samedi 26 novembre 2016

« Mieux accompagner le deuil : un enjeu majeur de notre société » Enquête CSNAF - CREDOC 2016

« Mieux accompagner le deuil : un enjeu majeur de notre société » Enquête CSNAF - CREDOC 2016
SYNTHESE DE L’ENQUETE QUALITATIVE
7 Septembre 2016

La relation à la mort a profondément évolué depuis quelques dizaines d’années, que ce soit du fait du  développement de la crémation (1 % des obsèques en 1979, 33% en 2013), de la baisse de la pratique  religieuse ou de la difficulté à vivre son deuil dans une société qui occulte la réalité de la mort. Quelles sont les différentes étapes qui caractérisent aujourd’hui le vécu du deuil ? Quelles sont les circonstances  qui conduisent à des deuils plus difficiles ? Quels sont les soutiens les plus importants lors du deuil ?  A la demande de la Chambre Syndicale Nationale de l’Art Funéraire (CSNAF), le CREDOC réalise tous les deux ans, depuis 2005, une enquête sur les pratiques liées aux obsèques. Pour approfondir la  question du vécu du deuil, le CREDOC a interrogé en 2016, dans une enquête en ligne,  3071 individus âgés d’au moins 18 ans sur leur vécu du deuil selon les circonstances, le type des funérailles et ses conséquences sur la vie des endeuillés, ainsi que les soutiens sur lesquels ils ont pu compter et les difficultés qu’ils ont rencontré. Cette enquête a été complétée par une trentaine d’entretiens menés auprès de personnes ayant vécu un deuil marquant au cours de leur vie. Ces personnes se sont  exprimées sur la manière dont elles ont traversé l’épreuve d’un deuil qui les a particulièrement affectées. Les entretiens ont été réalisés au cours du mois de juin 2016. Ils ont duré en moyenne entre 1 heure et 1 heure 30 (entre 45 minutes et 2h 30).
L’objet de ce document est de restituer la parole des endeuillés en la plaçant dans la perspective des résultats du volet quantitatif de l’enquête. Ceux- ci ont mis en évidence une réalité de deuil partagée par quatre adultes sur dix en 2016.  Ils ont également montré que les rituels funéraires traditionnels occupent encore des fonctions importantes dans la société, comme amorce du processus du deuil. Ces rituels constituent aussi des repères transmis de génération en génération. Les incidences sociales du deuil pèsent de façon significative, tant sur les plans médical, psychologique, familial, que financier ou professionnel, etc.
Face à l’épreuve, c’est l’entourage familial, mais aussi amical ou de voisinage, qui
apparaissent comme les premiers recours. Le milieu professionnel, et en tout premier lieu les collègues de travail, joue aussi un rôle important.  Le recueil des entretiens ne cherche pas tant à illustrer les résultats de l’enquête quantitative qu’à en
éclairer les zones d’ombre, à approfondir certains éléments difficiles à appréhender dans un questionnaire et à faire émerger de nouvelles questions.

http://csnaf.fr/sites/csnaf.fr/files/publications/assises_du_funeraire_synthese_enquete_qualitative-_mieux_accompagner_le_deuil_un_enjeu_majeur_de_notre_societe.pdf

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