jeudi 15 janvier 2026

JNPS 2026 : 30 èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide Février 2026

JNPS 2026 -  - La prévention en partage

  Retrouvez toutes les manifestations classées par régions, En rouge les dernières mises à Jour et en violet quand des actes, vidéos ont été réalisés.


Déjà en ligne: CENTRE VAL DE LOIRE  (36 Châteauroux) ( 37 Tours )  - ÎLE DE FRANCE (75 Paris) - NOUVELLE AQUITAINE (17 La Rochelle) - OCCITANIE (31 Toulouse) - PAYS DE LA LOIRE ( 53 Laval)

 

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ÎLE DE FRANCE

JEUDI 5 FÉVRIER 2026, PARIS (75) 

Journée Nationale de Prévention du Suicide 2026 

La prévention en partage


Paris

L'UNPS met en place son colloque "La prévention en partage" qui se tiendra le jeudi 5 févier 2026 au Ministère de la santé de l'accès aux soins - Le pré programme est disponible ICI.

Le 05 février 2026, de 09h à 16h15 
Ministère de la Santé
14 Avenue Duquesne 
75007 Paris 
France

Inscription https://www.helloasso.com/associations/union-nationale-pour-la-prevention-du-suicide/evenements/journee-nationale-de-prevetion-du-suicide-2026

 

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CENTRE VAL DE LOIRE

DU JEUDI 29 JANVIER 2026 AU VENDREDI 6 FÉVRIER 2026, CHÂTEAUROUX (36) & TOURS (37)

 Dossier de presse du COmité PILotage départemental en prévention du suicide relatif au lancement du Malêtromètre 36, un outil élaboré collectivement au service de la santé mentale.

 Le Malêtromètre36 est un outil simple et accessible qui permet de repérer, mesurer et exprimer le mal-être des adolescents et jeunes adultes.

 Vous trouverez en pièce jointe le dossier de presse, comprenant :

  • la présentation de l’outil et de sa démarche,
  • les événements phares de son lancement,
  • ainsi que le contact presse pour toute demande d’information.

 
Événements du lancement du MALÊTROMETRE

Jeudi 29 janvier 2026

13h00-14h00

Présentation du Malêtromètre
pour les - de 25 ans
WEBINAIRE

Jeudi 5 février 2026
14h00-16h00 
Atelier découverte du Malêtromètre
Coanimé par la Mission Locale de
Châteauroux et la Maison des Adolescents
AFPA - Châteauroux
134 rue de vaugirard -36000 Châteauroux 

 
Vendredi 6 février 2026 
Présentation du Malêtromètre lors de la Journée Régionale de prévention du Suicide  
Journée organisée par le réseau VIES CVL 

08h30-17h00 

Faculté de Droit  50 avenue Jean Portalis - 37200 Tours  

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 VENDREDI 6 FÉVRIER 2026, TOURS (37) 


Le Réseau de prévention du suicide VIES CVL a le plaisir de vous inviter à participer à la Journée Régionale de Prévention du Suicide (JRPS) qui se tiendra :
Vendredi 6 février 2026 de 08h30 à 17h00
 à la faculté de Droit, 50 avenue Jean Portalis, 
37200 TOURS.
En présentiel ou en distanciel.
Durant cette journée, un plateau d’orateurs nationaux et régionaux sera présent.
Professionnel(le)s de santé, médico social, social, associations, ou toute personne intéressée par la prévention du suicide : cette journée est ouverte à tous !
Objectifs de la journée :
Favoriser le partage de connaissances et de pratiques,

Renforcer les dynamiques de réseaux,

Contribuer collectivement à la prévention du suicide sur nos territoires.Inscription obligatoire via le lien suivant :
https://www.helloasso.com/associations/agir-pour-la-prevention-du-suicide-en-centre-val-de-loire/evenements/journee-regionale-de-prevention-du-suicide-jrps-du-06-fevrier-2026

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NOUVELLE AQUITAINE 

 

LUNDI 2 FEVRIER 2026 AU VENDREDI 6 FEVRIER 2026

Semaine nationale prévention du risque suicidaire

Pendant la semaine nationale de prévention du risque suicidaire, le Ccecqa propose une série de 4 webinaires.
Ces webinaires réuniront des experts, des représentants institutionnels et des retours d’expérience d’établissements. Une mobilisation régionale pour partager des pratiques, des outils et des réflexions collectives autour d’un enjeu de santé publique.
Une action inscrite au CPOM du CCECQA fiancée par ARS Nouvelle-Aquitaine.
Animé par Véronique GARCIA du CCECQA

Programme du webinair 

2/03/25  Prévention suicide : séance introductive

programme :  Etat des lieux et politiques zéro suicide dans le monde
Intégrer la prévention du suicide en établissement dans une feuille de route nationale
Prévenir le suicide en établissement : comprendre et agir
Horaire: 13h-14h30 Durée: 1h30
Public:  Tout professionnel du secteur sanitaire et médico-social
Modalité: Distanciel
Tarifs  Gratuit  
Modalités d'inscription  Inscription obligatoire
Intervenant(s) Xavier Richomme 
Directeur médical chez Ramsay
Inscription 

03/02/2026  Prévention suicide : Sécuriser l’environnement

Programme  
Risques mobiliers et immobiliers : présentation d’un outil d’audit
Eclairage juridique sur la gestion des effets personnels et des restrictions de libertés
Outil de sensibilisation interactif « Un œil averti peut sauver une vie »
Le tour de chambre : son inscription dans l’organisation des soins et dans la surveillance en continu

Horaire: 13h-14h30
Inscription

5/02/26 Prévention suicide : Evaluer les besoins

Programme   Evaluer les besoins : repérage et outils d’évaluation 
Conduite à tenir face au risque :

  1. Mise en place d’une procédure de gestion du risque suicidaire (Retour d’établissement)
  2. Présentation d’outils inspirants (Trousse à outils Ministère de la santé du Québec + Fiches pratiques de l’association des Infirmières en Psychiatrie du Québec)
Le patient acteur de la prévention : Plan de Sécurité de la Crise Suicidaire

Horaire: 13h-14h30 Durée: 1h30

 
6/02/26 Prévention suicide : Accompagner et analyser

Programme
Accompagner l’usager : table ronde sur les dispositifs de prévention et de postvention
o 3114
o VigilanS
Accompagner les soignants
Analyse systémique d’un acte suicidaire (RETES /Outil FORAP)

Inscription 

 

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JEUDI 5 FÉVRIER, LA ROCHELLE (17)

À l’occasion de la Journée nationale de prévention du suicide, un collectif de professionnels de santé, de chercheurs, d’acteurs de la prévention du suicide et de la communication organise une rencontre consacrée aux témoins du projet Les Ulysses® jeudi 5 février 2026 à 13h30 au CGR de La Rochelle (Quartier des Minimes - Avenue Henri Becquerel).

Pour rappel, Les Ulysses® est un projet de prévention du suicide fondé sur la parole des personnes concernées. Il s’appuie sur des témoignages recueillis dans un cadre clinique méthodique, rigoureux, auprès de personnes ayant traversé une crise suicidaire, allant bien aujourd’hui et/ou ayant appris à vivre avec leurs vulnérabilités.

AFFICHE

Informations et inscription : https://docs.google.com/.../1FAIpQLSfPgkUjDHBwBU.../viewform
 

 

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OCCITANIE 


JEUDI 5 FÉVRIER 2026, TOULOUSE (33)


30 journée nationale de prévention du suicide en région Occitanie (Présentiel)
 par APSOC 
Le 05 février 2026, de 08h30 à 16h30
Amphithéâtre Hôtel de région Occitane
22 Boulevard du Maréchal Juin 
31400 Toulouse 
France

La Journée Régionale de Prévention du Suicide en Occitanie annuelle est une journée d'information, de réflexion et de rencontres ouverte à toutes et tous. Elle a lieu le jeudi 5 février 2026 à l'Hôtel de Région de Toulouse 22 Boulevard du Maréchal Juin, de 9h00 à 16h30. Accueil du public à partir de 8h30. Pause repas 12h30 - 14h00 (repas libre) Possibilité de circuler sur les stands de 12h30 à 13h00 et de 13h30 à 14h00

En 2026, nous vous proposons 2 tables rondes.

Le matin, la 1ère sera consacrée aux jeunes. Présentation des conclusions d'une étude nationale (Mutualité Française associée à l'Institut Montaigne et à l'Institut Terram) et d'une étude régionale (Association Régionale des Missions Locales) sur la santé mentale des jeunes, suivie de la présentation de différents dispositifs complémentaires de prévention dans la région Occitanie (Missions Locales, Formation Sentinelle Etudiants, Maison Des Adolescents, Points Accueil Ecoute Jeunes, Education nationale, CPTS).

L'après-midi, la 2ème sera consacrée à la santé mentale au travail : burn out, santé mentale des soignants en EHPAD, prise en charge pluriprofessionnelle et coordonnée de l'épuisement professionnel.

Des stands d’information installés sur place vous donneront l’occasion de mieux connaitre les associations organisatrices, ainsi que les dispositifs existant sur le terrain.

Vous pouvez également consulter la page Facebook d’APSOc, afin de prendre connaissance de ses activités et de l’enregistrement des journées régionales antérieures.

L’entrée de cette journée est gratuite, sur inscription préalable, et ouverte à tou(te)s 

Chacun(e), de sa place, est le maillon d’une grande chaine humaine de prévention.

Vous y êtes les bienvenu(e)s !

 Inscription https://www.helloasso.com/associations/apsoc/evenements/30-journee-nationale-de-prevention-du-suicide-en-region-occitanie-presentiel 


PAYS DE LA LOIRE

 

MARDI 3 FÉVRIER 2026, LAVAL (53)

"𝑨𝒑𝒓𝒆̀𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒍𝒖𝒊𝒆"

A l'occasion de la 𝑱𝒐𝒖𝒓𝒏𝒆́𝒆 𝑵𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝑷𝒓𝒆́𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝑺𝒖𝒊𝒄𝒊𝒅𝒆 (hashtagJNPS2026), les acteurs de la prévention du mal-être et du suicide en Mayenne se mobilisent !

𝑳𝒆 3 𝒇𝒆́𝒗𝒓𝒊𝒆𝒓 𝒑𝒓𝒐𝒄𝒉𝒂𝒊𝒏, à Laval, aura lieu un Théâtre Forum à destination des personnes-âgées, intitulé "Après la pluie" pour aborder 𝒍𝒆 𝒃𝒊𝒆𝒏-𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒆́𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆 𝒔𝒖𝒊𝒄𝒊𝒅𝒂𝒊𝒓𝒆.

L'inscription peut être faite via le QRcode du flyer, ou bien sur le lien suivant : https://lnkd.in/eh3NiJ2U

Théâtre FORUM "Après la pluie"
par Collectif départemental pour la prévention du mal être et du suicide en Mayenne
Le 03 février 2026, jusqu’à 17h
“ Après la pluie “, Par la Compagnie les Chercheurs d’Arts Venez partager un moment d’échange sur le bien-être et la prévention du risque suicidaire. Présence d'acteurs de la santé mentale et de la prévention du suicide. Facilitation du transport par le Centre de Ressources Territorial au 02 43 49 47 83.
Auditorium de la salle Polyvalente
Place de Herce
53000 Laval
France




1er post : 22/12/25

OUTILS - INDRE (36) LE Malêtromètre 36, un outil élaboré collectivement au service de la santé mentale

Dossier de presse du COmité PILotage départemental en prévention du suicide relatif au lancement du Malêtromètre 36, un outil élaboré collectivement au service de la santé mentale.

 Le Malêtromètre36 est un outil simple et accessible qui permet de repérer, mesurer et exprimer le mal-être des adolescents et jeunes adultes.

 Vous trouverez en pièce jointe le dossier de presse, comprenant :

  • la présentation de l’outil et de sa démarche,
  • les événements phares de son lancement,
  • ainsi que le contact presse pour toute demande d’information.

 
Événements du lancement du MALÊTROMETRE

Jeudi 29 janvier 2026

13h00-14h00

Présentation du Malêtromètre
pour les - de 25 ans
WEBINAIRE


Jeudi 5 février 2026
14h00-16h00 
Atelier découverte du Malêtromètre
Coanimé par la Mission Locale de
Châteauroux et la Maison des Adolescents
AFPA - Châteauroux
134 rue de vaugirard -36000 Châteauroux 

 
Vendredi 6 février 2026 
Présentation du Malêtromètre lors de la Journée Régionale de prévention du Suicide  
Journée organisée par le réseau VIES CVL 

08h30-17h00 

Faculté de Droit 

50 avenue Jean Portalis - 37200 Tours  



À Quimper, l’hôpital psychiatrique va tester l’IA pour la prévention des suicides

À Quimper, l’hôpital psychiatrique va tester l’IA pour la prévention des suicides


La cérémonie des vœux de l’EPSM Finistère Sud a été l’occasion pour son directeur Sébastien Le Corre de présenter les projets de l’établissement de santé mentale pour 2026.
Le 14 janvier, Sébastien le Corre, directeur de l’EPSM Finistère Sud a présenté ses vœux et ses projets pour 2026. ©Martine DE SAINT JAN

Par Martine De Saint Jan Publié le 15 janv. 2026 à 10h13


Mercredi 14 janvier 2026, Sébastien Le Corre, directeur de l’EPSM Finistère Sud à Quimper, la Dr Sylvie Boivin, présidente de la commission médicale d’établissement et Françoise Richard, présidente du conseil de surveillance, ont présenté leurs vœux. La cérémonie a été l’occasion de dessiner les perspectives 2026.

L’oreille augmentée contre le suicide

Ils ont insisté sur la créativité et l’innovation « pour mieux répondre aux besoins des patients ». Ainsi, dans les projets de l’établissement public de santé mental cette année, on a retenu notamment l’expérimentation de l’intelligence artificielle : « Nous allons tester le dispositif d’oreille augmentée dans la chambre de patients volontaires pour prévenir le risque suicidaire », indique Sébastien Le Corre.

Ce dispositif, créé à Brest par la start-up OSO-AI, est déjà utilisé en Ehpad. Il est entraîné à reconnaître des bruits normaux dans la chambre d’un patient et des sons alarmants. Il alerte les soignants dans ce second cas. « Ce système n’a jamais été testé en psychiatrie. Ce sera une première en France », précise le directeur de l’EPSM.
Une chambre d’isolement rénovée

Le directeur annonce aussi l’ouverture de quatre lits d’hospitalisation supplémentaires pour des patients de 16-17 ans. Il espère par ailleurs pouvoir recruter quatre ou cinq médecins cette année.


Une deuxième chambre d’isolement (l’EPSM en compte trois) sera réhabilitée en 2026. Il s’agit de disposer d’un espace « plus grand, plus lumineux, respectant davantage la dignité des patients et assurant la sécurité du personnel ». 

2026 verra aussi la réalisation des travaux de création d’un jardin thérapeutique et des études pour la rénovation de la clinique 9 et de l’accueil de la clinique 10. Les travaux devraient être effectués en 2027.

https://actu.fr/societe/a-quimper-lhopital-psychiatrique-va-tester-lia-pour-la-prevention-des-suicides_63700635.html 

PARIS AttentiV : un dispositif de soutien pour les professionnels confrontés au suicide d’un patient

 AttentiV : un dispositif de soutien pour les professionnels confrontés au suicide d’un patient

Être confronté au suicide d’un patient est une épreuve humaine et professionnelle majeure. Choc, sidération, culpabilité, angoisse, troubles du sommeil ou sentiment d’échec peuvent survenir dans les heures ou les jours ou les semaines qui suivent.
Afin de ne pas laisser les professionnels seuls face à ces situations, le GHU Paris peut s’appuyer sur AttentiV, une équipe de postvention dédiée.

Publié le

AttentiV : une équipe de postvention au service des professionnels

La postvention regroupe l’ensemble des interventions mises en œuvre après un suicide, dans le milieu où il survient.
L’équipe AttentiV a pour objectifs principaux :

  • Réduire la souffrance individuelle des professionnels exposés,

  • Prévenir les risques de "contagion suicidaire",

  • Favoriser un retour au fonctionnement habituel des équipes et des services.

AttentiV s’adresse à tous les professionnels du GHU Paris, quels que soient leur métier ou leur niveau d’implication dans la situation.

Des réactions fréquentes, légitimes et partagées

Comme le rappelle l’équipe AttentiV, de nombreuses manifestations peuvent apparaître après un tel événement.

Dans les heures qui suivent :

  • Angoisse, choc, sidération, confusion

  • Sentiment de honte, culpabilité, insécurité, impression d’échec

  • Troubles du sommeil ou de l’appétit

  • Images ou pensées répétitives

Dans les jours qui suivent :

  • Irritabilité, hypervigilance

  • Tristesse, colère (envers soi, les patients, les collègues ou l’entourage)

  • Épuisement, conduites d’évitement

  • Désorganisation des relations d’équipe

  • Réapparition de souvenirs douloureux

Ces réactions sont fréquentes et s’atténuent souvent avec le temps. Toutefois, si elles persistent ou s’aggravent, il est important de ne pas rester seul et de solliciter de l’aide.

Un accompagnement bienveillant et structuré

L’équipe AttentiV propose un accompagnement adapté, respectueux des personnes et des contextes de soins.
Elle peut intervenir pour :

  • Offrir un espace d’écoute sécurisé,

  • Aider à mettre des mots sur l’événement vécu,

  • Soutenir les dynamiques d’équipe après un choc collectif,

  • Orienter, si besoin, vers la psychologue du personnel ou des ressources complémentaires.

Quelques conseils clés rappelés par AttentiV :

  • Accepter ses émotions et oser en parler,

  • Éviter l’isolement, solliciter l’aide de l’entourage, de la médecine du travail ou d’équipes spécialisées,

  • Prendre soin de soi (repos, alimentation, hydratation),

  • Être attentif les uns aux autres au sein des équipes.

mardi 13 janvier 2026

AVIS CRITIQUE USA Nous devons repenser la prévention du suicide, bien avant que la crise ne survienne.

Nous devons repenser la prévention du suicide, bien avant que la crise ne survienne.

Quand je dis aux gens que je travaille dans la prévention du suicide, ils pensent souvent que je passe mes journées à répondre à des appels d'urgence ou à jouer le rôle de conseiller. Ces rôles sont essentiels. Mais cette supposition révèle quelque chose de plus profond sur la façon dont nous, en tant que société, envisageons la prévention du suicide. Nous l'imaginons au moment de la crise. Nous imaginons rarement tout ce qui précède.

Depuis des décennies, notre approche nationale de la prévention du suicide repose largement sur l'intervention et le traitement. Nous recherchons les signes avant-coureurs et utilisons des outils de dépistage qui nous indiquent si une personne est en difficulté. Nous mettons en place des lignes d'assistance téléphonique et des équipes de crise. Nous formons des personnes à intervenir lorsqu'une personne atteint un tel désespoir qu'elle souhaite mourir.

Ces outils sauvent des vies chaque jour, et nous devons continuer à les renforcer. Mais si nous voulons éviter que moins de personnes n'atteignent ce point de désespoir, nous devons élargir notre vision de la prévention du suicide et de son potentiel.

Nous avons mis en place un système qui attend trop longtemps.


Notre paradigme actuel est souvent déployé trop tardivement, une fois que la personne souffrante a atteint un point de rupture. Nous proposons des formations pour aider les gens à repérer et à soutenir une personne en situation de crise, puis nous essayons de la mettre en relation avec un système de santé mentale trop souvent inaccessible et surchargé. Nous accordons une importance démesurée au moment le plus fragile.

Le domaine de la santé publique offre une feuille de route pour une meilleure approche. Dans les années 1960 et 1970, la prévention des maladies cardiaques se concentrait presque exclusivement sur les interventions d'urgence telles que la réanimation cardio-pulmonaire et la chirurgie cardiaque après une crise cardiaque. Nous avons considérablement réduit les décès dus aux maladies cardiaques de 66 % aux États-Unis entre 1970 et 2022. Cependant, la formation à la RCP, l'amélioration des techniques chirurgicales et l'installation de défibrillateurs dans les centres commerciaux n'ont contribué qu'en partie à ce succès. L'amélioration de la nutrition, la réduction du tabagisme et l'établissement de normes sociales et culturelles autour de l'exercice physique ont créé un environnement qui accordait une plus grande priorité à la santé en général. 

La santé mentale nécessite le même changement. Nous ne pouvons pas simplement conseiller ou légiférer pour sortir de la crise. Les interventions en aval auront toujours leur importance, mais la prévention en amont doit devenir un pilier central de notre stratégie nationale, et non une réflexion après coup. L'expression « prévention en amont » vient d'une parabole classique de la santé publique, dans laquelle des sauveteurs tirent des personnes en train de se noyer d'une rivière au bord d'une cascade, puis remontent finalement en amont pour empêcher les gens de tomber dans la rivière. Dans la pratique, la prévention en amont du suicide consiste à modifier les conditions qui favorisent le bien-être ou poussent au désespoir, sans attendre que les gens souffrent pour réagir.

Les arguments économiques en faveur de ce changement sont solides : lorsque nous améliorons les conditions qui permettent aux gens de rester en bonne santé, nous réduisons les coûts liés aux soins d'urgence, aux hospitalisations et aux interventions en situation de crise, ce qui génère des retours sur investissement bien supérieurs à l'investissement initial

Nous avons besoin d'un modèle « à la fois/et » : une approche globale qui soutient les personnes en situation de crise, tout en mettant en place les conditions qui permettent d'éviter la crise en premier lieu.


Humaniser avant de pathologiser


Lorsque nous parlons de santé mentale, nous le faisons souvent sous l'angle de la maladie mentale. Nous nous empressons de poser un diagnostic et de pathologiser, plutôt que de comprendre nos difficultés comme une partie naturelle de ce que signifie être humain. 

Les sentiments tels que la tristesse, la peur, la colère ou l'anxiété ne sont pas des émotions négatives, ce sont des émotions humaines. Et nous avons besoin de plus de dialogue sur ce qui aide les êtres humains à surmonter les difficultés que la vie nous réserve. Ces expériences deviennent accablantes lorsque nous les affrontons seuls, lorsque notre environnement est dangereux ou isolé, ou lorsque nous ne disposons pas des outils, des compétences et des relations nécessaires pour nous aider à traverser les tempêtes de la vie lorsqu'elles surviennent.

Il existe une différence significative entre le diagnostic et le traitement de la maladie mentale et le développement de la santé mentale. Une société prospère investit dans les deux.

C'est là que la prévention en amont est cruciale. Pour inverser la tendance, nous devons nous concentrer sur les principales causes de la vie : les liens, l'espoir, le sens, l'appartenance et les sources de force qui donnent de la profondeur à notre existence. Ces forces protectrices nous aident à traverser les moments les plus difficiles de la vie. Elles ne remplacent pas la thérapie ou les soins d'urgence. Elles constituent le fondement qui rend possibles la guérison, la croissance et la résilience.

Les preuves s'accumulent, et elles sont convaincantes.
 
Ce n'est pas seulement théorique. Nous disposons désormais de données prometteuses qui démontrent le potentiel des approches en amont pour avoir un impact mesurable.

Le Colorado a récemment enregistré son taux de suicide chez les jeunes le plus bas depuis 2007, le taux le plus bas de toute la vie des adolescents d'aujourd'hui. Cette progression n'est pas le fruit d'un seul programme ou d'une seule politique. Au contraire, le Colorado a fait des efforts en amont un élément central de sa stratégie globale, et non une réflexion après coup.

Les résultats de recherches récentes confirment cette tendance. Dans le cadre d'un essai contrôlé randomisé impliquant plus de 6 000 lycéens américains, Sources of Strength, un programme de prévention en amont mené par des pairs que je contribue à diriger, a permis de réduire de manière significative les nouvelles tentatives de suicide de 29 % sur deux années scolaires. Une analyse groupée combinant trois essais contrôlés randomisés menés sur plus d'une décennie auprès de plus de 40 000 élèves exposés à Sources of Strength a montré une mortalité par suicide plus faible dans les écoles participantes par rapport aux écoles témoins. Il s'agit de la première intervention universelle à démontrer une réduction des tentatives et des décès chez les jeunes grâce à des essais randomisés.

Ces conclusions se concentrent sur les résultats chez les jeunes, mais les facteurs de protection qu'elles mettent en évidence sont universels. Des relations de confiance, des normes sociales positives, des capacités d'adaptation saines, un sentiment d'appartenance et des environnements où les gens se sentent valorisés sont importants à tout âge. Lorsque nous nous sentons soutenus de cette manière, nous gérons la détresse différemment, que nous ayons 15 ou 55 ans.

La National Action Alliance for Suicide Prevention (Alliance nationale d'action pour la prévention du suicide) a récemment publié de nouvelles recommandations sur la nécessité d'agir en amont, affirmant l'importance des liens sociaux, du sentiment d'appartenance, de la stabilité économique et des facteurs de protection au niveau communautaire. Il s'agit là d'un réel progrès. La prochaine étape consiste à traduire ces recommandations en actions à grande échelle.

Un logement stable, un soutien économique, des communautés sûres, des politiques inclusives, des lieux de travail favorables et des salles de classe bienveillantes ne sont pas des idéaux abstraits. Ce sont des éléments fondamentaux d'une prévention efficace du suicide.


Un nouvel objectif pour la prévention du suicide

Une prévention efficace du suicide ne peut se limiter à maintenir les personnes en vie lorsqu'elles sont au plus bas. Notre objectif doit être d'empêcher que ces moments de désespoir suicidaire ne se produisent. Il doit s'agir d'aider les gens à guérir et à se construire une vie belle, pleine de sens, de liens et de joie.

Les progrès en matière de prévention du suicide ont toujours été le fruit d'une communauté : les survivants, les personnes ayant vécu cette expérience, les cliniciens, les chercheurs, les éducateurs, les défenseurs et les décideurs politiques qui font avancer ce travail vital. Nous aurons toujours besoin de lignes d'écoute téléphonique, d'équipes d'intervention mobiles et de traitements fondés sur des données probantes. Mais si nous voulons voir des changements significatifs et durables, la prévention en amont doit s'ajouter à ces outils pour constituer un pilier central de notre approche nationale.

https://time.com/7342277/suicide-prevention-upstream-crisis/ 

HAS Recommandations pour la pratique clinique Propositions portant sur le dépistage individuel chez l’enfant de 7 à 18 ans, destinées aux médecins généralistes, pédiatres et médecins scolaires

Recommandations pour la pratique clinique
Propositions portant sur le dépistage individuel chez l’enfant de 7 à 18 ans, destinées aux médecins généralistes, pédiatres et médecins scolaires Argumentaire
Septembre 2005
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/depistages_individuels_7-18_ans_-_argumentaire.pdf

 

XV. CONDUITES SUICIDAIRES ............................................................................................ 76
XV.1. Définition ........................................................................................................... 76
XV.2. Données épidémiologiques................................................................................ 77
XV.3. Synthèse des recommandations........................................................................ 78
XV.4. Tests de dépistage ............................................................................................ 79
XV.5. Conclusion......................................................................................................... 79 

AUTOUR DE LA QUESTION Santé mentale : 24 heures pour imaginer la prévention autrement

Santé mentale : 24 heures pour imaginer la prévention autrement

La rédaction 5 janvier 2026 https://lebimsa.fr/*

Comment déconstruire les stéréotypes et les idées reçues autour de la souffrance psychique ? La MSA Ardèche Drôme Loire s’est emparée du sujet sous un format innovant, celui du hackathon, une sorte de marathon des idées. Objectif : faire émerger en une journée des projets pour son territoire.

Un hackathon marqué par l’engagement et la créativité des équipes, déterminées à imaginer des solutions innovantes pour la santé et le bien-être en milieu rural. - Photos © MSA Ardèche Drôme Loire

Le 13 novembre dernier, à Loriol-sur-Drôme, ils étaient 80 participants de la Drôme, de l’Ardèche et de la Loire à se croiser, parfois pour la première fois. Parmi eux, des agriculteurs, des délégués MSA, des travailleurs sociaux, des professionnels de santé ou des citoyens, touchés de près ou de loin par les questions de santé mentale. Grande cause nationale 2025, elle a été renouvelée pour 2026.

Changer le regard sur la santé mentale

Durant une journée, ils se sont lancés dans un hackathon avec un objectif : faire émerger des projets destinés à favoriser un changement de regard collectif sur la souffrance psychique.

« Quand on parle de santé mentale, on pense souvent troubles psychiques ou psychiatriques. Mais c’est autre chose : nous avons tous une santé mentale, un état psychique dans lequel nous sommes bien ou moins bien, selon les périodes », a résumé le professeur Catherine Massoubre, cheffe du service de psychiatrie au CHU de Saint-Étienne. Elle travaille depuis plusieurs années avec la MSA Ardèche Drôme Loire sur la prévention du suicide.

Pour cette spécialiste, la prévention passe aussi par la solidarité et la proximité entre individus pour se soutenir mutuellement. « Travailler sur les leviers possibles entre citoyens, avant même de parler de soins, c’est important », a-t-elle insisté en introduction de ce hackathon.

Dix projets, un lauréat

Dix équipes ont ainsi pu construire, avec l’appui de facilitateurs et d’experts, des projets « concrets et réalisables ». Après délibération du jury, c’est l’action « Bien dans tes baskets, bougeons pour notre santé mentale » qui a remporté ce hackathon.

Santé mentale lauréats Hackathon MSA Ardèche Drôme Loire
Le jury a récompensé le projet « Bien dans tes baskets, bougeons pour notre santé mentale ».

Son ambition : créer chaque année un événement sportif en milieu rural qui réunisse des publics divers autour des questions de santé mentale, sur le modèle des événements déployés à l’occasion d’Octobre rose, dédié à la prévention du cancer du sein. Cet événement annuel permettrait également d’attirer de nouveaux publics vers un dispositif de marches thérapeutiques, encadrées par des professionnels de santé, pour prendre soin de son corps et de sa santé mentale.

D’autres projets pourraient également être source d’inspiration pour la MSA et ses partenaires, notamment pour des actions de prévention en direction des jeunes. À commencer par le projet « Raconte-moi ton internat ». « Il s’adresse à un public parfois oublié : celui des élèves internes, isolés de leur famille, de leurs amis, parfois en errance le mercredi après-midi », a décrit l’une des participantes. L’idée est de créer un lieu chaleureux où se tissent des espaces de parole et d’actions préventives face au mal-être.

Le projet « Lettre du partage » a aussi retenu l’attention du jury. Il propose de mettre en relation des jeunes scolarisés en maison familiale rurale (MFR) et des retraités afin qu’ils échangent autour de centres d’intérêt communs (pêche, agriculture…). Un moyen de rompre l’isolement des seniors et de valoriser les jeunes.

L’occasion pour Jean-Philippe Bréchet, président de la MSA Ardèche Drôme Loire, de souligner qu’« agir pour la santé mentale, c’est protéger notre bien le plus précieux : l’humanité de nos territoires ».

* https://lebimsa.fr/l-actu-des-territoires/drome-sante-mentale-hackathon-24-heures-pour-imaginer-la-prevention-autrement/ 

Journée d’étude 2025 du Groupe de Travail Jeunes Chercheurs de l’ONS

Journée d’étude 2025 du Groupe de Travail Jeunes Chercheurs de l’ONS 

Le 19 décembre 2025, le Groupe de Travail jeunes chercheurs de l’ONS a organisé une Journée d’étude qui s’est tenue au Campus Condorcet d’Aubervilliers. Intitulée « Conduites Suicidaires, approches plurielles », cette manifestation scientifique a rassemblé neuf interventions émanant des champs académique, clinique et associatif. L’objectif de cette journée était de favoriser un dialogue interdisciplinaire autour des conduites suicidaires, en mettant en lumière leurs liens avec les rapports d’oppression et les violences structurelles. Les échanges ont ainsi permis de déplacer le regard porté sur ces conduites, en s’éloignant des approches individualisantes et pathologisantes, au profit d’analyses intégrant les dimensions sociales, politiques et structurelles qui les traversent.

En pièce jointe, il est possible de consulter un résumé des différentes communications présentées au cours de cette journée.

Un résumé des différentes communications présentées au cours de cette journée est consultable ci-dessous.

lundi 12 janvier 2026

ETUDE RECHERCHE Étude du vécu infirmier et des représentations du suicide de patients en psychiatrie adulte : vers une perspective de postvention

Mémoires 2025
Étude du vécu infirmier et des représentations du suicide de patients en psychiatrie adulte : vers une perspective de postvention

Charline Barret
Université de Franche-Comté - UFR des Sciences de la santé


Résumé

Le suicide d’un patient en psychiatrie adulte constitue une épreuve professionnelle et humaine particulièrement marquante pour les soignants. Ce mémoire s’inscrit dans une démarche qualitative à visée compréhensive, afin d’explorer en profondeur le vécu infirmier face à cet événement. L’objectif principal est de mettre en lumière les ressentis émotionnels et les représentations professionnelles des infirmiers ayant été confrontés au suicide d’un patient au sein d’un service de psychiatrie adulte. Dix entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès d’infirmiers exerçant dans cinq établissements spécialisés. L’analyse des données s’est appuyée sur la méthode IPA (Analyse Phénoménologique Interprétative), permettant d’identifier des thématiques majeures telles que le choc émotionnel initial, le sentiment de culpabilité, l’impact identitaire, les représentations du suicide, ainsi que les besoins en matière de soutien et de reconnaissance institutionnelle. Les résultats révèlent une grande hétérogénéité des vécus, marqués par une forte charge émotionnelle, une remise en question professionnelle, et une solitude parfois criante. L’absence de protocole ou de dispositif formalisé d’accompagnement accentue le sentiment d’abandon. Le lien aux proches du patient et le positionnement soignant après le décès apparaissent comme des dimensions complexes, souvent peu encadrées. Enfin, l’intérêt d’une démarche de postvention structurée, centrée sur la reconnaissance du vécu soignant, émerge comme un levier essentiel dans la perspective du rôle de l’infirmier(e) en pratique avancée (IPA). Cette recherche ouvre la voie à une réflexion éthique et organisationnelle sur la place du soignant après un suicide de patient. Elle propose d’envisager le développement de dispositifs de postvention, portés notamment par les IPA, pour mieux accompagner les professionnels, soutenir la résilience des équipes, et inscrire une culture du prendre soin également tournée vers les soignants.

Acces Mémoire et source https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05334615v1

ETUDE/ RECHERCHE Le sport est-il un facteur protecteur du suicide ? : revue de littérature en regard de l’état actuel des connaissances

Mémoires Année : 2025

Le sport est-il un facteur protecteur du suicide ? : revue de littérature en regard de l’état actuel des connaissances

Résumé

Les comportements suicidaires sont un problème de santé publique mondial majeur, et les pays développés tels que la France ne sont pas épargnés par le phénomène. Cette entité psychiatrique voit évoluer sa nosographie en tant que trouble psychiatrique à part entière depuis peu. Il est défini par la spécificité de sa clinique, de ses facteurs associés ainsi que de sa neurobiologie. Le sport fait partie des facteurs protecteurs des comportement suicidaires, et est donc intéressant pour prévenir ce trouble, et peut être même pour le guérir. La littérature scientifique au sujet du lien entre sport et suicide est relativement récente. Nous avons choisi d’analyser les revues de littératures déjà existantes à ce sujet pour les comparer à la théorie établie. Les résultats, bien qu’hétérogènes et partiels, sont en faveur d’un lien bidirectionnel entre sport et diminution de l’ensemble des comportements suicidaires. Cela confirme le potentiel de cette approche facile d’accès pour soigner les comportements suicidaires. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour affiner les connaissances déjà existantes à ce sujet. 

Accès Mémoire et source https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05373123v1