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vendredi 12 août 2022

MàJ INSTRUCTION N° DGS/SP4/2022/171 du 6 juillet 2022 actualisant l’instruction n° DGS/SP4/2019/190 du 10 septembre 2019 et relative à la stratégie nationale de prévention du suicide

INSTRUCTION N° DGS/SP4/2022/171 du 6 juillet 2022 actualisant l’instruction n° DGS/SP4/2019/190 du 10 septembre 2019 et relative à la stratégie nationale de prévention du suicide

dans Bulletin officiel Santé - Protection sociale - Solidarité n° 2022/16 du 29 juillet 2022

Observation – Instruction à la page 65.

Instruction DGS/SP4/2022/171 du 6 juillet 2022 actualisant l’instruction n° DGS/SP4/2019/190 du 10 septembre 2019 et relative à la stratégie nationale de prévention du suicide

 
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Article sur le sujet

Prévention du suicide : un renforcement des dispositifs attendu

11.08.22 Mise à jour le 12.08.22 https://www.infirmiers.com*

Dispositif VigilanS, numéro national, formation des professionnels, évolution des modes de gouvernance…, le gouvernement entend renforcer sa politique de prévention du suicide aussi bien au niveau national que régional. 

Développer des synergies entre les différents acteurs est l'un des axes principaux de la stratégie nationale de prévention.

Provoquer une cassure significative de la courbe du taux de suicides en France d’ici 2027 : c’est l’ambition présentée par le gouvernement dans une instruction diffusée auprès des Agences régionales de santé (ARS) et paru dans le Bulletin officiel Santé, Protection Sociale, Solidarité du 29 juillet. Avec, comme objectif affiché, la réduction d’au moins 10% du nombre d’hospitalisations pour tentative de suicide dans chaque région, pour arriver à un total national de moins de 80 000 hospitalisations.
Faire évoluer la stratégie nationale

Le document s’inscrit surtout dans un contexte particulier. D’une part, la crise sanitaire s’est révélée un catalyseur sur les problèmes de santé mentale. Et d’autre part, elle fait suite aux Assises de la psychiatrie qui se sont déroulées en septembre 2021, et qui ont contribué à dresser un état des lieux de ce domaine du soin. En découle la nécessité de renforcer la stratégie nationale de prévention du suicide (SNPS) et d’accompagner sa mise en œuvre grâce aux acquis réalisés depuis 2018 et l’inscription de la prévention du suicide dans la feuille de route santé mentale et psychiatrie*.

Le gouvernement entend ainsi mobiliser un certain nombre d’actions, à commencer par préciser les modes de gouvernance de cette stratégie et leurs différents échelons. À la Direction générale de la santé échoit le pilotage au niveau national, tandis que les Agences régionales de santé (ARS) se voient confier celui à l’échelle régionale. À cet égard, précise-t-il, les instances de pilotage doivent s’ouvrir à davantage d’acteurs : représentants de services d’aide à distance en santé spécialisés, référents des centres répondants du 3114, représentants de la direction de la communication des ARS, coordinateurs de projets territoriaux de santé mentale (PTSM) ou de conseils locaux de santé mentale (CLSM), etc. Le texte insiste par ailleurs sur l’importance de développer une approche multisectorielle de la SNPS en élargissant les partenariats entre les secteurs sanitaire et médico-social, mais aussi éducatif, associatif, judiciaire… Et ce, dans une logique de coopération coordonnée qui suppose une juste répartition et une mise en complémentarité des rôles et des attributions de chaque acteur en fonction de ses compétences et de ses responsabilités.
Montée en charge des dispositifs d’intervention

Vient ensuite l’appel à renforcer les outils déjà présents sur le territoire, et notamment le dispositif VigilanS et le numéro national de prévention du suicide, le 3114, entré en fonctionnement le 1er octobre 2021. L’instruction demande ainsi l’extension de VigilanS à l’ensemble du territoire, afin d’augmenter le nombre de personnes prises en charge après une tentative de suicide, et l’inclusion au sein du dispositif des patients par l’ensemble des services d’urgences. En avril 2022, celui-ci était déployé dans 17 régions (dont 4 d’Outre-Mer) et 78 départements. Les nouvelles équipes devront se composer d’un psychiatre et de deux répondants, ceux-ci pouvant être au choix des infirmiers ou des psychologues. Pour les autres, il s’agit de les renforcer avec l’adjonction d’un cadre de santé, qui permet de fluidifier l’organisation du travail et contribue à la bonne intégration de VigilanS au sein d’un établissement de santé.

Les chiffres en France
Si le taux de suicide en France est en baisse constante depuis 2000,
• Il demeure à 12,5 pour 100 000 habitants, contre 10,8 pour la moyenne européenne.
• Le nombre de tentatives de suicide par an est, lui, d’environ 200 000.
• Elles entraînent 100 000 hospitalisations et 200 000 passages aux urgences.
• 75% des récidives ont lieu dans les 6 mois suivent une tentative de suicide.

Le prévention en première ligne

Il est également impératif que ce dispositif s’articule avec le 3114, dont les enjeux sont différents. Si VigilanS intervient en effet auprès des personnes ayant fait une tentative de suicide, le rôle du 3114 est bien préventif, avec notamment l’évaluation du risque suicidaire et la désescalade de la crise suicidaire. Une fusion ou une substitution des dispositifs ne sont pas possibles », note l'instruction, mais des mutualisations d’équipes peuvent être mises en place pour gagner en efficience et en attractivité grâce à une variété des missions. Une articulation qui pourrait également passer par la mise en place d’instances de suivi partagées. Il est enfin précisé que le 3114 a aussi pour vocation d’intervenir en postvention, soit après un suicide, en soutien aux proches endeuillés, famille et amis pouvant être exposés à des risques suicidaires accrus.

13 centres régionaux répondants existent actuellement, et de nouvelles structures sont appelées à voir le jour entre 2022 et 2023 pour parvenir, à terme, à 17 centres opérationnels. Outre leurs missions d’accueil, d’évaluation du risque et d’intervention, les équipes de répondants, composées d’infirmiers ou de psychologues placés sous la supervision d’un psychiatre, sont chargées d’orienter les usagers vers les services d’aide ou de soins adaptés mais aussi d’intervenir auprès des professionnels de santé confrontés à des problématiques liées au suicide ou à sa prévention. En février 2022, 4 mois après sa mise en place, le 3114 recensait 34 000 appels.
Quid de la formation des soignants ?

La montée en charge de ces dispositifs est étroitement conditionnée par le renforcement de la formation des soignants qui sont amenés à y participer, insiste de plus l’instruction. Dans le cas de la prévention du suicide, il s’agit de structurer le repérage des personnes à risque pour leur proposer le plus précocement possible des solutions adaptées et, si nécessaire, un accompagnement vers le soin. 31 formateurs nationaux ont pour mission de former des formateurs régionaux, présents dans les ARS, qui interviennent à leur tour auprès des professionnels de santé. Sera également mise en place une formation spécifique au dispositif sentinelle, qui consiste en l’identification, la formation, l’accompagnement et la mise en réseau d’un ensemble de sentinelles au service du repérage des individus susceptibles de présenter un risque suicidaire et de leur orientation vers un dispositif d’évaluation et/ou de soins. Le document met également l’accent sur l’intérêt de promouvoir la formation de secourisme en santé mentale, perçue comme un outil de sensibilisation globale, toujours en articulation avec les autres modules de formation en prévention du suicide.

L’ensemble des dispositifs et des actions mis en place feront enfin l’objet d’évaluations, grâce à un certain nombre d’indicateurs définis : nombre de personnes incluses par an et par région ou part des services d’urgences réalisant des inclusions au sein de VigilanS, nombre de plans de postvention lancés par les régions dans la prévention de la contagion suicidaire, ou encore nombre de centres régionaux répondants opérationnels à temps complet pour le 3114.

*Consulter la feuille de route sur le site du ministère de la Santé

Audrey ParvaisJournaliste audrey.parvais@gpsante.fr

https://www.infirmiers.com/actualites/actualites/prevention-du-suicide-un-renforcement-des-dispositifs-attendu.html

samedi 31 juillet 2021

MàJ CIRCULAIRE N° DGS/SP4/DGOS/2021/122 du 7 juillet 2021 relative à la mise en place du numéro national de prévention du suicide dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide.

CIRCULAIRE N° DGS/SP4/DGOS/2021/122 du 7 juillet 2021 relative à la mise en place du numéro national de prévention du suicide dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide.

Date d’application : immédiate

NOR : SSAP2117972J Classement thématique : santé publiqueValidée par le CNP le 11 juin 2021 – Visa CNP 2021-71

https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45209


Article sur le sujet
Numéro national de prévention du suicide : les premiers centres régionaux répondants seront opérationnels le 10 septembre


Publié le vendredi 30 juillet 2021 https://www.encephale.com*

PARIS, 28 juillet 2021 (APMnews) - Dans le cadre de la mise en place du numéro national de prévention du suicide, les premiers centres régionaux de réponses aux usagers seront opérationnels à partir du 10 septembre, est-il indiqué dans l'annexe d'une circulaire publiée mi-juillet.

La mise en place d'un numéro unique national de prévention du suicide (2NPS), prévue de longue date, constitue l'un des axes de la stratégie nationale de prévention du suicide et l'une des actions du Ségur de la santé conclu en juillet 2020.

La circulaire, publiée le 28 juillet 2021, "a pour objet d'accompagner les agences régionales de santé (ARS) dans la mise en place du numéro national de prévention du suicide", est-il détaillé dans son résumé. Sont annexés le plan de déploiement du 2NPS, daté de mai 2021, et la liste des centres sélectionnés.

Le ministère de la santé rappelle tout d'abord les "objectifs opérationnels" du 2NPS, au premier rang desquels "permettre aux personnes suicidaires d'accéder rapidement par téléphone ou par tchat à un service professionnel d’écoute, d’information, d’évaluation, d’intervention et d’orientation, 24h/24 et 7 jours/7".

Ce dispositif pourra également "prendre en charge les appels que les régulateurs du centre 15 ou d'autres dispositifs d'aide à distance ont identifiés comme relevant de la prévention, de la prise en charge ou de l’orientation des personnes suicidaires", "apporter des conseils à l'entourage des personnes suicidaires et aux professionnels non soignants", "apporter des conseils et des avis spécialisés aux professionnels soignants" et "faire le lien avec les structures relais de prévention du suicide du champ social, médico-social et associatif".

Dans le plan de déploiement, annexé à la circulaire, il est annoncé que le pôle national (équipe en charge de son déploiement, voir paragraphe "La gouvernance du numéro national" ci-dessous) "s'est engagé à un lancement du 2NPS au 10 septembre 2021, journée internationale de prévention du suicide".

En septembre, le dispositif doit donc "répondre aux exigences opérationnelles suivantes", est-il listé dans le corps de la circulaire: "réponse réactive 24h/24 et 7j/7", "couverture de l’ensemble du territoire national (métropole et outre-mer)", "réponses assurées en termes d’accueil, d’évaluation, d’orientation et d’intervention, avec une priorité donnée à la prise en charge des situations de crise" et "articulation avec les ressources locales, régionales et nationales".
17 centres régionaux, répartis selon "deux types"

Le pôle national explique dans son plan de déploiement avoir renoncé "à l'option d'une plateforme unique et centralisée de répondants", mais d'avoir plutôt opté pour le modèle "d'antennes de réponses décentralisées" (17 au total).

"Afin de répondre au mieux à la cinétique présumée des appels et des sollicitations (pic d’activité attendu entre 17h et 23h), mais aussi de s’inscrire dans un calendrier de déploiement réaliste", le pôle national du dispositif prévoit dans son plan de déploiement la création de "deux types" de centres régionaux: ceux ouverts 24h/24 et les "centres régionaux 'de jour' ", qui "assurent leurs missions techniques 7 jours/7 sur les mêmes tranches horaires que celles du dispositif Vigilans" .

Dès la fermeture des centres régionaux de jour, "les appels sont transférés à l'antenne 24/24 de la zone concernée", est-il précisé.

A terme, le pôle national prévoit que chaque région dispose d'un centre régional, selon la répartition suivante :
13 centres de jour dans les villes de 11 régions (Angers, Rouen, Nancy, Paris, Besançon-Dijon, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux, Poitiers, Ajaccio, Marseille, Tours et enfin La Réunion -validation en cours- pour la Réunion et Mayotte)
et quatre centres 24/24 (Lille, Brest, Montpellier et un en outre-mer, pour lequel la décision de localisation est en attente).

Les centres ne devraient pas être tous ouverts au 10 septembre, est-il précisé dans le plan de déploiement, daté de mai 2021 : le "diagnostic de chaque configuration locale ne nous permet de nous prononcer que sur l'ouverture de huit [centres régionaux] au 10 septembre 2021 (7 en métropole et 1 dans les DOM-TOM)". Les autres régions devraient ouvrir leurs centres dans les mois qui suivent.

Dans le cadre de la mise en place de ces centres, le rôle des ARS sera d'"organiser la mise en oeuvre stratégique et opérationnelle des centres régionaux", de "s'assurer que les professionnels répondants bénéficieront d'une formation socle", de "contribuer à la réalisation d’un répertoire des ressources territoriales", de "relayer la communication auprès des partenaires et usagers potentiels", d'"inviter les lignes d’écoute présentes sur [leur] territoire à signer un protocole d’articulation avec le pôle national et les centres répondants", est-il détaillé dans la circulaire.
Une seconde délégation de crédits début 2022

"Bien qu’une montée en charge progressive soit à prévoir", le pôle national profite "de la plasticité organisationnelle et institutionnelle qu’offre le déploiement initial du 2NPS" pour proposer "un calibrage d’emblée des CR sur le rythme de croisière attendu de 500.000 à [1 million] d’appels" annuels au niveau national.

"Par conséquent, la composition des centres, leurs effectifs, la durée et le roulement des postes de travail des répondants seront d’emblée configurés dans leur format final", complète-t-il.

Dans le corps de la circulaire, le ministère rappelle qu'"une première délégation de crédits de 3,1 M€ [millions d'euros], soit 175.000 € par région", a été envoyée aux ARS, lors de la première circulaire budgétaire de l'année, datée d'avril 2021.

"Cette première dotation correspond aux frais de fonctionnement des plateformes régionales pour les trois premiers mois de service", précise-t-il. A ces financements régionaux s'ajoutent 2,9 M€ versés au pôle national.

Le ministère annonce qu'"une seconde délégation de crédits" sera versée lors de la première circulaire budgétaire de 2022 "pour couvrir le fonctionnement annuel des 17 antennes régionales et les dépenses d'investissements en équipements", précisant que "les montants précis sont encore en cours de validation".
La gouvernance du numéro national

Selon la circulaire, la gouvernance relative à la mise en place du 2NPS est composée de trois niveaux :
Les équipes régionales, chargées d’assurer la réponse aux usagers de la ligne téléphonique et du tchat, seront animées et coordonnées par le "pôle national". Ce dernier a été sélectionné à la suite d'un appel à projets. La candidature du CHU de Lille "associant de nombreux partenaires de la prévention du suicide" avait été retenue.
"Au niveau national, le projet est suivi par un comité de pilotage, composé de la direction générale de la santé (DGS, secrétariat), la direction générale de l’offre de soins (DGOS), la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), le secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales (SGMAS), la délégation ministérielle santé mentale et psychiatrie, Santé publique France et le coordonnateur national du pôle national, qui valide l’ensemble des orientations stratégiques du numéro national de prévention du suicide proposées par le pôle national."
Au niveau régional, le déploiement du numéro national s'inscrit dans la stratégie régionale de chaque ARS, estime le ministère. Il appartient donc à ces dernières "de décider de l'opportunité de mettre en place une instance spécifique de suivi de la création du centre répondant de [la] région, ou d'inscrire ce suivi dans une instance globale de pilotage de la stratégie régionale".

Le ministère précise qu'une "une instruction-cadre révisant l’instruction du 10 septembre 2019 portant sur l’ensemble des axes de la stratégie nationale de prévention du suicide et leur pilotage sera élaborée début 2022 une fois le numéro national bien implanté".

Circulaire N°DGS/SP4/DGOS/2021/122 du 7 juillet 2021 relative à la mise en place du numéro national de prévention du suicide dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide

Source : AFP

Source https://www.encephale.com/Actualites/Breves/2021/Numero-national-prevention-suicide-premiers-centres-regionaux-repondants-operationnels-10-septembre 

vendredi 12 mars 2021

Prévention du suicide : le CHU de Lille coordonne la mise en place d’un numéro national


Prévention du suicide : le CHU de Lille coordonne la mise en place d’un numéro national

Rédigé par Rédaction le Vendredi 12 Mars 2021

Prévue par le Ségur de la santé, la création d’un numéro national de prévention du suicide se met progressivement en place. Le CHU de Lille a été choisi pour le déploiement opérationnel de ce numéro qui devrait voir le jour le 10 septembre prochain, journée internationale de prévention du suicide.

Dans la continuité de la Feuille de route santé mentale et psychiatrie de 2018, le Ségur de la santé, dont les conclusions ont été rendues en juillet 2020, a confirmé la volonté de mettre en service pour l’ensemble de la population française un numéro de prévention du suicide. Suite à un appel à projet publié le 8 décembre 2020, le CHU de Lille a été désigné comme pôle national en charge du déploiement opérationnel de ce numéro dédié. Cette première étape lance les travaux d’un numéro national, qui verra le jour le 10 septembre 2021, à l’occasion de la journée internationale de prévention du suicide.

« Le suicide peut être lié à certaines pathologies psychiatriques, mais il est également révélateur de problématiques individuelles, sociales ou encore économiques », rappelle le CHU dans un communiqué. « Dès lors que ces facteurs multiples se conjuguent, ils peuvent mener une personne vers une période de vulnérabilité et de déséquilibre psychique. Il importe donc de considérer la personne dans sa globalité pour appréhender les idées suicidaires ; elles traduisent, en effet, l’état d’une personne en grande souffrance psychique. »

Mise en place d’une stratégie globale

Pensé par l’équipe du Pr Pierre Thomas – chef du pôle de psychiatrie, médecine légale et médecine en milieu pénitentiaire du CHU de Lille – le futur numéro national de prévention du suicide s’appuiera donc sur le déploiement d’une stratégie « globale », dont le numéro dédié sera l’une des portes d’entrée. Le numéro dédié permettra donc de potentialiser : l’action de l’ensemble des acteurs mobilisés, au sein de chaque territoire, les interventions ciblées menées à l’échelon individuel et celles menées à l’échelon collectif ainsi que les connaissances issues de champs de savoir différents.

Derrière le téléphone et le tchat, 24h/24, 7j/7, des professionnels spécifiquement formés assureront des missions d’écoute, d’évaluation, d’orientation et d’intervention. En plus de contribuer à la correction des inégalités territoriales et de désengorger les services d’urgence, le numéro unique de prévention du suicide répondra à un spectre large de sollicitations : des personnes ayant des idées suicidaires, depuis les premières idées de mort jusqu’à l’acmé de la crise ; les proches, l’entourage, les médecins généralistes... éprouvant de l’inquiétude pour une personne ; les endeuillés par suicide et les personnes exposées à un suicide ; ou encore les institutions impactées par le suicide d’un de leurs membres. 


https://www.hospitalia.fr/Prevention-du-suicide%C2%A0-le-CHU-de-Lille-coordonne-la-mise-en-place-d-un-numero-national_a2578.html

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Le 29/03/2021
Bientôt un numéro national de prévention du suicide
Le Reportage de la rédaction par Cécile Bidault
Le CHU de Lille a été choisi par le gouvernement pour coordonner la création du futur numéro national de prévention du suicide. Un numéro de téléphone qui sera activé le 10 septembre 2021. Il pourra être appelé par des personnes qui ont des idées suicidaires, et leur entourage. Dépression•

Alors que les questions de santé mentale et de détresse psychologique sont revenues en force dans le débat public avec la pandémie de Covid-19 et les confinements, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un numéro national de prévention du suicide. Il sera activé le 10 septembre prochain, date de la journée mondiale de prévention du suicide et il sera coordonné par le centre hospitalier universitaire de Lille.

Ce numéro d'appel sera une porte d'entrée pour toute personne ayant des idées suicidaires, ou inquiète pour l'un de ses proches : au bout du fil, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, des soignants pour écouter, orienter vers des soins, voire déclencher une intervention s'il y a urgence.

Reportage de Cécile Bidault de France Bleu Nord.
Pour les personnes en détresse et leurs proches

Le professeur Pierre Thomas est le chef du pôle de psychiatrie du CHU de Lille, qui est en train de conceptualiser et d'organiser cette ligne d'écoute.
Le CHU de Lille a été choisi par le gouvernement pour coordonner la mise en place d'un numéro de téléphone de prévention du suicide• Crédits : Cécile Bidault - Radio France

"Le but est que chaque personne qui a dans l'idée de se suicider puisse joindre ce numéro pour avoir des recours", explique le professeur Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie du CHU de Lille, mais aussi des proches, des professionnels. Ça peut être le médecin généraliste, un enseignant, ou même un entraîneur de foot qui remarque qu'un de ses gars ne va pas bien. L'idée est de proposer des ressources à tout un chacun qui se poserait des questions, pour lui ou pour autrui.
Prise de conscience

Avec 8 500 décès chaque année, et 200 000 tentatives, la France est l'un des pays d'Europe où le taux de suicide est le plus élevé. Près de 5% de la population a pensé à passer à l'acte au cours des 12 derniers mois, selon Santé Publique France.

Pourtant, cette terrible situation n'est pas une fatalité : d'après Pierre Thomas, avec les ressources nécessaires, on peut améliorer ces statistiques. Et donc sauver des vies.

Le suicide est une cause de décès évitable. L'expérience a montré qu'il s'agit souvent d'une crise suicidaire, et qu'il suffit de rompre cette crise, recréer un lien, pour retrouver le sens de la vie.
CHU reconnu comme expert dans ce domaine

Il y aura des plateformes dans chaque région, sur le modèle en cours de développement à Lille. Car le CHU est reconnu en la matière : il existe plusieurs programmes de prévention du suicide, notamment Vigilans, qui consiste à garder le contact avec des personnes ayant déjà fait une tentative, pour empêcher les récidives. Ou Papageno, qui lutte contre la propagation suicidaire et tente d'améliorer la manière dont l'information circule sur les suicides.

Ce futur numéro sera une nouvelle étape dans la prévention.

Charles-Edouard Notredame, psychiatre au CHU de Lille, coordinateur adjoint du projet :

Les préoccupations ne sont pas récentes, ça fait un moment qu'on y réfléchit. La crise actuelle suscite beaucoup d'inquiétudes par rapport à la santé mentale, donc il y a probablement eu un effet catalytique sur le lancement de ce nouveau projet, très attendu.

Le numéro de cette ligne téléphonique de prévention du suicide reste à définir, il devra être simple à retenir, à trois ou quatre chiffres, et accessible à chacun, quel que soit son handicap.
https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/bientot-un-numero-national-de-prevention-du-suicide

jeudi 28 janvier 2021

La nouvelle commission nationale de la psychiatrie est lancée

La nouvelle commission nationale de la psychiatrie est lancée

La Commission nationale de la psychiatrie a été lancée le 18 janvier, selon Katia Julienne, Directrice générale de l’offre de soins (DGOS), qui précise dans un tweet : «Son rôle est d’accompagner les acteurs de la santé mentale dans leurs missions de prévention, de soin et de réponse aux besoins de la population santé. » Présidée par M. Lejoyeux, Pr de psychiatrie et d’addictologie, cette commission remplace le comité de pilotage de la psychiatrie. Communiqué de la DGOS.

Katia Julienne, Directrice générale de l’offre de soins, a procédé lundi 18 janvier à l’installation de la Commission nationale de la psychiatrie, en présence de Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé. Cette instance remplace le Comité de pilotage de la psychiatrie qui ne s’était plus réuni depuis l’été 2020.

L’objectif de cette nouvelle instance est d’engager le plus rapidement possible, avec l’ensemble des acteurs, les travaux nécessaires pour traiter les sujets les plus urgents, tels que la question de la psychiatrie dans la crise Covid ou encore les textes encadrant les pratiques d’isolement et de contention, mais également pour faire avancer des réformes de fond, notamment celles du financement et des autorisations en psychiatrie. Cette commission se mobilisera naturellement pour donner suite aux annonces du Président de la République sur la tenue d’« assises de la psychiatrie et de la santé mentale », sur sa volonté de renforcer le soutien à la pédopsychiatrie ou encore sur l’accélération de la prise en charge des consultations de psychologues.

Présidée par le Pr Michel Lejoyeux, cette commission a une composition large qui reflète la grande diversité des acteurs du soin psychiatrique de l’adulte, de l’adolescent et de l’enfant : 

  • Usagers et familles : Fédération Nationale des Patients en Psychiatrie (FNPSY), Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM)
  • Fédérations et conférences : Association Nationale des Psychiatres Présidents et Vice-Présidents de Commissions Médicales d'Etablissement des Centres Hospitaliers (ANPCME)
  • Agence régionale de santé : 1 DG ARS
  • Conseil national des universités : section psychiatrie et section pédopsychiatrie
  • Sociétés savantes en psychiatrie
  • Syndicats des psychiatres
  • Représentants des professions : IDE, psychologues
  • Secteur social et médico-social
  • Médecine générale
  • Etudiants en psychiatrie
  • Personnes qualifiées
  • Représentants des personnels non médicaux
  • Partenaires : HAS, Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Commission départementale des soins psychiatriques (CDSP)
  • Ordres professionnels: médecin, pharmacien, IDE
  • INSERM

Elle s’appuiera pour la conduite de ses travaux sur des sous-commissions thématiques, qui constitueront des lieux d’expertise et seront forces de propositions :

  • Offre hospitalière et ambulatoire privée et publique, parcours et qualité des soins, acteurs du soin
  • Société, éthique, information épidémiologie
  • Liens psychiatrie et spécialités médicales
  • Accès aux soins, parcours de soins, soins non programmés, urgences, suicidologie
  • Psychiatrie, psychologie, psychothérapies
  • Recherche
  • Pédopsychiatrie
  • Addictologie et psychiatrie
  • Psychiatrie médico-légale
  • Droit des malades, place du patient, de la famille et des accompagnants
  • Psychotropes

Par ailleurs, afin de garantir le caractère concret et opérationnel des propositions qui seront issus de ces travaux, le Dr Radoine Haoui coordonnera un Groupe opérationnel de psychiatrie, fonctionnant sur saisine de la DGOS et dont les missions complémentaires à celle de l’instance plénière seront, d’une part d’accompagner la mise en œuvre des réformes par les acteurs de terrain, et d’autre part d’apporter un appui organisationnel et fonctionnel aux établissements dans certaines situations spécifiques ou complexes.

Les défis du secteur de la psychiatrie sont nombreux : prendre en compte l’exigence de mieux repérer, mieux prendre en charge et de façon plus précoce les troubles psychiques, en étant plus accessible sur l’ensemble des territoires tout en renforçant le travail partenarial avec l’ensemble des autres acteurs qui interviennent dans les parcours de soins et de vie des personnes concernées, et de contribuer à leur insertion sociale et à leur réhabilitation. La mise en place de cette nouvelle Commission doit permettre d’y répondre de façon opérationnelle, efficace et concertée avec l’ensemble des partenaires

• Courrier de la DGOS, 21 janvier 2021.

https://www.santementale.fr/actualites/la-commission-nationale-de-la-psychiatrie-est-lancee.html

samedi 23 janvier 2021

Olivier Véran veut engager « une refondation profonde et solide » de la santé mentale

 Olivier Véran veut engager « une refondation profonde et solide » de la santé mentale

Dans un discours diffusé en vidéo au Congrès de l'Encéphale le 21 janvier, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, annonce une « refondation profonde et solide de la politique de santé mentale et de psychiatrie », en lien avec la dimension psychologique de la crise sanitaire, qui appelle une « mobilisation collective » de grande ampleur. Il a également présenté un bilan d'étape et les perspectives de la Feuille de route santé mentale et psychiatrie. Points clés et extraits.

Bilan et perspectives de la feuille de route santé mentale et psychiatrie

Le Ministre a souligné que la feuille de route (de juin 2018), dont le « Pr Frank Bellivier assure le suivi »  reste le « socle de notre ambition. » Si « la crise sanitaire a retardé certains chantiers, (…) elle a aussi été un accélérateur pour d’autres. »

Revenant sur les objectifs prioritaires pour 2020, parmi les chantiers « emblématiques », il a évoqué :
– le déploiement du dispositif Vigilans (rappel et de suivi des personnes ayant fait une tentative de suicide) s’est poursuivi. Vigilans est actuellement déployé dans 12 régions métropolitaines sur 13, et dans 2 régions d’Outre-mer.  « Près de 15 000 patients ont intégré ce dispositif l’an passé, ce qui est très encourageant et nous invite à aller plus loin. » La mise en place du numéro national de prévention du suicide est annoncé en 2021.
– concernant l'offre de soins et les parcours en psychiatrie, « près de 60 millions d’euros supplémentaires » sont venus soutenir « plus de 100 projets ciblés sur une meilleure articulation entre la ville et le médico-social, ainsi que sur la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. » L’appel à projet de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent sera reconduit à hauteur de 20M€.
– Au titre du Ségur de la santé, « environ 160 postes de psychologues » ont été créés au sein des Centres Médico-Psychologiques. Selon les besoins, ils seront priorisés sur les structures infanto-juvéniles. Par ailleurs, la démarche d’ « aller-vers » les personnes en situation de détresse psychique sera fortement développé « grâce au renforcement des équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP) à hauteur de 10 millions € ».

– En 2021, pour poursuivre le déploiement des actions de la feuille de route, en y intégrant des mesures du Ségur de la santé et tenant compte du contexte, il faut améliorer le repérage précoce : « nous allons financer dans les prochains mois, à hauteur de 12 M€/an pendant 3 ans, prévus dans le Ségur de la Santé, des psychologues au sein des Maisons de Santé Pluri professionnelles (MSP) et des Centres de santé. » Cette mesure annonce « le déploiement d’un dispositif plus ambitieux de première ligne “médecin généraliste-psychologue” ». Dans la même logique, « la prise en charge de consultations de psychologues pour les enfants doit être rendue accessible dès 2022 dans des conditions à définir d’ici l’été ».
Le Ministre a rappelé les enjeux des Projets Territoriaux de Santé mentale, qui réunissent les différents acteurs du parcours. « Mettre en œuvre et avancer, telle est mon exigence, telle est mon obsession ! (…) le Ségur de la santé a prévu le financement dès cette année d’un poste de coordonnateur pour chacun des 104 projets territoriaux. »
– Faire progresser l’insertion et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique est également un enjeu essentiel.
– Concernant les pratiques d'isolement et de contention, O. Véran a rappelé « l'obligation qui nous était faite de mieux encadrer juridiquement » ces mesures. La réforme permet « d’une part, un meilleur contrôle de ces pratiques; et d’autre part, la prise en compte de la réalité de situations cliniques difficiles qui appellent à préserver la santé et la sécurité du patient et des équipes. » Un plan d’accompagnement à cette nouvelle réglementation, assorti à ce stade de 15 M€, est prévu pour permettre aux établissements de se réorganiser, « avec des mesures de formation, des recrutements d’effectifs, et une amélioration des Systèmes d’information. » « Vous n’êtes pas seuls dans cette dynamique d’adaptation », a-t-il souligné, précisant que « le dispositif d’accompagnement montera en charge dans le cadre d’un plan pluriannuel, et j’attends de la commission nationale de psychiatrie qu’elle puisse nous aider à en tracer les contours. »

Trois orientations majeures pour les « bases d'une refondation »
Face aux conséquences de la crise sanitaire, « nous devons  élargir notre ambition et jeter les bases d’une refondation profonde et solide de la politique de santé mentale et de la psychiatrie pour les décennies à venir. » Un renforcement et un enrichissement des actions « autour de 3 orientations majeures » sont proposés.   
– « diversifier l’information et la formation en santé mentale, pour changer le regard de l’opinion publique et lutter contre la stigmatisation, et pour faire entrer la santé mentale dans une culture de la prévention qui soit largement partagée ».
– « renforcer notre attention envers les publics les plus vulnérables » . Sur ce point le Minsitre a insité sur « la prévention et l’accompagnement de l’addiction des jeunes aux écrans. » Sur la base des recommandations du Haut conseil de la santé publique, « une Feuille de route sur la prévention des usages excessifs des écrans pour les enfants » sera lancée.
– « renforcer notre mobilisation autour des objectifs de notre politique de santé mentale tels que je les ai rappelés. »

Cela passe par « une meilleure connaissance des différentes dimensions de la santé mentale et de la psychiatrie » et donc un renforcement de la recherche :
« Santé mentale et psychiatrie sont des axes prioritaires du Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) depuis plusieurs années et nous poursuivrons dans cette direction » ;
• Un nouvel outil pour inciter les établissements universitaires et non universitaires à coopérer pour des actions de recherche et de formation « sera mis en place de au printemps 2021 » ,
• Un programme prioritaire de recherche « Santé mentale et psychiatrie » « sera mis en place prochainement afin d’accélérer le développement de la recherche et d’accompagner les acteurs. »
– Echanges de pratiques. Cette mobilisation passe aussi par une réflexion « ouverte et partagée ». Dans le cadre d'une gouvernace « sereine et constructive », O. Véran compte beaucoup sur la nouvelle commission nationale de la psychiatrie, présidée par le Pr Lejoyeux. Parmi les moments forts pour croiser les points de vue, il a signalé « le sommet international des ministres de la santé mobilisés en faveur de la santé mentale que Paris accueillera en octobre prochain » et « les assises nationales de la santé mentale et de la psychiatrie dont la tenue avant l’été a été appelée de ses vœux par le Président de la République ».

https://www.santementale.fr/actualites/olivier-veran-veut-une-refondation-profonde-et-solide-de-la-sante-mentale.html

lundi 11 janvier 2021

Site du Ministère des Solidarités et de la Santé : rubrique prévention du suicide

Site du ministère des solidarités et de la santé
MàJ de la rubrique 
Santé mentale > La prévention du suicide

La prévention du suicide
08.01.21

La politique de prévention du suicide


La prévention du suicide est un enjeu majeur de santé publique. C’est une priorité pour le ministère des solidarités et de la santé qui l’a inscrite dans l’action 6 de la Feuille de route santé mentale et psychiatrie de 2018. L’objectif de la stratégie nationale de prévention du suicide consiste à mettre œuvre de façon coordonnée dans les territoires un ensemble d’actions intégrées de prévention du suicide qui sont :
le dispositif VigilanS de maintien du contact avec la personne qui a fait une tentative de suicide,
la formation actualisée au repérage, à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire, les actions de prévention de la contagion suicidaire, et la mise en place d’un numéro national de prévention du suicide


Dans cette rubrique

La politique de prévention du suicide

Que faire et à qui s’adresser face une crise suicidaire ?

Le dispositif de recontact VigilanS

La contagion suicidaire

La formation à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire

Le numéro national de prévention du suicide

https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/la-prevention-du-suicide/

samedi 3 octobre 2020

Les mesures du Ségur de la santé ..." Mise en place d’un numéro national de prévention du suicide 24h/24 et 7j/7"

Lutter contre les inégalités de santé - Les mesures du Ségur de la santé

https://solidarites-sante.gouv.fr/*

Budget : 140 millions d’euros

La crise sanitaire a révélé, encore plus qu’elles ne l’étaient déjà, les inégalités de santé. Elle a aussi révélé de manière criante la vulnérabilité psychique de nombreux Français.

Améliorer l’accès aux soins des personnes en situation précaire (100 M€)

- Mise en place en régions d’une gouvernance stratégique de réduction des inégalités, avec des élus, des associations, des usagers, et des experts.
- Consolidation des actions de promotion de la santé des ARS en direction des travailleurs pauvres et des dispositifs prenant en compte les nouvelles conditions de travail dans l’accès au soin.
- Garantir une prise en charge globale (médicale, psychologique, sociale permettant l’accès aux droits et à l’hébergement) grâce à la pluridisciplinarité des équipes à l’hôpital comme en ville :

    • à l’hôpital, renfort des 400 permanences d’accès aux soins de santé (PASS) existantes en temps médicaux et paramédicaux pour améliorer la prise en charge des patients sans droit.
    • En ville, création de 500 nouveaux lits halte soins santé (LHSS) pour l’accueil temporaire des sans-abris et création de 60 centres et maisons de santé participatifs, avec une offre adaptée aux populations des territoires défavorisés, notamment des services de médiation sanitaire et d’interprétariat.
      - Déploiement des démarches d’aller vers pour toucher les populations les plus difficiles à atteindre sur leur lieu de vie (à la rue, en hébergement temporaire, etc.) : PASS mobiles, équipes mobiles psychiatrie précarité, équipes mobiles santé précarité régulées par les SIAO, aller vers des appartements de coordination thérapeutiques, services de soins infirmiers à domicile.

Renforcer le soutien psychologique et psychiatrique (40 M€)

- Mise en place d’un numéro national de prévention du suicide 24h/24 et 7j/7. Ce numéro unique permettra de répondre aux situations de crises suicidaires. Il permettra en outre de soulager le 15 des urgences psychiatriques et d’orienter les usagers vers l’offre de soin locale.
- Renfort de l’offre de soutien psychologique des centres médico-psychologiques (CMP) par le financement de 160 postes de psychologues supplémentaires.
- Déploiement de l’aller vers au travers des 39 cellules d’urgences médico-psychologiques (CUMP) par le recrutement d’infirmières coordinatrices et de psychologues
- Accès à des consultations de psychologues dans des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP)


Pour plus d’informations : consultez les conclusions du Ségur de la santé

 

source https://solidarites-sante.gouv.fr/affaires-sociales/lutte-contre-l-exclusion/lutte-pauvrete-gouv-fr/la-mise-en-oeuvre/article/lutter-contre-les-inegalites-de-sante-les-mesures-du-segur-de-la-sante

jeudi 30 juillet 2020

Ségur de la santé : les conclusions / RENFORCER L’OFFRE DE SOUTIEN PSYCHIATRIQUE ET PSYCHOLOGIQUE DE LA POPULATION

21 juillet 2020
Après la signature des accords du Ségur de la santé qui consacrent 8,2 milliards d’euros à la revalorisation des métiers des établissements de santé et des EHPAD et à l’attractivité de l’hôpital public, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté les conclusions du Ségur de la santé le 21 juillet 2020. Le ministre s’est appuyé sur le rapport remis par Nicole Notat, animatrice du Ségur de la santé, pour retenir des mesures et des orientations fortes afin de poursuivre la modernisation du système de santé en France et d’améliorer le quotidien des soignants ainsi que la prise en charge des patients.
Aux côtés de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales, de Fédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et de Brigitte Bourguignon, ministre Déléguée à l’Autonomie, Olivier Véran a détaillé l’ensemble des mesures retenues des travaux du Ségur de la santé.

Lire la suite https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/segur-de-la-sante-les-conclusions/

Extraits


MESURE 31 RENFORCER L’OFFRE DE SOUTIEN PSYCHIATRIQUE ET PSYCHOLOGIQUE DE LA POPULATION
— Mettre en place un numéro national de prévention du suicide 24h/24 7j/7.

— Recruter 160 psychologues supplémentaires dans les centres médico-psycholo-giques pour un soutien psychologique accessible à tous (financement de postes par e FIR).
— Renforcer « l’aller vers » au travers des cellules d’urgences médico-psychologiques.—Donner accès à des consultations de psychologues en ambulatoire dans des maisons de santé pluri-professionnelles.

Prochaines étapes—Second semestre 2020 : délégation de crédits et élaboration finale du dispositif
—2021-2022 : lancement du dispositif général de première ligne
Retrouver l’ensemble des 33 mesures de conclusion du Ségur de la santé :
pdf Dossier de presse - Conclusions du Ségur de la santé Téléchargement (1.5 Mo)
pdf Discours d’Olivier Véran - Conclusions du Ségur de la santé Téléchargement (498.1 ko)

samedi 25 janvier 2020

Agnès Buzyn annonce 140 M€ supplémentaires pérennes pour la psychiatrie

Agnès Buzyn annonce 140 M€ supplémentaires pérennes pour la psychiatrie
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s'est adressée aux psychiatres lors du Congrès de l'Encéphale à Paris le 23 janvier. La ministre de la Santé a précisé le déploiement en 2020 de plusieurs points de la feuille de route dédiée à la psychiatrie et annonce au moins 140 M€ supplémentaires pérennes pour opérer un rattrapage des moyens et accélérer la dynamique de transformation..
Dressant un bilan de ses engagements, elle a estimé que « le cap était tenu » et rappelé les grands principes qui guident son action : 
« – Le premier est une approche intégrée de la santé mentale, qui articule trois dimensions dans le même temps : prévention-promotion du bien être mental ; parcours de soins ; respect du droit, exprimé dans la citoyenneté et l’inclusion sociale des personnes ;
– Le deuxième consiste à prendre en compte la parole et l’expérience des patients et de leurs familles, car ce sont pour eux que nous nous mobilisons et ils sont des acteurs à part entière de l’évolution de la psychiatrie et du changement de regard que nous devons opérer sur la maladie mentale et le handicap psychique ;
– Le troisième est de faire de la réhabilitation psycho-sociale un axe à part entière car il est un horizon d’espoir pour les personnes souffrant de troubles psychiques, afin de leur faire atteindre un niveau de vie et d’adaptation satisfaisant conforme à leurs attentes ;
– Ce que nous voulons aussi, c’est aussi une psychiatrie ancrée dans l’organisation du secteur, comme offre de proximité immédiatement accessible, inscrite au cœur des territoires ; mais qui doit également garantir l’accès de tous à des prises en charge spécialisées et adaptées, par une organisation plus graduée ;
– Enfin, un effort tout particulier doit se porter sur le développement de l’offre ambulatoire et de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. »
Pour la ministre, 2020 sera « une année décisive » pour la psychiatrie. « Nous devons en premier lieu accompagner la réorganisation structurelle et réglementaire de l'offre de soins ». Sur ce plan,  les deux appels à projets nationaux relatifs au fonds d'innovation organisationnel et à la pédopsychiatrie seront reconduits au même niveau financier qu'en 2019, soit 30 millions d'euros (M€) au total. Plus généralement, « au moins 140 M€ supplémentaires seront alloués de manière pérenne en 2020 à la psychiatrie financée en dotation annuelle ». Par ailleurs, un accord pluriannuel est en perspective pour le secteur privé.
Concernant la réforme du financement, qui doit entrer en vigueur en 2021, les travaux vont se poursuivre jusqu'en septembre de cette année. Un projet de décret sera examiné « dès le mois d'avril pour une parution en juillet 2020 ». Des outils seront élaborés pour suivre l'affectation effective des crédits aux établissements et aux équipes. En parallèle, la réforme du régime des autorisations en psychiatrie, engagée en fin d'année 2019 avec les acteurs concernés « continuera ses travaux ». Les textes doivent « évoluer en fonction des missions et des modalités de fonctionnement attendues des établissements ».
Faciliter l'accès aux soins
- Affirmer le rôle essentiel des infirmiers de pratique avancée (IPA) dans la réorganisation des parcours de soin, de même que les psychologues, "nous devrons intégrer progressivement au panier de soins, les modules indispensables de psychothérapies ou de bilans, accessibles sans conditions de ressource". Le ministère définira donc collectivement en 2020, en liens étroits avec la profession, les conditions d’une participation plus intégrée des psychologues au parcours de soins.
- Par ailleurs, la ministre a souligné l'enjeu d'amélioration des parcours de soins pour les personnes les plus vulnérables et/ou difficiles à atteindre (migrants, enfants et adolescents pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (Ase), personnes détenues…).
- Les projets territoriaux de santé mentale (PTSM), sont censés être finalisés dans l'ensemble des départements en juillet prochain. Une grande journée de restitution des PTSM sera organisée au premier semestre avec l'aide du comité de pilotage (Copil) de la psychiatrie à la DGOS
- Parachever le déploiement de la stratégie de prévention du suicide avec la généralisation de Vigilans à toutes les régions.
- Déployer en 2020 cinq nouveaux dispositifs de prise en charge du psychotraumatisme
Lutter contre les stigmatisations
La candidature de la France a été entérinée par l’OMS et l‘Alliance pour organiser le sommet inter-ministériel mondial de la santé mentale en octobre prochain à Paris. Le thème sera Droits des personnes avec handicap psychique – France, pays des droits de l’homme. Ce sera un grand moment d’engagement collectif en faveur de la santé mentale, parce que dans ce domaine comme dans bien d’autres, la France doit s’engager résolument, doit donner l’exemple et tracer un chemin.
Agir concrètement pour le respect de la parole, du vécu et des droits des usagers, la réduction des soins sans consentement, de la contention, de l’isolement et la promotion des droits
Un plan national de réduction du recours aux soins sans consentement a été validé, sur la base de l’investissement remarquable mené sur ce sujet par le professeur SENON et le Dr TRIANTAFYLLOU, dans le cadre du comité de pilotage de la psychiatrie et en lien avec la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.
Une action de mobilisation des acteurs de terrain a été engagée dans plus de la moitié des régions, dans le cadre des séminaires régionaux des présidents de CME, avec l’enjeu de faire évoluer les pratiques.
En vue de disposer de données consolidées, le ministère travaille à la constitution à l’été prochain d’un « observatoire » des droits des patients et des pratiques en psychiatrie.
https://www.santementale.fr/actualites/agnes-buzyn-au-congres-de-l-encephale-2020.html


***


Agnès BUZYN annonce la poursuite en 2020 de l’effort budgétaire en faveur de la psychiatrie
Paris, le 24janvier 2020
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/agnes-buzyn-annonce-la-poursuite-en-2020-de-l-effort-budgetaire-en-faveur-de-la


Dressant un point d’étape de la feuille de route « Santé Mentale et Psychiatrie » devant le Comité Stratégique dédié (CSSMP), puis au congrès de l’Encéphale, Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé la poursuite en 2020 de l’effort budgétaire en faveur de la psychiatrie, avec en particulier un complément de 140 millions d’euros de dotations pour les établissements, pour opérer un rattrapage des moyens et accélérer la dynamique de transformation.

Des engagements tenus en 2019
Intervenant hier devant le Comité Stratégique de la Santé Mentale et de la Psychiatrie (CSSMP), en présence de la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie CLUZEL, puis au congrès de l’Encéphale, la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN, a souligné que les engagements pris lors du dernier CSSMPP sont tenus, et que les dix chantiers prioritaires identifiés en 2019 sont largement déployés.
La Ministre a indiqué sa satisfaction que cette politique prioritaire soit désormais incarnée par l’action déterminée du Délégué ministériel à la Santé Mentale et à la Psychiatrie, le Pr Frank BELLIVIER, nommé à ses côtés en mai dernier. Celui-ci a engagé un tour de France des régions qui lui a permis de constater l’importante dynamique des Projets Territoriaux de Santé Mentale (PTSM) qui seront finalisés d’ici juillet 2020. Ils constituent les cadres structurants privilégiés pour la construction de parcours de soins en santé mentale articulant toutes les compétences, au plus près des milieux de vie.
Deux appels à projets nationaux, en psychiatrie infanto-juvénile (35 projets retenus pour 20 M€) et en innovation organisationnelle (42 projets retenus pour 10 M€) ont concrétisé les capacités de transformation de la psychiatrie, notamment pour développer le dépistage précoce, la gestion de l’urgence et des crises, l’offre ambulatoire et la création d’une offre en pédopsychiatrie là où elle n’existait pas.
Ces financements complètent les 80 M€ de nouveaux crédits délégués début 2019 pour renforcer les moyens de la psychiatrie. 10 postes de chefs de clinique en pédopsyont été créés, complétant les 10 postes créés en 2018.
5,3 M€ ont été alloués au développement des soins de réhabilitation psycho-sociale et 10 dispositifs de prise en charge globale du psycho traumatisme et un centre national ressources ont été créés. Cette stratégie converge avec la dynamique quinquennale de la transformation de l’offre médico-sociale engagée favorisant les parcours d’accompagnement précoce et l’inclusion dans le droit commun.
En matière de promotion de la santé mentale et de prévention de la souffrance psychique, le dispositif de veille et de recontact des suicidants Vigilans est opérationnel dans 9 régions et a touché près de 14.000 patients suicidants.

Le programme « premiers secours en santé mentale » connaît une dynamique très positive, de même que, pour l’insertion sociale et la citoyenneté des personnes handicapées psychiques, les 500 Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM), le dispositif d’emploi accompagné ou les différents dispositifs d’accès au logement (habitat inclusif, pensions de famille, résidences accueil, « un chez soi d’abord »).
Un engagement d’augmentation d’au moins 140 millions d’euros des dotations annuelles de psychiatrie pour accompagner le programme de transformation en 2020
Pour 2020, la Ministre a proposé de poursuivre cette dynamique par une mobilisation autour de 4 engagements prioritaires :
  • Poursuivre et consolider le déploiement de la stratégie de prévention de la souffrance psychique et de la promotion de la santé mentale ;
  • Développer prioritairement le repérage précoce et les réponses aux situations d’urgences et de crise ;
  • Accompagner la réorganisation structurelle et réglementaire de l’offre de soins, jusqu’aux publics les plus vulnérables ;
  • Agir concrètement pour le respect de la parole, du vécu et des droits des usagers.
A cette fin, il est convenu d’accélérer toute une série d’actions de la feuille de route « santé mentale et psychiatrie » :
  • L’achèvement du déploiement de Vigilans ;
  • La reconduction des deux appels à projets en psychiatrie infanto-juvénile et en innovation organisationnelle
  • La préparation de la mise en œuvre en 2021 de la très importante réforme du financement de la psychiatrie ;
  • La réforme des autorisations en psychiatrie ;
La définition de parcours de soins gradués, en reprécisant notamment les missions des CMP et en définissant les conditions d’une participation plus intégrée des psychologues ;
  • L’installation d’un « observatoire » pour consolider les données relatives aux respects des droits des usagers de la psychiatrie.
  • Le soutien au développement de la pair- aidance
La ministre a rappelé que les établissements publics de santé mentale bénéficient des mesures « Investir pour l’hôpital » dont le soutien à l’investissement du quotidien. Elle a par ailleurs annoncé que les dotations annuelles des établissements psychiatriques augmenteraient d’au moins 140 millions en 2020 pour soutenir la dynamique de transformation engagée.
Elle a réaffirmé sa détermination à renforcer sur l’ensemble du territoire l’accès et la qualité de la prise en charge de la santé mentale en France, avec l’appui des tous les acteurs, au premier rang desquels, les usagers et les professionnels qu’elle a remerciés.
La Ministre a confirmé l’organisation par la France, du prochain sommet mondial de la santé mentale, en octobre à Paris.
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jeudi 21 novembre 2019

MàJ Stratégie régionale de prévention du suicide: une instruction pour accompagner les ARS

Stratégie régionale de prévention du suicide: une instruction pour accompagner les ARS
17/09/2019
PARIS, 17 septembre 2019 (APMnews) - Dans une instruction non encore publiée, dont APMnews a eu copie, la direction générale de la santé (DGS) détaille pour les agences régionales de santé (ARS) l'ensemble des "actions intégrées" à entreprendre dans le cadre de la stratégie régionale de prévention du suicide de leur projet régional de santé (PRS).
La feuille de route santé mentale et psychiatrie présentée en juin 2018 par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, affiche la lutte contre le suicide comme une priorité (cf APM VL0PB0SIS) et prévoit la mise à disposition des ARS d'un "ensemble d'actions intégrées de prévention", dont la généralisation du dispositif VigilanS (cf APM VL6OM8TW8), l'expérimentation d'une formation des médecins généralistes à la prise en charge de la dépression (cf APM BRD6P35W2M) ou encore le développement du programme Papageno (cf APM VLRJ7003).
L'instruction détaille ce que sont ces "actions intégrées" d'une stratégie "multimodale" de prévention. Elle est datée du 10 septembre, journée mondiale de prévention du suicide, au cours de laquelle le ministère a communiqué notamment sur le dispositif VigilanS (cf APM VL7PXM9YQ), mais sans évoquer, étonnamment, cette instruction.
Dans ce document de 18 pages (14 pages d'annexes), la DGS rappelle que le taux de décès par suicide en France (13,7 pour 100.000 habitants) est "un des taux les plus élevés en Europe". De plus, "le coût sociétal d’un seul suicide serait de 350.000 euros et le coût sanitaire d’une tentative de suicide de [5.000] à 15.000 euros".
"Les idées suicidaires et des antécédents personnels de comportement suicidaire comptent parmi les facteurs de risque les plus importants" et il est conseillé de "centrer" la prévention, "d’une part sur les personnes vivant avec une pathologie psychiatrique (schizophrénie, dépressions, troubles bipolaires…) et d’autre part sur les personnes ayant fait une tentative de suicide".
La DGS souligne que "le choix a été fait de mettre en œuvre un ensemble d’actions de prévention intégrées, simultanées et territorialisées", qui "ont été définies dans le cadre d’un groupe de travail national piloté par [elle], et sont le résultat d’une large concertation incluant les ARS".
Ainsi, il s'agit "du maintien du contact avec la personne qui a fait une tentative de suicide, de la formation actualisée au repérage, à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire, de la prévention de la contagion suicidaire, de la mise en place d’un numéro national de prévention du suicide, et "d’une meilleure information du public".
"Seules les trois premières actions sont déclinées dans cette instruction" au sein de trois annexes, prévient la DGS.

Des objectifs régionaux de réduction du suicide

Dans ce cadre, les ARS sont invitées à "intervenir sur un territoire de vie en partant de ses diverses ressources et en les articulant dans le cadre d'une chaîne d'interventions impliquant les acteurs de l'offre de prévention, des soins, des champs social et médico-social, et du milieu associatif".
Le déploiement de ces actions "s’intègre dans les travaux engagés tant dans les projets territoriaux de santé mentale (PTSM), que dans les conseils locaux de santé mentale [CLSM] ou les contrats locaux de santé [CLS]", précise la DGS aux ARS. "Il s’appuiera sur un travail intersectoriel et en réseau élargi […] et sur les dynamiques territoriales existantes", poursuit-elle, rappelant que la coordination des acteurs "relève du pilotage de l’ARS".
Les ARS doivent "rassembler les divers éléments de diagnostic" pour "valider les besoins des territoires, mis en évidence dans les PTSM", les "hiérarchiser, examiner les diverses ressources (démographie médicale, offre de soins, tissu associatif, acteurs de la santé, de la santé mentale et de la psychiatrie…), leur complémentarité et leurs rôles respectifs", puis "identifier les leviers, les contraintes" et "les territoires prioritaires".
"À partir de ces éléments", l’ARS doit "fixer des objectifs régionaux de réduction du suicide, définir et prioriser les objectifs opérationnels de déploiement en fonction des besoins, des ressources et des financements, organiser le pilotage de façon globale ou, si nécessaire, par action".
L'annexe 1 décrit les actions à mettre en oeuvre pour maintenir le contact avec les suicidants, à travers le dispositif VigilanS. Il y est rappelé que "la DGOS [direction générale de l'offre de soins] a délégué des crédits à hauteur de 5,6 millions d'euros afin, d’une part, de soutenir et renforcer les dispositifs régionaux existants et, d’autre part, de permettre d’engager le déploiement du dispositif dans les régions non pourvues".
"A partir de 2019, le financement de VigilanS est assuré de façon pérenne par l’Ondam [objectif national des dépenses d'assurance maladie] sanitaire, via la dotation annuelle de financement [DAF] de psychiatrie des établissements de santé", est-il précisé.
Pour aider au déploiement, une "mission d’appui technique national" est confiée au CHU de Lille, là où est né VigilanS (cf APM LDPL4004), pour une durée de deux ans. Par ailleurs, après l'évaluation qualitative (cf APM AF1PSXEA2), les résultats d'une évaluation quantitative seront disponibles "à partir de 2020".

Trois niveaux de formation

L'annexe 2 détaille par le menu le dispositif de formation à prévoir pour "la mise en place d’un réseau de repérage, d’évaluation et d’intervention", via la formation de "sentinelles", ces "citoyens ou professionnels, volontaires, en mesure et disposés à repérer, appréhender la souffrance psychologique et la problématique suicidaire au sein de leur milieu de vie".
Ce réseau nécessite aussi des formations "à l’évaluation du potentiel suicidaire et [à l']orientation", destinées "à des professionnels de santé ou psychologues, formés à l’entretien clinique (psychiatres, psychologues cliniciens, cadres de santé, infirmiers diplômés d’Etat)", et des formations "à l’intervention de crise", qui s'adressent, elles, aux professionnels de santé ou psychologues "qui réalisent, de manière régulière, de l’intervention de crise".
L'annexe décrit le rôle des ARS dans la mise en place de ces formations et précise que leur financement est de leur "ressort […], sur leurs crédits propres via notamment le FIR [fonds d'intervention régional]". "Elle peut par ailleurs être intégrée dans les plans de formation des établissements de santé."
L'annexe 3 traite de la prévention de la contagion du suicide. La DGS y explique le phénomène (de "l'effet Werther" à "l'effet Papageno") et met en avant "l’expertise du programme Papageno porté par la Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale des Hauts-de-France [F2RSM]" (cf APM VLRJ7003).
La DGS encourage les ARS, notamment, à "établir, avec l’aide de la préfecture, une cartographie des 'hot spots suicidaires'", ces "lieux à risque" "généralement publics, fréquemment utilisés pour se suicider compte tenu de leur facilité d’accès, de leur létalité perçue et de leur aura médiatique".
Au niveau national, un groupe de travail a été créé en janvier. Il "va notamment s’appuyer sur les différentes expériences régionales dont certaines pourraient être modélisées" et définira "un plan d’actions en amont et en aval d’un événement suicidaire autour [...] des médias, des lieux à risque, du web et des réseaux sociaux, et de la postvention".
Sur internet, un objectif du groupe "est l’élaboration d’une stratégie intégrant divers outils numériques destinés à interagir avec les internautes ayant des conduites suicidaires afin de promouvoir l’accès aux soins" via par exemple "une équipe d’intervention et d’orientation en ligne, composée de web-cliniciens, et spécialisée dans la prévention du suicide".
Vers un numéro national de prévention?
La mise en place d'un numéro de téléphone national de prévention du suicide et l'information du grand public "font l’objet de travaux pour aboutir à une déclinaison opérationnelle", indique la DGS, précisant que le numéro unique "en est au stade de l’étude de faisabilité".
Elle juge que l'action relative à l’information du public "nécessite un niveau d’organisation régional qui passe notamment par la constitution d’annuaires régionaux de ressources (intervenants de tout type) et d’acteurs qui soient régulièrement mis à jour et qui puissent être mis à disposition du public par différents moyens: site, campagne de communication, semaine d’information en santé mentale", etc."
vl/nc/APMnews

OU https://solidarites-sante.gouv.fr/fichiers/bo/2019/19-10/ste_20190010_0000_0124.pdf
(MàJ)


RAPPEL

DOSSIER DE PRESSE DGS Une stratégie régionale de prévention au plus près des personnes à risque suicidaire

Journée mondiale de la prévention du suicide Une stratégie régionale de prévention au plus près des personnes à risque suicidaire
publié le 10.09.19
Prévention en santé Santé
Avec 8500 décès et 200 000 tentatives de suicide chaque année, première cause de mortalité chez les 25-34 ans (deuxième chez les 15-24 ans) et des dizaines de milliers d’endeuillés chaque année, la prévention du suicide est un enjeu majeur de santé publique, réaffirmé par la feuille de route « santé mentale et psychiatrie » présentée en juin 2018. Une stratégie de prévention régionale adaptée au contexte et aux ressources locales est en cours de déploiement avec un objectif commun : repérer et maintenir le lien avec les personnes à risque suicidaire au plus près de leur lieu de vie.
Le suicide est un phénomène complexe qui résulte de l’interaction de divers facteurs de risque et de protection. Ses déterminants biologiques, psychologiques et environnementaux sont de mieux en mieux connus. Les études sur les facteurs de risque du suicide confirment notamment qu’un antécédent de tentative de suicide est le facteur de risque le plus important.
Le développement de la stratégie régionale de prévention, inscrite dans la feuille de route « Santé mentale et psychiatrie », prévoit de mettre à disposition des agences régionales de santé un ensemble d’actions intégrées de prévention du suicide. Elles ont comme objectifs communs de faire en sorte de repérer et de maintenir le lien avec les personnes en souffrance et de les orienter vers les ressources appropriées.
Trois actions phares sont en cours de déploiement au niveau régional :
 Le maintien du contact avec les personnes ayant fait une tentative de suicide: le dispositif VigilanS de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide est opérationnel dans neuf régions, et étendu à l’ensemble du territoire d’ici 2021. En 2019, 5,8 millions d’euros ont été mobilisés pour son financement, et le suivi a concerné 8 353 patients depuis le début de l’année;
La formation actualisée au repérage, à l’évaluation et à l’intervention auprès des personnes à risque suicidaire. Elle est adaptée aux rôles et aux compétences des personnes formées (professionnels de santé et citoyens volontaires) pour créer un réseau de personnes ressources dans chaque région ;
Le développement d’actions ciblées pour lutter contre le risque de contagion suicidaire (phénomène par lequel la médiatisation inappropriée d’un évènement suicidaire est susceptible d’inciter des personnes au passage à l’acte par « imitation »).
Notamment, le soutien du programme national Papageno, qui met en œuvre des solutions innovantes pour tous ceux qui souhaitent s’engager dans la prévention de la contagion suicidaire, la promotion de l’entraide et l’accès aux soins.
Ces actions s’intègrent dans les travaux engagés tant dans les projets territoriaux de santé mentale (PTSM) que dans d’autres outils au service de la politique de santé mentale au niveau local (conseils locaux de santé mentale ou contrats locaux de santé).
En France, le taux de décès par suicide est de 13,7 pour 100 000 habitants, un des taux les plus élevés en Europe, derrière les pays de l’Est, la Finlande et la Belgique, la moyenne européenne se situant à 11,3 pour 100 000 habitants1. Le suicide en France concerne en premier lieu les hommes, avec un taux de décès liés au suicide de 27,7 pour 100 000 habitants chez les hommes pour 8,1 pour 100 000 habitants chez les femmes. A contrario, le nombre de tentatives de suicide, estimé en France à 200 000 par an, est plus important chez les femmes avec 110 000 tentatives**.
Le taux de suicide est variable selon les régions voire les territoires, le taux allant dans les départements de 6,2 à 22,6 décès par suicide pour 100 000 habitants*, ce qui permet d’alerter sur la situation de certains d’entre eux.
pdf Communiqué de presse : Journée mondiale de prévention du suicide Téléchargement (576.9 ko)
* Eurostat, Causes of death — standardised death rate, 2014.
** Hospitalisations et recours aux urgences pour tentatives de suicide en France métropolitaine à partir du PMSI-MCO et d’Oscours
Contact presse : presse-dgs@sante.gouv.fr Tel : 01 40 56 84 00