lundi 18 mai 2026

MàJ : Veille stratégique de l’Observatoire National du Suicide réalisée par Monique Carrière, DREES-MiRe, Ministère des Solidarités et de la Santé

L’essentiel de l’actualité documentaire consacrée au suicide

Le sommaire de la veille se présente sous la forme d’une carte mentale proposant sept champs sémantiques (Prévention, Effet de la crise et Inégalités sociales, Groupes à risque, Psychiatrie & Santé mentale, Facteurs psychosociaux, Colloques/Formation, Étonnant).

Miroir des concepts apparus au fur et à mesure du processus de recherche bibliographique, depuis la création de l’Observatoire, elle permet d’avoir un aperçu rapide des champs sémantiques relatifs au suicide, jugés prioritaires par les membres...

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/la-drees/observatoire-national-du-suicide-ons/article/veille-strategique-de-l-observatoire-national-du-suicide

 

Veille stratégique ONS n°59 du 16 avril 2026.pdf (PDF, 737.42 Ko)  

 

historique :  

Veille stratégique ONS n°58 du 5 février 2026  
Veille stratégique ONS n° 57 du 4 décembre 2025.
Veille stratégique ONS n°56 du 19 septembre 2025
Veille stratégique ONS n°54 du 11 Juillet 2025 
Veille stratégique ONS n°54 du 17 avril 2025
Veille stratégique ONS n°53 du 6 février 2025
 
Veille stratégique ONS n°52 du 29 novembre 2024
Veille stratégique ONS n°51 du 5 septembre 2024 
Veille stratégique ONS n°50 du 27 juin 2024
Veille stratégique ONS n°49 du 24 avril 2024
Veille stratégique ONS n°48 du 8 février 2024
Veille stratégique ONS n°47 du 24 novembre 2023
Veille stratégique ONS n°46 du 6 septembre 2023

Veille stratégique ONS n°45 du 7 juillet 2023
Veille stratégique ONS n°44 du 26 mai 2023

Veille stratégique ONS n°43 du 24 mars 2023
Veille stratégique ONS n°42 du 20 janvier 2023

Veille stratégique ONS n°41 du 25 novembre 2022
Veille stratégique ONS n°40 du 29 septembre 2022
Veille stratégique ONS n°39 du 3 juin 2022
Veille stratégique ONS n°38 du 25 mars 2022
Veille stratégique ONS n37 du 3 février 2022
 
Veille stratégique ONS n°36 (26 novembre 2021)
Veille stratégique ONS n°35 (22 octobre 2021)
Veille stratégique ONS n°34 (7 septembre 2021) 
Veille stratégique ONS n°33 (30 juillet 2021)

Veille stratégique ONS n°32 (17 juin 2021)
Veille stratégique ONS n°31 (30 avril 2021)

Veille stratégique ONS n°30 (31 mars 2021)
Veille stratégique ONS n°29 (04 février 2021)

Veille stratégique ONS n°28 / (15 décembre 2020)
Veille stratégique ONS n°27 / (9 novembre 2020)
Veille stratégique ONS n°26 / (15 octobre 2020)
Veille stratégique ONS N°25 / (10 septembre 2020)
Veille Stratégique ONS N°24 / (10 juillet 2020)
Veille Stratégique ONS N°23 / (11 juin 2020)
Veille Stratégique ONS N°22 / (30 Avril 2020)
Veille Stratégique ONS N°21 / (26 mars 2020)
Veille Stratégique ONS N°20 / (7 février 2020)
Veille Stratégique ONS N°19/ (13 décembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°18/ (28 novembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°17 (24 octobre 2019)
Veille Stratégique ONS N°16 (19 septembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°15 (22 août 2019)
Veille Stratégique ONS N°14 (11 juillet 2019)
Veille Stratégique ONS N°13 (28 juin 2019)
Veille Stratégique ONS N°12 (16 mai 2019)
Veille Stratégique ONS N°11 (11 avril 2019)
Veille Stratégique ONS N°10 (14 mars 2019)
Veille Stratégique ONS N°9 (14 février 2019)
Veille Stratégique ONS N°8 (18 janvier 2019)
Veille stratégique ONS N°7 (28 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°6 (14 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°5 (29 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n°4 (19 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n 3 (26 octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°2 (15 Octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°1 (1er octobre 2018)


Vous pouvez également consulter et télécharger les veilles stratégiques sur le site Web de l’Observatoire National du Suicide à l’adresse suivante :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/veille-strategique-de-lobservatoire-national-du-suicide

Page ONS : Observatoire National du Suicide ONS

Source : CARRIERE, Monique (DREES/SEEE/MIRE)

Rhizome n°97-98 – Prévenir le suicide (mai 2026)

Rhizome n°97-98 – Prévenir le suicide (mai 2026)

 
 
  • Au bord du suicide, ce qui nous lie, Nicolas Chambon
  • Garder espoir, Émilie Buchoux
  • Tentatives de suicide et scarifications, éléments d’un même parcours, Pauline Vassallo
  • Suicide, j’écris ton nom, Jean-François Krzynaniak
  • Sortir le suicide du tabou, Maxime Vieux
  • La clinique du lien à l’épreuve des idées suicidaires, Émilie Labeyrie
  • L’adolescent, le lien, la crise : de la rupture à la repossibilisation, Pauline Espi
  • Prendre en charge les conduites suicidaires des personnes migrantes : redonner du sens, restaurer les liens, Morgan Fahmi
  • Psychotraumas et suicide, Guillaume Vaiva
  • « Être présent à distance » : la relation de soin en suicidologie à l’ère du numérique, Romain Pérot, Charles-Édouard Notredame et Margot Morgiève
  • Intervention brève de santé en prévention du suicide : la prévention en action, Benoit Chalancon et Tamara Vernet
  • Les Ulysses® : récits de vie, reconnaissance et lien social en prévention du suicide, Émilie Sauvaget
  • La prévention du geste suicidaire au-delà du médical, Valentin Berthou
  • Un lien qui retient, India Piron
  • À quoi sert la sociologie du suicide ?, Florian Pisu
  • Penser les conduites suicidaires, l’exemple agricole, Romain Daviere
  • État des lieux de la question du suicide des personnes détenues en France, Alexis Vanhaesebrouck
  • Les facteurs pouvant être impliqués dans le risque suicidaire des jeunes LGBT, Élodie Charbonnier, Timothée Besse et Mia Foubet
  • Inégalités sociales et territoriales de santé, précarité et prévention du suicide : champs
    d’action et limites du 3114, Kushtrim Bislimi
  • Stratégie nationale de prévention du suicide et prise en compte des inégalités sociales et territoriales de santé, Pauline Mercier
  • Inégalités de mortalité par suicide, aboutissement des inégalités sociales de santé, Jean-Baptiste Hazo et Lucile Aubain
  • Conduites suicidaires et vulnérabilités sociales, l’urgence d’agir, Édouard Leaune

Résumé

Parler du suicide permet de le prévenir. Comment identifier et comprendre les conduites suicidaires ? Comment les aborder ? Ce numéro de Rhizome cherche à saisir la manière dont ces expériences, traversées par la souffrance, les ruptures et les traumatismes, appellent à des réponses politiques et cliniques ajustées. Il montre comment les ressources relationnelles préviennent et soutiennent la traversée de la crise suicidaire, mais aussi comment la précarité et l’isolement creusent les vulnérabilités face au suicide. Ces constats nous rappellent combien la santé mentale est aussi une affaire sociale.

Artiste du numéro : Meimei

Le travail d’illustratrice de Meimei naît d’un désir de ralentir et d’observer.
À travers des illustrations inspirées de la nature, de la botanique et des estampes,
elle crée des images pensées comme des pauses visuelles. Son univers graphique
est souvent monochrome ou presque, nourri par le dessin traditionnel autant que
par le digital dont elle mélange les techniques.

 https://orspere-samdarra.com/rhizome/rhizome-n97-98-prevenir-le-suicide-mai-2026/

VIDEO Parler de suicide ne doit pas être un tabou. Exclusivement en LSF.

Parler de suicide ne doit pas être un tabou 1ère partie
Une rencontre animée par Éric Verdier, titulaire d'un DESS de psychologie et pratiquant la psychologie communautaire, Mouvement d’Action Social (MAS), organisée par Claire Garguier, médiatrice Inclusive et Participative, le samedi 5 avril 2025 à la Cité de la santé à la bibliothèque de la Cité à la Cité des Sciences et de l’industrie, Paris 19ème.
Exclusivement en LSF.

Parler de suicide ne doit pas être un tabou 2ème partie
Une rencontre animée par Éric Verdier, titulaire d'un DESS de psychologie et pratiquant la psychologie communautaire, Mouvement d’Action Social (MAS), organisée par Claire Garguier, médiatrice Inclusive et Participative, le samedi 5 avril 2025 à la Cité de la santé à la bibliothèque de la Cité à la Cité des Sciences et de l’industrie, Paris 19ème.
Exclusivement en LSF.



AVIS CRITIQUE DEBAT USA Réduire les surdoses médicamenteuses

Réduire les surdoses médicamenteuses
Il est possible de restreindre l'accès aux médicaments sur ordonnance et en vente libre.
d'apres article  Reducing Drug Overdoses that Lead to Suicide 
Publié | Critique de Tyler Woods sur https://www.psychologytoday.com/*

Points clés
  • Les personnes dépendantes aux drogues ou à l'alcool ont cinq fois plus de risques de tenter de se suicider.
  • L'abus de substances psychoactives multiplie par six et demi le risque de suicide chez les femmes.
  • Le conditionnement sous blister et la limitation de la taille des emballages sont des moyens efficaces de prévenir certains surdosages.

Bien que davantage de personnes aux États-Unis se suicident par arme à feu que par tout autre moyen, la majorité des personnes qui tentent de se suicider le font par surdose.

La relation entre drogues et suicide est complexe car les drogues constituent à la fois un moyen et un facteur de risque de suicide. Elles sont un moyen car elles offrent la perspective apparemment paisible de s'endormir et de ne jamais se réveiller. On peut ne pas avoir accès à une arme à feu, mais avaler une grande quantité de pilules peut sembler facile et apparemment indolore.

La drogue est également un facteur de risque de suicide car les personnes sous l'influence de drogues ou d'alcool ont tendance à perdre leurs inhibitions et à prendre des risques qu'elles ne prendraient pas en temps normal.

Selon un professionnel de santé, « à mesure que les conséquences de la dépendance s’accumulent – qu’il s’agisse de problèmes juridiques, de ruptures relationnelles, de ruine financière ou de perte d’emploi –, les personnes concernées peuvent perdre tout espoir que la situation s’améliore. Pour certaines, il semble alors n’y avoir que deux issues possibles : replonger dans la consommation de drogue ou mourir. »[1]

Il existe une troisième voie : tenter d’arrêter la consommation, mais cela peut aussi avoir des conséquences négatives. L’arrêt peut entraîner le retour en force d’émotions douloureuses que les drogues avaient refoulées, rendant la personne vulnérable et dépressive . À l'inverse, la personne pourrait avoir suffisamment les idées claires pour passer à l'acte et mettre ses pensées et ses projets suicidaires à exécution.

Les personnes dépendantes aux drogues ou à l'alcool ont cinq fois plus de risques de tenter de se suicider que la population générale. Chez les femmes, un trouble lié à l'usage de substances psychoactives multiplie par six et demi le risque de suicide. [2]

Il existe plusieurs façons de limiter l'accès aux médicaments sur ordonnance. L'une d'elles consiste à sévir contre les médecins qui prescrivent de façon excessive les analgésiques à forte tendance de dépendance. Une autre, courante dans certains États, repose sur des bases de données qui recensent les prescriptions d'analgésiques susceptibles d'entraîner une dépendance, permettant ainsi aux médecins de vérifier si leurs patients consultent plusieurs médecins et se procurent des médicaments dans différents établissements.

Pour les médicaments en vente libre, une solution consiste à réduire la taille des emballages. Costco, par exemple, vend des comprimés de 500 mg  extra-fort en boîtes de 1 000 comprimés. À l'inverse, en Angleterre, une loi adoptée en 1998 limite la taille des emballages d'analgésiques et interdit aux pharmacies de vendre plus de 32 comprimés par client (les commerces non pharmaceutiques sont limités à 16 comprimés par client). Le British Medical Journal a rapporté qu'après la mise en œuvre de cette loi, les suicides liés aux surdoses de l'antalgique ont diminué de 22 %. [3] De même, en Australie, les suicides par surdose de sédatifs étaient relativement fréquents lorsque ces médicaments étaient facilement accessibles, mais ont diminué lorsque leur accès a été restreint. [4]

Une autre méthode consiste à imposer des plaquettes thermoformées pour certains médicaments. Cela signifie qu'il faut appuyer sur une languette, généralement avec le pouce ou l'index, pour obtenir un comprimé. Un seul comprimé peut être délivré à la fois, et si une personne appuie continuellement sur la languette pour en obtenir davantage, elle risque de se blesser. Cela peut sembler anodin lorsqu'une personne a l'intention d'avaler une grande quantité de comprimés en une seule fois ; cependant, tout moyen de dissuasion est efficace pour réduire les suicides. Le simple fait qu'il faille du temps pour accumuler une quantité suffisante peut dissuader les personnes d'avoir recours à ce moyen ou les amener à avaler moins de comprimés que nécessaire pour se suicider, rendant ainsi possible une intervention.

En résumé, des solutions existent. Reste à savoir si les consommateurs, les législateurs et les entreprises pharmaceutiques sont prêts à les rechercher.

References

[1] Ross, Carolyn C. “Suicide: One of Addiction’s Hidden Risks,” Psychology Today, February 20, 2014.

[2] Ilgen, Mark and Kleinberg, Felicia. “The Link Between Substance Abuse, Violence, and Suicide,” Psychiatric Times, January 21, 2011.

[3] Buckley, Nick and Eddleston, Michael. “Paracetamol (Acetaminophen) Poisoning,” British Medical Journal, 2007, published online December 4, 2007.

[4] Mann, J.J et al. “Suicide Prevention Strategies: A Systematic Review,” Journal of the American Medical Association, October 26, 2005, 294 (16), 2064-74.

 https://www.psychologytoday.com/us/blog/goodbye-suicide/202605/reducing-drug-overdoses-that-lead-to-suicide