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samedi 30 mai 2026

La santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens en France hexagonale Résultats de l’Enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) 2024

ÉDITION NATIONALE
La santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens en France hexagonale
 Résultats de l’Enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) 2024
Points clés
● En 2024, la majorité des élèves de collège et de lycée se perçoit en bonne ou en excellente
santé (respectivement -4 points et -6 points par rapport à 2022) et perçoit positivement leur vie
actuelle (respectivement -2 points et -5 points par rapport à 2022).
● 70 % des collégiens et 63 % des lycéens déclarent un bon niveau de bien-être mental
(respectivement +11 points et +12 points par rapport à 2022).
● 15 % des collégiens et près de 20 % des lycéens déclarent un sentiment de solitude
(respectivement -6 points et -7 points par rapport à 2022).
● 45 % des collégiens (de 6e, 5e et 4e) rapportent des plaintes psychologiques (-4 points par
rapport à 2022). La nervosité est la plainte la plus fréquemment rapportée (32 %), suivie de
l’irritabilité (29 %) et du sentiment de déprime (21 %).
● 19 % des élèves de lycée ont un risque important de dépression (+3,5 points par rapport à
2022).
● 20 % des lycéens déclarent des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois (-4 points
par rapport à 2022), 15 % avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie (+2 points
par rapport à 2022), et environ 3 % une tentative ayant donné lieu à une hospitalisation.
● La santé mentale et le bien-être des élèves se dégradent durant le collège et ne s’améliorent
pas au lycée.
● Globalement, les filles ont une santé mentale moins bonne et un niveau de bien-être moins élevé
que les garçons.
● Entre 2022 et 2024, la santé mentale des élèves suit une évolution contrastée. Après une
dégradation marquée de l’ensemble des indicateurs entre 2018 et 2022, certains montrent une
amélioration, tandis que d’autres confirment leur tendance à la baisse.

 Date de publication : 2 juin 2026 
https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/cadic_files/documents/spf00006678.pdf

PRESSE "On touche à l'essence de la vie" : reportage au 3114

"On touche à l'essence de la vie" : reportage au 3114, numéro national de prévention du suicide

Une répondante dans les locaux du 3114, proches du CHU de Lille • © 3114

Emmanuel Pall  Publié le16/05/2026 Hauts-de-France  https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/*

En France, 2 000 personnes font appel aux services du 3114, chaque jour. À Lille, ce sont 410 appels qui sont traités quotidiennement. Reportage au sein de la structure où la vingtaine de répondants professionnels, psychologues ou infirmiers, aident à dépasser une crise de pensées suicidaires."Il y a les appels très peu inquiétants et très inquiétants, en termes de régulation, c'est plus facile. Et puis, il y a toute cette zone grise au milieu où on se demande s'il faut s'inquiéter ou pas, s'il faut agir et comment. Alors, une concertation à plusieurs se met en place et le répondant n'est plus seul avec la situation", explique la psychiatre Laure Rougegrez qui, avec deux autres médecins, encadre l'équipe du 3114 de Lille. Cela permet de prendre du recul.

Selon elle, les trois quarts des appels sont des personnes qui ont elles-mêmes des idées suicidaires, de manière passive (c'est-à-dire sans être dans une dynamique de passer à l'acte) mais cela peut aller jusqu'à des personnes sur le point de passer à l'acte. Concernant ces personnes : "Le moment de la crise est le moment où la relation - ça peut être très stressant mais aussi très satisfaisant (enfin je ne sais pas si c'est le bon mot), mais de sentir que la relation, qui peut aussi blesser, peut sauver, désamorcer la crise de pensées suicidaires. En quelques dizaines de minutes ou une heure, quelqu'un avec qui on n'aura plus jamais de contact peut être sauvé."

C'est incroyablement optimiste de faire ce constat que malgré la douleur psychique, la relation est, dans ce moment, toujours un levier d'intervention. Il se passe toujours un petit quelque chose

Dr Laure Rougegrez

"C'est incroyablement optimiste de faire ce constat que malgré la douleur psychique, la relation est, dans ce moment, toujours un levier d'intervention. Il se passe toujours un petit quelque chose. On touche à l'essence de la vie. Je trouve cela incroyable", s'enthousiasme Laure Rougegrez.

Son équipe se constitue d'une vingtaine de personnes, incluant les répondants (infirmiers et psychologues) accompagnés d'une cadre de santé, d'une secrétaire, d'une personne en charge des missions territoriales et des médecins référents. Situés à proximité du CHU de Lille, les locaux du 3114, se trouvent non loin de ceux du SAMU. Il y a là également, Estelle, infirmière qui termine sa journée et Oussama, psychologue, qui prend son poste. Les deux, comme le reste de l'équipe, travaillent en 3 x 8 pour couvrir le service 7j/7 et 24h/24. Pour Estelle, qui officie ici depuis 2021, date de la mise en service de la ligne à Lille, "c'est un métier passion, sans routine, un métier qui a du sens", Oussama, abonde dans son sens.


Sauver des vies

Les deux ont sans doute sauvé de nombreuses vies. Mais, pas question de s'enorgueillir ou de chercher la récompense. Pour le psychologue, si, parfois, "comme hier", "un monsieur qui avait des idées suicidaires très intenses a rappelé à la fin du service pour remercier", ce qui est gratifiant, "il ne faut pas faire ce métier pour la reconnaissance", qui n'arrive pas souvent : "On a quelqu'un au téléphone au début en situation de crise, on vérifie ensuite qu'il se projette dans l'avenir, qu'il est plus apaisé, à la fin de l'entretien et c'est ça le plus important. Après, la reconnaissance, c'est important de ne pas être dans cette attente de la reconnaissance".

C'est le propre de "l'empathie, qui se distingue de la compassion", ajoute Estelle qui compare son action à celle d'aider à "sortir du trou, sans tomber dans le trou". "L'empathie permet de réussir à ne pas s'abîmer également". Oussama appuie : "C'est quelque chose que l'on retrouve dans tous les métiers du soin : la compassion va nous faire souffrir avec l'autre et peut provoquer un épuisement compassionnel".

Le débriefing hebdomadaire, en groupe, au 3114 de Lille © France Télévisions

"C'est difficile de mettre à distance parfois, sachant qu'on a des adolescents qui nous appellent avec des situations familiales extrêmement compliquées, avec beaucoup de violence. Ça aussi, il faut savoir l'accueillir et les aider", prend en exemple Oussama. Alors, les répondants sont amenés à débriefer, pour peaufiner leur savoir-faire bien sûr, mais aussi pour se mettre à distance, parfois.


Débriefer

Le futur répondant, en double écoute, peut s'imprégner des échanges et de la manière dont la prise en charge est effectuée. Une formation théorique de trois jours suit, dans un des 18 centres de réponse 3114 implantés partout en France (métropole et outremer) ; puis une écoute active avec prise d'appels avec un collègue, en binôme, et bilan. Le débriefing c'est "de l'apprentissage aussi".

Il sert à critiquer positivement l'expérience de la prise d'appels : "comment j'ai vécu, j'ai interprété les choses et voir comment on pourrait faire autrement. Ça permet aussi de se décharger de tout ça et de partager avec le maximum de répondants lors des retours d’expérience, en groupe. On essaie de mettre en commun nos ressources pour pouvoir répondre à des situations complexes", explique Oussama. Enfin des modules de formation continue sont également dispensés.


Pour soi ou un proche, tout le monde peut appeler le 3114

Pour le quart restant des appels, "De tierces personnes nous contactent aussi du type : 'je suis inquiet pour mon père', 'pour ma mère'", poursuit Oussama. L'intérêt, c'est que le 3114, qui est confidentiel, mais pas anonyme - on se présente, on explique sa situation, sa détresse - peut suivre les appels et conseiller, orienter grâce à son chargé de missions territoriales vers les associations, les hôpitaux, les médecins, les Centres Médico-Psychologiques...

Estelle assure ainsi que : "Ce matin, j'ai été appelée par une psychologue de collège pour une élève de 14 ans. Une liaison s'est mise en place entre l'Éducation Nationale, le 3114 et les parents, pour lui venir en aide". Parfois les appels sont aussi passés par une infirmière libérale, un conseiller France Travail, une infirmière scolaire, ou aussi, à la marge, quelques appels de coiffeurs, voire un tatoueur, "c'est déjà arrivé", précise Laure Rougegrez.

Sur la vingtaine de répondants, une dizaine travaille la nuit là où d'autres problématiques sont possibles avec consommation plus fréquente d'alcool ou de drogues. Au 3114 de Lille, sur la vingtaine de répondants, une dizaine est spécialisée dans les appels reçus la nuit.

► Si vous êtes inquiet pour un proche ou si vous avez des idées suicidaires, vous pouvez appeler le 3114. Gratuit, ce service propose une écoute professionnelle et confidentielle, 24h/24 et 7j/7, par des infirmiers et psychologues spécifiquement formés.

https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/on-touche-a-l-essence-de-la-vie-reportage-au-3114-numero-national-de-prevention-du-suicide-3349084.html 

ETUDE RECHERCHE REVUE DE LITTERATURE Sommeil et comportements suicidaires

Sommeil et comportements suicidaires

Author links open overlay panelAlix Romier a, Jeanne Leseur b c, Anne Moroy d e, Pierre Alexis Geoffroy b c faUnité du sommeil, Fédération de Neurologie, Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, 75019 Paris, FrancebDépartement de Psychiatrie et d’Addictologie, AP–HP, GHU Paris Nord, DMU Neurosciences, Hôpital Bichat–Claude-Bernard, 75018 Paris, FrancecUniversité Paris Cité, NeuroDiderot, Inserm, FHU I2-D2, 75019 Paris, FrancedUnité de Sommeil, Service de Psychiatrie, CHU de Lille, Lille, FranceeCentre du Sommeil et de la Vigilance, AP–HP, GHU Paris-Centre, Hôpital Hôtel-Dieu, 75004 Paris, FrancefGHU Paris – Psychiatry & Neurosciences, 1, rue Cabanis, 75014 Paris, France


L'Encéphale Received 26 February 2026, Accepted 5 March 2026, Available online 13 April 2026.
https://doi.org/10.1016/j.encep.2026.03.004Get rights and content


Résumé

Contexte
Les conduits suicidaires, incluant les idées suicidaires, les tentatives de suicides, et les décès par suicide, représentent un enjeu majeur de santé public dans le monde. L’identification de facteurs de risque modifiables est essentielle pour mieux identifier et prévenir les conduits suicidaires. Les troubles du sommeil apparaissent actuellement comme un facteur de risque précoce et modifiable des conduites suicidaires, mais leur rôle est souvent sous-estimé dans la pratique clinique.

Méthodes
Ce chapitre a pour but de décrire les liens existants entre les altérations du sommeil et les conduites suicidaires, en s’appuyant sur des études épidémiologiques, cliniques, et neurobiologiques. Les marqueurs du sommeil à la fois subjectifs (insomnie, cauchemars, somnolence) et objectifs (polysomnographie, actimétrie, dysrégulation circadienne) sont évalués, ainsi que les mécanismes neurobiologiques potentiels, et les traitements possibles.

Résultats
L’insomnie, les cauchemars, les modifications de la durée de sommeil habituelle, et les troubles des rythmes circadiens veille-sommeil sont associés de façon significative aux idées suicidaires, tentatives de suicide, et décès par suicide, de façon indépendante de toute pathologie psychiatrique. Des altérations des marqueurs objectifs de sommeil, comme la durée de veille intra-sommeil et les modifications du sommeil paradoxal, renforcent cette association avec les conduites suicidaires. Les mécanismes potentiels impliquent des processus inflammatoires, une dysrégulation de certains neurotransmetteurs, une altération de la connectivité préfronto-limbique, ainsi que des facteurs psychosociaux tels que le désespoir et l’isolement nocturne. L’évaluation du risque suicidaire pourrait être renforcée par l’intégration de questions ciblées sur le sommeil lors de l’entretien clinique, l’utilisation de questionnaires validés et le recours à des mesures objectives comme l’actigraphie. Les traitements spécifiques des troubles du sommeil — notamment la TCC-I, certains traitements médicamenteux et la thérapie par répétition d’imagerie mentale — montrent des résultats prometteurs dans la réduction des idées suicidaires.

Conclusion
L’intégration systématique de l’évaluation et de la prise en charge des troubles du sommeil pourrait renforcer de manière significative le dépistage et la prévention du risque suicidaire.

Source https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0013700626000692 

Prévention : le 3018 et le 3114 renforcent leur coopération

Prévention : le 3018 et le 3114 renforcent leur coopération

le 28 mai 2026 https://www.jdpsychologues.fr*

Le 3018, dédié à la lutte contre le harcèlement et les violences numériques et le 3114, numéro national de prévention du suicide, officialisent un partenariat afin d’améliorer l’accompagnement des jeunes en situation de souffrance psychique. Signée au CHU de Lille, cette convention vise à mieux coordonner les interventions lorsque harcèlement, cyberharcèlement et risque suicidaire se croisent.

Les deux dispositifs souhaitent notamment fluidifier les orientations entre leurs équipes, partager davantage d’informations sur les phénomènes émergents et renforcer la continuité des prises en charge. Cette coopération répond à une réalité de terrain : les professionnels du 3018 et du 3114 sont de plus en plus confrontés aux mêmes jeunes, parfois à différents moments d’une même trajectoire de détresse.

Dans un contexte marqué par la progression du cyberharcèlement et des conduites suicidaires chez les adolescents, cette alliance entend aussi promouvoir la prévention et encourager le recours aux dispositifs d’aide.


Pour aller plus loin : 3018 – Numéro national pour les victimes de harcèlement et de violences numériques : www.3018.fr
3114 – Numéro national de prévention du suicide : www.3114.fr
Santé publique France, La santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens en France hexagonale, Résultats de l’enquête EnCLASS 2022.
Santé publique France, Bulletin mensuel « Santé mentale » (surveillance des recours aux urgences pour idées suicidaires, troubles anxieux et état dépressif).
e-Enfance, Baromètre 2025 du harcèlement et du cyberharcèlement chez les jeunes.
Blaya C., 2020, Cyberviolence, 
cyberharcèlement et cyberhaine : 
conséquences et facteurs de protection, Le Journal des psychologues.

source https://www.jdpsychologues.fr/actualites/prevention-le-3018-et-le-3114-renforcent-leur-cooperation

Centre de prévention du suicide du Vinatier : Risque suicidaire : formation des professionnels de santé à la mise en œuvre d’un plan de protection

Risque suicidaire : formation des professionnels de santé à la mise en œuvre d’un plan de protection

Mis en ligne le 21 mai 2026

Face au risque suicidaire, le plan de protection s’impose comme un outil simple et utile. Une revue systématique récente montre que la formation des professionnels de santé améliore rapidement les pratiques cliniques. Mais sans rappel, les acquis peuvent diminuer en quelques mois

La prévention du suicide reste un enjeu majeur de santé publique.
Chaque année, de nombreuses personnes sont prises en charge après une crise suicidaire ou une tentative de suicide.

è Les missions du centre de prévention du suicide du Vinatier

Dans ce contexte, le plan de protection est aujourd’hui reconnu comme une intervention brève efficace. Son objectif est clair : aider la personne à identifier ses signaux d’alerte, ses ressources et les solutions à mobiliser en cas de crise.

Mais un outil, aussi pertinent soit-il, n’est utile que s’il est bien utilisé. D’où une question centrale : comment former les professionnels de santé à co-construire un plan de protection avec la personne concernée ?

è Le Vinatier traduit et adapte le « Safety Plan »

Pourquoi former les soignants au plan de protection ?

Le plan de protection est utilisé dans de nombreux contextes de soins :

  • psychiatrie,
  • urgences,
  • médecine générale,
  • soins infirmiers,
  • suivi ambulatoire.

Sa mise en œuvre demande des compétences concrètes.
Le professionnel doit savoir :

  • repérer les facteurs de risque suicidaire ;
  • conduire un échange structuré avec le patient ;
  • co-construire un plan réaliste et applicable ;
  • renforcer l’adhésion de la personne.

La formation clinique devient donc un levier essentiel pour améliorer la prévention de la réitération suicidaire.

Ce que dit la recherche

Une littérature scientifique encore limitée

Les données scientifiques disponibles sur la formation des professionnels de santé à la mise en œuvre du plan de protection restent encore peu nombreuses. Une récente revue systématique a analysé les travaux publiés depuis 2008 sur ce sujet central en prévention du suicide. Sur 484 publications repérées dans les principales bases de données internationales, seules quatre études observationnelles répondaient aux critères méthodologiques retenus. Ce constat souligne un paradoxe : alors que le risque suicidaire constitue une priorité de santé publique, les recherches consacrées à la formation clinique des soignants demeurent encore limitées.

è La Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation (DRCI) du Vinatier

Des résultats encourageants pour la pratique clinique

Au total, 666 participants ont été inclus dans les études analysées. Ils regroupaient des étudiants en médecine, des infirmiers, des travailleurs sociaux et d’autres professionnels de santé déjà en exercice. Malgré le faible nombre de travaux disponibles, les résultats convergent. Lorsqu’elle est structurée, courte et centrée sur la pratique, la formation au plan de protection améliore rapidement les connaissances, les attitudes professionnelles et les compétences utiles à la prise en charge du risque suicidaire. Ces premiers résultats confirment l’intérêt d’intégrer davantage ce type de formation dans les dispositifs de prévention de la réitération suicidaire.

è La formation au Vinatier

Des formations courtes, pratiques et interactives

Les programmes analysés présentent des caractéristiques communes.

Une durée brève

La plupart des formations durent entre 2 et 3 heures.

Un format en présentiel

Toutes les formations évaluées étaient réalisées en présentiel.

Une pédagogie active

Les méthodes reposaient sur trois piliers :

  • rappels théoriques sur le risque suicidaire ;
  • Principes du plan de protection ;
  • jeux de rôle et mises en situation.

Cette approche concrète semble particulièrement adaptée aux réalités du terrain.

Des effets rapides sur les connaissances et les pratiques

Les résultats sont globalement positifs.

Juste après la formation, les professionnels montrent une amélioration significative de :

  • leurs connaissances cliniques ;
  • leur aisance professionnelle ;
  • leur intention d’agir ;
  • leurs compétences comportementales.

Dans une étude, le score moyen de connaissance (sur 20) est passé de 3,45 avant la formation à 5,98 immédiatement après.

Autrement dit, une formation courte peut produire un effet immédiat sur la qualité de la prise en charge du risque suicidaire.

Le principal point de vigilance : le maintien des acquis

Le résultat le plus marquant apparaît à distance.

Six mois après la formation, dans la seule étude qui a fait cette mesure à long terme, le score moyen redescend à 4,08. Ce score reste supérieur à celui d’avant la formation, mais nettement plus bas que celui mesuré juste après.

Ce recul montre un point essentiel : sans renforcement, les connaissances peuvent baisser, même si la confiance et les attitudes positives, elles, semblent mieux se maintenir.

Pour la pratique clinique, ce constat est majeur.
La formation initiale ne suffit pas à garantir un maintien durable des connaissances.

Quelles implications pour les établissements de santé ?

Pour les hôpitaux, les structures médico-sociales et les acteurs de santé mentale, plusieurs enseignements se dégagent.

  1. Former régulièrement
    • Une session unique est utile, mais insuffisante.
    • Des sessions de rappel sont nécessaires.
  2. Miser sur l’entraînement pratique
    • Les jeux de rôle et les mises en situation doivent rester au cœur des dispositifs.
  3. Organiser un soutien continu

Supervision, retours d’expérience et échanges entre pairs peuvent renforcer l’appropriation des pratiques.

En matière de prévention du suicide, la continuité pédagogique est un enjeu de la qualité des soins.

Un enjeu concret pour la prévention du suicide

Le plan de protection n’est pas un simple document.
C’est une intervention clinique de dialogue, d’anticipation et de protection.

Bien utilisé, il peut contribuer à réduire le risque de réitération suicidaire.
Mais son efficacité dépend directement de la capacité des professionnels à le mobiliser avec méthode.

Former les soignants, c’est donc renforcer la qualité des soins, la protection des patients et la prévention du suicide.

À retenir

La littérature scientifique actuelle montre un message simple :

La formation au plan de protection améliore rapidement les compétences des professionnels de santé. Mais sans rappel, certains acquis peuvent diminuer avec le temps.

Le défi n’est donc pas seulement de former.
Le défi est de maintenir les compétences dans la durée.

è Découvrir l’intégralité de la publication scientifique

Source https://www.ch-le-vinatier.fr/actualites-23/risque-suicidaire-formation-des-professionnels-de-sante-a-la-mise-en-oeuvre-dun-plan-de-protection-1520.html?no_cache=1&cHash=7c9f72e2e1807dc89f3e427f8254f0e1 

 

BROCHURE Comprendre et lutter contre les idées et intentions suicidaires

Broche Comprendre et lutter contre les idées et intentions suicidaires


"Cette série de brochures d'information en santé mentale "Mieux comprendre... mieux vivre avec" est le fruit d’une étroite collaboration entre le Réseau Transition (le C’JAAD du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences et le C2RB du CH La Chartreuse de Dijon tout particulièrement) et l'association La Maison Perchée. Elles ont été financées dans le cadre du RHU PsyCARE via le programme investissements d’avenir (PIA 4). 

Comprendre et lutter contre les idées et intentions suicidaires vignetteSoigné·es et soignant·es se sont réuni·es pour les co-rédiger afin de les nourrir d’expériences de terrain et du vécu d’une diversité de professionnel·es et de personnes concernées."

https://www.santepsyjeunes.fr/media/pages/brochures/comprendre-et-lutter-contre-les-idees-et-intentions-suicidaires/75775530c9-1776353936/lmp_brochures_suicide_bat-digital.pdf 

les autres brochures https://www.santepsyjeunes.fr/brochures 

ETUDE RECHERCHE SUEDE Mythes sur le suicide et disposition à aider chez le personnel des services de soins à domicile et des établissements de soins de longue durée en Suède : une étude quantitative par questionnaire

 Mythes sur le suicide et disposition à aider chez le personnel des services de soins à domicile et des établissements de soins de longue durée en Suède : une étude quantitative par questionnaire

Sabrina Doering 1, Elias Asteberg 1, TuvaLisa Berglund 1, Sara Blom 1, Stefan Wiktorsson 1,2, Sylvie Lapierre 3, Lena Johansson 1,4,5, Katarina Wilhelmson 1,6, Anne Ingeborg Berg 7, Margda Waern 1,2,

1Department of Psychiatry and Neurochemistry, Institute of Neuroscience and Physiology, Sahlgrenska Academy, University of Gothenburg, Blå Stråket 15, SU/Sahlgrenska, Gothenburg, 413 45 Sweden
2Department of Psychotic Disorders, Sahlgrenska University Hospital, Region Västra Götaland, Gothenburg, Sweden
3Department of Psychology, University of Quebec in Trois-Rivieres, Trois- Rivieres, Canada
4Institute of Health and Care Sciences, Sahlgrenska Academy, University of Gothenburg, Gothenburg, Sweden
5Department of Addiction Disorders, Sahlgrenska University Hospital, Gothenburg, Region Västra Götaland Sweden
6Department of Acute Medicine and Geriatrics, Sahlgrenska University Hospital, Gothenburg, Region Västra Götaland Sweden
7Department of Psychology, University of Gothenburg, Gothenburg, Sweden

Corresponding author.

PMCID: PMC13064347  PMID: 41922971
Résumé 

 Les taux de suicide sont les plus élevés chez les adultes âgés de 65 ans et plus. Étant donné que de nombreuses personnes âgées bénéficient de soins à domicile ou résident dans des établissements de soins de longue durée, le personnel de ces structures joue un rôle crucial dans la prévention du suicide. Cette étude a évalué la prévalence des croyances erronées sur le suicide chez le personnel des services de soins à domicile et des établissements de soins de longue durée, et a examiné le lien entre ces croyances et la capacité à intervenir en cas de crise suicidaire.

Méthodes

Au total, 735 membres du personnel des services de soins à domicile et des établissements de soins de longue durée du comté de Västra Götaland, en Suède, ont répondu à un questionnaire anonyme comprenant le questionnaire sur les attitudes face au suicide. Les données ont été recueillies entre novembre 2023 et septembre 2025. La disposition à aider a été définie comme suit : « Je suis prêt(e) à aider une personne en situation de crise suicidaire en prenant contact avec elle et en lui parlant ». Une régression logistique a été utilisée pour examiner les associations entre l’adhésion aux mythes sur le suicide et la disposition à aider.
Résultats

Environ un tiers des participants adhéraient à des mythes tels que « les tentatives de suicide sont impulsives », « les menaces sont rarement mises à exécution » et « le suicide survient sans signe avant-coureur ». Bien que les réponses des participants aient montré qu’ils étaient incertains quant à plusieurs mythes, quatre sur cinq se sentaient prêts à aider une personne en crise suicidaire. Une adhésion plus forte aux mythes était significativement associée à un risque deux fois moins élevé d’être prêt à aider, même après ajustement pour tenir compte des facteurs démographiques et du parcours professionnel.

Conclusions

Les idées reçues sur le suicide sont courantes parmi le personnel des établissements de soins de santé et des établissements de soins de longue durée, et elles sont associées à une moindre capacité déclarée à intervenir en cas de crise suicidaire. Étant donné qu’un membre du personnel sur cinq se sent mal préparé, nos résultats soulignent la nécessité d’une formation ciblée du personnel en matière de prévention du suicide dans les établissements de soins destinés aux personnes âgées.

Source https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13064347/ 

ETUDE RECHERCHE D’un projet de recherche paramédicale à un dispositif de prévention du suicide, une aventure collective -

D’un projet de recherche paramédicale à un dispositif de prévention du suicide, une aventure collective - 03/05/26

Doi : 10.1016/j.spsy.2026.03.007 
Grégory Mykolow  : Cadre supérieur de santé, Josselin Guyodo : Infirmier en pratique avancée mention psychiatrie et santé mentale, Marie-Christine Cartigny : Infirmière
 Département d’urgence et posturgence psychiatrique, centre hospitalier universitaire de Montpellier, 371 avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34295 Montpellier cedex, France 

* Auteur correspondant.

dans  Soins Psychiatrie  Vol 47 - N° 364 P. 25-28 - mai 2026

Résumé
L’étude randomisée SIPRéS, menée au centre hospitalier universitaire de Montpellier, compare un dispositif de suivi ambulatoire infirmier visant à prévenir la réitération suicidaire posthospitalisation à la prise en charge habituelle. Bien que sans impact significatif sur la réitération, ce dispositif entraîne une meilleure alliance thérapeutique et un recours spontané aux soins accru. Ce programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale constitue en outre un levier de professionnalisation des infirmiers et a conduit à la création de parcours de soins innovants aux urgences psychiatriques.

Mots clés : compétence, infirmier, prévention, recherche paramédicale, suicide, suivi ambulatoire

Plan

RAPPORT Organisation Internationale du Travail / Le milieu de travail sur le plan psychosocial: Évolutions et pistes d’action mondiales

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2026: Rapport mondial


Le milieu de travail sur le plan psychosocial: Évolutions et pistes d’action mondiales

Ce rapport examine comment l'environnement de travail psychosocial est façonné par des éléments liés au travail et aux interactions professionnelles, notamment la conception des postes, l'organisation et la gestion du travail, ainsi que les politiques, pratiques et procédures générales qui régissent le monde du travail.

Le rapport présente une approche innovante structurée autour de trois niveaux interdépendants afin de mieux comprendre les facteurs qui façonnent l’environnement psychosocial de travail, notamment les exigences du poste, la clarté des rôles, la charge de travail, l’autonomie, l’aménagement du temps de travail et des processus équitables et transparents, dans le but de soutenir une prévention et une gestion ciblées et proactives visant à améliorer la sécurité, la santé et les performances des travailleurs.  

Afin de mettre en évidence les répercussions sanitaires et économiques d’un environnement psychosocial de travail médiocre, le rapport va au-delà de l’examen des données probantes disponibles et présente de nouvelles estimations mondiales de l’OIT montrant que les facteurs de risque psychosociaux sont responsables de plus de 840 000 décès par an, de près de 45 millions d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALY) perdues chaque année, ainsi que d’une perte annuelle estimée équivalente à 1,37 % du PIB mondial. Il passe également en revue les évolutions des politiques internationales, régionales et nationales et présente des approches pratiques pour prévenir et gérer les risques psychosociaux au niveau du lieu de travail. 

Détails additionnels

Références

  • DOI: https://doi.org/10.54394/00033227
  • ISBN Print: 9789220434116
  • ISBN Web PDF: 9789220434123 

Source https://www.ilo.org/fr/publications/le-milieu-de-travail-sur-le-plan-psychosocial-evolutions-et-pistes-daction 

2e enquête sur la santé mentale et la psychiatrie Fédération Hospitalière de France (FHF) avril 2026

2e enquête sur la santé mentale et la psychiatrie

Depuis 2019, une dégradation alarmante de la santé mentale des jeunes et des femmes

Date de publication : 15 Avril 2026 https://www.fhf.fr/*
Un an après avoir alerté sur les difficultés d'accès aux soins et les besoins en psychiatrie des jeunes , les chiffres issus de l’enquête FHF Ipsos et des analyses FHF Data montrent une crise qui s’amplifie depuis 2019, avec un impact particulièrement marqué chez les jeunes et les femmes. La hausse significative des hospitalisations pour tentative de suicide constitue l'indicateur le plus préoccupant de cette dégradation.

Alors que, pour la deuxième année consécutive, la santé mentale a été consacrée Grande cause nationale à la demande de la FHF, les signaux d’alerte se multiplient. Ils appellent des réponses concrètes et rapides face à cet enjeu majeur de santé publique.

Pour les jeunes et les femmes, une situation de plus en plus alarmante

Plus d'un Français sur deux présente actuellement des signes d'anxiété — légère, modérée ou sévère — et près d'un sur quatre fait l'objet d'une suspicion de trouble anxieux généralisé selon le test clinique GAD-71

Les jeunes adultes sont de loin les plus touchés : 42 % des 18-24 ans et 38 % des 25-34 ans présentent un score évocateur d’un trouble anxieux généralisé.

Cette situation se traduit directement dans les prises en charge hospitalières, avec une évolution particulièrement préoccupante chez les jeunes femmes. Depuis 2019, le nombre de prises en charge hospitalière en psychiatrie (incluant les hospitalisations et l’ambulatoire) des femmes a ainsi bondi dans les tranches d'âge les plus jeunes :

  • + 23 % pour les 10-14 ans ;
  • + 47 % pour les 15-19 ans ;
  • + 49 % pour les 20-24 ans.

La hausse des hospitalisations pour tentative de suicide constitue l'indicateur le plus préoccupantEn cinq ans, elles ont augmenté de 16,6 % au niveau national

Cette progression est particulièrement marquée chez les femmes : + 25,4 % sur la période, contre + 2,5 % pour les hommes. Les femmes représentent aujourd'hui 66 % des hospitalisations en lien avec une tentative de suicide.

Chez les adolescentes et jeunes femmes, les chiffres des hospitalisations en lien avec une tentative de suicide atteignent des niveaux particulièrement élevés :

  • + 76 % pour les 20-24 ans en cinq ans ;
  • + 118 % pour les 10-14 ans sur la même période.

Ces données exigent une mobilisation nationale immédiate. Derrière chaque chiffre, ce sont des enfants, des adolescents et des jeunes en grande détresse que les équipes hospitalières accueillent chaque jour, en ambulatoire comme en hospitalisation complète, malgré des moyens insuffisants.

 Une crise de santé publique amplifiée par les difficultés d’accès aux soins

 Avec le suivi de 80 % de la file active des adultes et de 95 % de celle des enfants et des adolescents en psychiatrie, l'hôpital public est en première ligne face à cette augmentation significative des besoins et cela tous les jours, toutes les nuits et sur tous les territoires. 

La demande de soins en santé mentale ne cesse de croître, générant des tensions croissantes sur l’ensemble du système de santé. Entre 2016 et 2024, la file active des établissements psychiatriques publics a progressé de 200 000 patients supplémentaires

Malgré une légère amélioration par rapport à 2025, les difficultés d'accès aux soins psychiatriques demeurent massives. 

 Près d'un Français sur deux ayant des problèmes de santé mentale déclare rencontrer des obstacles dans sa prise en charge. 

Les délais d'attente trop longs pour voir un psychiatre concernent 45 % d'entre eux, et 38 % ont même fait face à une impossibilité pure et simple d'obtenir un rendez-vous.

Ces difficultés frappent encore plus durement les jeunes : 79 % des 18-24 ans confrontés à des problèmes de santé mentale ont rencontré au moins une difficulté d'accès aux soins — contre 62 % en moyenne sur l'ensemble de la population. Parmi eux, 64 % ont subi des délais d'attente excessifs pour accéder à un psychiatre, et 52 % n'ont pas pu obtenir de rendez-vous.

 

À ces obstacles s’ajoute la crainte du diagnostic. 42 % des personnes concernées par des problèmes de santé mentale déclarent avoir renoncé à consulter par crainte de ce qu'un professionnel pourrait leur dire. Cette proportion atteint 75 % chez les 18-24 ans, révélant l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir en matière de déstigmatisation.

La FHF a formulé des propositions concrètes pour répondre à l’urgence et bâtir l’avenir de la psychiatrie : https://www.calameo.com/fhf/read/003795702b291ae33134a?page=1

 Pour Arnaud Robinet, président de la FHF : 

« À force de détourner le regard de la santé mentale, nous faisons le lit d'une crise de santé publique sans précédent, en particulier au détriment des jeunes et des femmes ».

« Les chiffres que nous publions aujourd'hui confirment ce que les hospitaliers vivent au quotidien : la demande de soins psychiatriques ne cesse de croître, et elle frappe avec une intensité particulière les femmes et les jeunes. L'hôpital public fait face, mais il est urgent que la Grande cause nationale pour la santé mentale, demandée et obtenue en 2026 par la FHF, se traduise par des engagements concrets, durables et financés.

 Un plan d’urgence pour la santé mentale et la psychiatrie doit être mis en œuvre sans délai

Nous avons besoin d’une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie, pour mettre autour de la table tous les acteurs impliqués, au-delà du seul champ sanitaire. Elle doit être dotée d'un plan pluriannuel dédié, afin notamment de soutenir les centres médico-psychologiques, pivot de la prise en charge psychiatrique, et de lutter contre la crise des vocations en psychiatrie, notamment en pédopsychiatrie, qui a perdu un tiers de ses praticiens entre 2012 et 2022.

Il est également indispensable de renforcer les réponses dédiées aux jeunes, en développant des unités et des équipes pluridisciplinaires pour les 16-25 ans, en renforçant et multipliant les maisons des adolescents, mais aussi en consolidant les liens entre l’école, les services sociaux et les équipes hospitalières, afin de repérer plus précocement les troubles et d’accompagner les jeunes dès leur apparition.

 

La situation est grave. Ne laissons pas notre jeunesse, en particulier les jeunes filles, sombrer dans une souffrance silencieuse ».

Chiffres clés de l’enquête 

  • Plus d’1 Français sur 2 présente des signes d’anxiété (légère, modérée ou sévère)  
  • Près d’1 Français sur 4 présente une suspicion de trouble anxieux généralisé (GAD-7)
    • 42 % des 18-24 ans et 38 % des 25-34 ans présentent un score évocateur d’un trouble anxieux généralisé  
  • +16,6 % d’hospitalisations pour tentative de suicide entre 2019 et 2024
    • +25,4 % pour les femmes (contre +2,5 % pour les hommes)  
  • 66 % des hospitalisations pour tentative de suicide concernent des femmes
    • +118 % d’hospitalisations pour tentative de suicide chez les filles de 10-14 ans  
    • +76 % chez les jeunes femmes de 20-24 ans  
  • 49 % des Français concernés par des troubles de santé mentale rencontrent des difficultés d’accès aux soins
    • 79 % des 18-24 ans concernés rencontrent au moins une difficulté d’accès aux soins
    • 64 % des jeunes concernés subissent des délais d’attente trop longs
    • 52 % des jeunes concernés n’ont pas pu obtenir de rendez-vous  
  • 42 % des Français concernés renoncent à consulter par crainte du diagnostic
    • 75 % chez les 18-24 ans

  Contact presse FHF : communicationfhf@havas.com

 

Documents à télécharger

202604_FHF_CP_Psy.pdf
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vendredi 29 mai 2026

Webinar : Neurostimulation dans la crise suicidaire de l'imagerie aux interventions thérapeutiques

Webinar : Neurostimulation dans la crise suicidaire de l'imagerie aux interventions thérapeutiques

AUTOUR DE LA QUESTION Peut‑on prévenir les infanticides intrafamiliaux ? Le cas extrême du filicide‑suicide

Peut‑on prévenir les infanticides intrafamiliaux ? Le cas extrême du filicide‑suicide

En France, ces dix dernières années, ce sont 123 enfants qui ont été tués par l’un de leurs parents avant qu’il ou elle se suicide ou essaye de se suicider, selon une revue de presse réalisée par une équipe de recherche.

On dispose de très peu de données publiques à l’heure actuelle sur les cas de filicides-suicides, c’est-à-dire les homicides d’enfants par l’un de leurs parents, suivis du suicide ou de la tentative de suicide de ce dernier. Pour combler ce manque et mettre en place une prévention efficace de ce phénomène, une équipe de recherche pluridisciplinaire mène une analyse à partir d’archives judiciaires.


Du fait d’un cloisonnement des informations, aucune base de données sur ces cas de filicides-suicides* sur le territoire français n’existe actuellement. Or, l’absence d’identification de ces cas empêche l’élaboration de dynamiques de prévention de ces violences intrafamiliales. Il apparaît déterminant d’induire un changement de paradigme et de poser un premier jalon vers la reconnaissance d’un problème public, dont l’État, notamment, serait comptable.

Au sein d’un laboratoire grenoblois, c’est par l’intermédiaire d’une revue de presse que le phénomène a pu commencer à être quantifié. En France, ces dix dernières années, ce sont 123 enfants qui ont été tués par l’un de leurs parents avant qu’il ou elle se suicide ou essaye de se suicider. Dix-sept enfants ont réchappé à une telle tentative d’homicide. L’âge moyen des enfants victimes est de 6 ans et demi. Quant aux parents auteurs, 47 % sont des femmes et 53 % des hommes.

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a pu souligner combien les morts violentes d’enfants demeurent aujourd’hui en France un phénomène à la fois peu documenté et globalement méconnu.

Pour y remédier, une équipe de recherche du Cerdap², associant médecins légistes, psychologues et juristes, a piloté une recherche intitulée « Étude criminologique du filicide-suicide. Comprendre pour prévenir » avec le soutien de l’Institut Robert-Badinter. Le protocole de recherche déployé nous a permis de travailler sur 19 dossiers, issus des archives judiciaires de tribunaux situés dans le quart sud-est de la France, datés de 2010 à 2024.

Ces passages à l’acte ne peuvent pas être compris en se limitant à des explications simplificatrices. L’analyse pluridisciplinaire de ces archives nous permet à la fois de dégager des configurations à haut risque et de penser la prévention contre ces violences ultimes.

Auteur de filicide-suicide : existe-t-il un profil psychologique ?

La figure du monstre ne manque pas d’apparaître lorsqu’est évoqué ce parent qui tue sa progéniture avant de mettre fin à ses jours. Cette monstruosité à la fois rassure sur l’impossibilité qu’une personne « normale » puisse commettre un tel acte mais, dans le même temps, fait obstacle à sa compréhension. Or, le filicide-suicide n’est ni un geste impulsif ni uniquement le signe d’une pathologie psychiatrique, il est le produit de trois types de facteurs que notre analyse psychocriminologique des dossiers a permis d’identifier.

Il existe d’abord des facteurs de vulnérabilité individuels : antécédents de souffrance psychique (dépression, conduites addictives, tentatives de suicide), histoire familiale marquée par des carences ou des ruptures, construction d’un modèle familial idéalisé, lien fusionnel au conjoint et à l’enfant, investissement massif du rôle parental dans une tentative de réparation de sa propre histoire.

On peut ensuite identifier des facteurs de risque contextuels : un contexte de séparation conjugale plutôt conflictuelle, des tensions liées à la garde des enfants, une précarité économique et sociale… Cette accumulation de pertes, vécue sur l’année précédant les faits, s’accompagne de différents signes de souffrance psychique (isolement social, symptômes dépressifs manifestes, intention suicidaire explicite) insuffisamment pris en compte par l’entourage proche et les professionnels rencontrés durant cette période. Il s’agit le plus souvent de médecins généralistes, de psychiatres ou psychologues, de travailleurs sociaux.

Enfin, il faut prendre en compte des facteurs déclencheurs : certains événements vécus dans les semaines voire dans les jours précédant le filicide-suicide, confrontant l’individu à la réalité de la perte (du conjoint, de la garde de l’enfant, d’un rôle social valorisant), provoquent une impasse psychique et précipitent le passage à l’acte.

C’est le croisement et le cumul de ces facteurs, dans une trajectoire singulière, propre à chaque cas, qui rendent possible le passage à l’acte.

Pourquoi est-il nécessaire de comprendre les facteurs en jeu ?

Dans une logique de prévention, ces facteurs, même s’ils ne permettent pas de prédire l’acte de manière certaine, doivent être considérés comme des signes d’alerte et donc comme autant de possibilités d’intervention pour des professionnels du champ sanitaire, social, éducatif et judiciaire qui peuvent se retrouver en première ligne face à ces parents particulièrement fragilisés par un contexte de séparation trop souvent banalisé.

Pour cela, ceux-ci doivent être préparés à mieux comprendre, repérer, évaluer et intervenir de manière précoce dans des contextes familiaux. Comme le montrent les résultats de notre recherche, l’existence de violences conjugales n’est pas systématique et les cas considérés juridiquement comme de la maltraitance à l’égard des enfants se rencontrent encore plus rarement.

Un « infantisme » systémique à l’œuvre dans la société française

Par-delà l’analyse des trajectoires individuelles des parents, notre recherche démontre que la focale doit également être placée sur les enfants et leur considération au sein de la famille. Les documents analysés invitent à considérer le filicide-suicide comme un phénomène manifestant l’exacerbation extrême de rapports de domination d’un parent sur un enfant.

Une telle approche suppose d’adopter un cadre théorique fondé sur l’analyse des rapports sociaux infantistes. L’infantisme, conceptualisé en 1975 par Pierce et Allen, a été défini comme un préjugé envers les enfants, fondé sur l’idée qu’ils appartiennent aux adultes et peuvent – voire doivent – être contrôlés, au service des besoins adultes. Il commence à être repris dans des travaux francophones récents. Ces rapports ne se manifestent pas nécessairement par des violences préalables, mais peuvent prendre la forme d’un investissement affectif intense, où l’enfant est pensé comme prolongement, voire possession, du parent.

Dans cette perspective, la domination parentale peut s’inscrire dans des relations affectives valorisées socialement, où l’amour, le soin et la protection coexistent avec une négation de l’enfant en tant qu’individu, ces sentiments rendant souvent inconcevables le filicide pour l’entourage.

Penser la lutte contre les violences intrafamiliales

Alors que la lutte contre les violences intrafamiliales commises à l’encontre des enfants est restée en retrait, notre étude invite à interroger l’institution familiale, ses rapports de pouvoir, ses impensés et ses zones d’ombre, afin de ne pas considérer comme allant de soi des rapports de domination structurels qui peuvent rendre inaudibles certaines détresses ou rendre invisibles certains risques.

Elle implique de penser les logiques de repérage au-delà de l’identification de violences préalables envers les enfants, de renforcer la formation des professionnels à la lecture des signaux faibles et de développer une capacité institutionnelle à penser la continuité et la transversalité du recueil d’informations comme de l’accompagnement. Prévenir le filicide-suicide suppose donc de tenir ensemble la complexité psychique, la réalité sociale et les limites institutionnelles.


Cette recherche collective a été rédigée par Sid Abdellaoui, Carole Berrih, Catherine Blatier, Jérôme Ferrand, Bénédicte Fischer, Amandine Fort, Amélie Imbert, Sandrine Irachabal, Lila Krebs-Drouot, Isabelle Nahmani, Laura Sauerbach et Virginie Scolan.


* Si vous êtes en détresse et/ou avez des pensées suicidaires, si vous voulez aider une personne en souffrance, vous pouvez contacter le 3114.

https://theconversation.com/peut-on-prevenir-les-infanticides-intrafamiliaux-le-cas-extreme-du-filicide-suicide-281773 

ETUDE RECHERCHE ECOSSE Le trouble dysphorique prémenstruel est associé à un risque accru de suicide

Le trouble dysphorique prémenstruel est associé à un risque accru de suicide – voici comment nous espérons que notre nouvel outil pourra aider
d'apres article  Premenstrual dysphoric disorder is associated with higher risk of suicide – here’s how we hope our new tool will help

Publié: 19 mai 2026 sur https://theconversation.com*
auteure Lynsay Matthews1
1 Maître de conférences en santé publique, Université de l'Ouest de l'Écosse

Chaque mois, entre 3 % et 8 % des femmes et des personnes assignées femmes à la naissance présentent des symptômes émotionnels, cognitifs et parfois physiques invalidants au cours de la ou des deux semaines précédant leurs règles.

Ce trouble, connu sous le nom de trouble dysphorique prémenstruel (TDP), est un trouble de l'humeur grave qui a un impact significatif sur la vie quotidienne. Il est également associé à un risque accru de suicide.

La majorité des personnes atteintes de TDPM ont des pensées suicidaires avant leurs règles, environ une sur trois fait une tentative de suicide et plus de la moitié s'adonne à l'automutilation.

Des recherches suggèrent également que les personnes atteintes de TDPM pourraient être sept fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide et deux fois plus susceptibles de mourir par suicide que les femmes et les personnes assignées femmes à la naissance qui ne souffrent pas de TDPM.

Malgré les graves conséquences du TDPM, celui-ci reste généralement sous-diagnostiqué, mal diagnostiqué et souvent mal pris en charge. Malheureusement, dans le cadre de mes recherches sur le TDPM, je reçois souvent des messages de personnes qui cherchent de l’aide – que ce soit pour elles-mêmes, leurs filles, leurs sœurs, leurs partenaires ou leurs amies. Leur crainte commune est le risque de suicide et le manque « désespérant » de soutien adapté disponible.

Mes collègues et moi-même avons développé un nouvel outil pour aider les professionnels de santé à comprendre les comportements suicidaires chez les personnes atteintes du TDPM. Nous espérons que cela permettra aux personnes concernées de bénéficier d’un soutien adapté et en temps opportun. 

Risque de suicide dans le TDPM

Selon les chercheurs, plusieurs facteurs clés pourraient expliquer pourquoi les personnes atteintes de TDPM présentent un risque accru de suicide.

Le facteur principal est le cycle menstruel.

Chez les personnes atteintes de TDPM, le cerveau semble particulièrement sensible aux fluctuations hormonales normales. Cela peut perturber les systèmes cérébraux impliqués dans la régulation de l'humeur, des émotions et du contrôle des impulsions pendant la phase lutéale du cycle (entre l'ovulation et le premier jour des règles), ce qui en fait une phase à haut risque de pensées et de comportements suicidaires.

La dysrégulation émotionnelle, autre élément central du TDPM, peut également jouer un rôle. Elle se caractérise par des changements d’humeur effrayants, notamment une humeur maussade, de la colère, de l’anxiété et un sentiment de désespoir.

La dysrégulation émotionnelle signifie que les personnes atteintes de TDPM ont une sensibilité accrue au rejet perçu et des réactions exacerbées aux conflits relationnels, ce qui peut influencer le risque de suicide dans les semaines précédant les règles.

Des facteurs hormonaux peuvent également jouer un rôle. Le début, l'arrêt ou la modification de la posologie des traitements hormonaux (tels que la contraception hormonale), la phase post-partum après la grossesse et la périménopause sont couramment associés à des crises de santé mentale chez les personnes atteintes de TDPM. Il est important de comprendre ces facteurs déclenchants afin que les personnes puissent bénéficier d'un soutien adapté de la part des professionnels de santé.

Les circonstances de la vie peuvent également jouer un rôle, des études suggérant qu’un traumatisme passé augmente considérablement le risque d’être diagnostiqué avec un TDPM. Il s’agit là d’un mécanisme potentiel d’augmentation du risque de suicide – une relation bien établie dans d’autres troubles de santé mentale.

Les recherches suggèrent également un lien entre la neurodiversité et le TDPM. Il s’agit d’une découverte intéressante, étant donné que les personnes atteintes d’autisme ou de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) présentent déjà un risque plus élevé de tentative de suicide et de suicide que la population générale. De plus en plus d’études commencent à explorer ce lien afin de nous aider à mieux comprendre les expériences liées au suicide chez les personnes présentant à la fois une neurodiversité et un TDPM. 

Les expériences vécues avec les services de santé peuvent également être une source de détresse pour les personnes atteintes du TDPM. Beaucoup voient leurs symptômes régulièrement minimisés ou font l’objet d’erreurs de diagnostic.

Les personnes concernées déclarent se sentir « impuissantes » et avoir l’impression d’être prises au piège dans un « cercle vicieux ». Pour beaucoup, ces sentiments peuvent perdurer de l’adolescence jusqu’à la ménopause (vers 40 ans), entraînant une accumulation de fatigue.

Lorsque mes collègues et moi-même discutons avec des personnes atteintes de TDPM, elles nous disent qu’elles sont tellement épuisées qu’elles « veulent juste disparaître » – un signe de risque accru de suicide connu sous le nom de « suicidalité passive ». Beaucoup d’entre elles expliquent qu’elles ne veulent pas mettre fin à leurs jours, mais qu’elles « ont juste besoin que ce cycle s’arrête pendant un certain temps ». Il s’agit là d’un élément important à prendre en compte, étant donné qu’elles connaîtront environ 450 cycles menstruels au cours de leur vie.

Dans l’ensemble, les personnes atteintes de TDPM décrivent un sentiment de « perte de contrôle ». Beaucoup nous confient que leurs tentatives de suicide étaient « impulsives », plutôt que planifiées, ce qui les a laissées désorientées et effrayées par la suite. 


Prévention du suicide

Bien que la prévention du suicide soit une priorité majeure pour divers acteurs, les interventions de prévention du suicide spécifiquement axées sur le TDPM restent encore peu nombreuses.

Et bien qu'il existe des traitements pour le TDPM, ceux-ci ne sont pas forcément efficaces pour tout le monde et ne permettent pas toujours de traiter les tendances suicidaires. 

En collaboration avec des collègues de l’université de St Andrews, de l’université de Glasgow et de l’université de l’Ouest de l’Écosse, nous avons tenté de remédier à cette situation en développant un nouveau modèle qui, nous l’espérons, aidera les professionnels de santé à mieux comprendre le TDPM et le risque de suicide.

Pour ce faire, nous avons intégré le TDPM à un modèle existant permettant d’identifier les comportements suicidaires dans la population générale. Notre nouveau modèle montre comment des facteurs prédisposants (tels que des déclencheurs hormonaux) peuvent conduire à l’apparition de pensées et de comportements suicidaires.

Ce modèle aidera les professionnels de santé à comprendre comment le moment du cycle menstruel peut influencer l'évaluation des risques. Il permettra également d'orienter les discussions avec les patientes – par exemple en leur demandant « à quelle fréquence vous sentez-vous ainsi ? » plutôt que « depuis combien de temps vous sentez-vous ainsi ? » – et d'intégrer le suivi du cycle menstruel dans la pratique courante.

Bien que nos recherches n’aient pas encore été mises en pratique de manière formelle, nous espérons que ce modèle aidera les patients et les professionnels à identifier les schémas mensuels du risque de suicide et, à terme, à améliorer la prise en charge des personnes vivant avec ce trouble effrayant et épuisant.


source https://theconversation.com/premenstrual-dysphoric-disorder-is-associated-with-higher-risk-of-suicide-heres-how-we-hope-our-new-tool-will-help-281818

mardi 26 mai 2026

MANIFESTATION 4/06/26 Lorient (56) Soirée : repérage et évaluation patients en crise suicidaire

Soirée : repérage et évaluation patients en crise suicidaire

4 juin 2026 19h30 - 21h30 Lorient Morbihan 
Organisateur CPTS Lorient Littoral 
Infos complémentaires 
Jeudi 4 juin 2026 – Soirée débat sur le repérage et l’évaluation des patients en crise suicidaire sur le territoire de la CPTS Lorient Littoral à destination des professionnels de santé.
jeudi 4 juin 2026 | 19h30 – 21h30 
UBS – Amphithéâtre Massiac – Le Paquebot – Faculté LLSHS – 4 rue Jean Zay à Lorient 
L’Équipe Mobile Intervention Suicide de EPSM Charcot interviendra afin de présenter les outils de repérage et d’évaluation des patients en crise suicidaire. Les ressources et dispositifs disponibles sur le territoire seront également présentés.
 Un temps d’échange et de questions-réponses viendra compléter cette soirée, qui se clôturera autour d’un cocktail convivial.
 Inscription ici avant le 28 mai: https://forms.gle/6Geqrt3Ge6sRhiLg6

vendredi 22 mai 2026

3114 : un réflexe face aux discriminations LGBT+

3114 : un réflexe face aux discriminations LGBT+

Le 3114, numéro national de prévention du suicide, alerte sur l’impact des discriminations sur la santé mentale des personnes LGBT+. Communiqué.

Selon le dernier rapport sur les LGBTIphobies publié par SOS Homophobie (1) ces réalités exposent particulièrement les personnes concernées à des pensées suicidaires et à des passages à l’acte, en raison du rejet, des violences et de l’isolement subis au quotidien. Les jeunes sont particulièrement vulnérables, confrontés à un sentiment d’exclusion et à un manque de recours.
Dans ce contexte, le 3114 rappelle l’importance de faire de la prévention du suicide une priorité de santé publique.
Ce numéro national gratuit doit devenir un réflexe, au même titre que le 15.
Accessible à tous, il est disponible 24h/24 et 7j/7, partout en France.
Nous vous proposons l’intervention du Coordinateur national adjoint du 3114, Professeur Notredame, pour décrypter ces enjeux, apporter un éclairage d’expert et partager des retours de terrain.

(1) Rapport sur les LGBTIphobies, SOS Homophobie, 2026


À propos du 3114, Numéro national de prévention du suicide
Ouvert depuis le 1er octobre 2021 et porté par le CHU de Lille, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, financé par le Ministère de la Santé. Disponible 24h/24 et 7j/7, il s’adresse à toute personne en détresse psychique, à ses
proches ou aux professionnels. Les appels sont pris en charge par des infirmiers et psychologues formés, qui assurent une écoute, une évaluation de la situation, un soutien immédiat et, si nécessaire, une orientation ou une intervention d’urgence.

https://www.santementale.fr/2026/05/3114-un-reflexe-face-aux-discriminations-lgbt/ 

lundi 18 mai 2026

MàJ : Veille stratégique de l’Observatoire National du Suicide réalisée par Monique Carrière, DREES-MiRe, Ministère des Solidarités et de la Santé

L’essentiel de l’actualité documentaire consacrée au suicide

Le sommaire de la veille se présente sous la forme d’une carte mentale proposant sept champs sémantiques (Prévention, Effet de la crise et Inégalités sociales, Groupes à risque, Psychiatrie & Santé mentale, Facteurs psychosociaux, Colloques/Formation, Étonnant).

Miroir des concepts apparus au fur et à mesure du processus de recherche bibliographique, depuis la création de l’Observatoire, elle permet d’avoir un aperçu rapide des champs sémantiques relatifs au suicide, jugés prioritaires par les membres...

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/la-drees/observatoire-national-du-suicide-ons/article/veille-strategique-de-l-observatoire-national-du-suicide

 

Veille stratégique ONS n°59 du 16 avril 2026.pdf (PDF, 737.42 Ko)  

 

historique :  

Veille stratégique ONS n°58 du 5 février 2026  
Veille stratégique ONS n° 57 du 4 décembre 2025.
Veille stratégique ONS n°56 du 19 septembre 2025
Veille stratégique ONS n°54 du 11 Juillet 2025 
Veille stratégique ONS n°54 du 17 avril 2025
Veille stratégique ONS n°53 du 6 février 2025
 
Veille stratégique ONS n°52 du 29 novembre 2024
Veille stratégique ONS n°51 du 5 septembre 2024 
Veille stratégique ONS n°50 du 27 juin 2024
Veille stratégique ONS n°49 du 24 avril 2024
Veille stratégique ONS n°48 du 8 février 2024
Veille stratégique ONS n°47 du 24 novembre 2023
Veille stratégique ONS n°46 du 6 septembre 2023

Veille stratégique ONS n°45 du 7 juillet 2023
Veille stratégique ONS n°44 du 26 mai 2023

Veille stratégique ONS n°43 du 24 mars 2023
Veille stratégique ONS n°42 du 20 janvier 2023

Veille stratégique ONS n°41 du 25 novembre 2022
Veille stratégique ONS n°40 du 29 septembre 2022
Veille stratégique ONS n°39 du 3 juin 2022
Veille stratégique ONS n°38 du 25 mars 2022
Veille stratégique ONS n37 du 3 février 2022
 
Veille stratégique ONS n°36 (26 novembre 2021)
Veille stratégique ONS n°35 (22 octobre 2021)
Veille stratégique ONS n°34 (7 septembre 2021) 
Veille stratégique ONS n°33 (30 juillet 2021)

Veille stratégique ONS n°32 (17 juin 2021)
Veille stratégique ONS n°31 (30 avril 2021)

Veille stratégique ONS n°30 (31 mars 2021)
Veille stratégique ONS n°29 (04 février 2021)

Veille stratégique ONS n°28 / (15 décembre 2020)
Veille stratégique ONS n°27 / (9 novembre 2020)
Veille stratégique ONS n°26 / (15 octobre 2020)
Veille stratégique ONS N°25 / (10 septembre 2020)
Veille Stratégique ONS N°24 / (10 juillet 2020)
Veille Stratégique ONS N°23 / (11 juin 2020)
Veille Stratégique ONS N°22 / (30 Avril 2020)
Veille Stratégique ONS N°21 / (26 mars 2020)
Veille Stratégique ONS N°20 / (7 février 2020)
Veille Stratégique ONS N°19/ (13 décembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°18/ (28 novembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°17 (24 octobre 2019)
Veille Stratégique ONS N°16 (19 septembre 2019)
Veille Stratégique ONS N°15 (22 août 2019)
Veille Stratégique ONS N°14 (11 juillet 2019)
Veille Stratégique ONS N°13 (28 juin 2019)
Veille Stratégique ONS N°12 (16 mai 2019)
Veille Stratégique ONS N°11 (11 avril 2019)
Veille Stratégique ONS N°10 (14 mars 2019)
Veille Stratégique ONS N°9 (14 février 2019)
Veille Stratégique ONS N°8 (18 janvier 2019)
Veille stratégique ONS N°7 (28 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°6 (14 décembre 2018)
Veille stratégique ONS n°5 (29 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n°4 (19 novembre 2018)
Veille stratégique ONS n 3 (26 octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°2 (15 Octobre 2018)
Veille stratégique ONS n°1 (1er octobre 2018)


Vous pouvez également consulter et télécharger les veilles stratégiques sur le site Web de l’Observatoire National du Suicide à l’adresse suivante :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/veille-strategique-de-lobservatoire-national-du-suicide

Page ONS : Observatoire National du Suicide ONS

Source : CARRIERE, Monique (DREES/SEEE/MIRE)