CH Esquirol Limoges Le centre hospitalier > Organisation > Le projet médico- soignant Le projet médico- soignant"Le Projet de coordination médico-soignante, psychologique, et de réhabilitation psychosociale du CHE :
Projet de coordination médico-soignante, psychologique, et de réhabilitation psychosociale
Le projet de coordination médico-soignante, psychologique, et de réhabilitation psychosociale constitue la colonne vertébrale du Projet d’établissement et se décline en 38 actions.
Il est le fruit d’un travail participatif réalisé
sur la base de l’autodiagnostic de chaque pôle. 10 groupes de travail
pluri professionnels se sont ainsi réunis afin de travailler sur les
actions à mettre en place concernant leurs thèmes de travail respectifs.
Leurs propositions d’actions ont ensuite fait l’objet d’une étude et
d’une validation en comité de pilotage afin d’aboutir au Projet
d’établissement définitif.
Projet de coordination médico-soignante, psychologique, et de réhabilitation psychosociale"
...
dont
"Sous axe : Le risque suicidaire
La poursuite des travaux en termes de prévention et de repérage du
risque suicidaire a été identifiée comme axe de travail aussi bien dans
le cadre du PTSM que dans la phase d’autodiagnostic du Projet
d’établissement. Cette thématique fait à ce titre l’objet d’une action
générale et transversale.
Action 2.6 – Repérage, évaluation et prise en charge du risque suicidaire
Objectifs
Améliorer le repérage de la crise suicidaire et l’organisation de la
prise en charge afin d’éviter/de limiter la fréquence des passages à
l’acte.
Favoriser l’écoute/l’accueil des patients présentant des idées suicidaires.
Mieux repérer et prévenir le risque suicidaire et les complications
en lien avec l’auto agressivité qui peuvent faire suite à une
cérébro-lésion.
Descriptif
Systématiser l’utilisation d’une échelle d’évaluation (potentiel suicidaire, urgence et dangerosité)
Rappeler les bonnes pratiques d’évaluation du risque
Mettre en œuvre la stratégie
de l’évaluation et de la prise en charge du risque suicidaire
(reconnaître la crise, évaluer et tracer le potentiel, prendre en charge
et réévaluer)
Promouvoir l’application StopBlues
Organiser la collaboration avec les plateformes associatives d’accueil téléphonique"
Composé d’un manuel, d’un plan de rétablissement et d’un plan de gestion
de crise, ce kit est un outil d’autogestion que peuvent utiliser les
personnes atteintes dans leur santé psychique ou ayant fait l’expérience
de crises dès lors ce qu’elles souhaitent reconstruire des bases
solides et les entretenir durablement. Ses fonctions premières sont de
nourrir l’espoir et de proposer des astuces pratiques pour gagner la
maîtrise de ses vulnérabilités, avancer dans son rétablissement et
promouvoir la santé mentale.
Public cible • Personnes
atteintes dans leur santé psychique souhaitant s’engager activement pour
leur bien-être et leur stabilité, usagères ou non des services de santé
mentale
• Proches, amis ou familles d’usagers des services de santé mentale
• Professionnels travaillant dans les services de psychiatrie et santé mentale
Utilisation pratique • Ce kit peut être utilisé par les usagers, soit dans une démarche individuelle, soit avec des amis, des proches ou dans des groupes d’entraide. • Les pairs praticiens en santé mentale (PPSM – titre suisse équivalent à Médiateur en Santé Pair en France, Peer Support Specialist dans les pays anglosaxons), soignants, travailleurs sociaux ou autres professionnels peuvent le proposer aux usagers et les soutenir dans la démarche, en leur fournissant d’une manière structurée les explications, le soutien et l’accompagnement nécessaires.
Genèse de cette publication Afin de proposer aux usagers francophones un outil d’autogestion personnel qui s’inscrive dans une démarche de rétablissement, « Taking Back Control » d’origine britannique a ététraduit,adapté, édité et imprimé dans le cadre d’un projet partenarial entre pairs praticiens en santé mentale (association Re-pairs), l’Association romande Pro Mente Sana, l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source, Lausanne et la section de psychiatrie sociale du Département de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois.
Dans une phase test, l’outil a été proposé avec succès à des usagers des
Services ambulatoires des Hôpitaux Universitaires de Genève par une
paire-praticienne en santé mentale.
Commande/téléchargement du kit et inscription à la formation ReViM
La version papier du kit contient un manuel relié et deux cahiers de travail dans une enveloppe en plastique.
Cet outil peut être commandé librement en passant par l’adresse e-mail ci-dessous.
Aucune formation n’est obligatoire, toutefois celle-ci est vivement
recommandée pour utiliser cet outil de manière adéquate. Des cours
seront organisés dès 2018.
Prix du kit CHF 30,– ou 28,– CHF (ajustement selon le taux de change).
Le manuel Compte 128 pages et est intitulé « Reprendre sa vie en main ». Il est divisé en huit parties : 1 Introduction à la planification de votre rétablissement 2 Rester stable 3 Composer avec vos hauts et vos bas
4 Rebondir après une crise
5 Poursuivre vos rêves et vos objectifs 6 La résolution de problèmes pour aborder vos difficultés dès leur apparition 7 Prendre soin de vous et apprendre de l’expérience de pairs 8 Élaborer votre « plan de gestion de crise » – décider comment être accompagné en cas de crise
Cahier de travail “Mon plan personnel de rétablissement” Compte 40 pages, déclinées autour des 4 rubriques 1 Mon plan pour rester stable 2 Mon plan pour composer avec les hauts et les bas 3 Mon plan pour rebondir après une crise 4 Mon plan pour poursuivre mes objectifs
Cahier de travail “Mon plan personnel de gestion de crises” Compte 20 pages et comprend 12 parties 1 Comment suis-je lorsque je vais bien ? 2 Symptômes qui indiquent que je suisen période de crise 3 Mes personnes de soutien 4 Affaires d’ordre personnel 5 Médicaments 6 Autres traitements et stratégies 7 Là où je souhaite me trouver en cas de crise 8 Comment m’aider au mieux 9 Mes besoins particuliers 10 Stade à partir duquel ce plan de gestionde crise n’a plus besoin d’être appliqué 11 Lorsque je suis en danger 12 À propos de ce document
Des programmes pour améliorer les habiletés d’adaptation des jeunes dès le primaire
Par Communiqué -
L’École branchée vous invite à découvrir deux programmes scolaires pour les enfants du primaire Passeport : S’équiper pour la vie et Les amis de Zippy.
Évalués et offerts à des fins non lucratives, ces programmes améliorent
les habiletés d’adaptation et sociales des enfants pour les préparer à
faire face aux défis du quotidien et les préparer à l’adolescence.
Reconnu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence de la santé publique du Canada, le programme Les amis de Zippy, destiné aux enfants de 6 et 7 ans, existait déjà. Ilest implanté dans 32 pays à travers le monde et plus d’un million d’enfants y ont participé.
Développé au CRISE-UQAM et financé par l’Agence de la santé publique du Canada, le programme Passeport : S’équiper pour la vie est un nouveau programme qui améliore les habiletés d’adaptation et socialesdes enfants de 9 à 11 ans. Il fait ses débuts au Canada (Québec, Ontario, Manitoba), au Brésil et en Belgique.
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Relever des petits défis aujourd’hui pour avoir de grands moyens
demain! C’est l’objectif du nouveau programme scolaire développé par le
Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie
(CRISE) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Appuyé par des données probantes, le programme Passeport : S’équiper
pour la vie améliore les stratégies d’adaptation et les habiletés
émotionnelles des enfants de 9 à 11 ans pour les aider à mieux faire
face aux défis du quotidien et les préparer à l’adolescence. Apprendre à s’adapter pour réduire le stress et la détresse
Un Canadien sur cinq sera affecté par un trouble de santé mentale au
cours de sa vie. Les statistiques révèlent aussi que les Canadiens de 15
à 24 ans sont le groupe d’âge le plus touché par la dépression et que
22 % des 13- 18 ans ont pensé au suicide dans la dernière année.
Le professeur Brian Mishara du département de psychologie de l’UQAM
est clair : « Les personnes qui font des tentatives de suicide
s’adaptent difficilement et composent moins bien avec les défis dans
leur vie. L’incapacité à bien réagir aux problèmes augmente le risque
suicidaire. La promotion d’une bonne santé mentale, c’est important! Je
rêve qu’un jour, la prévention du suicide ne soit plus nécessaire car
les personnes auront les habiletés pour surmonter les épreuves sans
devenir suicidaire. »
En effet, les personnes qui possèdent un plus grand répertoire de
stratégies d’adaptation ont plus de ressources pour faire face au
stress, vivent moins de détresse à long terme et surmontent mieux les
épreuves de la vie.
Le programme Passeport : S’équiper pour la vie diversifie les
stratégies d’adaptation des enfants de 9 à 11 ans pour les aider à
s’adapter aux difficultés vécues. En enseignant ces habiletés dès le
primaire, les enfants apprennent à les utiliser au quotidien, se sentent
plus compétents pour faire face aux situations stressantes et sont donc
mieux préparés pour l’adolescence et l’âge adulte. Un programme évalué et efficace
Développé au CRISE à l’UQAM sous la direction du professeur Mishara et
financé par l’Agence de la santé publique du Canada, le programme
Passeport : S’équiper pour la vie a été évalué au Québec et en Ontario
auprès d’enfants et d’enseignants. Les résultats démontrent des effets
positifs sur les enfants, le climat de classe et les conditions liées à
la réussite éducative.
En améliorant les habiletés émotionnelles et d’adaptation des
enfants, ceux-ci sont mieux outillés pour gérer le stress, souvent
responsable des difficultés d’apprentissage et des troubles de
comportement au primaire. Le programme stimule aussi l’empathie et
l’entraide chez les enfants et favorise des relations plus
satisfaisantes entre eux et avec les enseignants, des facteurs clés de
la réussite et de la persévérance scolaires.
De portée universelle, le programme s’adresse à tous les enfants sans
exclusion. En s’appuyant sur les forces des enfants, il leur apprend à
identifier et à évaluer eux-mêmes des stratégies d’adaptation pour faire
face aux défis de l’amitié, aux injustices, aux changements, aux deuils
et à l’intimidation.
Passeport : S’équiper pour la vie s’appuie sur les mêmes fondements
que le programme pour les enfants de 6-7 ans Les amis de Zippy, reconnu
par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et implanté dans plus de
30 pays. Les deux programmes se démarquent par la pertinence des
thématiques et l’objectivité de leur contenu. Ils sont offerts en
anglais et en français au Canada par le CRISE. Des débuts prometteurs au Canada et au Brésil
En plus des 2 131 enfants qui ont participé à Passeport : S’équiper pour
la vie de 2011 à 2014, c’est plus de 4 000 nouveaux enfants qui
participeront au programme au Québec, en Ontario et au Manitoba en 2017.
Au Manitoba, la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) offre le
programme dans toutes ses écoles primaires depuis 2016 et, en Ontario,
le District School Board of Niagara (DSBN) conduit actuellement un
pilote et prévoit son implantation à l’automne 2017.
Traduit en portugais par un organisme partenaire, le programme
Passeport : S’équiper pour la vie a été implanté en 2016 comme projet
pilote auprès de jeunes adolescents au Brésil. Les résultats
préliminaires sont stupéfiants et les intervenants et médias brésiliens
n’hésitent pas à présenter ce programme comme un moyen efficace pour
réduire l’automutilation chez les jeunes.
Les programmes psychosociaux sont en rupture avec l'enseignement magistral à la française »
Florence Rosier - 30/01/2017
Pour renforcer les compétences psychosociales des élèves, la France expérimente depuis cinq ans des programmes que les pays anglo-saxons ont testés et approuvés depuis déjà trente ans, note Béatrice Lamboy, présidente de l'Association francophone d'éducation et de promotion de la santé.
Béatrice Lamboy,
docteure en psychologie clinique, est présidente de l'Association
francophone d'éducation et de promotion de la santé (Afeps). Elle
enseigne les compétences psychosociales à l'université.
Les
compétences psychosociales (CPS) sont ces ressources intérieures qui
nous aident à vivre en société. Depuis trenteans, les pays anglo-saxons
ont déployé des programmes visant à les renforcer, à l'école notamment.
Qu'en est-il aujourd'hui en France?
Depuis environ cinq ans,
les régions développent de tels programmes. Il y a une prise de
conscience que ces aptitudes sont incontournables pour le bien-être, la
santé mentale et la réussite éducative, mais aussi dans la prévention
des conduites à risque, des violences et des addictions. A l'intérêt
manifeste de nombreuses agences régionales de santé, se joint une
demande croissante de l'éducation nationale. Pour autant, on ne dispose
pas de bilan national. Ce sont encore des expérimentations, des
initiatives locales. Le point d'achoppement reste la rencontre entre le
monde scientifique, qui développe et utilise des programmes validés à
l'international depuis plus de vingt ans, et le monde local francophone,
qui expérimente des approches de terrain.
Quels sont les freins?
Il n'y avait pas de programmes «clés en main» structurés, conçus et
validés en France. Il a donc fallu récupérer des programmes développés
dans des pays anglo-saxons. Depuis 2009, j'ai pu en expérimenter
plusieurs en France. Souvent, ils n'ont pas fonctionné comme nous
l'espérions. Les programmes validés aux Etats-Unis sont culturellement
marqués. Très structurés, ils utilisent des manuels très cadrés qui
peuvent déranger les intervenants français, plus habitués aux échanges
libres ou à la transmission de messages de prévention. Autre frein:
certains de ces programmes sont brevetés. La formation à ces programmes
et l'accès aux supports sont payants. En France, les instances
régionales d'éducation et de promotion de la santé ou l'Afeps ne sont
pas dans cette logique. Nous mettons les programmes que nous développons
à la disposition du plus grand nombre.
Quelles sont les conditions pour que ces programmes soient efficaces?
La qualité de l'adaptation et de l'implantation locale est
déterminante. Il faut aussi que ces interventions soient fidèles au
contenu initial des programmes validés dont elles dérivent. Les
éducateurs qui réalisent ces interventions doivent être bien formés. Il
faut une équipe éducative réceptive. Enfin, il faut une cohérence entre
les pratiques développées avec les enfants et celles mises en oeuvre au
quotidien par les adultes, dans la gestion de la classe ou de la cour de
récréation, par exemple. On conseille généralement que ces programmes
soient intégrés dans une dynamique globale de l'école.
Certaines initiatives, en France, sont parvenues à récupérer le meilleur
des activités des programmes anglo-saxons validés et à les adapter au
contexte français. Facilement utilisables, ces programmes sont très bien
reçus.
L'avenir n'est-il pas dansla formation des professeurs d'école àces compétences?
Bien sûr. Ni l'école ni l'enseignement de la pédagogie ne peuvent faire
l'impasse sur les compétences psychosociales. Mais ce sont des
apprentissages en rupture avec l'enseignement magistral à la française.
On ne peut pas rester dans une transmission verticale des savoirs.
Quand il s'agit d'éduquer à la régulation de la colère, par exemple, on
travaille des savoir-faire, on touche au savoir-être: cela nécessite de
passer par l'expérience, la pratique, les jeux de rôle... L'enseignant
est, de fait, impliqué. Ainsi, intervenir dans les cursus d'enseignement
publics ou privés des maîtres d'école reste un défi. Il n'y a pas
encore de consensus sur les contenus à enseigner ni sur les moyens de
les apprendre.
Ces interventions doivent-elles cibler les quartiers difficiles?
Il a été bien montré que les CPS sont bénéfiques chez tout le monde. Si
elles ne sont pas travaillées à l'école, elles dépendent de
l'environnement familial. Or, dans certaines familles, la gestion des
émotions et des relations aux autres est problématique. Il y a là une
source d'inégalités énorme.
Le renforcement de ces compétences
est destiné à tous, dans une logique de bien-être et de réussite
éducative. Il a même été montré que l'insertion professionnelle et le
bien-être au travail étaient meilleurs chez les adultes qui en ont
bénéficié dans l'enfance. C'est un enchaînement vertueux qui est
impressionnant. Quel est l'âge idéal pour renforcer ces compétences ?
L'idéal
serait de commencer très tôt. Dès 10 ans, les enfants ont acquis des
modalités de relation aux autres et de gestion de leurs émotions. Dans
le Val d'Oise, avec l'Afeps, nous développons un programme expérimental
en crèche, pour les 2-4 ans, en nous inspirant de ce qui se fait à
l'étranger, notamment au Québec. Prenons l'exemple du rapport aux
émotions. On a tendance, en France, à avoir peur de ses émotions, à s'en
couper, surtout quand il s'agit de la tristesse ou de la colère. Le
fait de refuser cette expérience émotionnelle est culturel. Pour autant,
on peut travailler, chez le tout petit, le fait d'être à l'aise avec ce
type d'émotions. Apprendre à les reconnaître, les accepter, les réguler
peut avoir beaucoup d'impact pour soi-même et pour les relations avec
les autres. Ces apprentissages favoriseront l'entrée à l'école
maternelle et pourront être utiles tout au long de la vie. http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/01/30/les-programmes-psychosociaux-sont-en-rupture-avec-l-enseignement-magistral-a-la-francaise_5071754_1650684.html
Action de promotion de la santé mentale auprès des Animatrices
du Réseau des Relais Assistantes Maternelles du Nord de la Vienne
LE PROJET : Constituer et créer « une mallette pédagogique »
source Colloque "Pourquoi développer les
compétences psychosociales de la petite
enfance à l'adolescence"
7 janvier 2015,
Lycée Saint Jacques de Compostelle, Poitiers de l'IREPS
Page 111 : Action de promotion de la santé mentale auprès des Animatrices
du Réseau des Relais Assistantes Maternelles du Nord de la Vienne.
LE PROJET : Constituer et créer « une mallette pédagogique »
Les acteurs de ce projet :
• La Coordination territoriale prévention du suicide , promotion de la santé mentale du
Centre Hospitalier Henri Laborit.
• Un groupe de travail avec les animatrices des relais assistantes maternelles du Réseau
Nord Vienne, un conteur professionnel un illustrateur-infographiste se réunit 6 fois par
an pour construire ensemble les ouvrages (l’écriture et l’illustration des histoires).
• Des assistantes maternelles volontaires pour la création de fiches pratiques.
Les partenaires :
Pourquoi ce projet ?
Plusieurs Constats :
• Chez les adolescents, 15 % des 11-18 ans vont très mal.
• Le suicide demeure la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans en France.
• En France, près de 10 % des tentatives de suicide accueillies sont réalisées par des
enfants âgés de 8 à 11 ans.
• La région Poitou-Charentes est en situation de surmortalité.
Les travaux de recherche mettent notamment en lumière :
- l’importance d’intervenir de façon précoce, la nécessité de développer les
compétences psychosociales particulièrement des enfants et des jeunes
- et le besoin de soutenir les parents dans leur rôle éducatif.
Ce qui existe :
Un programme canadien « les amis de Zippy » vise le développement des
compétences d’adaptation par les enfants de 5 à 7 ans en six modules. Six
histoires autour de Zippy, un insecte domestiqué, l’ami d’un groupe
d’enfants qui vivent des situations de vie de tous les jours.
Contenu des 6 modules
Module 1: Les sentiments
– Séance 1: être triste, être heureux
– Séance 2: être en colère
– Séance 3: être jaloux
– Séance 4: être nerveux
Module 2 : La communication
– Séance 1: améliorer la communication
– Séance 2: écouter
– Séance 3: qui peut nous aider
– Séance 4: dire ce qu’on veut dire
Module 3 : Établir et mettre fin à des relations
– Séance 1: comment garder ses amis
– Séance 2: briser la solitude et le rejet
– Séance 3: comment résoudre les conflits
– Séance 4: comment se faire des amis
Module 4: La résolution des conflits
– Séance 1: identifier une bonne solution
– Séance 2: l’intimidation et les menaces
– Séance 3: résoudre les problèmes
– Séance 4: aider à résoudre des conflits
Module 5 : Les changements et les pertes
– Séance 1: changements et pertes font partie
de la vie
– Séance 2: s’adapter aux changements
– Séance 3: s’adapter aux pertes
– Séance 4: ce qu’on apprend des
changements et des pertes
Module 6 : On s’adapte
– Séance 1: divers façons de s’adapter
– Séance 2: comment aider les autres
– Séance 3: s’adapter à de nouvelles situations
– Séance 4: la fête
Objectifs du projet : Promouvoir la santé, prévenir les problèmes émotionnels, relationnels,
comportementaux et de développement chez les enfants en améliorant les
connaissances, les capacités, la confiance en soi et l’autonomie des parents.
Créer une mallette pédagogique destinée à être utilisée par les animatrices des Relais
au cours des ateliers qu'elles mènent avec les assistantes maternelles et les enfants
qui fréquentent régulièrement chaque RAM (Relais Assistantes Maternelles).
Constitution de cette mallette :
12 histoires écrites autour de 6 modules
• 12 livres pour les 0-3 ans (avec beaucoup d'illustrations plus
adaptées aux enfants.
• 6 livres pour les 3-6 ans reprenant les thèmes abordés pour
chaque module.
• Un enregistrement sonore viendra compléter les ouvrages.
• Créations de fiches pratiques d'ateliers pouvant être utilisées
auprès des enfants pour enrichir les histoires lues. Elles
viennent illustrer les thèmes abordés proposant des
exercices et des jeux .
Perspectives
Faire une phase d'utilisation et d'évaluation de son impact chez les enfants.
Par la suite, nous envisageons une extension aux 37 relais assistantes
maternelles de la Vienne existant ce jour (en lien avec la CAF, la MSA, la PMI
et le Conseil Général). De plus d'autres structures petite enfance (crèches,
halte-garderies) peuvent être intéressées par ce projet. Il pourrait
éventuellement s'étendre aux écoles maternelles (en lien avec le rectorat).