mardi 21 mars 2017

SUITE INITIATIVE MAROC «Les murs du sourire» pour aider les jeunes en détresse et prévenir le suicide

«Les murs du sourire» pour aider les jeunes en détresse et prévenir le suicide

 Casablanca, le 13 mars 2017 COMMUNIQUE DE PRESSE Les Murs du Sourire : L’association Sourire de Reda s’associe à ED et Placebo, street artistes marocains, pour réaliser deux Murs du Sourire à Casablanca


 
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Article sur le sujet
source 22/02/2017 yabiladi.com*

Allier l’art à l’humanitaire, tel est le pari réussi de Placebo Studio, une société spécialisée dans le street-art, et de l’association «Sourire de Reda». Une fresque a été réalisée dans un mur du marché central, en face de la Bodega à Casablanca.




Le street-art peut-il aider à prévenir contre le suicide ? Le duo Placebo Studio l’a fait en réalisant une fresque sur un mur du marché central de Casablanca pour la campagne intitulée «Les murs du sourire», lancée par l’association «Sourire de Reda» qui vient en aide aux jeunes en souffrance et œuvre pour la prévention contre le suicide.

«Le suicide des adolescents est un sujet très dur qui est difficile à aborder», concède Meryeme Laraki, présidente de l’association «Sourire de Reda», contactée par Yabiladi. «On s’est rendu compte que ce sentiment relayé par la thématique pouvait nous freiner dans notre action, alors qu’on œuvre justement pour sortir les jeunes de l’isolement. On travaille avec beaucoup de joie parce qu’on croit à notre projet», explique la présidente. «Aider quelqu’un n’est pas forcément triste, c’est aussi du positif», ajoute-t-elle.

Propager du positif

De là est née l’idée de communiquer à travers «Les murs du sourire». Meryeme Laraki de préciser : «On veut amener la communauté à associer la prévention du suicide à du positif.» Fouad, du duo Placebo Studio, a eu «le feeling» avec l’association. «J’ai vu qu’ils étaient sincères. Si je donne de mon temps et de mon travail, c’est parce que j’ai eu un coup de cœur», insiste-t-il. C’est le premier travail à vocation sociale que mène Placebo Studio. «Beaucoup d’associations nous sollicitent, mais celle-ci en particulier m’a touché. Ils sont les seuls à traiter cette problématique», raconte Amine, l’autre artiste derrière la fresque. «J’ai beaucoup aimé leur vision. L’histoire de Reda met en lumière une réalité, celle de la détresse qui peut toucher n’importe qui.»

«Le dessin représentent une adolescente qui tient une fleur, celle-ci représentant la vie», raconte Fouad, plein d’inspiration. «Les pétales s’envolent, un peu comme la vie qui a plusieurs facettes. A la base, la fleur est une graine qui devient une plante, c’est ainsi qu’est symbolisé le cycle de la vie», décrit-il. Amine, quant à lui, a une autre interprétation de ce dessin : «Cette jeune fille, c’est comme si elle t’offrait une fleur.»

La fresque a été réalisée en quatre jours, malgré la pluie. La conception a été riche en partages pour les deux artistes puisqu’ils ont reçu beaucoup d’aide des personnes aux alentours du marché central de Casablanca. «On nous ramenait du thé, même le gardien des voitures nous a apporté son aide», se souvient Amine. «Le plus important c’est qu’à la fin, quand les gens passaient devant la fresque, ils souriaient. Ça égaye l’endroit où les murs sont très sales», dit l’artiste de 31 ans. L’objectif de cette fresque est de se dire qu’il y a une lumière au bout du tunnel, de symboliser l’espoir.

L’association «Sourire de Reda» n’en est pas à sa première fresque dans le cadre des «Murs du sourire». Une autre a été peint dans la rue Bahria à Casablanca. La présidente de l’association, créée il y a huit ans, raconte : «Le suicide de Reda a révélé plusieurs choses. Le harcèlement existe, les jeunes peuvent beaucoup souffrir», dit-elle. «Mais ils peuvent aussi souffrir dans le mutisme. Le suicide des enfants et des adolescents existent. C’est ce qui a révélé le drame», explique Meryeme Laraki.

L’association est née «certes après le suicide de Reda, parce qu’au même moment, on recevait des jeunes qui souffraient de la même manière», ajoute la présidente de l’ONG. «Même si on parle aux adolescents, on vise aussi les adultes. On veut dire ‘tu souffres, c’est important que tu ne restes pas tout seul, parles-en’», conclut-elle.

Le duo de Placebo Studio ressort plein d’espoir de ce projet puisque les Fouad et Amine envisagent de continuer à faire des gestes pour les associations humanitaires. Objectif ? Faire de l’art une manière d’égayer la vie des gens et de la rendre plus belle.



Zaïnab Aboulfaraj
Journaliste Yabiladi.com
...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51260/murs-sourire-pour-aider-jeunes.html

24 févr. 2017

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