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jeudi 11 mars 2021

DOCUMENTAIRE. En Vie ! reprendre l’école après l’hôpital psychiatrique, lundi 15 mars à 23h

DOCUMENTAIRE. En Vie ! reprendre l’école après l’hôpital psychiatrique, lundi 15 mars à 23h
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pays de la loire

Au Centre Soins-Etudes Pierre Daguet de Sablé-sur-Sarthe, des élèves souffrant de troubles psychiques poursuivent leur scolarité avec courage. Leurs parcours se racontent dans un documentaire touchant de Réjane Varrod

Au centre soins-études Pierre-Daguet de Sablé-sur-Sarthe
Au centre soins-études Pierre-Daguet de Sablé-sur-Sarthe © 10point7 Productions

Il et elles sont jeunes, entre 15 et 25 ans et nous apparaissent aussi divers que peuvent l’être leurs parcours de vie, mais avec un point commun : la maladie psychique et la fragilité qui en résulte les a éloignés de la scolarité. Ce n’est pas de vague à l’âme passager dont il est question ici, mais de douleur profonde, persistante, incapacitante. De handicap.

Cette douleur psychique insupportable qui fait qu’on se scarifie, pour qu’une douleur physique prenne le dessus, ou pour extérioriser ce que les mots ne savent pas dire. Ce sont aussi les idées suicidaires, les hallucinations, ou la dépression sévère, celle qui, comme l’explique Corentin filmé durant son année de terminale, fait que "tout devient compliqué à faire, se lever, s’habiller, voir des gens. C’est une sensation de vide, on ne ressent rien, et quand on ressent quelque chose, ce n’est que du mal-être." Ce sont encore des histoires familiales où rôde la mort brutale, ou le suicide d'un parent.

En classe au centre soins-études Pierre-Daguet
En classe au centre soins-études Pierre-Daguet © 10Ppoint7 Productions

Le Centre Soins-Etudes Pierre Daguet de Sablé-sur-Sarthe est l’un des 13 établissements de ce type géré par la Fondation des Etudiants de France. Il accueille des patients des régions Pays de la Loire, Bretagne, Centre Val de Loire et du nord de la Nouvelle Aquitaine.

C’est un établissement de post-cure psychiatrique qui intègre dans ses murs un lycée. D’une capacité de 105 lits et places, le Centre accueille des élèves ayant présenté des troubles psychiatriques aigus : psychoses, névroses, états limites, troubles du comportement alimentaire qui ont entraîné déscolarisation. Le Centre leur propose une double prise en charge : thérapeutique avec des professionnels de santé mentale propres à l’établissement, et pédagogique, assurée par des enseignants de l’Éducation Nationale.

Corentin, élève de Terminale au Centre soins-études Pierre Daguet de Sablé-sur-Sarthe
Corentin, élève de Terminale au Centre soins-études Pierre Daguet de Sablé-sur-Sarthe © 10point7 Production

Réalisatrice de nombreux documentaires sur l’enfance et l’adolescence, Réjane Varrod a tourné au Centre Pierre-Daguet durant plusieurs mois en 2020.

On y rencontre Charlotte, qui ne veut pas qu’on l’appelle Charlotte mais Charlie. L’ado se définit comme non-binaire, c’est-à-dire ni fille ni garçon. C’est un sujet de conflit avec ses parents au début du tournage du film. Une fragilité qui s’ajoute à de longues années de harcèlement scolaire puis à l’apparition d’hallucinations. "Ma vie c’était ma chambre et mes visites chez mon psychiatre. Ici, j’ai l’impression qu’on me comprend, et qu’on m’accepte comme je suis".

Charlie/Charlotte a de très bons résultats, mais craint que de ce fait, on s'occupe moins de sa situation. Lors d’une rencontre entre l’équipe médicale, pédagogique et ses parents, on la rassurera.

Le centre soins-études Pierre-Daguet de Sablé-sur-Sarthe
Le centre soins-études Pierre-Daguet de Sablé-sur-Sarthe © 10Point7 Productions

Tout autre est le parcours d’Éloïse. Elle croise la drogue et l’alcool sur son chemin à l’âge de 12 ans. D’abus en abus, des joints aux toxiques les plus forts, Héloïse a fini par demander son admission "pour reprendre un mode de vie sain, et continuer ma vie sans avoir besoin de quelque chose en plus." Le chemin d’Éloïse, poursuivie par ses démons est semé d’embûches. Mais elle le pressent, "la liberté, on la trouve parfois dans les choses les plus simples".

En Vie ! Un documentaire en immersion au centre soins-études Pierre Daguet de Sablé-sur-Sarthe ©10Point7 Productions - France Télévisions

Avec délicatesse, franchise mais sans brusquerie, Réjane Varrod mène les entretiens, filme les cours et les soins, assiste aux rencontres entre parents, soignants et enseignants. Sa patience et son sens de l’écoute permettent aux lycéens du Centre de se raconter. Que d’épreuves, de violences, de douleur dans ces vies jeunes qui n’ont jamais connu l’insouciance, submergés par l'angoisse et taraudés par la peur de l'échec. Et pourtant, ils et elles se reconstruisent. Mieux : se réparent.

On est ici pour reprendre sa scolarité, mais aussi sa jeunesse.

Eloïse, élève de Terminale au centre soins-études Pierre-Daguet
Eloïse, élève de Terminale au centre soins-études Pierre-Daguet © 10Point7 Productions

Au Centre Pierre-Daguet, le rythme scolaire se module en fonction de l’état de santé. Trop de fatigue ou de stress, désorientation ? On peut souffler et suspendre la classe le temps de se rétablir. Corentin en fait l’expérience et confie à son prof principal : "je n’arrive plus à me concentrer, et ça me frustre car j’adore apprendre mais là en ce moment je ne suis pas capable. Et je ne suis pas toujours capable d’évaluer ce que je suis capable de faire ou pas."

Documentaire tourné et monté avec tact, accompagné par les notes méditatives d’un piano qui sonnent juste, En Vie ! suscite l’émotion et l’empathie, et surtout la compréhension de la réalité concrète des maladies psychiques, tellement méconnues ou pire, caricaturées.

L’année scolaire avancera, les progrès acquis avec courage porteront leurs fruits. Un beau jour de juin au Centre soins-études Pierre-Daguet, on affiche les résultats du bac. Les mentions sont nombreuses, les équipes soignantes et éducatives sont fières. C'est l'heure des félicitations, des applaudissements, des accolades et des embrassades. Sur les visages des patients-élèves se bousculent larmes et sourires comme une grosse vague d'émotion. Ce diplôme, leur réussite, ils et elles en connaissent le prix.

En Vie, un documentaire de Réjane Varrod co-produit par Cathy Palumbo et Victor Robert 10Point7 Production et France 3 Pays de la Loire 

Lundi 15 mars 2021 à 23h

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sarthe/sable-sur-sarthe/documentaire-en-vie-reprendre-l-ecole-apres-l-hopital-psychiatrique-lundi-15-mars-a-23h-1992460.html

samedi 20 juin 2020

DOCUMENTAIRE USA Wake Up: Stories From the Frontlines of Suicide Prevention

Wake Up: Stories From the Frontlines of Suicide Prevention
États-Unis | 2020 | 88 minutes Documentaire
Un film de Nate Townsend
Synopsis et détails
Quatre histoires sur les services de prévention du suicide, dédiés aux vétérans américains, à la communauté LGBT, aux étudiants universitaires et aux propriétaires d'armes à feu.




Le réalisateur Nate Townsend ouvre "Wake Up : Stories From the Frontlines of Suicide Prevention" avec une reconstitution captivante des tentatives frénétiques de Ryan Candice pour apaiser sa grave anxiété quelques heures avant de s'ôter la vie. Cependant, les moments les plus forts se trouvent dans les interviews et les faits qui renforcent l'objectif de compassion du projet. Présenté dans le cadre du festival de cinéma We Are One (dont la première mondiale aura lieu en ligne le 4 juin), ce documentaire émouvant donne un aperçu complet du suicide à travers l'objectif de quatre segments à risque de la population. Les histoires d'anciens combattants, de la communauté LGBT, d'étudiants et de propriétaires d'armes à feu s'entremêlent alors que le film aborde des questions difficiles afin de résoudre ce problème - un problème aussi difficile qu'une équation mathématique complexe.

Le suicide touche tous les coins de ce pays, de ceux qui sont accablés par des pensées autodestructrices - les défunts et les "survivants de tentative" - à ceux qui tentent de continuer après la tragédie. (Je me compte parmi ces "survivants de la perte", toujours marqués par le décès inattendu de mon brillant et grégaire ami du lycée). Le sujet ne se résume pas à des questions superficielles ; il exige un examen des causes profondes et des meilleures possibilités de traitement. Le film n'élargit pas son champ d'action pour inclure l'impact sur les différentes communautés raciales. Mais en se concentrant sur les segments de population susmentionnés, il permet de discuter des problèmes auxquels ces groupes sont confrontés et des professionnels qui les traitent.
Source  https://variety.com/2020/film/reviews/wake-up-stories-from-the-frontlines-of-suicide-prevention-review-1234624003/

En savoir plus sur le festival http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18690289.html

Trailer Wake Up: Stories From the Frontlines of Suicide Prevention
https://www.cineserie.com/movies/3503496/video/3503532/

mercredi 6 novembre 2019

Série documentaire Dans ma tête : la rencontre d’un.e jeune qui nous raconte son histoire, et définit son trouble avec ses propres mots

L’objectif de la série documentaire Dans ma tête est d’être au plus proche du vécu et de ressenti de 10 jeunes atteints de troubles psychiques, afin de tenter de comprendre au mieux leur quotidien quand on souffre par exemple d’anorexie, de phobie scolaire, de bipolarité ou encore de mal être, de dépression...

Dans chaque épisode, Océane, journaliste et réalisatrice, part à la rencontre d’un.e jeune qui nous raconte son histoire, et définit son trouble avec ses propres mots. Cette série de portraits montre les différentes voies possibles d’épanouissement personnel, de guérison mais aussi, de chemins à suivre, qu’ils soient médicaux ou psychologiques. Dans ma tête contribue à briser les tabous et les clichés qui entourent la santé mentale des jeunes, et donne des clés à celles et ceux qui pourraient se sentir concernés.

Réalisée par Océane Lerouge (Les Haut-Parleurs) – Une coproduction Fablabchannel et TV5Monde et France Télévisions avec la participation du CNC

https://www.france.tv/slash/dans-ma-tete/


***

« Dans ma tête » série documentaire sur la santé mentale des jeunes développée avec l'AP-HP
Réalisé avec les conseils d’Antoine Pelissolo, chef de service en psychiatrie à l’hôpital Henri-Mondor AP-HP de Créteil, cette série documentaire sur la santé mentale en 10 épisodes signée Les Haut-Parleurs montre comment des jeunes vivent leurs troubles psychiques au quotidien et a été développée pour Francetv Slash et TV5Monde.
Un quart de la population souffre de troubles mentaux et neurologiques. En majorité, les plus touchés sont les jeunes. Dans 75% des cas, ces troubles se déclarent entre 15 et 30 ans.
Dans chaque épisode, Océane Lerouge, journaliste et réalisatrice, part à la rencontre d’un.e jeune qui nous raconte son histoire, et définit son trouble avec ses propres mots.

jeudi 10 janvier 2019

MSA de l’Ariège, un documentaire sur le Mal-être agricole

MSA de l’Ariège, un documentaire sur le Mal-être agricole






La MSA de l’Ariège a produit un documentaire sur le Mal-être agricole. Issu du travail avec la cellule d’accompagnement d’agriculteurs en difficulté sociale, psychologique de la MSA, ce documentaire qui relate l’expérience de vie d’exploitants agricoles du pays de Mirepoix et du Pays d’Olmes est en de diffusion dans plusieurs salles de cinéma au cours de soirées sur le thème. La première fut présentée au cinéma le Casino de Lavelanet le 7 décembre dernier.

L’agriculture, un choix de vie parfois mis à mal par les évolutions et difficultés auxquelles le métier se trouve confronté : surcharge de travail, faiblesse des revenus, pression financière, isolement géographique et social, aléas climatiques ou sanitaires, manque de reconnaissance, paperasse… Un ensemble de facteurs qui peuvent être source de mal-être et conduire à la dépression voire au suicide.

Pour prévenir les situations de fragilité et éviter aux agriculteurs de sombrer, la MSA organise le maillage du territoire, engage une forte mobilisation de ses équipes et de ses élus, propose des accompagnements personnalisés, développe le travail en partenariat.

Dans le cadre de cette politique, la cellule du Mal être de la MSA de l’Ariège a choisi collectivement avec des agriculteurs en difficulté de relater leur expérience dans un film documentaire de 30 minutes. La réalisation a été confiée à Azinat.com TV qui a suivi pendant plus de 5 mois les trois chefs d’exploitation volontaires pour être mis en avant dans ce film.

Une première diffusion a été effectuée le 7 décembre dernier au Cinéma le Casino de Lavelanet en avant première où ce fût l’occasion pour des élus de la MSA, psychologues, animateurs de la cellule du mal-être de faire un point sur une réalité agricole qui parfois ne prête pas à sourire. Mais l’objectif étant de montrer que, malgré les difficultés, il faut toujours garder espoir ; pour preuve le titre qui a été choisi collectivement pour ce film : « Oser pour aller mieux »
Ce film documentaire devrait être diffusé un peu partout en Occitanie et en France, au cours de soirées « accompagnées » à l’identique de celle de Lavelanet. Une version courte de 10 minutes est en cours de montage pour une diffusion plus large sur internet

https://www.azinat.com/2019/01/msa-de-lariege-un-documentaire-sur-le-mal-etre-agricole/

vendredi 8 décembre 2017

CANADA : Documentaire Bye , La quête d’Alexandre Taillefer pour comprendre le suicide de son fils

Info : Le documentaire n'est pour l'instant pas visible de France

La quête d’Alexandre Taillefer pour comprendre le suicide de son fils
Publié le
Alexandre Taillefer tend une lettre à une jeune fille avec, en arrière-plan, une marina.
Un documentaire qui aborde avec délicatesse et profondeur les sujets encore tabous de la santé mentale et de la cyberdépendance chez les jeunes.   Photo : Radio-Canada
Bye, c'est le mot qu'a laissé Thomas, le fils de l'homme d'affaires Alexandre Taillefer, avant de mettre fin à ses jours. C'est aussi le nom du documentaire à la fois bouleversant et rempli d'espoir dans lequel l'ancien dragon tente de donner un sens au suicide de son fils cyberdépendant.
La quête d’un père
Thomas s’est enlevé la vie à 14 ans. Deux ans plus tard, son père cherche toujours à comprendre ce qui l’a poussé à poser ce geste en ne laissant qu’un seul mot en guise d’adieu : « Bye ». Dans sa quête de solutions pour prévenir le suicide en ligne, Alexandre rencontre des adolescents, des parents et différents experts afin de mieux cerner l’ampleur du phénomène de la cyberdépendance et les enjeux actuels en santé mentale. Alexandre Taillefer ne veut pas seulement comprendre, il veut que les choses changent.
Une soirée pour susciter la réflexion
Toutes les plateformes de Radio-Canada ont uni leurs forces le 5 décembre pour faire parler de la cyberdépendance et de la santé mentale des jeunes. Le documentaire a été présenté en simultané sur ICI Radio-Canada Première, sur ICI Radio-Canada Télé et sur la page Facebook d'ICI Radio-Canada Télé. Il se trouve maintenant aussi sur Tou.tv.
Ils discutent de cyberdépendance
L'entrepreneur Alexandre Taillefer et des jeunes Photo : Productions Déferlantes
Catherine Perrin a ensuite animé une table ronde sur ICI Radio-Canada Première et sur la page Facebook d’ICI Radio-Canada Première en compagnie de Magali Dufour, professeure agrégée et directrice des programmes de deuxième cycle en intervention en toxicomanie à l’Université de Sherbrooke, Miguel Thériault, coordonnateur aux services professionnels du centre Le Grand Chemin, Marc Martineau, psychologue, chercheur en santé mentale avec le Cégep de l’Outaouais, Jérôme Gaudreault, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide et Marie-Ève Cotton, médecin psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.
Le 6 décembre, Médium large a présenté une entrevue avec Alexandre Taillefer et sa femme, Debbie Zakaib.
Une page consacrée aux ressources d’aide
Un jeu-questionnaire portant sur la cyberdépendance et la santé mentale chez les jeunes, une liste des ressources d’aide offertes et le documentaire en rattrapage sont aussi sur la page Radio-Canada.ca/bye. Le documentaire est également sur ICI Tou.tv.
Bye
Artisans du documentaire :
Idée originale et entrevue avec Alexandre Taillefer : Jean-Philippe Dion
Réalisateurs : Frédéric Nassif et Mathew Mckinnon
Compositeur de musique originale : Alexandra Stréliski
Recherchistes : Fadwa Lapierre et Arianne Bouchard
Producteur au contenu : Mathew Mckinnon
Productrice déléguée : Vicky Talbot
Producteurs exécutifs : Benoit Clermont et Jean-Philippe Dion
Production : Productions Déferlantes

Réalisation de la table ronde à la radio et du Facebook en direct : Sylvain Houde

vendredi 22 septembre 2017

Nouvelle calédonie : documentaire Suicide, le chemin de la parole

  1. nouvelle calédonie/ Émissions / Itinéraires

Suicide, le chemin de la parole (12 septembre 2017)
  • Par Karine Boppdupont
  • Publié le sur la1ere.francetvinfo.fr/*
Itinéraires aborde le thème du documentaire en Nouvelle-Calédonie où 30 personnes meurent de suicide chaque année. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes. Pourtant le sujet est presque souvent encore trop tabou.


Poser des mots sur le suicide, poser des mots sur le mal-être, sont peut-être les premiers pas du chemin vers le bien-être et la prévention des actes suicidaires. Dans ce film, nous suivons les chemins de parole. Les slams nous invitent à écouter les maux, à sortir du silence et à cheminer de l’ombre vers la lumière, du mal-être vers le bien être.
Les familles témoignent. Les spécialistes partagent des outils de prévention. Un film qui invite chacun de nous à devenir acteur dans la prévention du suicide. Un film qui pose au final la question de la capacité de notre société à créer du bonheur.

Interview des réalisatrices Dominique Roberjot et Christine Della-Maggiora(réalisée par la production Latitude 21 Pacific)

COMMENT EST NÉ LE PROJET DE CE FILM ?

Nous pensons que l’un des rôles primordial du film documentaire est d’interroger la société, de parler de sujets qui sont parfois tabous, qui font peur, avec pour objectif d’ouvrir un espace d’échange, de réflexion.
Il existe plusieurs sortes de films documentaires: des films de découverte, de divertissement… Mais le documentaire c’est aussi poser des questions, interroger le public, être acteur à notre mesure des changements de société sur des sujets sensibles…

Le suicide est un sujet douloureux… terrible… Une personne meurt toute les 40 s dans le monde. Il interroge la capacité de nos sociétés à créer du bonheur.

Le suicide fait partie de ces sujets (il y en a d’autres) sur lesquels on a du mal à poser des mots… On en parle peu ou pas… Ce silence est lié à beaucoup de choses: la pudeur, la difficulté d’exprimer le mal-être, la peur de la stygmatisation, le tabou…

La Nouvelle-Calédonie fait partie des pays fortement touchés selon les chiffres de l’OMS. Qui n’a pas connu un proche où une personne plus lointaine qui a essayé de passer à l’acte, ou qui est décédée par suicide sur notre Caillou… Qui ne s’est pas retrouvé un jour face à une personne en mal-être en se demandant comment l’aider ?

Cela fait un moment déjà que nous voulions traiter ce sujet, mais “COMMENT” en parler?
Il nous a fallu plusieurs années avant de nous lancer dans ce projet, le temps de murir une approche filmique qui puisse porter le propos, donner la parole sans être intrusives, porter un message d’espoir.

VOUS ÉVOQUEZ LE  “COMMENT EN PARLER”. QUELLE APPROCHE FILMIQUE AVEZ VOUS CHOISIE ?

Notre propos n’était pas de faire une enquête sur le suicide. Notre propos était de nous tourner vers l’humain, vers les familles touchées par le suicide, afin qu’elles témoignent et partagent leur vécu avec le public calédonien. Nous voulions également donner des clefs aux spectateurs pour qu’ils puissent identifier, aider des personnes en mal-être. Et comme le suicide touche beaucoup la jeunesse, nous voulions que ce film puisse capter leur attention, même si c’est un sujet douloureux.

Nous avons choisi une écriture filmique qui nous immerge dans 3 mondes différents…  Trois mondes complémentaires.

Il y a la réalité des personnes touchées par le suicide et qui témoignent.
Il y a les interviews posées des spécialistes, qui apportent des informations, des clefs sur le suicide et sur les outils de prevention
Il y a le slam… les mots posés sur la mal-être… la danse… Un chemin d’expression qui vient rapeler tout au long du film que parler ne doit jamais être un tabou… Des slams qui demandent à être écoutés… pour rapeler aussi qu’être bienveillant envers l’autre c’est avant tout l’écouter, lui offrir un espace d’expression.


COMMENT AVEZ VOUS APPROCHÉ LES FAMILLES POUR TÉMOIGNER FACE À LA CAMERA ?

Approcher les famille a été un long chemin… Ce n’est pas facile de demander à des personnes en souffrance de témoigner. Nous sommes passées par les acteurs de la prevention suicide pour établir les premiers liens: les enquêteurs de l’étude START du CHS, l’association Plein Soleil… Nous avons également fait fonctionner le bouche à oreille.

Certaines familles ont dans un premier temps accepté de participer, puis la force leur a manqué.
Il nous a fallu 6 mois pour pouvoir trouver des familles assez fortes psychologiquement pour témoigner. Nous voulons les remercier…
Si elles ont témoigné, c’est par ce qu’elle ont compris que notre film est un espace d’expression et de partage. Leur idée n’était pas de se poser en victim face au malheur qui a touché leur famille… Elles voulaient surtout témoigner pour aider d’autres familles, aider les jeunes et les moins jeunes dans des situations de mal-être.

Au départ, nous leur avons laissé le choix de témoigner floutés ou à visage découvert car nous ne voulions pas être intrusives. Mais la questions que nous avons abordé avec eux à chaque fois étai t: quel message envoyons nous si vous témoignez floutés ? si vous témoignez à visage découvert ?
La réponse était toujours la même. Témoigner flouté revenait à envoyer le message que parler du suicide est tabou… Or le propos des familles est tout l’inverse… Il faut en parler, il faut briser le silence pour développer la prévention.
C’est donc un choix délibéré et courageux de ces familles qui font preuve de beaucoup de force et de courage face à la douleur, et qui veulent à travers leurs témoignages  sensibiliser les familles, la société en général.

Nous devons aussi ajouter qu’au départ, nous voulions intégrer dans le film des témoignages de jeunes qui ont fait des tentatives de suicide et qui vont beaucoup mieux aujourd’hui… Mais dès les repérages, nous avons compris que cela serait difficile, voir impossible. En effet, nous avons découvert que ces jeunes ont peur d’être stigmatisés, comme si parler de leurs moments de faiblesse était quelque chose d’inavouable, de honteux. Cela nous a beaucoup interpellées car cela nous montre à quel point encore aujourd’hui il y a un immense travail à faire pour chacun de nous, pour être dans une écoute qui ne juge pas, une écoute bienveillante… C’est un véritable problème de société !

C’est lorsque nous avons pris conscience de cette difficulté, de l’impossibilité pour certaines personnes de mettre des mots sur leur douleur, sur leurs pensées suicidaires que nous avons décidé d’inclure du slam dans le film, pour DIRE, pour CLAMER ces mots qui restent enfermés dans les coeurs des personnes en souffrance… Et pour les encourager à parler, eux aussi, pour changer cette société qui reste encore sur une vision selon laquelle l’Homme doit être fort pour avoir sa place dans la société et ne doit pas avoir de fragilités… Alors que nos fragilités ne sont elles pas la valeur même de notre humanité ?


PARLEZ NOUS DES SLAMS ?

Nous voulions que ces slams interpellent le spectateur…

Notre intention de réalisation était de dire aux uns
“Écoutez… écoutez les mots des autres… écoutez les maux des autres… soyez bienveillants”
et de dire aux autres
“Parlez, ne restez pas cloîtrés, la vie vaut la peine d’être vécue, vous êtes des êtres de lumières, ayez confiance !”

Pour que ces slams collent à la réalité, nous avons demandé à des collégiens de nous aider. Nous avons sollicité plusieurs établissements scolaires pour demander aux enseignants de faire des ateliers de slams avec leurs classes autour de la thématique du mal-être et du suicide. C’était en fin d’année (2016) et pas tous les collèges ont répondu à l’appel, mais nous remercions le collège et les élèves de Hienghène, qui nous ont envoyé de nombreux textes. Ils nous ont aidé à mieux comprendre les mots que la jeunesse pose sur cette thématique et leur ressenti. Cela a été précieux pour l’écriture des slams.

Ces slams racontent une histoire… Ils évoluent de l’obscurité vers la lumière, c’est un message d’espoir.

Yohan Ouchot, Izraela Sanchez et Siman Wenethem ont accepté d’interprêter les slams.
Le travail que nous avons fait ensemble a été très fort. Il y ont mis leur savoir, leur Coeur…  Ils ont vraiment pris à coeur le sujet et ont voulu à travers leur art être acteurs aussi de ce film dans le sans profond du mot ACTEUR…


COMMENT FAIRE UNE PRÉVENTION EFFICACE ?

Nous avons essayé de donner des clefs sur la prévention dans notre film. Nous préférons laisser le film répondre à cette question à travers les mots des spécialistes et des familles.
Ce que l’on peut dire, c’est que l’une des réponse est dans le titre du film… Il nous a fallu 8 mois avant de trouver le titre définitif de ce documentaire… Il fallait qu’il fasse sens… Et le sens que nous avons trouvé après ces quelques mois au contact des personnes touchées par le suicide et des spécialistes… C’est LA PAROLE… Elle est au centre de toutes les réflexions
Nous sommes dans une société dite de communication… Mais communiquons nous vraiment ?… Il suffit de prendre un peu de distance à une table et d’écouter les gens parler… Une personne parle d’elle… L’autre rebondit pour parler de SON expérience On reste superficiel… il y a les joutes de ceux qui savent mieux que les autres… Mais où est la communication ? A quel moment arrêtons nous de nous écouter parler, parler avec des mots qui sont trop souvent les masques volontaires ou involontaires de notre réalité.
Peut-être que nos sociétés se sont réduites à une communication de façade… De la “COM”, comme on dit.
Peut-être que nous devrions apprendre ou réapprendre à parler de nous, de qui nous sommes et surtout apprendre à écouter les autres, à écouter qui ils sont, sans juger ou vouloir imposer notre réalité… Ce sont les chemins de la parole, des chemins différents des grandes autoroutes, que pour beaucoup nous avons peur d’emprunter…
Je ne sais pas si cela fait sens à votre question du “Comment faire une prévention efficace”, c’est une réponse vaste mais qui fait écho à chacun de nous, à la famille, à nos interactions en société…


DANS LE FILM, PLUSIEURS FAMILLES MÉLANÉSIENNES TÉMOIGNENT ET PARLENT DE TABOU… PENSEZ VOUS QUE LES MENTALITÉS ÉVOLUENT ?

On peut dire que le tabou est très présent dans les cultures mélanésiennes… Mais il est présent dans toutes les cultures, il prend juste une forme différente. Cela peut être un tabou lié à la coutume, à la religion, à la hiérarchie, à la pudeur, au caractère très intime du mal-être et de la douleur provoquée dans les familles qui ont subi un suicide… Cela peut être économique, sociétal…

Une personne par exemple voulait témoigner de ses pensées suicidaires pour le film et s’est désistée par peur d’être jugée par sa hiérarchie, à son travail…

Le tabou est partout. Prenons comme exemple l’homosexualité… Combien de jeunes se suicident car ils ne trouvent pas l’espace pour dire à leur famille, à leur entourage, qu’ils on une orientation sexuelle différente de la norme établie ?
Honnêtement, nous ne savons pas si les mentalités évoluent, nous l’espérons… Ce film est réalisé en ce sens… Nous avons mis dans les slams les paroles de la très belle chanson de BARBARA: “PERLIMPINPIN” pour évoquer cela… L’interdit que l’on pose sur soi ou les autres, le jugement … Ce sont des formes de violence qui tuent comme des couteaux… C’est à chacun de nous de travailler sur cela… C’est un problème individuel, communautaire et sociétal….

UNE NOTE POSITIVE POUR FINIR …

Ce film est un film positif !
Son message au delà de la douleur est de dire que nous sommes tous des êtres qui avons une place dans ce monde, que la vie est merveilleuse et que la douleur est passagère… Comme disait Jacques Brel (pour rebondir sur la chanson française, car le slam, la danse, l’Art de manière générale sont des outils d’expression):

“Il nous fait regarder ce qu’il y a de beau
le ciel gris ou bleuté
les filles au bord de l’eau
l’ami qu’on sait fidèle
le soleil de demain
le vol d’une hirondelle
le bateau qui revient”

Ce film est sur la même vibration que cette chanson… Oui, ce film est un message d’espoir et notre souhait le plus cher en tant que réalisatrices, c’est qu’il allège les coeurs lourds !
Dans le générique de début et de fin, nous avons symbolisé cette intention de réalisation par les bulles de savon, légères, colorées, rayonnantes dans la lumière, magiques, qui éveillent en nous l’insouciance de l’enfance… Des bulles pour alléger nos pensées et nos coeurs.

jeudi 20 juillet 2017

IRLANDE Un documentaire réalisé pour montrer le travail de prévention du suicide effectué par un groupe de chauffeurs de taxi de Kilkenny

Un documentaire réalisé pour montrer le travail de prévention du suicide effectué par un groupe de chauffeurs de taxi de Kilkenny (Irlande) a gagné à Galway Film Fleadh.

'Throwline', qui raconte l'histoire de Taxi Watch, a fait l'objet d'un visionnage local à Kilkenny City en mai, mais a eu sa première mondiale au festival hier.

Il était en course pour le Best Short Documentary, et il a remporté le prix.

Derek Devoy qui a fondé Taxi Watch a déclaré à KCLR Live qu'il était ravi de la reconnaissance.


Ishka Films présente Throwline - un court documentaire de Mia Mullarkey
Un groupe de chauffeurs de taxi à Kilkenny, en Irlande, se regroupent pour former un groupe de prévention du suicide appelé Taxi Watch. En position unique pour patrouiller la nuit, les conducteurs gardent la veille sur les rues et les ponts de la ville et offrent de l'aide à ceux qui se sentiront démunis.  Dans ce court documentaire, l'équipe accompagne les conducteurs la nuit et témoigne de leur monde de secours et de révélations.
Derek Devoy conduit un taxi depuis 15 ans. Après avoir sauvé un homme d'un saut d'un pont en retard une nuit, Derek se rend compte que les chauffeurs de taxi sont en mesure d'aider les gens à leur plus bas moment. L'expérience de Derek en matière de dépression lui donne l'idée de mettre en place Taxi Watch et d'aider les personnes se sentant seules ou perdues. En tout temps, les autres chauffeurs de taxi rejoignent Derek et commence un mouvement national.

lundi 27 février 2017

SUISSE Documentaire Reprendre le cours de sa vie après un internement psy

Documentaire
Reprendre le cours de sa vie après un internement psy
article du 19 février 2017 sur lecourrier.ch*
Iliann Dunand

Immersion dans la vie de trois patients de l’hôpital Belle-Idée à Genève, Le seuil. Sortir d’une unité psychiatrique, de Frank Preiswerk, sonde les difficultés d’un retour à une vie indépendante.

Nicole, Pierre et Véronique sont en séjour à l’hôpital de Belle-Idée à Genève. Arrivés pour des raisons différentes, ils se retrouvent face à des difficultés semblables au moment de préparer leur retour à une vie indépendante après plusieurs mois d’internement. Ils sont les trois protagonistes du récent documentaire de Frank Preiswerk, Le seuil. Sortir d’une unité psychiatrique 1. Le documentaire sera projeté en première à Genève ce jeudi, puis circulera en Romandie 2.

Véronique, la trentaine, a déjà essayé quatre fois de mettre fin à ses jours, ne supportant plus ses dépressions chroniques. Quand elle pense à sa sortie, elle doute. Rongée par l’alcoolisme à petit feu, Nicole est déterminée à rentrer chez elle. Pierre, l’aîné des trois et personnage cocasse, est bipolaire mais s’auto-diagnostique autiste. Il semble heureux à l’hôpital où il donne l’impression d’avoir orchestré son séjour.

Peur de la solitude du domicile

Comment retourner vivre seul, sans accompagnement quotidien, dans un lieu ­chargé de souvenirs qu’on a quitté en détresse? Frank Preiswerk nous invite à suivre les réflexions des ­protagonistes sur leur volonté à «faire le pas». Plus que les images, ce sont les mots qui pèsent. Ils traduisent le va-et-vient intérieur, entre aspiration à la liberté, et sécurité de la prise en charge. Ou la peur de la solitude du domicile face aux nombreux liens sociaux créés durant le séjour, aussi bien avec le corps médical qu’avec d’autres patients. L’enjeu est «d’imaginer la suite».

C’est là tout le travail en amont du personnel médical: préparer la personne à ce qu’elle se sente prête. «Ce ­moment de bascule et tout le travail de préparation ont attiré mon attention, commente Franck Preiswerk. C’est une phase de la prise en charge somme toute peu documentée.» Après plusieurs tentatives, le réalisateur a également pu assister à ce qu’il perçoit comme le cœur philosophique de l’histoire du film et de la psychiatrie: les réunions du personnel où la cohérence de ce qui est mis en œuvre pour les patients est remise en question, critiquée, repensée. Avec des ­décisions lourdes à la clé: cet individu sera-t-il un jour ­capable de sortir? Peut-il être privé de liberté «pour son bien?»
1. 85 min, réalisation Frank Preiswerk, 2015.
2. Projections du film à la Haute école de Travail social (HETS) à Genève, du 23 février au 3 mars, avec un débat le dernier soir sur le thème «Pourquoi est-ce si difficile de quitter l’hôpital psychiatrique?»


Dès le 22 février le film sera à l’affiche du Zinéma à Lausanne. D’autres dates en Suisse romande sont en programmation.

* https://www.lecourrier.ch/node/146954

lundi 30 janvier 2017

USA Do No Harm : un projet documentaire pour lutter contre les suicides de médecins

Do No Harm : un projet documentaire pour lutter contre les suicides de médecins
Info signalée par  lequotidiendumedecin.fr * 30.01.2017
400 médecins américains se suicident chaque année. Et chaque année ce sont donc 900 000 personnes qui se retrouvent sans soignant. Pour combattre ce fléau, une réalisatrice américaine, Robyn Symon, a décidé de porter à l’écran un documentaire sur « l’épidémie de suicide de soignants » dans son pays. Le film a pu être tourné grâce à la générosité publique et à l’obtention de fonds pour la réalisation de documentaires. Il sera dévoilé en milieu d’année 2017.
  • do no harm
Sur Internet, une page d'accueil en forme d'appel aux dons
Crédit Photo : Do No Harm
Zoom
La page d’accueil Internet du projet documentaire Do No Harm de la réalisatrice Robyn Symon est avant tout destinée à collecter des fonds auprès des familles : on y voit une soignante qui se tient le visage et un slogan : « Vous avez perdu un étudiant en médecine ou un médecin par suicide ? Donnez en sa mémoire. Nous avons besoin de votre aide. »
suite de l'article sur abonnement

Plus d'info sur le projet : http://www.donoharmfilm.com/

ou https://www.indiegogo.com/projects/do-no-harm-documentary-film-depression#/

"Un film exposant l'épidémie silencieuse de suicide des médecins et un système médical cassé qui met les médecins et les patients à risque."
Le film tisse des histoires intimes de médecins suicidaires et de familles en deuil avec des auteurs les plus vendus et les dirigeants de l'ACGME, AAMC et AMA qui sont confrontés au pourquoi leurs organisations ne font pas plus pour protéger les médecins et les patients.
DO NOT HARM met en vedette HAWKINS MECHAM, un étudiant en médecine qui tente de se suicider - et survit. Risquant toute sa carrière, il partage courageusement son parcours avec le monde. Vous rencontrerez la famille de GREG MIDAY, un brillant jeune médecin qui a pris sa vie, et JOHN AND MICHELE qui vient de perdre leur fils KEVIN DIETL dans les semaines avant d'être diplômé de l'école de médecine. De plus, nous suivons PAMELA WIBLE M.D., un «ange gardien» pour les médecins suicidaires et leurs familles. Tous s'unissent pour sauver les autres du suicide. 


mardi 15 novembre 2016

AUSTRALIE Campagne et une série documentaire qui a incitent les hommes à exprimer leur sentiments

AUSTRALIE
"Man Up " s'est lancée une mission de briser le silence autour de la santé mentale des hommes avec une campagne publicitaire qui raconte aux hommes "qu'il faut des boules pour pleurer".
L'ABC a lancé en octobre une conversation nationale sur le suicide masculin australien avec sa série Man Up et Gus Worland, personnalité de la radio Triple M, continuera à partager le message avec une campagne publicitaire.  La série télévisée Man Up rejoint le site ManUp.org.au pour former une campagne sociale plus large qui vise à encourager la conversation et la sensibilisation à travers la communauté plus large.





Le spot travaille à passer les notions dépassées de la masculinité qui tuent les hommes australiens. Il vise à communiquer avec les hommes du quotidien, les encourageant à parler et à s'exprimer, surtout quand ils se sentent déprimés.La voix off dit: «Pourquoi disons-nous aux garçons d'arrêter de pleurer, de se durcir, de faire pousser une paire ... F * ck cela. Si vous vous sentez mal, parlez, parce que le silence peut tuer. "Adam Ferrier, directeur général de Cummins & Partners, déclare: «Tous les petits garçons et toutes les filles pleurent, il faut survivre. Cependant, à un certain stade de leur développement, de nombreux jeunes gens apprennent qu'il n'est pas acceptable de pleurer ou de s'exprimer. Nous voulions réfléchir à l'absurdité de cette situation. "Le directeur artistique de l'école, Adam Hunt, ajoute: «Il n'y a rien de plus puissant que les hommes qui voient d'autres hommes pleurer - parce qu'il arrive si rarement dans les médias, la publicité et la vie réelle. L'extrême fin, sur un fond fané, vise à faire ressortir l'émotion de tous les hommes impliqués - afin que vous vous connectiez et ressentiez ce qu'ils ressentent. "Man Up encourage les gens à partager l'annonce, à parler et à encourager les autres à parler, et surtout à écouter quand ils le font. L'annonce rejoint le site ManUp.org.au pour former une campagne sociale plus large. La série documentaire en trois volets a été financée par la Fondation Movember et l'Université de Melbourne.
Épisodes visibles sur

http://manup.org.au/

Episodes




Episode 3
Gus creates a campaign to show suicide is not a solution. And he’s singing his message for all to hear.
Watch Now


En savoir plus http://manup.org.au/


D'après article

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Article Gus Worland faces hard sell to Man Up in bid to tackle suicide ratessmh.com.au*
L'animateur radio Gus Worland se vante qu'il était si chaud dans sa carrière précédente comme un vendeur d'ordinateur portable, il pourrait "vendre de la glace aux esquimaux".
Maintenant, il est confronté à son plus grand défi encore: vendre des sentiments aux hommes.



Gus Worland wishes that vulnerability among blokes could be perceived as a strength, not weakness.
Gus Worland souhaite que la vulnérabilité des gars pourrait être perçue comme une force, pas une faiblesse . Photo: Anthony Johnson
Worland est le visage de Man Up , une série en trois parties commencée sur ABC en octobre, diffusée dans le cadre de la Semaine de la santé mentale. Le spectacle a les objectifs les plus sérieux derrière sa prémisse: sauver des vies.
«C'est beaucoup plus difficile de vendre des émotions ou des sentiments que de vendre un peu d'équipement parce qu'au moins lorsque je vendais l'équipement, je savais qu'ils le voulaient», dit Worland. "Mais celui-ci est difficile parce que peu de mecs pensent qu'ils ont besoin de parler de leurs sentiments."
Il dit qu'il souhaite que la vulnérabilité entre les mecs puisse être perçue comme une force, pas une faiblesse.
«Si c'était ainsi, plutôt que de façon stéréotypée, je pense que nous serions une nation plus heureuse et plus saine. Il est évident que beaucoup de gars ne peuvent pas faire face, c'est pourquoi nous perdons tant de jours et donc Plusieurs années.
L'an dernier, le nombre d'Australiens se suicidant a dépassé 3000 pour la première fois. Sur les 3027 morts, 2292 étaient des hommes.
«Tout le monde connaît quelqu'un», dit Worland. "C'est littéralement une crise nationale."



Gus Worland on the ABC documentary <i>Man Up</i>.
Gus Worland sur le documentaire ABC Man Up.
La série documentaire a été déclenchée par le professeur Jane Pirkis, directeur du centre de santé mentale de l'Université de Melbourne, qui a contacté Heiress Films au sujet d'une collaboration. Financée par une subvention de l'association Movember, le spectacle fait aussi partie de la recherche universitaire sur l'influence positive des médias sur les questions de santé mentale et poursuivra sa campagne sur le site Web manup.org.au .
À la base, la campagne vise à faire parler aux hommes. Ici, «"man up" » ne signifie pas enfermer ou durcir, cela signifie parler, de pas ne tentez d'étouffer, et que ce n'est pas un signe de faiblesse, mais plutôt de courage et de force.
Le documentaire mélange des histoires personnelles déchirantes avec la plus grande bravoure, des idées académiques et une aide pratique pour aider tous les jours les Australiens.
Worland est la clé du succès de l'émission. Comme un animateur sur Triple M de l'équipe Grill, l'obsédé de sport "boofhead" - également connu pour sa série télévisée réalité  An Aussie Goes Barmy, et ses suites en Inde et dans les Caraïbes est le plus racontable de la personnalité Il se déplace sans effort entre la plaisanterie de "blokey" à des conversations sensibles et émouvantes avec des gens qui ont tenté de se suicider, ou des histoires de ceux qui ne l'ont pas fait les jours les plus sombres. Il pleure souvent, menant par l'exemple dans sa quête pour obtenir des hommes pour exprimer leurs émotions.
Il apporte aussi une histoire personnelle qui lui donne son accroche : En 2006, son ami Angus Roberts s'est suicidé à l'âge de 53 ans.
"Il était quelqu'un que j'avais connu toute ma vie et il était un peu une figure de père, un peu un entraîneur de vie et une vraie légende pour moi. Il m'a frappé si dur," dit-il.
Dans le spectacle il parle de sa colère à son ami de ne pas avoir tendu la main. Il parle de la façon dont il se blâme pour ne pas avoir vu tous les signes.
"Il était ce gars incroyable, intouchable, toujours positif," dit-il dans le spectacle. «C'est la chose effrayante du suicide. Ce rocher absolu, cette légende absolue - s'il peut le faire, Dieu nous aide tous.
  L'épouse  RobertsPenny et sa fille Lucy sont présentées dans le spectacle, et servent comme un rappel brutal des personnes laissées pour faire face à la suite d'un suicide.
Worland, 48 ans, a eu ses propres batailles. Il a dit qu'à quarante ans il a souffert de ce qu'il appelle une «crise de la quarantaine», en luttant avec la renommée nouvellement acquise de sa carrière radio en plein essor, les retombées de la mort de Roberts et un rapiècement difficile de son mariage. Il a connu un mélange de dépression et d'anxiété, et un véritable interrogatoire d'où il était dans sa vie.
Il s'est ouvert à sa famille et quelques amis proches et a commencé à voir un conseiller.
«Je n'ai jamais eu de pensées suicidaires, j'étais juste triste et j'essayais juste de comprendre pourquoi j'étais triste, et finalement j'ai réussi à comprendre que ne pas être parfait était OK. Et c'est juste impossible. Je sais que cela semble idiot maintenant, j'aurais dû le savoir, mais c'est ce que je luttais et était en prise avec », dit-il.
"Il m'a fallu quelques années pour travailler à travers cela, alors je peux comprendre quand les hommes me parlent de ne pas être heureux parce que j'ai été là moi-même."
En plus d'une profonde intuition et empathie, Worland apporte également de l'humour et de la lumière à l'émission.
Ailleurs, Worland visite un centre d'appel Lifeline, où il est témoin de première ligne d'un conseiller parlant à quelqu'un qui a pris une overdose qui disparaît lors de l'appel (l'expérience a depuis conduit Worland à s'entraîner en tant que conseiller Lifeline).
Mais il y a beaucoup d'espoir affirmant la vie, aussi. Le spectacle présente les nombreux groupes de soutien incroyable mis en place par les gars à travers le pays, pour les travailleurs de la construction, pour le personnel de la défense, pour les communautés rurales.
Peut-être que les scènes les plus inspirantes impliquent une visite à l'école secondaire de son fils Jack de 16 ans. Jack, 16 ans, et un groupe de garçons de la 10e année participent à un atelier de Tom Harkin, un coach de développement  et une sorte de "bloke whisperer" qui vise à les amener à repenser ce que les règles sont d'être un homme.
Harkin désarme doucement les adolescents gênés, défensifs et leur donne la confiance pour s'ouvrir. Il met aisément en place un espace où les garçons parlent de problèmes qui les dérangent et crient ouvertement l'un devant l'autre. C'est une salle non remplie de pairs railleurs, mais d'une fraternité de respect et de soutien, et la transformation est autant une surprise pour les garçons que n'importe qui. C'est une télévision étonnamment puissante, et montre ce qui peut être réalisé une fois la conversation est décalée.
Worland dit qu'il a fait pression pour obtenir le temps d'antenne de Man Up déplacé 21 heures 30-20:30 de sorte qu'il peut être regardé ensemble comme une famille, avec ses questions discutées comme une unité après.
Si le spectacle sauve une seule vie, dit-il, alors il aurait fait son travail, mais il espère qu'il va beaucoup plus large que cela, en influençant les hommes maintenant et les générations à venir pour s'exprimer.
"Cela se résume à dire à quelqu'un que vous n'êtes pas OK quand vous n'êtes pas OK, et arrêter les baratins que tout est doux parce que nous savons tous que ce n'est pas", dit-il.
"Nous ne creusons jamais [avec d'autres personnes] parce que nous pensons que ce n'est pas notre affaire." "Eh bien, perdant 2500 mecs australiens par an - ce que le f ---? Dit-il, incrédule.
"C'est tellement incroyable que ça se passe, alors commençons la conversation. Si c'est une conversation maladroite, alors c'est une conversation maladroite, qui s'en soucie, parce que vous pourriez sauver quelqu'un que vous aimez.
«ayons la conversation maladroite et les avoir pour le reste de nos vies, ne pas être à leurs funérailles 'Je voudrais avoir poussé un peu plus, je voulais avoir posé cette question supplémentaire', parce que ça arrive trop . "
Lifeline 13 11 14; MensLine 1300 789 978; beyondblue 1300 224 636
Man Up aère 11 Octobre 20h30, sur ABC.

http://www.smh.com.au/entertainment/tv-and-radio/gus-worland-faces-hard-sell-to-man-up-in-bid-to-tackle-suicide-rates-20161006-grwj9j.html



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Des hommes pleurent… pour sauver des vies
17 novembre 2016 par Clemence Bodoc sur madmoizelle.com*

« Les vrais hommes ont le courage de pleurer » : Man Up ! retourne les injonctions à la virilité pour lutter contre le suicide des Australiens, première cause de mortalité des 15-44 ans...


« Pleurer demande du courage » : c’est en l’essence le message de « Man Up », une campagne de prévention contre le suicide, ciblée sur les Australiens.

C’est AJ+ qui condense le problème, dans une vidéo synthétique comme d’habitude, partagée sur Facebook.

Gus Worland, animateur de radio et de télévision, raconte comment le suicide de son meilleur ami l’a mené à réaliser à quel point les hommes ne parlent pas de leurs émotions. C’est cet événement tragique qui l’a poussé à réaliser une série sur la masculinité en Australie, Man Up !.
Les effets néfastes de la masculinité

« Man Up » se traduit en français par « sois un homme ! », une dangereuse injonction objet d’un excellent documentaire portant précisément sur les effets néfastes de l’éducation des garçons selon des standards de masculinité exacerbée. C’est, par exemple, le fait de ne pas autoriser les petits garçons à pleurer, à exprimer leurs émotions.

Ce sont précisément ces idées reçues qu’on inculque aux enfants, tous ces stéréotypes qui s’imposent socialement à eux, qui sont dénoncés dans cette habile campagne, sous le slogan provocateur Man Up !.

« Avant qu’on ne puisse parler, pleurer nous permet de survivre. Alors pourquoi dit-on aux garçons de ne pas pleurer ? De se durcir ? « D’avoir des couilles » ?

Arrêtons ça. Si tu te sens mal, parles-en. Parce que le silence peut tuer. Montrer sa douleur, ça demande des tripes. Il faut être « un homme » pour affronter ses émotions. Pleurer demande du courage.

Sois un homme, parles-en. »

Le spot retourne les injonctions à la virilité vers l’ouverture et l’acceptation de soi et de ses émotions : des messages trop peu renvoyés aux garçons, aux adolescents, aux hommes en général.
Le suicide, première cause de mortalité chez les Australiens de 15 à 44 ans

Encourager les hommes à « oser pleurer », à ne pas avoir honte d’exprimer leurs émotions, mais au contraire, d’être à l’écoute d’eux-mêmes et de leurs souffrances psychologiques (au même titre que les femmes !) est le coeur de cette campagne de prévention du suicide en Australie.

En effet, le suicide y est la première cause de mortalité des hommes australiens âgés de 15 à 44 ans. Plus de 75% des suicides en Australie sont commis par des hommes ; ces chiffres sont encore plus alarmants lorsqu’on isole les populations LGBT et intersexes.

L’un des facteurs aggravant le recours au suicide chez les hommes est expliqué par la pression sociale très forte exercée sur les représentations de la masculinité.




« Les interactions sociales des hommes sont conditionnées d’un manière qui renforce des normes de stoïcisme, l’indépendance, l’invulnérabilité et l’évitement des émotions négatives.

La conformité aux normes masculines traditionnelles a été associée aux pensées suicidaires, aux tentatives de suicide, à l’abus d’alcool et de stupéfiants, et à une attitude négative envers le fait de chercher de l’aide. »

Man Up veut changer ça en Australie, et pousser les hommes à affronter leurs émotions, à en parler, à ne pas s’enfermer dans la douleur et la colère, par peur du regard et du jugement social. C’est d’ailleurs la conclusion du spot :

« Ce message a été écrit et approuvé par ta mère, ton père, et tous les potes que tu as jamais eu. Ta femme, ton fils, ta fille, ton frère, ta soeur, tu manqueras à tout le monde. Ta petite amie, ton petit ami, la fille du bar à lait, tes voisins proches et lointains. Ton prof, ton chien, ton coiffeur, ton patron, ils seront tous endeuillés par ton départ.

Ces petits mots ont été laissés là pour toi, avec tout l’amour de ceux que tu laisserais derrière… »


Les stéréotypes de genre sont vraiment dangereux

Cette campagne intelligente rappelle que le sexisme nous affecte toutes et tous, à des degrés divers selon nos histoires personnelles et nos caractères. Un rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective, publié en janvier 2014, pointant déjà ces mêmes dangers pour la santé des jeunes filles et des jeunes garçons en France. Extrait :

« Les jeunes Français•es sont globalement en bonne santé, il ne faudrait pas dramatiser. Mais il est inquiétant de constater que le conditionnement genré opéré depuis la plus petite enfance finit par produire des effets concrets et néfastes sur la santé des adolescent-e-s.

Soucieux de se conformer à leur genre, en pleine construction identitaire, les garçons vont avoir des comportements à risques, davantage de comportements violents. Ils prennent moins soin de leur santé que les filles, qui sont par exemple plus assidues sur les soins bucco-dentaires.

À partir de 15 ans, on constate davantage de problèmes psychologiques chez les filles : estime de soi, troubles du comportement alimentaire… elles sont plus nombreuses à être diagnostiquées en dépression.

« Chez les 15-19 ans, les filles sont environ cinq fois plus nombreuses que les garçons à avoir fait une tentative de suicide durant l’année écoulée (2% contre 0,4 % en 2010).

Cependant, le taux de mortalité des garçons de moins de 24 ans par suicide est trois fois plus élevé que celui des filles. Cela est notamment dû aux modalités employées, les hommes ayant davantage recours à des moyens plus radicaux (pendaison, arme à feu). »

La synthèse commentée de ce rapport à retrouver dans notre article publié en janvier 2014 sur le sujet : Les stéréotypes de genre sont dangereux pour la santé.

Quand on vous dit que le féminisme, pour beaucoup, c’est une question de survie, on n’est pas loin de la vérité, et on ne parle pas que des femmes…

* http://www.madmoizelle.com/man-up-pleurer-prevention-suicide-666855




Documentaire "Chère anorexie"

Chère anorexie
Documentaire - 2015
87 min
Réalisation :Judith Du Pasquier
Pays :France
Année :2015
Origine :ARTE F

À travers les témoignages poignants de malades et de soignants en Europe, une enquête sensible sur l'énigme de l'anorexie, dont la prise en charge ne cesse d'évoluer, à travers des thérapies complémentaires, y compris familiales ou artistiques.
Jeûneuses et mystiques au XV e siècle, hystériques et mélancoliques au XIXe... : le rapport au corps et à l'alimentation a toujours suscité des troubles du comportement. Si aujourd'hui l'anorexie, dopée par la mondialisation et le consumérisme, concerne majoritairement des filles, de plus en plus de garçons souffrent de cette pathologie, laquelle conduit plus que nulle autre au suicide. Spirale infernale liée au refus de s'alimenter, à l'idée d'effacement et de la sexualisation du corps à la puberté, l'anorexie, "addiction sans drogue", génère une euphorie. Traumatismes d'enfance, souffrances familiales occultées depuis des générations... : il est souvent difficile d'identifier ses causes. Mais sa prise en charge évolue, au travers des thérapies complémentaires, y compris familiales ou artistiques.
"Avide, elle te vole tout"
De la France à la Roumanie en passant par l'Allemagne, l'Angleterre et l'Italie, le film enquête avec délicatesse auprès des malades et du personnel soignant - psychiatres et infirmiers - sur l'invasive anorexie. "Avide, elle te vole tout", confie une ancienne malade. "Elle me donnait la sensation d'être vivante, intense, comme droguée", affirme une autre. Au fil des rencontres dans les centres de soins, ce documentaire explore en profondeur cette énigme. Les jeunes femmes témoignent ici avec une lucidité et une force bouleversantes de leur enfer en cours ou passé, de la perception abîmée de leur corps et de leur détermination à le contrôler dans une quête sans fin. Un document empreint d'une puissante humanité.
http://www.arte.tv/guide/fr/060825-000-A/chere-anorexie?country=FR

Comment (re)voir ce programme
Diffusion : jeudi 17 novembre à 09h25
En ligne du 18 octobre au 17 décembre 2016
Disponible en Europe
VOD-DVD
Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD.

samedi 9 juillet 2016

Guyane Camopi : les jeunes s'expriment à travers un film sur le suicide

Guyane  Camopi : les jeunes s'expriment à travers un film sur le suicide
Par Catherine Lama la1ere.francetvinfo.fr/guyane/*
Publié le 08 juillet 2016
Au collège Paul Suitman à Camopi, un groupe d’élèves a voulu s’exprimer sur la question du suicide. Membres de l’atelier audiovisuel, ils ont écrit, interprété les rôles et réalisé un court métrage d’une trentaine de minutes. Leur film s’appelle" Larmes amérindiennes".

Les jeunes de Camopi ont voulu s'exprimer sur une problématique grave et préoccupante : le suicide. Une véritable épidémie en pays amérindien où depuis l'an 2000, Camopi a été meurtri par une vingtaine de suicides. Le suicide est d'ailleurs la première cause de mortalité dans ce village du haut Oyapock.

Avec un appareil photo, un micro et l’aide de leurs professeurs, les 17 collégiens de l’atelier 7ème art ont réalisé un court métrage sur le suicide. La fiction est tirée de leur vécu. Il y a quelques mois, deux de leurs camarades se sont donnés la mort. Cet épisode dramatique au sein du collège, ils l'ont vécu de manière très douloureuse. Pour expuger cette douleur, dans ce film, ils ont montré leur réalité, l’alcool, la vie entre tradition et modernité, les déceptions amoureuses et les relations avec les parents parfois difficiles.

Le film s'achève par un nouvel appel à l'aide adressé au président de la République.
Le reportage de Laurence Tian-Sio-Po et Olivia Garrett-Alaïs


jeudi 7 juillet 2016

DOCUMENTAIRE "La corde sensible" documentaire indépendant réalisé en région Grenobloise

"La corde sensible" Troubles psychiques et risques suicidaires de Fabian Nagy et Jules de Guillebon

le 1 juillet 2016 signalée par www.psycom.org*
La Corde sensible est un documentaire indépendant réalisé en région Grenobloise par deux jeunes en service civique à Unis-Cité. Le projet est entièrement personnel et ne répond à aucune demande, si ce n'est le besoin constant de parler de l'importance de la santé mentale de chacun. Il s'agit ici d'un film regroupant une dizaine de témoignages de différents points de vue afin de délivrer une ouverture sur un débat essentiellement social.


Source Youtube


* http://www.psycom.org/Actualites/A-lire-a-voir-a-ecouter/Idee-Film-La-corde-sensible-de-Fabian-Nagy-et-Jules-de-Guillebon

mardi 16 février 2016

DOCUMENTAIRE "Dans le secret du burn-out" Mardi 16 février à 22h50 sur France 2

"Dans le secret du burn-out" : Le doc édifiant sur les "fracassés" du travail
Par Ingrid Sion
Publié le 16-02-2016 teleobs.nouvelobs.com
Solitude, effondrement physique et moral, perte des valeurs sont les symptômes du burn-out, mal qui dévaste le monde du travail. Le film met en lumière les victimes de ce fléau moderne.
Dans le secret du burn-out © FTV

Le burn-out, la maladie des salariés cramés
Dans le secret du burn out« Je suis perdu » ; « Je sers à rien » ; « Aller travailler, c’est m’enfoncer un peu plus »... Combien sont-ils ceux pour qui le travail est devenu insupportable et qui ont « craqué » ? Des centaines de milliers, apprend-on dans ce saisissant documentaire de Jacques Cotta. Les cas de burn-out ont explosé ces dernières années. Christophe Dejours, psychanalyste, explique : « Ce qui a changé, c’est la solitude. Aujourd’hui, vous souffrez, personne ne bouge. Or la coopération est la base fondamentale de la santé mentale. » Khaled Amoura raconte sa fierté à son entrée à la SNCF. Et sa descente aux enfers lorsque sa direction lui a demandé de « faire la réforme », c’est-à-dire d’instaurer la polyvalence. Dans la fonction publique, les modes de gestion sont désormais calqués sur le privé. Les réductions d’effectifs ont des conséquences souvent dramatiques. Harcèlement, dégradation des conditions de travail, manque de valorisation...
L’épuisement professionnel touche particulièrement l’Education nationale et l’hôpital public. Hervé et Christine Clément, agents hospitaliers, ont tous deux été victimes d’un burn-out. Leur fille, âgée de 16 ans, confie : « Ils ne sont pas comme avant, ils ne seront jamais comme avant. » « Je fais le deuil de ma profession », témoigne une prof. Ce film a le grand mérite de mettre en lumière ces anonymes qui ne bénéficient pas de la reconnaissance au titre de maladie professionnelle. Des invisibles démunis et isolés dans la détresse de plus en plus nombreux.


Du burn out à la tentative de suicide
 
Mardi 16 février à 22h50 sur France 2. Documentaire de Jacques Cotta et Pascal Martin (2016). 1h10. (Disponible en replay).


http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20160209.OBS4285/ne-ratez-pas-dans-le-secret-du-burn-out.html

lundi 5 octobre 2015

DIFFUSION DOCUMENTAIRE sur le dispositif de prévention du suicide des chefs d'entreprise en difficultés le13/10/2015

Le documentaire réalisé par Cyril DENVERS pour France 5 sur le dispositif de prévention du suicide des chefs d'entreprise en difficultés sera diffusé le 13 octobre à 21h40 et s'intitule. les Petits patrons dans la tourmente
ci joint la présentation.
 

Résumé

Les petits patrons, qui représentent 90% des dépôts de bilan reportés en 2014, paient un lourd tribut à la crise. Bouleversés par ce drame économique, certains envisagent le suicide, qu'ils entrevoient comme la seule solution de se libérer de l'échec et de la précarité. En Charente-Maritime, des artisans et commerçants ont perdu leur entreprise mais ont pu s'appuyer sur le tribunal de commerce de Saintes, le premier en France à avoir créé un dispositif de détection du risque suicidaire et une cellule de soutien psychologique. Plusieurs tribunaux de commerce ont ainsi adopté ce dispositif, intitulé APESA.
Année : 2015
 
 
 
Mardi 13 octobre 2015 à 21.50

Le Monde en face
présentation source http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-42-2015/articles/p-23713-Les-Petits-Patrons-dans-la-tourmente.htm

Les Petits Patrons dans la tourmente

Documentaire