mardi 23 août 2016

RECHERCHE CANADA Familles et communautés face aux « grappes localisées » de suicides de jeunes : deux exemples en populations québécoise et autochtone

Familles et communautés face aux « grappes localisées » de suicides de jeunes : deux exemples en populations québécoise et autochtone
Guillaume Grandazzi,  Maître de Conférences associé Université de Caen Normandie (France) Guillaume.grandazzi@unicaen.fr , Enfances Familles Générations [En ligne]*, 24 | 2016, mis en ligne le 15 août 2016,

Résumés
À partir d’entretiens réalisés dans deux localités au Québec, dont une en milieu autochtone, touchées par des grappes localisées de suicide de jeunes, les représentations et les répercussions de ces évènements sont interrogées. L’objectivation d’une série de suicides dans un temps et un lieu donnés ne suffit pas à qualifier le phénomène, qui renvoie à une réalité à la fois physique et sociale, et qui fait l’objet d’un processus de construction sociale. Celui-ci va contribuer ou non à transformer plusieurs tragédies individuelles et familiales en enjeu collectif qui concerne et interpelle l’ensemble de la collectivité affectée. Au-delà de la proximité temporelle et géographique des cas de suicides, c’est le fait que le phénomène atteigne des adolescents et des jeunes adultes, dans des proportions parfois importantes, qui interpelle profondément les communautés concernées et qui oblige les adultes à se questionner sur les raisons pour lesquelles une partie de la jeunesse manifeste, au travers de l’acte suicidaire, une grande vulnérabilité qui ébranle les fondements de la vie sociale et de la transmission intergénérationnelle.

Plan
Introduction
Contexte et terrain de la recherche
Imaginaire et traitement social de la contagion
Rendre raison du suicide jeune : du trouble psychiatrique à la question politique
Identité, continuité et résilience
Conclusion
Haut de page

Notes de l’auteur

La distinction entre « Québécois » et « Autochtones » est utilisée dans cet article pour des raisons de commodité, pour distinguer les personnes non autochtones des membres des Premières Nations, sachant que tous sont Québécois en tant qu’habitants du Québec.
Texte intégral en ligne https://efg.revues.org/1028#quotation

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire