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samedi 16 avril 2022

BLOG EN VACANCES .. de retour le 9 mai 2022

 BLOG EN VACANCES .. de retour le 9 mai 2022

Monde agricole : droit à un capital décès pour les proches

Monde agricole : droit à un capital décès pour les proches

En France, le suicide est plus élevé chez les agriculteurs que dans la population générale. Ce sujet d’actualité, illustré dans le film d’Édouard Bergeon « Au nom de la Terre » en 2019, a amené le gouvernement à lancer, fin 2021, une mobilisation générale. Celle-ci a débouché sur plusieurs dispositifs d’accompagnement (renforcement de l’aide au répit, crédit d’impôt…), et, en cas de décès, au versement d’un capital forfaitaire d’un peu moins de 3 500 euros, destiné à la famille.

Lumière sur la situation des agriculteurs et retour sur l’évolution du monde agricole jusqu’au contexte de cette aide.

Le suicide dans le monde agricole et ses conséquences

Déjà en 2011, la situation avait alerté le pouvoir politique. Un plan de prévention du suicide dans le monde agricole avait été lancé, mais il s’est avéré insuffisant. Si chaque décès est une épreuve dramatique pour les familles, l’impact est accentué dans certaines exploitations agricoles. Or les proches d’un agriculteur décédé, mais non-salarié, ne bénéficiaient pas d’aide financière, contrairement aux affiliés du régime général de la Sécurité sociale.

Le gouvernement avait axé le plan de 2011 autour de 3 points, en prévention des suicides :

  • L’amélioration de la connaissance du suicide, sujet tabou dans le monde agricole : les exploitants hommes de plus de 45 ans subissent un excès de mortalité depuis 2008 (+ 28 % cette année-là puis une augmentation annuelle de près de 20 % en 2009 et 2010) dont 300 suicides en 2010 et 2011. C’est particulièrement accru dans l’élevage de bovins.
  • La mise en place d’un numéro d’écoute 24h/24 (qui a donné lieu à une explosion du nombre d’appels en 2016, liés aux problèmes financiers et à l’isolement géographique).
  • La création de cellules de prévention et d’accompagnement au sein des MSA qui ont aidé plus de 2 000 cas entre 2012 et 2014.


Malgré ces efforts, un nouveau plan d’action était attendu. En effet, le rapport d’Olivier Demaisin, député du Lot-et-Garonne, en décembre 2020, ainsi que celui d’Henri Cabanel et Françoise Férat (respectivement sénateur et sénatrice) en mars 2021, ont démontré que le nombre de suicides d’agriculteurs âgés de 15 à 64 ans était supérieur de 43,2 % à celui des assurés des autres régimes de Sécurité sociale. À partir de 65 ans, cette cause de mortalité double par rapport au reste de la population.

Ces conclusions ont mené à plusieurs projets :

  • Réseaux sentinelles pour détecter les situations en amont.
  • Rappel du numéro national de prévention du suicide (3114) et de celui d’Agri’Écoute de la MSA (09 69 39 29 19).
  • Comités de pilotage départementaux.
  • Renforcement financier des dispositifs déjà existants d’allègement de la charge des agriculteurs (aide au répit, crédit d’impôt).
  • Lancement d’une consultation pour recueillir les témoignages des familles d’agriculteurs en difficulté.

 3 500 euros de capital décès pour les familles d’agriculteurs

Le 12 novembre 2021, il a été voté au Sénat le versement d’un capital décès de 3 476 euros aux familles d’agriculteurs qui n’étaient pas salariés et sont décédés d’une maladie, d’un accident ou encore d’un suicide. Ce vote a eu lieu dans le cadre du projet de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2022.

Comment le montant a-t-il été estimé ? Il a été calqué sur celui du capital décès que garantit la MSA et auquel ont droit les familles des salariés agricoles.


S’il garantit une aide après toutes les formes de décès, l’esprit est d’apporter un soutien aux familles lors du suicide du chef d’une exploitation agricole ou de l’un de ses membres. Le but est de rétablir l’équité par rapport aux autres assurés sociaux. La charge qui en résultera est estimée à 2,9 millions d’euros, qui ne devraient pas, selon le gouvernement, se traduire par l’augmentation des cotisations Amexa (Assurance Maladie des EXploitants Agricoles).

Qu’en est-il du financement de la sécurité sociale 2022 ?

La mesure qui donne le droit aux familles de toucher un capital décès s’inscrit dans un projet beaucoup plus global visant à soutenir les professionnels de l’agriculture.

Parmi les mesures phares, nous retenons :

  • La limitation du statut du conjoint collaborateur des travailleurs indépendants afin de ne pas les maintenir dans une activité créant une dépendance économique sans occuper un réel emploi.
  • Les indemnités journalières de paternité pour les chefs d’exploitations agricoles dans le cadre du dispositif de l’allocation de remplacement si aucun remplaçant n’a été trouvé.
  • Une indemnisation des ayants droit des autres non-salariés travaillant sur l’exploitation agricole (collaborateurs, enfants de plus de 14 ans, aides familiaux…) et décédés d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
  • L’extension du champ d’application de l’indemnisation des victimes professionnelles de pesticides.
  • La simplification de l’accès à une complémentaire santé solidaire.
  • Le financement de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) des exploitants.

Cette mesure, complétée par la loi Egalim 2 qui bloque le prix d’achat des matières premières agricoles pour protéger la rémunération des exploitants, témoigne d’une politique en faveur du milieu rural pour redonner espoir aux professionnels.

https://www.odella.fr/actualites/juridique/monde-agricole-droit-a-un-capital-deces-pour-les-proches/

vendredi 15 avril 2022

CANADA Conférence-midi sur la prévention du suicide des enfants de 5 à 13 ans: la vidéo accessible en ligne

Conférence-midi sur la prévention du suicide des enfants de 5 à 13 ans: la vidéo maintenant accessible en ligne
Jeudi 14 avril 2022 https://crise.ca*

Dans cette conférence midi donnée le 15 mars 2022 à la Direction régionale de santé publique de Montréal, Cécile Bardon, PhD, directrice associée du CRISE, aborde la prévention du suicide auprès des enfants de 5 à 13 ans et notamment l’utilisation du Guide de soutien pour intervenir auprès d’enfants de 5 à 13 ans à risque suicidaire, publié en 2021 par le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Pour voir sa conférence, allez à 27:00: https://www.youtube.com/watch?v=Q2veCueQF6M

Le document de sa présentation peut également être téléchargé à: https://santemontreal.qc.ca/index.php?id=5396
D’autres ressources pour mieux comprendre la prévention du suicide des enfants

Le CRISE propose plusieurs ressources pour mieux comprendre et prévenir le suicide des enfants de 5 à 13 ans.
Webinaire: Comprendre le sens de la détresse des enfants à risque suicidaire pour mieux assurer leur sécurité, par Nathalie Maltais, PhD (2021)
Synthèses de connaissances:
Idées et comportements suicidaires chez les enfants
Facteurs individuels associés au suicide des enfants
Facteurs de risque environnementaux des comportements suicidaires chez les enfants

Source https://crise.ca/nouvelles/conference-midi-sur-la-prevention-du-suicide-des-enfants-de-5-a-13-ans-la-video-maintenant-accessible-en-ligne/

jeudi 14 avril 2022

ETUDE RECHERCHE Scoping review des outils de dépistage des conduites suicidaires des adolescents en milieu carcéral

Scoping review des outils de dépistage des conduites suicidaires des adolescents en milieu carcéral
Adrien Miranne Guivarc’h 1


1 UR UFRS - Université de La Réunion - UFR Santé
Résumé : Introduction : plusieurs études récentes ont montré que la santé mentale des adolescents incarcérés est plus dégradée que celle de la population générale du même âge. Les conduites suicidaires restent fréquentes au sein des prisons pour mineurs malgré une surveillance étroite. Notre étude propose de faire un état des lieux des outils de dépistage des conduites suicidaires d’adolescents incarcérés et de discuter de la pertinence de leur systématisation. Méthode : cette scoping review a utilisé les articles issus de la revue de la littérature de Borschmann et collaborateurs publiée en 2020, complétée secondairement par des recherches sur Pubmed/Embase et Google Scholar. Nous avons sélectionné des articles relatifs à des études ayant eu recours à au moins un outil de dépistage des conduites suicidaires d’adolescents incarcérés. Résultats : 25 articles ont été sélectionnés pour l’analyse des données. Parmi eux, nous avons identifié plusieurs outils de dépistage de conduites suicidaires d’adolescents incarcérés avec mis en exergue l’intérêt du Massachusetts Youth Screening Instrument. Nous avons également présenté les principales comorbidités associées au risque suicidaire dans cette population comme la toxicomanie et l’exposition traumatique. Conclusion : la systématisation d’un outil de dépistage du risque suicidaire et des autres comorbidités psychiatriques associées apparait primordial pour mieux repérer et prévenir les tentatives de suicides de ces adolescents à risque. Par ailleurs, au-delà d’un simple outil, des réévaluations régulières par des professionnels qualifiés et une bonne communication entre les différents services travaillant auprès de ces jeunes et leur famille s’avèrent primordiaux au vu de la vulnérabilité pédopsychiatrique de ces adolescents.

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03635167
Soumis le : vendredi 8 avril 2022 - 11:49:37
Dernière modification le : jeudi 14 avril 2022 - 03:24:06

Fichier Miranne_Adrien_37008336.pdf
Fichiers produits par l'(les) auteur(s)
Citation
Adrien Miranne Guivarc’h. Scoping review des outils de dépistage des conduites suicidaires des adolescents en milieu carcéral. Sciences du Vivant [q-bio]. 2021. ⟨dumas-03635167⟩

RETOURS SUR : Traiter du suicide dans les médias, conférence au club presse Auvergne

Traiter du suicide dans les médias, conférence au club

Les journalistes Eloise Bajou et Guillaume Bouvy étaient au Club ce vendredi 8 avril pour un exposé sur le traitement du suicide dans les médias. Ils participent au programme national Papageno de prévention du suicide. Nous les remercions vivement, eux et les collègues venus les entendre. Il a été très utilement montré que l’information bien conduite contribue à prévenir les conduites suicidaires.

Le podcast de la rencontre

En savoir plus

Source https://www.clubpresseauvergne.fr/traiter-du-suicide-dans-les-medias-conference-au-club/

21/04/2022 Live interactif sur la prévention suicide en police.

Live interactif sur "la prévention #suicide en #police".

En 25 ans, 1200 suicides en police. Quelles solutions ?

Le jeudi 21 avril à 19h sur Instagram @36quaidesorfevres

Avec la participation de
l'association @Peps_Sos et d'un docteur du centre @3114_appel

 


mardi 12 avril 2022

L'équipe VigilanS 78 recrute psychologues et infirmiers, temps plein ou temps partiel, pour répondre à l'extension vers le département du 95 et vers les mineurs

L'équipe VigilanS 78 dédiée à la prévention de la récidive suicidaire, recrute psychologues et infirmiers, temps plein ou temps partiel, pour répondre à l'extension vers le département du 95 et vers les mineurs Enjeux majeurs dans le contexte actuel. Contact : Dr Olivia Barasino, olivia.barasino @hôpitaux-plaisir.fr, 01 30 81 84 84


lundi 11 avril 2022

MANIFESTATION Pour les professionnels 16/05/22 EIG Analyse d'une conduite suicidaire

EIG  Analyse d'une conduite suicidaire

Source : staraqs.com

"La STARAQS a le plaisir de vous inviter à un atelier d’analyse d’une conduite suicidaire en référence au guide :  « Comment analyser une conduite suicidaire ? Un guide pour accompagner votre questionnement ».

A partir d’une situation concrète, nous vous présenterons cette méthode d’analyse approfondie des causes et échangerons avec vous sur la complexité de ce type de prise en charge et les mesures institutionnelles.

Cet atelier aura lieu en distanciel le lundi 16 mai 2022 de 14h à 15h30

N’hésitez pas à vous inscrire ici.

Enfin, nous espérons vous retrouver le jeudi 8 Septembre 2022 pour la prochaine journée régionale sur la prévention du suicide, que nous animerons avec le Pr Fabrice JOLLANT

Bien à vous,

L'équipe de la STARAQS."

(Structure Régionale d'Appui à la qualité et à la sécurité des soins en Ile de France)

Source newsletter https://www.staraqs.com/

vendredi 8 avril 2022

ETUDE RECHERCHE Loss to follow-up in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - The VigilanS program, France

 

Loss to follow-up in a population-wide brief contact intervention to prevent suicide attempts - The VigilanS program, France
Larissa Djembi Fossi  1   2 Christophe Debien  3   4   5 Anne-Laure Demarty  3 Guillaume Vaiva  3   4   5 Antoine Messiah 
1 INSERM, MOODS Research unit "Depression, Anxiety, Psychotraumatism and Suicide", Centre de recherche en Epidémiologie et santé des populations (CESP), Université Paris-Saclay, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif, France.
2 INSERM, Sorbonne University, Institut Pierre Louis d'Épidémiologie et de Santé Publique, Social Epidemiology Team, Paris, France.
3 Department of Psychiatry, University Hospital of Lille, Lille, France.
4 Univ. Lille, Inserm, CHU Lille, U1172-LilNCog (JPARC)-Lille Neurosciences & Cognition, Lille, France.
5 Centre National de Ressources et Résilience Pour Les Psychotraumas (Cn2r Lille Paris), Department of Psychiatry, University Hospital of Lille, Lille, France.
Published: March 1, 2022  PLoS One . 2022 Mar 1;17(3):e0263379. doi: 10.1371/journal.pone.0263379. eCollection 2022. 


Abstract

Background

Brief Contact Interventions (BCIs) after a suicide attempt (SA) are an important element of prevention against SA and suicide. VigilanS generalizes to a whole French region a BCI combining resource cards, telephone calls and sending postcards, according to a predefined algorithm. However, a major obstacle to such real-life intervention is the loss of contact during follow-up. Here, we analyze the occurrence of loss of follow-up (LFU) and compare characteristics of patients LFU with follow-up completers.

Methods

The study concerned patients included in VigilanS over the period from 1st January 2015 to 31 December 2018, with an end of follow-up on 1st July 2019. We performed a series of descriptive analysis and logistic regressions. The outcome was the loss to follow-up, relative to the 6th month call marking the end of the follow-up; the predictive variables were the characteristics of the patient at entry and during follow-up. Age and sex were considered as adjustment variables.

Results

11879 inclusions occurred during the study period, corresponding to 10666 different patients. The mean age was 40.6 ± 15 years. More than a third were non-first suicide attempters (46.6%) and the most frequent means of suicide was by voluntary drug intoxication (83.2%). 8335 patients were LFU. After simple and multiple regression, a significant relationship with loss to follow-up was identified among non-first suicide attempters, alcohol consumers, patients having no companion on arrival at the emergency room, patients who didn’t make or receive any calls. An increased stay in hospital after a SA was a protective factor against loss of follow-up.

Conclusion

A majority of patients were lost to follow-up by the expected surveillance time of 6 months. Characteristics of lost patients will help focusing efforts to improve retention in the VigilanS program and might give insights for BCI implemented elsewhere.

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0263379

 

***

Source 


MANIFESTATION EXPOSITION DE MARS à MAI 2022 SUR LE MAL-ÊTRE À BESSÉ SUR BRAYE, SAINT CALAIS ET VIBRAYE (72)

ACTUALITÉ - VALLÉES DE LA BRAYE ET DE L'ANILLE



EXPOSITION SUR LE MAL-ÊTRE À BESSÉ SUR BRAYE, SAINT CALAIS ET VIBRAYE
Publié le vendredi 25 mars 2022 - Vallées de la Braye et de l'Anille

Le taux de suicide en Pays de la Loire est supérieur de 24 % à la moyenne nationale. La Sarthe est le département le plus touché de la région. La prise en charge de la crise suicidaire, figure parmi les priorités régionales de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire. Pour agir efficacement face à une crise suicidaire, avant qu’il ne soit trop tard, il est important de repérer les signes d’alerte, d’apporter une écoute et d’accompagner vers des dispositifs existants.
Pour sensibiliser chacun au risque suicidaire et savoir comment aider et orienter les personnes en difficulté, les élus MSA de l’échelon local de Saint-Calais proposent une exposition « Le malêtre et la crise suicidaire » dans les cabinets médicaux de la Communauté de communes Vallées de la Braye et de l’Anille.
Cette exposition est gratuite et ouverte au public fréquentant ces cabinets. Elle se déroule :
du 22 mars au 12 avril 2022 à la Maison de santé de Bessé-sur-Braye - 27 rue Jean Jaurès à Bessé-sur-Braye

  • du 12 avril au 3 mai 2022 à la Maison de santé de Saint Calais - 5 avenue Charles de Gaulle à Saint-Calais
  • du 3 mai au 24 mai 2022 à la Maison de santé de Vibraye - Rue du Grand prix 1906 à Vibraye.
La MSA met également en place un réseau des veilleurs sur son territoire afin de repérer efficacement de façon précoce le mal-être.
Il est composé de volontaires :
formés au repérage de la crise suicidaire, formés à l’écoute active, connaissant les professionnels, les associations, les services et autres partenaires compétents.
Ces volontaires sont des relais sur tout le territoire.
Toutes les personnes souhaitant s'impliquer dans la lutte contre le mal-être et le suicide peuvent participer à la création du réseau de veilleur de Saint-Calais / La Ferté-Bernard. Elles sont invitées à se faire connaître auprès de la MSA.
Les interlocuteurs du secteur :
Mireille Viloteau, Présidente du Comité d’échelon local MSA de Saint-Calais - 06 30 36 24 31
Katia Bariller, conseillère sociale Animation et développement des territoires MSA Mayenne-Orne-Sarthe - 02 43 35 89 54 / 06 08 82 80 47

MANIFESTATION 9/05/22 suicide en France de nos jours – perspectives sociologiques

Le suicide en France de nos jours – perspectives sociologiques

avec Florian Pisu et Nicolas Deffontaines

Le phénomène du suicide des agriculteurs est pensé au singulier dans l’espace public; les causes du “sursuicide agricole” sont considérées comme identiques pour l’ensemble des groupes sociaux agricoles. Si la propension plus élevée des agriculteurs à se suicider constitue un fait social, ses causes doivent être pensées au pluriel. A partir de l’articulation d’une enquête ethnographique auprès de “proches éloignés” de suicidés (travailleuses sociales de la MSA, collègues voisins,  bénévoles et salariés de Solidarité Paysans, une association d’accompagnement des agriculteurs en difficulté) et de l’analyse statistique des données de mortalité des agriculteurs exploitants, cette séance propose d’établir une typologie des configurations suicidogènes dans lesquelles les agriculteurs et agricultrices suicidés étaient plongés.

Nicolas Deffontaines

Nicolas Deffontaines est MCF en sociologie à l’Université Picardie Jules-Verne (UMR CURAPP-ESS), Nicolas Deffontaines a soutenu une thèse en 2017 sur les suicides des agriculteurs (INRA-CESAER). Ses recherches portent sur la fabrique des inégalités sociales de santé mentale.

jeudi 7 avril 2022

ETUDE RECHERCHE Étude des spécificités cliniques et évolutives de la crise suicidaire dans la population adolescents et jeunes adultes (16-25 ans) : résultats d'une enquête prospective et rétrospective dans l'unité PASS-AJE

Étude des spécificités cliniques et évolutives de la crise suicidaire dans la population adolescents et jeunes adultes (16-25 ans) : résultats d'une enquête prospective et rétrospective dans l'unité PASS-AJE

Bertrand Audoin 1
1 FM - UCA - Faculté de Médecine - Clermont-Auvergne
Résumé : Ce travail propose d'explorer la crise suicidaire chez les adolescents et jeunes adultes à l'aide d'une étude observationnelle monocentrique rétrospective et prospective auprès de patients de 16-25 ans hospitalisés en unité spécialisée. L'objectif principal est l'étude du devenir psychiatrique des patients en fonction de leur modalité clinique d'entrée relative au suicide : crise suicidaire (CS), regroupant tentative de suicide (TS) et idées suicidaires (IS), et autre motif d'entrée (AM). Sur 148 patients, nous notons un taux de mortalité à 10 ans (2,1 pour 1000) supérieur à celui de la population générale des jeunes, une plus grande prévalence de nouvelle TS dans le groupe CS que dans le groupe AM et une qualité de vie globale plus basse que la moyenne. Cependant le taux de récidive est relativement bas (N=14, 18%). La corrélation à la dépression semble être un facteur de gravité. Enfin les consommations pathologiques de substances psycho-actives des patients se maintiennent à l'âge adulte. Les résultats sont représentatifs de la fragilité, la sensibilité à l'environnement et le rapport difficile au corps intervenant probablement dans la crise suicidaire de cette population.

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03623074
Contributeur : Santé Uca Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : mardi 29 mars 2022 - 14:30:30
Dernière modification le : jeudi 31 mars 2022 - 04:09:32
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Fichier visible le : 2026-12-31

Citation
Bertrand Audoin. Étude des spécificités cliniques et évolutives de la crise suicidaire dans la population adolescents et jeunes adultes (16-25 ans) : résultats d'une enquête prospective et rétrospective dans l'unité PASS-AJE. Médecine humaine et pathologie. 2021. ⟨dumas-03623074⟩

Source https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03623074

CANADA AUTOUR DE LA QUESTION Le deuil chez les hommes: cinq mythes à déboulonner

Le deuil chez les hommes: cinq mythes à déboulonner
3 avril 2022 https://www.ledroit.com/*

Geneviève Gauthier  Candidate au doctorat sur mesure en sciences sociales et travailleuse sociale, UQAC

Gwenaël Granal  Intervenant Social, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)

Jacques Cherblanc  Professeur, anthroposociologie et éthique, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)


ANALYSE / Les normes sociales influencent la manière dont nous composons avec les différentes situations de la vie et comment les membres de notre entourage interagissent avec nous.

C’est ainsi que certaines réactions apparaissent appropriées pour une femme alors qu’elles sont perçues comme étant inappropriées pour un homme. On sait par exemple que l’expression de certaines émotions «négatives» comme la peur et la tristesse est découragée chez les jeunes garçons, et tolérée chez les jeunes filles, qu’on socialise à être patientes, sensibles et empathiques.

Lors d’un décès, l’entourage peut s’interroger sur la normalité des manifestations de chagrin selon qu’il est exprimé par une femme ou par un homme. Des préjugés existent en effet en fonction du genre. En tant que chercheurs en socio-anthropologie sur le deuil et intervenant en santé bien-être des hommes, nous essayons de comprendre le vécu derrière chaque deuil, dans ses particularités individuelles. Menant actuellement le projet COVIDEUIL, nous constatons que le vécu des répondants masculins est très éloigné des croyances populaires.


Voici cinq mythes que nous désirons démystifier sur le deuil des hommes.
Mythe #1: les hommes moins affectés par le deuil

On entend souvent que les hommes sont moins affectés par le deuil. Ce type de mythe prend racine dans l’éducation sociale de l’homme. On attend de lui qu’il soit «fort» et «solide», donc «qu’il manifeste peu ou pas d’émotions en public et se montre ni trop éploré, ni trop vulnérable». La culture peut ainsi rendre difficile l’expression de leur souffrance morale. De plus, les deuils «symboliques» tels que la perte d’un emploi, la fin d’une relation amoureuse ou une importante perte financière touchent grandement les hommes, car ils se définissent souvent par ce qu’ils font et ce qu’ils ont. Ce type de deuil entraîne une grande souffrance chez les hommes, qui peut les conduire, plus souvent que les femmes, au suicide.
 

Mythe #2: les hommes expriment moins leur deuil

S’il est vrai que certains hommes soient moins portés à utiliser la parole pour exprimer leur deuil, ils mobilisent des stratégies davantage axées sur l’agir et le mouvement. En effet, les hommes sont davantage portés à vivre leur deuil à travers l’action et à l’exprimer dans des contextes plus informels, comme une conversation entre amis. C’est que plusieurs hommes sentent qu’ils doivent vivre dans ce qu’on appelle un «Man Box», un construit rigide représentant l’identité masculine. L’expression verbale du deuil peut alors être perçue comme un signe de faiblesse. Il est alors faux de dire que les hommes expriment moins leur deuil : ils l’expriment autrement — notamment par le silence — et davantage par des actions — comme la violence ou l’isolement — que par des mots.
Mythe #3: le deuil des hommes est moins long

La «durée» d’un deuil ne peut être calculée précisément. En effet, chaque trajectoire ne saurait être réduite à un début et une fin clairement définis. Nous savons que le genre peut influencer les «styles» de deuil, en mobilisant par exemple des stratégies centrées sur «l’intuition» (émotions) ou sur «l’instrumentalisation» (expression physique et cognitive), mais que la durée varie d’un individu à l’autre plutôt que d’un genre à l’autre.


Il existerait cependant pour les hommes une pression pour «reprendre une vie normale rapidement» qui se traduirait par un retour au travail rapide, une prise d’action pour se tenir occupé et un vécu du deuil dans le secret. Il s’agit autant d’une pression sociale qu’une manière de vivre le deuil qui implique de lui donner du sens par le retour à une vie «normale». Ces aspects pourraient laisser croire que le deuil des hommes est moins long et qu’ils auraient moins besoin de ressources que les femmes, alors que ce n’est pas le cas.

 
Il y a pour les hommes une pression pour reprendre une vie normale rapidement, alors que chaque trajectoire ne saurait être réduite à un début et une fin clairement définis.


Mythe #4: les hommes ont besoin d’être seuls pour vivre leur deuil

Pour certains hommes, la solitude peut être bénéfique dans le cheminement du deuil. Mais cela ne signifie pas que c’est le cas tout le temps et pour tous les hommes. En fait, les jeunes hommes sont plus enclins à rapporter qu’ils offrent du soutien à d’autres que de rapporter qu’ils sont émotionnellement vulnérables. Les hommes craindraient d’aller chercher du soutien dans leur entourage, non pas parce qu’ils n’en ont pas besoin, mais parce que cette pratique ne cadre pas avec les attentes sociales liées au genre masculin.

L’étude de Promundo portant sur l’identité masculine aux États-Unis, en Grande-Bretagne et au Mexique révèle que lorsque les hommes demandent du soutien, ils le font le plus souvent auprès des femmes dans leur vie. Il ne serait donc pas question d’un «besoin d’être seul», mais davantage de cadrer avec la « nécessité » de ne pas perdre la face. Il s’agit même parfois d’une difficulté a percevoir son propre besoin d’aide.
 

Mythe #5: les hommes souffrent moins de perturbations du deuil

Si l’expression des émotions fait émerger un sentiment dévalorisant pour l’homme, il est possible que celui-ci décide de se renfermer sur lui-même et d’intérioriser la souffrance qu’il vit en lien avec un décès. La honte, émotion forte et dominante dans un tel contexte, peut renforcer l’idée qu’il vaut mieux cacher la détresse.

Cela rend les manifestations anxieuses et dépressives plus difficiles à discerner pour l’entourage, pouvant donner l’impression que les hommes souffrent moins de perturbations du deuil. Alors que dans la réalité, les perturbations ne sont pas forcément là où on les attend : l’irritabilité, le surmenage et l’automédication en sont des exemples. Deux suicides sur trois en 2018 concernaient des hommes, alors que les femmes sont 4 fois plus nombreuses à faire des tentatives de suicide.

Un deuil récent peut amplifier la fragilité d’une personne, en créant un déséquilibre dans sa vie. Il ne faudrait pas, en ce sens, assumer qu’un homme est moins à risque de développer des perturbations du deuil sur la seule base de son genre.
Connaître le vécu des hommes pour déconstruire les mythes

Les associations entre genre et deuil sont ancrées dans les représentations sociales et ne sauraient représenter l’ensemble des trajectoires de deuil de chaque homme ou femme. Comme nous l’écrivions dans un précédent article sur les étapes du deuil de Kubler-Ross, chaque deuil est particulier.

À cet égard, nous réalisons en ce moment une importante étude sur le vécu du deuil en temps de pandémie. Or, les hommes participent peu aux études sur le deuil. Nous souhaiterions mieux connaître leur vécu et les invitons à nous le faire connaître en y participant : covideuil.ca.

C’est par les connaissances scientifiques que l’on peut le mieux combattre les mythes et ultimement prendre en compte l’expérience singulière des trajectoires de deuil de chacun, au-delà des idées reçues et des stéréotypes de genre.


***

Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission. La Conversation est un média en ligne d'information et d'analyse de l'actualité indépendant, qui publie des articles grand public écrits par les chercheurs et les universitaires. Son objectif est de permettre une meilleure compréhension de l'actualité et des sujets les plus complexes.

https://www.ledroit.com/2022/04/03/le-deuil-chez-les-hommes-cinq-mythes-a-deboulonner-5fc1fd02f087b6d1eaf71f2d1028e5c7




MàJ GRAND EST Présentation kit régional Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS

Kit « Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS » 

Ce kit a été réalisé dans le cadre d’un groupe de travail régional SRA Grand Est dans l’objectif de vous accompagner sur la thématique de la prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées.

Les outils et éléments contenus dans ce kit n’ont pas de caractère obligatoire et ne sauraient se substituer aux outils d’ores et déjà utilisés, mais constituent des supports mis à disposition des établissements / structures adhérents à la SRA GE, ayant pour intention de les aider sur la thématique de la « Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS ».

Les établissements ou structures peuvent ainsi se les approprier, les personnaliser et les adapter à leurs besoins.

Téléchargez les supports dont vous avez besoin :
Éléments à visée informative
Page de garde (accès libre)
Sommaire (accès libre)
Fiche descriptive et d’utilisation du kit
Outils
Utilisation outil 1
Outil 1 - Repérage précoce des signes de dépression et identification des signaux d’alerte
Utilisation outil 2
Outil 2 - Évaluation de la situation et identification d’un éventuel risque suicidaire
Utilisation outil 2 Annexe
Outil 2 Annexe - Mémo sur les facteurs de risque suicidaire chez la personne âgée en ESSMS
Utilisation outil 3
Outil 3 - Support de sensibilisation des professionnels au risque suicidaire des personnes âgées en ESSMS
Utilisation outil 4
Outil 4 - Quizz « Le risque suicidaire chez les personnes âgées » et réponses au quizz
Réponses du quizz
Visuels
Utilisation visuels
Visuel 1 - La dépression chez la personne âgée – principaux signes
Visuel 2 - Note explicative
Visuel 2 - La crise suicidaire
Visuel 3 - Différencier « dépression » et « crise suicidaire » (accès libre)
Visuel 4 - Les 1ères mesures à prendre – Réagir et agir
Visuel 5 - Quelques pistes pour sécuriser l’environnement d’une personne à risque suicidaire
En complément
Pour aller plus loin : Bibliographie – Remerciements
Fiche Outils internes « Prévention et prise en charge du risque suicidaire chez la personne âgée »
Dispositifs et actions en région Grand Est" (accès libre)


Contact

1 rue du Vivarais
54500 Vandoeuvre-lès-Nancy

contact@sragrandest.org

03 83 40 85 11
https://sragrandest.org/wp/2022/02/23/kit-prevention-du-risque-suicidaire-chez-les-personnes-agees-en-essms/

 

1er post 24/02/22

Présentation kit Prévention du risque suicidaire chez les personnes âgées en ESSMS

23 févr. 2022

samedi 2 avril 2022

PARUTION Figures du suicide et problématiques dépressives, Catherine Delaunay

Figures du suicide et problématiques dépressives
Catherine Delaunay

Ce livre s'intéresse aux problématiques de la dépression et aux représentations du suicide en tant que symptôme de celle-ci. Il oriente le lecteur vers de nombreuses pistes de réflexions, en confirme certaines de façon convaincante et en amorce d’autres. Il s’adresse aux psychologues et aux chercheurs intéressés par l’énigme du suicide, mais aussi aux patients et à toute personne touchée de près ou de loin par cet acte et en quête de lui donner un sens.



Figures du suicide et problématiques dépressives

Catherine Delaunay

« Celui qui se donne la mort voudrait vivre. » Cette vérité, mise au jour par Schopenhauer, je n’ai eu de cesse de l’entendre dans le discours des survivants au suicide que j’ai rencontrés, sous la forme « je ne voulais pas mourir, je voulais que ça s’arrête », « ça » désignant la souffrance. Et si, paradoxalement, le suicide interrompu signifiait une volonté de survivre psychiquement ? Suicide interrompu car l’intention de mourir est bien ici déterminante : c’est parce qu’il y a eu intervention d’un tiers, la réanimation médicale, que la mort du sujet n’est pas advenue. La clinique des survivants révèle en effet cet étrange paradoxe : se tuer physiquement pour survivre psychiquement à la souffrance engendrée par la perte de l’objet aimé. C’est bien parce qu’il est confronté à la menace d’un effondrement que le sujet décide de se tuer, le suicide apparaissant alors comme une défense contre l’angoisse, en d’autres termes, comme un symptôme de la dépression. Il s’agit donc d’appréhender ce paradoxe en interrogeant non seulement les symptômes dans leur rapport aux problématiques dépressives, mais aussi la place de la mort dans la vie psychique. Attribuer un sens à la mort, l’intégrer à la vie psychique, la lier au vivant, apparait en effet comme un élément indissociable de toute forme de guérison possible pour ce type de fonctionnement psychique.

https://presses-universitaires.parisnanterre.fr/index.php/produit/figures-du-suicide-et-problematiques-depressives/


Source Mis à jour le 30 mars 2022 sur https://presses-universitaires.parisnanterre.fr/index.php/produit/figures-du-suicide-et-problematiques-depressives/

AUTOUR DE LA QUESTION Redon (35). Une exposition sur la santé mentale, qui permet « aux jeunes d’en être acteur »

Redon. Une exposition sur la santé mentale, qui permet « aux jeunes d’en être acteur »
Vendredi 01 avril 2022

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Corentin, en charge de l’exposition, a fait le tour des lieux fréquentés par les jeunes de Redon, afin d’installer des affiches de l’exposition et expliquer les modalités de participation. © Ouest-France

Le référent santé de la Mission locale, Corentin Caillard, organise une exposition participative sur le thème de la santé mentale. Elle s’adresse aux jeunes, de 12 à 25 ans, qui ont jusqu’au 16 mai 2022 pour envoyer leurs œuvres.

Corentin Caillard, ambassadeur santé en service civique à la Mission locale de Redon (Ille-et-Vilaine), épaulé par Marine Kunstmann, chargée de mission pour l’amélioration de l’offre de soin de proximité, met en place une exposition participative, intitulée Intra-muros, sur le thème de la santé mentale.

Cette exposition s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans, qui ont jusqu’au 16 mai pour s’inscrire et envoyer par mail leurs œuvres. Une initiative de plus pour le pays de Redon, qui contribue, en partenariat avec la Mission locale et les professionnels de santé du centre hospitalierde Redon, à améliorer l’accompagnement psychologique des jeunes.

Des jeunes dans le besoin

« La pandémie a exacerbé les problématiques de santé, et particulièrement celle de la santé mentale, explique Marine Kunstmann. Il a un vrai problème de prises en charge et d’accès aux soins ici. » Selon ses dires, en Bretagne, « les jeunes sont ceux qui sont le plus éloignés de l’offre de soins, particulièrement ceux qui sont en situation d’exclusion ou précaire ».

C’est Corentin Caillard qui a choisi le thème de l’exposition, car « ça m’intéressait ». Mais c’est aussi au fil des discussions qu’il a avec les jeunes qu’il accompagne lors de rendez-vous médicaux et qu’il épaule dans leurs démarches médicales, qu’il a compris que la question de la santé mentale était très présente chez eux.



La Mission locale et Redon agglo se sont alliés pour organiser cette exposition « Intra-muros », sur la santé mentale. Elle s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans. © Ouest-France

Se réapproprier le sujet

Le but de cette exposition participative, qui sera exposée à la Maison Confluences, le 1er juin 2022, c’est aussi que les jeunes puissent se réapproprier leur santé mentale. Pour Marine Kunstmann, « cette expo va permettre aux jeunes d’être acteur de leur santé mentale, et pas simplement la subir ».

Les adolescents ont carte blanche sur la forme que pourra prendre leur œuvre. Les deux organisateurs espèrent avoir entre vingt et trente participants, mais, soulignent-ils, « le but c’est qu’ils s’éclatent et que le thème fasse écho en eux ».

Une fois la date d’exposition du 1er juin passée, Corentin et Marine espèrent que certaines des œuvres pourront être exposées dans d’autres lieux du département et de la région, et ce pendant une année, afin que le plus grand nombre puisse les voir.

Pour participer, il faut envoyer à : concours-jeunesse@redon-agglomeration.bzh
Annah BLOUIN-FAVARD. Ouest-France
https://pontivy.maville.com/actu/actudet_-redon.-une-exposition-sur-la-sante-mentale-qui-permet-aux-jeunes-d-en-etre-acteur-_dep-5157797_actu.Htm

vendredi 1 avril 2022

À Saint-Brieuc, l’installation des barrières anti-suicide a commencé sur le viaduc du Gouët

À Saint-Brieuc, l’installation des barrières anti-suicide a commencé sur le viaduc du Gouët
Publié le 31 mars 2022

letelegramme.fr
À Saint-Brieuc, l’installation des barrières anti-suicide a commencé sur le viaduc du Gouët
(Le Télégramme/Nicolas Salles)

Les travaux d’installation de dispositifs anti-suicide ont commencé sur le viaduc du Gouët qui enjambe la RN12, à Saint-Brieuc. « Aujourd’hui, on a des filets horizontaux qui supportent le poids d’un corps mais ils avaient initialement été conçus pour la chute d’objets », expliquait Alain Carmouët, chef de service entretien et modernisation du réseau Dir Ouest, le 31 janvier dernier, ajoutant que la préfecture avait souhaité un système plus efficace. Ce sera chose faite avec l’installation de grilles verticales avec un retour à plus de 2,80 m.

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/a-saint-brieuc-l-installation-des-barrieres-anti-suicide-a-commence-sur-le-viaduc-du-gouet-31-03-2022-12967962.php

Démarrage du dispositif national VigilanS 91 et 77

 

Démarrage du dispositif national VigilanS 91 et 77

L’EPS Barthélemy Durand poursuit son engagement pour la prévention du suicide avec le lancement, depuis le lundi 7 mars 2022, du dispositif VigilanS pour les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. Une mesure phare de la stratégie nationale de prévention du suicide.

Le lancement du dispositif VigilanS sur les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne.

L’ARS d’Île-de-France a confié la mise en place du dispositif de recontact et d’alerte VigilanS, pour les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne, à l’EPS Barthélemy Durand. Ce dispositif rentre en cohérence avec son projet d’établissement 2017-2022.

Ce dispositif se déroule en trois étapes :

  • L’inclusion – L’inclusion d’une personne suicidante au sein du dispositif VigilanS est réalisée par les professionnels du service de soins l’ayant pris en charge. À la sortie, le patient reçoit la carte ressource du dispositif comprenant le numéro de téléphone VigilanS, qu’il peut contacter afin de maintenir le dialogue.
  • Le recontact – Les « vigilanSeurs » contactent la personne par téléphone entre dix et vingt jours après sa sortie afin de s’informer de son état de santé et lui apporter du soutien. Sans réponse, le médecin traitant et/ou psychiatre référent sont alors contactés. Un système d’envoi de cartes postales personnalisées et de SMS est également mis en place.
  • La relance – Au bout de 6 mois, tous les primo suicidants suivis par VigilanS sont rappelés pour une évaluation téléphonique détaillée de leur situation et de leur état de santé mentale. À la suite de cette évaluation, si aucune récidive suicidaire n’est constatée, le patient peut sortir du dispositif. Dans le cas contraire, le suivi est prolongé.

Un contexte épidémiologique particulièrement défavorable dans le 91 et le 77

En France, la survenue d’une tentative de suicide multiplie par 4 le risque de suicide ultérieur et 75 % des récidives ont lieu dans les 6 mois suivant une tentative de suicide. Avec environ 9 000 décès par suicide par an, la France présente un des taux de suicide les plus élevés d'Europe.