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vendredi 30 décembre 2016

ROMAN CONTEMPORAIN Joyeux suicide et bonne année de Sophie de Villenoisy

Joyeux suicide et bonne année de Sophie de Villenoisy
Éditeur : Denoël
Date de sortie : 02/05/2016
Joyeux suicide et bonne année - Sophie de Villenoisy

Résumé

Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais à quarante-cinq ans c'est ma meilleure option. Ce n'est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j'abandonnais mari et enfants. Je n'ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi. Deux mois c'est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait. Tour à tour hilarant et émouvant, Joyeux suicide et bonne année ! est un antidote à la solitude, un hymne à la vie raconté avec finesse et impertinence par Sophie de Villenoisy.


«Célibataire, peu d’amis, pas de parents, pas de mec ni d’enfants, Sylvie est persuadée que sa vie ne rime à rien. Le suicide semble être l’option la plus alléchante. Elle est suivie par Franck, un psy, qui lui suggère des épreuves les plus farfelues les unes que les autres. Mais elle n’en démord pas : le 25 décembre sera le jour de son suicide, jusqu’à ce qu’elle rencontre une SDF qui va bouleverser toutes ses certitudes.
Tour à tour hilarant et émouvant, Joyeux suicide et bonne année est un roman salutaire par les temps qui courent : un hymne à la vie, le tout raconté avec finesse et impertinence par Sophie de Villenoisy. Quelque part entre La vie est belle de Franck Capra et Bridget Jones, elle installe son style dès les premières lignes, un mélange savoureux d’humour et de tendresse qui réserve bien des surprises»."

http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Hors-collection/Litterature/Joyeux-suicide-et-bonne-annee

lundi 3 octobre 2016

ROMAN "Rester en vie" Matt Haig

"Rester en vie" : un livre anti-déprime sur la dépression
Article de Véronique Radier Publié le 02 octobre 2016 sur tempsreel.nouvelobs.com*

Signé d'un romancier britannique, un best-seller joyeux brise le mur de la honte et donne des raisons d'espérer à tous les anxieux.

C’est est un livre qui fait tellement de bien qu’on a envie de le partager. "Les gens l’achètent souvent en plusieurs exemplaires, pour l’offrir autour d’eux. Cela me touche beaucoup que ce soit justement celui-là qui rencontre un tel succès" explique son auteur, Matt Haig. Vendu à plus de 200 000 exemplaires, "Rester en vie" (1) n’a pas quitté la tête des ventes du "Sunday Times" depuis des semaines, et va être publié dans 24 pays. Comment expliquer un tel succès s’agissant d’un thème à la fois rebattu et par excellence peu engageant ?



Avant tout parce que, signé par un romancier britannique connu et estimé, il brise un tabou, redonne espoir et estime de soi à des malades stigmatisés.
"Les personnes atteintes de maladies mentales, dont la dépression, ressentent une sorte de honte, de culpabilité, comme s’ils étaient responsables de ce qui leur arrive contrairement à une maladie classique."

C’est d’ailleurs l’incroyable flot de réaction déclenché par son "coming out" voici un peu plus d’un an qui a décidé cet auteur en vue à écrire un livre sur sa dépression et la façon dont il en a réchappé.
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"Je ne m’attendais vraiment pas à recevoir un tel soutien, autant d’encouragements, de témoignages. Cela m’a donné la force et l’envie de revenir sur cet épisode de ma vie."

Une personne sur cinq

Avec son sourire timide, on devine ce rescapé toujours un peu fragile sur ses quilles, même quinze années plus tard. Motivé aussi par la gravité et l’ampleur de ce mal du siècle, largement sous-estimés. "Quand vous êtes atteint de dépression, comme les gens n’ont aucune idée de ce que c’est réellement, on vous dit, ah, ce n’est pas bien grave…"
"Mais c’est aujourd’hui première cause de mortalité des hommes de moins de 35 ans ! Et le nombre de cas à travers le monde ne cesse de s’accroître. Selon l’OMS une personne sur cinq en souffre à un moment ou un autre de sa vie."

Et puis explique-t-il, la maladie reste largement méconnue et les livres de spécialistes sont souvent des sommes peu accessibles au grand public et plus encore aux personnes dépressives qui ont bien du mal à lire. Haig prend le contre-pied :
"J’ai voulu écrire un livre accessible à tous et surtout pas déprimant."
"Feel good book"

Pari réussi, "Rester en vie" est un "feel good book" qui se lit d’une traite et redonne le moral. Comment ? Par sa sincérité et un petit prodige d’écriture Matt Haig réussit à faire du récit de son mal et des étapes de sa guérison, un quasi thriller. Comment à 24 ans, alors qu’il menait une existence plutôt festive à Ibiza, la dépression lui est soudain tombée sur la tête. Le conduisant, en l’espace de quelques heures seulement, au bord d’une falaise à quelques centimètres du vide avec l’urgence absolue de s’y jeter.
"Une once de terreur supplémentaire et la balance aurait penché de l’autre côté."

On suit page à page les étapes de sa guérison, de l’intérieur. Sans médicaments – ils ne lui ont pas réussi, mais chaque cas souligne-t-il est différent -, pas à pas en s’accrochant de toutes ses fibres vulnérables à la vie, soutenu par ses proches, et en étudiant cette maladie qui reste, malgré son ampleur si méconnue.
"La dépression est bien réelle mais elle vous faire croire des choses fausses."

"Il faut comprendre que la dépression vous ment, qu’elle vous fait croire des choses. Elle vous donne l’illusion qu’il n’y a aucune issue à votre souffrance, qu’elle sera éternelle, alors qu’on peut en guérir."
Ralentir

Ses mantras ? Commencer tout simplement par accepter le fait que l’on est malade et donc dans l’incapacité de faire mille choses. "Lorsqu’on se casse une jambe, on se calme, on s’arrête et l’on sait qu’au bout d’un moment on aura moins mal, on n’essaie pas de continuer à marcher." Et puis, il faut tenir bon, savoir que le temps fait son œuvre, apaise. "Accepter au lieu de lutter en vain. Je sais combien cela est plus facile à dire qu’à faire."

Et puis aussi, apprendre à ra-len-tir.
"L’anxiété pousse votre esprit en accéléré au lieu de la vitesse normale, elle retire tous les points et virgule dont nous avons besoin pour nous comprendre."

Et enfin, cultiver chaque habitude, pratique ou simple pensée qui fait reculer la dépression mais aussi et c’est sans doute pourquoi le livre est si viral, nos angoisses ordinaires. Lire, méditer, courir, rire, aimer… pour exister mieux. Si ses conseils peuvent ne pas sembler nouveaux, force est de constater que ça marche.

Véronique Radier

(1) "Rester en vie" Matt Haig aux éditions Philippe Rey, 2016.

http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20160929.OBS8998/rester-en-vie-un-livre-anti-deprime-sur-la-depression.html

lundi 11 juillet 2016

PARUTION ROMAN Ceux qui restent Marie Laberge

Ceux qui restent
Marie Laberge (Auteur) Paru le 4 mai 2016 Roman (broché)

En avril 2000, Sylvain Côté se suicide sans raisons apparentes, plongeant ses proches dans une douleur extrême. Des années plus tard, sa femme Mélanie s'accroche à leur fils Stéphane, son père Vincent s'est retiré du monde, sa mère Muguette a laissé échappé le peu de vie qui lui restait. Sa maîtresse, la barmaid Charlène, continue à lui parler en pensée. Un roman sur la douleur de l'absence.




Article sur le sujet

«La mort, ça exalte l’urgence de vivre»
Littérature Dans la polyphonie de «Ceux qui restent», Marie Laberge trouve l’harmonie de son passé de comédienne à sa passion de romancière. Interview.


09.07.2016 sur www.24heures.ch*

Comme son extravagante crinière blanche sur aile de corbeau, la Québécoise Marie Laberge échappe aux étiquettes. La sexagénaire s’impose en romancière au long cours avec notamment Le goût du bonheur , best-seller absolu. La chroniqueuse de l’intime laisse deviner une dramaturge pointue, elle qui fut directrice de théâtre, après avoir exercé en comédienne. Mais tonitrue aussi celle qui eut l’honneur de rédiger avec Gilles Vigneault, le préambule à la Déclaration d’indépendance du Québec il y a 20 ans. La citoyenne de la Belle Province a imposé une voix universelle. Et pas seulement quand cette artiste au fort tempérament empoigne la défense de sa langue natale, ou milite contre l’analphabétisme. Sur la palette émotionnelle de la femme de lettres, cinquante nuances de gris précisent le bruissement du monde. Son dernier roman, Ceux qui restent, organise la cacophonie laissée par le désastre d’un suicide. Sylvain s’est tué en 2000. Ses mère et père, sa veuve, son fils, sa maîtresse se confient. Leurs versions endeuillées tissent le temps passé, de trous de mémoires en cruelles béances. «J’aboutis certainement à l’amalgame le plus réussi de mes deux carrières. Des voix qui parlent avec verdeur, franchise, directement, comme on peut en entendre sur scène. Et le récit qui se précipite avec la narration qui fait avancer l’action, qui décrit les événements, change le rythme… Ma facette théâtrale a pu prendre sa pleine place dans ce roman. Mais elle n’est jamais loin, remarquez.»

Rieuse en société, grave face à la page blanche, Marie Laberge écrit à la plume Sheaffer, à l’ancienne, «dans le silence parfait». Tellement moderne ou plutôt, si intemporelle. «J’ai les tempes blanches. La vie m’a fait cette tête, et je ne la contredis pas.»

Imposer ce français enrichi de Québécois a-t-il été difficile?

Je ne le ressens pas comme une imposition. C’est un trésor à garder, plutôt qu’un combat. Et à cultiver. Je n’ai jamais vu un éditeur parisien comme une sorte de sommet à atteindre. Par contre, le lecteur français, belge, suisse romand etc. est un atout appréciable dans ma vie d’écrivaine. Depuis une trentaine d’années, je suis traitée comme une écrivaine avec une voix qui dit quelque chose, pas seulement une voix exotique qui chante différemment la langue.

Dans ce roman choral, quelle voix avez-vous préféré écrire?

Si, quand j’écris, je me trouvais aux prises avec une préférence, je serais bien malheureuse. J’aime mes personnages, contradictoires ou choquants. Chaque personnage doit me prendre en otage.

Quel est le distinguo entre les personnages qui disent «je», et les autres?

Ceux qui disent «je» parlent pour eux-mêmes, pas pour les autres. Et il fallait entendre les autres. Quand une femme comme la mère, Muguette, cultive le déni, il n’est sûrement pas tentant pour elle de se livrer ou de se justifier. C’était à moi de la faire entendre. Au contraire, le père, Vincent, parle avec sa nouvelle foi, celle de la vérité. Et on peut dire qu’il l’avait évitée auparavant.

Auteur à succès, vous ne cédez pas à la facilité avec cette structure…

Est-ce qu’on possède jamais un public? Le succès n’est jamais assuré, jamais. Les lecteurs sont un cadeau, qui peut aussi ne pas être au rendez-vous. Les lecteurs me demandent une seule chose, je crois: persévérer, et ne pas laisser la crainte de ne pas être aimée censurer mon écriture. Camus disait cette phrase que j’adore: «Ceux qui écrivent obscurément ont bien de la chance; ils auront des commentateurs. Les autres n’auront que des lecteurs, ce qui, paraît-il, est méprisable». Je ne pense pas aux lecteurs quand j’écris mon premier jet: ça se passe entre moi et la poubelle. Après, quand je corrige — et dieu sait si je corrige! — je ne pense qu’à eux. Est-ce clair, limpide… les mille questions et doutes.

Pourquoi revenir au suicide à ce moment de votre expérience?

Ce n’est pas le suicide qui m’intéresse, ce sont les gens qui doivent vivre avec la conclusion de quelqu’un qui a décidé de ne plus vivre. Parmi tous les abandons, celui du suicide est le plus terrible. Et il me semble qu’il a toujours fait partie de mon monde intérieur. Tout comme la mort en général. C’est un thème qui revient très souvent dans mes livres. Mais contrairement à ce qu’on croit, il peut parler de la vie. Chez moi, la mort exalte l’urgence de vivre.

Si vous vous passionnez pour les bruissements du monde, vous restez intemporelle. Un paradoxe?

Être à la mode ne m’intéresse pas. Être lue, oui. Mais je suis persuadée que l’un ne commande pas l’autre. Ce n’est pas la mode qui fait qu’on nous lit avec constance, mais ce que l’on dit, la vie dont on témoigne.

Ceux qui restent, de Marie Laberge, éd. Stock.

(Créé: 09.07.2016, 15h30)
http://www.24heures.ch/culture/mort-exalte-urgence-vivre/story/25623750

jeudi 30 octobre 2014

Littérature :Revanche de Cat Clarke

Revanche de Cat Clarke

source info : http://lionelfour.wordpress.com/


Revanche
Revanche
Titre original : Undone, Robert Laffont, collection R, 2013, 490 p.
Résumé : Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami. Depuis leur enfance, ils sont inséparables. Elle le voit comme le garçon idéal. Le seul problème est qu’il est gay. Lorsqu’une vidéo de lui en compagnie d’un garçon est postée sur Internet, il ne le supporte pas et se suicide. Dévastée, Jem prend trois résolutions, découvrir la vérité, venger son ami et se suicider un an plus tard. Une lettre anonyme va rapidement l’aider à avancer dans son projet.
Critique : Une adolescente mal dans sa peau doit faire le deuil de son meilleur et seul ami qui s’est suicidé après la diffusion d’une vidéo de lui avec un autre garçon. Le thème de ce roman est dur, son traitement ne l’est pas moins, l’héroïne répétant très régulièrement qu’elle souhaite mettre fin à ses jours, une fois sa vengeance mise en œuvre.
L’intrigue, qui se déroule sur une année, est rythmée par les lettres qu’a laissées Kai, l’ami disparu. Le suspense sur les responsabilités de chacun, suite à ce drame, est savamment entretenu, ce qui permet de se laisser prendre dans l’histoire. L’amitié presque amoureuse entre Kai et Jem est parfaitement décrite même si je n’ai pas été totalement convaincu par le personnage de Kai, trop heureux de vivre pour être suicidaire, aussi grande soit l’homophobie des adolescents du lycée.
Pour le reste, c’est un bon ouvrage de littérature ado, assez facile et agréable à lire qui aura le mérite d’alerter jeunes et parents sur le risque suicidaire chez les adolescents homosexuels et les dangers que peuvent représenter les réseaux sociaux et les nouvelles technologies lorsqu’ils sont utilisés pour nuire.

mardi 12 août 2014

LITTERATURE ROMAN "Vieux, râleur et suicidaire La vie selon Ove"

Fredrik Backman – Vieux, râleur et suicidaire La vie selon Ove


Mars 2014
Presses de la Cité Etranger - Romans
21,50 € - 352 p.

Roman Suedois Traduit par Laurence MENNERICH
« Ove et le chat se sont rencontrés un matin à six heures moins cinq. Le chat a détesté Ove sur-le-champ. Le sentiment était plus que réciproque »

Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Mais depuis qu'il est sans travail, il se sent seul et inutile. Il erre dans sa maison, fait des rondes de quartier pour relever les infractions des habitants. Jusqu'au jour où, las de cette routine, il décide d'en finir. Corde au cou, debout dans le salon, il est prêt à passer à l'acte...
C'est sans compter l'arrivée de nouveaux voisins et d'un chat abandonné. Interrompant involontairement ses tentatives de suicide, ceux-ci vont peu à peu pousser Ove dans ses derniers retranchements et le ramener à la vie !
Tel un chat de gouttière amoché et craintif, à la fois drôle et touchant, Ove réveille l'instinct protecteur qui sommeille en chacun de nous. Mais attention, il griffe !
http://www.pressesdelacite.com





lundi 17 juin 2013

ROMAN :testament amoureux d’un quadra tenté par le suicide.

Chronique: d'après article "La mort remise à deux mains"
La mort remise à deux mains
© Hélène Pambrun
Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio publient ensemble le testament amoureux d’un quadra tenté par le suicide.
Mêler deux plumes dans le même encrier, ça n’est pas si courant. Un peu de rose, un brin de bleu. Une touche féminine, une patte masculine, et l’écriture s’en ressent joyeusement. Comme une boule à facettes qui présenterait tantôt le talent de l’un, tantôt celui de l’autre. Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio viennent de mettre au monde « Nina ». La complicité qui les unit était somme toute indispensable pour façonner ce roman à rebondissements. Un bien joli doublé. Frédéric Lenoir, à la fois philosophe, sociologue, historien des religions et donc romancier, met là toutes les cordes de son arc au service de l’imagination. Best-seller en vue, ses livres se hissent systématiquement en tête des ventes. Ses quarante ouvrages avoisineraient les quatre millions d’exemplaires. Fichtre ! Signalons les derniers : le « Petit traité de vie intérieure » ou encore « L’âme du monde ». Bref, un écrivain habitué au succès. Mais Frédéric Lenoir est avant tout un homme de réconciliation. Avec la vie. Tel est le fil conducteur de ses essais comme de ses romans. L’espoir, la non-résignation et le détachement font partie de sa philosophie personnelle. Son association avec Simonetta Greggio, elle aussi auteure de romans à succès («Dolce Vita » et « L’homme qui aimait ma femme »), prouve une fois de plus son ouverture aux autres. Greggio est italienne, elle écrit en français. On peut tenter de deviner l’inspiration de l’une, le souffle de l’autre. Mais pour quoi faire, après tout ? L’union est idéale. Les mots filent le parfait amour comme les personnages de ce roman l’ont rêvé. Pas un amour ordinaire, mais celui d’une vie. A 40 ans, Adrien se prépare à mourir. A se donner la mort. Le cocktail de médicaments est prêt. Reste à régler quelques petites affaires. Normal. Il lui faut aussi échapper à la vigilance de Rose, la vieille gouvernante. Attendre qu’elle achève sa journée pour mourir bien tranquille.

«Nina» s’apparente à un roman léger sur laquelle soufflerait un vent frais venu d’Italie

Adrien veut toutefois laisser une lettre à la première femme qu’il a aimée, Nina. Il était jeune et n’a jamais déclaré sa flamme à la jeune fille qu’elle était alors. Les mots glissent sur les feuilles blanches tandis que la vie s’accroche. La mort est repoussée au soir suivant. Puis au surlendemain. Il a tant à dire à Nina. « Le désir d’écrire a remplacé le désir de mourir. » La lettre est bouleversante. Les années passées, le temps perdu le submergent. « Ce qu’il y a de pire dans le silence de l’autre, pense t- il, c’est qu’il vous renvoie à vous-même, à vos peurs les plus profondes, à vos souffrances les plus inavouées. » Une fois la déclaration d’amour achevée, l’objectif est atteint, Adrien peut mener à terme son projet : disparaître. Les rebondissements n’en finissent pas. Même si on peut imaginer qu’un roman signé de ce duo terminera de façon heureuse, l’histoire n’en prend pas le chemin. Pourtant, « Nina » s’apparente à un roman léger, parfois même à une comédie sur laquelle soufflerait un vent frais venu d’Italie. Sa lecture est infiniment fluide et agréable. Mais la patte de Lenoir est inscrite. Elle incite à s’interroger sur des sujets lourds, très lourds même. La vie et la mort, la fin de vie et, surtout, l’amour et la jalousie. Elle nous entraîne aussi dans une réflexion sur la réussite de la vie, ses priorités. Ou comment ne pas passer à côté de sa propre existence.
« Nina », de Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio, éd. Stock, 295 pages, 19 euros.