mardi 21 juin 2016

Facebook lance son bouton de prévention du suicide en Français / Critiques débats

article :"Facebook lance un nouvel outil pour prévenir les suicides "
15/06/2016 hightech.bfmtv.com *
François BEDIN Journaliste

Un utilisateur peut désormais marquer facilement un message de détresse pour le transmettre automatiquement à une équipe spécialisée du réseau social.
Que faire lorsque l’on voit des messages d’amis qui indiquent un état dépressif, voire pire ? C’est la question que s’est posé Facebook avec comme réponse une nouvelle fonction qui permet de « marquer » un message d’un ami comme révélant un potentiel comportement suicidaire.
Selon le site du New York Times, cet étiquetage anonyme transmet automatiquement le message à des équipe dédiées du réseau social qui sont spécialement formées et travaillent 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Une équipe se charge ensuite en cas de besoin de contacter la personne à risque pour communiquer avec elle et lui fournir de l’aide. Facebook -


L’équipe de Facebook a également comme objectif de fournir de l’information afin de prévenir les suicides. Le nouvel outil du réseau social se présente sous la forme d’un simple menu déroulant, nettement plus facile à utiliser que le formulaire à remplir pour signaler un contenu de nature suicidaire.

Notons que la l'utilisateur dispose de plusieurs options dans le menu, par exemple pour envoyer un message à la personne en détresse (un texte est proposé par défaut) ou à un ami commun pour coordonner l’aide. Facebook -
Avec cet outil, Facebook tente de proposer une solution efficace mais risque d’être accusé d’influencer ses utilisateurs, comme en octobre 2014. L’éditeur avait été alors critiqué pour avoir, à des fins de recherche, manipulé les fils d'actu des utilisateurs afin de mettre en avant les messages positifs par rapport aux messages négatifs. Par exemple, l’algorithme de Facebook affichait en priorité les messages avec des commentaires du type « Félicitations ».

Le nouvel outil est toutefois différent puisqu’il repose sur la vigilance des personnes vis-à-vis des messages de leurs amis. Reste à voir si cette fonction va être reçue positivement par les 1,65 milliard d’utilisateurs du réseau social ou si il va être considéré comme du flicage à la Big Brother.
http://hightech.bfmtv.com/logiciel/facebook-lance-un-nouvel-outil-pour-prevenir-les-suicides-984428.html


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Facebook lance son bouton de prévention du suicide en France http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/06/15/32001-20160615ARTFIG00302-facebook-lance-son-bouton-de-prevention-du-suicide-en-france.php
Par Elsa Trujillo Publié le 15/06/2016

Avec ce nouveau «bouton d'alerte», Facebook entend jouer un rôle dans la prévention des suicides et simplifier la tâche des proches de personnes à risques.
Preuves de tristesse passagère ou signes d'alerte, les messages à connotation négative publiés sur les réseaux sociaux méritent d'être pris au sérieux. C'est en tout cas le postulat de Facebook, qui a annoncé mardi le déploiement d'un outil de prévention des suicides en France et à l'international. Jusqu'alors réservé aux États-Unis et aux pays anglo-saxons, il permet aux utilisateurs de signaler les messages d'amis que l'on pense être sur le point de se blesser ou de se suicider.
Une sous-catégorie sera pour cela ajoutée à la procédure classique de signalement. Pour cette première étape, et pour éviter d'être accusé d'intrusion, le réseau social de Mark Zuckerberg s'en remettra à ses membres. Ils seront chargés d'examiner les posts des membres de leur réseau et d'en évaluer la gravité. Difficile tâche, alors que près d'un tiers des messages seraient connotés négativement sur la plateforme. Les signalements seront ensuite passés en revue par une équipe dédiée chez Facebook, active «24h/24 et 7 jours sur 7», mais dont les effectifs n'ont pas été précisés. Avant de proposer, le cas échéant, une série de conseils et de pistes à la personne présentant des risques de suicide.
«L'outil fonctionne de manière très simple», explique Facebook dans son communiqué. «Si quelqu'un sur Facebook remarque une menace directe de suicide ou d'automutilation, nous l'encourageons à contacter les urgences immédiatement. Nous lui fournissons également des options permettant de prendre contact avec l'ami qui l'inquiète, de s'informer sur les moyens de lui venir en aide, et de nous signaler tout contenu qui lui semblerait troublant.»
En France, 25 personnes mettent fin à leurs jours quotidiennement depuis 2012 en moyenne, soit près de 10.000 suicides par an, selon les estimations de l'Observatoire national du suicide. Quelque 250.000 tentatives sont à dénombrer.
Une frontière ténue avec la non-assistance aux personnes en danger
Selon le New York Times, l'implication de Facebook pour cette cause sensible et distincte de sa vocation initiale remonte à une dizaine d'années. En 2009-2010, deux des lycées publics de Palo Alto, ancien lieu du QG de Facebook en Californie, auraient recensé des taux de suicide de quatre à cinq fois supérieurs à la moyenne nationale. C'est la raison pour laquelle la page d'aide de Facebook proposait déjà de «signaler du contenu de nature suicidaire». Il fallait remplir un formulaire en précisant l'identité de la personne et y coller le lien suspect en question.
La méthode choisie aujourd'hui, dont la simple suggestion aux personnes à risques d'appeler une personne de confiance, peut sembler encore un peu maladroite. Elle reste néanmoins louable, à l'heure où Facebook est le réseau de référence de 30 millions de Français, qui y consacrent en moyenne 46 minutes par jour. Ce manque de compétences devrait être complété par la redirection des personnes à risques vers des associations spécialisées. Selon une responsable de Suicide Écoute contactée par Le Figaro, la discussion et l'échange à l'oral restent indispensables dans leur accompagnement. Elle craint que l'apparition inopinée d'un message pour leur rappeler leur mal-être soit mal perçue: «Le fait de signaler sur un réseau social à une personne qu'elle est en danger me semble être une intrusion. Donner des conseils applicables à tous est également délicat dans ce genre de cas: nous avons pour habitude de privilégier l'écoute lors de nos entretiens téléphoniques, sans donner nécessairement d'avis, pour nous éviter les jugements péremptoires. Nos conseils s'adresseront en majorité aux proches des personnes
à aider, pour leur suggérer de consulter un médecin ou les accompagner au quotidien».

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AUTRE ARTICLE SUR LE SUJET CRITIQUE DÉBAT


Quand #Facebook lutte contre le #suicide. Qui n'a rien à faire sur Facebook. Le bouton « anti-suicide » de Facebook répond à un calcul financier plutôt qu’à un principe éthique. sur blog Affordance.info, tenu par Olivier Ertzscheid. Enseignant chercheur en sciences de l'information et de la communication, Université de Nantes. 17 juin 2016
et relayé par http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/20/quand-facebook-lutte-contre-suicide-na-rien-a-faire-facebook-264403 le 20/06/2016




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