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vendredi 4 décembre 2015

RECHERCHE ETUDE Communications du Congrès Français de Psychiatrie 2015

Différentes communications lors du Congrès de psychiatrie 2015

S1C Antidepressants and risk of suicide or self-harm in Canadian youth: A study involving common data models in Quebec and British Columbia
Y. Moride 1,  T. Lynd 2, H. Ducruet 1, H. Li 2, M. Tournier3, 4, , , B. Greenield 3, 4
1 Université de Montréal, Faculté de pharmacie, Canada
2 University of British Columbia, Canada
3 Université de Bordeaux, Inserm U657, Bordeaux
4 Department of Psychiatry, Montreal Children Hospital, Montreal, Quebec, Canada
European Psychiatry Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S10–S11
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Introduction
The use of antidepressants (AD) in children and adolescents has become controversial due to a possible increased risk of suicide, revised evidence about effectiveness, and growing usage. Several studies have been conducted through healthcare databases, mainly restricted to hospitalized cases.
Objective
To evaluate the rate of self-harm among children (10–14 years) and adolescents (15–19 years) who use AD and to compare rates between classes of AD, using a common data model.
Methods
A retrospective cohort study was conducted in children and adolescents, age 10–19, members of the Quebec (QC) public drug plan or residents of British Columbia (BC), and who received a new AD treatment in 1997–2008 (QC) and 1997–2006 (BC). Self-harm (fatal or non-fatal) was the main outcome. Data sources consisted of prescription, medical services, and hospitalization databases. AD were categorized into: fluoxetine (only AD approved for paediatric use for depression in Canada), non-fluoxetine SSRIs, TCAs, and others. Multivariate logistic regression analyses were conducted using high dimensional propensity scores.
Results
Were included 51,868 and 28,200 AD users from BC and QC, respectively: 70% were females, and 60% had received a diagnosis of depression. Risk of hospitalization for self-harm was 38.15 and 19.23/1000 person-years in BC and QC, respectively. Rates were higher among adolescents (BC: 47.52; QC: 21.36) than children (BC: 17.00, QC: 12.99). For both hospitalized and non-hospitalized cases, while there was no statistically significant difference in risk associated with fluoxetine relative to non-fluoxetine SSRIs, TCAs were associated with a lower risk in BC (OR = 0.47; 95% CI: 0.31–0.72) and Quebec (OR = 0.41; 95% CI: 0.30–0.46).
Conclusion
In two independent large cohorts, there was no apparent differences in risk across ADs. Lower risk of TCAs may be due to residual confounding by indication.
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900218-7/abstract

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S2 Prévention du suicide : du recontact à la santé connectée
G. Vaiva
Service de psychiatrie d’adultes, pôle de psychiatrie, médecine légale et pénitentiaire, hôpital Michel-Fontan, CHRU de Lille, Lille
European Psychiatry Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S11
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Un geste suicidaire correspond à une volonté de changement vécue comme impossible et qui se solde par une rupture brutale. L’intérêt d’un recontact réside dans la proposition d’un changement tout en retissant ce lien qui nous unit à l’autre, aux autres. La communication de Vincent Jardon a pour objectif de reprendre l’histoire de cette idée du recontact et de la veille auprès d’un patient suicidant, d’en décrire les différentes modalités (cartes ressources, caring letters, cartes postales, appel téléphonique, SMS…) et ce qu’elles apportent (notion de connectedness, fiabilisation des soins). La démonstration de l’efficacité des soins basés sur le recontact, comme l’observation qu’un geste suicidaire suit régulièrement un événement de vie stressant, notamment dans le domaine social, sont deux arguments suggérant l’existence d’une sensibilité accrue aux stress sociaux chez les suicidants. P. Courtet proposera les arguments neuroscientifiques actuels (imagerie, neurospychologie, inflammation) en faveur de cette hypothèse. Il poursuivra sur l’intérêt des nouvelles technologies de la communication (à l’aide de Smartphones) dans l’évaluation in vivo des patients à risque suicidaire. Non seulement, il est démontré que l’évaluation répétée du risque suicidaire dans l’environnement naturel du sujet n’est pas délétère pour les sujets, mais en outre que ce type d’innovation apporte des informations de grand intérêt pour suivre les séquences environnementales conduisant à la génération des idées de suicide. Si le recontact téléphonique ou postal prévient la récidive suicidaire et que les Smartphones sont des outils pertinents d’accompagnement des patients, S. Berrouiguet a raison de faire l’hypothèse qu’un dispositif de veille par SMS aura un intérêt dans la prévention de la récidive suicidaire. Il présentera le protocole de l’étude SIAM et les résultats préliminaires d’une intervention par SMS (ou message texto), adressés depuis une plateforme Internet, destinée à la réduction de la récidive suicidaire.
Pour en savoir plus
Berrouiguet S, Alavi Z, Vaiva G, Courtet P, Baca-Garcìa E, Vidailhet P, et al. SIAM (Suicide intervention assisted by messages): the development of a post-acute crisis text messaging outreach for suicide prevention. BMC Psychiatry 2014;14(1):294.
Vaiva G, Walter M, Al Arab AS, Courtet P, Bellivier F, Demarty AL, et al. ALGOS: the development of a randomized controlled trial testing a case management algorithm designed to reduce suicide risk among suicide attempters. BMC Psychiatry 2011;11:1.
Husky M, Olié E, Guillaume S, Genty C, Swendsen J, Courtet P. Feasibility and validity of ecological momentary assessment in the investigation of suicide risk. Psychiatry Res 2014;220(1–2):564–70.
 
 
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S2B La sensibilité aux stress sociaux chez les suicidants. Observation écologique
P. Courtet
Département urgence & post-urgence psychiatrique, CHU de Montpellier, Montpellier
European Psychiatry Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S12
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Available online 17 November 2015
La démonstration de l’efficacité des soins basés sur le recontact, comme l’observation qu’un geste suicidaire suit régulièrement un événement de vie stressant, notamment dans le domaine social, suggèrent que les stress sociaux conduisant à l’exclusion sociale occupent un rôle central dans la survenue des conduites suicidaires. Les nouvelles technologies de la communication, à l’aide de Smartphones, permettent l’évaluation in vivo des patients à risque suicidaire. Non seulement, l’évaluation répétée du risque suicidaire dans l’environnement naturel du sujet n’est pas délétère pour les sujets, mais en outre, ce type d’innovation apporte des informations de grand intérêt pour suivre les séquences environnementales conduisant à la génération des idées de suicide. Ainsi, nous avons observé dans une étude d’évaluation écologique instantanée que les stress sociaux et eux-seuls, prédisent la survenue ultérieure d’idées de suicide. Ainsi, les individus vulnérables au suicide pourraient être particulièrement sensibles au stress sociaux. À ce titre, les études d’imagerie cérébrale démontrent l’existence d’anomalies cérébrales chez les suicidants lors de paradigmes d’exclusion sociale. Par ailleurs, les études récentes avancent la possibilité d’une inflammation chronique modérée dans les conduites suicidaires. Ainsi, divers marqueurs de l’inflammation, dont la CRP plasmatique et les taux de cytokines centraux et périphériques ont été associés aux conduites suicidaires. Il se trouve que les stress sociaux sont des inducteurs particulièrement puissants de cytokines pro-inflammatoires, en faisant intervenir des régions cérébrales également impliquées dans la vulnérabilité suicidaire (insula antérieure, cortex cingulaire antérieur). Nous formulons l’hypothèse que les sujets vulnérables aux conduites suicidaires présenteraient une réponse inflammatoire et algique exagérée aux stress sociaux.
Pour en savoir plus
Courtet P, Giner L, Seneque M, Guillaume S, Olie E, Ducasse D. Neuroinflammation in suicide: toward a comprehensive model. World J Biol Psychiatry 2015:1–23.
Courtet P, Jaussent I, Genty C, Dupuy AM, Guillaume S, Ducasse D, et al. Increased CRP levels may be a trait marker of suicidal attempt. Eur Neuropsychopharmacol 2015.
Ducasse D, Olié E, Guillaume S, Artéro S, Courtet P. A meta-analysis of cytokines in suicidal behavior. Brain Behav Immun 2015;46:203–11.
Husky M, Olié E, Guillaume S, Genty C, Swendsen J, Courtet P. Feasibility and validity of ecological momentary assessment in the investigation of suicide risk. Psychiatry Res 2014;220(1–2):564–70.

http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900221-7/abstract


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S2C Développement d’un dispositif de veille par short message service (SMS) pour la prévention de la récidive suicidaire. Protocole d’étude Suicide Intervention Assisted by Messages (SIAM)
S. Berrouiguet1, , , Z. Alavi2, G. Vaiva3, P. Courtet4, E. Baca Garcia5, P. Vidailhet6, M. Gravet7,  E. Guillodo1, S. Brandt7, M. Walter1
European Psychiatry Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S12
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Introduction
Le suicide et les conduites auto-agressives sont fréquents dans la population adulte. De précédentes études ont prouvé que le fait de maintenir le lien avec le sujet suicidant, par lettres ou cartes postales, après la prise en charge en aigu, réduit le risque de récidive. De plus, les études de faisabilité ont montré que l’intervention par SMS est acceptable pour les patients. L‘objectif principal de cette étude est de démontrer l’efficacité du dispositif de veille par SMS sur la réduction de la récidive suicidaire à 6 mois. Nous présenterons dans un premier temps l’étude de faisabilité puis l’étude multicentrique démarrée dans 8 CHU.
Matériel et méthode
Il s’agira d’un essai de supériorité, contrôlé, randomisé, multicentrique, d’une durée de 2 ans, et piloté par le CHRU de Brest. Les sujets seront des adultes ayant survécu à un passage à l’acte suicidaire, inclus après une prise en charge aux urgences ou une courte hospitalisation. Le recrutement s’étalera sur une période de 9 mois. Les SMS seront envoyés à j2, j7, j15, puis mensuellement. Ces messages se soucieront du bien-être du patient, et lui rappelleront les coordonnées d’urgence dont il dispose en cas de besoin. Les patients seront évalués à j0, puis à 6 et 13 mois. Le critère de jugement principal sera le nombre de patients récidivant à 6 mois, dans le groupe recevant les SMS et dans le groupe témoin (qui bénéficie de la prise en charge de référence). Les critères de jugement secondaires seront le nombre de patients récidivant à 13 mois, le nombre de tentatives de suicide à 6 et 13 mois, le nombre de décès par suicide à 6 et 13 mois, dans les deux groupes. Les idées suicidaires seront évaluées dans chaque groupe, à j0, à 6 mois, et à 13 mois. Enfin, les coûts médicaux et la satisfaction seront évalués à 13 mois.
Résultats attendus
La fréquence de récidive attendue à 6 mois dans le groupe témoin est de l’ordre de 18 %. Nous espérons la réduire à 9 % grâce au contact par SMS. Afin d’y parvenir, le nombre de sujets nécessaires a été évalué à 530, soit 265 dans chaque bras.
Discussion
Ce dispositif de veille par SMS s’appuie sur de précédentes interventions, aux résultats significatifs dans le domaine, et est facilement reproductible. Nous proposons d’évaluer son efficacité dans la réduction du risque de récidive suicidaire au sein d’une population d’adultes ayant fait un passage à l’acte.
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900222-9/abstract
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S10C Impact d’une permanence téléphonique spécifique sur la prévention des tentatives de suicide des patients borderline adultes
A. Pham-Scottez
CMME, hôpital Sainte-Anne, Paris
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S24
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Available online 17 November 2015

Les tentatives de suicide et les automutilations sont très fréquentes chez les patients ayant un trouble de la personnalité borderline, et la plupart des psychothérapies (excepté la thérapie comportementale dialectique de M. Linehan) et des traitements psychotropes ne sont pas destinés à diminuer directement cette suicidalité. L’objectif principal de cet essai thérapeutique multicentrique, randomisé, contrôlé, en simple insu, est de montrer qu’une permanence téléphonique 24 h/24, mise en œuvre par des psychologues cliniciens formés, et dédiée spécifiquement aux patients borderline, permet de diminuer la fréquence des passages à l’acte autoagressifs (tentatives de suicide, automutilations) de ces patients. Trois cent dix-huit patients ayant un trouble de la personnalité borderline (diagnostics avec l’instrument standardisé de diagnostic SIDP-IV), et recrutés dans 6 centres investigateurs français, ont été randomisés en deux groupes, un groupe « intervention » bénéficiant de la prise en charge habituelle plus de l’accès possible pendant un an à une permanence téléphonique 24 h/24, et un groupe « témoin » bénéficiant de la prise en charge habituelle, sans permanence téléphonique. L’incidence des tentatives de suicide et celle des automutilations seront comparées dans les groupes « intervention » et « témoin ». La principale limite de cet essai réside dans la grande proportion de patients perdus de vue, proportion cependant identique dans les deux groupes « intervention » et « témoin ». Des exemples concrets d’accès à la permanence téléphonique seront également détaillés dans cette présentation, pour illustrer l’aide potentielle aux patients borderline fournie par ce dispositif thérapeutique innovant, qui a été subventionné par un projet hospitalier de recherche clinique national.

Pour en savoir plus
Howe E. Five ethical and clinical challenges psychiatrists may face when treating patients with borderline personality disorder who are or may become suicidal. Innov Clin Neurosci 2013;10(1):14–9.
Links PS, Kollan NJ, Guimond T, McMain S. Prospective risk factors for suicide attempts in a treated sample of patients with borderline personality disorder. Can J Psychiatry 2013;58(2):99–106.
Linehan MM, Korslund KE, Harned MS, Gallop RJ, Lungu A, Neacsiu AD, et al. Dialectical behavior therapy for high suicide risk in individuals with borderline personality disorder: a randomized clinical trial and component analysis. JAMA Psychiatry 2015;72(5):475–82.

http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900254-0/abstract

 
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S25 Nouvelles approches psychothérapiques dans la prise en charge des conduites suicidaires
M. Walter1, E. Olié2, ,
1 CHRU Brest, SHU de psychiatrie d’adultes, Bohars
2 Hôpital Lapeyronie, département urgences et post-urgences psychiatriques, Montpellier 
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S47
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Available online 17 November 2015

En France, en 2010, 5,5 % des 15–85 ans ont déclaré avoir tenté de se suicider au cours de leur vie [1]. En outre 3,9 % des personnes interrogées ont déclaré avoir pensé au suicide au cours des 12 derniers mois. Pourtant les stratégies nationales de prévention mises en place dans plusieurs pays ont abouti à des résultats variables et rarement pérennes. Ceci souligne l’importance d’identifier des stratégies transnosographiques de prévention, tant pharmacothérapiques que psychothérapiques. À ce jour, seule la thérapie comportementale dialectique a démontré une efficacité dans la prise en charge du risque suicidaire chez les sujets souffrant de trouble de la personnalité borderline. Le développement des techniques psychothérapiques dans le champ de la suicidologie est donc nécessaire, puisqu’elles représentent un outil supplémentaire dans la prise en charge des patients à haut risque suicidaire. Dr Martin Desseilles synthétisera les principales données de la littérature afin de comprendre la place des interventions psychothérapiques dans la prévention du risque suicidaire. Ensuite, Dr Ducasse présentera plus spécifiquement la thérapie d’acceptation et d’engagement. Cette thérapie a en effet montré son efficacité dans la réduction des idées suicidaires et la modification de facteurs de vulnérabilité associés aux comportements suicidaires [2]. Enfin, Dr Olié exposera les arguments en faveur de l’intérêt, dans la crise suicidaire, d’exercices basés sur la psychologie positive. Ces derniers visent à cultiver et amplifier les états émotionnels et cognitifs positifs, tels que développer l’optimisme, générer un sentiment de gratitude et rétablir un sens de vie [3].
Références
[1] sanitaire. Institut national de veille Bull Epidemiol Hebd (2011), pp. 47–48
[2] D. Ducasse, E. Rene, et al. Psychother Psychosom, 83 (6) (2014), pp. 374–376
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[3] C.M. Dubois, S.R. Beach, et al. Psychosomatics, 53 (4) (2012), pp. 303–318
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S25C Intérêt de la psychologie positive dans la crise suicidaire
E. Olié1, , 2, , D. Ducasse1, 2
1 CHU de Montpellier, hôpital Lapeyronie, département urgences et post-urgences psychiatriques, Montpellier
2 Inserm, U1061 Montpellier, université de Montpellier, Montpellier
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S48
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Les exercices basés sur la psychologie positive visent à cultiver et amplifier les états émotionnels et cognitifs positifs, tels que développer l’optimisme, générer un sentiment de gratitude et rétablir un sens de vie [1]. Les interventions psychothérapeutiques habituelles ciblent les évènements mentaux désagréables (émotions et cognitions) sans augmenter automatiquement les états émotionnels agréables. Pourtant les interventions basées sur la psychologie positive pourraient représenter un outil innovant et utile comme thérapeutique adjuvante pour les patients à haut risque suicidaire. En effet, les évènements mentaux positifs comme la gratitude ont été associés à la réduction des idées suicidaires et de tentatives de suicide, indépendamment de la symptomatologie dépressive. Il a été rapporté que les patients hospitalisés pour tentative de suicide ayant peu de perspectives positives étaient plus à risque d’idées suicidaires à la sortie d’hospitalisation [2]. Récemment, Huffman et al. [3] ont démontré la faisabilité d’une intervention basée sur la psychologie positive chez des patients suicidants récemment hospitalisés. La réalisation d’exercices de psychologie positive quotidiens permettait d’augmenter les niveaux d’optimisme et de réduire le désespoir, dimensions modulant le risque suicidaire. Ainsi, ceci indique l’intérêt de porter une attention croissante sur les interventions ciblant spécifiquement les évènements psychologiques agréables dans la prise en charge de la crise suicidaire.
Références
[1] C.M. Dubois, S.R. Beach, et al.  Psychosomatics, 53 (4) (2012), pp. 303–318
Article | PDF (449 K)View Record in Scopus
[2] R.C. O’Connor, L. Fraser, et al.
J Affect Disord, 110 (3) (2008), pp. 207–214
Article | PDF (165 K)View Record in ScopusCiting articles (28)
[3] J.C. Huffman, C.M. DuBois, et al.Gen Hosp Psychiatry, 36 (1) (2014), pp. 88–94
Article | PDF (459 K) | View Record in Scopus

http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900314-4/abstract


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S25B La thérapie d’acceptation et d’engagement dans la prise en charge des conduites suicidaires
D. Ducasse1, 2, , , V. Arpon-Brand1, M. Vienot1, 2, C. Laglaoui2, 3, R. Calati2, 4, S. Guillaume1, 2, P. Courtet1, 2, E. Olié1, 2
 European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S47–S48
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Contexte
Les conduites suicidaires (CS) constituent un problème de santé publique majeur à travers le monde. Elles présentent une vulnérabilité propre, et sont maintenant considérées comme une entité diagnostique indépendante dans le DSM5. La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) est une thérapie intégrative ayant démontré son utilité dans une grande variété de troubles psychiatriques, à travers une diminution de l’évitement expérientiel et une amélioration de la flexibilité psychologique (socles communs à l’ensemble des troubles psychiatriques) [1].
Innovation
Nous avons conduit une étude pilote suggérant la faisabilité de la thérapie ACT, sous forme de groupes, chez les patients suicidants (CHRU de Montpellier, Pr Courtet) [2]. À travers la présentation des processus thérapeutiques utilisés dans la thérapie ACT, nous aborderons les hypothèses d’action de la thérapie ACT dans les conduites suicidaires. Puis nous présenterons l’étude IMPACT, en cours de réalisation dans le service urgences et post-urgences psychiatriques (CHRU de Montpellier, Pr Courtet). Il s’agit de la première étude contrôlée randomisée recherchant des biomarqueurs neuroanatomiques et fonctionnels de réponse à la thérapie ACT chez des patients ayant un trouble des conduites suicidaires. Nous aborderons enfin, de façon pratique, comment présenter la thérapie ACT à un patient, à travers une matrice [3]. Il s’agit d’une analyse fonctionnelle permettant de faire percevoir au patient le fonctionnement actuel dans lequel il se sent enlisé, de mettre en lumière ce qui est important dans sa vie, et donc d’avoir un outil motivationnel simple et efficace pour l’accompagner vers le changement.
Perspectives
La thérapie ACT semble être une thérapie prometteuse dans la prise en charge des conduites suicidaires. L’étude IMPACT servira à accroître les connaissances sur les conduites suicidaires par l’identification de biomarqueurs de réponse thérapeutique et la mise en évidence des régions cérébrales associées aux processus thérapeutiques.
Références
[1] S.C. Hayes, J.B. Luoma, F.W. Bond, A. Masuda, J. Lillis
Acceptance and commitment therapy: model, processes and outcomes
Behav Res Ther, 44 (1) (2006), pp. 1–25
Article | PDF (357 K)View Record in Scopus
[2] D. Ducasse, E. René, S. Béziat, S. Guillaume, P. Courtet, E. Olié
Acceptance and commitment therapy for management of suicidal patients: a pilot study
Psychother Psychosom, 83 (6) (2014), pp. 374–376
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[3] K.L. Polk, B. Schoendorff
The ACT matrix: a new approach to building psychological flexibility across settings and populations
Context Press (2014) A

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FA1 AFPBN–Traitement du trouble conduite suicidaire
L. Mallet
Pôle de psychiatrie et d’addictologie, service de neurochirurgie, hôpital Henri-Mondor, CHU de Créteil, Créteil, FranceAvailable
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S68
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Les troubles conduites suicidaires bénéficient d’une reconnaissance officielle dans le DSM-5. L’enjeu actuel vise à identifier les modalités de prise en charge de ces patients. Cette session abordera deux aspects thérapeutiques complémentaires, centrés sur les deux principaux facteurs de risque : tentative de suicide et dépression. G. Vaiva propose d’associer les différents types de recontact du suicidant pour élargir la cible de prévention. Plusieurs dispositifs ont été imaginés et testés, sans qu’aucun à lui seul ne se montre satisfaisant pour une majorité de suicidants en population générale. D’où l’idée d’un algorithme simple (ALGOS) qui pourrait allier les qualités de certains des dispositifs proposés : une carte de crise remise aux primosuicidants, l’appel téléphonique à 15 jours pour les sujets récidivistes, l’envoi de quelques cartes postales aux sujets injoignables ou trouvés en difficulté à l’appel téléphonique… M. Morgiève rendra compte d’une démarche sociologique d’évaluation de ce programme de veille des conduites suicidaires. Il s’agit ici de comprendre comment les différentes catégories d’acteurs (psychiatres, psychologues, généralistes, cellule de re-contact, urgentistes, suicidants eux-mêmes) ont pu se sentir impliqués dans ce programme. Une stratégie plus conventionnelle et familière aux psychiatres consiste à traiter la dépression. Si d’un côté, nombre d’arguments sont en faveur de l’intérêt de l’usage des antidépresseurs, les autorités de régulation nous alertent sur l’aggravation possible du risque suicidaire. Il faut néanmoins reconnaître que l’explosion des prescriptions d’antidépresseurs ne s’accompagne pas d’une diminution en rapport des conduites suicidaires. Où est le problème ? P. Courtet montrera que l’on dispose de facteurs prédictifs de l’aggravation du risque suicidaire dans les premières semaines de traitement. En outre, il présentera des données suggérant que les patients déprimés les plus à risque de suicide répondent moins bien aux antidépresseurs. Ceci indique la nécessité de traitements plus efficaces pour les patients qui en nécessitent le plus !
Pour en savoir plus
Vaiva G, Walter M, Al Arab AS, Courtet P, Bellivier F, Demarty AL, Duhem S, Ducrocq F, Goldstein P, Libersa C. ALGOS: the development of a randomized controlled trial testing a case management algorithm designed to reduce suicide risk among suicide attempters. BMC Psychiatry 2011;11:1.
Courtet P, Jaussent I, Lopez-Castroman J, Gorwood P. Poor response to antidepressants predicts new suicidal ideas and behavior in depressed outpatients. Eur Neuropsychopharmacol 2014;24(10):1650–8.
Courtet P, Lopez-Castroman J, Jaussent I, Gorwood PA. Antidepressant dosage and suicidal ideation. JAMA Intern Med 2014;174(11):1863–5.
FA1A Associer les types de recontact du suicidant pour élargir la cible de prévention
G. Vaiva
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S68–S69
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Introduction
Faut-il veiller sur une crise suicidaire dès lors qu’un sujet a été rencontré au décours d’une TS ? Nous prônons la simple idée de revenir un peu à distance, sur le compromis de sortie des urgences qui avait été conclu avec le patient suicidant. Nous présentons l’enchaînement des recherches internationales et françaises, quantitatives et qualitatives, qui nous permet aujourd’hui de proposer de tester un nouveau dispositif de soins.
Matériel
Revue d’essais thérapeutiques randomisés comparatifs. L’objectif principal était pour tous la réduction des conduites suicidaires à 6 ou 12 mois, en comparaison d’un groupe contrôle sans intervention spécifique. Un focus particulier sur le PHRC ALGOS et son étude qualitative et sociologique : ÉQUATION.
Résultats
L’efficacité de l’algorithme baptisé ALGOS, jointe aux appropriations par les patients et les partenaires de soin des éléments du processus de veille, nous permettent de proposer un nouveau dispositif de suivi posthospitalier des suicidants : Vigilan S. Ce dispositif associe une « carte ressource prévention » en 0 800 distribuée à tous suicidants quittant le système hospitalier, un suivi téléphonique plus intensifié pour les patients ayant déjà connu une TS auparavant et un rappel téléphonique de tous à 6 mois. Le dispositif est centralisé pour une région donnée et un partenariat très étroit a été tissé avec les Samu/centre 15 qui accueillent les recontacteurs.
Discussion et perspectives
Ce programme se déploie en Nord–Pas-de-Calais depuis le début de cette année et 24 sites sont déjà associés au programme ; en cette fin d’année 2015, 4 autres régions rejoignent le NPC pour un essai populationnel pilote de trois ans, au terme desquelles la DGS associée à la CNAMTS prendront la décision ou non de proposer sa généralisation à tout le territoire français.


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FA10B Évaluation des pratiques professionnelles et traçabilité des risques suicidaires, intérêts et limites
C. Omnès, , A. Walczack
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S79
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Avec 195 000 tentatives de suicide et plus de 10 000 décès par suicide chaque année, la prévention du suicide reste une priorité de santé publique en France. Dans le cadre de la démarche de certification des établissements hospitaliers, la HAS a inscrit 2010 l’évaluation et la traçabilité du risque suicidaire dans le manuel de certification comme pratique exigible prioritaire pour les établissements ayant une activité en psychiatrie. Mais qu’en est-il sur le terrain ? Peut-on observer un lien entre certification et prévention du suicide ? Quelles actions de prévention ont été mises en place par les équipes de façon durable ? Nous tenterons de faire le point sur les résultats de cette démarche à partir d’une revue de la littérature et de questionner les limites de cette méthode.
Pour en savoir plus
ANAES, direction de l’accréditation et de l’évaluation des pratiques, septembre 2004 : manuel de certification, chapitre 4. p. 97–100.
HAS : manuel de certification, juin 2009. p. 56.
Fédération française de psychiatrie, Abbar M, Adès J, et al. La crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge. Texte des recommandations. http://www.sfmu.org/documents/consensus/cc_crise_suicidaire_long.pdf. 2000.
Shea SC, Terra JL, Séguin M. Évaluation du potentiel suicidaire : comment intervenir pour prévenir. Issy-les- Moulineaux: Elsevier Masson; 2008.

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FA10C Prendre en compte la dimension transculturelle dans l’évaluation du risque suicidaire et du psychotraumatisme
L. Jehel1, 2, , , N. Howard1, 2, M. Pradem1, Y. Simchowitz3, Y. Robert3, A. Messiah1
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S79
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
La situation de la Guyane-Française, département français d’Amérique, est un exemple fort de l’exigence de prendre en compte les paramètres transculturels pour comprendre et agir sur la prévention du suicide. On distingue, dans cette région, la population vivant sur le littoral ayant accès aux principales ressources et la population vivant dans les communes de l’intérieur. En effet, les peuples de la Guyane sont irrégulièrement répartis sur 84 000 km2. Certains villages sont éloignés des structures de soins et de santé parfois de plusieurs jours de pirogues. Les dernières études de l’OMS démontrent que les risques du suicide croissent avec l’éloignement des centres urbanisés. La population résidant sur les deux fleuves de la Guyane et à l’Intérieur (espace forestier amazonien) présente une vulnérabilité au suicide supérieure à tous les autres segments de la société guyanaise et française. Ces suicides sont essentiellement le fait de jeunes. La question du suicide chez les populations autochtones de la Guyane révèle un mal être profond qui dépasse la simple conception médicopsychologique du risque de passage à l’acte. Les causes de ce phénomène sont pluridimensionnelles et regroupent entre autres des facteurs psychologiques, sociaux, anthropologiques, écologiques et politiques. Si les passages à l’acte sont dans la majorité des cas liés à une consommation excessive d’alcool et déclenchés par des motifs au premier abord anodins (différends familiaux, obstacle à l’achat de produits de consommation), ils résultent plutôt de la manifestation extrême d’un mal-être bien plus profond. Pertes de repères liés à la modification brutale des modes de vie, déstructuration de la cellule familiale, inactivité en particulier chez les jeunes, échecs scolaires, absence de perspectives d’avenir et isolement sont des motifs qui peuvent expliquer le comportement suicidaire. Un partenaire majeur dans cette réflexion est le CCPAB (Conseil consultatif des populations amérindiennes et Bushininge de Guyane), instance auprès de la future collectivité unique, siégeant à la Préfecture, spécifique aux DOM, qui fait du suicide des autochtones un axe prioritaire de lutte. C’est une démarche intégrative de ces dimensions pour une évaluation globale avec des outils spécifiques que nous construisons au sein de l’équipe Inserm (Ipsom) à laquelle est adossée la CeRMEPI (cellule régionale pour le mieux être des populations de l’intérieur) créée par le préfet. Cette prise en charge holistique permettra d’aider le travail plus spécifiquement médical de prévention et de soins qui est actuellement effectué par les services de psychiatrie de Guyane grâce aux équipes mobiles et à la CUMP (cellule d’urgence médicopsychologique).
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900537-4/abstract
 
 
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P084 Le Questionnaire d’évaluation des connaissances sur le suicide (QECS)
C.E. Notredame1, 2, 3, , ,A. Porte1, 2,N. Pauwels3,T. Danel3, 4,M. Walter5,G. Vaiva1, 2, 3
1 Centre hospitalier régional universitaire de Lille, pôle de psychiatrie et médecine pénitentiaire, hôpital Fontan, Lille, France
2 Laboratoire SCA Lab, CNRS-UMR 9193, Lille, France
3 Fédération de recherche en psychiatrie et santé mentale du Nord-Pas-de-Calais (F2RSM), Lille, France
4 Centre hospitalier régional universitaire de Lille, centre de soins et d’accompagnement et de prévention en addictologie, Lille, France
5 Centre hospitalier régional universitaire de Brest à Bohars, pôle de psychiatrie, Bohars, France
Available online 17 November 2015
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S139
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
L’accès aux soins des personnes à risque constitue un pilier essentiel de la prévention du suicide. Cependant, les idées reçues véhiculées autour des conduites suicidaires y opposent un obstacle significatif [1]. Afin de cibler au mieux les campagnes d’information qui dissiperaient ces mythes, et pour en évaluer l’efficacité, les connaissances sur le suicide devraient pouvoir être quantifiées de façon fiable [2]. À ce jour, seules quelques études anglo-saxonnes dédiées ont été validées [3]. La limite décisive à leur interprétation tient cependant à ce qu’elles ne permettent pas d’approche normative. En effet, l’exactitude de leurs propositions n’est validée par aucun étalon officiel, alors même que certaines relèvent plus de l’expérience clinique que de connaissances issues de la littérature. Notre objectif consiste à palier cette limite en proposant une échelle dont la cotation est adaptée à l’évaluation d’un savoir normé. Le Questionnaire d’Évaluation des Connaissances sur le Suicide (QECS) est un auto-questionnaire qui explore, en 35 items, les principales connaissances relatives à l’épidémiologie et aux mythes communs concernant le suicide. Les réponses y sont recueillies par échelle visuelle analogique. La cotation finale se fait en confrontant ces réponses à celles d’un panel de référence constitué de spécialistes en suicidologie (n = 47). Nous présentons ici les résultats de ce panel, ainsi qu’une illustration des potentialités d’interprétation du QECS, via l’évaluation des connaissances d’un échantillon test d’étudiants en journalisme (n = 111). Les réponses du panel de référence étaient significativement différentes de « ni accord, ni désaccord » pour 27 des 29 items dédiés aux mythes. Pour 25 de ces items, une différence significative était retrouvée entre l’échantillon test et le panel de référence. Ainsi attestée, l’existence d’un avis expertal spécifique a servi d’étalon pour 2 modes de cotation des réponses de l’échantillon test : un score de véracité et un score de concordance aux experts.
[1] P.J. Batterham, A.L. Calear, H. Christensen
Correlates of suicide stigma and suicide literacy in the community
Suicide Life Threat Behav, 43 (4) (2013), pp. 406–417
View Record in ScopusFull Text via CrossRef
[2] T. Niederkrotenthaler, D.J. Reidenberg, B. Till, M.S. Gould
Increasing help-seeking and referrals for individuals at risk for suicide by decreasing stigma: The role of mass media Am J Prev Med., 47 (3) (2014), pp. S235–S243
Article | PDF (228 K)View Record in Scopus
[3] D.L. Segal  Levels of knowledge about suicide facts and myths among younger and older adults
Clin Gerontol, 22 (2) (2001), pp. 71–80 Full Text via CrossRef 
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900454-X/abstract

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P042 Validity of the results of psychological autopsies in suicide prevention policy
M. Benabbas1, , , O. Benelmouloud 2
1 HMRUC/5e RM, Constantine, Algeria
2 EHS de psychiatrie, faculté de médecine, université de Constantine 3, Constantine, Algeria
European Psychiatry  Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S121
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Psychological autopsy is a clinical tool and a research tool likely to clarify the circumstances of a death in cases of suicide, of homicide or suspicious death (Fig. 1.1). In our analysis of the methodolog and its application, the purpose specifically focus on autopsies psychological in cases of suicide. Psychological autopsy focuses on the psychological aspects of occurrence of death. It incorporates the field of Suicidology. Its goal is to understand the circumstances as the state of mind of the victime of his act. This type of method includes a reconstruction lifestyle behaviors and events experienced by the individual. Thus, the psychological autopsy is a retrospective analysis The aim of the psychological autopsy is to collect as much information about the circumstances of the death and to update the reasons for suicide eventually help reveal risk factors (Hawton et al., 2003) This is an epidemiological study of suicides in Eastern Algeria (15 wilayas) through psychological autopsies (2003 to 2010) or more variables were studied to establish a typical profile of suicide in Algeria. The studied variables were: age, sex, occupation, place of residence, the existence of life events, psychiatric history and possibly TS history, source of information (to whom we have collected information: father, mother, brother, sister…) and the proceeds used for suicide. In total we identified 1263 cases of suicide with age 15 and over occurred in populations of the North-eastern Algeria during the period from 2003 to 2010. It concludes with the emergence of some variables that may be risk factors namely Age between 30 and 45 years, male gender, social and financial difficulties especially bad life, presence of a psychiatric diagnosis on axis 1 of DSM IV and finally the lack of access to primary care in urban areas. The evaluation of the feasibility and reliability of psychiatric autopsies in Algeria remains lapsed due to non-standardized measurement tools and the difficulty of their implementation on the ground. Finally, the authors highlight the prevalence per 100,000 population per city and the average prevalence for all of East of Algeria.
Further reading
Cavanagh JT, Owens DG, Johnstone EC. Suicide and undetermined death in south east Scotland. A case-control study using the psychological autopsy method. Psychol Med 1999;29:1141–9.
Cavanagh JT, Carson AJ, Sharpe M, Lawrie SM. Psychological autopsy studies of suicide: a systematic review. Psychol Med 2003;33:395–405.
Chambers WJ, Puig-Antish J, Hirsch M, et al. The assessment of affective disorders in children and adolescents by semistructured interview: test-retest reliability of the schedule for affective disorders and schizophrenia for school-age children, present episode version. Arch Gen Psychiatry 1985;42:696–702.
Cheng AT, Chen TH, Chen CC, Jenkins R. Psychosocial and psychiatric risk factors for suicide. Case-control psychological autopsy study. Br J Psychiatry 2000;177:360–5.
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900412-5/abstract
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P091 Le profil des terroristes suicidaires
M. Cheour, , F. Fekih-Romdhane, L. Chenouffi
Hôpital Razi, La Manouba, Tunisie
Available online 17 November 2015
European Psychiatry Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S141–S142
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Introduction
Le terrorisme-suicide est la forme la plus meurtrière de terrorisme. C’est la seule forme de combat où l’attaquant envisage des actions extrêmes dans lesquelles il ne prévoit pas de survivre à la mission. Le mode opératoire adopté est difficilement explicable, car l’attaquant décide avec détermination de se suicider en même temps qu’il décide de tuer.
Objectif et méthode
Notre travail propose une revue de la littérature théorique existante afin d’examiner le profil psychopathologique du terroriste suicidaire.
Résultats
Peu d’études formelles ont été publiées sur la psychopathologie des terroristes suicidaires; avec des résultats mitigés. Différentes études sur le sujet ont conclu qu’il n’existe aucun attribut psychologique particulier pouvant décrire une « personnalité terroriste ». D’après certains auteurs, les terroristes suicidaires sont dotés d’une santé mentale solide et n’ont pas de passé criminel. En effet, les recruteurs de futures bombes humaines écarteraient d’emblée les personnes d’allure mentalement instables. Cependant, cela a été contredit par d’autres études montrant qu’un grand nombre de kamikazes que la police avait arrêté après échecs de leurs attentats-suicides étaient mentalement déséquilibrés ou cognitivement déficients. Plusieurs études ont affirmé que les terroristes suicidaires ne sont pas en réalité suicidaires. Mais, il n’y a aucune preuve probante étant donné l’absence d’utilisation d’outils d’évaluation structurés et systématiques.
Conclusion
La genèse du terroriste suicidaire semble être multifactorielle. L’étude du profil psychopathologique des terroristes suicidaires devrait avoir des implications cliniques et préventives.
Pour en savoir plus
Sheenan I-S. Are Suicide Terrorists Suicidal? A Critical Assessment of the Evidence. Innov Clin Neurosci 2014;11(9–10):81–92.
Merari A. Driven to Death: Psychological and Social Aspects of Suicide Terrorism. Oxford, UK: Oxford University Press; 2010.
Merari A, Diamant I, Bibi A, et al. Personality characteristics of suicide bombers and organizers of suicide attacks. Terror Polit Violence. 2009;22(1):1061.
Hudson R. The Sociology and Psychology of Terrorism: Who Becomes a Terrorist and Why? Honolulu, HI: University Press of the Pacific; 2005.
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900461-7/abstract


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P095 Validation d’une grille d’évaluation qualitative d’articles de presse écrite su r le suicide, dans le cadre du programme Papageno
S. Verzaux1, , , C.E. Notredame1, 2,  N. Pauwels3,  T. Danel1, 3,  G. Vaiva1, 2,  M. Walter4
1 Centre hospitalier régional universitaire de Lille, pôle de psychiatrie et médecine pénitencière, hôpital Michel-Fontan, Lille, France
2 Laboratoire SCA Lab, CNRS-UMR 9193, Lille, France
3 Fédération de recherche en psychiatrie et santé mentale du Nord-Pas-de-Calais (F2RSM), Lille, France
4 Centre hospitalier régional universitaire de Brest à Bohars, pôle de psychiatrie, Bohars, France
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S143–S144
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Contexte
La couverture médiatique d’un fait suicidaire influence le taux de suicide par le biais d’un effet d’incitation, aussi nommé « effet Werther » (EW) [1] ou d’un potentiel rôle préventif via « l’effet Papageno » (EP) [2]. L’objectif du programme national français Papageno est d’améliorer les propriétés qualitatives du contenu médiatique dont dépendent principalement l’EW et l’EP, via l’application des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) [3] pour un traitement journalistique plus responsable du suicide. L’évaluation de l’efficacité du programme est donc un enjeu de prévention qui nécessite un outil d’analyse fidèle à ces recommandations.
Objectifs
Élaborer et valider une grille d’analyse qualitative permettant, pour chaque article de presse traitant du suicide, de mesurer le degré de compliance aux recommandations de l’OMS et de quantifier le risque d’EW et le potentiel EP.
Méthode
La grille d’évaluation PReSS (Print media Reporting on Suicide Scale) combine 10 items descriptifs et 19 items qualitatifs issus de l’opérationnalisation des 11 recommandations de l’OMS. La validation de la fiabilité interjuges a été obtenue par séries de double cotation-correction de 25 articles traitant du suicide. Les critères de satisfaction des items ont été affinés après chaque série jusqu’à obtention d’un coefficient de kappa ≥ 0.7 pour chacun. À titre d’illustration, le traitement médiatique du supposé suicide du pilote d’avion A. Lubitz en mars 2015 a été analysé grâce à la PReSS.
Résultats
Trois séries de cotation-correction ont été nécessaires pour valider la grille. L’analyse de la couverture du suicide présumé d’A. Lubitz montre un compliance faible aux recommandations, un score Papageno bas et un score Werther élevé.
Conclusion
La grille d’évaluation PReSS est un outil fiable et utile pour mesurer la compliance aux recommandations de l’OMS concernant la couverture médiatique du suicide.
Références
[1] J. Pirkis, R.W. Blood  Suicide and the news and information media. A critical review
Mind Frame Media (2010)
[2] T. Niederkrotenthaler, M. Voracek, A. Herberth, B. Till, M. Strauss, E. Etzersdorfer, et al.
Role of media reports in completed and prevented suicide: Werther v. Papageno effects
Br J Psychiatry, 197 (3) (2010), pp. 234–243
View Record in Scopus | Full Text via CrossRefCiting articles (77)
[3] World Health Organization
Preventing suicide. A resource for media professionals
WHO Press, Geneva, Switzerland (2008)
http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900465-4/abstract 
 
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P103 Santé mentale et conduites suicidaires des médecins généralistes
L. Simoens1, , , C.-L. Charrel 2, L. Plancke2
1 150, avenue de l’Hippodrome, Lambersart, France
2 Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM), Lille, France
Available online 17 November 2015
European Psychiatry
Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Pages S146
HS1 - Congrès Français de Psychiatrie 2015
Étude épidémiologique, quantitative, centrée sur une population de 2052 médecins généralistes libéraux du Nord–Pas-de-Calais. Avec 287 réponses exploitables, le taux de participation est de 14 %. Un médecin sur 4 (n = 75) déclare avoir déjà présenté des idées suicidaires au cours de sa carrière, 22 déclarent avoir déjà imaginé un scénario suicidaire précis et une personne déclare une tentative de suicide. Le sur-risque de présenter des idées suicidaires est de 3,5 (IC 95 % 1,3–9,5) p = 0,055 chez les médecins âgés de plus de 60 ans et de 2,6 (IC 95 % 1,2–5,6) p = 0,065 chez les médecins stressés par leurs cotisations. Les médecins stressés par la gestion de leur cabinet présentent 12,9 (IC 95 % 3–54,4) fois plus de risque d’avoir des idées suicidaires, p = 0,003 et sont 15,8 (IC 95 % 4,2–59,2) fois plus à risque de faire des plans pour se suicider, p = 0,001. Le sur-risque de burn out ressenti et de dépression est de 12,7 (IC 95 % 2,6–61,3) p = 0,0016 chez les médecins victimes de litiges personnels et de 2,4 (IC 95 % 1,1–5,2) p = 0,0268 en cas de solitude professionnelle ressentie. Le statut de Maître de Stage des Universités et les enfants à charge semblent protéger de la dépression et du désespoir. Une prévalence anormalement élevée des idées suicidaires a bien été mise en évidence. L’âge supérieur à 60 ans, le stress des cotisations et le stress lié à la gestion du cabinet semblent être des marqueurs de risque d’idées suicidaires. Les litiges personnels et la solitude professionnelle ressentie semblent être des marqueurs de risque de burn out et de dépression. Pas de conclusion sur les tentatives de suicide par respect de l’anonymat de l’unique répondant.
Pour en savoir plus
Plancke L, Bavdek R. Les disparités régionales en santé mentale et psychiatrie. La situation du Nord-Pas-de-Calais. Fédération régionale de recherche en santé mentale Nord-Pas-de-Calais; juin 2013, p. 26–33. Cahier no 1.
Plancke L, Amariei A. Les conduites suicidaires dans le Nord-Pas-de-Calais, synthèse des données disponibles. Fédération régionale de recherche en santé mentale Nord-Pas de Calais; octobre 2014, p. 6–7.
Desprès P, Grimbert I, Lemery B, Bonnet C, Aubry C, Colin C. Santé physique et psychique des médecins généralistes, situation en Bourgogne, Basse-Normandie, Bretagne, PACA et Pays de la Loire. ORS Basse-Normandie; ORS Bourgogne; URML Bourgogne: Drees; juin 2010. Rapport no 731.
 http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338%2815%2900473-3/abstract