniors auront l'opportunité par ces échanges de mieux appréhender le contexte social dans lequel ils évoluent, de renforcer leur savoir-faire et leurs savoir-être.
Avec un maître mot : la réciprocité les rencontres intergenationelles se poursuivront jusqu’au mois de février.
En savoir plus sur http://www.corsenetinfos.corsica/Bastia-Des-rencontres-intergenerationnelles-pour-tisser-des-liens_a24682.html#cBo8JvwwP3CIJRkq.99

mardi 6 décembre 2016

FORMATION Ussel (19) janvier avril 2017 Suicide chez les adolescents

Prévention Formation
SUICIDE CHEZ LES ADOLESCENTS
La Maison des Ados de la Corrèze en partenariat avec l'association Le Fil d'Ariane propose trois sessions de formation sur la prévention du suicide à l'adolescence.
Cette formation gratuite a pour objectif prioritaire de contribuer à la formation des acteurs locaux; elle sera animée par Guy Desclaux (psychologue, formateur TERRA et président de l'association Le Fil d'Ariane)
et aura lieu à Ussel les lundi 23 et mardi 24 janvier et les jeudi 27 et vendredi 28 avril. Le nombre de places est limité à 12 Ignorer personnes. Inscriptions et renseignements : i.rigault-vacher@pep19.org; ou Maison des Ados de la Corrèze, 25 quai Gabriel péri, 19000 Tulle.
Source : La Montagne Brive  Correze , vendredi 2 décembre 2016, p. Brive-06