lundi 19 juin 2017

MONTPELLIER Inauguration des nouveaux locaux Urgence et Post-urgence Psychiatriques du CHU

Un dispositif de prévention du suicide testé au CHU de Montpellier
Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault ** jeudi 8 juin 2017


C'est le dispositif "vigilans" qui accompagne le patient suicidaire à sa sortie de l'hôpital. Une main tendue pour éviter la récidive. On estime à 12 000 le nombre de tentatives de suicide chaque année dans l'ex région Languedoc-Roussillon.
Le département Urgence et Post-urgence Psychiatriques du CHU de Montpellier inaugurait ce mercredi, ses nouveaux locaux. 1,9 millions d'euros investis pour rénover et surtout regrouper dans un même lieu (rez de chaussé de Lapeyronie) toutes les activités psychiatriques ( hors hôpital la Colombière qui traite les cas lourds).

Il y a 19 lits pour accueillir 5000 patients aux urgences et 8000 en consultation chaque année. Des patients qui souffrent de dépression, de burn out, de troubles bi-polaire et ceux qui ont fait une tentative de suicide.

Le suicide c'est le gros de l'activité

En ex-Languedoc-Roussillon on déplore 650 suicides par an, 20 fois plus de tentatives. Cela coûte cher à la collectivité, une tentative de suicide c'est 15 000 euros pour les moyens mis en œuvre, 300 000 euros pour un suicide .
Une tentative de suicide coûte 15 000 euros
C'est pourquoi au CHU de Montpellier on met l'accent sur la prévention. Depuis un an, on expérimente le dispositif "vigilans". Tous les patients qui ont tenté de mettre fin a leurs jours sont suivis à leur sortie de l'hôpital.

Un numéro vert pour le patient

Souvent ils ne veulent pas, pensant, qu'ils ont traversé une mauvaise passe et que les choses vont s'arranger or, le risque de récidive est important. A Montpellier une cellule de quatre infirmières et psychologues reste en contact avec eux, une main tendue. Le patient repart avec un numéro vert à appeler en cas d'urgence.
Actuellement plus de 500 patients sont suivis via ce dispositif, testé dans trois autres régions notamment Lille depuis deux ans et l'effet préventif est réel.

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/un-dispositif-de-prevention-du-suicide-teste-montpellier-1496842513

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