jeudi 1 septembre 2016

SUISSE ETUDE Prévention et journalisme, un dialogue subtil Améliorer le traitement médiatique du suicide En partenariat avec l’association STOP SUICIDE

Prévention et journalisme, un dialogue subtil Améliorer le traitement médiatique du suicide
Anouk PIRAUD
En partenariat avec l’association  STOP SUICIDE
Mandat de  l’Office fédéral de la santé publique, juillet 2016
Résumé
Objectif et problématique de l’enquête 
Menée auprès de 13 journalistes et rédacteurs en chef de Suisse romande, cette enquête qualitative s’inscrit
dans le cadre du Plan national de prévention du suicide élaboré par la Confédération. Elle vise à comprendre
pourquoi les professionnelles des médias ne mobilisent pas toujours les lignes directrices de la prévention sur la médiatisation du suicide.
Elle identifie les besoins en commun pour évaluer les possibilités de collaboration entre information et prévention du suicide, et in fine, espérer faire baisser le taux de suicide.
Méthodologie
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui a financé l’enquête, a chargé l’association de prévention du suicide des jeunes Stop Suicide de mandater une chercheuse indépendante, qui a réalisé 12 entretiens semi-directifs.
Résultats principaux
Les journalistes interrogées se disent sensibles au problème du suicide, sujet pourtant réputé délicat et difficile ; l’intérêt d’informer n’est pas remis en cause bien que la manière fasse encore débat.
L’enquête constate que les messages de prévention ont d’autant plus de chance de passer que les spécialistes se
positionnent en tant que scientifiques externes au champ journalistique, communiquent sur la manière dont l’effet d’incitation par les médias se traduit concrètement (quel type d’information peut le déclencher) et  respectent le rôle d’information et l’ indépendance des journalistes. La question est aussi de savoir comment le discours de prévention peut s’adapter aux contraintes actuelles des médias, en terme de temps, de moyen et de ligne rédactionnelle par exemple. Les journalistes ont des besoins différents selon que leur travail se situe dans le champ du reportage thématique ou dans celui de l’actualité.
Une information fiable et de qualité ainsi que des échanges avec les associations de prévention en amont du travail d’enquête (en non dans l’urgence) sont d’autres des besoins identifiés.
Il ressort enfin que les rédactions apprécient et accueillent favorablement la démarche de sensibilisation et
d’information menée par Stop Suicide.
Conclusion
Les données récoltées permettent d’élaborer trois recommandations principales destinées tant aux médias qu’à la prévention : proposer un «kit d’urgence» adaptée à la couverture de l’actualité (1) ; se baser sur les bonnes pratiques identifiées en matière de service de relations presse (2) ; au sein de la rédaction, identifier
un-e collègue-ressource avec de l’expérience dans la couverture du suicide
accès à l’étude http://www.stopsuicide.ch/site/sites/default/files/docs/TraitementMediatiqueSuicide_Enquete.pdf

source http://www.stopsuicide.ch/site/content/pr%C3%A9vention-et-journalisme-un-dialogue-subtil

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