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samedi 31 juillet 2021

La CROSS-APHP (Cellule de Régulation de l'Offre de Soins en Suicidologie) Paris (75) Recrute Infirmier


Fédération Hospitalière de France recherche ...

Etablissement qui recrute : Hôpital Hôtel Dieu (AP-HP)

La CROSS-APHP (Cellule de Régulation de l'Offre de Soins en Suicidologie) est une plateforme téléphonique à destination des professionnels de santé mise en place pour répondre à plusieurs enjeux de la feuille de route ministérielle « Santé Mentale » concernant la prévention du suicide.
La CROSS a pour objectifs de proposer une filière de régulation en amont et en aval de l'évaluation psychiatrique (filière pré et post-évaluation), ainsi que de faciliter l'inclusion des patients suicidants dans les dispositifs VigilanS franciliens.
Ce dispositif a donc pour missions :
D'aider à l'orientation des patients suicidaires ou suicidants reçus au sein des structures d'urgence de l'AP-HP et hors AP-HP selon la disponibilité et la spécificité des structures ambulatoires et hospitalières

D'améliorer la réactivité et la visibilité de l'offre de soins d'amont et d'aval

D'appuyer les professionnels de santé en première ligne pour l'évaluation du risque suicidaire des personnels de l'AP-HP, des étudiants des universités et grandes écoles de la région parisienne et, en synergie avec les conventions du GHU-Paris, des fonctionnaires de police et d'aider à leur orientation.
De faciliter l'inclusion de patients dans les dispositifs VigilanS franciliens.

De produire des connaissances sur les parcours de soins des patients pris en charge dans une structure d'urgence à la suite d'une crise suicidaire.
De réduire le nombre de suicides via une évaluation sur la base d'indicateurs intermédiaires.
De prévenir la récidive des personnes suicidaires ou suicidants en complémentarité avec VigilanS en garantissant un accès individualisé à un dispositif de soins spécialisés.

De contribuer ainsi à l'Offre de Soins territoriale en suicidologie par l'appui des partenaires institutionnels tels : GHU PPN, les BAPU, la médecine du travail de la préfecture de Police ; la cellule de soutien opérationnel...

Missions :
- Accueil téléphonique des interlocuteurs professionnels dans une attitude d'écoute active et de bienveillance.
- Entretiens et échanges formels et informels de recueil de données.
- Recueil d'informations, Analyse, pré-évaluation et contribution à l'évaluation du risque suicidaire.
- Restauration et maintien de la dignité de la personne dans un contexte de souffrance psychique.
- Accompagnement efficace des demandes et/ou du suicidant.
- Création et développement d'une relation de confiance et d'aide avec le patient et/ou son entourage.
- Transmissions pertinentes orales et écrites précises et concises aux psychiatres, dans ORBIS et/ou vers les acteurs partenaires.
- Suivi des actions mises en place par les médecins psychiatres de régulation et accompagnement des demandes quotidiennes.
- Gestion d'informations, Veille et Garantie de la traçabilité des dossiers jusqu'à la fin de chaque prise en charge institutionnelle du patient.
- Gestion de flux et moyens définis par le psychiatre régulateur de la CROSS.
- Gestion des moyens utiles pour la chaîne de prise en charge des patients.
- Veille téléphonique avec tous les services partenaires supports (en rapport avec les problématiques de suicidologie et les urgences) pour bilan des lits en collaboration avec l'AMA.
- Préparation et organisation du centre d'appel, Gestion du matériel.
- Travail en équipe et en réseau ; analyse et travail de lien.
- Participation à la gestion de carence de lits d'hospitalisation pour les suicidants en collaboration avec l'AMA.
- Organisation et participation aux différentes synthèses et réunions en collaboration avec l'AMA.
- Création et entretien de réseau, collecte des données auprès du réseau, Formation-Recherche.

Infirmier a la Cross Ap-Hp Plateforme d'Appel H/F

Prérequis :
Diplôme d'état d'infirmier
Expérience antérieure en psychiatrie et dans le champ de la suicidologie
Connaissance du vocabulaire médical, de la pathologie mentale et des problématiques de la suicidologie conseillée.
Un Master II IPA mention santé mentale serait apprécié

Direction des Soins Hotel-Dieu
Colette Feukeu

Contrat : CDD ; CDI ; Détachement ; Mutation
https://www.parisjob.com/emplois/infirmier-a-la-cross-ap-hp-plateforme-d-appel-h-f-8869833.html

MANIFESTATION 4e Journée Régionale des intervenants de crise en psychiatrie 16/11/2021 Saint-André-lez-Lille (59)

Crise et mineurs

Journée coordonnée par le pôle tourquennois de l’EPSM Lille-Métropole
4e Journée Régionale des intervenants de crise en psychiatrie
Mardi 16 novembre 2021 à Saint-André-lez-Lille

Programme https://www.epsm-lille-metropole.fr/sites/default/files/2021-07/C%26M20210720_prog.pdf

Groupes de soutien aux endeuillés par suicide au CH La Valette (22)


Groupes de soutien aux endeuillés par suicide

L’Unité d’Actions Contre le Suicide du CH La Valette organise tous les mois avec le centre Ecoute et Soutien, des groupes de soutien pour les personnes endeuillées par suicide.
Contact : 06.14.22.06.13 / 05 55 23 49 95 – uacs@ch-st-vaury.fr / ecouteetsoutien19@orange.fr

https://www.ch-st-vaury.fr/


MàJ CIRCULAIRE N° DGS/SP4/DGOS/2021/122 du 7 juillet 2021 relative à la mise en place du numéro national de prévention du suicide dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide.

CIRCULAIRE N° DGS/SP4/DGOS/2021/122 du 7 juillet 2021 relative à la mise en place du numéro national de prévention du suicide dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide.

Date d’application : immédiate

NOR : SSAP2117972J Classement thématique : santé publiqueValidée par le CNP le 11 juin 2021 – Visa CNP 2021-71

https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45209


Article sur le sujet
Numéro national de prévention du suicide : les premiers centres régionaux répondants seront opérationnels le 10 septembre


Publié le vendredi 30 juillet 2021 https://www.encephale.com*

PARIS, 28 juillet 2021 (APMnews) - Dans le cadre de la mise en place du numéro national de prévention du suicide, les premiers centres régionaux de réponses aux usagers seront opérationnels à partir du 10 septembre, est-il indiqué dans l'annexe d'une circulaire publiée mi-juillet.

La mise en place d'un numéro unique national de prévention du suicide (2NPS), prévue de longue date, constitue l'un des axes de la stratégie nationale de prévention du suicide et l'une des actions du Ségur de la santé conclu en juillet 2020.

La circulaire, publiée le 28 juillet 2021, "a pour objet d'accompagner les agences régionales de santé (ARS) dans la mise en place du numéro national de prévention du suicide", est-il détaillé dans son résumé. Sont annexés le plan de déploiement du 2NPS, daté de mai 2021, et la liste des centres sélectionnés.

Le ministère de la santé rappelle tout d'abord les "objectifs opérationnels" du 2NPS, au premier rang desquels "permettre aux personnes suicidaires d'accéder rapidement par téléphone ou par tchat à un service professionnel d’écoute, d’information, d’évaluation, d’intervention et d’orientation, 24h/24 et 7 jours/7".

Ce dispositif pourra également "prendre en charge les appels que les régulateurs du centre 15 ou d'autres dispositifs d'aide à distance ont identifiés comme relevant de la prévention, de la prise en charge ou de l’orientation des personnes suicidaires", "apporter des conseils à l'entourage des personnes suicidaires et aux professionnels non soignants", "apporter des conseils et des avis spécialisés aux professionnels soignants" et "faire le lien avec les structures relais de prévention du suicide du champ social, médico-social et associatif".

Dans le plan de déploiement, annexé à la circulaire, il est annoncé que le pôle national (équipe en charge de son déploiement, voir paragraphe "La gouvernance du numéro national" ci-dessous) "s'est engagé à un lancement du 2NPS au 10 septembre 2021, journée internationale de prévention du suicide".

En septembre, le dispositif doit donc "répondre aux exigences opérationnelles suivantes", est-il listé dans le corps de la circulaire: "réponse réactive 24h/24 et 7j/7", "couverture de l’ensemble du territoire national (métropole et outre-mer)", "réponses assurées en termes d’accueil, d’évaluation, d’orientation et d’intervention, avec une priorité donnée à la prise en charge des situations de crise" et "articulation avec les ressources locales, régionales et nationales".
17 centres régionaux, répartis selon "deux types"

Le pôle national explique dans son plan de déploiement avoir renoncé "à l'option d'une plateforme unique et centralisée de répondants", mais d'avoir plutôt opté pour le modèle "d'antennes de réponses décentralisées" (17 au total).

"Afin de répondre au mieux à la cinétique présumée des appels et des sollicitations (pic d’activité attendu entre 17h et 23h), mais aussi de s’inscrire dans un calendrier de déploiement réaliste", le pôle national du dispositif prévoit dans son plan de déploiement la création de "deux types" de centres régionaux: ceux ouverts 24h/24 et les "centres régionaux 'de jour' ", qui "assurent leurs missions techniques 7 jours/7 sur les mêmes tranches horaires que celles du dispositif Vigilans" .

Dès la fermeture des centres régionaux de jour, "les appels sont transférés à l'antenne 24/24 de la zone concernée", est-il précisé.

A terme, le pôle national prévoit que chaque région dispose d'un centre régional, selon la répartition suivante :
13 centres de jour dans les villes de 11 régions (Angers, Rouen, Nancy, Paris, Besançon-Dijon, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux, Poitiers, Ajaccio, Marseille, Tours et enfin La Réunion -validation en cours- pour la Réunion et Mayotte)
et quatre centres 24/24 (Lille, Brest, Montpellier et un en outre-mer, pour lequel la décision de localisation est en attente).

Les centres ne devraient pas être tous ouverts au 10 septembre, est-il précisé dans le plan de déploiement, daté de mai 2021 : le "diagnostic de chaque configuration locale ne nous permet de nous prononcer que sur l'ouverture de huit [centres régionaux] au 10 septembre 2021 (7 en métropole et 1 dans les DOM-TOM)". Les autres régions devraient ouvrir leurs centres dans les mois qui suivent.

Dans le cadre de la mise en place de ces centres, le rôle des ARS sera d'"organiser la mise en oeuvre stratégique et opérationnelle des centres régionaux", de "s'assurer que les professionnels répondants bénéficieront d'une formation socle", de "contribuer à la réalisation d’un répertoire des ressources territoriales", de "relayer la communication auprès des partenaires et usagers potentiels", d'"inviter les lignes d’écoute présentes sur [leur] territoire à signer un protocole d’articulation avec le pôle national et les centres répondants", est-il détaillé dans la circulaire.
Une seconde délégation de crédits début 2022

"Bien qu’une montée en charge progressive soit à prévoir", le pôle national profite "de la plasticité organisationnelle et institutionnelle qu’offre le déploiement initial du 2NPS" pour proposer "un calibrage d’emblée des CR sur le rythme de croisière attendu de 500.000 à [1 million] d’appels" annuels au niveau national.

"Par conséquent, la composition des centres, leurs effectifs, la durée et le roulement des postes de travail des répondants seront d’emblée configurés dans leur format final", complète-t-il.

Dans le corps de la circulaire, le ministère rappelle qu'"une première délégation de crédits de 3,1 M€ [millions d'euros], soit 175.000 € par région", a été envoyée aux ARS, lors de la première circulaire budgétaire de l'année, datée d'avril 2021.

"Cette première dotation correspond aux frais de fonctionnement des plateformes régionales pour les trois premiers mois de service", précise-t-il. A ces financements régionaux s'ajoutent 2,9 M€ versés au pôle national.

Le ministère annonce qu'"une seconde délégation de crédits" sera versée lors de la première circulaire budgétaire de 2022 "pour couvrir le fonctionnement annuel des 17 antennes régionales et les dépenses d'investissements en équipements", précisant que "les montants précis sont encore en cours de validation".
La gouvernance du numéro national

Selon la circulaire, la gouvernance relative à la mise en place du 2NPS est composée de trois niveaux :
Les équipes régionales, chargées d’assurer la réponse aux usagers de la ligne téléphonique et du tchat, seront animées et coordonnées par le "pôle national". Ce dernier a été sélectionné à la suite d'un appel à projets. La candidature du CHU de Lille "associant de nombreux partenaires de la prévention du suicide" avait été retenue.
"Au niveau national, le projet est suivi par un comité de pilotage, composé de la direction générale de la santé (DGS, secrétariat), la direction générale de l’offre de soins (DGOS), la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), le secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales (SGMAS), la délégation ministérielle santé mentale et psychiatrie, Santé publique France et le coordonnateur national du pôle national, qui valide l’ensemble des orientations stratégiques du numéro national de prévention du suicide proposées par le pôle national."
Au niveau régional, le déploiement du numéro national s'inscrit dans la stratégie régionale de chaque ARS, estime le ministère. Il appartient donc à ces dernières "de décider de l'opportunité de mettre en place une instance spécifique de suivi de la création du centre répondant de [la] région, ou d'inscrire ce suivi dans une instance globale de pilotage de la stratégie régionale".

Le ministère précise qu'une "une instruction-cadre révisant l’instruction du 10 septembre 2019 portant sur l’ensemble des axes de la stratégie nationale de prévention du suicide et leur pilotage sera élaborée début 2022 une fois le numéro national bien implanté".

Circulaire N°DGS/SP4/DGOS/2021/122 du 7 juillet 2021 relative à la mise en place du numéro national de prévention du suicide dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide

Source : AFP

Source https://www.encephale.com/Actualites/Breves/2021/Numero-national-prevention-suicide-premiers-centres-regionaux-repondants-operationnels-10-septembre 

ETUDE RECHERCHE Évaluation qualitative du premier programme français de psychoéducation sur les conduites suicidaires : PEPSUI

Évaluation qualitative du premier programme français de psychoéducation sur les conduites suicidaires : PEPSUI
Audrey Henrion 1
1 Thèses d'exercice et mémoires - UFR de Médecine Montpellier-Nîmes

Résumé : CONTEXTE : la prévention du suicide est une urgence mondiale. En France, aucun programme de psychoéducation à visée des patients présentant un trouble des conduites suicidaires (TCS) n’existe. Parallèlement, la question de la méthodologie quantitative d’évaluation des principes actifs psychothérapeutiques fait débat. MÉTHODES : nous avons mené une étude qualitative, utilisant une analyse thématique inductive et déductive avec approche comparative constante, avec 10 patients ayant suivi le programme de psychoéducation PEPSUI, de 10 sessions hebdomadaires, alliant connaissances scientifiques sur le TCS, et compétences de thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), de thérapie comportementale et dialectique (TCD) et de psychologie positive, et 8 patients ayant suivi un programme de relaxation de 10 sessions hebdomadaires, afin d’évaluer par entretien semi structuré les processus spécifiques et non spécifiques et compétences acquises perçues comme aidantes pour opérer un changement psychique et un impact sur leur vie. RÉSULTATS : des processus non spécifiques ont été aidants dans les deux programmes tels que la formation de l’entité groupale, l’alliance thérapeutique, le cadre du groupe, l’apport de nouvelles connaissances sur les stratégies de soin. Ajoutant à ces processus des compétences de tolérance à la détresse, le groupe relaxation a été décrit aidant par la majorité des patients permettant un impact sur la gestion du stress, néanmoins peu d’impact sur la perception des conduites suicidaires. Dans le groupe PEPSUI, les compétences théoriques scientifiques acquises, et la pleine conscience, l’acceptation, la défusion, l’utilisation de la matrice, la psychologie positive ont permis aux patients : d’avoir une expérience émotionnelle claire, de s'engager dans des comportements dirigés vers un but, de contrôler l'impulsivité, et ainsi de sortir du « mode cognitif suicidant » et pouvoir envisager réduire leurs comportements suicidaires. CONCLUSION : l’évaluation qualitative du premier programme francophone de psychoéducation sur le suicide, est suggéré aidant par l’apport de connaissances scientifiques et l’acquisition de compétences d’ACT, de psychologie positive et de TCD permettant une régulation émotionnelle efficace et de nouvelles stratégies de réponse comportementale. Il apparait également d’une bonne faisabilité et d’une bonne acceptabilité.

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02973987

Soumis le : mercredi 21 octobre 2020 Dernière modification le : samedi 3 juillet 2021

Fichier  ThEx_Montpellier_UM_Med_2018_H...

Citation
Audrey Henrion. Évaluation qualitative du premier programme français de psychoéducation sur les conduites suicidaires : PEPSUI. Médecine humaine et pathologie. 2018. ⟨dumas-02973987⟩

Réseau RAPEO 17 Un nouveau réseau, unique en France, pour accompagner les personnes endeuillées partout en Charente-Maritime


Un nouveau réseau, unique en France, pour accompagner les personnes endeuillées partout en Charente-Maritime

Jeudi 8 juillet 2021 à 14:38 - Par François Petitdemange, France Bleu La Rochelle
Charente-Maritime 

Un nouveau réseau de psychologues est mis en place ce vendredi en Charente-Maritime, afin de compléter le réseau institutionnel qui se limitait souvent aux grandes villes. Rapeo 17 va ainsi permettre d'accompagner les personnes endeuillées partout dans le département. Le réseau Rapeo 17 va permettre d'accompagner les personnes endeuillées partout en Charente-Maritime

C'est une première en France : le Réseau d'Accompagnement Psychologique des Personnes Endeuillées et des Orphelins est lancé ce vendredi 9 juillet en Charente-Maritime. La cérémonie de fondation a lieu à 15h au Centre des congrès de Rochefort.

Plusieurs associations et institutions, déjà engagées dans l'accompagnement du deuil, structurent ce nouveau dispositif RAPEO 17. Il va permettre d'accompagner les Charentais-Maritimes endeuillés partout dans le département, pas seulement dans les grandes villes où existent déjà des centres médico-psychologiques pour les adultes ou le Centre médico-psycho-pédagogique de La Rochelle pour les enfants.

RAPEO 17 regroupe ainsi 43 psychologues libéraux. Tous ont été formés à l'accompagnement du deuil (ce qui n'est pas toujours le cas des professionnels du secteur).

Et il ne s'agit pas d'un simple annuaire : un coordinateur est chargé de libérer les personnes endeuillées de la contrainte de trouver un psychologue ou une institution compétents, en évaluant lui-même leurs besoins, et en les orientant vers les professionnels du réseau les plus proches. Le coordinateur est bénévole, il indique que "personne ne se fait de l'argent" avec ce Réseau. Les psychologues impliqués, quant à eux, appliquent leur propre tarif. Photo d'illustration © Maxppp - Simon Daval

C'est Michel Montheil, psychologue clinicien à La Rochelle, qui est le coordinateur de ce nouveau réseau RAPEO 17. Entretien.

France Bleu La Rochelle – La démarche répond à des besoins importants dans certaines zones de Charente-Maritime ?

Michel Montheil, coordinateur du réseau RAPEO 17 – Le constat que l'on avait pu faire, c'était que si une personne endeuillée avait besoin de soutien dans les grandes villes, elle trouvait souvent un partenaire, une institution, un centre médico-psychologique pour les adultes, ou le Centre médico-psycho-pédagogique de La Rochelle, par exemple, pour les enfants, orientés par un psychologue scolaire ou une assistante sociale.

Mais dès lors qu'on s'écartait un peu des grandes villes, dans des zones où il y a très peu de représentations institutionnelles, très peu de centres médico-psychologiques ou de centres pour adultes, peu de présence médicale, les gens s'adressent à des professionnels qui, le plus souvent, ne sont pas formés. Et le recours des personnes endeuillées, c'était souvent le médecin de famille, avec une prescription d'antidépresseurs ou d'anxiolytiques. C'était là la seule réponse qui était proposée.

Il y avait donc une grande inégalité territoriale et on maintenait les situations de souffrance non soulagée, non accompagnées pour les adultes, pour les personnes âgées qui perdaient un conjoint et on pouvait observer souvent les syndromes de glissement. On pouvait aussi voir des enfants avoir des troubles du comportement, des difficultés d'apprentissage à l'école – c'est un des éléments qu'on remarque chez les enfants endeuillés : des troubles de la mémoire, des troubles de la concentration, des conduites à risque, toxicomanie... Des conséquences habituelles chez les endeuillés. Notre objectif, c'est d'offrir sur l'ensemble du département de Charente-Maritime une réponse spécialisée et spécifique, adaptée à la demande et avec l'orientation et le soutien de nos partenaires.

France Bleu La Rochelle – Et c'est d'autant plus important qu'en matière de deuil, il y a beaucoup d'idées reçues.

Michel Montheil – Parmi les idées reçues, quand vous êtes endeuillés, on pense que ce n'est pas normal. Si ça dure trop longtemps, ça doit se soigner. Il faut arrêter de souffrir au bout de six mois. Il faut arrêter d'en parler. Et puis, il faut continuer à vivre, etc. etc. Il y a aussi une mauvaise connaissance des conséquences et des répercussions psycho-sociales du deuil. Nous savons qu'un certain nombre de personnes peuvent avoir des difficultés sociales. Il faut se dire malade, demander un arrêt de travail, quand on est endeuillé, aller voir son médecin pour pouvoir se mettre au repos, avec des médicaments.

Nous, on veut proposer une alternative. Ce n'est pas une maladie d'être endeuillé. C'est un état normal, transitoire – pour la plupart, en tout cas – qui a des conséquences, qui se vit différemment quand on est enfant, quand on est adulte ou quand on est très âgé, et qui a besoin d'être compris dans sa spécificité.

On commence à identifier, par exemple, dans les populations à la rue, environ deux tiers de personnes endeuillées pathologiques. On voit qu'un certain nombre d'endeuillés ont des risques suicidaires majorées, notamment chez la population des jeunes hommes qui ont perdu un conjoint. Par exemple, si c'est une femme, les hommes se suicident environ dix fois plus que des célibataires du même âge. Donc, il y a réellement un enjeu social, un enjeu de santé publique et un enjeu de confort et de qualité de vie pour les endeuillés. Le fait d'être reconnus dans leur particularité et dans leur besoin, de pouvoir parler et de mieux comprendre ce qui leur arrive.

France Bleu La Rochelle – Ce nouveau réseau est unique en France ?

Michel Montheil – A notre connaissance, oui, à ce niveau d'organisation, de coordination, de formation initiale, puisque tous les psychologues qui sont affiliés au réseau et qui signent un document d'affiliation et une charte ont été formés, soit par nous même sur des formations de deux jours, des formations qui sont relativement longues, soit par leur expérience personnelle, institutionnelle en hôpital, etc. Ils sont forcément formés au deuil pour pouvoir intégrer notre équipe.

Et il n'y a pas, en France, de réseau de ce niveau qui existe, qui ait cette ambition territoriale, avec les partenariats que nous essayons de constituer avec des institutions comme la CPAM, la Caisse d'allocations familiales, la Mutualité sociale agricole, l'ADEI, SOS Amitié...
Pour contacter RAPEO 17 :

En attendant la création d'un numéro spécifique et d'un site internet, il faut contacter le coordinateur du réseau, Michel Montheil, qui se chargera d'aiguiller les personnes endeuillées en fonction de leurs besoins et de leur lieu de résidence en Charente-Maritime : 06 80 48 30 41.
François PetitdemangeFrance Bleu La Rochelle
https://www.francebleu.fr/infos/societe/un-reseau-de-psychologues-unique-en-france-accompagne-les-personnes-endeuillees-partout-en-charente-1625737706

FORMATIONS en santé au travail 2021 Rennes : Prévention et intervention dans la crise suicidaire & Après le suicide : la postvention


Prévention et intervention dans la crise suicidaire
Formation courte en santé au travail

Type de diplôme Formation courte

Localisation(s) des enseignements  Rennes
Site internet de la formation

Publics Médecins du travail et infirmiers en Santé au travail.

Compétences développées
Formation destinée à la situation de crise afin de détecter et favoriser la prise en charge de la souffrance qui pourrait conduire à un acte suicidaire.

Formation référencée auprès de l’ANDPC N° 10782100006

Organisation pédagogique

Intervenante
Dr Dina JOUBREL, Psychiatre en exercice libéral, anciennement coordinatrice de la CUMP de Bretagne et médecin-chef en psychiatrie,
Centre hospitalier Guillaume Régnier de Rennes

Programme
Intervention issue de la conférence de consensus organisée par la Fédération Française de Psychiatrie, à la demande de la Direction Générale de la Santé.
Présentation d’un modèle d’intervention destiné à être utilisé par un grand nombre d’intervenants professionnels et non professionnels du milieu sanitaire et non sanitaire.

Ce module peut se suivre individuellement ou en lien avec le module « Après le suicide : la postvention ».

Pré-requis Travailler dans la santé au travail

Coût de la formation 540 €
Calendrier Formation sur 2 jours. Dates : Jeudi 2 et vendredi 3 juin 2022

TELECHARGER LE CATALOGUE COMPLET 2022


En savoir plus https://formations.univ-rennes1.fr/prevention-et-intervention-dans-la-crise-suicidaire


***

Après le suicide : la postvention

Formation courte en santé au travail

Type de diplôme  Formation courte

Localisation(s) des enseignements  Rennes
Site internet de la formation

Publics  Médecins du travail, infirmiers en Santé au travail et IPRP.

Compétences développées
Savoir réagir au stress, aux crises, aux deuils, après un suicide.
Savoir analyser, réagir et utiliser les modalités d’intervention de postvention.

Organisation pédagogique
Intervenante
Dr Dina JOUBREL
Psychiatre en exercice libéral, anciennement coordinatrice de la CUMP Bretagne et médecin chef en psychiatrie, centre hospitalier Guillaume Regnier de Rennes

Programme
Définir la postvention – la prévention du suicide des générations suivantes
Connaitre les particularités d’un deuil après un suicide
Analyser les réactions des proches afin d’étayer les modalités d’intervention individuelle et de groupe, immédiates, post-immédiates, ou bien au long cours dans le milieu familial, scolaire et professionnel
Les différents acteurs en postvention et leurs rôles

Cette formation peut être suivie seule ou en complément du module « Prévention et intervention dans la crise suicidaire ».

Calendrier Vendredi 18 novembre 2022

TELECHARGER LE CATALOGUE COMPLET 2022

 
Dernière modification : lun, 12/07/2021 - 16:42

En savoir plus https://formations.univ-rennes1.fr/apres-le-suicide-la-postvention






FORMATIONS COMPRENDRE ET ACCOMPAGNER LE DEUIL 2021 - 2022 de l'association Empreintes



FORMATIONS COMPRENDRE ET ACCOMPAGNER LE DEUIL
2021 - 2022 de l'association Empreintes

CATALOGUE  : https://www.empreintes-asso.com/wp-content/uploads/2021/07/CATALOGUE_Formations-Empreintes_2021-2022.pdf

dont la Thématique :

Le deuil après suicide
Le deuil après suicide comporte certaines spécificités et certains risques particuliers. Comment mieux le
comprendre et l’accompagner ?

Rapport annuel de l’IGPN | 2020 - L’IGPN SUIT LES SUICIDES DANS LA POLICE NATIONALE

Rapport annuel de l’IGPN | 2020
https://www.interieur.gouv.fr/sites/minint/files/medias/documents/2021-07/igpn-rapport-2020.pdf

 Extraits : 

" Enfin, dernière compétence en date, l’IGPN prend désormais toute sa place dans le plan de mobilisation contre le suicide de la police nationale en effectuant une analyse de chaque cas de suicide, quelles qu’en soient les circonstances, pour alimenter la réflexion sur la prévention de ce fléau." P3

"L’IGPN SUIT LES  SUICIDES DANS LA  POLICE NATIONALE
De façon inédite, le département des inspections et évaluations a élargi son champ de compétence en se voyant confier par le DGPN la mission de suivi des suicides. Diligentée systématiquement après un suicide d’agent (de tout corps et en tout lieu), cette mission s’inscrit dans la démarche de prévention déclinée au sein du programme de mobilisation contre le suicide dans la police nationale.
Les auditeurs apprécient les circonstances de la crise suicidaire, évaluent les modalités d’exercice de la fonction exercée par l’agent et proposent à la direction des ressources et des compétences et aux directions actives des pistes de réflexion quant aux conditions de travail et d’emploi des fonctionnaires.
Leurs analyses sont également déterminantes pour l’appréciation par l’administration de l’imputabilité au service d’un suicide, qui ouvre des droits au conjoint et enfants du défunt. 
20 rapports descriptifs de l’environnement et de la situation de l’agent (RDESA) ayant commis le
geste suicidaire ont été rendus en 2020 " P28

OFFRE DE CONTRAT DOCTORAL SUJET DE LA THESE : GENRE ET INTERVENTION PREVENTIVE

Doctorant·e pour thèse : « Genre et intervention préventive »

15 septembre 2021

La Chaire « Genre et prévention en santé », portée par la Cité du Genre, Institut interdisciplinaire de recherche et de formation en études de genre (IdEx) en partenariat avec ECEVE (INSERM UMR1123), finance un contrat doctoral à Université de Paris co-dirigé par Joëlle Kivits (Professeure de Sociologie, Laboratoire ECEVE, Faculté Santé) et Virginie Bonnot (Professeure de Psychologie Sociale, Laboratoire de Psychologie Sociale : contextes et régulation, Institut de Psychologie, Faculté Sociétés et Humanités).

Appel à candidatures
La thèse interrogera une intervention de prévention du suicide chez les adolescents et jeunes adultes au prisme du genre, depuis sa construction (entre autres exemples : étude des différences dans les causes et dans l’expression de la souffrance psychologique, réduction des potentiels biais de genre dans la construction de l’outil) jusqu’à son évaluation (introduction du genre parmi les critères de jugement de l’intervention).

La thèse interrogera l’intervention au prisme du genre, depuis sa construction jusqu’à son évaluation. Deux axes de questionnement pourront être développés. Le 1er concerne les dimensions de genre sous-tendant l’intervention : comment les différences d’expression de la souffrance psychologique chez les AJA (femmes, hommes, personnes intersexes, personnes trans et personnes non binaires) devraient-elles prises en compte dans l’intervention ? Quels sont les moyens mis en oeuvre par les chercheur·es et quels sont les leviers pour combattre les stéréotypes de genre et adapter l’intervention ? Comment le processus de construction de l’outil de e-prévention permet-il l’intégration des dimensions d’usage de la technologie et d’appropriation du message liées au genre ?

Le 2e questionnement portera sur l’évaluation de l’intervention : comment la phase d’évaluation peut-elle introduire le genre parmi les critères de jugement de l’intervention ? Il s’agira de proposer à la fois de nouvelles variables permettant d’évaluer l’impact de l’intervention en fonction du genre et les méthodologies adaptées à leur recueil. Le travail doctoral consistera en une contribution tant conceptuelle que méthodologique sur la considération du genre dans les interventions de prévention. La problématique du genre pourra être croisée avec d’autres vulnérabilités, dans une perspective intersectionnelle. Ces questions devront être explorées de manière interdisciplinaire et en collaboration avec l’équipe de chercheur.se.s du projet.

Contrat
Le contrat est un CDD doctorant.e / contrat doctoral et est d’une durée de 36 mois à temps complet. La date de début de la thèse est le 1er novembre 2021. La rémunération sera environ de 1455 €/mois net.

Candidatures
Le dossier de candidature, à adresser à : Joëlle Kivits (joelle.kivits@univ-lorraine.fr) et Virginie Bonnot (virginie.bonnot@uparis.fr) sera soumis sous la forme d’un seul fichier pdf dont le nom respectera la structure suivante : NOM_Prénom_CD-Genre_UdeParis.pdf.

Il inclura :

  1. Une lettre de motivation
  2. Un CV détaillé
  3. Un relevé de notes de M1 et de M2
  4. Le projet de thèse de 4 pages maximum : contexte et positionnement par rapport à l’état de l’art ; objectif (et hypothèses le cas échéant) ; méthodologie ; calendrier ; références.

Une attention particulière sera portée aux éléments du CV et de la lettre de motivation faisant ressortir un intérêt porté aux questions liées au genre et à la santé. Une à deux lettres de recommandations peuvent être incluses au dossier.

Pour plus d’informations, voir l’offre complète

Source https://www.aislf.org/Offres

 ou https://citedugenre.fr/fr/2021/07/09/offre-de-contrat-doctoral-genre-et-intervention-preventive/

FORMATIONS Auvergne-Rhône-Alpes 2021: Agir en prévention du suicide : se former en Auvergne-Rhône-Alpes, Promouvoir la santé mentale

Formations de l'IREPS  Auvergne-Rhône-Alpes*

Agir en prévention du suicide : se former en Auvergne-Rhône-Alpes

La formation "Agir en prévention du suicide" est composée de trois modules. Chacun est adapté à un public différent et proposé en fonction du profil des participants. A la suite de ces formations, l'ensemble des professionnels formés est mis en relation afin de créer un réseau d’acteurs en capacité d’orienter et/ou prendre en charge le public en crise suicidaire au niveau d’un territoire.
TELECHARGER
Plaquette de formation

Tous départements

2021 - programmation en cours

Professionnels de santé, travailleurs sociaux, employés, bénévoles, citoyens : à chaque public sa formation.
Sans frais pédagogiques - Déplacement, hébergement et restauration à la charge des participants.


Autre formation :

Promouvoir la santé mentale

Une formation pour comprendre les déterminants de la santé mentale, agir contre la stigmatisation et prévenir le mal-être et le suicide dans le champ de la promotion de la santé.
Durée de la formation : 3 jours - IREPS ARA
TELECHARGER
Programme et inscription

Drôme
Y ALLER
4, 5 et 8 octobre 2021
Professionnels (ou bénévoles associatifs) susceptibles de mettre en place des projets de promotion de la santé mentale.
Sans frais pédagogique

 Source http://ireps-ara.org/actualite/actu.asp?action=actu_pge&idz=12&id=4

CANADA Prévention du suicide à l’ère numérique: les jeunes peuvent ils vraiment trouver de l’aide en ligne?

Prévention du suicide à l’ère numérique: les jeunes peuvent ils vraiment trouver de l’aide en ligne?

Mis en ligne le  29 juil. 2021
Webinaire donné en 2019 par Jessica Rassy, PhD, professeure à l’École des sciences infirmières de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke (Campus Longueuil)Résumé:Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont grandement transformé la façon dont les adolescents cherchent des réponses à leurs questions en matière de santé mentale, surtout concernant le suicide. Cet atelier vous permettra de plonger dans l’univers virtuel des adolescents à risque de suicide afin de mieux comprendre leur processus de recherche d’aide et mieux leur venir en aide.

 

La nouvelle étude d'i-share sur la réduction du stress et la prévention des idées suicidaires chez les étudiant.es en médecine est lancée !

La nouvelle étude d'i-share sur la réduction du stress et la prévention des idées suicidaires chez les étudiant.es en médecine est lancée !

PUBLIÉ LE : 7 juillet 2021 https://www.i-share.fr*

Qu’est-ce qu’INFORMed ?

Il s’agit d’un programme interventionnel numérique pour la réduction du stress et la prévention du suicide chez les étudiant.es en médecine financé par la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) du ministère de la santé et des solidarités, porté par le CH Charles Perrens et mené par Marie Tournier. Son acronyme veut dire INternet-based programmes FOR the prevention of suicidal ideation in MEDical students.
Quel est l’objectif ?

L’objectif est de tester et évaluer l’efficacité des programmes de réduction du stress et de prévention des idées suicidaires contre placebo (intervention neutre vis-à-vis de la santé mentale) :
l’un basé sur la gestion du stress via les techniques de thérapie comportementale et cognitive (TCC),
l’autre sur la promotion de la santé.

On ne le répète jamais assez mais la recherche c’est aussi de concevoir et tester des interventions pour améliorer la santé et le bien-être des étudiant.es !
 

Concrètement, comment va se dérouler INFORMed ?

Ce projet a été lancé en juin 2021. Il sollicitera environ 2 500 étudiant.es à partir de la 3ème année de médecine des universités et hôpitaux en France.
Chacun de ces 2 programmes de prévention des idées suicidaires consistent en deux phases : une phase web de formation pendant 2 mois (19-20 vidéos de 3 min) puis une phase booster par SMS qui durera 4 mois.

Les conditions pour participer sont :
être étudiant.e en médecine à partir de la 3ème année,
être Sharer et avoir rempli le premier questionnaire,
avoir au moins 18 ans,
avoir donné son consentement éclairé à l’étude.

Plus précisément, il sera demandé aux participant.es de :
s’inscrire à l’étude i-Share et de remplir le questionnaire « Qui es-tu l’étudiant ? » (vous pouvez le retrouver ici) si ce n’est pas déjà fait.
se rendre sur le site Internet du projet INFORMed : https://informed.clinfile.com/
lire la note d’information,
cocher les cases dédiées pour accepter les conditions de l’enquête et les conditions générales d’utilisation de l’application INFORMed,
valider,
remplir le formulaire d’inscription et le valider.

Leur profil s’affichera et il faudra alors :
cliquer sur « suivant »,
lire le consentement et l’accepter en cochant la case dédiée,
cliquer sur « suivant »,
compléter le questionnaire d’inclusion INFORMed en trois parties « Idées et conduites suicidaires », « Qualité de vie » et « Mode de vie » (10 min) et valider.

Pendant les 18 mois du programme, le/la participant.e devra répondre, tous les 6 mois, à des questionnaires en ligne sur son bien-être.
L’ensemble du processus sera simple d’utilisation, entièrement accessible en ligne. Le/la participant.e sera libre de choisir le moment auquel il/elle souhaitera répondre aux questionnaires, visionner les vidéos etc.

Pour les remercier, les participant.es recevront à la fin du programme une e-carte cadeau d’une valeur de 40€.

Ce projet ne pourra voir le jour qu’avec l’engagement et la participation accrue des étudiant.es. alors on compte sur vous !

Retrouvez toutes les études ancillaires de la cohorte i-Share ici et toutes ses publications scientifiques dans la rubrique dédiée ici.

EM

https://www.i-share.fr/actualite/informed/

MANIFESTATION Le Mans (72) 21/10/2021 Sensibilisation et repérage à la crise suicidaire

La maison de Gaston (Bien vieillir à domicile) Le Mans (72)

"La Maison de Gaston, c’est un lieu à visiter, présentant une sélection d’aménagements et aides techniques dans un pavillon de 120 m² sur 2 niveaux. Dans cet espace sans vocation commerciale (Gaston ne vend rien), vous pourrez voir, essayer, tester les aides présentées.

Vous y serez accueillis dans un cadre convivial par Amélie, qui vous conseillera et vous orientera au mieux en fonction de votre situation personnelle." 



Le 21/10/2021 de 14:30 à 16:00
Sensibilisation et repérage à la crise suicidaire : animé par l’ EPSM de la Sarthe, le jeudi 21 octobre de 14h30 à 16h00.
Je m'inscris

Source et en savoir plus http://www.lamaisondegaston.fr/votre-programme/


La Maison de Gaston est ouverte du lundi au vendredi
(9 h / 12 h 30 – 13 h 30 / 17 h)

Venez découvrir un concept unique en Sarthe associant :
un pavillon de 120 m² présentant des aménagements favorisant le maintien à domicile
et des ateliers sur le bien vieillir organisés tout au long de l’année.

Gaston vous accueille du lundi au vendredi (9 h / 12 h 30 – 13 h 30 /17 h) dans une ambiance conviviale et détendue.

Adresse / Contact

Entrée par :
Impasse Douce Amie
72000 Le Mans

Adresse administrative :
57 rue Joachim du Bellay
72000 Le Mans

Tél : 02 43 18 81 05

Témoignage Association d’entraide entre policiers : écoute que coûte

Témoignage

Association d’entraide entre policiers : écoute que coûte

Créée en 2019, Pep’s vient en aide à des policiers en détresse psy, partout en France, afin d’éviter un passage à l’acte fatal. Rencontre avec son vice-président à Dijon.

publié le 30 juillet 2021 https://www.liberation.fr*

Entre une interpellation ce matin et des enquêtes à avancer l’après-midi, Christophe Girard, policier à la BAC de Dijon (Côte-d’Or), prend sa pause déjeuner ce vendredi de juin. Dès qu’il sort, il pianote sur son téléphone. «Je vous préviens, ça ne s’arrête jamais.» Sa deuxième mission : il est vice-président de l’association Pep’s-SOS Policiers en détresse. Montée par des policiers pour des policiers, l’asso aide les collègues en souffrance et susceptibles de se suicider. Sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ils sont seize sur toute la France à prendre en charge appels, messages Facebook et mails, comme des bouteilles à la mer envoyées par leurs confrères. Depuis le début de la semaine, Christophe Girard échange quotidiennement avec seize policiers pour les soutenir, voire les dissuader de passer à l’acte.

La structure reçoit entre 400 et 500 appels par mois, quand la cellule officielle mise en place par le gouvernement n’en compte en moyenne que 73. Entre janvier et avril, ils totalisent plus de sept cents heures d’écoute. Dès que l’écran de son portable s’allume, il y jette un regard. «Fabrice veut vous envoyer un message» : une nouvelle personne souhaite entrer en contact sur Facebook. «On répond tout de suite car il peut y avoir une urgence.» Il reste en alerte. Chez lui : «Combien de fois j’ai commencé à regarder un film avec ma femme et mes enfants avant de recevoir un appel cinq minutes après ?» Même au travail : «J’étais en audition avec un mis en cause et son avocate quand une policière m’a appelé. Au troisième appel, j’ai quitté la salle et décroché.» C’est parfois une question de vie ou de mort. «Un soir, vers 23 heures, je rentrais du boulot et j’ai reçu un message inquiétant d’un policier que je suivais. J’ai tout de suite essayé de l’appeler : une fois, deux fois, trois fois, puis il a décroché. Il m’a confié ensuite que lorsqu’il avait entendu la sonnerie, il avait la ceinture autour du cou.» Des histoires comme celles-ci, il en a à la pelle. Tout comme des messages de policiers pour lui dire «merci, tu m’as sauvé la vie».
«Pourquoi on fait de métier ?»

Christophe Girard n’en pouvait plus de perdre ses collègues, non pas sur le terrain mais à cause de leur mal-être. D’abord un jeune de 23 ans qu’il connaissait bien. Puis un autre collègue, qu’ils retrouvent in extremis. Dans l’indifférence de la hiérarchie. «A chaque fois, ils nous ont sorti l’excuse des problèmes personnels, alors ça passe un moment… Mais quand j’ai appris que le collègue avait laissé des lettres en lien avec le professionnel, j’ai eu un déclic.»
Analyse

L’association entend combler le «manque de soutien psychologique» en interne. Tout est parti d’un groupe Facebook créé en novembre 2018 pour que les policiers puissent échanger entre eux sur leur mal-être, qui a conduit à la constitution de l’association en septembre 2019. Depuis, les bénévoles ont même participé, grâce à une campagne de financement participatif, à trois formations sur la gestion de la crise suicidaire et ont ainsi appris à repérer les signaux faibles. En théorie, mais aussi sur le tas. «Un jour, une collègue m’appelle et, par le jeu du questionnement, j’arrive à savoir qu’elle est au volant de sa voiture en train de chercher un camion pour foncer dedans. Elle m’a demandé : “Dis-moi pourquoi on fait ce métier ?” Je n’avais pas le temps d’appeler les secours, tout pouvait arriver d’une seconde à l’autre alors j’ai improvisé. J’ai cherché la réponse au plus profond de moi avant de lui répondre que c’était pour les victimes. Cette question est celle qui revient le plus souvent. Comment y répondre si on n’est pas soi-même policier ?» Là réside leur atout confiance : les policiers s’identifient davantage à un pair. «Dès qu’on se parle, un lien de confiance s’établit et le collègue se livre plus facilement. Quand on arrive au cœur de la souffrance, on la comprend tout de suite car on est souvent passés par là aussi.»
«Rouage manquant»

Les policiers sont aussi plus enclins à se confier à l’association qu’aux psychologues en interne à cause du spectre du désarmement. «Parfois, ils parlent et se voient désarmés dans la journée par leur hiérarchie.» Or le désarmement affecte directement le travail des policiers : ils changent de service et ne sont plus en relation avec le public. Ce qui peut accentuer leur mal-être. «Même quand ils vont voir les psychologues, beaucoup de policiers édulcorent alors leur discours.»

L’objectif de Pep’s : devenir le «rouage manquant» entre les psychologues et les collègues, mais aussi repérer ceux qui n’osent pas demander de l’aide. Sur le groupe, ils épluchent les commentaires, traquent la moindre remarque, en apparence anodine, qui pourrait traduire un mal-être. «On entre en contact puis on prend des nouvelles quelques jours après. Au bout de plusieurs relances, certains déballent tout.»


«J’ai eu le sentiment qu’il fallait que la solution vienne d’en haut et non de la base»— Christophe Girard, vice-président de l'association Pep's-SOS Policiers en détresse

L’efficacité est redoutable : ils n’ont pour l’instant perdu aucun membre du groupe. Pep’s milite pour que leur recette soit adoptée par l’administration, avec des «psychologues de proximité, régulièrement présents dans les commissariats pour rencontrer les collègues à la machine à café. Le collègue sera alors plus apte à parler d’une intervention difficile, qui serait passée sous les radars sans ce lien de confiance déjà créé».
Table ronde au Beauvau de la sécurité

Ils ont pourtant dû lutter pour leur reconnaissance au sein de l’institution policière. «J’ai eu le sentiment qu’il fallait que la solution vienne d’en haut et non de la base.» D’abord ignorés, ils ont fini par obtenir la signature d’un protocole avec la Direction générale de la police nationale (DGPN). Les négociations ont été musclées : «On nous demandait de donner le nom des collègues qui nous contactent et de veiller au droit de réserve. Pour faire court, on aurait été tenus en laisse et muselés.» Finalement, ils ont conclu fin mai un accord qui leur permettra d’être présentés à tous les services en interne, de bénéficier de jours de détachement et d’être formés. «Pour la DGPN il n’y a pas de mauvais réseau : toute initiative est bonne si elle empêche un suicide, réagit le service d’information et de communication de la police. L’association s’est engagée à signaler les situations les plus aiguës aux services médicaux et de soutien institutionnel, car elle ne peut pas se substituer à ce qui est mis en place officiellement en interne.»

L’association a aussi lutté pour mettre le sujet des suicides à la table des débats du Beauvau de la sécurité. A sa genèse, aucune des quatre réunions envisagées ne devait aborder le mal-être et les conditions de travail. Une table ronde a finalement eu lieu le 31 mai. «J’ai dit à la ministre Marlène Schiappa : “Comment des fonctionnaires mal dans leurs baskets peuvent-ils communiquer comme il faut et entretenir de bonnes relations avec la population ?”» Coupé dans sa réflexion, il répond à un appel : une policière s’inquiète pour un collègue. Il va mal mais refuse de consulter. Christophe lui conseille une technique pour faire le lien avec les psychologues. Il la rappellera pour prendre des nouvelles, à la prochaine pause.

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/association-dentraide-entre-policiers-ecoute-que-coute-20210730_K6P2GXYPJJF2VG5ZU2N2SOUHJY/

vendredi 30 juillet 2021

CHU Rennes La crise suicidaire du patient - 3 questions à un expert

 La crise suicidaire du patient - 3 questions à un expert


26 juil. 2021




CHU de Rennes

Dr David Travers, responsable de l’unité de psychiatrie SAMU, Urgences, liaison du CHU de Rennes, nous explique tout la gestion de la crise suicidaire du patient · Introduction (00:00) · Qu’est ce qu’une crise suicidaire et comment la dépister ? (00:13) · Comment aborder le sujet avec le patient ? (1:16) · Quelles précautions peut-on prendre ? (2:20) Certification HAS "Patients, soignants, un engagement partagé"

ETUDE RECHERCHE Psychometric validation of the French version of the Suicidal Ideation Attributes Scale (SIDAS-FR)

Psychometric validation of the French version of the Suicidal Ideation Attributes Scale (SIDAS-FR)

Geoffrey Gauvin 1 , Cécile Bardon 1 2 , Louis-Philippe Côté 1 2
Affiliations
1 Centre for Research and Intervention on Suicide, Ethical Issues and End-of-Life Practices, Université du Québec à Montréal, Québec, Canada.
2 Department of Psychology, Université du Québec à Montréal, Québec, Canada.

PMID: 34282700
DOI: 10.1080/07481187.2021.1951395
. 2021 Jul 20;1-9. doi: 10.1080/07481187.2021.1951395. Online ahead of print.
Abstract

The purpose of this study was to validate in French the Suicidal Ideation Attributes Scale (SIDAS) using an online community survey that was completed by 2304 French-speaking Quebec participants (adolescents and adults). The SIDAS-FR demonstrated high internal consistency (α = .83), a unifactorial structure, and strong convergent validity with relevant constructs. Cutoff scores of ≥13 for moderate severity and ≥20 for high severity of suicidal ideations were optimal. The excellent psychometric properties of the French-Canadian version of the SIDAS support its use as an effective tool for online screening of suicidal ideations, for both adolescents and adults.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34282700/

Taylor & Francis


***

INFO +
OUTIL EVALUATION Suicide Ideation Attribution Scale (SIDAS): un outil bref de repérage du risque suicidaire maintenant traduit et validé en français

CAF de Tours (37) UN ACCOMPAGNEMENT DEDIE AUX FAMILLES ENDEUILLEES

Le deuil
source https://www.parents-touraine.fr*

UN ACCOMPAGNEMENT DEDIE AUX FAMILLES ENDEUILLEES

La Caf propose un parcours spécifique aux familles endeuillées :
Lors du décès d’un parent qui avait un/ plusieurs enfant(s) à sa charge
Lors du décès d’un enfant âgé de 0 à moins de 25 ans (24 ans et 11 mois),
Lors du décès d’un enfant né sans vie (si document d’Etat civil

Ces familles endeuillées sont contactées automatiquement par la Caf : rien n’est imposé. Il s’agit de laisser à chacun le temps et la manière de vivre son deuil. L’accompagnement proposé est basé sur la libre adhésion de la famille. Il est global, personnalisé et confidentiel.
UN SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE POUR LES PARENTS, LES ENFANTS ENDEUILLES

La Caf a signé un partenariat avec le CHU de Tours et l’association ARCA.
Ces deux structures proposent un soutien psychologique gratuit, en groupe :

– Au CHU Clocheville des groupes de paroles pour les parents endeuillés mais aussi pour les enfants et adolescents endeuillés.
– A l’ARCA pour le deuil périnatal : enfants nés sans vie, enfants décédés ….
Des professionnels (psychologues, pédopsychiatre) animent ces groupes de parole et de soutien. Des séances thématiques sont également proposées tout au long de l’année.

Contact :
Service Accompagnement des Familles (SAF) de la Caf
Tél : 02 47 31 55 35 (du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00)
Mail : familles.caftours@caftours.cnafmail.fr indiquer « à l’attention du SAF »

Pour plus d’informations au sujet de l’épreuve du deuil, vous pouvez consultez La plateforme « mieux traverser le deuil » :

L’association Mieux traverser le deuil est à votre service pour vous informer et vous accompagner dans votre chemin de deuil. Vous y trouverez des vidéos, des articles, l’accès privatif à une communauté bienveillante et des parcours individualisés. Tout est 100 % gratuit.


LA PREVENTION DU SUICIDE



Pour plus d’informations :

Le réseau Vie 37 relie différentes institutions et associations départementales pour améliorer la prévention et assurer une meilleure prise en charge des conduites suicidaires en Indre-et-Loire.
Consulter la plaquette d’information Vie 37

Source https://www.parents-touraine.fr/evenements-vie/les-evenements-de-vie-le-deuil-et-le-suicide/

INITIATIVE Une traversée Marseille-Calvi pour la prévention du suicide


Une traversée Marseille-Calvi pour la prévention du suicide
Par: Serena Dagouassat
Publié le: 21 juillet 2021 https://www.corsematin.com*


Toute l'équipe est arrivée dimanche aux alentours de 7 h 45 sur la plage de Calvi. S. D.

Deux jeunes navigateurs sont venus à bout des aléas climatiques en accostant dimanche dans le port de Calvi, à bord d'un dériveur 420 après presque deux jours de traversée. Un projet dont l'objectif était de sensibiliser la population au problème du suicide chez les ados


Ils préparaient ce projet depuis l'été dernier. Mathias Depeyre-Grimaldi et Sylvestre De Giuli Morghen sont des passionnés de sport nautique et disposent d'ores et déjà d'une solide expérience en la matière. Tout juste âgés de 18 ans, ces deux amis rêvaient d'une traversée Marseille-Calvi à bord d'un dériveur 420. Bien plus qu'un défi sportif, c'est un véritable rêve pour eux d'avoir pu parcourir près de 300 kilomètres en bravant des conditions météorologiques parfois délicates.

"Il s'agit d'un rêve que partagent beaucoup de marins que nous connaissons, explique Mathias Depeyre-Grimaldi. Un dériveur 420 n'est pas vraiment une embarcation propice à ce type de traversée. Mais grâce à notre volonté ainsi qu'à une grosse préparation, nous nous sommes lancé ce défi qui restera longtemps ancré dans nos mémoires." Afin de se préparer au mieux, les deux jeunes hommes ont appliqué les conseils d'un ami navigateur qui les a accompagnés durant le périple.

"La première fois que j'ai rencontré Jérémy, nous avons échangé durant plusieurs heures. C'est quelqu'un qui dispose d'une solide expérience dans la voile et qui a effectué une traversée Marseille-Carthage, il y a quelques années." Conditions météorologiques, fatigue, technicité de l'embarcation, rien n'a été laissé au hasard pour permettre aux deux amis de concrétiser leur rêve.

"Il nous a donné un certain nombre de conseils, complète Sylvestre De Giuli Morghen. Chaque étape était essentielle au bon déroulement de la traversée. En plus de nos entraînements habituels, nous avons préparé des cordages de secours en cas de casse et nous avons également doublé les câbles afin d'assurer notre sécurité."
Une équipe soudée

À travers ce projet, les deux navigateurs ont aussi voulu rendre un hommage à un ami disparu trop tôt et ainsi sensibiliser la population au problème du suicide notamment chez les jeunes. Une noble cause dont ils parlent avec beaucoup d'émotion.

"Notre principal objectif était de faire passer un message clair et universel. Nous avons décidé d'inscrire sur notre embarcation la phrase 'En parler peut tout changer'. Il est essentiel de pouvoir parler de ces problèmes sans en avoir honte. La famille, les amis ou encore des professionnels de santé peuvent réellement accompagner la personne afin de la conseiller et de lui donner des perspectives d'avenir." Dans cette optique, l'équipe est partie de Marseille avec un navire accompagnateur, vendredi en fin de matinée, sous les nombreux applaudissements de leurs proches et de leurs amis. Un véritable périple qui n'a pas été de tout repos dès le début de la traversée.

"Le début a été très compliqué notamment en raison du vent qui soufflait approximativement à plus de soixante-dix km/h. Au bout d'une heure, nous avons chaviré à cause d'une forte mer. Fort heureusement, nous ne nous sommes pas découragés et nous avons continué notre parcours. Après avoir passé le cap Sicié, le vent est brusquement tombé." De nouvelles conditions climatiques qui n'étaient pas forcément idéales. En effet, l'absence de vent a forcé les deux jeunes hommes à faire du sur-place pendant un moment.

"Nous n'avons pas avancé durant 4 heures. La fatigue commençait également à se faire sentir et il n'était pas toujours évident de rester concentrés. Fort heureusement, nous avons réussi à dormir quelques heures afin de recharger les batteries." Malgré les aléas climatiques, Mathias et Sylvestre ont rencontré de nombreuses espèces marines dont une baleine à la recherche de plancton qui est passée juste sous leurs yeux.

"Quand Mathias était en train de récupérer, j'admirais la Méditerranée quand j'ai vu du plancton. Très peu de temps après, j'ai entendu un énorme bruit. Il s'agissait d'une baleine qui passait juste à côté de moi. Indépendamment de la beauté du moment, j'ai quand même eu un moment de panique au vu de la taille de l'animal." Après quarante-quatre heures et cinquante-huit minutes de traversée, les deux amis ont finalement accosté au port de Calvi dimanche matin. Fiers d'avoir réussi un tel exploit, ils souhaitent maintenant que d'autres marins effectuent ce type de périple à bord d'un dériveur.

"L'ambition de cette traversée était de nous confronter à nos limites, de voir si nous étions capables de monter un tel projet autour de la voile. Aujourd'hui, nous sommes très fiers d'avoir pu le mener du début à la fin."

https://www.corsematin.com/articles/une-traversee-marseille-calvi-pour-la-prevention-du-suicide-119156

ETUDE RECHERCHE : PROTECT : Mise en place d'un Plan de Protection par l’infirmier des urgences dans le but de prévenir la réitération suicidaire

PROTECT : Mise en place d'un Plan de Protection par l’infirmier des urgences dans le but de prévenir la réitération suicidaire

Mis en ligne le 08 juillet 2021 http://www.ch-le-vinatier.fr*

Chaque année, le suicide est la cause de 8 580 décès en France (CépiDc-Inserm): il s’agit de la seconde cause de mortalité chez le 15-24 ans.
Les personnes ayant fait une première tentative de suicide sont identifiées comme étant plus à risque de réaliser à nouveau un geste suicidaire, tout particulièrement dans le premier mois qui suit (Geulayov, 2019). Par ailleurs, les interventions brèves de santé (Brief Intervention Contact ; Riblet, 2017) sont reconnues comme étant efficaces pour réduire le nombre de décès par suicide.

Safety Plan, un outil pour lutter contre la réitération du geste suicidaire

En 2012, deux psychiatres américains (Barbara Stanley et Gregory K. Brown) développent et évaluent l’efficacité d’un outil de prévention de la réitération du geste suicidaire : le plan de protection (Safety Plan). Il est constitué d’une liste de stratégies co-construites par un professionnel de santé et par une personne ayant tenté de se suicider.


Ce plan se déploie en 6 points :

  1. Identification des signes avant-coureurs de la crise suicidaire ;
  2. Identification des stratégies de gestion du stress ;
  3. Sollicitation d’un réseau social de distraction ;
  4. Sollicitation d’un réseau social de soutien ;
  5. Identification de ressources professionnelles du soin ;
  6. Restriction d’accès aux moyens suicidaires.


Une fois co-établi, le plan de protection est conservé par l’utilisateur et peut être utilisé en complète autonomie dès les premiers signes annonciateurs d’une potentielle crise suicidaire. Cet outil de prévention, dont les premiers résultats outre Atlantique sont très encourageants, n’a pas encore été adopté dans les pratiques soignantes en France.

L’étude PROTECT, un futur complément pour la sortie des urgences ?

L’étude PROTECT, portée par le Centre Hospitalier le Vinatier, a obtenu un financement lors des appels à projet nationaux du PHRIP (Programme Hospitalier de Recherche Infirmière et Paramédicale). L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’efficacité à 6 mois du plan de protection lorsqu’il est mis en place par l’infirmier des urgences, avant la sortie du consultant, pour des personnes déjà inclues dans le programme VigilanS (dispositif national de prévention de la réitération suicidaire).


L’étude se déroule en 3 étapes :

  1. La traduction du plan de protection en français par un comité d’experts
  2. L’évaluation de son efficacité auprès de 2 387 participants à l’étude, dont une partie servira de groupe témoin (sans intervention) et de point de comparaison au groupe qui recevra le plan de protection (groupe intervention).
  3. Évaluation de son utilisation auprès d’un échantillon de participants par les professionnels de santé et les participants à l’étude

PROTECT est une recherche nationale qui va impliquer 11 centres hospitaliers dotés d’un service VigilanS et s’implanter dans 15 services d’urgences. Dans chaque centre, ce sont prioritairement les infirmiers, médecins et cadres de santé qui porteront le projet. L’étude durera trois ans.

 Investigateur – coordinateur : Benoit Chalancon

http://www.ch-le-vinatier.fr/actualites-23/protect-mise-en-place-d-un-plan-de-protection-par-linfirmier-des-urgences-dans-le-but-de-prevenir-la-reiteration-suicidaire-935.html?cHash=fecaeb53ddff8562fe4011867f70719d

Gironde Prévention du risque suicidaire, un impératif éthique Une prévention stratégique multimodale du risque suicidaire

Extrait de La Lettre n° 2 / juillet - août 2021 du Conseil Départementale de Gironde de l'Ordre des Medecins

conseil33.ordre.medecin.fr*

L'éthique au quotidien

Prévention du risque suicidaire, un impératif éthique
Une prévention stratégique multimodale du risque suicidaire

 Madame Doriane MARY

Psychologue Clinicienne
 

Docteur Florian GIRON

Praticien Hospitalier

Le suicide, défini comme le décès consécutif à un acte délibéré accompli par une personne qui en connaissait parfaitement ou en espérait l'issue fatale, est à l’origine chaque année de plus d’un million de décès dans le monde (14e cause de décès), et on estime que ce chiffre va augmenter de 50 %, pour devenir la 12e cause de décès d’ici 2030 si nous n’agissons pas. Cause majeure de mortalité prématurée évitable, l’OMS en a fait une urgence mondiale depuis 2013. C’est également un enjeu prioritaire de la politique nationale en Santé Publique, réaffirmé par la feuille de route « santé mentale et psychiatrie » de juin 2018.

Le contexte épidémiologique
 

Chaque année en France on dénombre environ 200 000 tentatives de suicide, à l’origine de plus de 8 500 décès (soit 15,7 pour 100 000 habitants). Pour mémoire, c’est plus de deux fois et demi le nombre de victimes d’accidents de la circulation. Ce taux de suicide est parmi les plus élevés de l’OCDE (22e rang).
 

Avec un taux de 18,2 décès pour 100 000 habitants, la Nouvelle-Aquitaine se place au 7e rang des 13 régions françaises, avec une surmortalité́ observée par rapport au niveau national. La Gironde, avec 14,8 décès pour 100 000 habitants par an en moyenne, paraît relativement moins impactée, mais ces chiffres sont en trompe l’œil puisque tirés vers le bas par les taux très faibles retrouvés au sein de la métropole bordelaise : dès lors que l’on s’éloigne de l’agglomération de Bordeaux, on retrouve des taux de mortalité supérieurs voire très supérieurs à la moyenne nationale ou même régionale (Médoc, Blayais, Libournais, Sud-Gironde).
 

Le suicide est un phénomène multifactoriel qui résulte de l’interaction complexe de divers facteurs génétiques, psychologiques et environnementaux. Si le suicide est imprédictible, il n’en est pas pour autant imprévisible et peut donc être évité dans bon nombre de cas. Il faut à ce titre rappeler le poids considérable de la pathologie mentale dans la problématique suicidaire :

  • Parmi les principaux facteurs précipitants retrouvés lors des autopsies psychologiques des patients décédés par suicide, on retrouve un trouble mental dans 90 % des cas, dont 60 % de troubles dépressifs.
  • 10 à 15 % des personnes ayant une schizophrénie ou un trouble bipolaire décèdent par suicide.
  • La dépendance à l'alcool aggrave le risque suicidaire.


Outre les pathologies psychiatriques, d'autres déterminants interviennent, comme les antécédents familiaux, l'appartenance à un groupe vulnérable, la précarité des conditions de vie ou l'isolement.


Les idées suicidaires et des antécédents personnels de comportement suicidaire comptent parmi les facteurs de risque les plus importants. C’est ainsi que le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), chargé de l’évaluation du programme national d’actions contre le suicide 2011-2015 (PNACS), recommande de centrer les actions de prévention du suicide, d’une part sur les personnes vivant avec un trouble psychiatrique (schizophrénie, dépressions, troubles bipolaires…), et d’autre part sur les personnes ayant fait une tentative de suicide.


Un plan national de lutte contre le suicide, qui doit se décliner en régions


Si le suicide est un phénomène complexe, il peut être évité dans une majorité de situations par la mise en place d’actions au niveau de la population générale, des populations vulnérables ainsi qu’au niveau individuel. Une stratégie de prévention régionale adaptée au contexte et aux ressources locales est en cours de déploiement dans le pays avec un objectif commun : repérer et maintenir le lien avec les personnes à risque suicidaire au plus près de leur lieu de vie.
 

Ainsi, le Ministère de la Santé a fait le choix de mettre en œuvre un ensemble d’actions de prévention intégrées, simultanées et territorialisées, avec comme objectif commun de faire en sorte de repérer et de maintenir le lien avec les personnes en souffrance et de les orienter vers les ressources appropriées. Il s’agit :
 

  • Du maintien du contact avec la personne qui a fait une tentative de suicide, avec l’implantation au sein de chaque territoire d’une antenne du réseau VigilanS,
  • De la formation actualisée au repérage, à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire,
  • De la prévention de la contagion suicidaire. Le programme national, multimodal et intégré Papageno lancé en 2014 et soutenu par la Direction Générale de la Santé soutient cet axe. Il vise à la fois la prévention de la contagion de masse (encore appelée l’effet de Werther) et celle de la contagion localisée (par exemple au sein d’une institution touchée par un cas de suicide) mais aussi la promotion d’un meilleur accès aux soins pour tous, en s’appuyant sur les médias et les nouvelles technologies de l’information et de la communication,
  • De la mise en place d’un numéro national de prévention du suicide, accessible 24h/24 et 7J/7, dont la mise en service est prévue le 10 septembre 2021,
  • Du soutien aux endeuillés par suicide (interventions de post-vention ; soutien téléphonique aux endeuillés – dispositif SUVAPSY Famille en Gironde, soutenu par l’ARS Nouvelle-Aquitaine),
  • D’une meilleure information du public.

Dans cet article nous détaillerons principalement l’axe du maintien du contact avec les personnes ayant fait une tentative de suicide et de la formation des professionnels et bénévoles à la prévention du risque suicidaire.

Le dispositif VigilanS pour prévenir la réitération suicidaire : une expérimentation lilloise en passe de s’implanter sur tous les territoires du pays
 

Parmi tous les facteurs de risque de suicide, les antécédents personnels de tentative de suicide nécessitent une attention particulière : on considère qu’après une tentative de suicide, le risque de nouvelle tentative de suicide est multiplié par 3,6 et le risque de décès par suicide est multiplié par 2. Ce sur-risque n’est cependant pas linéaire au cours de la vie, et est particulièrement important pendant les semaines et les mois qui suivent la tentative de suicide. De ce fait, diverses initiatives se sont développées pour renforcer la prévention auprès des patients qui sortent des urgences ou d’une hospitalisation pour tentative de suicide.
 

Parmi elles, le dispositif téléphonique VigilanS, porté par le Pr Guillaume VAIVA au CHU de Lille, a reçu un écho très favorable de par sa logique d’implantation territorialisée, et est en train de se disséminer progressivement à tout le pays. S’adressant aux patients sortant des urgences ou d’hospitalisation suite à une tentative de suicide mais aussi aux professionnels de santé (médecin traitant, psychiatre) qui vont le prendre en charge, son principe est d’organiser une veille post-hospitalière, de favoriser le lien entre les différents professionnels de santé et au besoin de coordonner la réponse à la crise suicidaire, pendant quelques mois. La veille commence avec la remise d’une carte ressource au patient à la sortie des urgences/de l’hôpital, comportant un numéro vert afin de lui permettre de contacter l’équipe d’intervenants de crise s’il se retrouve en difficulté. Les professionnels de santé suivant le patient sont informés de la mise en place de cette veille et peuvent aussi contacter l’équipe sur une ligne dédiée. Pendant les 6 mois suivants, le patient sera recontacté à un rythme défini, et des cartes postales pourront lui être envoyées pour maintenir le lien, encourager à la prise en soins et rompre l’isolement. En cas de nouvelle crise suicidaire, l’équipe d’intervenants pourra évaluer plus précisément la situation et coordonner une réponse appropriée, allant parfois jusqu’à l’intervention du SAMU-Centre 15 en cas d’urgence. Toute action de l’équipe VigilanS auprès du patient suivi donne lieu à un courrier de liaison aux intervenants de soins identifiés.
 

Depuis 2 ans et demi, le Centre Hospitalier Charles Perrens a mis en place sur son secteur d’intervention un dispositif de veille et de recontact téléphonique pour les patients ayant fait une tentative de suicide. Ce dispositif, baptisé SUVA-Psy (pour Suicide Unité de Veille Ambulatoire – Psychiatrie) coopère fortement avec l’équipe de coordination nationale du dispositif VigilanS depuis sa mise en service. Fort de cette collaboration et de l’expérience accumulée par l’’équipe, SUVA-Psy évolue pour devenir un dispositif VigilanS et s’implanter très prochainement sur l’ensemble du territoire girondin.
 

La formation en prévention du suicide : un élément clé de l’approche intégrée de prévention du suicide
 

La formation en prévention du suicide a pour objectif de structurer le repérage des personnes à risque (personnes en souffrance, personnes isolées) et leur accompagnement vers le soin, grâce à un réseau de personnes-relais, en lien avec les professionnels qui réalisent la prise en charge et organisent le lien avec eux.
 

Les premières formations à la prévention de la crise suicidaire, dispensées dès l’an 2000 ont été largement déclinées sur le territoire national et ont permis une indispensable acculturation des acteurs professionnels et non professionnels impliqués dans la prévention du suicide en alliant information, sensibilisation, repérage, évaluation du risque suicidaire. Toutefois, en 2016, l’évaluation par le Haut Conseil de Santé Publique du Plan National d’Actions Contre le Suicide (2011-2014) conduit à une refonte de ces formations dont l’élaboration est confiée au Groupement d’Etudes et de Prévention du Suicide (GEPS). Le GEPS, société savante francophone de suicidologie, a ainsi concrétisé la création de trois modules de formations distincts en prévention du risque suicidaire à partir des travaux récents de la professeure Monique Seguin au sein du Réseau Québécois pour le Suicide, les troubles de l’Humeur et troubles Associés (RQSHA).
 

Le contenu de ces nouvelles formations a été adapté aux missions assurées par les acteurs français dans la crise suicidaire en identifiant trois rôles : la sentinelle, l’évaluateur du potentiel suicidaire et l’intervenant de crise.
 

  • La formation « sentinelle » (formation d’une journée) s’adresse à des citoyens ou professionnels, volontaires, en mesure et disposés à repérer, appréhender la souffrance psychologique et la problématique suicidaire au sein de leur milieu de vie (travailleur social, auxiliaire de vie, professeur des écoles, élu, gardien d’immeuble, etc.) Elle vise à promouvoir et faciliter l’accès aux soins de personnes en souffrance.
  • La formation « évaluateur du potentiel suicidaire » (formation sur deux jours) s’adresse à des professionnels de santé (médecins généralistes, cadres de santé, infirmiers diplômés d’état) ou psychologues, formés à l’entretien clinique travaillant en soins primaires, en médecine scolaire ou universitaire, ou en services de santé au travail par exemple. Elle s’appuie sur une évaluation clinique, car il s’agit avant tout d’évaluer la probabilité d’un passage à l’acte suicidaire en se basant sur des éléments cliniques, qui permettent de graduer le niveau d’urgence.
  • La formation « intervenant de crise » est quant à elle spécifique à la prise en charge de la phase aiguë de la crise suicidaire. Elle s’adresse à des professionnels de santé ou des psychologues, formés à l’entretien clinique qui réalisent, de manière régulière, de l’intervention de crise (SAMU, urgences psychiatriques, psychiatrie de liaison, CUMP, unités d'hospitalisation de crise, CMP etc.).

En Gironde, l’association Rénovation – spécialisée dans la prise en charge d’adolescents et d’adultes affectés par des troubles du comportement et des maladies psychiques - s’est vue confier par l’Agence Régionale de Santé la coordination de ces actions de formation. Depuis 2013, c’est plus d’un millier de personnes qui ont pu être formés au repérage et à l’évaluation du risque suicidaire.

Pour ce faire, l’Association Rénovation organise sur les différents territoires de la Gironde des formations gratuites « Sentinelle » et « Evaluateur » ouvertes à tous les professionnels et bénévoles du territoire. L’objectif du projet Prévention du risque suicidaire porté par l’association Rénovation est non seulement de constituer et d’animer un réseau girondin de personnes formées au repérage et à l’évaluation de la crise suicidaire, mais aussi de renforcer le maillage territorial, la visibilité et l’accessibilité de l’offre de prise en charge pour les personnes en souffrance psychique.

Véritable dispositif stratégique, ce projet s’inscrit dans la politique de santé publique (inscription de ce travail dans les différents « Contrat Local de Santé » et « Conseil Local de Santé Mentale » de Gironde), et s’articule avec l’offre de soins, en lien avec les différents Centres Hospitaliers et Centres Hospitaliers Psychiatriques et les partenaires locaux. Ce travail de partenariat a notamment donné lieu à la création de différents annuaires territorialisés de ressources locales sur la prise en charge de personnes en souffrance (Guide ressource), mais aussi des temps de sensibilisation à destination du grand public et des journées de formation autour de thèmes spécifiques (journée focus « adolescents » en partenariat avec la Maison Des Adolescents, « troubles psychiques » en partenariat avec des professionnels du Centre Hospitalier Charles Perrens), etc.
 

Conclusion : ce qui est fait… et ce qu’il reste à faire

Aujourd’hui, alors que le monde peine à sortir de la crise sanitaire de la Covid-19 et que des conséquences économiques et sociales dramatiques se dessinent, les enjeux autour de la prévention du risque suicidaire semblent s’accélérer. Car si le nombre de passage à l’acte suicidaire n’a pour l’heure pas été impacté, la littérature montre un décalage entre les temps de crise et les réactions des personnes les plus affectées sur le plan individuel et collectif. En outre, les indicateurs montrent que la santé mentale des personnes interrogées reste dégradée depuis le premier confinement - avec notamment une prévalence des pensées suicidaires (Coviprev).
 

Ces éléments nous font donc craindre une recrudescence des passages à l’acte suicidaire dans les mois ou années à venir. La forte hausse des admissions aux urgences en Gironde pour geste suicidaire et troubles de l’humeur chez les jeunes de moins de 15 ans ces dernières semaines semblent s’en faire l’augure (données Oscour, mars 2021).
 

Ainsi, si les différents axes de prévention du risque suicidaire s’articulent déjà entre eux, il sera nécessaire de structurer et de continuer à coordonner les initiatives – nouvelles ou anciennes – qui impliquent de multiples acteurs, professionnels ou bénévoles, depuis plusieurs années. L’inauguration le 10 septembre 2021, à l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, du numéro national de prévention du suicide, marquera sans doute une nouvelle étape dans la prise en compte des enjeux par les pouvoirs publics. Et cela, dans l’unique objectif que toute personne en grande souffrance psychique puisse avoir toutes les chances de rencontrer une oreille attentive et un accompagnement vers des ressources qui pourraient accueillir, évaluer et apaiser la crise, pour ainsi, peut-être, permettre de renouer avec la vie.

Madame Doriane MARY

Psychologue Clinicienne

Coordinatrice du Projet Prévention du Risque Suicidaire de la Gironde

Direction Générale – Association Rénovation

Tél : 07 85 99 19 17

Doriane.Mary@renovation.asso.fr

Docteur Florian GIRON

Praticien Hospitalier

Coordonnateur du dispositif VigilanS Gironde

Pôle de Psychiatrie d’Urgence et des secteurs du Médoc et du bassin d’Arcachon – Centre Hospitalier Charles Perrens

Tél : 06 65 29 92 43 

mail_outlinefgiron@ch-perrens.fr

https://conseil33.ordre.medecin.fr/content/lettre-ndeg-2-juillet-aout-2021

USA Série d’animation sur la prévention du suicide chez les adolescents "My Life is Worth Living," "Ma vie vaut la peine d'être vécue"


"Razmoket", "Wild Thornberrys" s'attaque à une série animée sur le suicide chez les adolescents et la santé mentale
D'apres article https://eu.usatoday.com*Sara M Moniuszko
ÉTATS-UNIS




Terry Thoren a contribué à apporter de la joie aux enfants à travers le pays avec son travail sur « Rugrats, », « The Wild Thornberrys » et plus encore. Maintenant, le directeur d'animation de longue date espère avoir un impact encore plus grand en les aidant avec leur santé mentale .

Son entreprise Wonder Media s'est associée au Cook Center for Human Connection pour créer la nouvelle série animée "My Life is Worth Living," "Ma vie vaut la peine d'être vécue", qui vise à susciter des conversations sur la sensibilisation et la prévention du suicide.

"Chaque histoire est le début d'une conversation et nous donne l'occasion d'entrer en contact avec des enfants qui ont subi un traumatisme", explique M. Thoren. "Nous voulons être un catalyseur du changement. Grâce à la musique, aux effets sonores, au doublage et à la conception des personnages, nous sommes en mesure de créer une ambiance dans l'histoire qui est vraiment belle pour ces enfants".

Thoren, qui a passé 40 ans dans l'animation, dit que c'était "une évidence" d'utiliser ce média pour véhiculer ces sujets car il permet aux adolescents de "savoir qu'ils ne sont pas seuls".

A still from the series "My Life Is Worth Living."

A still from the series "My Life Is Worth Living."  
Courtesy of Wonder Media and the Cook Center for Human Connection


"Nous utilisons des histoires animées avec des personnages auxquels les adolescents peuvent se connecter pour aborder des idées et des problèmes vraiment compliqués et les rendre faciles à discuter, car nous pensons que nos histoires ne sont pas la fin de la conversation", ajoute-t-il.

L'animation est également un outil puissant pour transmettre ces messages car "l'animation ne connaît ni race, ni religion, ni culture, ni croyance… (tout comme) le suicide ne connaît ni race, ni religion, ni sexe, ni croyance", explique Thoren. "Donc, l'animation est le connecteur parfait pour commencer la conversation."

La série arrive également à une époque de taux de suicide alarmants chez les enfants et les adolescents à travers le pays. Le taux de suicide chez les 10 à 24 ans a augmenté de près de 60 % entre 2007 et 2018, selon un rapport de 2020 des Centers for Disease Control and Prevention.  

A still from the series "My Life Is Worth Living."

A still from the series "My Life Is Worth Living."  
Courtesy of Wonder Media and the Cook Center for Human Connection

"Le suicide est devenu la première cause de décès chez les enfants âgés de 10 à 24 ans ici dans l'État de l'Utah et dans notre région intermountain, et c'est maintenant la deuxième cause à l'échelle nationale, nous avons donc pensé que c'était quelque chose que nous devions mettre du temps et de l'effort », explique le fondateur de Cook Center, Greg Cook. « La plupart des suicides sont évitables et nous voulions donc apporter une contribution majeure à la prévention en ce qui concerne le suicide, en particulier chez les jeunes. »

Pour Julie Cook, une autre fondatrice du Cook Center, l'objectif de cette série est très proche de la réalité : presque tous ses cinq enfants connaissent quelqu'un qui a tenté de se suicider ou qui s'est suicidé, dit-elle.

"Voir l'impact sur eux a été déchirant", dit-elle, ajoutant qu'elle se sentait "impuissante" à savoir comment répondre aux questions de ses enfants concernant ces problèmes. "J'aime que la série que nous avons créée en partenariat avec Terry ait donné aux jeunes, ainsi qu'aux adultes, une vision d'une manière différente, un chemin différent, qui ne doit pas se terminer par un suicide."

La série de 20 épisodes sera diffusée sur YouTube le 18 août et sera également disponible en mandarin, en japonais et en espagnol.

Anne Brown, PDG du Cook Center for Human Connection, explique que la série suit cinq personnages aux prises avec les problèmes auxquels les adolescents sont confrontés aujourd'hui, notamment les traumatismes, la dépression, l'identité, le rejet social, les abus sexuels, la cyberintimidation et la toxicomanie. Elle partage également qu'ils ont travaillé avec un suicidologue, une personne qui se concentre sur l'étude scientifique du comportement suicidaire, pour les aider à formuler des scènes avec des exemples réalistes de ce qui pousse quelqu'un à envisager le suicide ainsi que des moyens de prendre les mesures appropriées.

"Nous voulons simplement que les enfants réalisent que le soutien peut venir de beaucoup d'endroits", dit-elle. « Vous savez, la prévention du suicide et les relations humaines sont quelque chose dont tout le monde peut faire partie. … C'est quelque chose dont nous devons pouvoir parler, et nous devons être en mesure d'éliminer une partie de la stigmatisation, donc que les gens se sentent à l'aise d'avoir une discussion sur ce qu'ils ressentent."

Regardez la vidéo ci-dessus pour un aperçu de la série.  https://www.youtube.com/watch?v=yz3FWcL1zro

Source https://eu.usatoday.com/story/life/health-wellness/2021/07/29/animated-series-teen-suicide-prevention-rugrats-exec/5387642001/