samedi 25 juillet 2015

ETUDE/RECHERCHE FRANCE Repérage des conduites à risque et des symptômes dépressifs chez les adolescents admis en service d'accueil des urgences.

Repérage des conduites à risque et des symptômes dépressifs chez les adolescents admis en service d'accueil des urgences.
P. Vic ⁎ , E. Ramé, A. Robert-Dehault, S. Henry, L. Le Moigno, J. Hébert
Service de pédiatrie et unité d’urgence pédiatrique, centre hospitalier de Cornouaille, BP 1757, 29107 Quimper cedex, France p.vic@ch-cornouaille.fr
Réf. 493731 Article - En français
ARCHIVES DE PEDIATRIE, vol. 22, n° 6, 2015/06, pages 580-594,
VIC (P.), RAME (E.), ROBERT DEHAULT (A.), et al.

Objectifs

L'objectif principal de cette étude était d'estimer la prévalence des conduites à risque et des symptômes dépressifs chez les adolescents consultant au service d'accueil des urgences (SAU) d'un hôpital général.

L'objectif secondaire était de comparer cette prévalence en fonction des motifs d'admission.
Méthode

Étude observationnelle, monocentrique, menée de janvier à septembre 2013, à l'aide d'un questionnaire distribué à tous les adolescents de 12 à 18 ans se présentant au SAU pédiatrique.

Les questions s'attachaient à décrire leur environnement, leur mode de vie, les conduites à risque et les symptômes évocateurs de dépression.

Les patients ont été répartis entre trois groupes en fonction du motif initial d'admission : médical, traumatologique ou manifestation de souffrance psychique.
Résultats

Nous avons inclus 379 adolescents, de 15 ans d'âge médian.

Ceux du groupe souffrance psychique différaient de façon significative sur les points suivants : vie avec un seul parent ou en foyer, suivi par un professionnel de la santé mentale et/ou par un éducateur, consommation régulière d'alcool, consommation en binge drinking, consommation plus élevée de cannabis et de tabac, fréquence des symptômes tels que douleurs abdominales, céphalées, dorsalgies, vertiges, des difficultés d'endormissement et consommation plus fréquente de médicaments à visée hypnotique et/ou anxiolytique.

Ils avaient plus souvent fugué, eu des idées suicidaires et/ou fait des tentatives de suicide et présentaient plus de symptômes évocateurs de dépression.

Dans les deux autres groupes, la fréquence de ces symptômes de dépression et/ou de conduites à risque était également très élevée.
Conclusion

Les SAU sont un endroit privilégié pour le repérage de situations à risque ou de signes de dépression dans la population adolescente, quel que soit le motif d'admission.

http://www.em-consulte.com/en/article/977200

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