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samedi 31 mai 2014

MANIFESTATION SAINT ETIENNE (42)

LE SUICIDE, UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE ?
Symposium autour de Michel Debout
De la médecine aux sciences sociales
Vendredi 6 juin 2014
9h30-17h30
Grand Amphithéâtre
IFSI (Institut de Formation de Soins Infirmiers)
15 rue Ambroise Paré, 42023
Saint-Etienne
Entrée Libre
Le suicide est un « enjeu de santé publique ». Cette qualification politique n’a pourtant rien d’une évidence et la récente création d’un observatoire national du suicide survient après de longues années de combats politiques et d’engagements de quelques acteurs de terrain : associations de prévention et de parents, professionnels du soin, syndicalistes, médecins etc…
Parmi ces acteurs, Michel Debout, professeur de médecine légale, a longtemps oeuvré pour que l’on porte une attention publique au suicide et aux tentatives de suicides et il s’est mobilisé avec d’autres acteurs pour réclamer la création de cet observatoire des suicides (cf. « Appel des 44 », Libération 22 mai 2011).
C’est chose faite donc depuis 2013. La création par le ministère des affaires sociales et de la santé de l’observatoire national du suicide est une première étape dans la mise en forme cognitive de ce problème de société. Chargé d’améliorer la connaissance des mécanismes et des facteurs de risque conduisant aux suicides, l’observatoire aura pour tâche d’évaluer les politiques publiques, de produire des recommandations pour améliorer le suivi des suicides et tentatives de suicide.
Ce symposium a pour ambition de revenir sur l’histoire de cette lutte contre le suicide, à partir de l’engagement de Michel Debout et de comprendre un peu mieux ce qui justifie, au delà des chiffres - plus de 10 000 morts par an en France- la création de cet observatoire à l’échelle nationale. Plusieurs recherches sur le sujet seront ainsi exposées.
Il s’inscrit dans le cadre du Master 2 Sciences Sociales & Médecine, et sera en grande partie organisé et animé par les étudiants de la première promotion. L’objectif de ce symposium est également de favoriser la complémentarité des savoirs entre les sciences humaines et sociales et la médecine, de favoriser les échanges interdisciplinaires, et de mobiliser les compétences des étudiants de différentes formations SHS.
9h30 : Le suicide : un enjeu de santé publique ?
10h « Le suicide un enjeu de santé publique »
Michel Debout, Professeur de médecine légale, CHU de Saint-Etienne
11h « La prévention du suicide en région Rhône-Alpes »
Max Pavoux, Psychologue clinicien, coordonnateur du Centre Régional de Prévention des Conduites Suicidaires en Rhône-Alpes (CRPCS – Centre Jean Bergeret, Lyon)
11h20 Débat avec la salle
12h-14h Pause déjeuner
14h–15h30 : Le suicide en prison
« Le suicide sous écrous »
Pierre-Victor Tournier, Directeur de recherche CNRS, Université Paris I, Centre d’Histoire Sociale du XX siècle
« Les lettres de suicidés en prison : une approche sociologique »
Jean-Louis Pan Ké Shon, Sociologue, Laboratoire de Sociologie Quantitative, CREST Paris
Discutant : Sandra Liebart, Médecin généraliste, Chef de clinique, médecin à la Maison d’Arrêt de Saint-Etienne
Pause
16h-17h30 : Enfance, adolescence : les conduites suicidaires
« Repérage du risque suicidaire à l’adolescence en médecine générale »
Philippe Binder, Médecin généraliste, Maître de conférence associé à la Faculté de médecine, Poitiers
« Prise en charge des tentatives aux urgences psychiatriques »
Patrick Pinneau, Pédopsychiatre, CHU de Saint-Etienne
Discutant : Frédéric Mougeot, Sociologue, Université Lyon II, CMW
PROGRAMME
Contact : melanie.brossier@etu.univ-st-etienne.fr
Cette journée est organisée dans le cadre du
Master Sciences Sociales et Médecines
(M2 – Promotion 2013/2014)
Avec le soutien de la Faculté de Sciences Humaines et Sociales, de la Faculté de Médecine Jacques Lisfranc, et de l'Université Jean Monnet, à Saint-Etienne

http://portail.univ-st-etienne.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHE=52911&OBJET=0008&ID_FICHIER=393121.

MANIFESTATION communauté de communes de Belle-Ile (56) 3 juin 2014

Misaco. Une soirée de prévention du suicide


Depuis 2008, Misaco, collectif de la communauté de communes de Belle-Ile (CCBI) dont l'objectif est la prévention de la souffrance psychique et du suicide, a mis en place des actions adaptées aux besoins du territoire. Malgré cela, le début d'année 2014 a été marqué, au plus grand regret des membres du collectif, par le suicide de trois personnes. Cette prévention représente une priorité de santé régionale. Malgré une diminution (20 %) ces dernières années, près de 10.500 personnes meurent par suicide en France par an, particulièrement en Bretagne où le taux est 60 % supérieur au taux national. Le collectif Misaco, en partenariat avec la mission d'Animation territoriale de santé du Pays d'Auray et la Mutualité française Bretagne, souhaite plus que jamais poursuivre ses efforts et favoriser la mobilisation de tous les insulaires.

Rendez-vous le 3 juin

« Oser en parler, c'est briser le tabou du suicide. La prévention de la souffrance psychique et du suicide est l'affaire de tous ». Aussi, le collectif organise une soirée de prévention à destination de tout public, le mardi 3 juin, à la salle Arletty de Le Palais, de 17 h 30 à 20 h. Cette rencontre, organisée autour de la projection de deux courts-métrages, sera l'occasion d'engager un débat en présence d'intervenants qualifiés (médecins psychiatres, écoutants...) pour lutter contre le tabou entourant la problématique suicidaire. Cette soirée permettra également de communiquer sur les aides et les ressources locales pour aider ou accompagner une personne en souffrance.
N. Juyon (pays d'Auray) et M. Bailly (Mutualité) se sont déplacées pour rencontrer les membres du collectif.

Revue La santé en Action de l'INPES mars 2014 n° 427 Promouvoir la santé des élèves dans les établissements scolaires

Revue La santé en Action  de l'INPES mars 2014 n° 427 Promouvoir la santé des élèves dans les établissements scolaires

 
n° 427 - mars 2014
Promouvoir la santé des élèves dans les établissements scolaires
Comment promouvoir la santé des élèves dans les établissements scolaires ? Ce dossier expose les fondements théoriques de cette problématique et l’illustre avec des exemples concrets. Également au sommaire, dans les rubriques : une séquence sur « tabagisme et précarité », avec des exemples d’interventions ; un entretien avec Michel Debout sur la prévention du suicide et la place de l’Observatoire national mis en place. Et enfin, les résultats d’une enquête sur la consommation de médicaments psychotropes en France.
Télécharger La Santé en action 427 au format pdf (7 Mo)

avec « L’Observatoire national du suicide étayera enfin une vraie politique de prévention »
Entretien avec Michel Debout

Les antidépresseurs rapport Académie Nationale de Médecine France 2014

Les antidépresseurs rapport  Académie Nationale de Médecine mai 2014 France
rapport
http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2014/05/olieVERSIONn%C2%B011Le-diagnostic-de-d%C3%A9pression-RECOMMANDATIONS-AUTEURS-1.pdf
Les médicaments antidépresseurs doivent être prescrits dans le respect des règles de bonne pratique : diagnostic d'épisode dépressif majeur ou de trouble relevant de ce type de traitement, posologie et durée de prescription adéquats. Les effets neurobiologiques de ces médicaments demeurent insuffisamment élucidés : l'impact monoaminergique n'est qu'un des aspects au côté des effets neurotrophiques ou épigénétiques. On connaît trop peu les effets de ces molécules sur le foetus et l'enfant : ceci ne justifie pas de méconnaitre les états dépressifs de la femme durant ou après la grossesse ou de l'enfant et l'adolescent. Les antidépresseurs sont un moyen de réduire le risque suicidaire chez l'enfant ou l'adolescent, l'adulte jeune ou âgé.

PREAMBULE
L’efficacité des antidépresseurs sur les symptômes émotionnels dépressifs ou anxieux est désormais bien établie : le risque de facilitation de conduites suicidaires par ces molécules est cependant mentionné. Mieux prescrire les antidépres seurs repose sur un meilleur repérage des symptômes justifiant le diagnostic  d’épisode dépressif ou de trouble anxieux y compris chez l’enfant et le sujet âgé, sur un suivi attentif de
l’évolution des symptômes.

MOTS-CLES : Antidépresseurs ; Dépression ; Suicide ; Neurodéveloppement

Nom des rapporteurs : J.P. OLIÉ* , M.C MOUREN*
* Membre de l’Académie Nationale de Médecine

Commission V (Psychiatrie et santé mentale)

Lire la rapport : http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2014/05/olieVERSIONn%C2%B011Le-diagnostic-de-d%C3%A9pression-RECOMMANDATIONS-AUTEURS-1.pdf

vendredi 30 mai 2014

GENDARMERIE : Négociateurs. Ils désamorcent les crises

Négociateurs. Ils désamorcent les crises



Les onze négociateurs bretons de la gendarmerie sont formés pour gérer les situations de crise, telles que les prises d'otage, les personnes retranchées, les suicidaires et les forcenés. 

Prises d'otage, forcenés, suicidaires : en situation de crise, les gendarmes peuvent faire appel à des négociateurs. Ils sont onze en Bretagne à effectuer ces missions, qui requièrent une bonne dose de psychologie.
Au quotidien, le major C. est commandant d'une brigade de gendarmerie. Sur l'uniforme, un écusson le distingue des autres militaires : il est l'un des onze négociateurs bretons. C'est lui le référent pour les quatre départements de ce service rattaché au général de gendarmerie qui commande la région. « On est sélectionné, formé et suivi par la cellule nationale de négociation du GIGN, qui est basée à Versailles. Des recyclages sont organisés tous les trois ans », précise celui qui tient à garder l'anonymat, pour être préservé dans le cadre de ses missions.

Le plus d'interventions en Bretagne

Car les négociateurs, lorsqu'ils sont appelés par les commandants de compagnie, sont amenés à désamorcer des situations de crise. Des retranchés, des suicidaires, des forcenés ainsi que des prises d'otage. « C'est en Bretagne que les négociateurs ont le plus d'interventions : 45 en 2013, sur un total de 340 en France et les territoires d'Outre-Mer. C'est un chiffre qui s'est stabilisé ces dernières années ». Sachant qu'en Bretagne, le dispositif existe depuis 2005. Les personnes retranchées et les suicidaires sont « les interventions les plus demandées ».
C'est « l'envie de résoudre des crises sans avoir recours à la force » qui a motivé ces gendarmes à devenir des négociateurs. Ils sont entre huit et douze dans chaque région et sont recrutés après un appel à candidatures auprès des gendarmes volontaires. Des entretiens et des tests psychologiques poussés permettent au GIGN de faire la sélection. Outre le recyclage tous les trois ans, la remise à niveau est quasi permanente, à l'occasion d'exercices sur le terrain. C'était le cas, dernièrement, lors d'une simulation de prise d'otage dans une prison.

« On est là pour calmer le jeu »

Ces onze gendarmes au profil un peu particulier sont répartis sur les quatre départements (trois en Ille-et-Vilaine, Morbihan et Finistère, deux dans les Côtes-d'Armor). Chaque jour, deux sont de permanence. « On travaille toujours en binôme. Le premier prépare la négociation avec le forcené quand le second gère la partie des renseignements et du contact des proches ».
Le but de l'intervention étant que « la crise se termine sans encombre, du côté des forces de l'ordre mais aussi de la personne en crise. On est là pour calmer le jeu. Depuis 2005, on n'a pas connu l'échec, il n'y a jamais eu de blessé, ce qui montre que ça fonctionne bien ».
Et pourtant, des situations difficiles, qui pouvaient dégénérer, le major C. en a connu plusieurs. La plus récente, la semaine dernière près de Vitré (35) : « Un homme voulait se suicider et menaçait de faire exploser tout un quartier avec une bouteille de gaz. La négociation a duré plus de deux heures avant qu'on arrive à le maîtriser ».

MANIFESTATION TOURS (37) - 12/06/2014 conférence -débat «Mal-être chez les jeunes lesbiennes, gays, bis et trans»

Le Centre LGBT de Touraine vous convie à la conférence -débat «Mal-être chez les jeunes lesbiennes, gays, bis et trans»
Jeudi 12 juin 2014 à 19 heures
Centre de vie du Sanitas, Tours

en présence de M. Jean-Marie Firdion, chercheur
M. Marc Fillatre,président du réseau VIES 37
Ligne Azur
Association Contact
Entrée libre. Informations au 06 99 16 42 68 ou gestion@centrelgbt-touraine.org

Avec le soutien de l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Centre et le concours de la ville de Tours

Les intervenants

- M. Jean-Marie FIRDION : Chercheur, membre de l’Equipe de Recherche sur les Inégalités Sociales (Centre Maurice Halbwachs-ENS, EHESS, CNRS -Paris ), co-auteur de «Homosexualité et Suicide» et de "Risques suicidaires et minorités sexuelles : une problématique récente".
- M. Marc FILLATRE Président de VIES 37, réseau départemental de prévention du suicide en Indre-et- Loire, Responsable de l'Unité d'hospitalisation des adolescents au CHU de Tours.
- Ligne Azur Dispositif d’aide à distance pour toute personne s'interrogeant sur sa santé sexuelle.
- Association Contact Dialogue entre les parents, les gays, lesbiennes et bis, leurs familles et amis.

Le lieu
Centre de vie du Sanitas
Salle Frédéric Maurice
Place Neuve, Tours
Tram : arrêt Palais des Sports

Invitation

mardi 27 mai 2014

La police néo-zélandaise face aux appels des personnes en détresse psychologique ou suicidaires


Nouvelle-Zélande. Le numéro d’appel d’urgence 111 saturé

Le désespoir au bout du fil

Publié le mardi 27 mai 2014 sur http://www.lnc.nc/article/pacifique/le-desespoir-au-bout-du-fil
La police néo-zélandaise fait face à une constante augmentation du nombre d’appels de personnes en détresse psychologique ou suicidaires. Des coups de fil difficiles à gérer, qui nécessitent à la fois du temps et une analyse particulière.
Le centre de tri des appels d’urgence du 111, basé à Wellington, doit gérer, depuis plusieurs années, une augmentation des appels liés à une détresse psychologique.
Le centre de tri des appels d’urgence du 111, basé à Wellington, doit gérer, depuis plusieurs années, une augmentation des appels liés à une détresse psychologique.

En tant que forces de l’ordre, les policiers se voient affectés à des missions de toutes sortes. En voici une qui demande patience, analyse et diplomatie. Comment gérer l’appel de détresse d’une personne suicidaire ? De quelle manière conseiller cet homme ou cette femme en proie à une maladie mentale ? Voici un aperçu des questions que se posent les officiers en charge de la ligne du 111, le numéro d’urgence à composer en Nouvelle-Zélande.


Temps. C’est une responsabilité devenue quotidienne pour les officiers néo-zélandais, selon Dave Cliff, commissaire adjoint du pays. « Ce type d’appel est en hausse depuis ces dix dernières années. Aujourd’hui nous traitons environ 24 000 coups de fil de ce genre tous les ans. » Cela relève d’un véritable exercice de style et de maîtrise pour les policiers attachés aux centrales d’appel. « Une tentative de suicide se traite en moyenne en deux heures et demie. Pour ce qui est des personnes qui ont une maladie mentale, là c’est autre chose, explique Dave Cliff, cela peut varier de deux heures à plus. Cela dépend des cas. » Mais cette réalité en efface une autre. Le temps et les efforts passés à traiter ce type de situations sont autant de minutes perdues pour d’autres urgences. Et certaines situations nécessitent parfois l’intervention de deux officiers et d’un superviseur. Pour ajouter à la complexité de leur mission, les policiers manquent cruellement d’une formation qui leur permette d’analyser et de prendre en charge ce type de situations. Selon le directeur de la clinique en charge des troubles psychologiques liés à la toxicomanie de la région de Waikato, Rees Tapsel, « ce ne sont pas les personnes les mieux placées pour répondre à des appels de détresse. Leur charge de travail est déjà trop élevée ».

Cartographie. Mais une autre question se pose avec acuité aux autorités : pourquoi de plus en plus de personnes désespérées ont-elles pour premier réflexe de composer le 111 ? Une problématique à laquelle le Dr John Crawshaw, directeur du service de la santé mentale au sein du ministère de la Santé du pays, s’intéresse de près : « Nous travaillons en étroite collaboration avec la police pour tenter d’expliquer ce phénomène. » Il s’agit tout bonnement d’établir une cartographie du « mal-être » en Nouvelle-Zélande. « C’est important de comprendre quelles régions sont les plus touchées, les périodes de l’année qui enregistrent le plus d’appels de ce type », précise le commissaire Dave Cliff. Le ministère veut également déterminer si ce type d’appels peut continuer à être pris en charge par la police ou s’il faut les rediriger vers des services spécialisés. « Selon la réponse que nous obtiendrons, nous verrons ce que nous mettrons en place pour accompagner les officiers », indique le Dr John Crawshaw.

24 000

C’est le nombre d’appels de détresse que la police enregistre désormais chaque année. Au bout du fil se trouvent des personnes suicidaires ou bien victimes de maladies mentales.


Un plan de prévention

Le suicide est considéré comme un problème à part entière en Nouvelle-Zélande. Près de 500 Néo-Zélandais mettent fin à leurs jours chaque année, ce qui constitue une moyenne de dix décès par semaine. Entre 1998 et 2011, le taux de suicide a, en revanche, nettement diminué dans le pays, de l’ordre de 29,8 %. Mais les efforts doivent être poursuivis selon le gouvernement, qui continue de financer certains projets. Ainsi, une enveloppe de 25 millions de dollars est prévue pour les quatre prochaines années afin de mettre sur pied les trente mesures qui constituent le plan d’action de prévention du suicide. Il va s’agir, entre autres, de sensibiliser la population à ce problème, d’encourager le développement des structures d’aide et d’écoute, d’améliorer la prise en charge d’une personne ayant fait une tentative de suicide, etc.

Dordogne Prévention du suicide : modèle local


Dordogne
Prévention du suicide : modèle local

DORDOGNE PERIGUEUX
Le Safed est sur le point de devenir le référent régional en matière de prévention du suicide. Le dispositif actuellement mis en place en Dordogne semble en effet voué à s’étendre dans les autres départements aquitains. Des jalons ont déjà été posés en Gironde. D’autres vont très prochainement l’être en Lot-et-Garonne en vue d’y développer le modèle périgourdin, sous la houlette de Stella Darrouzes, la coordinatrice du programme.
Avec l’appui de l’Agence régionale de santé, le Safed a constitué un réseau de 20 sentinelles sur l’ensemble de la Dordogne (des professionnels au sein de l’Éducation nationale, de la MSA, de la Carsat, etc.), formés et en capacité de former à la détection de comportements suicidaires.
La Dordogne, souffrant d’un phénomène d’isolement, est l’un des départements les plus touchés : trois à cinq personnes sont chaque jour hospitalisées pour une tentative de suicide. Un décès est à déplorer tous les trois jours.
SUD OUEST

INFO LE SAFED http://safed24.fr/l-association/le-safed

vendredi 23 mai 2014

RECHERCHE SUEDE : "Black box warnings sur les antidépresseurs ou l’enfer pavé de bonnes intentions !"

Black box warnings sur les antidépresseurs ou l’enfer pavé de bonnes intentions !
publié le 22/05/2014 sur http://www.jim.fr/medecin/e-docs/black_box_warnings_sur_les_antidepresseurs_ou_lenfer_pave_de_bonnes_intentions__145473/document_actu_med.phtml

Sous la plume de deux chercheurs (dont l’un exerce en psychiatrie, au département de neurosciences cliniques du célèbre Institut Karolinska de Stockholm), Acta Psychiatrica Scandinavica évoque une étude suédoise sur le risque de suicide chez les jeunes en fonction de la prescription ou de l’absence de prescription d’antidépresseurs.
En effet, depuis 2003, des avertissements se sont élevés, en Europe et aux États-Unis, contre l’usage trop important de médicaments antidépresseurs, en particulier chez les enfants et les adolescents. De plus, on a dénoncé un risque suicidaire pouvant paradoxalement « être aggravé » par la prescription de certains antidépresseurs (vraisemblablement non accompagnés d’anxiolytiques pour contrer ce risque lié à la levée inopinée des inhibitions, alors que les sentiments « suicidogènes » de dévalorisation restent encore présents), et des mises en garde (black box warnings) contre ce risque d’effet pervers ont été insérées sur les boîtes des médicaments antidépresseurs ainsi incriminés. Problème, ces avertissements semblent eux-mêmes avoir suscité un nouvel effet paradoxal : des sujets ayant réellement besoin d’un traitement l’ont récusé, et la mortalité par suicide paraît avoir augmenté, non plus par un effet indésirable des médicaments, mais désormais suite à l’absence de traitement !
Les auteurs ont donc cherché à évaluer les tendances dans les prescriptions d’antidépresseurs chez les jeunes et à confirmer si le risque de suicide s’est effectivement aggravé, après la généralisation des black box warnings sur les boîtes de ces médicaments. En comparant les données relatives à 845 suicides intervenus en Suède chez des jeunes de 10 à 19 ans, soit entre 1992 et 2003 (avant la publication des black box warnings), soit entre 2004 et 2010 (après l’apparition des mises en garde contre les antidépresseurs), on constate que « les suicides ont augmenté de 60,5 % dans ce groupe d’âge pendant cinq années consécutives » depuis la publication de ces avertissements, une surmortalité concernant des personnes non traitées par des antidépresseurs.
Cette étude confirme que l’enfer est, décidément, pavé de bonnes intentions ! Car contrairement à son objectif initial, la politique des black box warnings s’est retournée contre le public qu’elle était censée protéger, en contribuant « probablement à augmenter le nombre de décès chez certains jeunes suicidaires, laissés ainsi sans traitement antidépresseur. »
Dr Alain Cohen
Copyright © http://www.jim.fr
Références
Isacsson G et Ahlner J: Antidepressants and the risk of suicide in young persons –prescription trends and toxicological analyses. Acta Psychiatr Scand., 2014: 129: 296–302.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23773187

jeudi 22 mai 2014

MANIFESTATION ROYAUME UNI - COLLOQUE 24 au 26 septembre 2014 - Oxford

Suicide, Self-Harm and Assisted Dying


http://www.inter-disciplinary.net/probing-the-boundaries/persons/suicide-self-harm-and-assisted-dying/suicide-self-harm-and-assisted-dying
24 septembre 2014 - 26 septembre 2014 à Oxford, United Kingdom (Royaume-Uni).
Signalé par AED-BDSP le 11/03/2014
Organisation

Inter-Disciplinary.Net
Thème(s)

Suicide.
Appel à communications

Date limite de dépôt : 04/04/2014.
Informations pratiques

Langue : Anglais,

Lieu : Mansfield College, Oxford, United Kingdom.

Angleterre

LANDES & Pyrenées Atlantiques : Presentation d'une structure prévention du suicide chez les jeunes

Agir pour la prévention du suicide chez les jeunes

logoBDC-rondLa Bergerie du cygne est née dans les années 2000, et opère principalement dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit d’un groupement de personnes réunies autour de la problématique du suicide des jeunes (12-25 ans). « À l’origine de cette structure, il y a la rencontre entre un séminariste et une jeune suicidaire« , explique la permanente, Véronique Lapébie qui les a rejoint plus tard pour un coup de pouce bénévole. « Ensuite, nous avons trouvé des financements et créé l’emploi que j’occupe désormais depuis fin 2009« . À son arrivée et pour faire connaître la prévention du suicide, elle a proposé de créer un évènementiel, baptisé « les Jours en live ». Le but était de valoriser ce qu’on appelle les « facteurs de protection », c’est à dire les outils qui permettent à chacun de développer des stratégies pour aller mieux. Parmi ces outils, il y a la création artistique et la promotion du bien-être. Ce fut les deux thèmes choisis pour séduire les jeunes, venus nombreux à cette manifestation qui leur était consacrée.
Depuis ce jour-là, le noyau de bénévoles (une dizaine de personnes) s’est soudé et poursuit sa mission plus que jamais!

Le suicide, c’est l’affaire de tous

illustration-future-plaquet« Je me suis formée sur Internet, via des sites québécois très à la pointe sur le sujet, ce qui m’a amenée à proposer qu’une partie des actions à venir soit dédiée aux adultes qui gravitent autour de jeunes en mal-être, car ces adultes que sont les parents, proches, enseignants ou éducateurs se sentent souvent démunis« , se souvient Véronique. Il faut savoir que le suicide est encore un sujet tabou aujourd’hui et que les gens n’y sont généralement pas préparés. « Nous avons été sollicités par les bureaux d’information jeunesse (BIJ), puis les missions locales, et autres acteurs de la sphère éducative ou sociale, pour des journées de sensibilisation dans lesquelles nous abordons sereinement, hors contexte de crise, certains préjugés sur le suicide, la question du processus suicidaire, les attitudes recommandées face à un jeune en souffrance, etc. Il nous arrive aussi de nous adresser aux adultes « particuliers » que sont les parents lors de soirées thématiques« .
Les jeunes sont aussi directement visés par certaines actions de l’asso : « Nous les rencontrons en classe et discutons du mal-être, abordons des sujets comme l’expression des émotions et l’estime de soi. Sans cela, la prévention des conduites à risque nous paraît vaine. Tout passe d’abord par s’aimer Soi, mais aussi par notre lien à l’autre, car le problème dans les conduites suicidaire ce n’est pas vraiment Soi, mais souvent Soi AVEC les autres« . Les jeunes peuvent aussi nous contacter par téléphone ou sms au 06 30 87 04 36 et via la page facebook Vivez Jeunesse.
La philosophie de l’association, c’est que la prévention du suicide n’est pas seulement l’affaire de spécialistes, elle est l’affaire de tous, chacun de nous à notre niveau et selon nos possibilités. Chacun fait sa part, comme dans la légende amérindienne du colibri, et l’animateur du club sportif du quartier, la surveillante de l’internat ou l’épicière du coin peuvent tous changer la donne à un moment donné. Il est important de savoir que plus un jeune s’enferme dans ses ruminations suicidaires moins il est en mesure de demander de l’aide.

Une démarche solidaire, en phase avec Tookets

La prochaine échéance de la Bergerie du Cygne, sera une rencontre collective avec tous les chefs d’établissements privés des Landes le 11 juin prochain (et des établissements publics l’année suivante, espèrent les bénévoles). « Il faut savoir que lors d’une enquête menée conjointement en Alsace et Poitou-Charentes en 2012, une fille sur cinq et un garçon sur dix de moins de 15 ans déclaraient avoir déjà tenté de se suicider« . Même si le chiffre des décès par suicide chez les 12-25 ans a diminué ces dernières années, il n’en reste pas moins la deuxième cause de décès et la première cause pour la tranche suivante (celle des 25/34 ans). Les tentatives de suicide (n’ayant pas mené à une issue fatale) sont, elles, toujours plus nombreuses et plus précoces. On comprend qu’il est donc impératif d’agir le plus tôt possible. « Ensuite, nous comptons visiter chaque établissement de façon individuelle, afin de demander au directeur s’il a déjà été confronté au mal-être et au suicide, quelles sont ses attitudes et les soutiens qu’il aimeraient trouver dans ces situations. Pour résumer, provoquer la discussion autour du tabou« .
Pour l’instant, l’association ne vit quasiment que de dons. Ces derniers servent à financer son fonctionnement (le poste de Véronique) mais également les actions mises en place et les formations. Sans oublier la partie communication (site Internet, brochures, lettres publiées…).
Comme partout, l’argent est le nerf de la guerre. « Comme nous sommes dans une démarche solidaire, Tookets, c’était logique pour nous« , termine Véronique.

ACTU DES ASSOS DE l'UNPS : Le spot du Refuge pour sa campagne d'appel aux dons 2014

Le spot du Refuge pour sa campagne d'appel aux dons 2014. (Version 4 minutes)
Réalisé par Pascal Petit



http://www.le-refuge.org/

RECHERCHE CRITIQUE DEBAT USA Preventive Services Task Force trouve insuffisante les preuves d'efficacité du dépistage du suicide dans les soins primaires

Preventive Services Task Force trouve insuffisante les preuves d'efficacité du dépistage du suicide dans les soins primaires
D'après article http://alert.psychiatricnews.org/2014/05/preventive-services-task-force-finds.html du 21/05/2014

La preuve de l' efficacité du dépistage du suicide dans les pratiques de soins primaires semble être insuffisante et n'est pas recommandé , selon un rapport publié dans
les Annals of Internal Medicine de United States Preventive Services Task Force  ( USPSTF ) .
L'USPSTF a examiné la preuve de l'exactitude et de la fiabilité des instruments utilisés pour examiner la montée du risque de suicide , les avantages et les inconvénients du dépistage, et les avantages et les inconvénients des traitements pour prévenir le suicide . Les études examinées ont utilisé divers outils de dépistage ciblant les patients de soins primaires âgés de 18 à 70 ans .
La sensibilité et la spécificité des outils de criblage généralement variaient de 52 % à 100% et de 60% à 98 % , respectivement . Les instruments ont montré une large gamme de la précision , mais les données ont été limitées et aucun instrument n'a été examinés dans plusieurs études.
L'USPSTF a conclu que les données actuelles sont insuffisantes pour évaluer l'équilibre des avantages et des inconvénients du dépistage du risque de suicide chez les adolescents , les adultes et les personnes âgées dans un contexte de soins primaires .
" Le dépistage du suicide (comportements non suicidaires ) a une faible spécificité et taux de sensibilité », a déclaré Jan Fawcett , MD, qui a été président du
Groupe de travail du DSM- 5 des troubles de l'humeur et du Sous- groupe de travail du suicide  . " Que doit faire le médecin de soins primaires pour empêcher un suicide prévu ? Envoyer le patient à l'urgence ? Essayez d'admettre le patient involontairement pour des soins psychiatriques ? Il n'existe aucune preuve que le PCP [ fournisseur de soins primaires ] peut empêcher un suicide , et encore moins de déterminer que les patients  qui obtiennent un score élevé sur l'échelle sont ` vraiment« suicidaires . Pourquoi le fournisseurs de soins primaires devrait vouloir accumuler les échelles du  suicide si elles ne peuvent rien faire à leur sujet et peuvent être tenus responsables de ne pas réussir ? .... Peut-être que l'enseignement des médecins généralistes pour évaluer , traiter et référer les patients dépressifs suicdaires seraient plus utiles que d'utiliser des listes de contrôle non testés sur des patients " .
Pour plus d' informations sur les problèmes liés au suicide , voir l'article psychiatrique Nouvelles ,
Suicide Experts Identify Six Questions to Guide Research in Next Decade.” Also see American Psychiatric Publishing's “Textbook of Suicide Assessment and Management, Second Edition.”


Rapport cité : Clinical Guidelines | Screening for Suicide Risk in Adolescents, Adults, and Older Adults in Primary Care: U.S. Preventive Services Task Force Recommendation Statement 

Michael L. LeFevre, MD, MSPH, on behalf of the U.S. Preventive Services Task Force*
http://annals.org/article.aspx?articleid=1872851

mardi 20 mai 2014

PRESENTATION STRUCTURE RESSOURCE FORMATION LES YVELINES (78)


Prévention et gestion du risque suicidaire
Le dispositif

RPSM78Depuis 2002, le RPSM 78 assure sur son territoire d’intervention la diffusion de la formation au repérage et à la prévention du risque suicidaire conçue et déployée conformément à la « stratégie nationale de lutte contre le suicide» lancée au cours de l’année 2000. Dans ce cadre, près de 340 professionnels ont déjà été formés.
La formation est actuellement assurée en binôme par un psychiatre et un médecin généraliste. Les sessions ordinaires se déroulent sur 2 jours. Un format spécifique destiné aux médecins généralistes a permis de la concentrer sur une journée unique.
Le coût est sauf exception intégralement pris en charge par le RPSM 78.
Cette formation s’adresse aux personnes au contact de sujets en crise suicidaire. Elle concerne aussi bien les professionnels du soin (paramédicaux, médecins, psychologues, personnel socio-éducatif) que les acteurs du champ social et médico-social, et ce quel que soit le contexte de travail (hospitalier, scolaire, judiciaire, institutionnel...).
Objectifs
Développer une compréhension théorique et pratique de l’intervention clinique chez une personne suicidaire. Connaître, après les avoir expérimentés, les modes d’intervention adaptés aux différentes phases d’une crise suicidaire.
Capacités spécifiques
Définir les concepts clés liés à l’intervention de crise suicidaire. A partir de mises en situation, les participants identifieront les différentes phases du processus suicidaire, décèleront les facteurs de risque, évalueront les éléments cliniques essentiels, décriront les principes de base, les étapes et les limites de l’intervention de crise, et enfin sauront s’organiser pour orienter les personnes en cas de crise psychosociale ou psychiatrique.
Un guide récapitulatif est remis en fin de session à chaque participant.
L'équipe

Formateurs
Docteur Cécile OMNES
Psychiatre chef de pôle (secteur 78G16)
au Centre Hospitalier Charcot de Plaisir

Docteur Bruno BEAUCHAMPS
Médecin généraliste à Elancourt


En savoir Plus http://www.rpsm78.com/dispositifs/prevention-et-gestion-du-risque-suicidaire

RECHERCHE USA : l’effet des médias dans le déclenchement des épidémies d’autolyses parmi les adolescents






Aussi mystérieuses et marquantes qu’elles puissent être, les séries de suicides sont peu étudiées dans la littérature médicale. En réalité, l’épidémiologie se heurtait au problème statistique de l’identification des suicides liés entre eux. L’étude des épidémies de suicide est donc un domaine récent. On a pu, par exemple, préciser que les suicides en série, ou « par imitation » sont plus fréquents parmi les adolescents et les jeunes adultes. L’un des enjeux est aujourd’hui d’identifier les vecteurs de contagion à l’œuvre lorsqu’une épidémie de suicide survient.
L’effet néfaste des médias sur le taux de suicide global est un phénomène déjà largement connu. Il existe même des recommandations éditées à l’intention des journalistes sur la façon de traiter les cas de suicide (1). Dans le Lancet, MS Gould et coll. présentent une étude cas-témoins astucieuse destinée à étudier l’effet des médias dans le déclenchement des épidémies d’autolyses parmi les adolescents et jeunes adultes américains. 

Le poids des mots…

Cette étude repose sur les données concernant les suicides des sujets de 13 à 20 ans entre 1988 et 1996 dans 48 états des États-Unis. Les vagues de suicides sont statistiquement mises en évidence comme étant des suicides dont la proximité (temporelle et géographique) a moins de 5 % de chance d’être due au hasard. A partir de ces groupes de cas sont définis des témoins,  suicides « non épidémiques » issus de communautés proches de celles où se sont déroulées des séries de cas.
Pour chaque vague de suicide, les auteurs ont analysé les articles de la presse locale parus entre le premier et le deuxième suicide, et les ont comparés avec ceux parus après un suicide n’ayant pas été suivi d’une épidémie.
MS Gould et coll. ont ainsi analysé 48 vagues de suicide comprenant chacune 3 à 11 suicides. Le nombre moyen d’articles évoquant un suicide était plus important après ceux ayant été à l’origine d’une série de décès. Dans 25 % des cas, les journaux avaient fait état du premier suicide avant une épidémie (contre 14 % pour les suicides isolés, p=0,0003). Pour tous les articles évoquant un suicide (que ce soit le suicide « index » ou non), le fait d’être en première page, plus explicite et plus précis, était un facteur favorisant le déclenchement de la vague de suicide. Mais seule la présence d’une photo "triste", ou l’évocation du suicide d’une célébrité, semblent être des facteurs indépendamment associés au déclenchement d’une épidémie (p=0,048 et p=0,012).
Les médias pourraient rapporter préférentiellement les suicides les plus « épidémiques », les plus violents ou les plus exposés, constituant ainsi un biais de confusion. Cependant les suicides épidémiques et les autres ne semblent pas différer dans les faits, ce qui renforce l’hypothèse d’une influence de la couverture médiatique.

De la presse écrite à facebook

Le déclenchement d’une série de suicides est d’autant plus fréquent que les journaux ont relaté un véritable cas de suicide (en comparaison à la simple évocation de ce sujet de société). Cela suggère que le mécanisme de contagion est basé sur l’imitation d’un modèle identificatoire. L’influence du suicide des stars en est une preuve supplémentaire.
Bien entendu, le rôle des médias dans les vagues suicidaires, bien que réel, ne rend pas compte de l’enchainement complexe des évènements qui conduisent à de telles séries de décès. Dans 75 % des cas, le suicide index n’avait pas été évoqué dans la presse. La même équipe de recherche mène également une étude qualitative du phénomène, basée sur des « autopsies psychologiques ».
On notera l’absence d’évaluation de l’impact d’internet sur cette population d’avant 1996. Selon les auteurs, la presse écrite reste une source majeure d’information sur le suicide pour les plus jeunes. Mais on ne peut douter que l’étude d’internet et des réseaux sociaux soit une piste intéressante  pour comprendre cette contagion néfaste.
(1)  http://iasp.info/pdf/task_forces/WHO_Indications_Professionnels.pdf
Dr Alexandre Haroche

Références
Gould MS et coll. : Newspaper coverage of suicide and initiation of suicide clusters in teenagers in the USA, 1988–96: a retrospective, population-based, case-control study. Lancet Psychiatry, 2014 ; publication avancée en ligne le 2 mai.
Pirkis J et coll. :Improving our understanding of youth suicide clusters. Lancet Psychiatry, 2014 ; publication avancée en ligne le 2 mai.

PRESENTATION PROJET EUROPEEN OSPI Europe l'optimisation des programmes de prévention du suicide et leur mise en œuvre en Europe

OSPI Europe - l'optimisation des programmes de prévention du suicide et leur mise en œuvre en Europehttp://www.ospi-europe.com/

OSPI-Europe est un projet de recherche collaboratif financé par la Commission européenne au titre
du Seventh Framework Programme (FP7). Le but de OSPI-Europe est de fournir aux membres de l'UE  un concept de prévention fondée sur les preuves pour la suicidalité. En outre, des matériaux et des instruments concrets pour l'exécution et l'évaluation de ces interventions et les recommandations pour la bonne mise en œuvre d'intervention seront élaborés et diffusés.
OSPI

Le suicide est un problème important de santé publique . Cela est particulièrement vrai pour l'Europe où l'on trouve les taux les plus élevés de suicide dans le monde. Chaque année, plus de 58 000 personnes se suicident dans l'Union européenne . Selon les données de l'OMS , le suicide est parmi les 10 principales causes de décès pour tous les âges ( Organisation mondiale de la Santé , 2003) .
Étroitement liés aux suicides sont les actes non mortels suicidaires qui englobent les parasuicides , tentatives de suicide , et les automutilations délibérées ou blessures auto-infligées . Les taux d'actes suicidaires non mortels sont estimés à environ 10 fois plus élevés que celui des suicides . En Europe , les taux les plus élevés pour les actes suicidaires non mortels se trouvent chez les jeunes femmes , tandis que les taux les plus élevés de suicides se trouvent chez les hommes âgés .
les taux des actes suicidaires et suicides non mortels dépendent de nombreux facteurs . Le plus important semble être la morbidité psychiatrique . On estime que 90 % des suicides se produisent dans le cadre d'un trouble psychiatrique ( Mann et al. , 2005) . Le trouble le plus important dans ce contexte est la dépression majeure. D'autres aspects qui contribuent sont le choix des methodes plus ou moins mortelles de tentative de suicide , l'accès aux moyens létaux , le sexe, les facteurs culturels et sociaux, y compris les attitudes envers les tendances suicidaires , les effets d'imitation , et les facteurs de personnalité associés tels que l'impulsivité et (auto - ) agression .
Les nombreuses activités de prévention du suicide qui ont été mises en œuvre dans le monde entier sur les niveaux régionaux ou nationaux peuvent être divisées en stratégies de ciblage de la population et ceux qui ciblent les groupes à haut risque ( Althaus et Hegerl , 2003) . Des preuves empiriques solides , cependant, un manque à l'ensemble des mesures simples mentionnés (programmes d' éducation et de sensibilisation , l'amélioration du traitement des troubles psychiatriques , des lignes directrices des médias pour les rapports de suicide , le dépistage des populations à haut risque , et restriction de l'accès aux moyens létaux ) ( Mann et al . , 2005) .
Les bases d' OSPI -Europe a été mis par la mise en œuvre d'un programme d'intervention à facettes multiples pour la prévention du suicide à Nuremberg, Allemagne ( Nuremberg Alliance Against Depression ) et l'expansion ultérieure de Nuremberg - concept à d'autres pays de l'UE , qui ont formé l'Alliance européenne contre la dépression (European Alliance Against Depression EAAD ) . L'intervention de Nuremberg était une approche à quatre niveaux , comprenant l'éducation des médecins généralistes en utilisant des sessions de formation et des vidéos ( niveau 1 ) , des activités de relations publiques (niveau 2 ) , des sessions de formation pour
des relais d'opinion tels que les prêtres , les travailleurs sociaux , les soignants en gériatrie , les enseignants et les médias ( niveau 3 ) , des offres pour des groupes à haut risque ( personnes après une tentative de suicide ) et le soutien des activités d'auto-assistance et des parents ( niveau 4 ) . Le NAD a été évaluée de façon rigoureuse dans un environnement contrôlé et pré-post , révélant une réduction très pertinente du nombre d'actes suicidaires par rapport à l'année de référence ( -24 % ) , une réduction qui était clairement significative par rapport à l'évolution de la région de contrôle correspondant . La réduction est encore plus marquée ( -53 % ) au regard des cinq  méthodes des plus drastiques de tentative de suicide ( Hegerl , Althaus , Schmidtke , et Niklewski , 2006) .
La base de preuves solides , des matériaux , des concepts et des outils d'évaluation de la NAD , combinés avec le réseau et l'expérience de la EAAD forme l'arrière-plan ainsi que le point de départ à partir duquel l' HOSPI - concept est développé .
 


En savoir plus sur le fond de OSPI-Europe :
http://www.ospi-europe.com/

University of Leipzig Est.-Sw. Mental Health and Suicidology Institute London School of Economics Katholieke Universiteit Leuven, LUCAS Trimbos-instituut of Mental Health and Addiction University of Stirling National Suicide Research Foundation Semmelweis University IVZ Institute of Public Health University Hospital of Wuerzburg Faculdade de Ciências Médicas da Universidade Nova de Lisboa University of Primorska, PINT GABO:milliarium Munich Gesellschaft für Psychische Gesundheit

University of Leipzig
Est.-Sw. Mental Health and Suicidology Institute
London School of Economics
Katholieke Universiteit Leuven, LUCAS
Trimbos-instituut of Mental Health and Addiction
University of Stirling
National Suicide Research Foundation
Semmelweis University
IVZ Institute of Public Health
University Hospital of Wuerzburg
Faculdade de Ciências Médicas da Universidade Nova de Lisboa
University of Primorska, PINT
GABO:milliarium Munich
Gesellschaft für Psychische Gesundheit

OSPI Europe consortium

The OSPI-Europe consortium consists of researchers in the field of suicide prevention of major importance (cf. table).
 
Belgium
Katholieke Universiteit Leuven, LUCAS Prof. Dr. C. van Audenhove
Germany
University of Leipzig, Department of Psychiatry (Coordinator) Prof. Dr. U. Hegerl
University Hospital of Würzburg, Department of Clinical Psychology, Clinic for Psychiatry and Psychotherapy Prof. Dr. A. Schmidtke
GABO:mi Gesellschaft für Ablauforganisation :milliarium mbH & Co. KG Ms. B. Schuster-Fuchs
Estonia
Estonian-Swedish Mental Health and Suicidology Institute Prof. Dr. A. Värnik
Hungary
Semmelweis University Budapest, Institute of Behavioural Sciences Prof. Dr. M. Kopp
Ireland
National Suicide Research Foundation Dr. E. Arensman
Portugal
Faculdade de Ciências Médicas da Universidade Nova de Lisboa Prof. Dr. R. Gusmão
Slovenia
IVZ Institute of Public Health Dr. S. Roškar
University of Primorska, PINT Prof. Dr. M. Sarchiapone
The Netherlands
Trimbos-instituut / Netherlands Institute of Mental Health and Addiction Prof. Dr. C. Van der Feltz-Cornelis
United Kingdom
London School of Economics LSE Mr. D. McDaid
University of Stirling Dr. M. Maxwell
Austria Gesellschaft für Psychische Gesundheit - pro mente tirol  Prof. Dr. U. Meise 

LES DONNEES SUR SCORE SANTE : 2000 à 2008

Le site d'information en santé SCORE-Santé met à disposition des décideurs, des professionnels de santé et de la population des informations fiables, homogènes et comparables sur la santé de la population et ses déterminants.

Il a vocation à être un outil de référence en matière d'indicateurs de santé à différents niveaux géographiques.

 http://www.score-sante.org données sur le suicide de 2000 à 2008
Dans Liste des indicateurs LSP
                                                          
                            Réduire Objectif 92 - Suicides        Objectif 92 - Suicides
            Réduire Mortalité       
Mortalité
                Réduire Nombre annuel de décès par suicide 
      Nombre annuel de décès par suicide
                            Hommes de 15-24 ans
                            Femmes de 15-24 ans
                            Ensemble de 15-24 ans
                            Hommes de 25-74 ans
                            Femmes de 25-74 ans
                            Ensemble de 25-74 ans
                            Hommes de 75 ans et plus
                            Femmes de 75 ans et plus
                            Ensemble de 75 ans et plus
                Réduire Taux de mortalité par suicide pour trois groupes d’âge
        Taux de mortalité par suicide pour trois groupes d’âge
                            Hommes de 15-24 ans
                            Hommes de 25-74 ans
                            Hommes de 75 ans et plus
                            Femmes de 15-24 ans
                            Femmes de 25-74 ans
                            Femmes de 75 ans et plus
                            Ensemble de 15-24 ans
                            Ensemble de 25-74 ans
                            Ensemble de 75 ans et plus
                Taux standardisé (direct) de mortalité par suicide       

                            Hommes
                            Femmes
                            Ensemble
                Pourcentage d’écart entre le taux standardisé régional de mortalité par suicide et le taux standardisé national      
                            Ensemble
               Part des décès par suicide selon le mode de suicide
                            Hommes - suicide par pendaisons, strangulation, suffocation
                            Hommes - suicide par auto intoxications par produits pharmaceutiques
                            Hommes - suicide par armes à feu
                            Hommes - suicide par un autre mode
                            Femmes - suicide par pendaisons, strangulation, suffocation
                            Femmes - suicide par auto intoxications par produits pharmaceutiques
                            Femmes - suicide par armes à feu
                            Femmes - suicide par un autre mode
                            Ensemble - suicide par pendaisons, strangulation, suffocation
                            Ensemble - suicide par auto intoxications par produits pharmaceutiques
                            Ensemble - suicide par armes à feu
                            Ensemble - suicide par un autre mode

lundi 19 mai 2014

Suisse : Dissuader les suicidaires: les CFF étudient des pistes

Suisse : Dissuader les suicidaires: les CFF étudient des pistes

18 mai 2014 sur http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Dissuader-les-suicidaires--les-CFF-etudient-des-pistes-30972953

Dissuader les suicidaires: les CFF étudient des pistes

par Sophie Pieren - Toujours plus de personnes se donnent la mort en se jetant sur les voies. L’ex-régie réfléchit à la pose de barrières.

L'ex-régie compte renforcer la prévention dans les gares.


Une faute?
L’an dernier, 123 personnes se sont donné la mort sur les rails du réseau CFF. Ce chiffre record – la moyenne des années précédentes était de 109 cas – suscite l’inquiétude des milieux concernés. Car, au-delà des drames personnels qu’ils révèlent, ces suicides traumatisent les voyageurs, les témoins et les conducteurs de train.
Les CFF ont donc décidé de réagir. Une table ronde réunit actuellement des représentants de l’ex-régie, la police bernoise et des psychiatres, rapporte «SonntagsBlick». Objectif: réfléchir à une série de mesures qui pourraient réduire les passages à l’acte. L’une d’elles est déjà visible dans les gares. Des affiches portant le numéro 143 de La main tendue encouragent à demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard. Parmi les autres mesures en discussion: la pose de barrières, de grillages ou de caméras aux endroits exposés.
Ces méthodes ont déjà fait leurs preuves dans des pays voisins, notamment en Belgique et en Grande-Bretagne. Elles s’appuient sur un constat simple: «Les taux de suicide dépendent de l’accès aux moyens», comme le rappelle Charlotte Frossard, attachée de presse de l’association Stop Suicide. Ainsi, par exemple, depuis la réforme Armée XXI, en 2003, et la baisse du nombre d’armes conservées à domicile, le nombre de suicides a diminué en Suisse. Idem depuis que les catalyseurs ont rendu les gaz d’échappement des voitures moins toxiques.