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vendredi 22 juillet 2022

USA : Google a mis à jour sa boite de ressources de prévention du suicide dans ses résultats de recherche avec le nouveau numéro de hotline et son option d'assistance par chat.

USA Google a mis à jour sa boite de ressources de prévention du suicide dans ses résultats de recherche avec le nouveau numéro de hotline et son option d'assistance par chat.

Ressources de prévention du suicide sur la recherche Google
20 juil. 2022  https://blog.google/products/search/suicide-prevention-resources-on-google-search/

Anne Merritt, M.D., M.S.
Chef de produit, recherche

Trois personnes sur quatre aux États-Unis viennent d'abord sur Internet avec des questions sur leur santé et leur bien-être. La pandémie a exacerbé le besoin d'informations sur la santé de haute qualité, opportunes et exploitables - en fait, depuis 2020, les gens recherchent deux fois plus de « ligne d'assistance téléphonique pour la santé mentale » qu'auparavant. Sur Search, nous nous efforçons de connecter les personnes en situation de crise à une assistance fiable le plus rapidement possible.

Aujourd'hui, lorsque vous recherchez des informations sur la prévention du suicide aux États-Unis, vous trouverez un nouveau numéro d'assistance téléphonique facile à mémoriser et une assistance par chat en haut de vos résultats de recherche. Nous l'avons mis à jour pour refléter le nouveau numéro d'assistance téléphonique national en cas de crise de santé mentale, le 988. Les services sont fournis par le 988 Suicide and Crisis Lifeline, un réseau de plus de 200 centres d'appels d'État et locaux financés par le U.S. Department of Health and the Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA).

Le suicide est l'une des principales causes de décès chez les personnes de tous âges dans le monde. Selon les Centers for Disease Control and Prevention ( CDC ), le suicide est la deuxième cause de décès chez les personnes âgées de 10 à 14 ans et de 25 à 34 ans aux États-Unis. Alors que Google a inclus des informations sur la prévention du suicide en tête des résultats de recherche depuis de nombreuses années, cette nouvelle ligne d'assistance permettra aux personnes en détresse émotionnelle et à la recherche d'un soutien en santé mentale d'obtenir plus facilement de l'aide.





Alors que l'intérêt de la recherche pour les ressources en santé mentale atteint des niveaux record cette année, le 988 fournit une bouée de sauvetage essentielle pour ceux qui en ont besoin. "Hope a un nouveau numéro, et c'est le 988", déclare le Dr John Draper, directeur exécutif de 988 Suicide and Crisis Lifeline. « Il s'agit d'un moment historique dans l'approche de notre pays en matière de santé mentale. Lorsque les gens appellent ou envoient un SMS au 988, ils seront mis en contact avec des conseillers formés qui les entendront, les soutiendront et les mettront en contact avec des ressources. Avec cette transition vers le 988, notre espoir est d'atteindre autant de personnes en crise émotionnelle et les connecter aux soins. »




Depuis plus d'une décennie, nous travaillons en étroite collaboration avec des fournisseurs de soutien en cas de crise pour aider les gens à naviguer dans des sujets tels que le suicide, les troubles liés à la consommation de substances et la violence domestique. En plus de renvoyer des informations utiles provenant de sources fiables pour les requêtes connexes, nous travaillons avec des partenaires locaux en cas de crise suicidaire pour faire émerger des informations de haute qualité dans le monde entier. Au-delà des États-Unis, des lignes d'assistance téléphonique sur le suicide sont disponibles dans des dizaines de pays et nous avons récemment étendu la fonctionnalité au Costa Rica, au Pakistan et en Belgique. Nous continuerons à travailler pour apporter cette fonctionnalité à encore plus de pays.

Les internautes consultent Google à la recherche d'informations dans des moments critiques, et l'accès à des informations de haute qualité est essentiel pour les aider à traverser ces moments en toute sécurité. Fournir des ressources d'assistance téléphonique est l'une des façons dont nous continuons d'aider les gens à rester en sécurité pendant leurs recherches.

jeudi 9 juin 2022

CANADA Ériger des remparts virtuels pour prévenir le suicide à partir du web

Ériger des remparts virtuels pour prévenir le suicide à partir du web

Ugo Giguère, La Presse Canadienne https://www.lavoixdusud.com*

MONTRÉAL — Dans un monde de plus en plus virtuel, où nos vies sont branchées en permanence sur internet, les stratégies de prévention du suicide doivent s’adapter, reconnaissent des experts qui cherchent à parsemer la toile de remparts contre les drames irréparables.

À titre d’exemple, pour une nouvelle génération qui utilise de moins en moins le téléphone pour passer des appels, préférant la rapidité et le détachement que permettent les textos ou le clavardage, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils se tournent vers une ligne téléphonique d’urgence en cas de crise. 

Lors de son témoignage devant l’Enquête publique du Bureau du coroner sur la thématique du suicide au Québec, lundi, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), Jérôme Gaudreault, a évoqué ce problème et a souligné le succès du service de clavardage «suicide.ca», où l’on peut parler à un professionnel par texto ou en ligne en tout temps pour demander de l’aide.

«Le service a plus d’un an et demi, l’augmentation de l’utilisation est en croissance constante, a-t-il affirmé devant la coroner Me Julie-Kim Godin. Tous les mois, on constate une hausse de 10 %.»

Cette plateforme serait très majoritairement utilisée par des gens de moins de 40 ans qui vivent une détresse plus grande que la clientèle au téléphone.

«Il y a peut-être un sentiment d’anonymat dans le fait de ne pas être entendu ni être vu», a-t-il avancé pour expliquer l’intérêt envers ce service. Les utilisateurs ne sont toutefois pas complètement anonymes puisqu’ils doivent se nommer.

L’ensemble de l’offre de services en ligne comprend aussi un outil d’autogestion pour aider les personnes qui souffrent à mieux contrôler leur état.

L’intelligence artificielle en renfort

Dans le cadre d’une conférence présentée dans le cadre du Congrès national en prévention du suicide, tenu le mois dernier à Montréal, le Dr Réal Labelle, professeur titulaire au département de psychologie de l’UQAM et psychologue clinicien, a décrit comment l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique pourraient éventuellement servir à détecter les comportements inquiétants en ligne.

Par l’analyse du discours, des algorithmes pourraient éventuellement être en mesure de repérer des mots et des expressions employés par un internaute pour signaler sa détresse. De tels outils sur les plateformes de réseaux sociaux permettraient possiblement de proposer des ressources d’aide à l’utilisateur par la publicité ciblée par exemple.

Cette même technologie d’analyse du discours oral ou écrit par l’IA pourrait même servir d’outil pour les professionnels de la santé dans l’établissement d’un diagnostic. On serait notamment en mesure de déterminer qui présente un plus grand risque de passer à l’acte et qui représente un moindre risque. Le professeur Labelle prévient cependant que l’on est encore loin de voir une telle chose se concrétiser dans nos hôpitaux.

«Ça va peut-être arriver dans 10 ou 15 ans. Avant qu’une pratique comme ça se retrouve officiellement utilisée par des professionnels de la santé mentale, elle doit franchir tout un univers de la recherche, mais aussi éthique et juridique», rappelle en entrevue le chercheur associé au Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE).

D’une certaine façon l’IA est toutefois déjà mise à contribution dans la création d’outils complémentaires aux pratiques traditionnelles des professionnels de la santé mentale. Grâce à des questionnaires en ligne, par exemple, ils sont en mesure d’effectuer des évaluations plus avancées et d’obtenir des résultats instantanés, mesurés par l’application.

La technologie pourrait aussi servir à repérer les sites internet malveillants dits «prosuicides», où des gens mal intentionnés fournissent des moyens de passer à l’acte. Parmi ses recommandations soumises à l’enquête publique, l’AQPS a suggéré d’effectuer une veille, puis de bannir ces sites qui peuvent avoir un impact dévastateur.

Influenceurs et réseaux sociaux

Le merveilleux monde des réseaux sociaux est lui aussi associé à plusieurs incidents dramatiques impliquant des jeunes ayant choisi de diffuser leur détresse en ligne. Plusieurs gestionnaires de plateformes se retrouvent souvent dans la situation délicate de recevoir des confidences troublantes de personnes souffrantes.

Pour les aider, la plateforme «Commentparlerdusuicide.com» fournit divers outils, dont des guides de bonnes pratiques afin de savoir comment répondre à ces personnes en détresse. Les «influenceurs» aussi sont invités à consulter ce contenu avant de se livrer à des confidences devant leur auditoire.

Le professeur Réal Labelle souligne qu’au cours des dernières décennies, les médias traditionnels ont établi des pratiques éthiques pour traiter du suicide de manière responsable. Une éthique qui est trop souvent inexistante dans le contenu en ligne et qui «tarde beaucoup à venir», déplore le psychologue.

Si vous êtes en détresse et cherchez à obtenir de l’aide, plusieurs ressources sont disponibles:

– Tel-Jeunes: https://www.teljeunes.com/Accueil

– Suicide Action Montréal: 1 866 277-3553

– www.suicide.ca

https://www.lavoixdusud.com/nouvelles-nationales/eriger-des-remparts-virtuels-pour-prevenir-le-suicide-a-partir-du-web/

mardi 21 décembre 2021

ETUDE RECHERCHE Développement d'une ressource en ligne pour les personnes endeuillées par suicide : un protocole d'étude à méthodes mixtes centré sur l'utilisateur

Development of an Online Resource for People Bereaved by Suicide: A Mixed-Method User-Centered Study Protocol
Edouard Leaune1,2,3*, Laurène Lestienne1, Pierre Grandgenèvre3,4, Margot Morgiève3,5, Guillaume Vaiva3,4,6, Maxime Vieux1, Benoît Chalancon1, Nathalie Laplace7, Julie Haesebaert8 and Emmanuel Poulet1,2,3,9
1Centre Hospitalier Le Vinatier, Bron, France
2INSERM, U1028, CNRS, UMR5292, Lyon Neuroscience Research Center, Psychiatric Disorders: from Resistance to Response – PSYR2 Team, Lyon, France
3Groupement d'étude et de prévention du suicide, Saint-Benoît, France
4Univ. Lille, INSERM, CHU Lille, U1172 - LilNCog - Lille Neuroscience & Cognition, Lille, France
5Centre de Recherche Médecine, Sciences, Santé, Santé Mentale, Société (Cermes3), UMR CNRS 8211, Unité INSERM 988-EHESS-Université Paris Descartes, Paris, France
6Centre National de Ressources & Résilience pour les Psychotraumatismes (Cn2r Lille Paris), Lille, France
7Interlude Santé, Brignais, France
8EA 7425, HESPER Health Services and Performance Research—Claude Bernard Lyon 1 University, Université de Lyon, Lyon, France
9Department of Emergency Psychiatry, University Hospital Edouard Herriot, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
METHODS article
Front. Psychiatry, 21 December 2021 | https://doi.org/10.3389/fpsyt.2021.770154

Introduction: Suicide bereavement is known to be highly distressing and is frequently associated with mental health problems. Despite high-level of need regarding mental and physical health, people bereaved by suicide display low level of help-seeking and perceived support in the aftermath of the loss. The lack of accessibility and reliability of face-to-face counseling resources is notably reported by suicide survivors. Online resources can enhance early access to help and support for people bereaved by suicide. The primary objective of the study is to design and implement an innovative and adaptive online resource for people bereaved by suicide according to their needs and expectation regarding online solutions dedicated to suicide bereavement.

Methods: The ESPOIR2S study is a mixed-method user-centered study. ESPOIR2S seeks to build the resource from the perspectives and needs of both people bereaved by suicide and professionals or volunteers working in the field of postvention. The Information System Research (ISR) Framework is used to guide the design of the study through a 3-step research cycle. The structure of the ESPOIR2S study relies on a simultaneous collection of qualitative and quantitative data which will be collected and analyzed during (a) the Relevance cycle through an online questionnaire and focus groups; (b) the Design cycle through focus groups; and (c) and the Rigor cycle through an online questionnaire and semi-structured interviews. The user-centeredness will be ensured by the active participation of people bereaved by suicide, members of associations for bereaved people and professionals of postvention.

Discussion: The mixed-method and user-centered design of the ESPOIR2S study will offer an in-depth collection of the needs and expectation of suicide survivors regarding online resources. Through the implementation of an adaptive online solution, we aim to enhance the access to help and support for suicide survivors which are highly correlated with well-being and recovery.

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyt.2021.770154/full

lundi 22 novembre 2021

Depuis novembre 2021, le service Agri'ecoute s'enrichit d'une plateforme agriecoute.fr.

Agri'écoute, un numéro d'écoute en cas de détresse

Mal-être, solitude, dépression, difficultés personnelles ou professionnelles... Ne restez pas seul face aux difficultés, parlez-en avec un professionnel 24H/24 par téléphone au 09 69 39 29 19 (prix d'un appel local) ou par tchat sur agriecoute.fr.

1/ Ne restez pas seul face aux difficultés !

Nouveau : 

Depuis novembre 2021, le service Agri'ecoute s'enrichit d'une plateforme agriecoute.fr. Sur cette plateforme, vous pouvez :
  • Tchatter (conversation écrite) en direct avec un psychologue ;
  • Prendre rendez-vous pour un entretien avec un psychologue ;
  • Consulter des fiches et conseils sur la santé mentale.

La plateforme est accessible avec un identifiant et un mot de passe identiques pour tous. 

  • Identifiant : monespaceagriecoute
  • Mot de passe : AGRIECOUTE

> Se connecter

Le mal-être en milieu agricole est une réalité préoccupante

​Une situation de mal-être ou de détresse peut être liée à des difficultés professionnelles ou personnelles, un isolement, des problèmes sociaux, familiaux ou de santé ou au stress.

Pour y faire face, la MSA se mobilise pour accompagner les exploitants et salariés agricoles, ainsi que leur famille, en cas de situation de souffrance ou de détresse.
 

Agri'écoute : en cas d'urgence pour vous ou un proche

Agri'écoute est un service d'écoute en ligne est à votre disposition par téléphone au 09 69 39 29 19 (prix d'un appel local) ou par tchat sur agriecoute.fr. Accessible à tout moment, il permet de dialoguer par tchat ou téléphone de façon confidentielle avec un professionnel. 



Ne restez pas seul face aux difficultés, parlez-en !
Agri écoute 09 69 39 29 19


Une démarche engagée

La MSA œuvre depuis plusieurs années pour prévenir le mal-être en milieu rural. Elle s'est engagée à détecter et accompagner les personnes en difficulté.

Vous pouvez également contacter votre MSA et bénéficier d'un accompagnement personnalisé.
 
Des cellules de prévention du suicide ont ainsi été activées dans toutes les MSA, constituées de médecins du travail, psychologues, conseillers en prévention, animateurs de la vie mutualiste et travailleurs sociaux. Avec vous, ils recherchent des solutions pour vous aider à surmonter vos difficultés.
 
 
En cas d'extrême urgence, contactez le 15 ou le 112 (depuis un portable)

vendredi 8 octobre 2021

CANADA Un « stream-o-thon » pour la prévention du suicide

Un « stream-o-thon » pour la prévention du suicide


L'organisme à but non lucratif Lan JDL en est à son second marathon du genre.
Photo : Lan JDL
Radio-Canada
2021-10-07
Des instavidéastes du Québec se donnent rendez-vous en fin de semaine à Saint-Apollinaire, ainsi que sur YouTube et Twitch, afin de participer à un marathon de diffusion pour sensibiliser les gens à la détresse psychologique des internautes.

Un peu plus d’une trentaine de personnalités québécoises influentes sur Twitch et YouTube – dont Gurky, Steelhorse, Deadmeurt, AchilleFPS et Roxy – ont déjà confirmé leur présence à cet événement organisé par l’organisme Lan JDL.

Pendant le marathon de quatre jours, chaque instavidéaste diffusera le contenu de son choix – discussions, partie de jeux vidéo, etc. – sur sa propre chaîne, selon son horaire.

Il n’y a pas de minimum d’heures demandées [...], tout le monde peut s'inscrire et diffuser dans le contexte du stream-o-thon, précise François Savard, président de la Fondation des gardiens virtuels, qui intervient en ligne auprès des joueurs et joueuses en détresse.


François Savard est actif dans le domaine du sport électronique et des communautés en ligne depuis 2002.
Photo : JEREMY HAMEL

Les personnes participantes auront pour défi d’amasser l’ambitieuse somme de 50 000 $, bien au-delà du record de 16 000 $ récolté lors du premier « stream-o-thon » en 2020.

Nous sommes choyés d’avoir autant de soutien de la part des streamers pour le stream-o-thon. Nous leur offrons les outils et le lieu pour nous rassembler. Mais en fin de compte, ce sont eux qui font le spectacle, a souligné Jeoffroy Noël, fondateur du Lan JDL, par voie de communiqué.

Les fonds seront distribués à l’Association québécoise de prévention du suicide et à la Fondation des gardiens virtuels.

Le suicide n’est jamais une option. Si vous avez besoin d’aide ou que ça ne va pas une journée, il y a des ressources pour vous, dont nos intervenants sur Twitch ou Discord, ou encore la plateforme suicide.ca (Nouvelle fenêtre).Une citation de :François Savard

Les instavidéastes qui souhaitent participer à ce marathon, décrit comme un rassemblement de personnes passionnées par les jeux vidéo, peuvent s’inscrire sur le site du Lan JDL (Nouvelle fenêtre).

Le « stream-o-thon » de Lan JDL se déroule du 8 au 10 octobre prochain.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1830088/stream-o-thon-prevention-suicide-gardiens-virtuels-lan-jdl


***


Weekend de l’Action de grâces – Des gamers se mobilisent pour la prévention du suicide
Dans Actualité
6 octobre 2021 https://vingt55.ca/*
Éric Beaupré

DRUMMONDVILLEC’est avec leurs manettes que des centaines d’adeptes de jeux vidéo se mobiliseront durant le weekend de l’Action de grâces pour soutenir la prévention du suicide. Trois groupes de gamers de partout au Québec ont en effet choisi d’amasser des fonds pour l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) en tenant des activités de jeu en ligne et en présentiel, entre le 8 et le 11 octobre.

« Nous sommes heureux de constater l’engagement de ces communautés de gamers envers la prévention du suicide », souligne Jérôme Gaudreault, directeur général de l’AQPS. « Au-delà des sommes amassées, ces initiatives citoyennes permettent d’ouvrir le dialogue sur la prévention du suicide dans les plateformes numériques; c’est une opportunité d’aller le rejoindre là où ils sont gamers, streamers et autres internautes », ajoute-il.

L‘AQPS pilote d’ailleurs la plateforme suicide.ca qui a pour but de prévenir le suicide au moyen des technologies numériques, en informant et en aidant les personnes vulnérables au suicide, les proches et les endeuillés par suicide. Le Service numérique, gratuit, confidentiel et bilingue, est également une référence pour les intervenants qui travaillent auprès de ces clientèles.

Les initiatives
STREAM-O-THON LAN JDL PARRO INFO
Les 8, 9 et 10 octobre plus de 40 streamers (instavidéastres) unissent leur force pour sensibiliser et solliciter les gens à donner généreusement pour deux causes, soit celle de l’Association québécoise de prévention du suicide et celle de la Fondation des Gardiens virtuels. Tous engagés dans le milieu des jeux vidéo, ils utiliseront la plateforme Twitch afin de rejoindre un vaste auditoire de joueurs de tous âges. Les installations du Lan JDL Parro Info leur permettront d’offrir un spectacle de qualité qui mettra en avant leur créativité en plus d’offrir plus de 25 000$ de cadeaux aux spectateurs.
Pour faire un don

GRAND LAN DRUMMOND
Un rassemblement de 250 gamers qui s’unissent pour la prévention du suicide! Les participants sont invités à s’amuser tous ensemble à leurs jeux électroniques, en personne et effectuer un « stream-o-thon » pour une belle cause! C’est l’occasion rêvée pour eux de rencontrer leurs streamers préférés dont certains venant de France.
Pour faire un don

MARATHON NIVEAU SUIVANT
Niveau suivant est un groupe d’amis amateurs de jeux vidéo organisant des marathons dans le but d’amasser des dons pour des organismes de bienfaisance du Québec. Depuis 2015, à chaque marathon, ils abordent un thème autour duquel est faite la sélection de leurs jeux.
Pour faire un don

Besoin d’aide?
A Drummondville Le Centre d’écoute et de prévention suicide. Drummond. Ligne d’écoute 819-477-8855 – 8h30 à 22h 7j/7. Intervention de crise suicidaire 819-477-8855 – 24h/7j ou sur le web : Accueil – Le Centre d’écoute et de prévention suicide Drummond (cepsd.ca)

Des intervenants sont disponibles partout au Québec, 24/7
Téléphone : 1 866 APPELLE (277-3553)
Texto : 1 855 957 5353
Clavardage, information et outils : suicide.ca

SOURCE Association québécoise de prévention du suicide et Vingt55

https://vingt55.ca/weekend-de-laction-de-graces-des-gamers-se-mobilisent-pour-la-prevention-du-suicide/










jeudi 30 septembre 2021

R; pple est une nouvelle extension de navigateur pour aider à prévenir le suicide


R; pple est une nouvelle extension de navigateur pour aider à prévenir le suicide


Un nouvel outil en ligne visant à lutter contre le problème croissant du suicide et de l’automutilation est lancé aujourd’hui. R;pple est une extension de navigateur qui peut reconnaître les recherches Web nuisibles et intervenir pour empêcher les individus de décider de se suicider.

Une fois installé, l’outil surveille discrètement les requêtes via les moteurs de recherche, les forums et les plateformes de partage de vidéos. Si des mots ou des phrases liés au suicide ou à l’automutilation sont détectés, l’utilisateur recevra une fenêtre contextuelle avant l’affichage des résultats de la recherche. Cela comprend un message de soutien, ainsi que des liens vers l’aide par téléphone, SMS et services en ligne.

R;pple ne bloque pas les utilisateurs contre le contenu nuisible s’ils souhaitent toujours le voir – chaque pop-up inclut toujours l’option « Continuer à rechercher les résultats ». Au lieu de cela, il fournit « un message d’espoir et d’encouragement que les choses vont s’améliorer ».

La fondatrice Alice Hendy ne connaît que trop bien les effets dévastateurs du suicide. Son frère Josh s’est suicidé en novembre 2020 à l’âge de 21 ans seulement. Un examen ultérieur de son téléphone et de son ordinateur portable a révélé des recherches de techniques de suicide sur divers sites Web.


C’est loin d’être un exemple isolé. L’ONS a enregistré un total de 5 224 suicides en Angleterre et au Pays de Galles en 2020, soit une moyenne de plus de 14 vies perdues chaque jour. Selon Semrush, les recherches de « méthodes suicidaires » ont augmenté de plus de 50 % depuis janvier 2019.

La pandémie n’a fait qu’exacerber la situation, la combinaison d’une interaction sociale réduite et d’une augmentation du temps passé devant un écran s’avérant particulièrement puissante. Mais R;pple tient à souligner que les tendances actuelles ne s’inverseront pas soudainement une fois la pandémie terminée.

Hendy est conscient qu’une seule extension de navigateur ne suffit pas non plus pour résoudre le problème. C’est pourquoi R;pple s’est associé à des dizaines d’organisations caritatives et d’organisations de santé mentale, qui contribuent toutes à la sensibilisation au suicide, à l’automutilation et au deuil suite au suicide d’un être cher. Le message sous-jacent ici est d’offrir un choix aux personnes qui estiment qu’il n’y a pas d’alternative ou d’issue.

Naturellement, les gens peuvent être réticents à laisser une extension de navigateur accéder à toutes leurs recherches en ligne. Cependant, selon la politique de confidentialité de R;pple, il ne collecte que quatre données : combien de personnes recherchent des termes préjudiciables, cliquez sur chaque bouton de partenaire caritatif et cliquez sur « Continuer vers les résultats de la recherche », ainsi que la recherche préjudiciable la plus courante termes entrés dans les moteurs de recherche. Cela signifie qu’aucune information personnellement identifiable n’est jamais capturée ou stockée.

L’extension de navigateur R;pple est téléchargeable gratuitement pour Google Chrome et Microsoft Edge au lancement. Des versions pour Mozilla Firefox et Safari seront disponibles à une date ultérieure.

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes en difficulté en ce moment, de l’aide est disponible. R;pple recommande huit organismes de bienfaisance en santé mentale sur son site Web, tous accessibles gratuitement. Ceux-ci incluent des services Web, textuels et basés sur des applications, ainsi que des appels et une assistance en personne.

https://news-24.fr/r-pple-est-une-nouvelle-extension-de-navigateur-pour-aider-a-prevenir-le-suicide/


samedi 31 juillet 2021

CANADA Prévention du suicide à l’ère numérique: les jeunes peuvent ils vraiment trouver de l’aide en ligne?

Prévention du suicide à l’ère numérique: les jeunes peuvent ils vraiment trouver de l’aide en ligne?

Mis en ligne le  29 juil. 2021
Webinaire donné en 2019 par Jessica Rassy, PhD, professeure à l’École des sciences infirmières de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke (Campus Longueuil)Résumé:Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont grandement transformé la façon dont les adolescents cherchent des réponses à leurs questions en matière de santé mentale, surtout concernant le suicide. Cet atelier vous permettra de plonger dans l’univers virtuel des adolescents à risque de suicide afin de mieux comprendre leur processus de recherche d’aide et mieux leur venir en aide.

 

lundi 12 avril 2021

ETUDE RECHERCHE ANGLETERRE Pourquoi les jeunes se sentent plus en sécurité lorsqu'ils parlent de suicide en ligne que dans la vie réelle

Pourquoi les jeunes se sentent plus en sécurité lorsqu'ils parlent de suicide en ligne que dans la vie réelle ?
D'apres "Why young people feel safer talking about suicide online than in real life" 
8 avril 2021, https://theconversation.com
Auteurs  Maria Michail Senior Birmingham Fellow, Université de Birmingham
Anna Lavis  Chargée de cours en anthropologie médicale, Université de Birmingham

Déclaration d'intérêts
Anna Lavis a reçu des fonds du Wellcome Trust et de Samaritans pour entreprendre les recherches dont cet article s'inspire. Elle est conseillère auprès de Facebook/Instagram pour la lutte contre les préjudices en ligne.
Maria Michail ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
Partenaires
Université de Birmingham
University of Birmingham apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation UK.

Le fait d'être rejeté dans la vie réelle est l'une des principales raisons pour lesquelles les gens se tournent vers les espaces en ligne pour trouver du soutien.

Après l'interview d'Oprah Winfrey avec Meghan Markle et le Prince Harry, des conversations bien nécessaires sur la santé mentale et plus particulièrement sur le suicide se sont ouvertes dans la société. Les téléspectateurs ont entendu Meghan parler franchement d'une période très difficile de sa vie, décrivant comment, progressivement, un sentiment de claustrophobie, d'être piégée, sans issue lui a donné l'impression de ne plus vouloir vivre.

Bien que la franchise de Meghan ait été saluée par de nombreux organismes caritatifs et experts en santé mentale à travers le monde, son récit a été remis en question et même tourné en dérision par certains médias.

Chercher du soutien

Nos recherches à l'université de Birmingham montrent que l'invalidation des expériences de suicidalité (autre terme désignant les idées suicidaires et les tentatives de suicide) est courante. C'est également très pénible pour ceux qui en sont les victimes. Dans l'étude, qui explore la manière dont les jeunes de 17 à 23 ans qui risquent de se suicider cherchent de l'aide, les participants ont expliqué que les professionnels de la santé rejetaient souvent leurs expériences d'automutilation et de suicidalité. Comme nous l'a dit ce participant à la recherche :

    Ils m'ont demandé : " As-tu des pensées suicidaires ? Êtes-vous suicidaire ?" et quand je répondais "oui". Surtout ce médecin, je ne citerai pas de noms, mais il m'a dit : "Vous ne le feriez pas de toute façon".

Ces attitudes dédaigneuses laissent souvent les gens se sentir désespérés et impuissants, comme l'a révélé ce participant :

    Le généraliste m'a dit, quand j'étais de mauvaise humeur, il m'a dit "tu as une famille très gentille qui te soutient et tu vas t'en sortir". Je me disais juste "tu ne sais rien". Non seulement il a fait cette supposition, mais il a introduit ce concept dans la pièce. Je n'avais nulle part où aller.

Les gens ne partagent pas ces expériences car ils pensent qu'elles ne seront pas prises au sérieux par leurs amis, leur famille et même les professionnels.

L'une des principales raisons invoquées par les personnes qui ne partagent pas leurs expériences est qu'elles ne pensent pas être prises au sérieux - par leurs amis, leur famille et même par des professionnels. Beaucoup craignaient d'être évités, incompris ou ridiculisés s'ils demandaient de l'aide ou s'ils parlaient. Comme l'a révélé un autre participant :

    Si vous essayez de demander de l'aide et qu'on vous dit "tu le fais exprès pour une autre raison, ou pour attirer l'attention", cela tourne en dérision ce que vous ressentez.

Les jeunes de notre étude ont décrit comment ils souhaitaient que les professionnels abordent la question de la suicidalité, et nombre d'entre eux ont décrit en détail leurs expériences de demande d'aide auprès de professionnels de la santé pour se voir refuser ou rejeter.

    Si vous êtes assis là et que vous expliquez que vous avez des difficultés et que vous avez besoin d'aide, ils devraient vous écouter et ne pas vous dire "tu passes juste une mauvaise semaine".

Des espaces sécurisés en ligne

Une autre étude, également menée par l'université de Birmingham, a examiné les discussions sur l'automutilation et le suicide sur les médias sociaux. Elle montre que l'invalidation des expériences suicidaires vécues dans la vie réelle est l'une des principales raisons pour lesquelles les jeunes se tournent vers les espaces en ligne pour trouver soutien et compréhension.

Le fait que les jeunes se sentent tellement plus en sécurité en ligne en dit long sur la façon dont la société gère la santé mentale.

Alors qu'à l'hôpital, par exemple, ils avaient été accusés de "chercher à attirer l'attention" ou mis à l'écart par leurs amis, les participants ont raconté s'être sentis "en sécurité", "entendus" et "acceptés" dans des espaces en ligne qui, de l'extérieur, pouvaient sembler tout sauf cela. L'internet et les médias sociaux sont généralement associés à la confrontation et à d'autres expériences désagréables, mais ils peuvent constituer des environnements incroyablement favorables pour certaines personnes.

Bien que cela ne soit pas sans risque, les médias sociaux offrent des espaces dans lesquels les histoires d'automutilation et de suicide, ainsi que leurs causes sociales complexes, peuvent être écoutées ouvertement et sans jugement. Un participant a déclaré :

    Le fait que quelqu'un d'autre reconnaisse ce que vous traversez et vous dise qu'il se soucie de vous et vous montre qu'il vous voit, cela aide beaucoup à se sentir comme si... comme si vous comptiez.

Le fait qu'une personne qui se trouve dans une situation de vulnérabilité extrême puisse ressentir le besoin de se tourner vers des inconnus en ligne constitue toutefois une accusation accablante de la manière dont notre société traite les personnes souffrant de suicidalité. Les attitudes méprisantes ou négatives sont souvent la raison pour laquelle certaines personnes craignent de révéler l'étendue réelle de leur suicidalité et ont honte de demander de l'aide à leurs proches. Notre étude montre que certains jeunes se sentent plus à l'aise pour partager leurs expériences avec des personnes qui ne sont pas proches d'eux. Et bien que les médias sociaux puissent également favoriser des attitudes malsaines à l'égard du suicide, ils offrent à certains un espace vital pour parler ouvertement.

Le suicide peut toucher n'importe qui, quels que soient l'âge, l'origine ethnique, le statut socio-économique et le sexe. Si pour beaucoup, le suicide est impensable et se situe aux confins de l'expérience quotidienne, pour d'autres, le sentiment suicidaire est une réalité vécue au quotidien ; une réalité que nous devons reconnaître, écouter et prendre en charge.

Il est urgent de créer des espaces sûrs dans la société (et dans les services de santé mentale) dans lesquels les gens peuvent partager leurs expériences sans être rejetés, incrédules ou rejetés. Bien que les espaces en ligne puissent être parfois inquiétants, l'absence de jugement qu'ils offrent aux personnes qui décrivent des sentiments suicidaires doit être reflétée dans le monde hors ligne. Invalider ces expériences ne sert qu'à perpétuer notre culture du secret et de la stigmatisation.

https://theconversation.com/why-young-people-feel-safer-talking-about-suicide-online-than-in-real-life-157931

 ***

Référence étude citée Exploring the Processes Involved in Seeking Help from a General Practitioner for Young People Who Have Been at Risk of Suicide by

 Jack Farr 1,2,*, 3,4, 1,4 and 5
1
Centre of Applied Psychology, University of Birmingham, Birmingham B15 2TT, UK
2
Birmingham and Solihull Mental Health NHS Foundation Trust, Birmingham B1 3RB, UK
3
Centre of Applied Psychology, School of Psychology, University of Birmingham, Birmingham B15 2TT, UK
4
Birmingham Women’s and Children’s NHS Foundation Trust, Birmingham B4 6NH, UK
5
Institute for Mental Health, School of Psychology, University of Birmingham, Birmingham B15 2TT, UK

*
Author to whom correspondence should be addressed.
Academic Editor: Paul B. Tchounwou
Int. J. Environ. Res. Public Health 2021, 18(4), 2120; https://doi.org/10.3390/ijerph18042120
Received: 20 January 2021 / Revised: 11 February 2021 / Accepted: 14 February 2021 / Published: 22 February 2021

(This article belongs to the Special Issue Self-Harm and Suicide Prevention among Young People)

https://www.mdpi.com/1660-4601/18/4/2120

mardi 16 mars 2021

CANADA Internet à la rescousse des ados suicidaires

Internet à la rescousse des ados suicidaires

Les réseaux sociaux et le Web peuvent être une bouée de sauvetage pour les jeunes au bord du suicide. Entrevue avec Jessica Rassy, professeure à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke.

Marie-Hélène Proulx: Vos travaux révèlent que les jeunes les plus à risque de se suicider sont ceux qui se tournent le plus vers le Web pour chercher de l’aide. Pourquoi, selon vous ?

Jessica Rassy: En général, ils ont plus de facilité à se dévoiler en ligne qu’en personne. Il y a quatre ans, j’ai mené des entrevues auprès de jeunes de 14 à 18 ans qui avaient déjà fait une tentative de suicide, ou qui étaient suivis en psychiatrie parce qu’ils risquaient de passer à l’acte. Bon nombre avaient sonné l’alerte sur les réseaux sociaux, faute d’être capables de le faire directement ou au téléphone — ça leur aurait demandé trop d’énergie. De plus, beaucoup se préoccupent des craintes qu’ils font vivre à leur famille, ils ne veulent pas en ajouter. Certains m’ont dit qu’ils aimaient pouvoir texter dans leur lit au milieu de la nuit pour faire sortir leurs émotions, au lieu de réveiller leurs parents. C’est donc quand même positif que ces jeunes aient désormais cette option. 

M.-H. P.: En même temps, ces ados risquent aussi de fouiller sur des sites pour trouver des manières d’en finir, ou de se joindre à des forums de discussion incitant au suicide…

J. R.: Tout à fait — des participants à mon étude m’ont avoué chercher de l’aide à mourir sur Internet. Mais beaucoup le font parallèlement à des comportements plus constructifs. Pendant nos rencontres, je leur fournissais un ordinateur et un téléphone, et je leur demandais de me montrer exactement ce qu’ils faisaient quand ils étaient en crise. Leur processus est assez étourdissant : souvent, ils passent de la phase « quels sont les moyens de se suicider » à « je regarde des vidéos de chats pour me distraire », pour ensuite aboutir sur des sites sérieux d’information sur la dépression. J’ai d’ailleurs été étonnée : la plupart connaissent les sources fiables en matière de santé mentale et de prévention, comme le gouvernement du Québec ou suicide.ca, le site de l’Association québécoise de prévention du suicide, qui offre du soutien par texto, téléphone et clavardage 24 heures sur 24. C’est une bonne nouvelle, car les études montrent que la capacité à reconnaître les symptômes de troubles mentaux réduit le risque de suicide chez les jeunes ; ça les incite à consulter un professionnel pour s’en sortir.

M.-H. P.: Comme parent, comment réagir quand on voit son enfant en détresse passer des heures sur le Web, sans trop savoir ce qu’il fabrique ?

J. R.: Certains décident de limiter l’accès à Internet, ce qui est un réflexe compréhensible ; mais du même coup, ça restreint les bienfaits des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur ce que j’appelle la « noyade émotive ». Pour bien des jeunes à risque, jouer à des jeux vidéo ou regarder des vidéos sur YouTube sont des stratégies pour chasser les idées noires. Ils aiment aussi consulter les témoignages d’autres ados ayant vécu des souffrances sur Snapchat, Instagram ou TikTok, ou encore sur des sites de groupes de soutien en ligne. J’ai été surprise de découvrir que beaucoup cherchent à aider leurs pairs ; ça les valorise de penser qu’ils ont pu apporter de l’écoute et des conseils utiles, et ça les fait croître eux-mêmes. Je recommande donc aux proches de ne pas juger ou critiquer, en disant par exemple : « Tu passes ton temps sur ton téléphone ! », mais plutôt de s’intéresser aux plateformes que l’ado fréquente en lui posant des questions. C’est une manière efficace d’engager la conversation — en général, les jeunes adorent expliquer le fonctionnement des TIC aux plus vieux !

M.-H. P.: Vous dites qu’à partir du moment où un jeune réfléchit à un plan concret pour en finir, le risque qu’il fasse une tentative dans l’année suivant l’apparition de ses premières idées suicidaires est de presque 50 %. C’est donc un moment critique pour intervenir. Comment le personnel soignant peut-il agir plus efficacement, à la lumière de votre enquête ?

J. R.: Il faut vraiment intégrer davantage les TIC à nos interventions. Par exemple, l’ado peut se servir d’applications pour la gestion des humeurs entre les rencontres avec la psychologue ou l’infirmière qui le suit. RÉSO et PsyAssistance, notamment, fournissent des contacts d’urgence et des trucs pour aller mieux quand le moral décline. L’application Mes outils, du site suicide.ca, offre quant à elle un journal de bord en ligne pour évaluer ses émotions au quotidien. Les jeunes aiment ce genre d’outils parce que ça les rejoint dans leur réalité. Si on ne prend pas en considération leur existence virtuelle, c’est comme si on passait à côté d’une part de ce qu’ils sont, qu’on ne tenait pas compte de leur façon d’interagir avec le monde. L’idée est de les aider à utiliser les TIC de manière positive, en les orientant vers des ressources qui les encourageront à s’en sortir.

https://lactualite.com/societe/internet-a-la-rescousse-des-ados-suicidaires/

vendredi 12 février 2021

Prévention Des copains bienveillants et volontaires agissent pour éviter le harcèlement à l’école

Prévention
Des copains bienveillants et volontaires agissent pour éviter le harcèlement à l’école

Publié le 10/02/2021 • Par Nathalie Perrier prévention sécurité, Innovations et Territoires, Régions Service prévention police municipale de Mougins
Des élèves des classes du primaire et des collèges de Mougins dans les Alpes-Maritimes repèrent et signalent les agressions sur leurs pairs.

Ma Gazette

[Mougins (Alpes-Maritimes) 18 500 hab.] A Mougins, les enfants ne sont pas seulement victimes, auteurs ou complices de harcèlement, ils peuvent aussi être acteurs de la prévention. Selon le ministère de l’Education nationale, un élève sur dix serait victime de harcèlement à l’école, soit 700 000 élèves. Par honte ou peur des répressions, la plupart se taisent. Pour les inciter à rompre le silence, la ville expérimente depuis 2019 le dispositif « copains bienveillants ».

Le principe ? Des élèves, volontaires, attentifs et vigilants, prêts à recueillir les confidences d’un camarade en difficulté, repérer les situations problématiques et en référer aux adultes de la communauté éducative. « Le harcèlement est un fléau, avec des conséquences souvent dramatiques : absentéisme, décrochage scolaire, isolement, voire suicide, constate Richard Galy, le maire. La principale difficulté étant le repérage des victimes, nous avons voulu trouver parmi leurs pairs des personnes ressources à qui elles pourraient plus facilement se confier. »

Des policiers formés

En janvier 2019, la ville envoie deux de ses policiers municipaux participer à la formation « harcèlement en milieu scolaire » proposée par la brigade de prévention de la délinquance juvénile de la gendarmerie (BDPJ) de Cagnes-sur-Mer qui teste un dispositif proche dans un collège du département. Quelques mois plus tard, « copains bienveillants » est mis en place dans les écoles primaires. Piloté par la police municipale en partenariat avec l'Education nationale, il se déploie dans les six écoles (niveaux CM1 et CM2) et les deux collèges de la ville (de la sixième à la troisième), soit auprès de 2 000 élèves. « Nous avons adapté le dispositif de la BDPJ aux plus jeunes, dès la fin du primaire, explique Hervé Houste, brigadier-chef principal du pôle prévention de la police municipale. Plus nous abordons tôt le problème, plus nous désamorçons des comportements, on dédramatise l'entrée en classe de 6E et nous tissons des liens avec les enfants que nous suivrons au collège. »

« Pas des balances »

Concrètement, en début d'année, Hervé Houste et son complice Anthony Maccario, brigadier du service « prévention », interviennent dans les classes pour expliquer ce qu'est le harcèlement - « à ne pas confondre avec des chamailleries ». Ils insistent sur l'importance du dialogue - « vous n'êtes pas des balances » - et présentent les adultes ressources à qui les enfants peuvent s'adresser au sein de leur établissement. En primaire, une première heure de sensibilisation a auparavant été dispensée aux élèves par la psychologue scolaire. « Nous travaillons à l'aide de supports qui parlent aux élèves : le clip Fragile du chanteur Soprano, le single Ma jolie de Claudio Capeo, la vidéo de la campagne de 2019 Non au harcèlement, explique Hervé Houste. Le but, c'est de libérer la parole, d'amener les enfants à nous parler d'eux, de situations de harcèlement dont ils ont été victimes, témoins ou auteurs. »

L'an dernier, les copains bienveillants ont repéré et signalé cinq situations de harcèlement. Immédiatement traitées par la communauté éducative ou la police, elles ont aussitôt pris fin.

Contact : pôle « prévention » de la police municipale, serviceprevention@villedemougins.com

Une violence répétée
Moqueries, insultes, surnoms désobligeants, coups... Le harcèlement prend plusieurs formes. Il s'agit, selon la définition de l'Education nationale, d'une violence physique ou psychologique répétée qui s'exerce sur une personne souvent isolée, dans une relation de dominant /dominé. En France, 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, dont 380 000 de manière sévère. La plupart n'osent pas se confier. Le harcèlement scolaire peut avoir des
conséquences dramatiques : absentéisme, décrochage scolaire, troubles, changement de comportement. 

https://www.lagazettedescommunes.com/720533/des-copains-bienveillants-et-volontaires-agissent-pour-eviter-le-harcelement-a-lecole/


vendredi 29 janvier 2021

JNPS 17/02/2021 Misaco - Prévention de la souffrance psychique et du suicide : Webconférence et Vidéo, BRETAGNE

A l'occasion de la Journée Nationale de Prévention du Suicide, une visioconférence "Repérer la souffrance" est proposée le mercredi 17 février 2021 de 14h à 17h.

Elle s'adresse aux professionnels, élus et bénévoles amenés à être en relation avec le public et à accueillir leurs paroles et souffrances.

Visuel ci-joint.

Inscriptions en ligne

MISACO et la Mutualité Française Bretagne informent également de la parution d'une vidéo dessinée illustrant la chaîne de prévention du suicide :

https://www.dailymotion.com/video/k3gX5CkjGCsm5zwB48k

Un dessin vaut souvent mieux qu’un long discours. Qu’est-ce que « la chaîne de prévention du suicide » ?

3 minutes pour comprendre avec une vidéo dessinée, créée par la Mutualité Française Bretagne à destination de tous ses partenaires et acteurs de prévention de la souffrance psychique et du suicide. Ainsi, professionnels, élus et bénévoles concernés peuvent comprendre que, dans ce vaste domaine, chacun a un rôle à jouer !

Cette vidéo sera intégrée au futur site internet « Ensemble Veillons » destiné aux acteurs de la prévention du suicide en Bretagne. Il est actuellement en cours de création et paraîtra au premier semestre 2021. 

Informations contact :
Pauline LE FAUCHEUR,
Chargée de prévention
Mutualité Française Bretagne
07-87-74-72-27
plefaucheur@bretagne.mutualite.fr

 

 

vendredi 15 janvier 2021

"TikTok, Instagram, Twitch... Les nouveaux cabinets psy des ados "

TikTok, Instagram, Twitch... Les nouveaux cabinets psy des ados
Clémence Bauduin  Aujourd'hui en France , dimanche 10 janvier 2021

« Aujourd'hui c'est la première fois que je me dis Je m'aime et que j'y ai cru. Ça fait tellement de bien. » La petite phrase n'est pas volée derrière la porte d'un cabinet de psychologie, mais accessible à quiconque possède un compte TikTok, le média favori des 12-25 ans. Elle est signée « Alan », qui se présente sur ce réseau social comme un adolescent de 15 ans, et qui réagit là à un post de Marc, plus connu sur cette plateforme sous le pseudo de MentalBoost.

Sur son compte, MentalBoost prodigue ses conseils au format TikTok - des vidéos courtes, qu'il arrange chaque fois de la même identité visuelle. Chacune d'elles aborde tantôt la confiance en soi, tantôt la santé mentale au temps du confinement ou encore le rapport aux parents. Après cinq mois d'existence, son compte, qui ne fait mention d'aucun diplôme, est suivi par plus d'un million d'abonnés.

Si l'expertise de ce mentor nouvelle génération peut laisser les acteurs de la santé mentale dubitatifs, les retours des abonnés, eux, sont souvent dithyrambiques. « T'es tellement apaisant c'est un truc de ouf », « tu sers à quelque chose sur TikTok, je t'apprécie beaucoup », réagissent tour à tour « It's Jeremy Honey » et « Gluxp ». Sa vidéo la plus visionnée dépasse les 4 millions de vues.

Crise sanitaire oblige, la psychologie trouve un nouvel écho sur les canaux de communication privilégiés des ados, et MentalBoost est loin d'être seul sur ce créneau. « Il y a un vrai mouvement de fond autour de la santé mentale sur les réseaux sociaux, observe le docteur Jean-Victor Blanc, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris. Une communauté se développe, composée de patients, de psy, de coachs en développement personnel, mais aussi de comptes plus militants ou politiques. »

Sur Instagram, difficile de connaître précisément l'âge d'un utilisateur à moins que celui-ci ne le renseigne sur son profil, mais qu'importe : pour Jean-Victor Blanc, cette tendance relève plus de la génération que de l'âge. « On distingue de moins en moins les ados des jeunes adultes, notamment parce que le cerveau achève son développement vers 25 ans, explique le médecin. Sur les réseaux, on touche un public allant de 13 à 30 ans qui correspond à une génération plus anxieuse, mais aussi plus concernée par sa santé mentale, que les générations précédentes. »

Le phénomène a déjà éclos sur le nouveau géant du streaming vidéo Twitch. Depuis plusieurs mois, des streamers stars - des personnes qui animent leurs propres vidéos en ligne et en direct - se prêtent au jeu du divan devant leurs abonnés. Face à eux : des experts de la santé mentale comme Alok Kanojia, un psychiatre enseignant à l'université de Harvard qui se fait appeler « Dr K » en ligne.

Ce dernier « reçoit » virtuellement des vedettes de la plateforme, à l'instar de la streameuse Amouranth, et le tout est relayé en direct, au vu et au su de tous leurs - majoritairement jeunes - abonnés. Les vidéos atteignent, là encore, rarement moins d'un million de vues.

Si cette mode s'est pour l'heure surtout fait une place aux Etats-Unis, la France n'est pas en reste sur le plan des confidences en ligne à la manière des radios libres d'une autre époque, en témoigne la streameuse française Jeel. Cette dernière anime l'émission Docteur Jeelou, au cours de laquelle elle invite d'autres streamers pour parler problèmes de coeur, tout en répondant aux questions des personnes qui les regardent.

Lever des barrières

Moins geek, mais tout aussi virtuel, Instragram recèle de nombreux comptes axés sur la psychologie. Le docteur Houda Hjiej, pédopsychiatre à Casablanca, au Maroc, a lancé son comptependant le premier confinement, au printemps dernier. « J'ai été sollicitée par des jeunes gens ou par des mamans qui avaient besoin de communiquer par rapport à la situation », se souvient-elle.

Le docteur Hjiej se lance alors dans les lives, des échanges directs avec son nouveau public, qu'elle voit comme « un prolongement » de son métier. « Cette période a donné des idées aux praticiens, ça a levé des barrières », estime-t-elle.

Ce nouveau moyen de découvrir la psychologie a contribué à lever l'appréhension de la consultation et à casser des tabous tenaces. « À l'hôpital, je ne vois que les personnes qui font l'effort de dépasser leurs préjugés pour venir consulter. Les réseaux sociaux, eux, drainent une population qui n'est pas toujours prête à franchir ce pas », se réjouit Jean-Victor Blanc.

« Le fait d'être derrière un écran démystifie l'angoisse du pédopsychiatre, complète Houda Hjiej. Les jeunes et leurs parents se rendent compte qu'on est un humain avant tout. »

Lever des barrières oui, mais sans tout mélanger. Entre le cabinet dans lequel il reçoit ses patients à Saint-Antoine et son compte @culturepopandpsy, Jean-Victor Blanc marque une frontière bien délimitée. « Quand j'utilise des musiques ou des gifs sur mon compte Instagram, j'aimerais bien que ça soigne, mais ça ne remplace pas une consultation, sourit le médecin. C'est en revanche un très bon outil pour changer les mentalités. »

Exit les représentations archaïques des maladies psychiques : celles-ci sont désormais décrites sous un jour plus rassurant. @culturepopandpsy dédramatise les maladies mentales en évoquant les vedettes qui en souffrent ou en connaissent les rouages. Sur ce plan, l'actualité est riche. « De Selena Gomez à Gringe en passant par Kanye West, tous les mois des personnalités prennent la parole sur ces questions », explique le médecin, auteur du livre « Pop & Psy » consacré à la même thématique.

Une vigie des pensées suicidaires

Face à des marqueurs de souffrance pédopsychiatrique alarmants et à la recrudescence des tentatives de suicide chez les jeunes, les réseaux sociaux ont parfois même un rôle de vigie. « Cela dépasse ce qu'on peut être en mesure de faire en cabinet », estime Jean-Victor Blanc.

Sur Twitter et Instagram, le programme Papageno travaille à promouvoir l'écoute et l'accès aux soins en privilégiant les canaux de communication contemporains. Il lancera au printemps prochain un projet baptisé Elios, pour « Équipe en ligne d'intervention et d'orientation pour la prévention du suicide » : une équipe de webcliniciens joignable directement sur les réseaux sociaux. Ce dispositif est une première en France.

« Beaucoup de jeunes n'ont pas accès aux soins par les canaux traditionnels y compris le téléphone, fait remarquer Charles-Edouard Notredame, psychiatre de l'adolescent et membre actif du programme Papageno. Les réseaux sociaux peuvent être une formidable porte vers une démarche auprès d'un praticien. »

Si le rôle salvateur de ces nouvelles plateformes a déjà fait ses preuves, attention toutefois à l'absence de cadres. « Parfois, je tombe sur des vidéos délétères pour les jeunes, regrette Houda Hjiej. On voit des gens intervenir sur le plan médical pur sans qu'ils soient aptes à le faire. Ils s'adressent à des mineurs qui ont accès sans contrôle à ces vidéos, alors que les consultations classiques, elles, sont cadrées. » Sans parler des contenus sponsorisés dont le but est de vendre tel ou tel produit miracle pour se sentir mieux.

La démocratisation de l'écoute psychologique ou psychiatrique est à double tranchant. « La parole est accessible à tous et par conséquent, le conseil aussi, conclut Charles-Edouard Notredame. Il faut que les professionnels de la santé mentale se saisissent eux-mêmes des réseaux sociaux, au risque d'être dévoyés par des gens qui ne s'y connaissent pas. » Cet article est paru dans Aujourd'hui en France (site web)

lundi 11 janvier 2021

Dites Je Suis Là : Développement d'un réseau d'ambassadeurs dans chaque département Français

DÉVELOPPEMENT D'UN RÉSEAU D'AMBASSADEURS DANS CHAQUE DEPARTEMENT FRANÇAIS

Dites Je Suis Là recherche :

Des personnes sensibilisées à la prévention du suicide, plutôt professionnels de santé, mais aussi membres d'association... nous sommes ouverts à toute proposition !

L'ambassadeur fera partie intégrante de l'association (adhésion à 10€/mois) et aura donc  les avantages des membres avec  un droit de vote lors des assemblées et un accès aux plateformes numériques.

Il peut y avoir plusieurs ambassadeurs par département.

LE BUT ?

Être le relais  dans les territoires pour nous faire connaître !

Être le porte parole physique auprès des acteurs locaux lors des campagnes de communication !

L'ambassadeur pourra faire connaître les initiatives de son département à l'ensemble du réseau.

Nous envisageons environ 3 actions par an.

DELAI

Mise en place dès que possible. Lancez-vous et contactez-nous maintenant ! contact@ditesjesuisla.fr

 Dites Je Suis Là
La plateforme de prévention du suicide pour le grand public
- www.ditesjesuisla.fr
contact@ditesjesuisla.fr

 

samedi 5 décembre 2020

MàJ : Le Mans. Un infirmier psy lance une plateforme numérique dédiée aux proches de personnes suicidaires.

 MàJ 5/12/2020 : Nouvel URL : https://www.ditesjesuisla.fr/

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Ouest-France (site web)
Sarthe, mercredi 9 septembre 2020

Le Mans. Un infirmier psy lance une plateforme de prévention du suicide
Recueilli par Jérôme LOURDAIS.

À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, le 10 septembre, Yann Massart, infirmier psychiatrique au Mans, lance une plateforme numérique dédiée aux proches de personnes suicidaires.


Entretien

Yann Massart, infirmier psychiatrique à l’Établissement public de santé mentale de la Sarthe, initiateur de la plateforme #jesuislà

Vous lancez une plateforme web de prévention du suicide. Il existe pourtant déjà des sites de soutien, des lignes téléphoniques dédiées.

Ce qui existe, c’est bien, mais je n’ai pas trouvé de plateforme avec une communication simple, intuitive, claire. Quelque chose qui accroche, mais avec les éléments scientifiques validés. Mon idée, c’est de proposer une porte d’entrée complémentaire destinée à l’entourage d’une personne en crise suicidaire. Pour faire de la prévention, il faut travailler avec les proches.

Comment avez-vous procédé ?

Je me suis inspiré d’un site australien et d’un site américain. Je les ai contactés, ça a été une base, notamment pour le visuel. Ensuite, les contenus ont été travaillés avec plusieurs contributeurs : psychiatres, psychologues, juristes, infirmiers spécialisés.

Pour guider les aidants, le site liste des signes d’alerte…


On a listé trois grandes familles : changements d’humeur, changements de comportement, situations difficiles. On donne une série d’exemples : préoccupation anormale pour l’avenir, peur d’être un fardeau, manque d’estime de soi, isolement, perte d’intérêt pour ce qui est habituellement apprécié, diminution du soin apporté à son apparence, insomnies, vitesse au volant, prise de drogues, pression au travail, difficultés financières, deuil… C’est un rappel de signaux auxquels il faut rester attentifs. En y veillant, chacun peut être le dernier rempart avant un passage à l’acte.

Peut-on vraiment aider une personne suicidaire sans être un professionnel du soin ?


C’est possible, à partir du moment où on est prêt à aller plus loin que le « ça va » quotidien. Quand on offre un moment d’écoute, on entrouvre une porte de sortie. On peut même poser la question franchement : « Penses-tu au suicide ? »

Au risque de donner des idées ?

Pas du tout. Des études montrent que ça peut aider à désamorcer, en laissant s’exprimer le malaise. L’important, c’est surtout de faire confiance à son instinct si on pense que quelque chose ne va pas.

Ça suppose que l’aidant se sente suffisamment solide.

On l’explique sur la plateforme : avant toute chose, apprenez les signes d’alerte puis demandez-vous si vous êtes prêt. Ou si la situation ne demande pas une intervention immédiate des secours.

Il faut oser se demander soi-même si on est en capacité d’entendre la souffrance de l’autre. Est-ce le bon moment, le bon endroit ? Est-ce que j’aurai le temps d’accueillir ? On rappelle aussi que les personnes suicidaires ne veulent pas mourir. Elles veulent juste mettre fin à une souffrance devenue insupportable.

Un onglet s’adresse directement aux personnes suicidaires, avec un message spécifique en cas d’urgence. Un texte où l’auteur tutoie la personne suicidaire…

Le ton est direct, adapté à l’époque. On dit tout de suite qu’on ne prendra pas beaucoup de temps, que le suicide est une chose qu’on connaît. On admet la douleur, mais en disant d’emblée : « On s’en sort ».

Un « psy-geek » mobilisé après les attentats

Il est parti à Paris après le Bataclan. Puis à Nice. Yann Massart, 34 ans, a participé aux cellules de réponse destinées aux familles après les attentats. Cet engagement lui a valu de devenir référent de mission pour Santé publique France. A ce titre, l’infirmier sarthois rentre d’une mission de renfort Covid d’un mois, en Guyane.

Infirmier en psychiatrie depuis près de dix ans, membre d’une cellule d’urgences médico-psychologique et d’une équipe psychiatrique d’accueil aux urgences, Yann Massart, qui a récemment suivi un cursus universitaire en psychotraumatologie, est formé à la prise en charge des patients en crise suicidaire. Parallèlement, ce féru de nouvelles technologies a monté des sites internet, aidé des entrepreneurs dans leur transformation numérique.

Cette double compétence l’a poussé à monté sa plateforme #jesuislà. Un début. « On va développer le site, avec de la vidéo, des posts instagram, peut-être même un accueil spécifique pour les adolescents ou les personnes âgées. » 


Illustration(s) :

Ouest-France
Yann Massart, infirmier psy féru de nouvelles technologies, lance la plateforme #jesuislà avec le soutien de « l’influenceuse » web Amélia Nymphea, très présente sur les réseaux sociaux. 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/le-mans-un-infirmier-psy-lance-une-plateforme-de-prevention-du-suicide-6967357 

 

Info + https://www.ditesjesuisla.fr/

samedi 29 août 2020

CANADA ETUDE RECHERCHE Implantation d’un programme de thérapie en ligne: deux chercheurs du CRISE associés à un important projet subventionné par les IRSC

Implantation d’un programme de thérapie en ligne: deux chercheurs du CRISE associés à un important projet subventionné par les IRSC
jeudi 27 août 2020 crise.ca

Le CRISE est fier d’annoncer que deux membres chercheurs, les professeurs Réal Labelle et Janie Houle du département de psychologie de l’UQAM, sont associés à l’équipe de recherche dirigée par Pasquale Roberge, Marie-Claude Beaulieu et Helen-Maria Vasiliadis qui a récemment obtenu une subvention des IRSC pour leur projet « Transdiagnostic internet cognitive-behavior therapy for mixed anxiety and depressive disorders in primary care: A dissemination and implementation study ».

Classé 1er au Canada, ce projet a obtenu une importante subvention des IRSC de 200 000$ sur un an, suite à une évaluation par le comité « COVID-19 besoins et services en santé mentale et toxicomanie ». La subvention obtenue s’inscrit dans une programmation de recherche d’accès à des traitements démontrés efficaces des troubles mentaux courants en contexte de soins de santé primaires (par exemple: dépression et anxiété avec ou sans complications suicidaires).

L’objectif du projet subventionné est d’implanter « This way up » en contexte de soins de santé primaire au Québec et au Canada. This way up est un programme de thérapie cognitive-comportementale en ligne accessible par ordinateur, tablette ou téléphone. La traduction française de ce programme a été menée à terme par Réal Labelle grâce à une contribution du CRISE par le biais de son Programme de soutien au développement de la recherche et au transfert de connaissances – volet démarrage de projet de recherche. 

https://crise.ca/nouvelles/implantation-dun-programme-de-therapie-en-ligne-deux-chercheurs-du-crise-associes-a-un-important-projet-subventionne-par-les-irsc/

 

jeudi 12 mars 2020

ETUDE RECHERCHE Dispositifs numériques et dévoilement de soi

Dans le numéro Corpus 21 | 2020 : Dispositifs numériques et dévoilement de soi

Gudrun Ledegen et Albin Wagener
« Nous ne doutons pas de votre souffrance » : analyse pragmatique et sociolinguistique du nous de distanciation dans un chat de prévention du suicide [Texte intégral]

Frédéric Pugnière-Saavedra
Comment les poly-appelants reconfigurent-ils leurs dires dans leur (re)participation au tchat d’une association qui lutte contre le suicide ? [Texte intégral]


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« Nous ne doutons pas de votre souffrance » : analyse pragmatique et sociolinguistique du nous de distanciation dans un chat de prévention du suicide
Gudrun Ledegen, Université de Rennes 2
Albin Wagener,  Campus Tech / Université Rennes 2 / INALCO

Résumés
Au cœur des interactions, les pronoms personnels tiennent une place déjà largement analysée en linguistique, particulièrement pour ce qui concerne les interactions numériques. C’est dans cette perspective que se situe cet article, qui a pour objet l’étude d’un chat de prévention au suicide, et plus particulièrement des interactions entre appelants en détresse et écoutants bénévoles. Notre étude s’attache à analyser la place singulière du pronom nous au sein de ce corpus, afin d’en saisir les particularités et les fonctions, dans le contexte spécifique de la prévention au suicide ; dans cette optique, nous accordons une importance spécifique au nous de distanciation, dans une logique d’analyse de discours socialement située.
Plan
Introduction
Présentation du corpus
Typologies de « nous » auxquelles manque l’« étrange » nous : « votre souffrance nous touche »
Types de verbes
La distanciation de l’étrange nous
Analyse pragmatique des espaces déictiques
Conclusion : le nous de distanciation, un paradoxe interactionnel ?

Texte intégral https://journals.openedition.org/corpus/4977

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Comment les poly-appelants reconfigurent-ils leurs dires dans leur (re)participation au tchat d’une association qui lutte contre le suicide ?
Frédéric Pugnière-Saavedra  Université Bretagne Sud

Résumés
À partir de conversations sous forme de tchats qui émanent d’une association qui lutte contre le suicide, nous nous intéresserons plus particulièrement aux conversations dont les appelants reviennent sur la plateforme (que nous nommerons poly appelants). Reprennent-ils leurs dires là où la conversation antérieure s’est arrêtée ? Quels sont les éléments nouveaux dans le récit des participants ? Comment le récit des appelants progresse-t-il au fil des (re)connections ? quel(s) versant(s) de l’histoire personnelle est-il, sont-ils mobilisé(s) ?

Plan
1. Méthodologie pour la constitution du corpus de travail
2. Cadre théorique
3. Analyse de corpus
3.1. Des pratiques d’écriture inconstantes dans l’échantillon retenu
3.2. Un dispositif énonciatif particulier qu’écoutants et appelants doivent accepter et s’approprier
3.3. Une double contrainte de (re)écriture
3.4. Construction en écho de la thématisation de la raison de l’appel
3.5. Hétérogénéité des formes dialogiques pour alimenter la textualité des poly-appels.
3.5.1. Du discours de reformulation à l’emprunt
3.5.2. Du dialogisme interlocutif au dialogisme interdiscursif
Éléments de conclusion
 
Texte intégral https://journals.openedition.org/corpus/5096

jeudi 5 mars 2020

ARTICLE En Allemagne, Caritas a mis en place une plate-forme online à destination de jeunes

DES MAILS CONTRE LE SUICIDE
Dans RÉSOLUTIONS – FÉVRIER 2020 Secours Catholique
PAR CÉCILE LECLERC-LAURENT PHOTOS : CHRISTOPHE HARGOUES
En Allemagne, Caritas a mis en place une plate-forme online à destination de jeunes désespérés et tentés par le suicide. Une simple recherche Internet les oriente vers U25, un site sur lequel ils peuvent échanger des mails avec de jeunes volontaires... et peut-être retrouver la force de vivre.
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