mardi 21 février 2017

Burn out : la commission examine un rapport d'information

Burn out : la commission examine un rapport d'information
Mercredi 15 février 2017 matin, la commission a autorisé la publication du rapport d'information sur le syndrome d’épuisement professionnel (ou burn out) présenté par Gérard Sebaoun, rapporteur.
Le rapport sera prochainement mis en ligne.
voir la vidéo
L’épuisement professionnel ou burn out : une réalité en manque de reconnaissance
Le « syndrome d’épuisement professionnel », ou« burn out », désigne l’ensemble de troubles psychiques que subissent les travailleurs confrontés à un environnement professionnel délétère. Les bouleversements économiques et l’irruption de nouvelles méthodes ont conduit à une révolution silencieuse dans la nature et les conditions du travail et ont fait du burn out un phénomène croissant dans les sociétés contemporaines.
Il est cependant difficile de caractériser ce syndrome au plan médical, donc de qualifier sa réalité et de quantifier sa prévalence. Ses dimensions sont multiples, à la fois médicales, juridiques, économiques et sociales. Mais une chose est certaine : en France, le syndrome d’épuisement professionnel affecte durablement la vie de dizaines, voire de centaines de milliers de personnes.
Les dispositifs actuels de reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles ne sont pas adaptés à la prise en charge des victimes d’épuisement professionnel. Il faut donc repenser la prévention des risques psychosociaux dans une politique plus vaste de promotion de la qualité de vie au travail et de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
En attendant que le burn out puisse être compté de plein droit au nombre des maladies professionnelles, le rapport propose d’améliorer les dispositifs existants et d’évaluer le coût social des pathologies psychiques liées au travail.

http://www2.assemblee-nationale.fr/14/commissions-permanentes/commission-des-affaires-sociales/secretariat/a-la-une/burn-out-la-commission-examine-un-rapport-d-information

Pour en savoir plus

27 propositions pour faire face à l'épuisement professionnel
17.02.17 http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/27-propositions-epuisement-professionnel.html

vendredi 17 février 2017

RECHERCHE Validation de la traduction française d’un questionnaire court de dépression de Beck

Validation de la traduction française d’un questionnaire court de dépression de Beck (BDI-FS-Fr) - 11/02/17
Muaweah Alsaleh ⁎ , Romain Lebreuilly
Centre d’étude et de recherche sur les risques et les vulnérabilités (CERReV), EA 3919, université de Caen Normandie, esplanade de la Paix, 14032 Caen cedex, France
⁎Auteur correspondant. Centre d’étude et de recherche sur les risques et les vulnérabilités – (CERReV – EA3918), maison de la recherche en sciences humaines, université de Caen–Normandie, esplanade de la paix – CS 14032, F-14032 Caen cedex, France.
Annales médico-psychologiques  Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le samedi 11 février 2017

Objectif
Cet article présente la validation française de l’Inventaire de Beck Depression Inventory-Fast Screen (BDI-FS) sur un échantillon d’étudiants.
Méthode
Une étude transversale a été menée sur 473 étudiants de l’Université de Caen Normandie.
Résultats
Le Beck Depression Inventory-Fast Screen-France (BDI-FS-Fr) obtient une bonne sensibilité, spécificité et une bonne valeur prédictive positive et négative, un coefficient de Yule très fort et une aire sous la courbe satisfaisante. Il a une très bonne validité de structure interne : une analyse factorielle exploratoire a dégagé un facteur expliquant 40,21 % de la variance totale du BDI-FS-Fr, et il présente une consistance interne satisfaisante (0,74). Le BDI-FS-Fr a une très bonne validité de structure externe (validité de construit : validité convergente et divergente ; p < 0,001) et validité discriminante (p < 0,001), et validité concomitante (p < 0,001). Le coefficient de fidélité pair-impair est à 0,73 (p < 0,001). La fidélité test-retest est de 0,82 (p < 0,001).

Conclusion
La version française du BDI-FS possède des propriétés psychométriques très favorables. Elle est valide pour auto-évaluer la dépression, son intensité et son évolution, et elle est un bon complément au BDI pour les étudiants. Le BDI-FS-Fr présente ainsi de très bonnes qualités psychométriques et constitue un outil utile pour les chercheurs et les praticiens.

METTRE MOTS / METTRE FIN blog de Frédéric Mauvignier Écrivain / Psychanalyste

METTRE MOTS / METTRE FIN
Par Mauvignier Écrivain / Psychanalyste
MONTREUIL SOUS BOIS (93100) - France
Blog : Le blog de Frédéric Mauvignier le 29 janv. 2017*
DIRE : VOULOIR METTRE FAIM À SES JOURS SIGNIFIE-T-IL QU’IL Y A ENCORE DE L’APPÉTIT ?

Le suicidant : avoir le dernier mot, couper cour à la conversation, ne pas attendre de réponse. Donner par le passage à l’acte la riposte la plus précise, la plus radicale, la plus infinie qui soit, refuser le débat, mettre un terme, poser le terme, laisser sans voix.

Le dernier acte du suicidé est la parole ultime, la parole du réel, dans le réel indéfectible, bientôt seule résonance du souvenir, celui de l’absent. Il laisse une marque, la trace indélébile qui se porte par ceux qui restent, par ceux qui ont les traces du remord, de la culpabilité, de la faute intérieure, immortel dernier mot. L’acte de suicide comme dernière parole, un impossible retour.

Lire la suite *https://blogs.mediapart.fr/mauvignier/blog/290117/mettre-mots-mettre-fin

À paraitre pour le journal de SOS amitié 2017/  http://www.sosamitieidf.asso.fr/

Programme d’études et d’enquêtes 2017 de la Drees

Programme d’études et d’enquêtes 2017 de la Drees
Fevrier 2017*
La DREES anime, en collaboration avec Santé Publique France, les travaux de l’Observatoire national du suicide, qui publiera son troisième rapport fin 2017
Observatoire national du suicide (ONS)
Le BESP (bureau de l’état de santé de la population) fait partie de l’équipe DREES qui assure le secrétariat de l’ONS en partenariat avec Santé publique France. La sous-direction de l’observation de la santé et de l’assurance maladie est plus particulièrement chargée de l’organisation des séances plénières, la Mission Recherche des réunions du groupe de travail « axes de recherche » et Santé publique France du groupe de travail « surveillance épidémiologique des suicides et des tentatives de suicide ». Le secrétariat de l’ONS assure de plus la réalisation des rapports de l’observatoire, constitués de fiches statistiques et d’une restitution des travaux présentés aux membres de l’observatoire au cours des différentes réunions. Le prochain rapport est prévu pour le deuxième semestre 2017

Prévention du suicide
En collaboration avec la sous-direction de l’observation de la santé et de l’assurance maladie, et avec Santé  Publique France, la MiRe (référent recherche de la DREES) participe au pilotage, à l’animation et au secrétariat de l’Observatoire national du suicide. Celui-ci est chargé d’une part de coordonner et d’améliorer les connaissances sur le suicide et les tentatives de suicide et d’autre part de produire des recommandations, particulièrement en matière de prévention.  Au sein de cette instance, la MiRe pilote le groupe de travail sur les axes de recherche et anime les réunions  associées. Elle élabore l’ordre du jour de ces réunions, identifie les propositions de présentations et les personnes à auditionner le cas échéant. Elle réalise les comptes rendus des réunions du groupe de travail et en synthétise les travaux, en vue de leur restitution lors des réunions plénières de l’Observatoire. Ce groupe sera  réuni en juin 2017 sur le suivi de travaux afin d’en partager les résultats.
La MiRe participe également à l’organisation des séances plénières de l’Observatoire. Au premier semestre  2017, elle co-organisera, avec l’Institut de recherche en santé publique (IRESP), une séance plénière de suivi  des projets sélectionnés dans le cadre de l’appel à re cherches lancé en 2015 et cofinancé par la DREES, la direction générale de la santé (DGS) et la caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés
(Cnamts).
La MiRe participera à l’élaboration, la coordination et la publication du troisième rapport de l’Observatoire national du suicide (fin 2017). Elle produira en particulier un dossier sur le suicide des jeunes, à partir d’une synthèse de la littérature et des interventions aux séances de travail consacrées à ce sujet en 2016. Elle produira également une fiche sur l’impact des médicaments et des psychothérapies sur le suicide, ainsi qu’un état d’avancement des recherches financées.
Enfin, la MiRe poursuivra l’alimentation des deux recueils numériques, élaborés depuis la création de l’Observatoire. Le premier recense les principales références bibliographiques et informations numériques, françaises et internationales, relatives au suicide depuis 2008. Afin d’en faciliter la mise à jour régulière, ce recueil sera scindé en deux tomes couvrant les périodes allant de 2008 à 2014 et de 2015 aux années ulté-
rieures. Le deuxième recueil, régulièrement actualisé, propose un focus sur la corrélation entre le surendettement et le suicide.
Pour 2017, un troisième recueil sur les enjeux éthiques associés à la prévention du suicide sera élaboré et mis en ligne à la parution du 3e rapport de l’Observatoire

- dans le cadre de l' Axe « santé mentale »
Le lien entre violences subies et santé mentale
À partir de l’enquête intitulée Violences et rapports de genre (Virage) conduite en 2015 par l’Institut national d’études démographiques (Ined), dont l’un des objectifs est de « cerner les conséquences des violences sur l’état de santé », une étude sera menée avec le Besp sur la relation entre les violences subies et l’état de santé mentale. L’étude sera centrée sur l’effet des violences sur les tentatives de suicide. Ce travail pourrait
être valorisé par la rédaction d’un Études et résultats ou d’un Dossier de la DREES
et une proposition de fiche pour alimenter le 3e rapport de l’Observatoire national du suicide (ONS).

- Modélisation des facteurs explicatifs du suicide sur longue période
Une fiche a été publiée dans le 2e rapport de l’ONS (février 2016) sur les effets de génération et les effets de période mesurables dans les statistiques de nombre de suicides. L’objectif est d’approfondir ce travail en exploitant des données du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès - CepiDC pour proposer
une modélisation plus complète des évolutions du taux de suicide sur longue période (1950-2010). Les résultats de cette étude pourraient être intégrés au 3e rapport de l’ONS, fin 2017

le Devenir à un an des patients ayant fait une tentative de suicide
Il s’agir de valoriser sous la forme d’un Études et Résultats un travail sur le devenir à un an des patients ayant fait une tentative de suicide, en exploitant la base AMPHI (Analyse de la Mortalité Post-Hospitalière à la recherche d’Indicateurs de mortalité). Une première version de ce travail a été publiée sous forme de fiche dans le 2 e rapport de l’Observatoire national du suicide (ONS, février 2016).

Appariement de l’Échantillon démographique permanent avec les données du Système national des données de santé Le bureau pilote, en collaboration avec l’Insee et la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), le projet d’appariement des données de l’échantillon démographique permanent (EDP) et
de celles du Système national de données de santé (SNDS). Cet appariement se traduira par la mise à disposition d’une base études dite « EDP santé » qui permettra des analyses approfondies reliant des données socio-économiques et des données sur la santé comme l’étude des déterminants sociaux dont le suicide.


Santé mentale et addictions
Le volet santé mentale du baromètre santé 2017 offre l’occasion d’étudier les liens entre addictions (drogue, tabac et alcool) et la santé mentale appréhendée selon deux dimensions : présence de pathologies mentales (dépression et troubles anxieux généralisés) et santé mentale positive. Cette étude analysera également le lien entre addictions et comportements suicidaires, en mobilisant en outre les informations fournies par le baromètre sur les déterminants du risque suicidaire que peuvent être les traumatismes vécus pendant l’enfance et l’orientation sexuelle.

* http://drees.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/programme-travail-2017.pdf

RECHERCHE La douleur au cœur du suicide

La douleur au cœur du suicide
Emilie Olié, , Philippe Courtet
Département urgence et post-urgences psychiatriques, hôpital Lapeyronie, université de Montpellier, 371, avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34295 Montpellier cedex 5, France
Douleurs : Evaluation - Diagnostic - Traitement
Available online 14 February 2017
In Press, Corrected Proof — Note to users
Résumé

Avec un million de décès dans le monde, le suicide est un problème de santé majeur. Malgré la recherche actuelle, les stratégies thérapeutiques efficaces font encore défaut. De nouvelles hypothèses pour mieux comprendre ce phénomène complexe sont donc nécessaires. Le but de cet article est d’attirer l’attention sur la place de la douleur, notamment psychologique ou mentale, dans le processus suicidaire. La présence d’une douleur psychologique insupportable est un thème fréquemment retrouvé dans les notes de suicide. Selon de nombreux auteurs, la douleur psychologique est considérée comme centrale dans le passage à l’acte suicidaire. Considérer l’exclusion sociale (source de la douleur psychologique) peut aussi aider à comprendre la phénoménologie de l’acte suicidaire. En outre, un chevauchement entre douleur psychologique/sociale et douleur physique est admis. Une modification de la perception de la douleur peut donc être un facteur de vulnérabilité suicidaire. Considérer la douleur au cœur du suicide pourrait offrir de nouveaux axes pour améliorer la compréhension de la physiopathologie suicidaire et la prise en charge des patients à risque suicidaire.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1624568717300100

jeudi 16 février 2017

Panorama de la société 2016 Les indicateurs sociaux de l'OCDE : Suicide

Panorama de la société 2016
Les indicateurs sociaux de l'OCDE : Suicide

Suicide
Cause importante de décès dans de nombreux pays de l’OCDE, le suicide a fait plus de 150 000 morts en 2014, soit 12 suicides pour 100 000 habitants. Un ensemble complexe de raisons explique qu’une personne attente à sa propre vie et de nombreux facteurs de risque peuvent prédisposer un individu à tenter de mettre fin  à ses jours. En 2014, les taux de suicide les plus faibles ont été enregistrés en  Turquie, en Grèce, au Mexique mais aussi en Afrique du Sud et  en Colombie, avec cinq décès, voire moins, pour 100 000 habitants (graphique 6.6). La Corée, la Fédération de  Russie, la Hongrie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie et la Slovénie  ont, en revanche, eu à déplorer plus de 18 décès par suicide pour  100 000 habitants. Le taux de suicide est onze fois plus élevé en Corée qu’en Turquie, les deux pays qui enregistrent, respectivement, le taux le plus élevé et le taux le plus faible de  décès par suicide.  Il est toutefois possible que le nombre de  suicides soit sous-estimé dans certains pays en raison de la stigmatisation de l’acte suicidaire ou de problèmes statistiques liés aux critères de déclaration.

Les taux de suicide ont augmenté dans les années 70 pour atteindre leur point culminant au début des années 80 (graphique 6.7).  Depuis le milieu des années 80, les taux de
suicide ont diminué d’environ 30 % dans l’ensemble des pays de l’OCDE,  et de plus de 50 % dans certains d’entre eux, comme en Hongrie. En revanche, le nombre de décès par suicide s’est  accru dans des pays comme la Corée et le Japon. Ce taux a fortement progressé au Japon entre le milieu et la fin des années 90, période de la crise financière asiatique, mais il a commencé à décliner ces dernières années. Il a aussi beaucoup augmenté en Corée sur la même période et jusqu’en 2011.
De précédentes études ont montré l’existence d’un lien étroit entre une conjoncture économique défavorable et une élévation des taux de suicide (Van Gool et Pearson, 2014). Ces taux ont augmenté légèrement au début de la crise dans plusieurs pays, mais des données plus récentes semblent indiquer que cette tendance n’a pas persisté.
En Grèce et en Espagne, les taux de suicide globaux sont restés stables en 2009 et 2010, mais ont augmenté depuis 2011, à partir de très bas niveaux. Cela souligne que les pays doivent continuer à suivre de près l’évolution de la situation en ce qui concerne les populations à haut risque comme les chômeurs et les personnes atteintes de troubles psychiatriques.
Les taux de décès par suicide sont trois à quatre fois plus élevés chez les hommes que chez les femmes dans l’ensemble des pays de l’OCDE  (graphique 6.6). En Pologne et en République slovaque, les hommes sont au moins six fois plus exposés que les femmes au risque de suicide. Si la différence entre les sexes est moins prononcée aux Pays-Bas et en Suède, le taux de suicide des hommes y est malgré tout deux fois plus élevé que celui des femmes.
En moyenne, la probabilité de mettre fin à ses jours est plus élevée chez les personnes âgées (20 personnes de 70 ans et plus pour 100 000 habitants, voir graphique 6.8), mais cette tendance ne concerne pas tous les pays de l’OCDE. L’Allemagne, l’Autriche, la Corée, la France et la Hongrie sont des pays où le suicide est plus répandu chez les personnes âgées que chez les jeunes. Le pays qui présente le gradient d’âge croissant le plus important est la Corée, où le taux de suicide des personnes âgées est presque 15 fois supérieur à celui des adolescents. Les écarts entre hommes et femmes deviennent particulièrement importants à partir de 75 ans, le taux de suicide des hommes étant alors six fois supérieur à celui des femmes. Ces chiffres pourraient traduire l’isolement social plus important dans lequel se trouvent les hommes lorsqu’ils perdent leur conjointe, suite à un décès ou une séparation, après une longue période de vie commune. Ils peuvent également s’expliquer par une plus forte incidence des maladies chez les hommes, qui les poussent au suicide.
À l’exception de quelques pays, les jeunes sont beaucoup moins susceptibles de se suicider (9 jeunes de 15 à 29 ans pour 100 000), mais dans une minorité de pays de l’OCDE – par exemple l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et la Norvège –, les jeunes sont plus enclins à mettre fin à leurs jours que les personnes âgées. C’est en Corée, en Finlande, au Japon et en Nouvelle-Zélande que les taux de suicide des moins de 30 ans sont les plus élevés, avec au moins 15 suicides pour 100 000 jeunes, et dans les pays d’Europe méridionale et au Luxembourg qu’ils sont les plus faibles
Source : OCDE (2017), « Suicide », dans  Panorama de la société 2016 : Les indicateurs sociaux de l'OCDE , Éditions OCDE, Paris. DOI:  http://dx.doi.org/10.1787/soc_glance-2016-23-fr
lire la suite http://www.oecd-ilibrary.org/docserver/download/8116132ec023.pdf?expires=1487250791&id=id&accname=guest&checksum=A1D3D1D237A6DD329AD52FC0FB85EAE8
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FORMATION Dijon (21) les 20 et 21 mars 2017 Repérage de la crise suicidaire

Repérage de la crise suicidaire - 20 et 21 mars 2017 (Dijon)
Formation gratuite organisée par l'IREPS Bourgogne, avec le soutien financier de l'ARS. Programme et inscription
Repérage de la crise suicidaire
Dates et lieux :
  • 20.03.17 Lycée Simone Weil, Dijon.
Durée :
2 jours
Coût pédagogique :
Gratuit (formation réalisée avec le soutien financier de l'Agence Régionale de Santé)
Document(s) à télécharger :
↓ Télécharger le PDF
Le suicide constitue un réel problème de santé publique, tant par les pertes en vie humaine qu'il provoque que par les problèmes psychologiques et sociaux dont il témoigne. Les actions mises en place dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre le suicide s'articulent autour de 4 axes d'amélioration concernant : le dépistage des risques suicidaires, la compréhension des circonstances de ces suicides, la prise en charge et la connaissance épidémiologique. Le dispositif de formations "au repérage et à la gestion de la crise suicidaire" est la déclinaison régionale de la stratégie nationale du Ministère de la Santé. Le plan psychiatrie et santé mentale poursuit ces actions notamment en ciblant les populations les plus vulnérables : jeunes, personnes âgées, personnes détenues.
Objectif
Renforcer les pratiques quotidiennes des professionnels du secteur sanitaire et social, à travers l’amélioration de la prévention, de la détection et de la prise en charge de la souffrance psychique des individus. Les échanges d’expériences et l’interactivité de cette formation doivent aussi permettre de dynamiser le travail en réseau et de disposer par la suite de personnes ressources formées.
Public
Professionnels des champs sanitaires, sociaux, éducatifs, médico-sociaux, d'urgence,…
Inscriptions :
IREPS Bourgogne-Franche-Comté
Le Diapason
2 place des Savoirs – 21000 DIJON
Tél. : 03 80 66 73 48
Fax : 03 80 65 08 18
Rendez-vous sur le site internet de
l'IREPS Bourgogne-Franche-Comté
Renseignements :
Ireps Bourgogne Franche Comté
Sandrine LOUESDON
Tél. : 03 80 66 73 48

MISE A JOUR du guide pratique pour les ayants droit relevant du régime général de la sécurité sociale


Le guide pratique pour les ayants droit relevant du régime général de la sécurité sociale a été mis à jour sur le site de souffrance-et-travail.com*
Source "Faire reconnaître un suicide ou une tentative de suicide comme accident du travail,   14 février 2017 par La Rédaction de souffrance-et-travail.com*


Version 3, septembre 2016. Édition modifiée et enrichie à partir du travail initial et de la version 2 rédigée par François Daniellou.
L’un de vos proches s’est suicidé et vous êtes persuadé que ce suicide a une origine professionnelle.
http://www.souffrance-et-travail.com/wp-content/uploads/Suicide-au-travail_GUIDE-ayants-droit-2016.pdf


Indication de souffrance-et-travail.com " L’objet de ce guide est de vous aider dans les démarches que vous aurez à faire. Malgré la douleur et les nombreuses tâches qui sont liées à tout décès, il est en effet important que vous réunissiez rapidement les conditions les plus favorables pour faire aboutir votre demande, et vous permettre de déclencher ces démarches quand vous serez prêts à le faire.
Il est suggéré que vous preniez d’abord connaissance de ce document dans son ensemble, sans consulter les notes de bas de page, ni les annexes. Celles-ci vous seront peut-être utiles plus tard, quand vous en serez à chaque étape des démarches.
Vous vous engagez dans un parcours du combattant, qui peut durer plusieurs années, et qui comportera de longues périodes d’attente et des phases d’accélération brutale, pour respecter un délai de recours ou d’appel. A partir de maintenant, conservez et classez soigneusement les originaux
et des copies de tous les documents que vous envoyez ou recevez, et tous les accusés de réception des lettres recommandées.
N’oubliez pas cependant que vous n’êtes pas seuls, et que des professionnels sont également susceptibles de vous aider et de vous conseiller dans le traitement de votre situation.
Le présent guide traite donc pour l’essentiel des démarches à opérer après le suicide d’un proche, dès lors que vous l’estimez lié – totalement ou en partie – à son travail, la « procédure » à suivre et les conseils spécifiques en cas de tentative de suicide étant portés dans une annexe.
Il est conçu comme une information sur vos droits, et pas comme une liste de procédures à mettre obligatoirement en oeuvre si vous ne le souhaitez pas.
Le suicide d’un salarié à cause de son travail est un événement insupportable, qui ne peut jamais être banalisé. Écrire une « procédure » pour permettre aux vivants d’y faire face aurait aussi quelque chose d’insupportable, si cela laissait penser qu’il s’agit d’une circonstance ordinaire de la vie que chacun pourrait avoir à gérer.
Depuis environ 2006, des centaines de familles ont été endeuillées par le suicide d’un de leurs membres, dans des circonstances qui leur faisaient penser que le travail était pour quelque chose dans ce drame. Certaines se sont mobilisées pour faire reconnaître l’origine professionnelle du
décès. La gravité de la situation a conduit à la mobilisation de médecins, de psychologues, d’ergonomes, d’inspecteurs du travail, d’avocats, de juristes, de chercheurs, de syndicalistes, d’associations, d’institutions, pour mieux comprendre et prévenir les risques psychosociaux, mais aussi pour faire reconnaître l’origine professionnelle de certains suicides. Cette mobilisation a eu des effets : la presse, l’opinion publique, les organisations professionnelles ont découvert l’ampleur des risques psychosociaux et les mécanismes de leur apparition. Le mur auquel se sont heurtées les premières familles s’est lézardé, la jurisprudence a évolué. La responsabilité de l’employeur qui doit assurer la sécurité physique et mentale des salariés a été précisée.
Ce sont les fruits de cette mobilisation collective que ce petit document essaie de mettre à votre disposition :
  • vous ne partez pas de rien, d’autres avant vous ont réussi à faire ouvrir des portes qui étaient jusque-là fermées ;
  • vous vous engagez dans un parcours qui sera long et difficile, mais vous ne le faites pas complètement à l’aveugle : beaucoup d’écueils sont maintenant bien connus, beaucoup de savoir-faire ont été construits ;
  • vous vous battez pour vos droits et pour la mémoire de votre proche, mais tout ce que vous gagnerez contribuera aussi à faire avancer la jurisprudence, à débroussailler le chemin pour d’autres familles, et finalement à améliorer la prévention ;
  • ne restez pas seul ou seule : il y a maintenant beaucoup d’interlocuteurs qui peuvent vous aider, dans les consultations « souffrance et travail »3 ou les centres de consultation de pathologie professionnelle, dans les syndicats, les associations de victimes (vous trouverez les adresses des associations validées par le ministère de la justice en cliquant sur le lien suivant : http://www.inavem.org/index.php/component/association), de plus en plus d’avocats, etc. N’oubliez pas, quand vous aurez gagné la reconnaissance de vos droits, de faire le récit du chemin que vous avez suivi, et de diffuser les jugements qui vous ont été favorables, pour que cela serve à d’autres.
Dans sa version électronique, le présent guide contient des liens vers les sites sur lesquels vous pourrez trouver documents ou informations (en faisant un clic gauche avec votre souris sur l’adresse).
———————————–
1 Guide rédigé à l’origine et dans ses versions 1 et 2 par François Daniellou, ex-professeur d’ergonomie à l’Institut polytechnique de Bordeaux. Le document a été repris et développé pour la version 3 avec son accord par un groupe de travail (haut)-normand sur les RPS réunissant des agents de la CARSAT, de l’inspection du travail, des assistants sociaux du travail, des psychologues du travail, des avocats et des médecins du travail. Il a
bénéficié des remarques de nombreux spécialistes en santé au travail et en droit du travail et de la sécurité sociale. Merci à eux tous.
2 Les démarches concernant les fonctions publiques d’État, territoriale ou hospitalière sont différentes. Un guide équivalent à celui-ci, pour la fonction publique, se trouve à http://asdpro.fr/?page_id=616. Pour organiser les démarches de reconnaissance du suicide d’un fonctionnaire en accident de service, rapprochez-vous d’une association comme la FNATH, http://www.fnath.org/, ou ASD Pro, http://asdpro.fr/ ou l’équipe de
http://www.souffrance-et-travail.com/

* source http://www.souffrance-et-travail.com/magazine/dossiers/suicide/faire-reconnaitre-un-suicide-ou-une-tentative-de-suicide-comme-accident-du-travail/

RAPPEL MANIFESTATIONS Lille 2017 " Sensibilisation au risque suicidaire et aux entretiens de crises"

Le Centre Collaborateur de l'Organisation Mondiale de la Santé (Lille, France) - EPSM Lille Métropole propose une " Sensibilisation au risque suicidaire et aux entretiens de crises" (formation gratuite) aux dates suivantes pour l'année 2017 :
  • 16, 17 et 23 janvier 2017
  • 6, 7 et 25 avril 2017
  • 11, 12 et 25 septembre 2017
  • 4, 5 et 19 décembre 2017
Sensibilisation dispensée gratuitement.

Objectifs :

Détecter et favoriser la prise en charge de la souffrance psychique qui pourrait conduire à un passage à l'acte suicidaire, en sensibilisant le maximum de professionnels ou bénévoles locaux

Déroulement :

· Sensibilisation de 3 jours (2 jours consécutifs + 1 jour à distance)
· Binôme d'animateurs de professionnels de l'EPSM Lille
Métropole/ Partenaires du pôle de santé mentale

Téléchargez le document de présentation.

Plus de renseignements et inscriptions auprès de :


Sophie Sueur
Pôle de Santé Mentale des villes de Faches
Thumesnil, Ronchin, Lesquin, Hellemmes,
Mons en Baroeul, Lezennes.
EPSM Lille-Métropole
Espace Alan Turing
5 place de Coubertin
59790 Ronchin

Tél. 03.20.61.75.57 Mail

source http://www.santementale5962.com/sensibilisation-risque-suicidaire-aux-entretiens-crises-prevention-suicide-tous-concernes.html

1er post : 25/11/2016 

mardi 14 février 2017

MANIFESTATION Bordeaux (33) 23/02/2017 soirée-débat

JEUDI 23 FEVRIER 2017, BORDEAUX (33)
Dans le cadre de la XXIe journée nationale de prévention du suicide.
L'association Phénix Écoute et ParoleS organise, au cinéma Utopia de Bordeaux, une soirée-débat autour du film «CAROLE MATTHIEU».
Avec la participation de :
Denis GRABOT : Psychologue,
Cellules d'Urgence Médico Psychologique, SAMU 33 et Centre Hospitalier Charles Perrens
Marie-Line RENARD, Psychologue du travail et des Organisations,
Spécialisée sur les problématiques de souffrance et santé au travail
L'événement aura lieu le Jeudi 23 février 2017 à 20h au cinéma Utopia Bordeaux.

AFfiche
Informations, contacts :
Phénix Ecoute et ParoleS
10 avenue Bel Air
33200
Bordeaux
05 56 02 24 01
phenix.bordeaux@outlook.fr