vendredi 31 juillet 2015

A paraitre : Le geste suicidaire à l'adolescence. Tuer l'infans Nathalie de Kernier

Le geste suicidaire à l'adolescence. Tuer l'infans 
Nathalie de Kernier
A Paraitre en septembre 2015

A propos des auteurs Nathalie de Kernier est psychologue clinicienne, docteur en psychologie, psychothérapeute et inscrite à l’Institut de psychanalyse de Paris. Membre du Collège international de l’adolescence, elle a exercé à l’Hôpital Necker et reçu le prix scientifique 2011 de la Fondation pour l’enfance. Elle est maître de conférences en psychopathologie psychanalytique à l’université Paris Ouest Nanterre.


Source : http://www.puf.com/Autres_Collections:Le_geste_suicidaire_%C3%A0_l%27adolescence._Tuer_l%27infans




Comprendre le geste suicidaire des adolescents pour stimuler la créativité des thérapeutes.

Caractéristiques
336 pages
34.00 €
Numéro :
ISBN : 978-2-13-063514-7
Collection "Fil rouge (le)"
N° d'édition : 1
Date de parution : 02/09/2015
Discipline : Psychologie/Psychanalyse

L'ouvrage

En partant de la sa pratique psychanalytique, Nathalie de Kernier propose une compréhension du geste suicidaire à l’adolescence, à la source duquel revient souvent le sentiment de ne pas avoir le choix. À travers le suivi de leur évolution après leur geste, trancrit dans des récits cliniques, une métaphore est proposée pour saisir un sens latent du geste suicidaire et pour stimuler la créativité du thérapeute : le meurtre de l’infans. Autrement dit, tuer la part de soi dépourvue de parole, radicalement impuissante, assujettie aux désirs d’autrui et débordée par une pulsionnalité dont elle ne sait que faire. L’élaboration de ce contenu de pensée est susceptible de restaurer les identifications en tant que contenants psychiques et organisateurs de l’ensemble du fonctionnement psychique. Dès lors, la représentation de l’infans donne forme aux éprouvés pubertaires potentiellement désorganisateurs, amenant l’adolescent à contenir la violence de ses désirs par la pensée plutôt que par l’acte et à la transformer en réamorçant son processus de subjectivation. En donnant sens à ses sens, l’adolescent accroît ses capacités de choix.

Table des matières

Préface de François Marty
I – À l’origine, le geste et le meurtre
Le « geste », un mouvement porteur de sens en deçà de la représentation ?
Actuellement, un contexte épidémiologique préconisant un suivi dans la durée
II – L’impansable pensé par des psychanalystes d’adolescents
Au cours de l’histoire, de la condamnation à la compréhension
S. Freud : « … du même coup et lui-même et l’objet à la fois aimé et haï »
A. Haim : l’adolescence comme facteur suicidogène
F. Ladame : une dialectique entre les dimensions interne et externe
M. et M. É. Laufer : une cassure de développement
P. Jeammet et É. Birot : fragilités internes chez l’adolescent
X. Pommereau : l’environnement externe et l’autre, destinataire du geste
D. Marcelli : vouloir vivre… mais autrement
M. Charazac-Brunel : l’adolescent prisonnier de l’idéal du moi parental
Vers notre contribution aux études psychanalytiques sur le geste suicidaire
III – L’identification comme indicateur de l’organisation psychique
D’une génération à l’autre, une mesure du temps humain
L’identification, une mesure de l’espace intrapsychique
L’identification mélancolique comme écrasement spatio-temporel
Tuer le mort : redémarrer à tout prix le processus de subjectivation ?
IV – Afflux pulsionnel excessif et désorganisation psychique
Pulsions : intrications et désintrications
Le masochisme : retournement contre soi et tentative paradoxale de reliaison
Pour ne pas détruire l’autre, se détruire soi… Un meurtre protecteur ?
La violence comme défense
V – Du chaos pubertaire, une mise en forme organisatrice : l’infans
Le pubertaire : un après-coup résonnant avec un avant-coup
Le pubertaire révélateur de l’infans en quête de contenant
Des vœux meurtriers, en écho à ceux attribués aux objets parentaux
Tuer l’infans en soi à l’adolescence : un scénario incontournable
VI – L’infans au cœur de la relation psychothérapeutique
L’infans dans le contre-transfert du thérapeute
Retisser un contenant familial et construire un cadre thérapeutique
Restaurer un contenant identitaire et contenir l’infans
Déploiement dynamique de représentations de scènes parricides et infanticides
Colère de l’infans envers le parent-thérapeute, ouvrant sur une triangulation
VII – Ouvertures pour conclure
Postface d’ Amélie Nothomb

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