jeudi 5 novembre 2015

MANIFESTATION Valorisation des travaux de recherche de la F2RSM au Congrès Français de Psychiatrie 25 au 28 nov 2015 Lille


Valorisation des travaux de recherche de la F2RSM au Congrès Français de Psychiatrie

Le prochain Congrès Français de Psychiatrie qui se tiendra à Lille du 25 au 28 novembre, est l’occasion d’exposer l’expertise de la F2RSM et de valoriser les travaux de recherche qui sont menés en son sein.

Retrouvez-nous :
 le samedi 28 novembre 2015 de 8h à 9h pour une rencontre avec l’expert animée par le Dr Claire-Lise Charrel sur le thème des "Troubles mentaux et mortalité" [1].

 A l’espace posters pour découvrir les travaux de :

  • Stéphanie Verzaux "Élaboration d’une grille d’évaluation qualitative d’articles de presse écrite sur le suicide, dans le cadre du programme Papageno" [2]
  • Charles-Edouard Notredame et Amélie Porte "Le Questionnaire d’Évaluation des Connaissances sur le Suicide" [3]
  • Lucie Simoens "Santé mentale et conduites suicidaires des médecins généralistes" [4]
 Le jeudi 26 novembre à 18h30 pour une soirée de réflexion éthique en santé mentale consacrée à la place de la dignité dans une société qui psychiatrise la violence et pénalise la folie. Le programme est ICI.

 et durant tout le congrès, l’équipe de la F2RSM sera sur le stand A3 afin d’y exposer ses travaux.

Notes :
[1] Depuis de nombreuses années, la santé physique des patients atteints d’une pathologie mentale a été négligée. Des études s’accordent pour conclure à une surmortalité et une comorbidité importantes chez ces patients. Le taux de mortalité (toutes causes confondues) est 4,5 fois plus élevé que pour la population générale. Ainsi un patient schizophrène a une espérance de vie diminuée de 20% par rapport à la population générale. Les principales causes de décès sont les maladies cardiovasculaires. D’autres études ont mis en évidence des anomalies métaboliques telles que le diabète, les troubles lipidiques qui tendent à favoriser les maladies cardiovasculaires. Cette augmentation de la mortalité s’explique par des causes multifactorielles : environnement défavorable, conditions socio-économiques précaires, conduites addictives, mauvaise hygiène alimentaire sans oublier les effets secondaires de certains traitements psychotropes. Rendre plus accessible la prévention, le dépistage, lutter contre les facteurs de risque, réaliser de façon systématique des évaluations somatiques et biologiques, et permettre à ces patients de bénéficier des mêmes stratégies de soins que celles proposées à l’ensemble de la population, constituent des priorités que nous devons intégrer à nos pratiques. Des recommandations viennent aider à cette évaluation et le suivi et permettent une alliance collaborative entre psychiatres et somaticiens.
[2] La couverture médiatique d’un fait suicidaire influence le taux de suicide par le biais d’un effet d’incitation, aussi nommé « effet Werther » (EW) ou d’un potentiel rôle préventif via « l’effet Papageno » (EP). L’objectif du programme national français Papageno est d’améliorer les propriétés qualitatives du contenu médiatique dont dépendent principalement l’EW et l’EP, via l’application des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour un traitement journalistique plus responsable du suicide. L’évaluation de l’efficacité du programme est donc un enjeu de prévention qui nécessite un outil d’analyse fidèle à ces recommandations.
[3] L’accès aux soins des personnes à risque constitue l’un des piliers essentiels de la prévention du suicide. Cependant, les idées reçues véhiculées autour des conduites suicidaires y opposent un obstacle significatif. Afin de cibler au mieux les campagnes d’information qui dissiperaient ces mythes, et pour en évaluer l’efficacité, les connaissances sur le suicide doivent pouvoir être quantifiées de façon fiable. À ce jour, seules 3 échelles anglo-saxonnes ont été validées dans ce sens. La limite décisive à leur interprétation tient cependant à ce qu’elles ne permettent pas d’approche normative. En effet, l’exactitude des propositions qui les composent n’est validée par aucun étalon officiel, alors même que certaines relèvent plus de l’expérience clinique que de connaissances issues de la littérature. Notre objectif consiste à palier cette limite en proposant une échelle dont la cotation est adaptée à l’évaluation d’un savoir normé.
[4] Etude épidémiologique, quantitative, centrée sur une population de 2052 médecins généralistes libéraux du Nord - Pas-de-Calais. Une prévalence anormalement élevée des idées suicidaires a bien été mise en évidence.
Fédération régionale de Recherche en santé mentale Nord - Pas-de-Calais


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