mardi 23 mai 2017

AUSTRALIE Nick Cave appuie l'application de la prévention du suicide pour les communautés aborigènes

Nick Cave appuie l'application de la prévention du suicide pour les communautés aborigènes
d'après article Lars Brandle le 24 avril 2017 sur www.tonedeaf.com.*

Nick Cave a mis son soutien derrière une application de prévention du suicide pour les aborigènes d'Australie. La communauté de Warlpiri de Lajamanu dans le désert de Tanami australien est en train de publier l'application qui pourrait donner l'espoir aux communautés qui en ont besoin.
Les taux de suicide chez les aborigènes sont à des niveaux épidémiques et trois personnes prennent leur propre vie chaque semaine. On s'attend à ce que les jeunes aborigènes soient quatre fois plus susceptibles de prendre leur vie que leurs pairs non indigènes, ce qui est tristement parmi les plus élevés au monde.

Depuis 2005, cependant, il n'y a pas eu un seul suicide à Lajamanu. La communauté elle-même peut avoir les réponses et on espère que l'application peut extraire ce message important.
«Avec les Autochtones qui se suicident à une échelle sans précédent, un groupe d'aînés crée une application fondée sur les histoires les cérémonies et la loi», explique Cave. "Rejoignez-les pour lutter pour la vie de jeunes aborigènes et montrer à l'Australie aborigène que nous croyons en eux".
Le projet de renforcement des communautés et de la communauté est l'objet d'une campagne GoFundMe, les anciens aborigènes fournissant tout le contenu de l'application appelée Kurdiji 1.0. Lire la suite du projet ici.(en anglais)


* http://www.tonedeaf.com.au/500388/nick-cave-throws-support-behind-suicide-prevention-app-aboriginal-communities.htm

ETUDE RECHERCHE AUSTRALIE / SINGAPOUR L’évaluation du risque suicidaire, un problème éthique ?

L’évaluation du risque suicidaire, un problème éthique ?
Publié le 23/05/2017  sur http://www.jim.fr*



La majorité des membres des comités d’éthique pour la recherche considère qu’il peut être dangereux d’évaluer les risques suicidaires (1). Cette réticence concernant l’évaluation des risques suicidaires n’existe pas seulement en recherche, mais aussi en clinique. Pour estimer l’impact émotionnel d’une telle évaluation, l’équipe de Harris (2) a entrepris une étude randomisée à double insu auprès 259 habitants de Singapour, maîtrisant l’anglais, dont la majorité était des étudiants universitaires (77 %), de sexe féminin (58 %), d’origine chinoise (66 %).

Les participants des deux groupes ont d’abord répondu à des questions sur l’affect (3), la dépression et le soutien social. Par la suite, le groupe expérimental (n = 122) a été soumis aux questionnaires pour l’évaluation du risque de suicide, le Suicidal Affect- Behavior-Cognition Scale (4) et le Reasons for Living versus Reasons for Dying (RFL/RFD), alors que le groupe contrôle a répondu à des questions sur la qualité de vie (5). Le questionnaire sur l’affect a, à nouveau, été proposé, suivi d’une entrevue de débriefing afin d’obtenir des données qualitatives.
Pas d’effet sur l’affect

Aucun effet de l’évaluation du risque de suicide sur l’affect n’a pu être démontré, et ceci, quelle que soit l’importance des risques de suicide, tant dans les données quantitatives que qualitatives. Les différences de scores d’affect montrent que les réactions aux questionnaires ont été positives chez 20 % des participants, négatives chez 24 % et neutres pour les autres. Les analyses de régression linéaire révèlent que ce sont les symptômes dépressifs et la perception du soutien familial qui prédisent les changements de l’affect et non pas les risques suicidaires. Il est à noter que les participants dépressifs des deux groupes ont une diminution statistiquement significative des affects positifs.

En somme, cette étude est rassurante puisqu’elle démontre que l’évaluation des risques suicidaires n’a pas d’effets iatrogéniques, du moins à court terme.

Cécile Michaud, inf., PhD
Références
(1)Lakeman R, FitzGerald M : The ethics of suicide research: The views of ethics committee members. Crisis. 2009; 30:13–9. http://doi.org/10.1027/0227-5910.30.1.13
(2)Harris KM, Goh MTT : Is suicide assessment harmful to participants? Findings from a randomized controlled trial. Int J Ment Health Nurs., 2016;181–90. http://doi.org/10.1111/inm.12223
(3) https://booksite.elsevier.com/9780123745170/Chapter%203/Chapter_3_Worksheet_3.1.pdf
(4) http://dustinkmacdonald.com/the-suicidal-affect-behavior-cognition-scale-sabcs/
(5) http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/77775/1/WHO_MSD_MER_Rev.2012.02_eng.pdf?ua=1

* http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/levaluation_du_risque_suicidaire_un_probleme_ethique__165593/document_actu_med.phtml

CANADA Le suicide chez les hommes abordé dans un documentaire néo-brunswickois

Le suicide chez les hommes abordé dans un documentaire néo-brunswickois
source : msn.com* 23/05/2017 / ici.radio-canada.ca
Le suicide chez les hommes abordé dans un documentaire néo-brunswickois Il existe encore des tabous entourant la détresse psychologique, spécialement chez les hommes. Un groupe de la région de Kedgwick et de Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick, a tenu à aborder cet aspect de la santé mentale dans un documentaire intitulé La vie au masculin.
Le documentaire porte le téléspectateur à la rencontre de quatre hommes qui ont vécu de près la dépression ou le suicide.
« J'ai fessé un mur. J'ai fait un burn-out comme ils appellent », dit Normand Levesque, un des participants au projet de documentaire.
Il a vécu un épisode d'épuisement professionnel durant ses études, mais il s'en est sorti. Selon lui, il est crucial de demander de l’aide.
« J'ai consulté et j'ai demandé de l'aide. J'ai pu trouver des gens qui m'ont supporté, ma famille en premier. C'est là que le noyau familial est important », croit-il.

Une tentative de prévention D'une durée de trente minutes, La Vie au Masculin est une idée de Céline Fortin, la coordonnatrice régionale de la prévention du suicide et de la promotion de la vie.
« On sait que le taux de suicide demeure quand même assez élevé dans la région, puis je cherchais un moyen qui aurait un impact auprès de la population de Kedgwick et Saint-Quentin », explique Céline Fortin.
À travers quatre témoignages percutants, Céline Fortin voulait mettre de l'avant la situation des hommes. Ces derniers représentent 80 % des suicides chaque année au Nouveau-Brunswick.
« Un homme, ça a le droit de pleurer, ça a le droit d'aller chercher de l'aide. Et souvent, ils vont se faire une carapace et ils vont vouloir rester forts, mais, à un moment donné, il faut aller chercher de l'aide », croit Céline Fortin.
Pour réaliser le projet, elle s'est associée à un jeune cinéaste de 17 ans, Justin Roy.
« Ce n'était vraiment pas ma première vidéo, et probablement pas la dernière non plus, mais c'était de loin la plus valorisante parce qu'il y avait un message dedans », dit-il.

Un message d’espoir Normand Levesque est aujourd’hui enseignant. Il espère que le fait de partager son expérience incitera les jeunes garçons à être plus ouverts à à parler de leurs émotions:
« Quand tu es enseignant depuis une trentaine d'années, tu regardes tes jeunes entrer dans ta classe et tu n'as pas besoin de poser de questions, tu sais comment ils feelent », dit Normand Levesque.
« C'est sûr que je peux développer ce lien-là avec mes élèves. C'est sûr que ça s'est présenté depuis quelques années, c'est incroyable », ajoute-t-il.
Le documentaire est disponible gratuitement en ligne sur Facebook et sur YouTube.
D’après un reportage de Kassandra Nadeau.



* http://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/le-suicide-chez-les-hommes-abord%C3%A9-dans-un-documentaire-n%C3%A9o-brunswickois/ar-BBBrWfr

ETUDE RECHERCHE NOTICE ARTICLE L’investissement perceptif du TAT au service de la dépendance du sujet, dans le contexte de la dynamique psychique de l’adolescent suicidant

L’investissement perceptif du TAT au service de la dépendance du sujet, dans le contexte de la dynamique psychique de l’adolescent suicidant
par Dimitra Laimou
dans Bulletin de psychologie  2017/1 (Numéro 547)
Pages : 80
DOI : 10.3917/bupsy.547.0045
Éditeur : Groupe d'études de psychologie
Pages 45 - 57
Résumé
Dans ce travail, nous avons étudié les aménagements de dépendance à la réalité externe-perceptive chez l’adolescent suicidant. Afin d’apprécier la capacité de l’adolescent à utiliser ses ressources fantasmatiques de manière relativement indépendante de la réalité perceptive, nous nous sommes intéressés à l’associativité des sujets au TAT. L’accent est mis sur leurs réactions face à l’hétérogénéité perceptive du matériel et notamment sur les processus psychiques qui se mobilisent lorsque le support externe disparaît du champ perceptif des sujets (planche 16). Notre échantillon se compose de 17 adolescents suicidants, de sexe féminin et masculin, âgés de 13 à 17 ans. Cette étude constitue une illustration de leur angoisse de séparation et de leurs liens de dépendance. Elle souligne également l’intérêt du TAT pour l’étude des aménagements de dépendance à la réalité externe-perceptive.

Plan de l'article
L’adolescent suicidant à l’épreuve de la séparation : la solution de la dépendance
Méthodologie
Résultats : le blanc au TAT, l’absence du support externe et la mise à mal des capacités d’élaboration
Inhibition
Intellectualisation
Recours à la représentation de mort
Recours au percept (évocation de la couleur blanche)
Affaiblissement voir absence du lien objectal
Discussion
Conclusion

https://www.cairn.info/revue-bulletin-de-psychologie-2017-1-page-45.htm

NOTICE ARTICLE Penser la prise en charge en urgence des individus suicidaires comme expérimentation de psychothérapie

Penser la prise en charge en urgence des individus suicidaires comme expérimentation de psychothérapie
par Frédéric Peter
Psychologue clinicien, Docteur en Psychologie, Équipe Mobile de Prévention Suicide, Établissement Public en Santé Mentale de la Sarthe, Allonnes-Le Mans. EPSM de la Sarthe – Equipe Mobile Prévention Suicide 20, avenue du 19 mars 1962 – BP 0004 – 72703 Allonnes Cedex France
f.peter.at.epsm-sarthe.fr
dans Psychothérapies 2017/1 (Vol. 37)  Pages 55 - 63
DOI : 10.3917/psys.171.0055
Éditeur : Médecine & Hygiène
 
Résumé La psychothérapie de crise, dans son versant communautaire, est encore peu commentée et utilisée. Nous souhaitons décrire ici les conditions et les particularités de son application dans la crise suicidaire, partant du travail du psychologue. Nous pensons le soin psychique en période de crise comme une expérimentation de psychothérapie, perçue par le patient comme un condensé théorico-clinique précis, lui permettant de saisir concrètement l’objet-thérapie, dont la fonction, au-delà de l’apaisement à court terme de la détresse psychique, serait l’engagement dans une prise en charge au long cours. Nous inscrivons notre pratique dans le champ de la psychiatrie communautaire, et nous approchons notre problématique grâce aux apports de la démarche phénoménologique. Les notions d’étrangeté dans la relation de soin, d’alliance thérapeutique, de confiance et d’attachement seront développées.

Plan de l'article
Introduction
Sortir de l’hôpital : la psychiatrie communautaire
L’inquiétante étrangeté de la psychothérapie et d’une clinique hors-cadre
L’alliance thérapeutique comme base de sécurité
De l’alliance à la confiance
De la confiance à l’éprouvé de soi
Conclusion
Cas clinique

https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2017-1-page-55.htm

Manifestation Valence (26) 30/05/2017 Une conférence pour les professionnels et bénévoles sur la prévention du suicide

Une conférence pour les professionnels et bénévoles sur la prévention du suicide
Mardi 30 mai de 14h à 17h
Pavillon d’accueil, parc des expositions

Avec plus de 1 000 décès par an et près de 9 000 tentatives, les conduites suicidaires restent une préoccupation importante en Auvergne Rhône-Alpes.
Le sexe, l’âge et le statut social sont autant de facteurs de risque non négligeables.
Les décès concernent majoritairement les hommes avec une surmortalité masculine qui se retrouve à tous les âges mais est plus marquée chez les 25 à 35 ans et les plus de 80 ans.
Soucieux de comprendre, sensibiliser et encourager la prévention de la crise suicidaire, le Conseil local de santé mentale de Valence (CLSM), co-piloté par la Ville de Valence et le Centre hospitalier Le Valmont, organisent une
conférence à destination des professionnels et bénévoles d’associations du territoire sur le thème : « La crise suicidaire n’est pas une fatalité, prévenir c’est possible. Relier, communiquer, prendre soin en prévention du suicide»

Programme 

CONTACT PRESSE : Émilie Gay 04 75 79 20 19  – emilie.gay@mairie-valence.fr

lundi 22 mai 2017

PRESENTATION STRUCTURE RESSOURCE NIORT (79) centre d'accueil et de crise

Deux-Sèvres - Niort - L'hôpital, une vie dans la ville

Le centre d'accueil pour apaiser les crises

18/05/2017 www.lanouvellerepublique.fr*
Pour Patrice Talbot et le docteur Philippe Robert, l'écoute et la bienveillance sont des priorités. - Pour Patrice Talbot et le docteur Philippe Robert, l'écoute et la bienveillance sont des priorités.
Pour Patrice Talbot et le docteur Philippe Robert, l'écoute et la bienveillance sont des priorités.

Au CAC, infirmiers et psychiatres apportent écoute et bienveillance aux patients pour répondre aux situations de crise, souvent suicidaires.
 Au-dessus de la porte d'entrée, le nom du service s'inscrit comme un message, une incitation à entrer : centre d'accueil et de crise (CAC). Un premier élément de réponse au moment de franchir le seuil. Après la crise qui a conduit le patient jusqu'ici, c'est un lieu d'accueil qui s'ouvre. Pour un temps de pause, d'écoute. Un apaisement.
A l'étage du bâtiment de l'hôpital psychiatrique, le CAC est né en mai 2011 de la volonté des responsables de secteurs : « Les services de psy ne répondaient pas aux demandes des urgentistes, à la prise en charge des états de crise et de suicides. Les patients étaient rebutés par l'étiquette de la psychiatrie », indique le docteur Philippe Robert.
L'enjeu était double : permettre une hospitalisation rapide et spécialisée tout en évitant la confrontation avec des malades atteints de lourdes pathologies. Avec l'idée que les refus de prise en charge d'alors se transforment en acceptation.

Une relation de confiance avec le patient 
C'est au sein même du service des urgences qu'infirmiers et psychiatres du CAC interviennent sur demande du médecin. « Lors de l'entretien, l'équipe d'appui donne un avis spécialisé, établit surtout une relation de confiance avec le patient », précise Patrice Talbot le cadre de santé. Apaisé par la bienveillance proposée, le malade arrive à mieux verbaliser sa souffrance. Et ses interlocuteurs évaluent rapidement la pathologie, mesurent les risques suicidaires, identifient ou non la nécessité d'une hospitalisation. « Parfois, après une réponse négative, des patients redemandent à nous voir une semaine plus tard. »
Car il n'est pas simple d'accepter l'idée d'une hospitalisation en psychiatrie. Quelles que soient les sources de son mal être : « Nous distinguons les pathologies chroniques des événements de vie qui conduisent aux lourdes dépressions : les ruptures conjugales, les pertes d'emplois, le harcèlement et le burn out. A cela s'ajoute parfois la consommation d'alcool, l'addiction qui favorise le passage à l'acte suicidaire. Auquel cas, nous proposons une consultation auprès de l'équipe de liaison en addictologie et un suivi au Csapa (*).»

Tous milieux et tous âges
De tous milieux et de tous âges, des hommes et des femmes partagent la scène du CAC, quelques jours, une semaine. En service libre après le passage obligé aux urgences. Trois quarts d'entre eux ressortiront pour rejoindre leur domicile, le suivi étant assuré au centre médico-psychologique ou par un psychiatre privé. D'autres seront orientés vers un secteur hospitalier ou des cliniques spécialisées. Tous repartiront sans doute avec un regard différent, c'est le dessein de l'équipe du CAC : « Ici, grâce à l'écoute bienveillante, les patients peuvent s'exprimer librement, poser leur problème, être entendus, se sentir en confiance. Cette verbalisation peut leur permettre de porter un regard critique sur leur geste suicidaire, de chasser ces idées. De se projeter dans l'avenir. » De vivre.
nr.niort@nrco.fr
  (*) Centre de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie
en chiffres
515 patients en un an
> Au cours de l'année 2015, l'équipe du centre d'accueil de crise a réalisé 1.990 consultations.
> 582 entrées ont été dénombrées au sein du service, pour 515 patients, 67 ayant effectué un autre sejour au CAC.
> En 2015, 420 personnes sont passées dans les services d'urgence des Deux-Sèvres à la suite de tentatives de suicide.
> En 2014, la durée moyenne d'un séjour était de 5,19 jours et la moyenne d'âge de 44 ans et demi.
> Le service compte l'équivalent de 17,40 postes d'infirmiers, quatre médecins pour 2,5 temps pleins, un cadre de santé et s'appuie sur des mi-temps de secrétaire et d'assistante sociale.

.
Jean-Michel Laurent
 
 

MANIFESTATION Sours (28) Journée départementale de Prévention du Suicide 2017 - 26/06/2016

Journée départementale de Prévention du Suicide 2017 : Relier, Communiquer et Prendre soin. Sur inscription uniquement. Inscription ici
Le lundi 26 juin 2017, au Lycée de la Saussaye à Sours (28630). De 9h15 à 17h.

source http://www.cesel.org/spip.php?page=actualites&id_article=43

MIS A JOUR : ACTES EN VIDEO DES JNPS 2017 PARIS « Relier, Communiquer, prendre soin en prévention du suicide »

Nouvelles videos UNPS des JNPS 2017 « Relier, Communiquer, prendre soin en prévention du suicide » Colloque du jeudi 2 février 2017, Paris
mises en ligne le 19/05/2015




JNPS 2017 - Philippe MERCIER, Comédien - Lecture 1

JNPS 2017 - Philippe MERCIER, Comédien - Lecture 1 par UNPS-Prevention-Suicide



JNPS 2017 - Philippe MERCIER, Comédien - Lecture 2 


JNPS 2017 - Philippe MERCIER, comédien - Lectures 3


JNPS 2017 - Philippe MERCIER, comédien... par UNPS-Prevention-Suicide


JNPS 2017 - Marc FILLATRE - Vice Président de l'UNPS (Clôture de la journée) 


JNPS 2017 - Marc FILLATRE - Vice Président de l... par UNPS-Prevention-Suicide


JNPS 2017 - Roger SUE - Professeur à l’Université Paris Descartes – Sorbonne Paris Cité (CERLIS - CNRS UMR 8070) - « Le nouvel âge de l’individualité dans la recomposition du lien social » 


JNPS 2017 - Roger SUE - Professeur à l... par UNPS-Prevention-Suicide




JNPS 2017 - Pierre THOMAS - Professeur de psychiatrie – Lille, coordonnateur du groupe Prévention du suicide

JNPS 2017 - Pierre THOMAS - Professeur de... par UNPS-Prevention-Suicide


JNPS 2017 - Jean-Louis LECORVOISIER - Réflexion sur les médias


JNPS 2017 - Jean-Louis LECORVOISIER - Réflexion... par UNPS-Prevention-Suicide



JNPS 2017 « Relier, Communiquer, prendre soin en prévention du suicide » 
Colloque du jeudi 2 février 2017, Paris
Source le 08/05/2017 http://unps.fr/ et  UNPS-Prevention-Suicide sur Dailymotion 


JNPS 2017 - Anne Claire AMPROU - Directrice Générale Adjointe de la DGS
Ouverture du colloque JNPS 2017 à Paris  Directrice Générale Adjointe de la DGS
« Relier, Communiquer, prendre soin en prévention du suicide »  Colloque du jeudi 2 février 2017

JNPS 2017 - Anne Claire AMPROU - Directrice... par UNPS-Prevention-Suicide

***

JNPS 2017 - Franck Von LENNEP - Directeur de la DREES – Observatoire National du Suicide

JNPS 2017 - Franck Von LENNEP - Directeur de la... par UNPS-Prevention-Suicide

***



JNPS 2017 - Françoise FACY - Présidente de l’UNPS - Ouverture du colloque

JNPS 2017 - Françoise FACY - Présidente de l... par UNPS-Prevention-Suicide

***


JNPS 2017 - Romain HUET - Université Rennes 2 - Communiquer sa douleur : entre consolation et clarification


JNPS 2017 - Romain HUET - Université Rennes 2... par UNPS-Prevention-Suicide

***

JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre, CHU Caen - Ethique et fins de vie médicalisées


JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre... par UNPS-Prevention-Suicide

***

JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre, CHU Caen - La place du psychiatre dans la prévention du suicide ?

JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre... par UNPS-Prevention-Suicide

***

JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre, CHU Caen - Demander une assistance médicale au suicide ?

JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre... par UNPS-Prevention-Suicide

***


JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre, CHU Caen - L’impact du suicide sur l’entourage ?



JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre... par UNPS-Prevention-Suicide

***


JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre, CHU Caen - Le traitement dans la prise en charge du suicide

JNPS 2017 - Françoise CHASTANG - Psychiatre... par UNPS-Prevention-Suicide

***

JNPS 2017 - Cécile OMNES - Psychiatre, GEPS - Communication en prévention du suicide

JNPS 2017 - Cécile OMNES - Psychiatre, GEPS... par UNPS-Prevention-Suicide

***

JNPS 2017 - Pierre GRANDGENEVRE - Psychiatre, CHRU-Lille - Contagion suicidaire et médias


JNPS 2017 - Pierre GRANDGENEVRE - Psychiatre... par UNPS-Prevention-Suicide

MANIFESTATION Rognes (13) le 30/05/2017 Rencontre Prévention du mal-être des jeunes

Rencontre Prévention du mal-être des jeunes
Mardi 30 mai à 19h
Maison des Familles de Rognes (Ancienne école)
La Maison des Familles de Rognes propose une rencontre sur la "Prévention du mal être des jeunes", assurée par l'association "Christophe", association Loi 1901 pour prévenir le suicide des jeunes. L’Association Christophe a été primée par la Société des Membres de la Légion d’Honneur. Elle est reconnue d’Intérêt Général, agréée Jeunesse & Sports, agréée par le Rectorat d’Aix-Marseille et agrée par le Ministère de la Santé.
affiche 
Pour contacter l'association : HOPITAL SAINTE MARGUERITE – Pavillon SOLARIS - 270 Boulevard Sainte Marguerite 13009 MARSEILLE
☎ 04 91 81 27 60 (mardi et jeudi) - Mail : ass.christophe@wanadoo.fr  - Site : www.christophe-lavieavanttout.com
L'entrée de la rencontre est libre et gratuite.
Réservations : CCAS de Rognes 04.86.68.60.60 – Véronique Greffe / v.greffe@rognes.fr


Source info http://www.udaf13.fr/agenda-p741-rencontre-prevention-mal-etre-jeunes.html

RECOMMANDATION HAS Burnout – Repérage et prise en charge

Burnout – Repérage et prise en charge
22.05.2017 www.has-sante.fr*

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, peut toucher toutes les professions. Il frappe autant les femmes que les hommes. Il est en 2e position dans les affections d’origine professionnelle. Explications de Karine Petitprez*, du service des bonnes pratiques professionnelles à la HAS.
 
La HAS a publié une fiche mémo sur le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, quels sont les objectifs de celle-ci ?

Ces recommandations visent à définir le syndrome d’épuisement professionnel de façon à améliorer son repérage, sa prise en charge et l’accompagnement des personnes lors de leur retour à l'activité professionnelle. Ce travail se limite au volet clinique du thème : l’action sur le milieu et sur l’organisation du travail est exclue du champ de ces recommandations.
 
Comment peut-on définir le burnout ?

Le burnout – ou syndrome d’épuisement professionnel – désigne un état d’ « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ». Il se caractérise par un processus de dégradation du rapport subjectif au travail. Concrètement, face à des situations de stress professionnel chronique, la personne en burnout ne parvient plus à faire face.
Le syndrome recouvre trois dimensions : l’épuisement émotionnel, le cynisme vis-à-vis du travail (déshumanisation, indifférence) et la diminution de l’accomplissement personnel au travail et de l’efficacité professionnelle.

Quelle démarche diagnostique adopter face à une victime de ce syndrome ?
Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas une maladie caractérisée. Une démarche diagnostique est donc nécessaire : elle vise à évaluer la sévérité du trouble et ses liens avec les conditions de travail. Elle a aussi pour but de caractériser le syndrome en repérant d’éventuels états sous-jacents (trouble de l’adaptation, trouble anxieux, trouble dépressif ou état de stress post-traumatique). L’analyse des conditions de travail est réalisée, en priorité, avec le médecin du travail ou le centre de consultation de pathologie professionnelle (notamment pour les personnes ne disposant pas de médecin du travail).

Lors de cette démarche diagnostique, il est essentiel d’évaluer le risque suicidaire.

Quelles sont les manifestations cliniques du burnout ?

Le burnout peut se traduire par des manifestations plus ou moins importantes, d’installation progressive, souvent insidieuse, qui sont en rupture avec l’état antérieur. Ces manifestations peuvent être d’ordres émotionnel (anxiété, tensions musculaires, tristesse, manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion…), cognitif (troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration…), comportemental (repli sur soi, isolement, comportement agressif, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité, comportements addictifs…) ou motivationnel (désengagement progressif, baisse de motivation et de moral, effritement des valeurs associées au travail, dévalorisation).
Des manifestations d’ordre physique non spécifiques peuvent aussi être présentes : asthénie, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (lombalgies, cervicalgies…), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux.
 
Existe-t-il des facteurs de risque ?
Il existe effectivement des facteurs de risque, la démarche diagnostique implique de les rechercher. Cette recherche commence par l’analyse des conditions de travail. Elle repose sur une démarche structurée, coordonnée par le médecin du travail avec l’appui de l’équipe pluridisciplinaire (ergonome, psychologue du travail…). Elle peut s’appuyer sur les 6 catégories de facteurs de risque psychosociaux suivantes (rapport Gollac) :
  1. intensité et organisation du travail  (surcharge de travail, imprécision des missions, objectifs irréalistes…) ;
  2. exigences émotionnelles importantes avec confrontation à la souffrance, à la mort, dissonance émotionnelle ;
  3. autonomie et marge de manœuvre ;
  4. relations dans le travail  (conflits interpersonnels, manque de soutien du collectif de travail, management délétère…) ;
  5. conflits de valeurs ;
  6. insécurité de l’emploi.
L’analyse porte également sur les antécédents personnels et familiaux, les évènements de vie, la qualité du soutien social et le rapport au travail. Le risque de développer un syndrome d’épuisement professionnel peut être associé à des antécédents dépressifs et à des traits de personnalité pouvant limiter les capacités d’adaptation.
L’analyse de ces facteurs permet au médecin du travail de préconiser une prévention renforcée.

Comment repérer une personne susceptible d’être touchée par ce syndrome ?

Le repérage est réalisé par le médecin traitant, le médecin du travail et l’équipe de santé au travail.
Le repérage individuel s’appuie sur un faisceau d’arguments incluant une analyse systémique des manifestations cliniques, des conditions de travail et d’éventuels facteurs de susceptibilité individuelle.
Des questionnaires existent et peuvent apporter une aide dans l’évaluation, tels que le « Maslach Burnout Inventory » (MBI) ou le « Copenhagen Burnout Inventory » (CBI).
Les explorations sont à réaliser en complément de la recherche des facteurs professionnels et des signes cliniques observés et entendus, notamment par le médecin du travail et/ou l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail.

Le repérage collectif est réalisé par l’équipe de santé au travail coordonnée par le médecin du travail à partir d’un ensemble de signaux liés au fonctionnement de la structure (absentéisme, turn over fréquent, qualité de l’activité et des relations sociales…) ou à la santé et à la sécurité des travailleurs (accidents du travail, maladies professionnelles, visites médicales spontanées, inaptitudes…).

Quelle prise en charge proposer ?

La prise en charge vise, bien sûr, à traiter le trouble identifié, mais également à agir sur le contexte socioprofessionnel à l’origine du syndrome. La prescription d’un arrêt de travail est le plus souvent nécessaire.
Le médecin traitant coordonne la prise en charge. L’intervention d’un psychiatre peut être sollicitée notamment pour réaliser un diagnostic psychopathologique ou une adaptation thérapeutique, prendre en charge un trouble sévère ou renouveler un arrêt maladie.
Si le patient souffre de troubles anxieux ou dépressifs, un traitement par antidépresseurs peut être prescrit.
Le traitement du trouble peut comporter une prise en charge non médicamenteuse fondée sur des interventions psychothérapeutiques ou psychocorporelles effectuées par un professionnel de santé ou un psychologue formé à ces techniques.
L’analyse du poste et des conditions de travail est indispensable. Elle est réalisée par l’équipe pluridisciplinaire coordonnée par le médecin du travail. Des actions de prévention (individuelle et/ou collective) sont préconisées en conséquence. En accord avec le patient, il est essentiel que le médecin traitant se mette en contact avec le médecin du travail ou celui d’une consultation de pathologie professionnelle pour alerter et avoir un éclairage sur les conditions de travail.
La prise en charge des aspects médico-socioprofessionnels et psychologiques est indispensable, notamment pour aider les patients dans les démarches médico-administratives : orientation vers les consultations de pathologie professionnelle, services d’assistante sociale…

Comment le retour à la vie professionnelle est-il envisagé ?

Pour préparer le retour d’une personne à l’emploi, une visite de préreprise (voire plusieurs) est organisée avec le médecin du travail. Cette visite a pour but d’accompagner la réinsertion socioprofessionnelle. Elle est obligatoire pour les salariés en arrêt depuis plus de trois mois. À l’issue de celle-ci, le médecin du travail peut notamment recommander des adaptations du poste de travail et/ou des formations pour faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle.

Soignants, une population exposée au risque de burnout

Le burnout concerne de façon prégnante les professions d’aide et de soins. Pour celles-ci, le rapport à l’autre est essentiel. Il constitue un enjeu, parfois vital, pour les patients, bénéficiaires de la relation.
Le professionnel de santé en activité ou en formation est particulièrement touché par l’épuisement professionnel. Différents facteurs le rendent vulnérable : confrontation avec la souffrance et la mort, prises en charge exigeant d’être impliqué dans l’intimité des patients, dispositifs de soin complexes, tensions démographiques, insécurité…
Les soignants nécessitent donc une prise en charge spécifique via un réseau de soins adapté.


* Propos recueillis par Arielle Fontaine – HAS

 

Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout

Les objectifs de cette fiche mémo sont de définir le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, d’améliorer son repérage et sa prise en charge, ainsi que l’accompagnement des patients lors de leur retour au travail. Ces recommandations se limitent au volet clinique du thème : l’action sur le milieu et l’organisation du travail est exclue du champ de ces recommandations. Elle est néanmoins indispensable dans une démarche de prévention du burnout.
Date de validation
mars 2017

Documents

Mis en ligne le 22 mai 2017

USA Sunrise Health invente la messagerie dédiée à la souffrance psychique

une startup, Sunrise Health invente la messagerie dédiée à la souffrance psychique 18/05/2017 sur www.clubic.com *

Alors que selon les études, un Américain sur cinq serait en souffrance psychique, la startup Sunrise Health teste une messagerie permettant aux patients de garder entre les séances physiques un lien continu avec une communauté de soutien, encadrée par des professionnels de santé.

Une solution technologique peu chère, qui pourrait briser la solitude de millions de personnes suivies psychologiquement.

La souffrance psychique, mal du siècle ?
Insuffisamment prises en charge du fait du recours sans doute trop systématique aux médicaments, les pathologies mentales font des ravages dans nos sociétés modernes. Aux Etats-Unis, la startup Sunrise Health met en avant des chiffres effarants : un Américain sur cinq serait en souffrance psychique (mal-être, dépression, stress post-traumatique) générateurs de comportements destructeurs, comme les addictions ou le suicide dans les cas extrêmes.

Mais la technologie pourrait bien faire bouger les lignes. En levant d'abord les réticences des malades eux-mêmes qui rechignent parfois à consulter, par peur d'être jugés ou stigmatisés. Sunrise Health vient ainsi d'achever la version beta d'une messagerie instantanée entièrement dédiée aux échanges entre malades.

Une application gratuite pour les patients
Sunrise Health a en effet constaté que de nombreux malades échouaient dans leur thérapie, car ils jugeaient les séances trop espacées. Aux Etats-Unis, celles-ci ont souvent lieu sous la forme peu développée chez nous de groupes de parole. Le service de discussion instantanée de Sunrise Health brise la solitude du patient entre deux sessions. Quand l'usager s'inscrit sur la plateforme de Sunrise Health, celui-ci choisit un groupe en fonction de sa pathologie. Il remplit ensuite un questionnaire détaillé, anonyme ou non selon son choix, qui est transmis à un professionnel de santé jouant le rôle de modérateur. Le patient intègre enfin un groupe d'une douzaine de membres partageant les mêmes souffrances. Le groupe est ouvert 24/7.

Sunrise Health assure que les premiers résultats sont enthousiasmants. Les 30 patients participant aux tests ont partagé leurs histoires et s'entraident. Une intelligence artificielle surveille discrètement tout ce qui se dit et sonne l'alarme si le modérateur humain n'est pas encore intervenu. L'application est gratuite pour les usagers, mais payante pour les services de santé qui l'utilisent. Mais au final, elle pourrait générer d'importantes économies, en réduisant sensiblement le recours aux médicaments et les hospitalisations en cas de crise.

http://www.clubic.com/technologies-d-avenir/actualite-830426-sunrise-health-invente-messagerie-dediee-souffrance-psychique.html

- Pour en savoir plus article en anglais https://techcrunch.com/2017/05/15/sunrise-health/
- http://www.sunrisehealth.co/http://www.sunrisehealth.co/


FORMATION journée clinique, Université Paris Diderot « Psychose et Institution » aura lieu mardi 13 juin prochain.

La prochaine journée clinique « Psychose et Institution » aura lieu mardi 13 juin prochain.

Université Paris Diderot
UFR d’Études psychanalytiques



Programmme du 13 juin
Fiche inscription
Modalité d'inscription 

Plan d'accès

MARDI 13 JUIN 2017

Fin de vie ou faim de vie ?

Matin : de 9 h 30 à 12 h 30
Présidente de Séance : Alexandra DE SÉGUIN
Discutante : Silvia LIPPI
10 h 00 Claude RABANT  La formule, pas la foule !
Faut-il croire en l’expérience d’une pulsion de mort par delà toutes les pulsions de vie ?  Ou bien, selon la formule de Bataille, l’érotisme est-il l’affirmation de la vie jusque dans la mort ?

11 h 15  Bruno MIANI  Quand l’ombre de l’objet tombe sur le moi

Après-midi : de 14 h 00 à 17 h 00
Président de Séance et discutant :
Jean-Paul METTON
Analyses et cas cliniques sur le suicide à partir de l’Hôpital Général de Longjumeau
et du Centre d’accueil et de Crise, « l’Inattendu »

14 H 00
Ahmed BOUHLAL  La scène suicidaire et l’Autre scène Bogdan IVASCU
 Tableaux et commentaires

15 H 00
Marie BOISLIVEAU, Laurence DUJARDIN
Christel PICHARD et Asmahan SALHI
Clinique de l’urgence

Guy DANA Renseignements au : 01.64.54.32.27

MANIFESTATION EUROPE Luxembourg Second EU forum on Mental Health and Well-being, 8-9 June 2017

Deuxième forum Compass de santé mentale de l'UE
 

Il y a encore quelques places disponibles pour le deuxième Forum annuel de la Compass de l'UE sur la santé mentale et le bien-être qui aura lieu au Luxembourg les 8 et 9 juin 2017.
L'événement s'adresse aux divers acteurs tels que les décideurs et les représentants des États membres,
Les acteurs gouvernementaux des groupes de défense des droits et des organismes de soins, ainsi que les fournisseurs de soins de santé mentale, les professionnels et les utilisateurs des services.

L'objectif du Forum de cette année sera la santé mentale au travail, la santé mentale dans les écoles et la prévention du suicide. Conformément à cela, un document scientifique de l'UE sur le thème de la santé mentale au travail sera présenté et les deux jours comprendront des sessions interactives pour discuter des sujets clés. En outre, les résultats des enquêtes annuelles de la Compass de l'UE concernant les activités des États membres et des parties prenantes en santé mentale seront présentés

Informations ;
event programme
Book your place at this FREE EVENT.

source info Mental Health Policy Consortium, on behalf of the EU-Compass

en savoir plus http://eurohealthnet.eu/media/eu-compass-action-mental-health-and-well-being-mental-health-forum

EU Compass for Action website http://ec.europa.eu/health/mental_health/eu_compass_en

vendredi 19 mai 2017

EPIDEMIOLOGIE Série des statistiques mondiales 2017 (données de 2015) de l'OMS

Global Health Observatory (GHO) data

World Health Statistics 2017: Monitoring health for the SDGs

La série des statistiques mondiales de la santé est la compilation annuelle de statistiques sur la santé de l'OMS pour ses 194 États membres.
Les statistiques sur la santé dans le monde 2017 rassemblent des données sur 21 cibles axées sur les objectifs de développement durable (SDG) liés à la santé, avec 35 indicateurs, ainsi que des données sur l'espérance de vie. Cette édition comprend également, pour la première fois, des exemples de réussite de plusieurs pays qui progressent vers les cibles SDG liées à la santé.


SUICIDE DANS LE MONDE
Source chapitre OMS


Suicide mortality rates, by sex, by WHO region and globally, 2015
Près de 800 000 personnes meurent en raison du suicide chaque année et beaucoup d'autres tentent de se suicider. Par conséquent, plusieurs millions de personnes sont touchées ou subissent un deuil par suicide chaque année. Le suicide survient tout au long de la vie et est la deuxième cause de décès chez les 15-29 ans dans le monde.
Le suicide est un phénomène mondial dans toutes les régions du monde;
78% des suicides au niveau mondial se sont produits dans les pays à revenu faible et intermédiaire en 2015.

Le suicide représentait 1,4% de tous les décès dans le monde, ce qui en fait la 17e principale cause de décès en 2015.

Il existe des indications selon lesquelles, pour chaque adulte qui est mort par suicide, il se peut qu'il y ait plus de 20 autres personnes qui tentent de se suicider.
En 2015,  le taux le plus élevé est dans la Région européenne de l'OMS (14,1 pour 100 000 habitants) et le taux le plus bas dans la région de la Méditerranée orientale de l'OMS (3,8 pour 100 000).
Taux de suicide normalisés selon l'âge: il y a eu près de 800 000 décès par suicide dans le monde en 2015. Cela indique un taux annuel annuel de suicide normalisé selon l'âge de 10,7 pour 100 000 habitants. Les principales différences entre les pays à revenu élevé et les pays à revenu faible et intermédiaire  sont que les jeunes adultes et les femmes âgées dans les pays à revenu faible et intermédiaire ont des taux de suicide beaucoup plus élevés que leurs homologues dans les pays à revenu élevé, alors que les hommes d'âge moyen des pays à haut revenu élevé ont des taux de suicide beaucoup plus élevés que les hommes d'âge moyen dans les les pays à revenu faible et intermédiaire.


source http://www.who.int/gho/publications/world_health_statistics/2017/en/

Info +
La rubrique épidémiologie d'infosuicide.org



USA Facebook s'engage pour la prévention suicide chez les jeunes LGBT+

Facebook s'engage pour la prévention suicide chez les jeunes LGBT+
18/05/2017 sur rtbf.be*

Facebook s'engage pour la prévention suicide chez les jeunes LGBT+ - © Tous droits réservés

C'est la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Le réseau social Facebook s'allie avec le Trevor Project, une association pour la prévention suicide chez les adolescents LGBT+ pour rendre la plateforme plus responsable sur le sujet.

Le taux de suicide chez les adolescents LBGT est quatre fois plus élevé que chez les jeunes hétéros et 40% des personnes transgenres ont tenté de mettre fin à leurs jours, des chiffres témoins du problème de notre société à accepter la différence. En parallèle, les suicides en livestream sur Facebook révèlent aussi un vrai soucis contemporain. C'est la raison pour laquelle le grand F a décidé d'agir, comme le rapporte Mashable.

Le Trevor Project a donc décidé de collaborer avec Facebook pour mettre en place un outil adapté, un chat d'écoute. Sur Messenger, une permanence est organisée pour établir un dialogue avec les jeunes qui se sentent rejetés ou pas acceptés, qui ont peur... Plusieurs associations tiennent la permanence comme Crisis Text Line, le National Eating Disorder Association, Partnership for Drug-Free Kids et le National Suicide Prevention Lifeline.

Des groupes de soutien ont aussi été mis en place, le tout dans une démarche d'humanisation de Facebook. Les messages alarmants peuvent être signalés et les utilisateurs redirigés vers les associations de prévention. Quand on sait que les réseaux sociaux peuvent augmenter le stress chez les jeunes, il était donc temps de faire quelque chose pour inverser la balance.

*https://www.rtbf.be/culture/pop-up/culture-web/detail_facebook-s-engage-pour-la-prevention-suicide-chez-les-jeunes-lgbt?id=9609170

MANIFESTATION London (Royaume-Uni) 25/05/2017

Embedding a Partnership Approach to Suicide Prevention:Early Intervention and Sustained Postvention
http://www.publicpolicyexchange.co.uk/events/HE25-PPE

25 mai 2017 à London (Royaume-Uni). Signalé par AED-BDSP * le 26/04/2017
Organisation Public Policy eXchange
Brochure www.publicpolicyexchange.co.uk/…HE25-PPE_flyer.pdf

Overview

Every person lost to suicide is a tragedy, not just for their loved ones, but to society as a whole. There were 6188 recorded suicides in the UK in 2015 (ONS). Whilst men constitute three quarters of this total, with suicide being the leading cause of death in adult men under 50, it is also the biggest killer of all people aged between 10 and 34 (Public Health England). In addition to age and gender, class is a significant factor determining an individual’s vulnerability to the psychological dynamics associated with suicide. People in the lowest socio-economic grouping are 10 times more at risk than those in the highest socio-economic group. Moreover, whilst the emotional impact of suicide and bereavement is incalculable, the estimated economic cost of each death is estimated at £1.67m, in loss of productivity, service provision and care.

In response, the Government, NHS and Executive Agencies have made a concerted effort to offer guidance on suicide prevention and enact measures aimed at reducing the number of lives lost to suicide in the UK. The Five Year Forward View for Mental Health (2016), accompanied by a £1bn total investment and an additional £25 million for suicide prevention, set the ambition of driving down suicide by 10 per cent by 2020/21 and ensuring that all local authorities establish a multi-agency suicide prevention plan. This was supported by Public Health England’s Local Suicide Prevention Planning, A Practical Resource (2016), advising local authorities how to establish a suicide action plan, and, Support after Suicide, A guide for Providing Local Services, (2016), designed to help commissioners, health and well being boards and others understand why postvention should be part of local suicide prevention work. More recently the Health Select Committee published their inquiry into suicide prevention with five key recommendations for a national strategy, including improved data sharing and responses to media reporting.

However, significant progress is required to realise these numerous ambitions. Suicides by people in contact with mental health services are the most preventable, yet have increased to 1329 a year in England (Preventing Suicide in England). Furthermore, despite one in ten people bereaved by suicide subsequently attempting to end their own life, two thirds of people bereaved by suicide receive no formal support from the health service or voluntary sector (Support after Suicide). Moreover, coroners’ application of criminal standards of proof to determine suicide as the cause of death is arguably resulting in unduly diminished figures. Indeed, Professor Colin Pritchard has suggested that utilising civil standards of proof, (a step supported by the Health Select Committee), would lead to a 50% increase in recorded suicides nationally.

With the recent publication of the Third progress report of the cross-government outcomes strategy to save lives, this symposium will offer public health teams, local authorities, voluntary sector representatives, mental health and primary care professionals, with a timely and invaluable opportunity to engage with the Government’s suicide prevention strategy, develop plans of action to support high risk groups and analyse how to address wider determinants of suicide and poor mental health.
Langue : Anglais,
Lieu : Central London, London.

source info http://asp.bdsp.ehesp.fr/Colloques/Scripts/Show.bs?bqRef=23331

Ouverture du 16e Congrès national de S.O.S Amitié, du 19 au 21 mai à Besançon

Ouverture du 16e Congrès national de S.O.S Amitié, du 19 au 21 mai à Besançon
Communiqué de presse Vendredi 19 Mai 2017

Tous les trois ans, la Fédération S.O.S Amitié organise un congrès national avec le concours d’une de ses 44 associations régionales. Cette année, S.O.S Amitié rassemblera dans le cadre original du Kursaal, situé 2 place du théâtre, à Besançon, plus de trois cents personnes sur la thématique :
"L’écoute, un acte social dans un monde qui change"

Pour télécharger le programme cliquez ici

Pour télécharger le dossier de presse, cliquez ici


A propos de S.O.S Amitié : S.O.S Amitié est une Fédération de 44 associations régionales regroupant 68 lignes d’écoute téléphone, messagerie et chat. Reconnue d'utilité publique pour son action dans la prévention du suicide, elle offre une écoute anonyme au téléphone 24h sur 24, 7 jours sur 7, par tchat chaque jour de 13h à 1h du matin et par messagerie (réponse sous 48 heures maximum).

http://www.24presse.com/ouverture_du_16e_congres_national_de_s_o_s_amitie__du_19_au_21_mai_a_besancon-9919532.html

AUTOUR DE LA QUESTION E-santé : Doctoconsult lance une plateforme ouverte de téléconsultation en psychiatrie libérale

E-santé : Doctoconsult lance une plateforme ouverte de téléconsultation en psychiatrie libérale
DOCTOCONSULT, est une plateforme ouverte de visio-consultation qui met en relation un patient et un médecin dans le cadre d’une consultation. Elle vient d'obtenir l’accréditation de l’ARS, l’accord de la CPAM et des mutuelles pour le remboursement des actes et la validation par le Conseil de l’Ordre des Médecins. Le lancement est prévu en septembre prochain.
DOCTOCONSULT MET LA MÉDECINE PSYCHIATRIQUE À L’HEURE DU NUMÉRIQUE
Spécialisée dans les domaines de la psychiatrie, pédopsychiatrie, addictologie et nutrition, la start-up ambitionne de devenir leader dans la médecine du bien-être psychologique et de la santé mentale sur internet.  Elle est pour celà accompagnée par Paris Biotech Santé, l’incubateur de l’hôpital Cochin et l’accélérateur Santé de Scientipôle. Elle est supervisée par un comité médical dédié, dont fait notamment partie le Docteur Christophe André.
Doctoconsult est convaincue que la e-santé constitue un puissant levier d'efficience pour le système de santé français  en proposant une solution complémentaire à la consultation traditionnelle pour répondre à un double besoin : la simplification de l’accès aux soins pour les patients et le souhait de mieux les accompagner pour les médecins.
Doctoconsult détient tous les agréments : à l’instar de la consultation traditionnelle, pour le patient, les honoraires sont (en partie) pris en charge par la sécurité sociale et les mutuelles.
Doctoconsult protège les données personnelles : l’architecture de la plateforme a été établie selon les normes de sécurisation les plus strictes imposées par la réglementation française. Le flux vidéo est crypté, le site est hébergé par Coreye (certifié e-santé) et une déclaration de conformité a été émise par la CNIL.
Doctoconsult contribue au développement de la médecine du futur : le domaine de la psychiatrie est une spécialité pour laquelle assurer un suivi quotidien auprès du patient est essentiel, augmente de façon exponentielle la réussite des prises en charge et participe à l’amélioration de l’efficacité des soins.
Dans cette optique, Doctoconsult entend faire évoluer sa plateforme vers la télémédecine de deuxième génération en proposant une consultation enrichie d’outils et de services permettant un meilleur suivi du parcours de soins :
- thérapie par réalité virtuelle,
- Serious games,
- utilisation d’objets connectés,
- applications de suivi thérapeutique,
- amélioration de l’accompagnement par intelligence artificielle.
« En tant que médecin, j’ai créé Doctoconsult afin d’apporter une solution à tous ceux qui ont besoin de consulter un médecin psychiatre, pédopsychiatre, nutritionniste ou addictologue et qui se heurtent à des délais d’attente trop longs ou qui ne trouvent pas l’expertise recherchée près de chez eux. Notre plateforme de visioconsultation permet un acte médical comme au cabinet : diagnostic, ordonnance, feuille de soins. Pour les médecins, ce service leur permet d’améliorer le lien avec leurs patients grâce à des outils d’accompagnement complémentaires et innovants. »
Fanny Jacq, co-fondatrice de Doctoconsult
DOCTOCONSULT, RÉVOLUTIONNE LA PRATIQUE

Doctoconsult est accessible partout et favorise la souplesse : jouant la carte de la complémentarité en apportant une nouvelle brique de services aux médecins, disponible à distance via une interface accessible depuis un ordinateur, une tablette ou un mobile, Doctoconsult permet au médecin d’aménager librement ses horaires et d’éviter la location d’un cabinet.

Doctoconsult facilite l’accès aux soins : d’une part en luttant contre les déserts médicaux en donnant accès à des spécialités souvent indisponibles à proximité du domicile des patients (trouble du sommeil, pédopsychiatrie, anorexie…), d’autre part en permettant aux personnes ayant des difficultés pour se déplacer de consulter plus facilement (femmes enceintes, personnes âgées ou souffrant de handicap…).

Doctoconsult améliore la relation avec le patient : le médecin est en mesure de proposer à sa patientèle un suivi plus régulier et des outils innovants pour un accompagnement plus efficace.
Doctoconsult valorise l’expertise et constitue un tremplin : en s’adressant à une audience plus large, le médecin valorise son expérience thérapeutique et diversifie sa pratique. Pour les jeunes médecins qui s’installent, la plateforme constitue un formidable levier pour créer leur patientèle.

Doctoconsult propose un système de rémunération transparent : pour les médecins, la demande d’inscription est gratuite et se fait directement en ligne. Chaque adhésion est validée par le Comité Médical de Doctoconsult. Le médecin fixe librement le montant des honoraires, sur lesquels le site perçoit une commission de 15%. Une fois la consultation terminée, les honoraires sont débités et intégralement reversés au médecin. Une facture - imputable aux frais de fonctionnement de cabinet - est éditée mensuellement sur le compte bancaire du professionnel.

* http://www.caducee.net/actualite-medicale/13485/e-sante-doctoconsult-lance-une-plateforme-ouverte-de-teleconsultation-en-psychiatrie-liberale.html

jeudi 18 mai 2017

ETUDE RECHERCHE Développement et évaluation en simulation d'un outil d'aide informatique à la régulation médicale téléphonique du risque suicidaire en permanence de soins ambulatoire

Développement et évaluation en simulation d'un outil d'aide informatique à la régulation médicale téléphonique du risque suicidaire en permanence de soins ambulatoire

Pochet, Benoît (2016) Développement et évaluation en simulation d'un outil d'aide informatique à la régulation médicale téléphonique du risque suicidaire en permanence de soins ambulatoire. Thèse d'exercice en Thèses > Médecine générale, Université Toulouse lll - Paul Sabatier.
PDF
Télécharger (1356Kb)

Date de soutenance: 23 Septembre 2016
Directeur(s) de thèse: Boyes, Jean-Paul
Sujet(s): Thèses > Médecine générale
Facultés: Facultés > Rangueil
Déposé le: 24 Jan 2017

http://thesesante.ups-tlse.fr/1559/

RETOURS SUR MANIFESTATION Bégard – Bon Sauveur (22) Bretagne Données sur le suicide - "Connaître, c'est déjà agir" 14/03/2017

Bégard – Bon Sauveur – Données sur le suicide - "Connaître, c'est déjà agir"
Source www.bvonline.fr*

 
Date de l'évènement:
Mardi, 14 Mars, 2017

Mardi 14 mars (2017), Pascal Conan, le directeur de la Fondation Bon Sauveur, accueillait Philippe Clappier, le directeur adjoint de l'ORSB(1) et Léna Pennognon, chargée d'études démographiques et statistiques au sein du même organisme. Dans la salle, étaient présents des professionnels de la santé mentale, des élus ...

... et des représentants de la gendarmerie, du Département et de l'ARS(2). L'objet de la réunion était la restitution des données collectées par l'ARSB sur le phénomène suicidaire et plus particulièrement sur le territoire de la Fondation, données collectées dans le cadre d'une convention entre la Fondation et l'OSRB.

Après une rapide présentation de la Fondation et de son projet à échéance 2017-2021, et notamment, sur l'axe 3 dudit projet, les actions visant la prévention du suicide, "par le développement de la formation aux professionnels de 1er recours pour le repérage et la prise en charge de la crise suicidaire, notamment en milieu hospitalier", le directeur de la Fondation passe la parole à Jean-Michel Doki-Thonon, directeur de la santé publique au sein de l'ARS. "Depuis des années, la prévention et la lutte contre le suicide est une priorité pour l'agence, déclare ce dernier ; Pourquoi ? Parce que le taux des suicides en Bretagne est de 60% plus élevé que celui de la moyenne nationale ; Parce qu'à l'intérieur de la région Bretagne., le département des Côtes d'Armor a un taux encore plus élevé que la moyenne régionale et si on va encore plus loin, parce que, dans cette région Guingamp-Trégor-Goëlo, le taux de suicide est encore plus élevé que la moyenne départementale". C'est ce que confirmera ensuite l'ORSB lors de la restitution des données collectées. "Connaitre, c'est déjà agir ; Aussi, est-ce très important d'avoir des données sur les suicides et les taux de suicides et tout particulièrement sur les tentatives", déclare Jean-Michel Doki-Thonon, exposant ainsi la mission confiée à l'ORSB.

Charles Coquelin, infirmier et référent en la matière, qui intervient ensuite, explique que depuis 1992, les psychiatres interviennent sur ces cas, "mais c'était juste une consultation puis le patient sortait et était raccompagné ou pas, selon la situation", et qu'un certain nombre "d'actions spécifiques" ont été prises en suivant les préconisation de la conférence de consensus d'Octobre 2000 sur la reconnaissance et la prise en charge de la crise suicidaire (NDLR : Plus d'informations ICI (link is external)). Ainsi, un suivi post-hospitalier est désormais proposé ; "On est parti sur une idée de base : l'évolution du protocole de sortie mis en place en 2007 et le rappel du patient après 4 à 6 semaines après la sortie". Par ailleurs, des « Vigilants Veilleurs », bénévoles formés à la reconnaissance de situations de crise suicidaire, ont été mis en place il y a cinq ans à Belle-Isle-en-Terre et à Roche-Derrien. "On a ainsi évité autour d'une cinquantaine de tentatives de suicides, explique Charles Coquelin et on a évité, avec certitude, 15 suicides sur le territoire". Un nouveau déploiement sur Tréguier et bientôt Bourbriac est actuellement en cours. Un autre dispositif constitué de sentinelles, en lien avec la MSA(3), se concentre sur le monde agricole.

"On a des bases de données sur la mortalité et les hospitalisations se rapportant au suicide, mais il y a très peu d'études qui permettent d'analyser les récidives, avec une approche patient" introduit Philippe Clappier qui note ainsi tout l'intérêt du travail mené en partenariat avec les centres hospitaliers de Paimpol, Guingamp, Lannion et la Fondation. "On espère qu'au-delà de la production de connaissances, cette étude permettra d'alimenter une réflexion autour de l'évolution des pratiques et contribuera à donner des éléments de réflexion pour les pratiques soignantes et d'accueil des populations qui passent à l'acte".

Pour ce qui est de la mortalité consécutive à un acte suicidaire, Philippe Clappier indique "qu'en Bretagne, en 2013, on a en moyenne plus de 2 décès par jour. A pays comparable, la France est en situation la plus défavorable au niveau Européen". De 2006 à 2013, le Pays de Guingamp et Trégor Goëlo est "une zone de forte surmortalité" : 32 décès par suicide pour 100.000 habitants contre 26 en Bretagne pour la même base.

Concernant la récidive, de 2011 à 2015, 1.703 patients ont été accueillis. Ils cumulent 2.111 passages. Sur ce nombre de patients, hormis les "inclassables", 673 sont des primo-suicidants et 929 des récidivistes. "Plus d'un patient sur deux (55%) est un récidiviste" résume le rapporteur de l'ORSB. "Si les passages tendent à diminuer, ajoute-t-il, "et c'est plutôt une bonne nouvelle, le poids de la récidive est important". D'autant dira-t-il lors de son exposé, que chaque récidive use de moyens de plus en plus létaux. Pour la première tentative, on note "une nette prédominance féminine (59%)". Par ailleurs, la population impliquée est plutôt jeune : "77% ont moins de 55 ans". Parmi les très nombreux chiffres présentés, il faut noter que les suicidants sont surtout des chômeurs et des inactifs et "plus particulièrement ceux en situation d'invalidité". Ce sont surtout des employés et des ouvriers et les causes sont à rechercher en priorité dans le conflit conjugal ou sentimental - 41% pour les hommes et 32% pour les femmes – "la goutte qui fait déborder le vase", puis dans le conflit familial autre que conjugal : 11% pour les hommes et 21% pour les femmes. Sans s'étendre sur les modalités de passage à l'acte, il apparait que majoritairement, c'est l'auto-intoxication le moyen principal, dont l'auto-intoxication médicamenteuse pour 84% des cas. Parmi les autres modes, les modes agressifs – pendaison, armes à feu, objet tranchant, saut dans le vide - sont plus fréquents chez les hommes (18%). Quelle que soit la modalité du passage à l'acte, pour 40% des prises en charge, l'alcool est présent.

Concernant la récidive, l'existence d'une descendance n'a pas d'influence sur le fait de récidiver. "Ce n'est donc pas un argument recevable pour désamorcer une volonté de récidive". Parallèlement, le risque de récidive est plus grand chez les personnes vivant seules, sans activité, bénéficiaires des dispositifs d'aide sociale et médicale, présentant des antécédents psychiatriques, tous ces critères n'étant pas forcément cumulatifs. Autre "contexte précipitant", l'existence d'un traitement actif psychiatrique et médicamenteux et d'autant plus que les classes thérapeutiques associées sont nombreuses. Ce qui peut paraître incongru…

(NDLR : Toutes les données sont disponibles ICI (link is external))

http://www.bvonline.fr/article/170314-begard-bon-sauveur-donnees-suicide-connaitre-c-est-deja-agir

ETUDE RECHERCHE Présentation du projet Printemps, application smartphone

Présentation du projet Printemps Lors du Salon Innovatives SHS : 3 e édition, 17 et 18 mai 2017, Marseille *
par  Karine Chevreul, professeure de santé publique et économie de la santé
(AP-HP) et Clément Picot-Ngo, chercheur Inserm au laboratoire Epidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations
vulnérables (Inserm/Université Paris Diderot)

Améliorer la prévention des suicides 
Quel est l'impact véritable d'une application smartphone dédiée à la prévention du suicide ? Permet - elle de diminuer le nombre d'actes suicidaires ? D'augmenter le recours aux soins ou à l'aide de proximité (famille, amis...) par les personnes en détresse psychologique ? Favorise-t-elle la mise en place de nouvelles mesures de prévention par les villes ? C'est à ces questions que le projet Printemps (Programme de recherche interventionnelle et évaluative mené pour la prévention du suicide) veut apporter des réponses
rigoureuses, en lançant à l'automne 2017 une expérimentation dans plusieurs dizaines de villes françaises.  Le projet, qui vise la prévention de la souffrance psychologique et du suicide, est piloté par une équipe  affiliée au laboratoire
ECEVE et à l'Unité de recherche clinique en économie de la santé de l’AP-HP.
L'application smartphone, conçue en collaboration avec des psychiatres et des associations, comprend une partie informative, sur la santé mentale, le mal-être, la dépression et les aides disponibles, qui prend la forme de courtes vidéos et de témoignages.  La partie «privée», après authentification de la
personne, donne accès à de tests d'autoévaluation des tendances anxieuses ou dépressives. Elle propose un parcours personnalisé, qui peut être un simple conseil (parler à un proche, par exemple), ou un véritable plan de soutien pour aller mieux : des exercices de psychologie positive pour diminuer le stress, une cartographie locale des aides médicales ou médico-sociales, établie pour chacune des villes qui expérimentent l'application, un test des risques
suicidaires et un bouton d'urgence.
Le prototype de l'application est en démonstration au salon Innovatives SHS
2017. «L'offre en e-santé étant pléthorique, il est rapidement apparu qu'il fallait assurer la promotion de cette application, pour la faire connaître, et pour qu'elle soit utilisée sur une durée significative », explique Kathleen Turmaine, chercheuse au laboratoire ECEVE. Le projet  Printemps va s'appuyer sur un réseau d'au minimum 36 villes, qui mettront en œuvre leurs canaux habituels de communication avec la population, et sur des médecins généralistes, par voie d'affiches dans les salles d'attente. L'expérimentation durera 18 mois, suivis de six mois d'analyse des résultats, qui pourront déboucher sur une pérennisation du dispositif.


Karine Chevreul est professeure de santé publique et co-dirige l’unité de
recherche en Epidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables(ECEVE,Inserm/Université ParisDiderot) depuis 2014.  Elle s’intéresse particulièrement à la santé mentale et à l ’e-santé. Après plusieurs années à la London School of Economics and Political Science où elle a conduit son PhD en collaboration avec l’observatoire européen des systèmes de santé, Karine Chevreul a intégré l’hôpital
public. Son activité de conseillère technique auprès des ministres de la santé et de la sécurité sociale, des personnes âgées, du handicap et de la famille lui a permis de se familiariser avec le système médico-social et la décision publique spécialisée en recherche  en services de santé. Elle est aujourd’hui responsable de cette thématique de recherche à l’unité de recherche en économie de la santé de l’AP-HP.
Contacts :  karine.chevreul@urc-eco.fr
Cheffe de projet : kathleen.turmaine@urc-eco.fr/ 01 40 27 52 85

* source : http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/dp_innovatives_shs_2017_ok.pdf

le salon : Faire connaître la diversité des savoir-faire et des innovations issues des laboratoires de sciences humaines et sociales (SHS). Faciliter la rencontre et les échanges entre équipes de recherche, monde entrepreneurial et décideurs publics, afin de construire des projets communs et de faciliter les transferts de connaissances et de compétences dans un sens comme dans l'autre. Tels sont les objectifs du salon Innovatives SHS, organisé par le CNRS, dont la troisième édition se tient en ce moment 17 et 18 mai 2017 au Parc Chanot, à Marseille. Cette édition accueille une vingtaine de projets étrangers, notamment québécois, et met l'accent sur la santé. D'autres projets exposés concernent la mise en valeur du patrimoine, l'aménagement des territoires, l'éducation, et d'autres expertises.