samedi 18 novembre 2017

MàJ : Santé mentale des internes : lancement du dispositif #SOSIRC. Un projet par les internes, pour les internes. TOURS (37)

Santé mentale des internes : lancement du dispositif #SOSIRC le 14 novembre. Un projet par les internes, pour les internes.
Source AITours‏ @AITours

SOS Internes Région Centre val de Loire





INFO PLUS

projet SOS-Internes Région Centre (SOS-IRC) , qui a pour objectif d’accompagner les internes en difficulté,de prévenir le mal -êtreet de prendre en charge leburn-out au sein de la communauté
des internesde l’ensemble de la régionCentre-Val de Loire.
Une veilledédiée, indépendante des institutions hospitalières et de la faculté sera mise en place. L
a confection d’un maillage de professionnels dans l’ensemble de la région Centre-Val de Loire permettra un contact simple et rapide à disposition de tous les internes de la région.
http://www.aitours.fr/medias/files/livret-d-accueil-ait.pdf

1er post : 13/11/2017


Complement article 



Un dispositif anti-burn-out à la faculté de médecine
Publié le

Yanis Ramdani, président de l’AIT, et Aline-Marie Florence, secrétaire générale.
© Photo NR
Durant leurs études, les futurs médecins sont très exposés au risque de burn-out. Ils ont désormais une adresse où chercher de l’aide.
Les futurs médecins proches du burn-out ? En avril dernier, la thèse d’un doctorant de la faculté de médecine de Tours décrivait la très mauvaise « santé psychique des externes ».
Deux mois plus tard, l’Intersyndicat national des internes (Isni) publiait des chiffres similaires dans son « enquête santé mentale des jeunes médecins » : les deux tiers d’entre eux souffrent d’anxiété, plus d’un quart à déjà connu la dépression et a eu des idées suicidaires.
La faculté de médecine de Tours s’est emparée du sujet en ouvrant une commission d’aide aux élèves en difficulté, bientôt un bureau d’interface professeur-étudiant, principalement tournée vers les externes et en encourageant la création du dispositif SOS internes.
Ce dernier, inspiré de ce qui existe déjà dans d’autres régions, sera lancé mardi 14 novembre par l’association des internes de Tours (AIT) à l’occasion d’une conférence sur « Le bien-être et la prévention du burn-out chez les internes ».
Stress, épuisement, sentiment de solitude… Derrière le joyeux tableau de l’esprit carabin, se dresse aussi celui de jeunes hommes et femmes parfois fragilisés par des études très prenantes.
« Lorsqu’on est externe, au début des études de médecine, on se retrouve soudainement confronté à la souffrance des gens, à la maladie.
« On ne prend pas forcément le temps de débriefer ; quand on devient interne, on se retrouve face à des responsabilités que l’on a pas bien mesurées auparavant », remarque Aline-Marie Florence, secrétaire générale de l’Association des internes de Tours (AIT). S’y ajoutent parfois, « comme dans d’autres secteurs », des conflits hiérarchiques, des problèmes de harcèlements, beaucoup mis en lumière ces dernières semaines, mais qui « ne sont pas la cause première » du mal-être des futurs médecins, estime Yanis Ramdani, président de l’AIT.
C’est plus à l’épuisement, au sentiment de solitude, parfois même de culpabilité face aux très fortes exigences du métier, que ces deux internes font références. « C’est un milieu dans lequel on n’a pas envie d’être faible », résument-ils.
Pour parer les risques les plus graves et aménager « un espace où s’adresser », l’Association des internes de Tours a donc mis en place un « filet de sécurité ».
Concrètement, le dispositif SOS internes région Centre-Val de Loire repose sur la création d’une adresse mail (sos.interne.centre gmail.com) et un réseau d’une quinzaine d’internes en psychiatrie et de psychiatres de ville.
« La personne qui nous contacte recevra une réponse automatique avec, entre autres, les numéros d’urgences de la Région. Le mail sera lu par des internes en psychiatrie qui rappelleront la personne dans les 24 heures pour évaluer la situation », décrit Yanis Ramdani.
En cas de crise aigue, il sera orienté directement vers un service d’urgence, sinon, il se verra proposer une rencontre avec l’un des internes. « Notre but premier est de prévenir le pire, posent les deux futurs médecins. Jusque-là, il n’y a pas eu de suicide d’étudiant en médecine à Tours… Et nous voulons que ça continue. »