lundi 13 novembre 2017

Lancement de la consultation publique sur la stratégie nationale de santé 2018-2022

Lancement de la consultation publique sur la stratégie nationale de santé
publié le 07.11.17
Communiqués de presse de Agnès Buzyn Communiqués et dossiers de presse


Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé, lance officiellement la consultation publique en ligne sur la stratégie nationale de santé. Cette stratégie constituera le cadre de la politique menée par le Gouvernement en matière de santé pour les cinq prochaines années.

Jusqu’au 25 novembre inclus, les Français pourront s’exprimer sur le projet de stratégie nationale de santé sur un espace dédié hébergé sur le site du ministère : http://strategie.sante.gouv.fr

Les internautes auront accès à ce document issu d’une phase de concertation menée depuis le mois de septembre avec les autres ministères et avec les représentants du secteur de la santé, des élus et des usagers. Ils seront appelés à réagir sur les quatre thèmes prioritaires identifiés par le Gouvernement (promotion de la santé et prévention, lutte contre les inégalités sociales et territoriales, qualité et pertinence des soins, innovation et place des citoyens dans la gouvernance du système de santé) ainsi que sur les volets spécifiques relatifs à la santé de l’enfant, de l’adolescent et du jeune, à la Corse et aux collectivités d’Outre-mer. Un questionnaire leur permettra également de transmettre leurs propositions.

Les réponses collectées permettront d’enrichir le projet de stratégie nationale de santé avant son adoption en Comité Interministériel de la Santé au mois de décembre. Un décret officialisera la stratégie nationale de santé avant la fin de l’année 2017. Dès le premier semestre 2018, la stratégie nationale de santé sera mise en œuvre par des plans et programmes nationaux, mais également dans les territoires, notamment dans le cadre des projets régionaux de santé définis par les agences régionales de santé. L’ensemble des priorités de la stratégie trouveront ainsi une application concrète et adaptée aux spécificités de chaque territoire.
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Stratégie nationale de santé 2018-2022 http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dossier_sns_2017_vdef.pdf

Extraits concernant le suicide et sa prévention:
"La prévention du suicide" nommée dans l'axe 3 : "GARANTIR LA QUALITÉ, LA SÉCURITÉ ET LA PERTINENCE DES PRISES EN CHARGE AU BÉNÉFICE DE LA POPULATION"
 "AMELIORER LA TRANSVERSALITE  ET LA CONTINUITE DES PARCOURS EN SANTE MENTALE"
"La prévention du suicide, cause de nombreux décès évitables, est un enjeu majeur. En 2014, en France, près de 9 000 décès par suicide ont été déclarés (soit près de trois fois plus que par accident de la circulation) [27] et le nombre de passages aux urgences pour tentative de suicide a concerné entre 176 000 et 200 000 personnes [28].
"Dans les prochaines années, il sera donc nécessaire de :
- Adopter une approche transversale de la politique de santé mentale alliant la promotion de la santé mentale et du bien-être, la prévention des troubles mentaux, l’accès aux soins et à la prise en charge, l’éducation thérapeutique, l’accompagnement médico-social et social du handicap psychique et le renforcement de la formation, de l’innovation et de la recherche
- Mettre en œuvre cette approche dans les territoires dans le cadre des Projets Territoriaux de Santé Mentale et des conseils locaux de santé mentale
- Maîtriser les délais d’accueil et garantir un niveau de disponibilité pour gérer les situations de crises et de détresse psychique
- Promouvoir le bien-être mental en agissant sur les déterminants individuels (compétences psychosociales), sociaux et environnementaux de la vulnérabilité sociale et psychique (environnement de vie, notamment la présence de la nature, comportements addictifs, violences,
isolement...) 
- Améliorer le repérage précoce de la souffrance psychique et des troubles mentaux
- Prévenir les troubles alimentaires (anorexie, boulimie), notamment chez les adolescents et les jeunes
- Améliorer les conditions de vie, l’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes vivant avec un trouble psychique notamment en créant de nouveaux groupes d’entraide mutuelle, en luttant contre la stigmatisation et en favorisant leur accès à l’emploi et à la formation professionnelle
- Renforcer la prévention du suicide, notamment le suivi et l’accompagnement des personnes à risque suicidaire, en particulier après une première tentative
- Améliorer le dépistage, la prise en charge et l’insertion sociale et professionnelle des personnes porteuses de troubles du spectre de l’autisme
- Expérimenter la prise en charge des thérapies non médicamenteuses en médecine de ville pour les malades atteints de troubles de santé mentale légers et modérés"


Puis dans PRIORITÉS SPÉCIFIQUES A LA POLITIQUE DE SANTÉ DE L’ENFANT, DE L’ADOLESCENT ET DU JEUNE"
"Les troubles psychiques ont un poids important chez les plus jeunes.Ils constituent en 2015 le
premier motif d’admission en affection de longue durée des moins de 15 ans [32]. En 2010, près de
2 % des femmes et 0,4 % des hommes de 15-19 ans ont fait une tentative de suicide au cours des
douze derniers mois [6]. La moitié des troubles mentaux se déclarent avant l’âge de 14 ans. Compte tenu du risque de persistance des troubles psychiques à l’âge adulte et de leur incidence sur les apprentissages et, à terme, l’insertion professionnelle, il est indispensable d’organiser la prévention et le repérage précoce de ces troubles  en particulier durant les périodes de la périnatalité  et de la petite enfance.

Dans les prochaines années, il sera donc nécessaire de :
- Renforcer de dépistage néonatal et évaluer les possibilités d’augmenter le nombre de maladies dépistées, notamment pour les maladies rares en s’assurant d’un parcours d’aval de qualité et coordonné dans chaque région
- Garantir l’accès au diagnostic prénatal
- Soutenir l’intervention des professionnels libéraux (médecins, chirurgiens-dentistes, professions paramédicales...) en matière de dépistage auprès des jeunes enfants, notamment des troubles visuels et des troubles du langage, en lien avec l’éducation nationale, les modes d’accueil formels (crèches, assistants maternels...) et les services de santé scolaire
- Soutenir la réalisation des bilans de santé par les services de protection maternelle et infantile à l’école maternelle (3 ans) et par les services de santé scolaire (6 ans), et atteindre 100 % d’enfants ayant eu une visite préventive avant six ans d’ici 2020 en facilitant le lien entre médecine scolaire et médecine de premier recours sur le territoire concerné
- Améliorer le repérage précoce et la prise en charge du surpoids et de l’obésité des enfants
- Développer le repérage précoce des troubles psychiques chez l’enfant et l’adolescent, assurer l’accès des parents d’enfants atteints de tels troubles au soutien à la parentalité, et organiser un travail en réseau entre les acteurs de la petite enfance, de la santé scolaire et de la pédopsychiatrie
- Organiser sur chaque territoire des filières de prise en charge des troubles psychiques et dys en renforçant notamment l’offre en centre de référence et en pédopsychiatrie






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