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lundi 13 avril 2026

Au CHU de Toulouse un service ambulatoire connu sous le nom de « centre de thérapie brève (CTB) ».

Crise suicidaire (CTB)

Mis à jour le

Au CHU de Toulouse, dans le service de psychiatrie et psychologie médicale, nous disposons d’une équipe médicale spécialisée dans la prise en charge intensive et limitée dans le temps de patient·es en situation de crise, notamment de crise suicidaire. Ce service ambulatoire est connu sous le nom de « centre de thérapie brève (CTB) ».

Notre centre de thérapie brève, avec le service de crise accueil de jour intersectoriel réactif (AJIR) de l’Hôpital Gérard Marchant, fait partie d’une structure dénommée la « Plateforme de crise ».

L’accès des patient·es à cette plateforme de crise est régulé par un infirmier de coordination qui oriente les patient·es éligibles :

  • soit vers notre centre,
  • soit vers ce service de l’Hôpital Gérard Marchant.

Grâce à cette « Plateforme de crise », nous recevons des demandes pour des patient·es pris·es en charge par :

  • les urgences psychiatriques,
  • le dispositif de soins partagés en psychiatrie (DSPP),
  • les unités hospitalières de psychiatrie du service de liaison psychiatrique du CHU,
  • des professionnel·les de santé de la Haute-Garonne formé·es à l’évaluation de la crise suicidaire,
  • des psychiatres privés (sur demande).

Grâce à notre CTB, nous proposons une prise en charge pluridisciplinaire (psychiatre, psychologue, infirmier ou infirmière, assistant·e social·e), dans laquelle l’infirmier ou l’infirmière est la personne référente principale. Chaque patient·e est reçu·e avec son entourage par notre psychologue formée à la systémie, en présence de son équipe référente.


Équipe médicale

Dr Bougon Emmanuelle Psychiatre
Dr Galliot Gaël Psychiatre
Dr Lévêque Adélaïde Psychiatre
Dr Mathur Anjali Psychiatre
Dr Sarramon-Bacquié Christine Psychiatre
Dr Sporer Marie Psychiatre

Source 
https://www.chu-toulouse.fr/crise-suicidaire-ctb


INRS L'analyse des malaises et des actes suicidaires par une délégation d'enquête paritaire

L'analyse des malaises et des actes suicidaires par une délégation d'enquête paritaire


L'analyse des malaises et des actes suicidaires par une délégation d'enquête paritaire
Article

Article HST (extrait de dossier) : Dans les cas de malaise mortel, de suicide ou de tentative de suicide en lien avec le travail auxquels peut être confrontée une entreprise, l'INRS recommande
la mise en place d'une délégation d'enquête paritaire (DEP), afin d'en tirer des enseignements et de mieux prévenir ce type d'accidents à l'avenir. Cet article fait le point sur la mise en place et le fonctionnement d'une DEP, en lien avec deux exemples concrets.

Revue  Hygiène et sécurité du travail 
Support Article de 4 pages, publié dans le n°279 Référence INRS DO 48-6 Auteur(s) PEISSEL-COTTENAZ G. Date de publication 07/2025



AVIS CRITIQUE DEBAT Pourquoi la souffrance psychique des jeunes n’est pas une affaire individuelle

 Pourquoi la souffrance psychique des jeunes n’est pas une affaire individuelle


Auteur Cyril Tarquinio Professeur de psychologie clinique, Université de Lorraine

Symptômes anxiodépressifs, idées suicidaires… les données scientifiques s’accumulent pour confirmer que les causes de la souffrance psychique qui affecte de nombreux jeunes sont à rechercher davantage du côté de déterminants sociaux et de mutations qui bouleversent notre époque – à commencer par les réseaux sociaux auxquels les adolescent·es sont particulièrement vulnérables – que des facteurs individuels.


Anxiété massive, épisodes dépressifs précoces, crises de panique, sentiment d’irréalité, fatigue chronique, idées suicidaires… la détresse psychique d’une partie croissante de la jeunesse n’est plus un phénomène marginal. Au niveau mondial, elle s’impose aujourd’hui comme un fait social majeur, documenté par la clinique comme par l’épidémiologie.

Pourtant, les réponses apportées continuent de cibler prioritairement les individus, comme si le problème relevait avant tout d’une fragilité personnelle. Cette lecture est non seulement insuffisante : elle est erronée.

Dans Génération à vif, je défends une thèse simple mais dérangeante : le malaise psychique des jeunes est un indicateur sensible des transformations systémiques de nos sociétés. Il ne dit pas tant quelque chose de leur faiblesse que de l’environnement dans lequel ils grandissent, se construisent et tentent de se projeter.

Des indicateurs qui ne trompent plus

Les données sont désormais convergentes. En France, selon Santé publique France, 9,5 % des adolescents de 17 ans présentent des symptômes anxiodépressifs sévères, contre 4,5 % en 2017. Près d’un jeune sur cinq rapporte des pensées suicidaires au cours de l’année écoulée, avec une vulnérabilité particulièrement marquée chez les jeunes femmes.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un adolescent sur sept âgé de 10 à 19 ans présente un trouble mental, et le suicide constitue la troisième cause de décès chez les 15-29 ans. Ces données ne peuvent être réduites à un simple effet de dépistage ni à une supposée « fragilisation générationnelle ». Elles signalent l’ampleur réelle du fardeau psychique qui affecte aujourd’hui les jeunes.

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L’erreur classique : psychologiser ce qui est structurel

Face à ces constats, le réflexe dominant consiste à invoquer la vulnérabilité individuelle, le déficit de compétences émotionnelles ou l’hypersensibilité. Or la recherche en santé mentale montre depuis longtemps que les troubles anxieux et dépressifs sont étroitement liés aux déterminants sociaux : précarité économique, instabilité des parcours, insécurité professionnelle, isolement relationnel, pression normative et inégalités d’accès aux ressources.

Plusieurs travaux internationaux soulignent que l’augmentation des troubles internalisés chez les adolescents et les jeunes adultes est indissociable de la montée de l’incertitude structurelle et de l’accélération sociale. Autrement dit, ce n’est pas la jeunesse qui a changé seule ; c’est le monde qui lui est proposé. Continuer à pathologiser les individus sans interroger ce cadre revient à déplacer le problème, non à le résoudre.

Grandir dans un monde instable

L’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte ont toujours été des périodes de remaniement identitaire. Ce qui est plus nouveau, en revanche, c’est le contexte dans lequel ces transitions s’opèrent. Les jeunes d’aujourd’hui se construisent dans des sociétés où les repères qui balisaient autrefois plus nettement l’accès à la vie adulte se sont affaiblis. La fin des études ne débouche plus automatiquement sur un emploi stable, l’insertion professionnelle est plus souvent marquée par les contrats temporaires, les allers-retours entre formation, emploi et chômage se multiplient, et l’accès à l’autonomie résidentielle devient plus difficile.

À l’échelle européenne, la discontinuité des trajectoires juvéniles n’a rien d’une abstraction. 31,1 % des salariés de 15 à 29 ans occupaient un emploi temporaire dans l’Union européenne, tandis que 11,0 % des jeunes de cette tranche d’âge n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Autrement dit, une part importante de l’entrée dans l’âge adulte se joue désormais soit dans l’instabilité, soit dans l’interruption, ce qui dit bien combien les seuils biographiques autrefois plus lisibles sont devenus plus fragiles et plus incertains.

Dans ce contexte, la difficulté à se projeter dans un avenir lisible ne relève pas d’un manque individuel de maturité. Elle traduit aussi une transformation objective des conditions d’existence. Quand le travail est plus précaire, le logement plus difficile d’accès, et l’avenir socialement moins prévisible, il devient plus compliqué de relier le présent à un futur désirable.

Or, on ne se construit pas psychiquement de la même manière quand l’avenir ressemble à une promesse que lorsqu’il ressemble à une énigme.

Réseaux sociaux et comparaison permanente

À cette instabilité structurelle s’ajoute une transformation profonde du rapport à soi et aux autres liée aux usages numériques. Les effets des réseaux sociaux dépendent moins du temps passé en ligne que de ce qui s’y joue réellement : se comparer, se montrer, se mettre en scène, attendre des signes d’approbation, subir des interactions hostiles ou, parfois, trouver du soutien et de l’authenticité. En ce sens, les réseaux sociaux ne constituent pas une cause simple et univoque ; ils forment plutôt un nouvel environnement relationnel et identitaire, capable d’amplifier certaines vulnérabilités propres à l’adolescence.

Or, lorsque cet environnement organise la vie sociale autour de la visibilité, de la comparaison et de la validation externe, il peut peser lourdement sur l’image de soi. La littérature scientifique met ainsi en évidence des liens entre usages intensifs ou problématiques des réseaux sociaux, diminution de l’estime de soi, insatisfaction corporelle, symptômes anxieux et manifestations dépressives, avec une vulnérabilité particulièrement marquée chez les adolescentes.

Sur le plan psychique, cette dynamique peut favoriser la construction d’un « faux self », au sens winnicottien. Une identité de présentation, progressivement façonnée pour répondre aux attentes perçues, capter l’approbation et éviter la disqualification, parfois au prix d’un éloignement croissant d’avec l’expérience subjective authentique. Lorsque la valeur de soi se trouve ainsi suspendue au regard d’autrui, l’ajustement au monde ne se fait plus à partir d’un sentiment interne de continuité, mais à partir d’une surface à maintenir. Il peut alors se creuser un écart entre ce que le sujet vit, ce qu’il ressent et ce qu’il donne à voir. Cet écart ouvre un espace de tension psychique majeur, pouvant aller, chez certains sujets plus vulnérables, jusqu’à des expériences de dépersonnalisation, de désancrage de soi ou de fonctionnement dissociatif.

La souffrance qui en résulte n’est pas un défaut individuel, elle est le produit d’un environnement qui rend l’authenticité coûteuse et la vulnérabilité risquée.

Quand le malaise s’inscrit dans les corps

Un autre aspect souvent sous-estimé concerne la dimension corporelle de cette détresse. Fatigue chronique, troubles du sommeil, douleurs diffuses, dérégulations émotionnelles sont fréquents chez les jeunes en souffrance psychique. Les avancées en psychoneuro-immunologie montrent que le stress chronique, lorsqu’il est durable et imprévisible, active les systèmes neurobiologiques de l’alerte et favorise des états inflammatoires associés à la dépression et à l’anxiété.

Cette inflammation n’est pas un simple bruit de fond biologique : elle interfère avec les circuits de l’humeur, de la motivation, de la vigilance et de la régulation émotionnelle. Elle contribue ainsi à faire de la détresse psychique une expérience à la fois psychologique et somatique, où l’anxiété, l’abattement ou l’hyperréactivité coexistent avec la fatigue, les troubles du sommeil, les douleurs diffuses et le sentiment d’un corps devenu lui-même difficile à habiter.

Chez les adolescents et les jeunes adultes, dont les systèmes cérébraux sont encore en maturation, cette exposition prolongée à l’insécurité et à la pression sociale peut avoir des effets durables, en particulier sur les circuits de l’alerte, de l’humeur, du sommeil et de la régulation émotionnelle. Là encore, il ne s’agit pas de « somatisation », mais d’une inscription biologique du social. Les corps parlent lorsque les environnements ne permettent plus de symboliser autrement.

Des réponses encore trop étroites

Face à cette situation, l’augmentation de l’offre de soins psychologiques est nécessaire, mais insuffisante. En renvoyant prioritairement les jeunes vers des prises en charge individuelles, on entretient l’idée implicite que le problème leur appartient. Or l’OMS insiste sur le fait que les politiques efficaces en matière de santé mentale des jeunes doivent articuler prévention, réduction des inégalités, politiques éducatives, conditions de travail et cohésion sociale.

Autrement dit, soigner sans transformer les contextes revient à réparer sans cesse les mêmes fissures. La santé mentale des jeunes ne peut être pensée indépendamment des choix collectifs en matière d’éducation, d’emploi, de protection sociale et d’organisation du temps de vie.

Ce que la souffrance des jeunes nous oblige à regarder

La souffrance psychique des jeunes est un symptôme collectif. Elle révèle un monde qui exige autonomie, performance et adaptabilité, tout en offrant de moins en moins de stabilité, de sécurité symbolique et de récits communs. Elle interroge notre rapport au temps, à la réussite, à l’échec et à la vulnérabilité.

Plutôt que de s’inquiéter d’une jeunesse prétendument fragile, il serait plus juste de s’interroger sur la fragilité de nos structures sociales. Écouter ce que le malaise des jeunes dit de nos choix collectifs n’est pas un exercice de compassion, c’est une nécessité politique et sociale. Parce que ce qui se joue ici n’est pas seulement une crise générationnelle, mais la capacité de nos sociétés à offrir un avenir psychiquement habitable

source https://theconversation.com/pourquoi-la-souffrance-psychique-des-jeunes-nest-pas-une-affaire-individuelle-278601 

Prix de la Recherche en Sciences Infirmières : lauréats 2026

PRSI 2026 Prix de la Recherche en Sciences Infirmières : Voici les lauréats 2026
Par
Audrey Parvais -
Publié le 10/04/2026 https://infirmiers.com*

Le Prix de la Recherche en Sciences Infirmières 2024, dont Infirmiers.com est partenaire, a récompensé 3 lauréats pour leurs travaux de recherche en prévention de la récidive suicidaire, les impacts de la création de postes de logisticiens dans les services hospitaliers, et l’intérêt de la ventilation manuelle en cas d’arrêt cardiaque.

Photo de groupe avec les lauréats du PRSI 2026

Crédit photo : Gaël Kazaz/Quinze Mai

C’est lors du dernier Salon infirmier, qui s’est tenu au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, les 25 et 26 mars, que s’est déroulée la cérémonie de remise du Prix de la recherche en sciences infirmières 2026 (PRSI 2026). Organisé en partenariat par la Chaire de Recherche en Sciences Infirmières de l'Université Sorbonne-Paris Nord, la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et Infirmiers.com, il récompense cette année trois lauréats dans les catégories de «Jeune chercheur» et «Meilleure publication scientifique», et un prix spécial «Coup de cœur du Jury - Meilleure publication scientifique». Sous la présidence de Monique Rothan-Tondeur, directrice de la Chaire Recherche Sciences Infirmières, le comité d’experts a ainsi décidé, après analyse des candidatures, de saluer les travaux de Benoît Chalancon, Michelle Delpy et Frédéric Lemoine.

Benoît Chalancon, lauréat du prix du "Jeune chercheur"
Benoît Chalancon, lauréat du prix "Jeune chercheur". ©Gaël Kazaz/Quinze Mai

Prix du «Jeune chercheur» : Benoît Chalancon

Infirmier depuis une quinzaine d’années en santé mentale, mais aussi doctorant en santé publique, Benoît Chalancon baigne depuis presque autant de temps dans la recherche. Le projet que récompense le PRSI 2026 n’est d’ailleurs pas son premier travail de recherche. En 2017 déjà, il participé avec le laboratoire ICAR-UMR 5191 (Interaction Corpus Apprentissage et Représentation), placé sous la triple tutelle du CNRS, de l’Université Lumière Lyon 2 et de l’ENS de Lyon, le projet CIPSY (Compétences d’interaction des infirmiers en psychiatrie). Sa finalité : mettre en lumière les spécificités des transmissions, aussi bien orales qu’écrites, des infirmiers exerçant en psychiatrie.

Ayant orienté sa pratique vers la prévention du suicide, il intègre en 2019 le Centre de prévention du suicide du Vinatier. C’est là qu’il développe sa thématique sur l’intérêt des interventions brèves dans la prévention de la récidive suicidaire. Des actions qui consistent en rappels téléphoniques, envoi de SMS ou de cartes postales, mais aussi un plan de protection – soit un outil co-construit entre le professionnel de santé et le patient qui regroupe l’ensemble des stratégies permettant de mieux gérer la crise suicidaire. Les effets de ces interventions sont démontrés à l’international, mais il reste encore à les évaluer en France. C’est pourquoi en 2020, il lance l’étude PROTECT, un essai contrôlé randomisé qui mesure l’intérêt de la mise en place d’un plan de protection par l’infirmier des urgences dans la prévention de la réitération suicidaire. L’étude fera l’objet de plusieurs publications dans des revues internationales mais aussi d’une présentation au Congrès international du Sidiief de juin 2025.

C’est toutefois un troisième projet de recherche que vient récompenser le PRSI 2026 : soit l’étude PRESENCE, centrée sur le soutien social. Identifié comme un facteur clé dans la protection contre la récidive suicidaire, ce dernier n’a encore été que très peu étudié du point de vue des personnes concernées. Prévoyant 30 entretiens semi-directifs, cette recherche qualitative entend donc examiner la perception de ce soutien avec une tentative de suicide. Son objectif : apporter des connaissances inédites sur le vécu post-crise et contribuer à optimiser interventions et prises en charge.

Parmi ses publications

source et lire la suite https://infirmiers.com/ipa-specialites/recherche-et-bibliographie/prix-de-la-recherche-en-sciences-infirmieres-voici-les-laureats-2026 

ETUDE RECHERCHE Quand la solitude devient un signal d’alerte chez les adolescents

 Actualités, Recherche

Quand la solitude devient un signal d’alerte chez les adolescents

Mis en ligne le 09 avril 2026 sur https://www.ch-le-vinatier.fr/*

Chez les adolescents confrontés au suicide d’un proche, le sentiment de solitude est fréquent. Une étude récente explore son rôle dans l’apparition d’idées suicidaires et montre qu’il est étroitement lié à la souffrance dépressive.

Une vulnérabilité accrue après un événement traumatique

Lorsqu’un adolescent est confronté au suicide ou à une tentative de suicide dans son entourage, il peut traverser une période de grande vulnérabilité. Parmi les difficultés rapportées, le sentiment de solitude revient souvent.

Ce constat pose une question importante : ce sentiment joue-t-il un rôle direct dans le risque suicidaire, ou reflète-t-il une souffrance plus large, notamment liée à la dépression ?

L’étude vise à mieux comprendre cette articulation pour orienter plus finement la prévention.

Une approche basée sur l’observation des parcours

Les chercheurs ont analysé les données de plus de 5 000 adolescents américains suivis sur plusieurs années.

Ils ont examiné :

  • l’exposition à un suicide ou une tentative dans l’entourage
  • le sentiment de solitude ressenti par les adolescents
  • l’évolution des idées suicidaires et des tentatives de suicide

Ils ont également pris en compte d’autres éléments importants, en particulier les symptômes dépressifs présents au départ, afin de mieux comprendre ce qui relève spécifiquement de la solitude.

Solitude et risque suicidaire : des liens à nuancer

Les résultats indiquent que les adolescents qui se sentent seuls après une telle expérience présentent davantage de pensées suicidaires et de tentatives de suicide.

Cet effet apparaît surtout dans la période qui suit l’événement.

Cependant, lorsque l’on tient compte de la dépression, le lien entre solitude et comportements suicidaires s’atténue fortement. Cela suggère que la solitude est souvent associée à un état dépressif, qui joue un rôle central dans le risque observé.

La solitude comme signal d’attention

Ces résultats invitent à considérer la solitude comme un signal important, sans pour autant la voir comme un facteur isolé.

Repérer un adolescent qui s’isole après un tel événement peut permettre d’identifier plus tôt une souffrance psychique, en particulier dépressive.

Ils ouvrent ainsi des pistes pour renforcer l’accompagnement dans ces situations, en prêtant attention à la fois aux relations sociales et à l’état émotionnel des jeunes concernés.

Découvrir l’article 

 

source https://www.ch-le-vinatier.fr/actualites-23/quand-la-solitude-devient-un-signal-dalerte-chez-les-adolescents-1511.html?no_cache=1&cHash=7c057ccd35b16b30124a7ed6ab7bc41f 

MANIFESTATION 28/05/26 Strasbourg (67) La Vague Orange : une marche citoyenne pour sensibiliser au trouble de la personnalité borderline et à la prévention du suicide

La vague Orange

Travaux de recherche Recherche sur la prise en charge du risque suicidaire dans les foyers de la PJJ

Travaux de recherche

Recherche sur la prise en charge du risque suicidaire dans les foyers de la PJJ

Publié le 09 avril 2026 https://www.justice.gouv.fr/*

La direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) a soutenu une recherche intitulée : « Accompagner des adolescents présentant un risque suicidaire en foyer : un état des lieux des difficultés et des ressources des professionnels », réalisée par la sociologue Myriem Auger.

Les jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) présentent de multiples vulnérabilités sur le plan de la santé, y compris la santé mentale, comme le montre la récente étude nationale sur la santé des jeunes suivis par la PJJ. 13,5 % des jeunes interrogés déclarent avoir déjà fait une tentative de suicide (26 % des filles et 12 % des garçons). La recherche sur les caractéristiques psychosociales des jeunes placés au pénal fait également le constat d’un état de santé mentale dégradé chez les jeunes placés, lesquels se caractérisent notamment par une exposition fréquente à des expériences adverses durant l’enfance (61 % des jeunes déclarent par exemple avoir subi de la maltraitance émotionnelle et 47,5 % de la maltraitance physique) et par une prévalence élevée des symptômes psychotraumatiques. Dans ce contexte, la DPJJ a souhaité disposer d’analyses sur le risque suicidaire dans les foyers de la PJJ, dans l’objectif d’améliorer la prévention et la prise en charge de ce risque.

Cette recherche s’inscrit dans la continuité d’un projet financé par l’Observatoire national de la protection de l’enfance sur la prévention et la prise en charge du risque suicidaire dans les établissements relevant de l’Aide sociale à l’enfance (Charles et. al. 2024). Elle complète cette étude par une enquête dans les unités éducatives d’hébergement diversifié (UEHC) relevant de la PJJ, afin d’analyser les ressources disponibles et les obstacles à la protection des jeunes présentant un risque suicidaire.

Elle met en lumière plusieurs axes de travail pour que les professionnels puissent mieux protéger ces jeunes : améliorer la transmission d’informations au moment du placement ; former les professionnels à la prise en charge du risque suicidaire ; renforcer le travail partenarial pour faciliter l’orientation vers les soins en santé mentale. L’auteure invite également à cultiver et valoriser les pratiques de « care », reposant sur des gestes du quotidien, peu formalisés mais essentiels dans l’accompagnement des adolescents présentant un risque suicidaire dans les foyers.

Le soutien de la DPJJ à ce travail s’inscrit dans le cadre de son plan national de prévention du suicide des mineurs et jeunes majeurs (2024-2027). L’objectif du plan est de conforter l’action des professionnels au service d’une sécurisation des prises en charge. En 2025, aucun suicide de mineurs n’a été à déplorer dans les établissements de placement, ni en détention, mais, la prévention du risque suicidaire reste une priorité au regard de la fragilité de la santé mentale des jeunes placés et des tentatives de suicide repérées.

Suite à l’organisation de groupes de travail, des fiches destinées à mieux détecter et accompagner ce risque suicidaire en hébergement seront publiées en 2026. Par ailleurs, la réforme des modalités de placement à la PJJ, qui prévoit à partir de septembre 2026 la transformation des UEHC et des centres éducatifs fermés en unités judiciaires à priorité éducative (UJPE), compte parmi ses objectifs l’amélioration de la prise en charge de la santé des jeunes placés, et plus principalement la santé mentale.

jeudi 9 avril 2026

MAJ La Fondation FondaMental lance Before Anyone Else (BAE), une application mobile gratuite de prévention du suicide pour les jeunes

Before Anyone Else (BAE) : une application mobile de prévention du suicide

A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, la Fondation FondaMental annonce le lancement de Before Anyone Else (BAE), une application mobile gratuite destinée aux jeunes de 12 à 17 ans confrontés à des idées ou comportements suicidaires. Communiqué.

Développée par la Fondation FondaMental avec le CHU de Montpellier (Pr. Philippe Courtet), l’INSERM (Dr. Margot Morgiève), le CHU Robert Debré (Dr. Vincent Trebossen), avec le soutien de l’association ASMA (Dr. David Soffer) et de la Région Île-de-France dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur sur la santé mentale des jeunes, l’application permet aux adolescents de suivre leur état émotionnel et de construire, avec leurs proches, un plan d’action concret pour mieux gérer les moments difficiles.

Depuis la pandémie, la Fondation FondaMental alerte sur la détérioration persistante de la santé mentale des jeunes, marquée par des niveaux élevés d’anxiété, de dépression et de pensées suicidaires. Grâce au soutien de la Région Île-de-France, elle a développé, dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur, un ensemble d’outils concrets pour aider les jeunes Franciliens confrontés à ces difficultés, comme MyMood ou la plateforme LENA.

Une application conçue par des experts, avec et pour les jeunes

Avec BAE, la Fondation franchit une nouvelle étape en proposant une application gratuite pour aider les adolescents confrontés à des idées suicidaires à mieux comprendre leur état émotionnel, à identifier les signes d’alerte et à mobiliser rapidement leurs proches ou leurs soignants en cas de crise. L’application complète l’accompagnement médical et psychologique existant, offrant un soutien concret et accessible au quotidien.

BAE a été développée par une équipe pluridisciplinaire composée de psychiatres, psychologues, sociologues, en collaboration avec des jeunes ayant vécu des idées ou comportements suicidaires, et sous l’impulsion de Philippe Courtet, professeur de psychiatrie à l’Université de Montpellier et chercheur à la Fondation FondaMental.

Un dispositif sécurisé pour renforcer le lien adolescent–parents–soignants

BAE permet à l’adolescent de suivre son état au quotidien et de constituer un plan de vigilance en collaboration avec ses parents et son médecin.

L’application repose sur une triade de profils connectés : l’adolescent, le parent et, si nécessaire, le professionnel de santé. Chaque utilisateur peut suivre et partager des informations de manière contrôlée et sécurisée, renforçant ainsi le dialogue et le soutien familial et médical. L’adolescent peut décider, à chaque étape, ce qu’il souhaite partager avec son entourage de confiance.

Un plan d’action sur-mesure pour affronter les moments difficiles

Lors de son inscription, l’adolescent est invité à remplir son espace personnel pour identifier ses signaux d’alerte (déclencheurs, pensées ou émotions à risque…), choisir ses personnes de confiance, et organiser un plan d’action en lien avec ses parents et son médecin incluant stratégies de régulation émotionnelle, traitements, mais aussi des films, musiques ou lieux rassurants pour lui.

L’application offre plusieurs fonctionnalités :

  • Des auto-évaluations quotidiennes et spontanées permettant de mesurer l’état émotionnel de l’utilisateur et de détecter des signes de détresse.
  • Une liste de projets personnels pour noter ses projets motivants et garder une trace de ses activités positives.
  • Un plan d’action personnalisé avec six modules interactifs : contacter un proche, exercices de relaxation, souvenirs positifs, lieux rassurants, musique et films/séries favoris.
  • Un accès rapide à l’aide : un bouton « J’ai besoin d’aide » permet de contacter rapidement ses proches ou les services d’urgence (3114 ou SAMU).
  • Un journal pour permettre à l’utilisateur d’écrire librement ses pensées, émotions et expériences quotidiennes

Important : BAE ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Les réponses de l’application ne sont pas analysées en temps réel par un professionnel de santé. En cas de détresse, il est recommandé de contacter immédiatement le 3114.

Télécharger BAE sur iOS

Télécharger BAE sur Android

Communiqué de presse du 7 avril 2026.

source https://www.santementale.fr/2026/04/before-anyone-else-bae-une-application-mobile-de-prevention-du-suicide/


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La Fondation FondaMental lance Before Anyone Else (BAE), une application mobile gratuite de prévention du suicide pour les jeunes

Publié le 2 avril 2026  https://www.fondation-fondamental.org

Le 7 avril 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, la Fondation FondaMental annonce le lancement de BAE, une application mobile gratuite destinée aux jeunes de 12 à 17 ans confrontés à des idées ou comportements suicidaires. 

Développée par la Fondation FondaMental avec le CHU de Montpellier (Pr. Philippe Courtet), l’INSERM (Dr. Margot Morgiève), le CHU Robert Debré (Dr. Vincent Trebossen), avec le soutien de l’association ASMA (Dr. David Soffer) et de la Région Île-de-France dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur sur la santé mentale des jeunes, l’application permet aux adolescents de suivre leur état émotionnel et de construire, avec leurs proches, un plan d’action concret pour mieux gérer les moments difficiles.

Depuis la pandémie, la Fondation FondaMental alerte sur la détérioration persistante de la santé mentale des jeunes, marquée par des niveaux élevés d’anxiété, de dépression et de pensées suicidaires. Grâce au soutien de la Région Île-de-France, elle a développé, dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur, un ensemble d’outils concrets pour aider les jeunes Franciliens confrontés à ces difficultés, comme MyMood ou la plateforme LENA.

Une application conçue par des experts, avec et pour les jeunes

Avec BAE, la Fondation franchit une nouvelle étape en proposant une application gratuite pour aider les adolescents confrontés à des idées suicidaires à mieux comprendre leur état émotionnel, à identifier les signes d’alerte et à mobiliser rapidement leurs proches ou leurs soignants en cas de crise. L’application complète l’accompagnement médical et psychologique existant, offrant un soutien concret et accessible au quotidien.

BAE a été développée par une équipe pluridisciplinaire composée de psychiatres, psychologues, sociologues, en collaboration avec des jeunes ayant vécu des idées ou comportements suicidaires, et sous l’impulsion de Philippe Courtet, professeur de psychiatrie à l’Université de Montpellier et chercheur à la Fondation FondaMental. 

Un dispositif sécurisé pour renforcer le lien adolescent–parents–soignants 

BAE permet à l’adolescent de suivre son état au quotidien et de constituer un plan de vigilance en collaboration avec ses parents et son médecin. 

L’application repose sur une triade de profils connectés : l’adolescent, le parent et, si nécessaire, le professionnel de santé. Chaque utilisateur peut suivre et partager des informations de manière contrôlée et sécurisée, renforçant ainsi le dialogue et le soutien familial et médical. L’adolescent peut décider, à chaque étape, ce qu’il souhaite partager avec son entourage de confiance. 

Un plan d’action sur-mesure pour affronter les moments difficiles

Lors de son inscription, l’adolescent est invité à remplir son espace personnel pour identifier ses signaux d’alerte (déclencheurs, pensées ou émotions à risque…), choisir ses personnes de confiance, et organiser un plan d’action en lien avec ses parents et son médecin incluant stratégies de régulation émotionnelle, traitements, mais aussi des films, musiques ou lieux rassurants pour lui. 

L’application offre plusieurs fonctionnalités :

  • Des auto-évaluations quotidiennes et spontanées permettant de mesurer l’état émotionnel de l’utilisateur et de détecter des signes de détresse.  
  • Une liste de projets personnels pour noter ses projets motivants et garder une trace de ses activités positives.
  • Un plan d’action personnalisé avec six modules interactifs : contacter un proche, exercices de relaxation, souvenirs positifs, lieux rassurants, musique et films/séries favoris.
  • Un accès rapide à l’aide : un bouton « J’ai besoin d’aide » permet de contacter rapidement ses proches ou les services d’urgence (3114 ou SAMU). 
  • Un journal pour permettre à l’utilisateur d’écrire librement ses pensées, émotions et expériences quotidiennes

Important : BAE ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Les réponses de l’application ne sont pas analysées en temps réel par un professionnel de santé. En cas de détresse, il est recommandé de contacter immédiatement le 3114.

Avec BAE, nous voulons rappeler à chaque jeune qu’il n’est jamais seul face à ses difficultés. L’application a été pensée avec eux, pour leur donner des repères simples et immédiats, les aider à mobiliser leurs proches et leur offrir un soutien concret, au quotidien comme dans les moments de crise.

Philippe Courtet, professeur de psychiatrie à l’Université de Montpellier, responsable du service Urgences et Post-urgences psychiatriques au CHU de Montpellier, Président de la section de suicidologie de l’European Psychiatric Association (EPA) et chercheur à la Fondation FondaMental

La santé mentale des jeunes est un enjeu majeur pour notre société. Avec BAE, la Région Île-de-France soutient une solution concrète, innovante et accessible, qui permet d’accompagner les adolescents dans les moments de fragilité et de renforcer le lien avec leurs proches et les professionnels de santé. Fidèle à son engagement en faveur du bien-être des jeunes Franciliens, la Région agit pour faire émerger des outils utiles, construits avec les experts et adaptés aux besoins du terrain.

Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France

Le lancement de BAE illustre pleinement notre engagement, aux côtés de la Région Île-de-France, à proposer des solutions concrètes et innovantes pour répondre aux enjeux de la santé mentale des jeunes.

Marion Leboyer, Professeure de psychiatrie à l’Université Paris Est Créteil, Directeur adjoint du Département de psychiatrie et addictologie des Hôpitaux universitaires Henri Mondor, Directrice du laboratoire INSERM de psychiatrie translationnelle (U955) et Directrice générale de la Fondation FondaMental

La Région Île-de-France et les jeunes  

La Région Île-de-France agit de manière résolue en faveur des jeunes, en investissant dans leur santé, leur bien-être et leur avenir. Au-delà de son engagement pour la santé mentale, elle déploie des politiques ambitieuses en matière d’orientation, de logement, d’emploi, de transports et de lutte contre les inégalités. En accompagnant les jeunes Franciliens à chaque étape de leur parcours, la Région affirme sa volonté de construire avec eux un territoire plus solidaire, plus inclusif et plus innovant.

Contact Presse : 

Mathilde Couderc – mathilde.couderc@agence-constance.fr – 07 57 68 30 62

 

Source https://www.fondation-fondamental.org/actualites/la-fondation-fondamental-lance-before-anyone-else-bae-une-application-mobile-gratuite-0 

 

1er post le 09/04/26 

vendredi 3 avril 2026

PROGRAMME Haute autorité de santé Programme pluriannuel « santé mentale et psychiatrie » 2025-2030

PROGRAMME HAS Haute autorité de santé Programme  pluriannuel « santé mentale et psychiatrie » 2025-2030
Validé par le Collège le 20 novembre 2024
Mis à jour en mars 2026

 Travaux inscrits au programme pluriannuel « santé mentale et psychiatrie » 2025-2030 :

 Thème 5. Santé mentale et psychiatrie de la personne âgée

2. Idées et conduites suicidaires chez la personne âgée : prévention, repérage, évaluation et prise en charge 

 Le taux de décès par suicide augmente fortement avec l’âge, en particulier chez les hommes. Il était
en 2017 de 5,9 pour 100 000 hommes de 15 à 24 ans et de 49,5 pour 100 000 hommes de 75 ans ou
plus (8).
Dans le cadre de la conférence de consensus « La crise suicidaire : reconnaître et prendre en
charge », elle a été décrite comme souvent peu apparente et difficile à reconnaître chez la personne
âgée. La détermination à se donner la mort a également été identifiée comme augmentant avec
l’âge (90), un ratio de l’ordre de quatre tentatives de suicide pour un suicide étant rapporté pour les
personnes de plus de 65 ans contre un ratio de 200 tentatives pour un suicide pour les personnes de
moins de 25 ans (89, 91).
Plusieurs facteurs de risque spécifiques ont été identifiés : « âge supérieur à 75 ans, le sexe masculin,
la perte du conjoint, les maladies somatiques (notamment celles sources de handicap ou de douleur),
les changements d’environnement (comme l’entrée en maison de retraite ou une admission à l’hôpital),
la perte des rôles, l’isolement, les conflits et la maltraitance, la dépression (quasiment constante même
si ses manifestations ne sont pas toujours typiques), l’existence de moyens de suicide par mort vio-
lente […] » (90).
Les EIGS en lien avec des suicides et tentatives de suicide de patients font par ailleurs partie des EIGS
les plus déclarés (92). Ils continueront à faire l’objet d’un suivi dont les résultats seront exploités pour
en tirer des enseignements pour la sécurité du patient.
➔ Dans ce contexte, le travail envisagé visera à produire des recommandations de bonne
pratique pour mieux prévenir, repérer, évaluer et prendre en charge les idées et con-
duites suicidaires chez la personne âgée

...


10. Autres thèmes

2. Prévention, repérage, évaluation et prise en charge des idées et conduites suicidaires chez les exploitants et salariés agricoles 

Les transformations du secteur agricole en pleine mutation génèrent de nombreux facteurs de risques
(charge mentale, injonctions paradoxales et incertitudes) liés à la pression de la rationalisation écono-
mique (performance, crises sanitaires ou énergétiques, cohérence éthique, etc.), aux pressions tech-
nologiques et numériques (capacités de développement atteintes, etc.) et à la pression politique et
démocratique (inflation normative, attentes sociétales [souveraineté alimentaire et transition écolo-
gique], etc.). Ces transformations s’accompagnent d’une érosion de l’entraide au sein de ce corps
social traditionnellement solidaire et de forts déséquilibres entre vie professionnelle et vie personnelle.
Dans ce contexte, de nombreux agriculteurs se trouvent en situation de mal-être et présentent un
risque suicidaire élevé (162-164). Ces difficultés sont dures à repérer en raison notamment de l’ab-
sence de médecine du travail ou équivalent, la situation étant encore plus compliquée pour les salariés
que pour les exploitants, en particulier pour les salariés en situation de travail dissimulé.
➔ La HAS a été saisie dans le cadre de la feuille de route pour la prévention du mal-être et
pour l’accompagnement des agriculteurs et des salariés agricoles pour élaborer des recom-
mandations de bonne pratique en vue d’améliorer « la prévention, le repérage, l’évaluation et la prise en charge des idées et conduites suicidaires chez les exploitants et salariés agricoles » (165). 

 

ACCES DOCUMENT https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2026-03/dir1/programme_pluriannuel_sante_mentale_psychiatrie_2025-2030.pdf 

AUVERGNE RHONE ALPES Agissons ensemble pour la prévention du suicide – LUCIOLE n°2, la newsletter santé mentale

Agissons ensemble pour la prévention du suicide – LUCIOLE n°2, la newsletter santé mentale
Actualité

Lettre d'information

Pour prévenir le suicide, ce 2ème numéro de Luciole met en lumière des initiatives, des ressources et des actions qui montrent qu’il est possible d’agir ensemble.

CANADA GUIDE Intervenir auprès de la personne à risque de suicide vivant avec un trouble neurocognitif

Intervenir auprès de la personne à risque de suicide vivant avec un trouble neurocognitif

Webinaire automne 2025 - Lancement du Guide

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Poster De Conférence Etude exploratoire sur le deuil après suicide : Du deuil traumatique à la croissance post-traumatique

Poster De Conférence Année : 2026



Etude exploratoire sur le deuil après suicide : Du deuil traumatique à la croissance post-traumatique

Joanne Dubail (1) , Alice Einloft Brunnet (1) , Marie-Claire Gay (1)
1 CliPsyD - Clinique, Psychanalyse, Développement

Mots clés

Deuil après suicide Approche processuelle Postvention du suicide Rétablissement Croissance post-traumatique Deuil traumatique  


Fichier principal
Poster Cn2r 2026_Dubail et al.pdf (388.75 Ko) Télécharger le fichier




Joanne Dubail, Alice Einloft Brunnet, Marie-Claire Gay. Etude exploratoire sur le deuil après suicide : Du deuil traumatique à la croissance post-traumatique. 3ème colloque scientifique du Cn2r : Soutien social & psychotraumatismes, Mar 2026, Paris, France. , 2026. ⟨hal-05561371⟩


lundi 30 mars 2026

AUTOUR DE LA QUESTION Parler de son mal-être ou de ses difficultés psychologiques : résultats de l’enquête CoviPrev, mai 2022-septembre 2023

Parler de son mal-être ou de ses difficultés psychologiques : résultats de l’enquête CoviPrev, mai 2022-septembre 2023
Clément Mertens (clement.mertens@santepubliquefrance.fr), Enguerrand du Roscoät, Christophe Léon, Linda Lasbeur, Ingrid Gillaizeau
Santé publique France, Saint-Maurice
Soumis le 13.10.2025 // Date of submission: 10.13.2025
Publication BEH N° 8 - 24 mars 2026 Télécharger le numéro PDF

Résumé

Introduction –

En France comme à l’international, les troubles psychiques ont fortement augmenté au cours de la dernière décennie, avec une hausse marquée des états anxieux et dépressifs. Dans ce contexte, investiguer les comportements de recherche d’aide en santé mentale apparaît comme un enjeu crucial pour favoriser une prise en charge précoce. Cette étude a pour objectif d’identifier les principaux facteurs associés au fait de parler de son mal-être ou de ses difficultés psychologiques
(ME-DP), à la lumière des types d’interlocuteurs sollicités.

Méthode –

Les données étudiées sont issues des vagues 34 à 37 de l’enquête CoviPrev (mai 2022-septembre 2023), réalisée selon une méthode d’échantillonnage par quotas avec participants recrutés au sein d’un Access panel. Au total, 8 010 individus ont été interrogés sur l’ensemble des quatre vagues d’enquête, dont 2 919 ont déclaré avoir ressenti un ME-DP au cours de l’année précédant leur réponse à l’enquête. Des analyses bivariées ont d’abord été menées sur le fait d’avoir parlé de son ME-DP, avec une distinction en fonction des types d’interlocuteurs sollicités. Les facteurs associés au fait d’avoir parlé du sujet ont enfin été recherchés par la mise en œuvre d’un modèle de régression de Poisson avec variance robuste.

Résultats –

Dans notre sous-échantillon de personnes ayant ressenti un ME-DP au cours des 12 derniers mois, environ un individu sur deux a déclaré en avoir parlé à quelqu’un. Une interaction significative entre le sexe et l’âge a été relevée : les jeunes hommes (18-24 ans) ont autant déclaré que les jeunes femmes avoir parlé de leur ME-DP, utilisant davantage des canaux de communication alternatifs (ligne d’écoute téléphonique, réseaux sociaux, association, etc.). À l’inverse, les hommes âgés de plus de 65 ans sont ceux qui ont le moins souvent déclaré en avoir parlé. Outre le sexe et l’âge, les principaux facteurs associés étaient les problèmes de santé chronique, le fait de se percevoir en mauvais état de santé, de vivre seul ou d’avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. En revanche, résider en zone rurale et un état dépressif étaient associés à une plus faible probabilité d’avoir parlé de son ME-DP.

Conclusion –

Une proportion élevée de personnes en état de mal-être ou de difficultés psychologiques déclarent n’en parler à personne, ni à leur entourage ni auprès de professionnels de santé. Ces résultats soulignent l’importance de déployer des actions pour faciliter la parole autour de la souffrance psychique et réduire la stigmatisation, en accordant une attention particulière aux personnes ayant le moins tendance à s’exprimer à ce sujet.

https://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2026/8/2026_8_1.html

INITIATIVE Doubs Suicide des agriculteurs : trois élèves voudraient briser le tabou

Doubs Suicide des agriculteurs : trois élèves voudraient briser le tabou

Hugo, Mathieu et Ethan, trois lycéens en BTS agricole au lycée Granvelle de Dannemarie-sur-Crète, dans le Doubs, ont décidé de s’attaquer à un sujet compliqué dans le cadre de leurs études. Ils vont créer un flyer et une vidéo sur le thème de la détresse des agriculteurs. Ils voudraient que l’on parle plus de ce sujet.

Didier Fohr - 28 mars 2026
Mathieu Wanner, Hugo Houpin et Ethan Choquet mènent un projet sur un sujet tabou : le suicide des agriculteurs. Ils voudraient contribuer à sa prévention.  Photo Franck Lallemand
Mathieu Wanner, Hugo Houpin et Ethan Choquet mènent un projet sur un sujet tabou : le suicide des agriculteurs. Ils voudraient contribuer à sa prévention. Photo Franck Lallemand

« Nous sommes concernés plus ou moins directement », dit Mathieu. « Mais c’est un sujet qui nous inquiète. Nous serons bientôt acteurs du monde agricole et nous voulons parler de ce phénomène. Faire de la prévention. Contribuer à notre manière. C’est pour ça qu’on a voulu lancer ce projet. »

Mathieu est fils d’agriculteur et destiné à reprendre l’exploitation familiale. Hugo et Ethan viennent d’autres horizons mais s’orientent, eux, vers le métier de vétérinaire en passant par un BTS agricole ME (Métiers de l‘élevage). « C’est un sujet sur lequel beaucoup de gens travaillent. Nous avons pros des contacts avec Solidarité Paysans ou encore la Mutualité sociale agricole (MSA) qui fait un gros boulot. Et puis il y a d’autres acteurs. Mais étrangement dans le monde paysan, on n’en parle pas tellement. Il y a encore un énorme tabou. »

Normes et crises

Dans un rapport sur la santé mentale des agriculteurs en 2023 , l’Assemblée Nationale a rappelé que les agriculteurs sont plus exposés de 46 % que les autres professions au risque de suicide. Si les chiffres sont difficiles à confirmer, les trois lycéens citent un chiffre : en 2015, on comptait un suicide d’agriculteur par jour en France.

« Il faut dire que le nombre d’agriculteurs a diminué de moitié en dix ans dans le pays », ajoute Ethan. « Les exploitations sont beaucoup plus grandes et il y a plus d’isolement. Il y a aussi le poids des normes. Il y a aussi les crises à répétition, quand ce n’est pas le prix du lait. En trois ans, il y a eu la FCO (fièvre catarrhale ovine, la MHE (maladie hémorragique épizootique) et la DNC (Dermatose nodulaire contagieuse). Notre idée est de réaliser un flyer pour alerter les acteurs du monde paysan, inviter à réfléchir et puis surtout informer sur les aides qui existent », explique Ethan. « Nous voulons aussi réaliser une vidéo qui sera diffusée le jour de la présentation de nos travaux ».

Inviter à réfléchir

Les trois garçons confient aborder le sujet avec un peu d’inquiétude. « C’est notre futur, celui de nos collègues. Ce n’est pas forcément rassurant. Il y a aussi l’agribashing, ces normes qui s’accumulent, nous sommes montrés du doigt. Et les vétérinaires ont pris cher aussi pendant la DNC alors qu’ils ne faisaient que leur travail… C’est une bonne raison pour inviter tout le monde à réfléchir à l’agriculture qu’on veut. Et puis nous voulons aussi transmettre notre travail aux élèves qui nous succéderont pour qu’ils puissent le reprendre à leur compte ».

La présentation est prévue fin mai. Dans la classe de Mathieu, Ethan et Hugo, certains élèves sont plus touchés que d’autres, parfois directement. C’est aussi pour eux et tous les autres, aux familles endeuillées, que les trois veulent se battre avec toute leur énergie.

https://www.estrepublicain.fr/economie/2026/03/28/suicide-des-agriculteurs-trois-eleves-voudraient-briser-le-tabou 

vendredi 27 mars 2026

Etude criminologique du filicide-suicide. Comprendre pour prévenir

Etude criminologique du filicide-suicide. Comprendre pour prévenir
Institut Robert Badinter

Le projet d’une étude criminologique du filicide-suicide – à savoir l’homicide d’enfants par un parent, suivi du suicide ou de la tentative de suicide de ce dernier – s’inscrit dans un contexte national de lutte contre les violences intrafamiliales. Ce phénomène soulevant des questionnements éthiques, sociaux et cliniques, il importait de l’étudier au prisme de l’interdisciplinarité et avec une méthodologie adaptée.

Établis à partir des données recueillies dans les Instituts médico-légaux et les tribunaux judiciaires, deux corpus analytiques complémentaires ont été constitués afin de permettre une étude circonstanciée à partir des cas identifiés dans le quart Sud-Est de la France à partir de 2010. Un premier corpus repose sur l’exploitation de données médico-légales à partir de l’examen des expertises thanatologiques réalisées sur réquisition judiciaire de décès (victime(s) et auteur·rice) dans les ressorts des Instituts médico-légaux de Grenoble, Lyon et Marseille. Le second intègre l’ensemble des données collectées à partir des dossiers judiciaires ouverts dans le cadre d’une enquête de flagrance ou d’une information judiciaire.

Plutôt que de réduire le filicide-suicide à un geste impulsif ou à une pathologie isolée, cette étude propose une lecture systémique et plurifactorielle du passage à l’acte. On observe tout d’abord que la terminologie en usage pour qualifier le filicide-suicide est inadéquate. Fondée sur le mode chronologique du déroulement des faits, le suicide étant nécessairement consécutif au geste homicide, elle a pour effet de marginaliser le suicide dans la compréhension du processus criminologique. En croisant les facteurs de vulnérabilité et les événements déclencheurs ou précipitants, la grille d’analyse adoptée témoigne
ensuite de l’intrication singulière de mécanismes défensifs, de traumatismes, de représentations parentales et de contextes socio-affectifs qui fragilisent les tentatives de généralisation ou la validation des typologies utilisées jusqu’ici pour décrire ce phénomène.

Par-delà l’analyse des trajectoires individuelles, cette recherche s’intéresse à la manière dont la considération du filicide-suicide est travaillée par les dynamiques sociétales. La nécessité d’établir la responsabilité pénale d’un individu occulte la réalité émotionnelle et psychique du passage à l’acte. En sacrifiant à l’injonction sensationnaliste propre au fait divers, l’exposition médiatique nuit également à l’intelligibilité du phénomène criminologique. Enfin, l’adoption d’un cadre théorique fondé sur l’analyse des rapports sociaux infantistes – marqués par des asymétries structurelles entre adultes et enfants – met en lumière la manière dont les enfants victimes sont privés de leur statut de sujets autonomes, tant dans le filicide que dans son traitement judiciaire.

Résumé en anglais / English version below
Publication
18 Mar. 2026
Référence / Cote
21.51
Auteur•rice•s
Jérôme FERRAND, Catherine BLATIER, Virginie SCOLAN
Editeur
IRB
Collection Rapports de recherche
Disciplines
Criminologie, Droit, Histoire, Médecine, Psychologie
Nombre de page
204 pages