mardi 10 septembre 2013

RECAP MANIFESTATIONS JOURNEE MONDIALE 2013

Présentation des Journées 2013

ACTU

Communiqué de presse Ministère délégué chargé des personnes âgées et de l’autonomie

Marisol TOURAINE installe l’Observatoire national du suicide

SONDAGE TECNHOLOGIA & OBSERVATOIRE DES RISQUES


LES MANIFESTATIONS

- 8 & 10 septembre : Polynésie Française course à pied et conférence organisés  par sos suicide Polynesie

- 9 septembre : PARIS : Village Associatif organisé par l'UNPS

- 9 septembre : BOULOGNE (92) Porte ouverte, SOS AMITIE

- 9,10 et 11 septembre COLOMBES (92) EXPO & FILM DEBAT, organisé par Entrac'tes

- 10 septembre, Radio RFI, Priorité santé

- 10 septembre BLOIS (41) Soirée débat, organisé par la coordination départementale de prévention du suicide

- 10 septembre, BELGIQUE, Conférence et expo du du 16 septembre au 17 octobre 2013 - organisé par CPS

10 septembre SUISSE, geneve Colloque : le réseau à l'épreuve de la crise suicidaire chez l'adolescent


- 23 septembre : BORDEAUX Conférence- Debat organisé par Phénix Ecoute & Paroles

- SUISSE : Une Journée mondiale à échelle romande


- CANADA - Campagne " parce qu'il est urgent d'agir"

INTERVIEW

Sur universcience Interview Francoise Facy, Présidente UNPS " A propos du suicide en France" 

- RFI http://www.rfi.fr/emission/20130910-2-journee-mondiale-prevention-suicide 

ARTICLES

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Journée mondiale
Suicide : les moyens de prévention qui marchent
par Melanie Gomez | Publié le 10 Septembre 2013
http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Suicide---les-moyens-de-prevention-qui-marchent-3568.html

Alors que plus de 700 personnes tentent de suicider chaque jour en France, les spécialistes rappellent qu’il existe des moyens efficaces de prévenir le suicide.

Agir contre le suicide comme les pouvoirs publics l'ont fait contre les accidents de la route, les spécialistes en rêvent. Alors que débute la 11ème journée mondiale de prévention du suicide, et que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, lance aujourd’hui l’Observatoire national du suicide, les associations comme les professionnels de santé rappellent que, même si les statistiques sont plutôt à la baisse depuis 20 ans, il reste urgent d’agir. Près de 10 500 Français mettent fin à leurs jours chaque année, et la France reste actuellement l’un des pays européens où le taux de suicide est le plus élevé : 16,4 (taux de décès pour 100 000) soit plus de deux fois plus qu’en Italie ou qu’en Espagne. Pourtant, des moyens d’action pour prévenir le suicide existent, en France comme à l’étranger, et certains de ces outils ont même déjà fait preuves de leur efficacité.
Repérer et agir sur les facteurs de risque
Bien que le suicide ne soit généralement pas la résultante d’une cause unique, certains facteurs de risque sont aujourd’hui bien identifiés. Détecter et soigner l’alcoolisme, ou encore améliorer la prise en charge des patients souffrant d’une maladie mentale comme la schizophrénie, font partie aujourd’hui des leviers clairement identifiés par les experts pour diminuer le risque de suicide. C’est le cas également avec la dépression, qui est actuellement l’un des facteurs de risque les plus importants sur lequel il est possible d’agir. « Notamment chez les hommes et les personnes âgées, plusieurs études ont montré qu’en formant mieux les généralistes au dépistage et au traitement de la dépression, on réduit le taux de suicide, » explique le Pr Jean-Louis Terra, psychiatre à l’hôpital du Vinatier à Bron.
Ecoutez le Pr Jean Louis Terra, psychiatre : « L’Observatoire devra évaluer si la France a encore un potentiel d’amélioration dans le traitement de la dépression. Chez les personnes âgées, la dépression est parfois évoquée mais pas forcément traitée. »


Des initiatives préventives sont également utiles en milieu hospitalier. Une étude britannique parue dans le Lancet en 2012 avait montré qu’en appliquant à la lettre 9 recommandations sur la prévention du suicide dans les services de psychiatrie, on pouvait éviter jusqu’à 200 suicides par an. Dans cette étude les services psychiatriques avaient par exemple mis en place une cellule de crise disponible 24h/24 ou encore un suivi particulier des patients dans les 7 sept jours après leur sortie de l’hôpital.

10 à 30 millions d'armes à feu en circulation

Dans le cadre d’une politique de prévention du suicide efficace plusieurs expériences ont montré que réduire l’accès aux moyens létaux les plus fréquemment utilisés fait baisser le taux de passage à l’acte. « En matière d’armes à feu, on pourrait faire mieux en France. Entre les chasseurs, les collectionneurs, les tireurs sportifs, des armes d’auto-défense, il y a entre 10 et 30 millions d’armes à feu en circulation, » précise Jean-Louis Terra. Certains pays ont même montré que le fait de changer le conditionnement de certains médicaments, notamment en réduisant le nombre de comprimés par blister, permettait de réduire légèrement le nombre de suicides. Mais cette réduction de l’accès aux moyens passent aussi par des outils assez simples : sécurisation de l’accès à certains grands monuments, à des rails ou à des ponts. De petites actions, telles que des affiches d’information sur des lieux stratégiques, peuvent même parfois être utiles pour désamorcer le passage à l’acte.
Ecoutez le Pr Jean Louis Terra : « Des autocollants avec des numéros d’urgence sur des ponts aux Etats Unis ont permis d’éviter des suicides sans transfert vers d’autres moyens plus létaux. »
http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Suicide---les-moyens-de-prevention-qui-marchent-3568.html
Des cartes postales pour éviter les récidives
Enfin pour améliorer la prévention du risque suicidaire, les experts sont formels : il est primordial d’instaurer un suivi systématique des personnes après une première tentative de suicide. Après une première tentative, environ 40% des personnes en moyenne récidivent. D’ailleurs, pour limiter ce nouveau passage à l’acte, plusieurs équipes internationales expérimentent des systèmes de veille pour repérer une nouvelle crise. Une expérimentation française menée dans 23 centres a montré récemment de bons résultats. Le projet baptisé Algos proposait notamment aux patients un numéro d'appel disponible 24 heures sur 24 et en cas d'appel, une consultation aux urgences était organisée. Pour les récidivistes, ce système de veille prévoyait aussi l’envoi de carte postale et un contact téléphonique régulier après la tentative de suicide.
Il semble donc que les moyens de prévenir le suicide ne manquent pas, malheureusement en France ils restent encore très éparpillés. Depuis plusieurs années, les spécialistes comme les associations réclament une plus forte implication des pouvoirs publics afin de mener une grande action d’envergure nationale. Marisol Touraine semble avoir entendu l’appel. « Nous avons été sollicités pour participer à ce grand chantier et sommes très favorables à la création de cet observatoire des risques avec 2 niveaux essentiels. Le premier c’est de rassembler les informations qui existent et les coordonner. Et puis surtout développer des études sur les processus suicidaires. On en a besoin tant sur un plan sociologique que dans le domaine des neurosciences, » conclut Françoise Facy, présidente de l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNSP). 

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10 septembre : une journée dédiée à la prévention du suicide
Publié le
par Damien
http://www.radio1.pf/2013/09/09/10-septembre-une-journee-dediee-a-la-prevention-du-suicide/

SOS Suicide en Polynésie © DR
SOS Suicide en Polynésie © DR
C’est ce mardi qu’est célébrée la journée mondiale de prévention du suicide, mise en place par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Alors, où en est-on sur le fenua?
Si les tentatives de passage à l’acte sont de plus en plus nombreuses, le nombre de décès est lui en légère baisse depuis quelques années. Reste que  le nombre de morts ou même de tentatives restent élevés proportionnellement à la population.
Président de l’association SOS suicide, le docteur Stéphane Amadéo, fait un point sur la situation.

Et pour sensibiliser la jeunesse, particulièrement vulnérable, c’est à l’Université de la Polynésie française que l’association SOS suicide mettra en place différents ateliers.
De 9h à 12h, des stands d’écoute et de prévention seront proposés aux étudiants. Ce soir, à 18h15, c’est une conférence animée par le docteur Brian Mishara qui est organisée. Ce spécialiste Canadien vient de passer une semaine sur le territoire à former des professionnels. Il abordera la question de la détection et la prise en charge de personnes suicidaires. on l’écoute

Par ailleurs, sachez qu’en  métropole, le ministère de la Santé vient d’annoncer la mise en place immédiate d’un observatoire national du suicide.
Un dispositif qui devrait permettre de mieux comprendre la problématique et ses résultantes. En métropole le taux de suicide est plus élevé que chez le reste de nos voisins européens.
Le numéro de SOS suicide en Polynésie française: le 444 767. Un numéro gratuit et anonyme.


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SOS Amitié répond aussi à la détresse des internautes




Publiée le 9 sept. 2013
Dans le cadre de la journée mondiale de prévention du suicide, SOS Amitié présente son observatoire des souffrances psychiques 2013. Nouveauté: l'augmentation de 20% des prises de contact avec l'association par chat électronique sur les six premiers mois de l'année. Durée: 01:39

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BELGIQUE


Glisser un grain de sable dans la mécanique suicidaire
Hovine Annick Publié le - Mis à jour le
Belgique La prévention du suicide, c’est d’abord permettre aux personnes de parler.
Journée mondiale
Mardi, le 10 septembre, ce sera la journée mondiale de la prévention du suicidé. Souvent considéré - à tort - comme l’apanage de la maladie mentale et en particulier de la dépression, le suicide est avant tout un problème humain, un acte extrême, dont la violence et le désespoir dérangent, interpellent, questionnent.
Il est difficile pour la société d’accepter que certains de ses membres la quittent en lui signifiant, de la pire façon, qu’ils ne s’y sentent pas bien. La mise en cause est radicale et d’autant plus brutale qu’elle fracasse une valeur essentielle : la vie. C’est encore plus vrai quand c’est un adolescent qui passe à l’acte. Mardi soir, lors d’une conférence-débat sur "L’enjeu adolescent"*, le Dr Jean-Paul Matot, pédopsychiatre, membre de la Société belge de Psychanalyse et directeur de la Revue Belge de Psychanalyse, expliquera comment il est possible de soutenir l’adolescent dans ce processus psychique et physique complexe. L’adolescent, dans le passage vers un monde où ce qui lui est proposé ne lui appartient pas en propre, doit, pour se sentir "soi-même", pouvoir retravailler la matière première de son enfance, la déconstruire, dit-il.
Une famille confrontée à ce drame cherche une explication qui est difficile à identifier, car le suicide n’est pas la résultante d’une cause unique et clairement définie mais l’aboutissement d’un processus plus ou moins complexe, d’un cheminement plus ou moins long vers ce point de non-retour, insiste le Centre de prévention du suicide (CPS). Comprendre cela, c’est se donner la possibilité d’agir à chaque étape du processus, c’est prendre le pouvoir de glisser à tout instant un grain de sable dans la mécanique suicidaire.
C’est ce que s’efforce de faire le Centre de prévention du suicide au travers de ses différentes actions. En proposant, en priorité, une écoute attentive, via la ligne téléphonique de crise, pour permettre à des personnes en détresse de parler, de sortir de leur isolement, de ne pas rester seul avec leur mal-être et leurs angoisses. La ligne d’écoute (0800/32.123) est accessible gratuitement 24h/24.
An.H.
*Centre Culturel d’Uccle, 47 rue Rouge, à 20h30. Inscription au 02.650.08.69 ou via cps@preventionsuicide.be. 5 €


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Jet d'eau en rouge pour la Journée mondiale de prévention du suicide
http://www.sig-ge.ch/echo-citoyen/S-informer-et-echanger/Pages/20130913_jet_eau_rouge.aspx?rcurl=/echo-citoyen/S-informer-et-echanger/Pages/home.aspx
La Journée mondiale de prévention du suicide a lieu le 10 septembre de chaque année. Cette date symbolique a été choisie en 2003 sur l’initiative de l’Association Internationale de Prévention du Suicide (IASP) en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Depuis 2005, STOP SUICIDE reprend cet objectif à une échelle locale en menant chaque année une importante campagne de sensibilisation en Suisse romande. Le but est d'attirer l’attention de la population suisse sur l’importance de la problématique du suicide, tout en l’outillant pour faire face au risque suicidaire.

SIG a le grand plaisir de s’associer à cet événement de sensibilisation et illuminera pour l'occasion le Jet d’eau en rouge le mardi 10 septembre dès la tombée de la nuit.


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Prévenir le suicide
Chaque année près de 10500 personnes mettent fin à leurs jours. La Journée Mondiale de Prévention contre le suicide rappelle, tous les 10 septembre, que particuliers et experts médicaux peuvent, ensemble, concourir à faire baisser les chiffres terribles de la désespérance...

Chaque année, près de 10 500 personnes meurent par suicide, soit 3 fois plus que les accidents de la  circulation, et environ 220 000 tentatives de suicide sont prises en charge par les Urgences hospitalières (source ministère des affaires sociales et de la Santé). La Journée mondiale de prévention du suicide créée par l'OMS et l' IAPS attire l'attention sur le fait que chacun doit se sentir concerné. Les organisateurs rappellent aux communautés, individus, professionnels et bénévoles de prendre part aux activités de sensibilisation à ce problème de santé publique et de lancer de nouvelles initiatives et méthodes de prévention.
Aujourd'hui, malgré une diminution générale : 10333 suicides en 2010 en France métropolitaine contre 11403 en 1990, le taux de suicide reste élevé, notamment chez les hommes.

Pour cette journée, une page Facebook a été créée. Certains y laissent des témoignages, des messages ou lien vers des associations.


Le suicide en France

  • Si les victimes du suicide sont pour près des trois quarts des hommes, les tentatives de suicide sont majoritairement le fait de femmes (65 % des tentatives de suicide avec une prédominance des intoxications médicamenteuses).
  • Les 45-54 ans sont les plus touchés par le suicide, avec plus de 22 % des suicides, suivis par les 35-44 ans (près de 17 % des suicides) et les 55-64 ans (près de 17 % des suicides). 28 % des suicides ont concerné des personnes âgées de plus de 65 ans. (chiffres info.gouv.santé.fr)
  • Chez les jeunes : 4.8 % des suicides concernent la classe d’âge des 15-24 ans (2ème cause de mortalité après les accidents de circulation) chez les 15-24 ans,
    9.4 % des suicides concernent la classe d’âge des 25-34 ans (1ère cause de mortalité dans cette tranche d’âge).

Modes de suicide

En 2010, la pendaison est le principal mode de suicide en France (52.5%), suivi des prises de médicaments (15,3 % ; mais 29,9% pour les femmes), de l’utilisation d’armes à feu (13.3 % mais 17,3% chez les hommes) et des sauts d’un lieu élevé (5.9 %).

Le taux de décès par suicide pour 100 000 habitants est passé de 20.3 en 1990 à 16.2 en 2010 (de 32.3 à 24.7 chez les hommes et 10.7 à 8,3 chez les femmes).

Risque suicidaire et travail

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le travail est reconnu comme étant un facteur de protection vis-à-vis du suicide. Cependant, il est vrai que certaines situations dans le milieu du travail peuvent engendrer des situations de souffrances psychiques et un risque de passage à l’acte suicidaire.

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) de nombreuses études épidémiologiques ont établi un lien entre des contraintes de travail génératrices de stress chronique et l’apparition d’une dépression pouvant favoriser un passage à l’acte suicidaire.

(Données 2010 issues du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC) de l’Inserm
« Suicide et tentatives de suicide : état des lieux en France », Institut de veille sanitaire, Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 47-48, décembre 2011)

Un problème de Santé Publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère le suicide comme un problème de santé publique important (plus d'un million de personnes par an) qui engendre par ailleurs un certain  coût économique qui se chiffrerait en milliards de dollars.
Selon les estimations, le nombre de décès dus au suicide pourrait passer à 1,5 million d’ici 2020.

Qui contacter ? 

Vous avez des pensées sombres, n'hésitez pas à contacter :
  • Suicide-Ecoute au 01.45.39.40.00 24h/24 et 7 jours/7 
  • SOS Amitié au 01.42.96.26.26
Vous êtes parents et vous inquiétez du mal être de votre enfant : L'association Phare peut vous aider à décrypter certains "symptômes".

A Bordeaux :

A Bordeaux, l'association Phénix Ecoute et ParoleS s'occupe de la prévention du suicide auprès des jeunes comme des personnes âgées grâce à une écoute téléphonique et des accueils dans leur centre.

10 avenue Bel Air
33200 Bordeaux (Bus 16 et 50 : arrêt "Bel Air")
Tel : 05 56 02 24 01
http://www..phenix-ecoute-et-paroles.org
Accueils physique et téléphonique :
  -  mercredis de 18h30 à 20h
  -  samedis de 16h à 18h

Accueils 2 dimanches par mois en Résidence pour Personnes Agées (en partenariat avec le CCAS de Bordeaux). Actions ponctuelles dans les établissements scolaires auprès des jeunes.


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CANADA
La Fondation des maladies mentales soutient la 11e journée mondiale de prévention du suicide


MONTRÉAL, le 5 sept. 2013 /CNW Telbec/ – La Fondation des maladies mentales profite de la rentrée scolaire et de la 11e journée mondiale de prévention du suicide, qui se tiendra le 10 septembre prochain, pour rappeler aux parents et aux intervenants scolaires, l’importance de déceler rapidement la dépression chez les jeunes puisqu’elle demeure le principal facteur de risque pouvant mener au suicide.
Solidaires pour la vie, un programme né d’un besoin sociétal alarmant
On se rappellera les événements de l’année 1996-1997 à Coaticook en Estrie, marqués par le suicide de cinq adolescents qui n’étaient liés d’aucune façon, si ce n’était que par leur dépression profonde. Interpelée par cette tragédie et devant l’urgence de la situation, la Fondation des maladies mentales lança en 1998, Solidaires pour la vie, un programme de sensibilisation à la dépression, offert gratuitement dans les écoles secondaires du Québec. Depuis sa création, des équipes de jeunes animateurs ont informé et outillé près de 840 000 adolescents, 9 200 parents, 24 500 intervenants et enseignants, dans 690 écoles secondaires. C’est un grand pas en avant, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir!
La dépression, une maladie qui se soigne
Saviez-vous que le suicide est l’une des principales causes de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans au Québec? En effet, 70 % des jeunes en détresse psychologique ne sont pas conscients de leur état, ainsi, les chances qu’ils soient diagnostiqués et traités à temps sont minimes. Le passage de l’équipe Solidaires pour la vie dans nos écoles a un impact direct sur la diminution de la souffrance des jeunes, sur le décrochage scolaire et permet même de sauver des vies! Parmi les jeunes rencontrés, plus de 16 000 ont été traités ou suivis pour une dépression alors que près de 2 500 ont été hospitalisés. Ce programme exceptionnel par sa portée a été reconnu par la communauté scientifique, notamment par les chercheurs du Réseau Québécois de Recherche sur le suicide, comme ayant contribué à une réduction de 65 % du taux de suicide chez les jeunes. Pour assurer la continuité du programme Solidaires pour la vie, offert gratuitement dans nos écoles, vous pouvez faire un don en visitant notre site Web au www.fondationdesmaladiesmentales.org.
À propos de la Fondation des maladies mentales
Jouant un rôle essentiel auprès de la population, l’organisme, fondé en 1980 par Dr Yves Lamontagne, a pour mission de prévenir les maladies mentales dans le but de réduire la souffrance des personnes atteintes et celle de leurs proches, en mobilisant les individus et la société. Le cœur de la mission se reflète dans ses trois programmes de sensibilisation : Solidaires pour la vie vise à informer et à outiller les jeunes dans les écoles secondaires, Ça me travaille forme les gestionnaires et les employés en entreprise et Agir à tout âge sensibilise à l’anxiété et à la dépression les aînés, mais aussi les proches aidants, bénévoles et intervenants. La Fondation offre également des conférences publiques gratuites et un service de référence est disponible pour aider les personnes dans le besoin. « Depuis la création de la Fondation, c’est plus de 900 000 personnes qui ont été sensibilisées aux maladies mentales, et ce n’est qu’un début! » déclare Mme Brigitte Germain, directrice générale de la Fondation.
Pour en savoir plus sur la Fondation, ses programmes et services ou sur les maladies mentales, visitez le www.fondationdesmaladiesmentales.org. Si vous avez besoin d’aide ou êtes inquiet pour un proche, des ressources compétentes de votre région sont disponibles. Communiquez avec notre Conseillère clinique expérimentée en santé mentale au 1-888-529-5354, poste 222 ou visitez notre site Web à la rubrique Soutien et ressources.
SOURCE FONDATION DES MALADIES MENTALES

Marisol TOURAINE installe l’Observatoire national du suicide


10 septembre 2013 Installation de l’Observatoire national du suicide.
Intervention de Marisol Touraine. Mardi 10 septembre 2013
http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/discours,2333/installation-de-l-observatoire,16123.html
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le Directeur de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques,
Mesdames et Messieurs,
Le suicide concerne chacun d’entre nous, il concerne la société tout entière. Il est un appel au secours, il s’impose parfois comme l’ultime recours pour des personnes seules, des jeunes en détresse ou des âgés malades.
Le suicide peut survenir partout : dans nos centres ville, nos quartiers et nos campagnes, dans nos entreprises et nos maisons de retraite. Il est un acte intime qui frappe tous les milieux sociaux, sans exception.
Toutefois, nous partageons tous ici une conviction : le suicide, bien qu’intimement individuel, peut être combattu collectivement. Sa prévention ne peut pas, et ne doit pas, rester confidentielle.
Aujourd’hui, la réalité du suicide est encore mal connue. Elle reste un sujet tabou, un sujet dont on ose peu parler.
Nous disposons d’innombrables informations sur le suicide. Mais toutes ces données sont mal coordonnées. Nos connaissances sur les tentatives de suicide restent trop faibles et mal documentées. Si nous voulons prévenir et agir en amont, il est indispensable de mieux analyser les comportements qui devraient nous alerter, notamment chez les jeunes ou les personnes âgées.
C’est la raison pour laquelle j’ai annoncé, en février dernier, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), la création d’un Observatoire national du suicide, suivant en cela l’une de ses préconisations.
Je tiens à rassurer les sceptiques : mieux connaître ne sera pas un prétexte pour ne pas agir.
Au contraire, décider de mieux repérer, de mieux alerter et de mieux prévenir, c’est ne pas céder à la fatalité.
I/ C’est rappeler que le suicide est d’abord et avant tout un enjeu de santé publique
En France, toutes les 50 minutes, une personne se suicide. Chaque année, près de 11 000 de nos concitoyens mettent fin à leurs jours. 11 000 morts par an : c’est trois fois plus que les accidents de la route ! Il faut aussi redire sans cesse que le suicide est la première cause de décès chez les 25-34 ans et la 2ème chez les jeunes de 15-24 ans.
Dans le même temps, 220 000 tentatives de suicide sont recensées tous les ans, conduisant à une prise en charge dans nos services d’urgence. La moitié d’entre elles débouche sur une hospitalisation.
Au cours de ces 25 dernières années, des progrès ont été réalisés grâce à la mobilisation de tous : le taux de suicide a baissé de 20%. Toutefois, il a diminué trois fois moins vite que l’ensemble des morts violentes. Certaines tranches d’âges sont même confrontées à une hausse du taux de suicide : c’est le cas des 45-54 ans. Les personnes âgées sont aussi particulièrement touchées : un tiers de celles et ceux qui se suicident a plus de 60 ans. La radicalité de leur geste est souvent le fruit d’une extrême solitude.
S’il n’est pas une fatalité, si les pouvoirs publics ont les moyens de le combattre, c’est parce que le suicide n’est pas seulement la conséquence d’un choix individuel : il est d’abord un fait social. Et existe-t-il un signe plus fort que les inégalités face au suicide pour attester de cette réalité ? Ces inégalités, le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental les a de nouveau montrées.
D’abord, les comportements entre les hommes et les femmes diffèrent : les premiers sont trois fois plus nombreux à se donner la mort, lorsque les secondes effectuent deux fois plus de tentatives.
Dans le même temps, les disparités sociales sont choquantes : les ouvriers sont trois fois plus touchés que les cadres. Celles et ceux qui sont frappés par l’isolement, par la précarité, par le chômage, par le mal-être au travail ou par des ruptures de vie en sont les premières victimes.
Par ailleurs, les minorités sexuelles sont surexposées, et en particulier les plus jeunes, qui doivent souvent affronter des discriminations importantes au moment de l’adolescence. L’homophobie tue, n’ayons pas peur des mots.
Le lieu de vie, enfin, semble déterminant. On observe en effet des disparités flagrantes entre les régions : les taux les plus élevés concernent la Bretagne et la Basse-Normandie. La France est enfin bien plus touchée que ses voisins européens.
II/ Le suicide n’est pas une fatalité. Nous avons donc la responsabilité et le devoir de nous mobiliser pour agir
Le travail des professionnels et des associations montre chaque jour que nous ne sommes pas impuissants face au suicide.
De nombreuses initiatives se sont avérées efficaces : je sais d’ailleurs que certaines personnes présentes dans cette salle aujourd’hui se sont personnellement engagées sur ce sujet. Plusieurs des dispositifs que vous avez déployés ont fait la preuve de leur efficacité pour prévenir le suicide. Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lille, par exemple, certaines expérimentations visent à maintenir un lien fort avec les personnes après leur sortie de l’hôpital : et les résultats sont là, puisque les récidives ont été réduites de manière significative.
Néanmoins, il est encore essentiel de mieux comprendre le suicide. Les statistiques sont là, mais elles ne suffisent pas pour améliorer nos politiques de dépistage. Par ailleurs, l’évaluation de nos politiques publiques demeure relativement pauvre.
III/ Le lancement de l’observatoire national du suicide marque donc une étape importante
Ce combat est un enjeu de santé publique. Mais il doit mobiliser beaucoup plus largement. Il requiert que nous soyons collectivement engagés. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu que la composition de cet observatoire soit plurielle.
Les associations, d’abord, seront au premier plan. Celles qui représentent les usagers du système de santé, les proches des personnes malades et les associations d’écoute et de prévention du suicide mettront au service de tous leur expérience de terrain. Leur capacité à se mobiliser au plus près de nos concitoyens et à être à l’écoute des personnes vulnérables sera décisive.
Les professionnels de santé occuperont aussi une place déterminante. Des psychiatres, des médecins légistes, des urgentistes, des médecins généralistes, des médecins du travail et des médecins scolaires permettront tous d’apporter une expertise médicale à la compréhension du suicide.
Des chercheurs, notamment des sociologues, des spécialistes du suicide et des parlementaires seront également étroitement associés.
Par ailleurs, les pouvoirs publics joueront pleinement leur rôle. La question du suicide doit être appréhendée dans toutes ses composantes. Elle doit faire intervenir l’Education nationale, le ministère de la justice, celui du travail, celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le ministère de l’intérieur et celui de l’agriculture. Au total, sept ministères seront représentés au sein de l’observatoire, ainsi que des agences régionales de santé (ARS), des opérateurs et des caisses d’assurance maladie.
Enfin, je tiens à remercier la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), à laquelle l’observatoire national du suicide sera rattaché. C’est la mission première de la DREES que de doter l’Etat d’une meilleure capacité d’observation, d’expertise et d’évaluation. Je sais ainsi pouvoir compter sur elle, et sur l’engagement de ses agents, pour aider les pouvoirs publics à appréhender le suicide dans toute sa complexité.
Je sais également que les sollicitations ont été nombreuses pour participer aux travaux de l’observatoire. Et je m’en réjouis, car elles illustrent la nécessité de franchir une nouvelle étape dans la compréhension du suicide. Chacun pourra ainsi contribuer aux travaux par le biais de groupes de travail.
IV/ La responsabilité de l’Observatoire national du suicide sera grande
Ses membres auront pour mission de mieux coordonner les informations existantes, de mieux repérer et de mieux alerter.
Ils auront la charge d’adresser des recommandations aux décideurs publics. L’observatoire produira un rapport annuel, en développant à chaque fois plus particulièrement une thématique spécifique. Les modalités de son travail seront rapidement précisées et des groupes seront constitués pour avancer, notamment, dans le domaine de la recherche et dans celui de la prévention.
Plusieurs axes thématiques pourront être développés : je pense, par exemple, au suicide des personnes âgées, qui fait l’objet de travaux conduits par Michèle DELAUNAY. Sur ce sujet, nous savons qu’il y a urgence ! Nous avons donc la responsabilité de trouver rapidement des solutions.
Mesdames et Messieurs,
En matière de suicide, nous ne sommes pas condamnés à l’inaction.
Vous pouvez être certains de ma détermination sans faille pour conduire ce combat. La mise en place de l’Observatoire national du suicide s’accompagnera d’une politique volontariste en la matière. Nous n’avons d’ailleurs pas attendu et des mesures ont d’ores et déjà été mises en œuvre : j’ai à l’esprit les actions à destination des jeunes et de leurs parents, la prévention du suicide en ligne ou le renforcement de la formation des professionnels au contact des personnes vulnérables.
Tout ne reposera donc pas sur l’Observatoire national du suicide : mais il sera un outil indispensable pour mieux connaître, mieux prévenir et conduire plus efficacement notre combat contre le suicide.
Je vous remercie.
Seul le prononcé fait foi



Création d'un observatoire du suicide

Marisol Touraine. Photo gouv.fr.
10 sept. 2013 — Un décret(1) publié au Journal officiel ce matin crée un Observatoire national du suicide auprès de la ministre de la santé Marisol Touraine qui devrait être « indépendant et pluridisciplinaire ».

Cet observatoire est composé de quatre parlementaires (deux sénateurs et deux députés) et de 50 P.Q. (personnalités qualifiées) provenant de la direction des principales administrations centrales et opérateurs concernés, d'experts, de chercheurs, de professionnels de santé et de représentants d'associations. La présidence déléguée est assurée par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques qui en assurera également le secrétariat.

Sa mission est, selon l'article 2 du décret, « de coordonner et d'améliorer les connaissances sur le suicide et les tentatives de suicide », d'évaluer l'effet des politiques en matière de prévention du suicide et de produire des recommandations en la matière. ■ (A.A.)
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(1) Décret du 9 septembre 2013 portant création de l'Observation national du suicide, J.O., n° 210, 9 sept. 2013, p. 15199, n° 3.

source info : http://www.lextimes.fr/6.aspx?sr=717

REVUE DE PRESSE :

Lancement d'un Observatoire national du suicide
le Mardi 10 Septembre 2013 à 00:31
mis à jour à 09:02
Par
Clara Beaudoux, Bruno Rougier

sur http://www.franceinfo.fr/societe/creation-d-un-observatoire-national-du-suicide-1136441-2013-09-10

Un Observatoire national du suicide est mis en place mardi par la ministre de la Santé Marisol Touraine, à l'occasion de la 11e journée mondiale de prévention du suicide. Sa création avait été souhaitée par de nombreux spécialistes. La France connaît un taux de mortalité par suicide nettement supérieur à la moyenne européenne.

Chaque année, en France, 220.000 personnes font des tentatives de suicide, et 10.000 en décèdent. La France détient l'un des taux les plus élevés de suicides en Europe, plus du double par exemple qu'au Royaume-Uni ou en Espagne. Les suicides font chaque année presque trois fois plus de morts que la route.
C'est pour tenter de lutter contre ces chiffres alarmants, que la ministre de la Santé Marisol Touraine lance mardi un Observatoire national du suicide. Cet observatoire aura trois missions principales : rassembler les informations sur le suicide émanant de diverses sources, mener les études complémentaires jugées nécessaires et proposer des actions de prévention du suicide.


A quoi servira cet observatoire national du suicide ? Réponse avec Bruno Rougier  
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La création de cet Observatoire était demandée par de nombreux spécialistes de la question. Jean-Paul Delevoye, ancien parlementaire et ministre, aujourd'hui président du Conseil économique social et environnemental, avait co-signé l'an dernier un appel dans ce sens. Il était l'invité de France Info lundi soir :


Suicides : "Les Français sont plus fragiles que... par FranceInfo
Suicides : "Les Français sont plus fragiles que les autres" (Jean-Paul Delevoye) © FranceInfo

Le taux de suicide augmente avec l'âge

La majorité des personnes qui se suicident en France sont âgées de 35 à 64 ans, mais les spécialistes notent que plus on avance en âge, plus le taux de suicide augmente. Il y a aussi des disparités régionales importantes : Bretagne, Nord-Pas-de-Calais et Poitou-Charentes sont très touchées. La précarité aggrave le risque d'une tentative, il est par exemple multiplié par deux chez les chômeurs. En ce qui concerne les tentatives de suicides, elles sont aussi plus importantes chez les femmes que chez les hommes.


Exemple dans l'Indre, où le réseau Etre-Indre fait de la sensibilisation, reportage de Pierre Emparan   
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Les chiffres en France et en Europe © IDÉ

Par Clara Beaudoux, Bruno Rougier


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"Nous pouvons éradiquer la surmortalité liée au suicide en France"
Propos recueillis par , publié le

L'Observatoire national du suicide sera lancé ce mardi pour pallier le manque d'études et de statistiques sur le sujet, notamment au travail. L'analyse de Jean-Claude Delgenes, directeur du cabinet Technologia.

L'Observatoire national du suicide lancé ce mardi devrait permettre de mieux analyser les risques de suicide, notamment au travail.
Reuters/Daniel Munoz
Le ministère de la Santé lance ce mardi l'Observatoire national du suicide. Vous réclamiez sa création depuis deux ans. En quoi va-t-il consister?
Nous demandions la création d'un outil de connaissances au service de la prévention du suicide. Nous avons échangé avec les pouvoirs publics mais nous ne savons pas encore ce qui a été retenu. Trois points me semblent en tout cas importants. Il faut d'abord mener un rattrapage statistique. Les seules données dont on dispose aujourd'hui sont celles de l'Institut de veille sanitaire et de l'Insee avec deux ans de retard.
Il faut aussi lancer des études sur les phénomènes à risques. On sait par exemple par nos enquêtes de terrain que le surendettement, l'éloignement familial ou la rupture d'un contrat de travail sont des facteurs aggravants. Mais nous avons besoin d'études plus larges qui le confirment pour changer les pratiques, en entreprise ou ailleurs.
L'Observatoire doit aussi permettre des échanges entre avocats, psychiatres, psychologues, préventeurs en entreprise, familles, etc. Cette approche pluridisciplinaire a déjà permis des résultats sensibles sur le suicide en prison ou chez les adolescents. Un Observatoire permettrait d'attirer l'attention sur certains problèmes et d'émettre des recommandations.
La Suède et le Royaume-Uni, par exemple, disposent de structures semblables. Ont-elles porté leurs fruits?
Oui. Au Royaume-Uni, le taux de suicide est de 5,7 pour 100 000 habitants, soit quasiment trois fois moins qu'en France [14,7 pour 100 000 habitants, ndlr]. Il est légèrement remonté avec la crise économique mais le pays est mieux armé face au phénomène. Les premières actions en faveur de la prévention du suicide datent des années 1950, contre 50 ans plus tard en France.
En Suède également, le taux de suicide a baissé. En optant en France pour une politique volontariste et opiniâtre, nous pourrons aussi faire chuter la surmortalité, comme on l'a fait pour la mortalité routière, en atteignant un taux de 10 suicides pour 100 000 habitants dans les trois à cinq ans.
Contrairement aux accidents de la route, les causes d'un suicide sont difficiles à déterminer, notamment entre raisons professionnelles et personnelles...
On entend beaucoup dire aujourd'hui que le suicide est un acte complexe, lié à une fragilité personnelle. Certes, il comporte une dimension plurifactorielle. Mais selon notre dernière étude, 69% des sondés jugent que la crise est responsable du taux de suicide en France.
Le sociologue Emile Durkheim disait que le suicide est un révélateur de l'état relationnel de la société. Il y a aujourd'hui en France un mal-vivre qui se nourrit de la crise, de la montée du chômage, du travail exigeant, des difficultés de logement, etc. Les personnes qui traversent des épreuves douloureuses comme un deuil ou une rupture sentimentale peuvent être confrontées au risque suicidaire, mais les relations professionnelles, amicales, devraient les aider à passer le cap.
Or bien souvent aujourd'hui, elles se sentent isolées et ne trouvent plus ces soutiens. Je ne dis pas que nous pouvons éradiquer le suicide mais la surmortalité propre à la France, oui.
Qu'en est-il des suicides au travail? Quelle peut être la mission de l'Observatoire?
Nous constatons deux choses. D'abord que le travail reste un élément protecteur très important quand la personne s'y réalise. Mais que dans certaines circonstances, il peut aussi précipiter vers le risque de suicide. Le burn-out [ou syndrome d'épuisement professionnel, ndlr] en est un facteur prédictif. Les restructurations perpétuelles des entreprises font aussi perdre leurs repères aux salariés et créent des situations d'anxiété.
Les mobilités mal gérées sont aussi à l'origine de crises identitaires qui peuvent profondément déstabiliser. Ce sont là encore des faits que l'on constate d'expérience depuis de nombreuses années, mais qu'il nous faut essayer d'étayer par des études poussées. On pourra alors commencer à changer les pratiques.Par exemple, en gérant plus collectivement les plans de sauvegarde de l'emploi, qui laissent aujourd'hui les personnes isolées. Ou en prenant mieux en charge les tentatives de suicide qui ont aussi des conséquences sur l'entreprise. Le taux de récidive est très élevé en France, de l'ordre de 36%.
Les récents cas d'immolations devant des agences Pôle emploi laissent aussi penser à une hausse des suicides liés à la crise et au chômage. Que savons-nous du phénomène?
On sait d'expérience qu'il est une réalité, et pourtant là encore aucun chiffre ne le démontre. Pourtant à l'étranger, des statistiques existent. Au Royaume-Uni, la crise est à l'origine de 1000 cas de suicides supplémentaires par an. En Grèce, elle aurait provoqué une hausse de 30 à 40%. En France, on n'en sait rien.




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Attendue depuis plusieurs années par les spécialistes et professionnels de la santé, la création d’un Observatoire national du suicide a été annoncée mardi matin par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Une naissance symbolique à l’occasion de la journée internationale de prévention du suicide. Particulièrement touchée par ce drame, la France affiche un des taux les plus élevés de suicides en Europe avec plus de 10 000 morts et 200 000 tentatives de suicide chaque année. C’est dire que le sujet est devenu un enjeux de santé publique.
Rattaché au ministère de la Santé, l’observatoire aura pour mission de mieux coordonner les différentes données existantes sur le suicide et d’évaluer les politiques publiques dans ce domaine. Il réunira deux fois par an les représentants de sept ministères concernés, des acteurs institutionnels (opérateurs de l’Etat et caisses d’assurance maladie), des professionnels de la santé, des sociologues et des représentants des associations de prévention et de proche des malades.
En 2011, quarante-quatre spécialistes avait signé une tribune commune dansLibération pour réclamer la création de cette structure, à l’initiative du professeur de médecine légale Michel Debout et de Jean-Claude Delgènes, directeur du cabinet Technologia, spécialisé dans la prévention des risques professionnels. L’annonce de la création de ce laboratoire est donc accueillie avec satisfaction par les professionnels et associations.

«Grande cause nationale»

«C’est une avancée considérable, reconnaît Jean-Claude Delgènes. Mais il faut que la lutte contre le suicide deviennent une grande cause nationale comme cela a été fait pour le plan cancer ou encore pour la sécurité routière.»
Avec un taux de suicide trois fois plus élevé qu’en Espagne et en Italie, et deux fois plus qu’au Royaume-Uni, la France est en retard dans la prévention et la lutte contre ce fléau. L’observatoire devra notamment combler le manque de connaissances sur le passage à l’acte et sur l’impact des faits sociaux sur l’augmentation des suicides. En Angleterre et en Grèce, plusieurs études ont mis en évidence une recrudescence du nombre de suicide depuis le début de la crise économique en 2008.
La première thématique de travail de l’observatoire, qui rendra un rapport annuel, sera consacrée au suicide des personnes âgées. Un sujet où «il y a urgence» pour Marisol Touraine. Mais les professionnels attendent aussi de l’organisme qu’il se penche sur la difficile question des suicides en entreprise. En 2009, plusieurs suicides de salariés de France Télécom avaient tragiquement mis en évidence les conséquences du mal-être au travail. Depuis, plusieurs entreprises ont été confrontées au même phénomène comme la SNCF et l’Office national des forêts. Pour Jean-Claude Delgènes, il faut prendre en considération «l’impact psychologique» des restructurations et de l’augmentation des cadences sur les conditions de travail. «Sur ces sujets, l’observatoire devra faire des recommandations en regardant ce qui se passe le mieux à l’étranger. Il ne faut plus nier le problème, mais l’affronter.»
Geoffrey LIVOLSI 
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Marisol Touraine met en place un Observatoire national du suicide


LE MONDE | • Mis à jour le | Par
http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/09/10/marisol-touraine-met-en-place-un-observatoire-national-du-suicide_3473876_1651302.html

Sept mois après avoir annoncé la création d'un Observatoire national du suicide, Marisol Touraine passe à l'acte. La ministre de la santé a installé, mardi 10 septembre, cette instance qui aura notamment pour mission d'améliorer la connaissance du phénomène et de produire des recommandations, en particulier dans le champ de la prévention.

Depuis plusieurs années, déjà, les spécialistes de la prévention du suicide appelaient à la mise en place de cet observatoire. Un "appel des 44" avait été lancé, au printemps 2011, par le professeur de médecine légale Michel Debout et par Jean-Claude Delgènes, directeur général de Technologia – un cabinet de prévention des risques psychosociaux –, dans l'espoir que le suicide mobilise enfin les pouvoirs publics autant que la sécurité routière. En février, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) avait remis un "avis" qui préconisait, lui aussi, de créer une structure de ce type.
"ENJEU DE SANTÉ PUBLIQUE"
Leurs arguments ont été entendus par Mme Touraine, qui veut s'attaquer à cet "enjeu de santé publique". Selon les derniers chiffres disponibles, qui datent de 2010 – les prochains ne paraîtront qu'en octobre –, près de 10 400 personnes mettent fin à leurs jours chaque année. Des décès trois fois supérieurs à ceux consécutifs aux accidents de la route (3 645 en 2012). "Avec un taux de 14,7 pour 100 000 habitants, la France se situe dans le groupe des pays de l'Union européenne à fréquence élevée de suicide", rappelle l'Insee.
Face à cette urgence sanitaire, Mme Touraine veut jouer collectif en associant tous les acteurs impliqués sur le sujet. Siégeront dans cette instance "51 institutions et membres désignés", précise-t-on dans l'entourage de la ministre de la santé : associations, professionnels de santé, chercheurs, personnalités qualifiées, parlementaires ainsi que des représentants de sept ministères et des caisses d'assurance-maladie.
L'observatoire, qui sera présidé par le ministre de la santé, se réunira deux fois par an et organisera en parallèle des groupes de travail sur des thématiques spécifiques (par exemple sur le suicide des personnes âgées). "Je me félicite de ce pas en avant mais il ne faudrait pas que cette instance soit un simple appendice d'une structure ministérielle, ni un lieu cantonné à la production de statistiques, prévient M. Debout. L'observatoire doit être autonome et placé au coeur des politiques de prévention."
"NOUS AVONS ÉNORMÉMENT DE RETARD EN FRANCE"
L'installation d'un observatoire est une "avancée considérable", se réjouit M. Delgènes. Il espère le voir doté de moyens suffisants et surtout porté par une véritable volonté politique, qui, jusqu'à présent, s'est avérée "insuffisante", selon Didier Bernus, auteur de l'avis rendu par le CESE en février. Car le suicide est encore loin de se voir érigé en grande cause nationale.
Trop tabou, renchérit M. Delgènes : "Il y a toujours cette idée que l'évoquer peut être incitatif. Mais il faut parler de prévention ! Nous avons énormément de retard en France. Les suicides pourraient rapidement baisser en évitant, par exemple, l'isolement des personnes frappées par des plans sociaux." En intégrant, aussi, les bonnes pratiques développées dans les pays voisins. Les Britanniques travaillent sur le sujet depuis les années 1950, quand le premier plan de prévention français remonte à 2000.
Les statistiques, elles aussi, ont du retard, qui ne sont fournies que tous les trois ans. L'observatoire fera-t-il en sorte qu'elles deviennent plus réactives ? A l'Inserm, qui les fournit, on en doute, "quoique l'adoption du certificat électronique de décès puisse à l'avenir un peu accélérer le recueil des données". Pour mesurer l'impact de la crise, les spécialistes du suicide se contentent pour l'instant de constats empiriques, d'extrapolations et d'études européennes démontrant qu'en cas de précarité, le risque suicidaire double par rapport à une situation d'activité.
De l'observatoire, M. Delgènes attend donc "des études longitudinales sur l'incidence du chômage, du surendettement, de la précarité, et de l'isolement qui leur est lié, sur le passage à l'acte". Ainsi que la définition de protocoles de prise en charge des quelque 200 000 personnes qui arrivent chaque année en structures de soins après une tentative de suicide. Sachant qu'un tiers des suicidés avait déjà essayé d'attenter à ses jours, bon nombre de décès pourraient être évités grâce à un soutien adéquat.

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Observatoire du suicide : des espoirs et des doutes

Par Florian Gouthière
rédigé le 9 septembre 2013, mis à jour le 10 septembre 2013




Mardi 10 septembre 2013 devrait être annoncé, à la mi-journée, la création d'un Observatoire national du suicide. Si cette structure est réclamée de longue date par de très nombreux praticiens, syndicats et associations, certains professionnels sont plus réservés. Les missions confiées à l'Observatoire seront-elles à la hauteur des enjeux ?


Photo : ©Artem Furman - Vidéo : entretien avec le Pr Michel Debout, psychiatre et président de l'Union nationale de prévention du suicide
a voir  sur http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-observatoire-du-suicide-des-espoirs-et-des-doutes-11042.asp?1=1#



Mi-février 2013, Marisol Touraine avait annoncé sa volonté de créer un Observatoire national du suicide. La ministre de la Santé répondait à une demande du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui faisait elle-même écho à l’appel, en mai 2011, de 44 personnalités pour la création d’un "instrument […] d’aide à la décision des pouvoirs publics" en matière de suicide.
Marisol Touraine avait alors identifié les missions du futur Observatoire, parmi lesquelles celle de "de mieux coordonner les informations existantes, de mieux repérer, de mieux alerter". Elle décrivait également l'organisme comme "un instrument de connaissance", destiné à être "un outil d'aide à la décision [fédérant] les acteurs professionnels et associatifs des champs sanitaire et social".

Attentes et inquiétudes

Le professeur Michel Debout, professeur de médecine légale et ancien président de l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS), interrogé par Allodocteurs.fr, "se félicite de la mise en place officielle de l’Observatoire" pour la création duquel il milite "depuis près de vingt ans".
Selon lui, la création de cette entité était une urgence. "Nous sommes dans une période de crise, durant laquelle le risque de suicide augmente. Il nous faut pouvoir suivre trimestre après trimestre l’évolution de la situation en France. Or nous manquons aujourd’hui de données statistiques disponibles. Nous ignorons par exemple l’évolution du taux de suicide des chômeurs. De telles informations sont indispensables pour pouvoir adapter les politiques de prévention."
A la veille de la création de l’organisme, difficile pourtant de savoir quels seront ses missions et ses moyens réels. "Si beaucoup d’annonces ont été faites, rien n’est encore défini" selon Grégoire Rey, directeur du Centre d’épidémiologie sur les causes de décès, référent du dossier auprès de l’Inserm.
Le professeur Debout espère pour sa part "que les décideurs ministériels sauront ou auront su prendre en compte les nombreuses propositions que nous avons pu faire quant à la structure d’un observatoire du suicide. L'Observatoire ne devra pas seulement rassembler des chiffres, mais également donner les moyens de mieux connaître les pratiques préventives."
Certains des professionnels invités à participer au lancement de cet observatoire du suicide ne dissimulent pas leurs inquiétudes à l'égard du projet. Le professeur Jean-Louis Terra, professeur de psychiatrie à l'Université Lyon I et chef de service au Centre Hospitalier du Vinatier, contacté le 9 septembre, redoute la création d’une structure contreproductive : "Il ne faudrait pas qu’il s’agisse, dans les faits, d’une organisation de plus dans l’échiquier des structures existantes, dont la mission serait de faire sous-traiter à un énième organisme un problème extrêmement concret, pour lequel existe déjà des recommandations très précises ! Il faut être vigilant, car le risque existe qu’un tel organisme passe beaucoup de temps à dire comment il doit fonctionner… Près de 70 personnes seront autour de la table mardi. Cela me semble terrifiant. Il va falloir un chef d’orchestre vraiment talentueux."

Un Observatoire du suicide pour observer, mais aussi évaluer et diffuser

"Le plus irritant pour moi est le mot Observatoire", poursuit le professeur Terra. "Que va-t-on observer ? Si la mission est d'observer et de constater que tel docteur dans l’Ain "fait des choses bien", cela ne sert à rien, car cela existe déjà ! Il existe en France des centaines d’actions déjà recensées mais qui, en revanche, restent orphelines de toute évaluation. Il s’agirait de dresser un bilan à trois mois et à six mois des actions de notre docteur puis, si ses pratiques sont efficaces, de les généraliser rapidement, pour faire en sorte qu’aucune région ne puisse se permettre d'ignorer ou de ne pas mettre en œuvre ces pratiques."
Du fait des spécificités de chaque terrain, et notamment des facteurs de risques variables d’une région à l’autre, la diffusion des bonnes pratiques que le professeur Terra appelle de ses vœux requerrait à la fois compétences et moyens. "Pour que l’Observatoire ait un sens, il faudrait qu’il intègre des démographes, des économistes."
Le professeur Debout s'accorde sur ce point avec son confrère "Observer ne sert à rien si, derrière, on ne transcrit pas cela en action de prévention. C’est la raison pour laquelle nous devrons veiller à ce que l’observatoire devra réellement être en relation avec le terrain."

"L'Observatoire du suicide doit être à la fois un phare et une remorque"

L'importance d'un lien très fort entre l'Observatoire et le terrain est souligné par chacun. "Le suicide n’est pas une maladie, c’est un risque", explique ainsi Jean-Louis Terra. "Et les personnes qui peuvent aider à prévenir ce risque ne sont pas seulement des médecins. Il faut tout faire pour que la coordination entre les personnes présentes lors des interventions – les pompiers, la police, les personnes qui ont tiré la sonnette d’alarme, mais également les services de santé ou les bénévoles – se passe dans les meilleures conditions."
"Ce qui est constaté par un intervenant à un moment donné est-il signalé de manière efficace aux personnes qui vont lui succéder ?" poursuit le professeur Terra. "Voilà le genre de questions très concrètes qu'il faut poser, et qui permettent de déboucher sur des actions de terrain. Nous devons cultiver l'art d’être "successivement ensemble", cultiver le respect entre les différents acteurs successifs. L'Observatoire doit être à la fois un phare et une remorque, faisant avancer les acteurs dans un certain ordre, coordonnant leur défilé."
Chaque année, près de 11.000 suicides - soit 30 par jour - et 220.000 tentatives sont recensés en France, selon les chiffres du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Le nombre de décès dus au suicide a diminué de 20% en 25 ans sur la population générale et de 50% chez les 15-24 ans.
"Les programmes nationaux de prévention du suicide mis en place dans les années 2000 ont contribué à ce résultat", soulignait le CESE en février 2013 dans un avis. Cependant, malgré cette évolution encourageante, le taux de suicide en France - 14,7 pour 100.000 habitants en 2010 - reste élevé au regard de la moyenne européenne, qui est de 10,2 pour 100.000 habitants.


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Suicide : le triste record français

Le Point.fr - Publié le 10/09/2013
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/suicide-le-triste-record-francais-10-09-2013-1722662_57.php
Alors que la France est l'un des pays européens les plus touchés par le suicide, la ministre de la Santé va lancer un observatoire du risque Chaque jour 21 hommes et 7 ou 8 femmes se donnent la mort dans notre pays.

Dans le monde, une personne se donne la mort toutes les quarante secondes. Triste record, la France est l'un des pays européens où le niveau de suicide est le plus élevé, avec un taux de 16,5 pour 100 000 personnes - même si le nombre de passages à l'acte réussis est en légère diminution depuis une vingtaine d'années. En 2010, on a ainsi dénombré 10 371 décès par suicide (pour plus de 700 tentatives quotidiennes), selon les chiffres de l'Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS). Autant de constats qui montrent bien l'utilité de la journée mondiale de prévention du suicide, qui aura lieu mardi.

L'Ouest et le Nord au-dessus de la moyenne nationale
Chaque jour 21 hommes et 7 ou 8 femmes se donnent la mort. Chez ces dernières, les tentatives sont plus fréquentes ; elles représentent 65 % des hospitalisations pour tentative de suicide. De manière générale, la tranche d'âge des plus de 65 ans est la plus touchée, avec 28 % des décès par suicide, puis viennent les 45-54 ans avec plus de 22 %. Mais toutes les étapes de la vie sont concernées : 17 % des suicides ont lieu chez les 35-44 ans, tout comme chez les 55-64 ans.

Mais le danger n'est pas le même partout, loin de là. Les régions de l'Ouest et du Nord sont très nettement au-dessus de la moyenne nationale (taux de 28,1 pour 100 000 en Bretagne, de 25,6 en Basse-Normandie et de 21,8 dans le Nord-Pas-de-Calais). Les habitants de l'Alsace, de la Corse, de la Haute-Garonne et de la Savoie, entre autres, affichent les taux les plus bas (inférieurs à 8 pour 100 000).

La dépression est le premier facteur de risque des pensées suicidaires et des tentatives de suicide, quel que soit l'âge. Vient ensuite le fait d'avoir subi des violences (sexuelles ou non). Il faut y ajouter le fait de vivre seul, la situation de chômage, un faible niveau de revenu, la consommation de tabac et celle d'alcool (surtout chez les femmes). Enfin, l'appartenance aux minorités sexuelles est également un facteur de risque (les homosexuels hommes sont particulièrement concernés).

Agir dès la petite enfance

"Parce que les statistiques sur le suicide sont alarmantes, parce que un décès sur cinquante est un suicide, parce que personne n'est à l'abri, parce qu'il est encore tabou d'en parler, parce que le suicide est attaché à des croyances - et même si les statistiques baissent depuis 20 ans -, il reste urgent d'agir", notent les membres de l'UNPS dans leur dossier de presse. "Comme il a été possible de faire baisser de 44 % le nombre de morts par accidents en 20 ans par des actions de prévention, il est possible d'agir pour prévenir le suicide, mais il faut, résolument et dès à présent, s'en donner les moyens !"

Un message que semble avoir entendu Marisol Touraine. La ministre de la Santé devrait annoncer mardi la création d'un observatoire national du risque suicidaire. Mais déjà les spécialistes affirment qu'une politique de prévention active ne peut se limiter à réduire les facteurs de risque. "Il est en effet important, en France, de développer une culture des facteurs de protection", précisent-ils. "Cela implique de mettre en place des actions dès la petite enfance (affirmation de soi, résolution des conflits, amélioration des conditions de travail, renforcement du lien social notamment)." Les associations ont évidemment une place immense à ce niveau et entendent bien le rappeler aussi souvent que nécessaire.

lundi 9 septembre 2013

Haute-Savoie : SOS Amitié recherche des bénévoles

Haute-Savoie : SOS Amitié recherche des bénévoles
Vendredi 06 septembre 2013 à 20h35 mis à jour le Dimanche 08 septembre 2013
Sur http://www.francebleu.fr/infos/association/haute-savoie-sos-amitie-recherche-des-benevoles-822828?comment_type=plus
Actuellement, ils ne sont qu’une quinzaine à assurer la permanence téléphonique de l’antenne annécienne de l’association. « Ce n’est pas assez, nous avons besoin de doubler nos effectifs », explique les responsables de SOS Amitié Annecy. D’où cet appel à l’aide. « Nous recherchons de nouveaux bénévoles.»
L'antenne de SOS Amitié à Annecy recoit entre 25 et 30 appels par jour (image d'illustration) Richard Vivion © Radio France
Chaque jour, l'antenne annécienne de SOS Amitié recoit 25 appels explique Didier Sorrel, responsable de l'association. Richard Vivion
Extraits a ecouter sur http://www.francebleu.fr/infos/association/haute-savoie-sos-amitie-recherche-des-benevoles-822828?comment_type=plus
SOS Amitié est une association nationale, reconnue d’utilité publique, créée il y a plus de 40 ans. Son rôle, la prévention du suicide via un service d’écoute téléphonique actif 24h/24 et 7 jours sur 7.
L’antenne annécienne de SOS Amitié a installé ses bureaux dans le quartier de Novel. Chaque jour, les écoutants bénévoles reçoivent plusieurs dizaine d’appels en provenance de tous les Pays de Savoie. Au bout du fil, des hommes et des femmes en situation de détresse, parfois désespérés et qui ont besoin de parler. "On prend entre 25 et 30 appels par jour", explique Didier Sorrel. Un chiffre qui, selon le responsable de SOS Amitié Annecy, pourrait être doublé "si on avait assez de bénévoles."
Si tout le monde peut devenir écoutant, intégrer l’association implique un engagement moral fort. "Chez nous, nos bénévoles s’engagent à effectuer au moins 20 heures d’écoute par mois (par tranche de 3 mois), sur une durée de 2 ans." Le parcours pour devenir bénévole est également bien balisé. "Les candidats rencontrent un psychologue. Puis ils suivent une formation pour apprendre à gérer des appels souvent difficiles. Il y a beaucoup de détresse et de solitude chez les gens qui nous téléphonent. Il faut savoir prendre du recul."
Didier Sorrel, responsable de SOS Amitié Annecy, explique comment devenir bénévole. Richard Vivion
A écouter sur http://www.francebleu.fr/infos/association/haute-savoie-sos-amitie-recherche-des-benevoles-822828?comment_type=plus
Tous les mois, les écoutants sont d’ailleurs invités à évoquer, avec un psychologue, les cas les plus compliqués. "Mais quoiqu’il arrive, nous avons vraiment le sentiment d’être utile." Et ça, pour Didier Sorrel, c’est le plus important.
Si vous souhaitez devenir bénévole à SOS Amitié à Annecy, vous pouvez écrire à :SOS Amitié BP 360 74000 Annecy Cedex.
Le numéro d’appel de SOS Amitié Annecy : 04 50 27 70 70.

SONDAGE TECNHOLOGIA & OBSERVATOIRE DES RISQUES

Près d'un actif sur trois a déjà pensé au suicide

d'après  une étude du cabinet de prévention des risques professionnels Technologia, publiée à la veille de la journée mondiale de prévention du suicide, mardi. (c) Afp
 
Paris (AFP) - Près d'un actif sur trois a déjà pensé au suicide, révèle une étude du cabinet de prévention des risques professionnels Technologia, publiée à la veille de la journée mondiale de prévention du suicide, mardi.
Selon l'enquête, 27% des actifs ont déjà pensé au suicide et 3% y ont même pensé "souvent".
Ils sont également 12% a rapporter avoir été confrontés au suicide au cours des 12 derniers mois, via un membre de leur famille (27%), un ami (32%), un collègue (37%) un voisin (8%) ou autre (6%).
Avec plus de 10.000 morts par an et plus de 200.000 tentatives, la France connaît un taux de suicides de 14,7 pour 100.000 habitants, bien au dessus de la moyenne de l'Union européenne (10,2 pour 100.000), selon les dernières données de l'Insee.
Pour 69% des sondés, ce taux de suicide est imputable à la crise que traverse le pays. Ils sont très largement majoritaires (87%) à estimer que les pouvoirs publics n'ont pas pris la mesure de la situation en France. Mais dans le même temps, moins d'un tiers des actifs (28%) a conscience que le taux de suicide en France est au dessus de la moyenne,
Du côté des entreprises, 15% des actifs rapportent que la leur "été confrontée à une crise suicidaire" au cours des cinq dernières années. Ils jugent la réponse de l'employeur inadaptée dans 63% des cas (30% "pas du tout adaptée", et 33% "plutôt pas adaptée") et estiment que de tels évènements ont des répercussions négatives dans l'entreprise dans 40% des cas.
L'enquête a été réalisée sur internet du 30 juillet au 20 août, auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatives de la population active, selon la méthode des quotas.
Le cabinet Technologia, qui est notamment intervenu chez France Télécom après la vague de suicides de 2008-2009, a été l'un des initiateurs de "l'appel des 44", lancé en mai 2012 dans Libération par 44 personnalités issues du monde de la santé, de la recherche, du monde syndical et intellectuel pour la création d'un observatoire du suicide.
Cet observatoire doit être officiellement lancé mardi par la ministre des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine.

Les actifs face au suicide en France
sur http://www.technologia.fr/blog/actus/les-actifs-face-au-suicide-en-france/
Le 10 septembre 2013, journée internationale de prévention du suicide. Dans le cadre d’une étude sur l’appréhension des conditions de travail des salariés et actifs français, Technologia  a cherché à connaître dans quelle mesure et de quelle manière ceux-ci étaient confrontés au suicide. Retrouvez ce sondage dans le document ci-joint.
Ou découvrez les différents enseignements ci-dessous :


samedi 7 septembre 2013

Les obligations et les responsabilités de l'employeur, actes de colloque

Dans les actes de la 31e Université d’ été de l’Audit Social, De l’audit social à l’audit de la responsabilité sociale : la RSE, renouveau pour la GRH du 29 et 30 août 2013 Université de Mons (Belgique) ?

Retrouvez l'intervention (203 à 210)
LE SUICIDE : LES LOURDES RESPONSABILITES ET LES CONSEQUENCES POUR
L’EMPLOYEUR FRANÇAIS. L’INTERET D’UNE FONCTION RH SOCIALEMENT
RESPONSABLE
Pierre CHAUDAT
Maître de Conférences HDR de l'Université d'Auvergne, Clermont- Ferrand I Laboratoire CRC GM

Plan
1. Les obligations et les responsabilités de l'employeur à l'égard de la sécurité de ses salariés.
2. La reconnaissance du suicide comme lié au travail
3. Les conséquences de la reconnaissance du suicide comme accident du travail
4. Conclusion et recommandations
5. Bibliographie
6. Annexe 1
: Exemple de Document unique




http://www.auditsocial.net/wp-content/uploads/2011/06/2013ActesMons.pdf#page=203




Sociologie : La prise en charge des tentatives de suicide: entre risque et incertitude

François LE MORVAN. La prise en charge des tentatives de suicide: entre risque et incertitude. Dans  Le risque: Journées de la Maison des sciences de l'homme Ange-Guépin, 2013, p. 75.

extraits


Québec : Campagne « Parce qu’il est urgent d'agir »

Initiée par l’Association internationale pour la prévention du suicide et l’Organisation mondiale de la santé, la Journée mondiale est chapeautée au Québec par l'Association québécoise de prévention du suicide. Le thème de l’édition 2013 est « Parce qu’il est urgent d'agir ». Il est urgent et nécessaire d’agir puisqu’au Québec, le problème touche des milliers d’entre nous : pour chaque suicide, on estime en moyenne 6 à 10 proches endeuillés, 20 à 30 tentatives et plus de 100 personnes en proie à des idées suicidaires. Pour en savoir davantage, visitez le site de la campagne au http://www.urgentdagir.com .

http://www.urgentdagir.com/



Journée mondiale de la prévention du suicide : Parce qu'il est urgent d’agir !

Le 10 septembre 2013 a lieu la 11e Journée mondiale de la prévention du suicide, initiative de l’Association internationale pour la prévention du suicide (IASP) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette année, l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) aborde cette journée sous le thème « Parce qu’il est urgent d'agir ».
Urgent d'agir!
On déplore trois suicides chaque jour au Québec, ce qui correspond à plus d’un millier de personnes qui s’enlèvent la vie chaque année. Le suicide touche des milliers d’entre nous : pour chaque suicide, on compte en moyenne de 6 à 10 proches endeuillés, de 20 à 30 tentatives et plus de 100 personnes en proie à des idées suicidaires. À l'échelle mondiale, on dénombre un million de suicides et dix millions de nouveaux endeuillés chaque année. Un tel constat est inacceptable puisque le suicide est une cause de décès évitable, comme l’indique l’OMS.
C’est dans ce contexte que l’AQPS appelle tous les acteurs de la société interpellés par ce problème, dont les citoyens, les organisations et les élus, à se mobiliser pour la cause. Le thème " Parce qu'il est urgent d'agir " se déclinera en deux volets :
  • Sonner l’alarme devant l’ampleur du problème
    La réduction du nombre de suicides est nécessaire et urgente. Si la prévention du suicide est une priorité de santé publique, elle requiert la volonté d’y consacrer les moyens humains et financiers qui permettront le déploiement véritablement efficace des mesures appropriées. Et cela doit se faire dans l’immédiat parce qu’avec chaque jour qui passe, trois personnes de plus se suicident. L’écart constaté entre les besoins et les mesures actuellement mises en œuvre nuit à l’ensemble de la société, qui souffre de chacune de ces pertes humaines.
  • Il est possible de prévenir le suicide
    Le suicide n'est pas une fatalité. Nous connaissons les mesures à mettre en place afin de diminuer rapidement le nombre de ces décès. De multiples expériences le démontrent clairement. Il ne manque plus que la volonté d'agir. Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses.
À l’occasion de cette journée, l’AQPS réalisera diverses activités de communication sur le web et les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels et sur le terrain. Une vaste campagne publicitaire sera également déployée en marge de la JMPS !!

Source : http://www.aqps.info/journeemondiale/journee-mondiale-prevention-suicide-parce-est-333.html

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